Prologue

Par Diogene

    Assise sur le rebord de pierre, elle contemplait les lumières qui embrasaient la nuit. Le jour, au crépuscule, avait illuminé les nuages de poussière qui enveloppaient la ville. Les jambes suspendues dans le vide, ses talons heurtaient le béton du pylône. Du regard, elle suivait les lentes ondulations du tablier, tandis qu’elle se laissait bercer par le chant des haubans traversés par le vent, emportant avec lui l’odeur âcre de la fumée et de la suie. Soudain, elle se rejeta en arrière et s’allongea sur la pierre froide. Les bras tendus devant elle, les doigts placés à la manière d’un cadre, elle ferma son œil droit et de l’autre fixa le ciel étoilé, dans lequel se reflétaient les ardentes nuées qui se propageaient.

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