6. Réminiscences

Par Mart

Quelques branches crépitaient au milieu du feu de camp. Les deux chevaux étaient attachés à un arbre un peu à l’écart de la tente. La nuit était tombée, mais ni Mart, ni Dimitri n’avaient encore sommeil. Malgré leurs différences et leurs différends, ils avaient un passé commun, et ce voyage rappelait bien des souvenirs.

– Ah ! J’avais presque oublié ce que ça faisait, d’être sur la route et de se reposer autour d’un bon feu de camp. La musique des étoiles, l’odeur de pin et le son de l’écorce qui se consume… Avoue que ça a quelque chose, un vrai feu.

– Parce que tu penses qu’il brûlerait sans mon aide ? répliqua Dimitri avec un sourire malicieux. Désolé de te décevoir, mais tes talents d’aventurier ne sont plus ce qu’ils étaient, Mart. Sans moi, ton feu n’aurait jamais pris.

– Soit… Ce que je voulais dire, c’est que c’est agréable d’avoir quelque chose qui brûle plutôt que juste ton feu artificiel. J’aime bien le son, la fumée… Même la couleur est différente.

Mart venait d’achever sa phrase quand le cœur du feu devint bleu. Le feu se mit à danser sous ses yeux. Les mouvements avaient quelque chose de gracieux et d’hypnotique.

– On en a fait, du chemin… Pas aujourd’hui. Je veux dire depuis qu’on est arrivé, tu sais, dans ce monde.

Il n’avait pas levé la tête, le regard toujours rivé sur la danse des flammes.

– Oui, c’est complètement fou. On n’était que des gamins. Qu’on ait survécu jusque-là tient déjà du miracle…

– Quelque part c’est ce qu’il y a eu : un miracle. Le lutin et ses poissons magiques là… Tu sais que dans tous les livres que j’ai lus, il n’en est fait mention nulle part ? Or si ingérer des poissons pouvait donner des pouvoirs comme les nôtres, ça se saurait, tu ne penses pas ?

– Alors quoi ? On est tombé sur un dieu farceur ?

– Bien possible… Tu imagines un peuple entier d’êtres comme lui ?

– Je préfère ne pas y penser…

Dimitri avait eu du mal avec ce compagnon de route provisoire, mais malgré toutes les mauvaises farces dont il avait fait l’objet, il se sentait redevable au petit être. Sans lui, ils ne seraient jamais devenus ce qu’ils étaient.

– Tu sais, je me demande souvent comment ç’aurait été si on n’était jamais parti…

– Va savoir… On ne se parlerait peut-être même plus, répondit Mart avec un haussement d’épaules.

– Ha ! C’est sûr que ça nous a vachement rapprochés, cette histoire !

Mart accueillit l’ironie d’un nouveau haussement d’épaules. C’était vrai tant qu’ils avaient été réunis par une même quête. Ils n’avaient jamais été plus soudés que pendant qu’ils traversaient Ictrear à la recherche du livre qui les ramènerait à la maison. Tout avait changé avec l’échec. Hathiir était mort, et avec lui, l’espoir de Cyril et Dimitri. Comment Mart avait gardé le sien, il l’ignorait. Peut-être n’en avait-il plus, mais il devait au moins garder l’illusion pour continuer de vivre. Croire que quelque chose l’unissait toujours à ses amis, et qu’un jour, ils rentreraient chez eux.

Lorsque Mart leva la tête du jeu des flammes, il trouva Dimitri également pensif. Il ne regardait même plus le feu qui continuait pourtant ses petites arabesques, comme pris d’une vie propre.

Du bois, il ne restait que des cendres, et si la chaleur perdurait, elle avait perdu sa sonorité. Les petits bruits de la nuit peuplaient le silence ambiant. L’instant s’étirait. Il semblait même s’éterniser, mais Mart savait bien qu’il serait rompu d’une façon ou d’une autre, ne serait-ce que parce que l’un d’eux irait dormir.

Finalement, ce fut Dimitri qui prit la parole.

– Tu penses qu’il s’en sort comment ?

– Cyril ? … Il s’en sortira. La chance lui a toujours souri, je ne vois pas pourquoi elle arrêterait maintenant.

– C’est vrai. Pourtant je m’inquiète pour lui. Je ne sais même pas pourquoi, parce que toute cette situation est de sa faute. Et pourtant…

– Ça va aller, ne t’en fais pas. Tervos nous est redevable. Il n’a pas oublié qui l’a mis sur le trône. Sans nous… Non, sans Cyril, il serait toujours un petit noble de campagne terrorisé par le monstre du lac.

– J’ai jamais su le blairer, moi, Tervos.

– Il nous a bien aidé quand même, à l’époque.

– Pour ce que ça nous aura apporté… !

Le silence revint un instant avec tous ses bruits, mais Mart ne le laissa pas s’installer. Il se leva.

– Je vais dormir. Tu ferais bien d’en faire autant, on a du chemin à parcourir demain.

– Vas-y, je te rejoins plus tard.

Dimitri avait le regard perdu dans les flammes, comme s’il y voyait autre chose. Celles-ci s’agitaient de façon chaotique. Mart hésita, puis continua son chemin jusqu’à la tente, en tira un pan et disparut.

Le noir. Une flamme dans sa main. Des ombres contre les parois de roche. Des échos verts, fluorescents. Une terrible appréhension, verte. Odeur de mauvais augure, verte également. Étouffante. Parois étouffantes. Boyau. Lumière au bout, grandissante. Échappatoire.

Lumière. Salvatrice. Aveuglante… Meurtrière, traîtresse. Sifflement de flèches. Cris. Sauvages. Verts. Réplique par le feu. Déchaînement des éléments… Oppression. Danger omniprésent. Champ de bataille. Éclair de fourrure. Cris verts. Répit.

Rouge. Ami touché. Colère. Tristesse. Éruption de flammes.Fragmentation du moment. Actions floues… Échec. Amer. Cuisant. Douloureux.

Montagnes dévastées. Carnage… Calme. Froid. Désespoir.

Dimitri se réveilla, haletant. Le front moite, le cœur battant, il était perdu. Il sentit deux larmes finir leur course au bout de ses pommettes. Il voulut se redresser et frôla la toile de la tente. À côté de lui, la respiration calme et constante de Mart avait quelque chose de rassurant. Il finit par se calmer. Lorsqu’il eut bien récupéré ses repères, il s’extirpa discrètement de la tente.

Mart eut un aperçu des hautes formes des arbres et du ciel étoilé quand Dimitri sortit. Ces cauchemars, il les connaissait. Comment aider son ami face à eux, il l’ignorait. Il devait lui-même encore apprendre à les affronter.

– On arrive au gué. Rappelle-toi, Dim, nous ne sommes qu’un simple forgeron et précepteur krondariens venus proposer nos services à la cour d’Arenhie.

Le chemin sur lequel étaient engagés les deux cavaliers descendait vers la rivière Kashifaan. Assez large pour prévenir un passage à sec, il n’aurait cependant pas été impossible de la traverser à la nage. Mais une telle traversée n’était guère envisageable. Toute personne en Arenhie devait présenter sa marque lors des contrôles, et ceux-ci étaient fréquents. Or l’eau de la rivière frontalière avait été enchantée pour retirer toute illusion ou marque apposée autrement que par le fer d’Aren. Les ponts sur la Kashifaan avaient été interdits, malgré les conséquences négatives que cela avait sur le commerce, déjà limité, entre Krondar et Arenhie.

– Et s’ils nous reconnaissent ?

– Peu probable. On ne s’est plus montré depuis un certain temps et il y a quand même du monde qui passe.

– Si tu le dis…

Ce n’était pas pour rien que les Élus ne s’étaient plus montrés à Arenhie depuis un certain temps. Ils désapprouvaient la politique locale qu’ils voyaient comme une tyrannie. Le peuple était pourtant content, ou du moins n’avait pas l’occasion d’exprimer son mécontentement. Les Arenhiens recevaient le rôle de leur vie dès leur naissance. Chaque commune avait son hiéromancien et son fragment de fer d’Aren, et chaque habitant son tatouage.

Ils auraient peut-être essayé de changer cette situation s’ils avaient eu le courage de revenir si près du lieu de leur échec. Mart ressentit une pointe de culpabilité à cette idée. Beaux élus qu’ils faisaient, à abandonner tout un peuple juste parce que les montagnes sacrées d’Aren avaient abrité le théâtre de leur défaite.

– On peut toujours essayer, je préfère ne pas avoir à justifier officiellement ma présence avant d’être arrivé à la cour. Cela pourrait nous créer des difficultés.

– On se complique vraiment la vie pour rien… On aurait juste pu demander à Thomas de nous y téléporter ou alors voler.

– Il est archimage maintenant, il a d’autres choses à faire, et on a déjà discuté de la façon de se présenter.

– Ouais, t’as conclu tout seul que mentir à la douane et voyager dissimulés comme de vulgaires assassins serait mieux…

Mart ne répondit pas, c’était inutile. Dimitri était de mauvaise humeur. Et la perspective de se mouiller les pieds ne devait pas y être étrangère.

Une fine couche de neige ornait le paysage au-delà de l’orée de la forêt qu’ils venaient de quitter. Du toit du poste douanier pendaient des stalactites de glace, et de la fumée sortait de la cheminée. Le Soleil était haut dans le ciel, et tout scintillait d’une blancheur intense.

Les eaux étaient déjà gonflées des débuts du dégel, et la traversée fut froide et pénible. Dimitri et Mart furent respectivement mouillés jusqu’aux cuisses et jusqu’aux genoux et durent lutter contre le courant. Les chevaux renâclèrent, mais suivirent leurs maîtres sans trop de difficultés.

Deux hommes étaient sortis de la cabane et les aidèrent à regagner la berge. Ils étaient armés de lances, mais avaient laissé celles-ci contre le mur du poste pour aider les voyageurs. Lorsque le cheval de Dimitri fut également au sec, les gardes invitèrent les deux cavaliers à se présenter à l’intérieur pendant qu’ils s’occuperaient des chevaux.

À l’intérieur aussi, les gardes se montrèrent particulièrement bienveillants. Trop. Mart n’était pas à l’aise. Cela faisait un moment qu’il ne s’était plus rendu en Arenhie, mais il se rappelait de ce peuple comme particulièrement méfiant, surtout envers les étrangers. Alors qu’on leur offre une chaise et une tasse de thé avant même de leur avoir demandé de décliner leur identité… C’était louche.

– Vous ne nous demandez pas qui nous sommes et ce que nous venons faire ici ?

– Voyons, répliqua un garde, nous savons reconnaître les nôtres. Détendez-vous et profitez un peu de la chaleur. Les routes ne sont pas faciles en cette saison. Où vous rendez-vous ?

Dimitri et Mart échangèrent un regard. Ce n’était pas normal qu’on les accueille si bien. Ils ne boiraient rien avant de comprendre ce qu’il se passait. Et pour y arriver sans briser leur couverture, ils allaient devoir se montrer fins et insistants.

– C’est bien aimable à vous, messieurs, répondit Dimitri, mais vous vous méprenez.

– Comment ça ?

– Nous ne sommes pas du sang d’Aren.

Dimitri n’avait pas fini sa phrase que déjà les gardes s’étaient levés et portaient la main à leur arme.

– Soyez rassurés, intervint Mart, nous n’avons pas d’intentions belliqueuses. Nous sommes juste un précepteur et un forgeron krondariens venus offrir nos services à la cour d’Aren.

– Vous mentez.

Le même garde qui leur avait si aimablement accueilli pointait désormais sa lance sur la gorge de Mart.

– Vous parlez exactement comme un arenhien. Vous savez ce qu’on pense des traîtres ici. Pourquoi être revenu ?

Encore ce foutu sort de traduction qui faisait trop bien son boulot… Voilà la raison du bon accueil ! Les gardes les avaient pris pour des compatriotes en les entendant parler. Et le sort ne leur permettrait même pas de feindre un accent étranger, ni même de parler krondarien si on leur demandait de le faire pour prouver leur provenance… Mart allait devoir bluffer.

– Je suis krondarien et enseignant. Probablement le meilleur qui soit. C’est pourquoi je me rends à la cour de ce pays : pour espérer enfin trouver des personnes dignes de recevoir mon enseignement.

– Et lui alors ? L’homme désigna Dimitri du menton, l’air peu convaincu de ce qu’il venait d’entendre.

– Un bon élève. Fouillez ses sacoches, vous verrez que ses talents ne seront pas perdus au service du roi Ulric.

Le garde, visiblement le chef du poste, fit signe à un autre de sortir. Mart et Dimitri se tenaient toujours tranquillement assis alors que l’entièreté de la petite garnison les entourait à présent, les armes au clair.

– Levez-vous et retirez vos tuniques. Vos marques me diront mieux que vos bouches qui vous êtes.

 

Mart et Dimitri se regardèrent, une même question dans les yeux : le garde était-il sincère ou profiterait-il d’un instant de faiblesse pour les exécuter ?

 

 

 

 

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Isapass
Posté le 16/04/2019
Oh, il y a pas mal d'informations nouvelles dans ce chapitre, l'air de rien. 
Mais tout est clair, bien présenté, on suit parfaitement bien. Les introspections de Mart sont intéressantes : on percevait bien, jusque là, qu'il y avait des tensions entre les trois héros, mais là on sent que c'est plus profond. Et on sent qu'une des motivations de Mart, c'est de préserver le lien entre eux. C'est Dimitri qui reste le plus mystérieux pour le moment. J'aimerais bien en savoir plus sur lui, masi j'imagine que ça viendra en temps voulu !
Je trouve que ton écriture est plus soignée et plus recherchée qu'avant. Comme tu le verras en dessous, je n'ai presque plus de pinaillages à faire ! C'est fluide et varié, très agréable à lire.
Comme je suis une fille raisonnable, je vote 1 (mais je suis peut-être naïve ;) ) 
Détails :
"Hathiir était mort, et avec lui, l’espoir de Cyril et Dimitri." : on est censé en avoir déjà entendu parlé de ça ? Si c'est le cas, oups, j'ai zappé...
"Comment Mart avait gardé le sien, il l’ignorait. Peut-être n’en avait-il plus, mais il devait au moins garder l’illusion pour continuer de vivre." : c'est bizarre cette contradiction entre les deux phrases. Il a de l'espoir ou il n'en a plus ? Comme c'est un pov Mart, il devrait le savoir, non ? Ou alors, justement il se pose la question mais du coup, il faudrait le dire (yep, c'est du pur pinaillage ;) ) 
"Il sentit deux larmes finir leur course au bout de ses pommettes." : encore du pinaillage level 10, mais anatomiquement, le bout des pommettes, ça me paraît un peu étrange... 
"Assez large pour prévenir un passage sec, il n’aurait cependant pas été impossible de la traverser à la nage." : j'ai pas compris le début de la phrase. Je crois que c'est le verbe "prévenir" qui me trouble.  
 
A+ pour la suite ! 
Mart
Posté le 16/04/2019
Eh ben! Merci pour ces louanges, ça me touche vraiment parce que je n'étais pas sûr de mon coup du tout pour ce chapitre et il n'avait pas convaincu ses trois premiers lecteurs. Alors lire que tu l'as apprécié est un réel plaisir! 
Merci pour ton vote! Tu es minoritaire pour l'instant, mais c'est ce que j'aurais moi-même choisi, alors je te soutiens ;).
Je te promets de vous en apprendre plus sur Hathiir bientôt, mais en effet, je n'en avais pas encore parlé.
Pour le reste, ça me semble en effet être du beau pinailage, mais je t'encourage à continuer de faire toutes les remarques qui te passent par la tête :).
 
À bientôt! (J'essaierai de ne pas trop traîner, il y a déjà cinq votes là :D ) 
Rimeko
Posté le 16/04/2019
Coucou Mart !
J'ai tout lu, j'ai beaucoup aimé, je vote choix 3 (parce que je n'ai pas confiance en Arenhie) (et pour voter choix 2 je pense qu'il aurait fallu savoir pourquoi ils voulaient voyager incognito de prime abord, pour en saisir les conséquences...) et je reviendrai plus tard (quand j'aurai récupéré un ordi) pour faire un vrai commentaire XD
Mart
Posté le 16/04/2019
Coucou Rim!
Merci! :D J'enregistre ton vote et note que j'ai donné un peu trop peu d'informations, j'essaierai de mieux équilibrer ^^.
Merci déjà pour ce petit commentaire, il dit tout le nécessaire ;).
À bientôt! 
Tac
Posté le 12/04/2019
FIRST FIRST FIRST
J'ai pas d'avis particulier sur le chapitre pour l'instant, peut-être qu'il faut que ça décante pour que des remarques me viennent. bref. J'ai juste pas trop compris en quoi les gardes arhens croient que Dimitri et Mart sont arhens aussi. A aucun moment tu dis qu'ils se font passer pour des arenhs alors à mes yeux ça n'a aucun sens qu'on les confonde avec des arenhs. Et je ne comprends pas non plus en quoi le fait de traverser à la nage est incompatible avec la marque: les arenhiensdoivent porter la marque, d'accord, mais puisque de Dimitri et Mart ne sont pas arenhiens, en quoi ça les concerne ? et concernant les arenhiens, quel est le rapport entre le fait de franchir le fleuve et porter une marque ? Je ne sais pas si c'est la fatigue qui m'a fait manquer des détails mais je ne comprends pas les enjeux à partir de la moitié du chapitre après le cauchemar.
Tu as de chapitre en chapitre des petits soucis de répétition, ici c'est au début : qu’il brûlerait sans mon aide ? répliqua Dimitri avec un sourire malicieux. Désolé de te décevoir, mais tes talents d’aventurier ne sont plus ce qu’ils étaient, Mart. Sans mon aide, etc<br />
Et mon vote.... ben vu que j'ai pas compris grand chose aux enjeux c'est difficile de faire un choix qui me fasse faire sens, mais heu la 1 a l'air ennuyante, la 2 bof, alors mettons, la 3 ! (en plus comme ça ça fait écho au fameux piège évoqué dans les réponses du chapitre précédent)
Mart
Posté le 12/04/2019
Pardon de si mal féliciter ton enthousiasme, c'est que ton commentaire m'a fait réfléchir ^^. En effet, je pense que j'ai été un peu trop chiche en informations sur ce coup. J'ai apporté des modifs, merci pour ton commentaire :).
Après avoir ajouté une autre répétition, j'ai corrigé convenablement ce surplus d'aide, merci ^^.
Et je note ta propension pour le chaos... 
Bisous, mon petit rongeur raptor emplummé! 
Aliceetlescrayons
Posté le 13/04/2019
Alors, mes remarques vont un peu rejoindre celle de Tac. Dans la deuxième partie, c'est un peu confus pour moi? J'illustre :
"Le chemin sur lequel étaient engagés les deux cavaliers descendait vers la rivière Kashifaan. Assez large pour prévenir un passage sec, il n’aurait cependant pas été impossible de la traverser à la nage. Mais une telle traversée n’était guère envisageable. Toute personne en Arenhie devait présenter sa marque lors des contrôles, et ceux-ci étaient fréquents. Or l’eau de la rivière frontalière avait été enchantée pour retirer toute illusion ou marque apposée autrement que par le fer d’Aren. Les ponts sur la Kashifaan avaient été interdits, malgré les conséquences négatives que cela avait sur le commerce, déjà limité, entre Krondar et Arenhie."
Dans ce paragraphe, j'ai l'impression qu'il y a une incohérence. Je l'ai compris de la façon suivante : 1) on ne peut pas traverser la rivière à pieds secs, 2) à la nage, c'est pas une bonne idée non plus et 3) y'a pas de pont oO <br />Ensuite, nos deux héros traversent avec de l'eau jusqu'aux cuisses, donc je comprend où tuvoulais en venir mais c'était un peu brumeux pour moi avant ce passage.
De même, l'accueil chaleureux des gardes au début se fonde sur quoi? Le fait qu'ils tentent seulement la traversée? Et d'ailleurs, j'ai remonté le fil du récit : Mart est bien sensé épouser la princesse locale, alors pourquoi font-il des mystères sur leurs identité?
Du coup, je dis 2 :D
Mart
Posté le 13/04/2019
Pardon pour ce manque d'informations. J'ai encore quelques difficultés à gérer ça dans ce format on dirait ^^. J'écris comme si vous alliez gentiment attendre le chapitre suivant pour comprendre, mais dans ce format ça n'a pas de sens...
Bref, je tiendrai ça en compte pour la suite! Merci pour tes commentaires et ton vote :).
L'accueil se base sur une méprise : comme Mart et Dim n'ont pas d'accent, ils les prennent pour des Arenhiens. Et en effet, le plan est de marier Mart à la princesse, mais les Arenhiens ne sont pas encore au courant des aventures de Cyril avec la princesse qui leur avait été promise...
J'ai ajouté des informations et essaierai d'éclaircir un peu les choses dans le prochain chapitre.
Au plaisir de te lire! 
Léthé
Posté le 18/06/2019
LA 3 !! BUTEZ LES TOUUUUUS o/
Je suis méchante, oui, mais bon ça va c'est que des gardes, ils sont là pour ça ! Encore un bon chapitre, l'histoire avance vite en plus on n'a pas le temps de s'ennuyer !
J'ai bien aimé leur moment romantique (mais si mais si) au coin du feu, même si j'ai rien compris au truc du lutin là xDD tout ce passage je savais pas de quoi on parlait ! 
Je me demande de quoi Dimitri a pu rêver, au début je pensais que Thomas était mort et que c'est pour ça qu'on le voyait pas, et que du coup les trois potes étaient traumatisés d'avoir perdu leur ami durant la bataille. Sauf que non, il est archimage et il se la pète probablement en haut d'une tourelle ! Je me suis fait avoir !! 
Mais quelqu'un est mort, ça c'est sûr, et du coup ils font des cauchemars là-dessus :/ Peut-être que Dimitri sortait en cachette avec celui qui est mort, et maintenant il se dit qu'il doit honorer sa mémoire et ne pas dater Mart ! D: Ne t'inquiètes pas Dim, tu pourras aimer de nouveau !
Allez, je file au prochain chapitre pour voir si les autres ont bien pris mon choix (j'espère que oui, je veux de la castagne !!) 
Mart
Posté le 28/08/2019
Tu comprends mieux la situation, maintenant? :P Sinon, bien vu pour Thomas... Faudra un jour écrire sur des mages qui se cachent sous terre (hé, mais en vrai... Je l'ai fait! :o )
Tu me fais bien rire avec tes théories sur Dimitri ^^. Tu aurais dû voir sa tête quand je lui ai montré ce commentaire xD (il sait à quoi devait ressembler Hathiir en plus : petit couvert de fourrure, avec de petites cornes sur la tête... Hmm sexy!)
Rachael
Posté le 13/04/2019
Sympa, cette petite conversation entre les deux amis devant le feu.
Je n’ai pas bien compris cette histoire de traversée : pourquoi il n’y a pas de ponts ? Eh, euh... du coup, j’ai été lire les commentaires des autres, et je dois dire que j’en suis à peu près au même point. Je ne comprends pas trop ce qui se passe dans la fin de ce chapitre, pourquoi on les prend pour des arhens alors qu’ils n’ont jamais prétendu en être. Quant à savoir pourquoi ils ne veulent pas être reconnus, j’avoue que ce n’est pas très clair pour moi non plus. Je croyais qu’ils allaient rencontrer la fiancée de Mart, non ? Ou alors ils ont un autre objectif, et j’ai oublié.
D’ailleurs, je me demandais si tu ne devrais pas faire des petits résumés en début de chapitre, étant donné la complexité de ton histoire avec ses multiples persos et ses intrigues (et le temps entre la mise en ligne des chapitres). Je me suis posée la même question concernant la mienne, en me disant que ce serait peut-être une bonne idée… ( ???)
Zut, j’allais oublier de voter : du coup, c’est dur… comme je suis d’un genre pacifique, je vais dire 2
 
Détails
J’ai jamais su le blairer, moi, Tervos : pu ?
Odeur de mauvaise augure : mauvais
Assez large pour prévenir un passage sec, il n’aurait cependant pas été impossible de la traverser à la nage : pas claire pour moi cette phrase. La double négation, ça n’aide pas (pas été impossible = aurait été possible ?)
Mart
Posté le 13/04/2019
Bon, trois retours, trois personnes qui sont perdues. Il faut que je réécrive ou au moins augmente cela. C'est l'absolue absence d'accent due au sort de traduction qui fait croire aux gardes qu'ils sont arenhiens. Quant à la raison exacte de pourquoi ils veulent voyager incognito, je ne l'ai en effet pas donnée, et j'aurais probablement dû. Je pensais garder encore quelques surprises pour les chapitres se déroulant à Arenhie, mais je pense que je fais trop de mystères, ça gêne la compréhension là.
Je trouve ton idée de résumé excellente, elle colle super bien pour le format! (Surtout quand on met du temps à mettre en ligne la suite...) Je vais m'y essayer pour la suite.
Merci pour les coquilles, j'ai encore laissé un belgicisme (on dit souvent "savoir" pour la capacité ici au lieu de "pouvoir").
 Merci pour ton commentaire et ton vote! 
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