30. Les langues se délient

Par tiyphe
Notes de l’auteur : Eeeeeeeeeeeeet oui ! Deux chapitres dans le mois ! Incroyable !
Le voilà le Lulu à travers les yeux de Conan
Bonne lecture à tous :*

Conan

Lucas tordit le brin métallique qu’il avait entre les mains. Il le coinça soigneusement sous un autre avant de l’ajuster avec précision. À l’aide d’un outil chaud à son extrémité, le jeune homme fondait à présent le bout de son fil pour le faire fusionner à une plaque verte rayée de dessins gris étranges. Il réitéra plusieurs fois, pour chaque alliage qui n’était pas raccordé. Pourquoi assemblait-il tous ces petits objets avec des liens en étain liquide ?

Conan tentait de comprendre les mouvements de son descendant en suivant le cours de ses pensées. Toute expérience était nouvelle pour le logeur et il se délectait de ce savoir. Après un travail très minutieux, qui dura une éternité pour l’observateur, Lucas offrit son œuvre à Gabie. Elle vérifia la place de chaque composant puis brancha un autre câble, bien plus épais et plus long, à un écran. Le cinq-centenaire trépignait d’impatience. Qu’allait-il se passer à présent ?

— Voyons voir, marmonna l’Occupante.

Le moniteur afficha des lignes de mots qui se suivaient sans former de phrases. Il y avait des nombres, des équations avec des lettres, des parenthèses et lorsque Gabie appuya sur un bouton devant elle, du texte défila à toute vitesse. Quelques secondes après, une ampoule de la taille d’une coccinelle s’illumina sur la plaque verte. C’était tout. Tout ce soudage, cette précision, ce temps, pour allumer une ampoule. Conan était déçu tout en ayant l’impression de passer à côté de quelque chose.

Et rien dans l’esprit de Lucas ne lui permit d’en apprendre davantage. Le garçon ne laissait plus échapper autant d’informations qu’auparavant. S’il ne pouvait rien cacher à son ancêtre, il avait commencé à s’empêcher tout simplement de penser, réfrénant ses émotions pour se concentrer sur ses appareils. Il ne créait plus que les éléments de base nécessaires à ses expériences et fabriquait tout le reste de ses propres mains en espérant occuper assez son cerveau pour ne plus rien éprouver.

Mais si Lucas y arrivait, ce n’était pas le cas de son cohabitant. Celui-ci n’avait pas oublié les événements des derniers jours. Il avait été réduit au silence par son descendant qui refusait toujours de lui adresser la parole. Et si Conan affectionnait bien une chose, en dehors de la science, c’était bavarder, échanger, discourir. L’homme s’était fait une liste de tous les synonymes de parler tant cela lui manquait.

Il avait essayé d’engager quelques conversations, en vain. Lucas l’ignorait quasiment à chaque fois ou lui répondait ne pas avoir la volonté ou le temps. Pourtant Conan avait tant de choses à partager avec son descendant. Il voulait évoquer sa prise de contrôle, s’expliquer au moins. Il avait envie de se confier à propos de Louise, de vider son sac, avouer au jeune homme sa propre détresse et lui déclarer qu’ils pouvaient compter l’un pour l’autre.

Conan souhaitait discuter de la proposition de Cacilda, faire part de son avis, débattre avec ses arguments. Il s’impatientait de ne pas pouvoir s’exprimer au sujet de Chloé et de ce qui s’était produit dans les cachots du château. Quant à la réussite de communication avec les Occupants disparus, les mots se seraient échappés de ses lèvres, s’il en avait possédé. Mais par-dessus tout, à cet instant présent, il désirait savoir ce que cette petite ampoule avait comme intérêt pour que les cinq ingénieurs se prennent dans les bras et se serrent la main comme s’ils venaient de faire la découverte du siècle.

— Incroyable ! sifflotait Gabie. Nous avons réussi ! Bravo, Lucas, bravo tout le monde.

Son sourire étirait tellement son visage étroit que les rides d’inquiétude ne savaient plus où s’installer. Tous les Occupants présents étaient ravis, tous à l’exception de Lucas. Ce dernier se tourna pour cacher son air triste. Il focalisa son regard sur l’écran et fit semblant de lire les lignes. Tout au fond de l’esprit tortueux du garçon, Conan observait une étincelle de peine qui voulait se transformer en incendie ravageur.

Lucas avala difficilement sa salive avant de reporter son attention sur le groupe en fête. Il tripota ses plumes basses dans un geste routinier. Un rictus factice s’installa sur ses lèvres. Seule Gabie sut qu’il n’était pas sincère, mais elle ne fit aucun commentaire et se contenta de poser une petite main sur son bras.

— Notre appareil est à présent stable, annonça platement le Créateur. Dès que Louise nous contactera, je lui expliquerai comment matérialiser de nouvelles billes qui nous permettront de communiquer aisément avec les Occupants disparus.

Tu dois..., commença Conan avant de s’interrompre.

Il s’était encore laissé emporter par sa volonté d’intervenir.

Non, rien. Continue, pardon.

Conan aurait voulu soupirer après avoir été ignoré une fois de plus. Il se contenta d’observer son cohabitant échanger les derniers détails avec les Occupants, s’excuser auprès de Gabie avant de s’éclipser. Lucas se mura dans un mutisme frustrant, focalisant ses pensées sur ses pas qui le menèrent dans la chambre de Louise.

— Que veux-tu ? lâcha-t-il alors, faisant éclater le silence comme un ballon de baudruche face à une épine.

Le concerné mit un certain temps avant de comprendre que son descendant s’adressait à lui.

Comment ? répondit-il bêtement.

Lucas souffla en s’asseyant sur une banquette qui donnait sur le balcon. Ses ailes se placèrent d’elles-mêmes entre les coussins, lorsqu’il s’y adossa mollement.

— Tu voulais me dire quelque chose, non ? reprit-il. Eh bien, je t’écoute.

Conan n’en croyait pas les oreilles de Lucas. Le garçon acceptait-il enfin de lui adresser la parole ? Une montagne de questions s’élevait devant le cinq-centenaire. Il ne savait pas laquelle choisir en premier. Il refusait de gâcher cette opportunité que lui offrait le Créateur. Bien que ce fût compliqué de résister, sa curiosité devait passer en dernier. L’homme émit un son qui ressemblait à un raclement de gorge avant de s’élancer.

Je souhaitais savoir ce qu’il en était du cas de Chloé et de son jugement, prononça-t-il d’un ton crispé.

À la grande surprise du logeur, Lucas éclata de rire. Il n’avait pas ri de cette façon depuis bien longtemps et cela semblait sincère, étonnant d’autant plus Conan. Qu’avait-il dit de drôle ?

Quoi ? fit l’ancêtre.

Lucas ne s’arrêtait plus. Son corps se plia en deux sur le canapé tandis que des larmes d’hilarité fuyaient ses yeux clairs. Les deux grandes ailes noires dans son dos frissonnèrent en échos. Tous ses muscles se décontractaient enfin, à l’exception des abdominaux et des zygomatiques. Le souffle court, le jeune homme eut des difficultés à se calmer.

— “Je souhaite être au fait quant au cas de demoiselle Chloé ainsi que de sa sanction juridique”, imita-t-il avec exagération tout en réfrénant un nouveau pouffement. Depuis quand es-tu devenu aussi pompeux ? ajouta le garçon, les lèvres étirées jusqu’aux oreilles.

Ça ne veut absolument rien dire, ronchonna Conan, vexé. C’est bon, c’est pas grave. Je préfère encore quand tu m’ignores.

Lucas ricana de nouveau.

— Ça va, ça va, excuse-moi. Je ne m’attendais pas à ce ton, c’est tout.

Conan ne réagit pas immédiatement, ce qu’il voyait dans l’esprit de son descendant ne lui plaisait pas. C’était de la moquerie. Cependant, l’ancêtre aspirait tant à obtenir des réponses qu’il ne répliqua pas. Lucas dut croire qu’il boudait puisqu’il redevint sérieux.

— Excuse-moi, répéta-t-il plus sincèrement. Je suis désolé pour ce long silence. Ces derniers jours ont été assez compliqués pour moi.

Pour lui aussi, faillit ajouter l’habitant.

— Je pense que tu as vu tout ce qui s’est passé dans ma tête, je n’ai pas spécialement envie de revenir dessus, continua le garçon. Je n’ai pas l’habitude de partager mes états d’âme, alors j’ai préféré me sentir mieux avant de discuter avec toi.

Et comment vas -tu à présent ? s’intéressa l’ancêtre.

C’était en effet une de ses préoccupations. S’il ne le montrait pas, Conan s’était attaché à ce jeune homme qui lui faisait tant penser à lui de son vivant. Il espérait de ce fait arriver à sa question principale. Mais le chemin à parcourir pour proposer un nouvel échange de corps lui semblait bien plus long que la traversée de l’Atlantique.

— Merci de me le demander, accepta Lucas. Je crois que ça va. Entendre Louise m’a fait du bien et l’aide de Cacilda est appréciable. Je suis un peu perdu, j’aimerais me concentrer sur les Occupants disparus. Mais apparemment, on ne m’attend pas que là.

— En effet, fit une voix à l’entrée de la pièce.

Lucas se retourna hâtivement. Il dut baisser son regard sur Cacilda.

— De… depuis quand es-tu là ? bafouilla le garçon.

L’enfant s’avança jusqu’à la banquette. Un sourire étrange barrait son visage joufflu.

— Je t’ai vu sortir de la Salle de Création et je t’ai suivi, avoua Cacilda. Je t’ai appelé, mais tu ne m’as pas entendue.

La jeune fille fit une moue désolée. Dans la tête de Lucas, c’était la panique. L’affolement déteignait aisément sur Conan. Qu’allaient-ils pouvoir dire ? Il était clair que le garçon ne se parlait pas à lui-même et qu’il n’avait pas de conversation par bille de télépathie. Quelle excuse pouvaient-ils sortir ? Les deux parents réfléchissaient à toute vitesse. Ce fut Cacilda qui réagit la première en s’asseyant à côté du Créateur.

— Je ne te demanderai rien, Lucas, affirma-t-elle. Si tu ne veux rien me dire, je ferai comme si je n’avais rien vu.

Conan aurait pu soupirer de soulagement. Qu’elle était bien cette petite, pensa-t-il. Il s’apprêta à donner son avis à son descendant, mais ce dernier le prit de court.

— Est-ce que je peux te faire confiance ? demanda Lucas à la fillette du dessous.

Non ! intervint Conan. Qu’est-ce que tu fais ?

— Évidemment, répondit Cacilda, inconsciente des avertissements de l’ancêtre. Cela fait partie de notre pacte. L’honnêteté et la confiance vont de pair.

Lucas passa une main dans ses cheveux qui n’avaient pas été disciplinés depuis une éternité. Les doigts se coincèrent dans les mèches emmêlées, faisant grimacer le garçon.

Lucas ! Ne fais pas ça. C’est notre secret. Tu ne peux pas lui dire que je suis là !

Mais le Créateur ne l’écoutait plus. Ses pensées montraient une délivrance à l’idée de s’ouvrir. Lucas estimait toutes les possibilités de réactions de la jeune fille, penchant sur les plus optimistes. Ses doigts s’étaient déplacés sur les plumes près de ses cuisses.

Je suis là si tu veux parler, essayait Conan. Tu sais que tu peux tout me dire. Tu n’as pas besoin de quelqu’un d’autre.

Le logeur était désespéré. Il refusait de partager son identité. Si l’information remontait à Louise ou même à ses parents, qu’adviendrait-il de lui ? La première chercherait sûrement à sauver Lucas et les seconds à retrouver leur enfant. L’un comme l’autre changeait complètement ses plans. Il ne pouvait pas être séparé de son descendant, pas maintenant.

— Tu vas certainement me prendre pour un fou, commença Lucas, ignorant de plus belle les remarques de Conan.

Arrête ! S’il te plaît, supplia l’ancêtre.

Lucas ferma les yeux. Il était tiraillé. Il voulait répondre à Conan, mais refusait de lui montrer ses intentions.

Pourquoi fais-tu cela ?

Cacilda l’écoutait attentivement, tandis que le Créateur ouvrait les paupières pour se concentrer sur son interlocutrice.

— Je ne suis pas seul, lâcha-t-il.

Un fin sourcil blond s’éleva sur le front de l’enfant. Son regard l’incitait à en dire davantage.

— Je partage mon enveloppe corporelle, annonça Lucas en fixant ses pieds.

Conan avait arrêté de se battre. Il se sentait trahi. Il ne comprenait pas la décision du Créateur. Il ne savait pas en quoi cela le libèrerait de son malheur. Qu’attendait-il de Cacilda ? Qu’elle le débarrasse de lui ? Après tout ce qu’ils avaient vécu, toutes les belles paroles, Conan pensait compter plus que cela.

— Nous sommes deux âmes à l’intérieur de mon corps, précisa Lucas. Il y a moi et…

Le Créateur hésita un instant.

— Et un homme, Alain, compléta-t-il. Tu ne peux pas l’entendre, il communique avec moi à travers mon… mon ventre, mais voilà, conclut-il en débitant plus vite qu’il le voulut.

C’est qui, Alain ? s’inquiéta Conan.

« C’est le prénom de mon père. », répondit le jeune homme.

Ah ça y est, tu me reparles ? s’énerva l’ancêtre.

« Plus tard, s’il te plaît. »

Ça fait plusieurs semaines que tu me dis « plus tard », gronda Conan. Je ne te comprends pas. Qu’es-tu en train de faire ?

Pendant qu’une bataille intérieure faisait rage, Cacilda observait le jeune Créateur. Elle paraissait chercher la vérité où elle pouvait la trouver. Elle essayait certainement d’assimiler tout ce que Lucas lui annonçait.

— Ton problème semble bien plus compliqué que cela, prononça-t-elle, interrompant les garçons. Je ne suis pas sûre de tout saisir, mais peu importe. J’avais besoin de me confier moi aussi. Puis-je ?

Les deux parents restèrent stupéfaits un instant. Conan n’acceptait pas le manque de curiosité de la gamine tandis que Lucas se demandait ce qu’il pouvait bien répondre à cela. Il souhaitait lui en dire plus, lui expliquer qui était son logeur, pourquoi il se trouvait là, comment la cohabitation fonctionnait. Ils ne s’étaient pas attendus à ce que la fillette du dessous eût une réelle intention lorsqu’elle s’était présentée à eux.

— Oui, oui, bien sûr, l’invita Lucas.

Cacilda se redressa sur la banquette avant de planter son regard ambre dans les yeux clairs du Créateur. Elle laissa passer quelques secondes en l’observant, puis reporta son attention vers l’extérieur.

— J’ai eu une conversation avec mon père, annonça-t-elle. Il se trouve que mes parents m’ont caché des choses et m’ont menti ouvertement.

Ses pupilles dilatées s’élargirent lorsqu’elles revinrent sur son interlocuteur. Lucas ne savait plus où se mettre.

Elle sait que tu ne lui as pas dit la vérité, commenta malicieusement Conan.

— Dans le Grand Théâtre, ils ont trouvé un des cheveux de Chloé, poursuivit-elle malgré tout. Je les ai vus en discuter, mais ils n’ont pas jugé bon de tenir au courant. Ils ont même nié devant Johny et d’autres personnes de confiance qu’ils avaient quelque chose à cacher.

Cacilda se leva. Elle ne laissa pas Lucas intégrer ces premières informations et continua :

— Mes parents ont investigué. Ils ont fait des recherches sur les Occupants présents lors de la pièce. Et quelques jours avant la cérémonie d’ouverture de la Grande Compétition, ils ont découvert que Chloé était très certainement la coupable. Enfin, il la soupçonnait sérieusement, précisa la jeune fille en se grattant le cou.

Les sentiments des deux parents se rejoignaient de nouveau. Lucas se mit debout à son tour et commença à arpenter la pièce. Il comprenait l’impression de trahison de son amie et la moutarde montait. L’injustice lui tombait dessus comme un nouveau poids. Si Roan et Isabella avaient parlé, les choses se seraient passées autrement. Louise serait toujours présente à ses côtés. Les Occupants ne seraient pas aussi terrorisés qu’ils l’étaient. Chloé aurait été enfermée depuis plus longtemps.

Avec des si…, commença Conan.

Et pourtant, l’ancêtre rejoignait Lucas sur tous ces points. Le silence des dirigeants avait fait des dégâts et ils devaient en assumer les responsabilités.

— Invitons-les au tribunal, lâcha le Créateur en se retournant vers Cacilda qui observait à travers la baie vitrée.

Elle le scruta, étonnée. Lucas s’approcha d’elle, il s’assit de nouveau sur la banquette afin d’être à sa hauteur.

— Penses-y, lui demanda-t-il. Si on les invite à participer, ils viendront, non ? Au moins ton père. Nous jugerons Chloé en décrivant toutes les horreurs qu’elle a faites, tout en insistant sur l’attaque de la cérémonie. Je connais peu Roan, mais il semble honnête.

— Ça peut fonctionner en effet, acquiesça Cacilda en s’avachissant à côté de Lucas.

Ses petites jambes ne touchaient pas le sol. Elle commença à les balancer tout en réfléchissant.

Je ne comprends pas, intervint Conan dans le ventre du Créateur. Quel est le but ?

— Le but est de les faire payer ! déclara Lucas.

***

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Sorryf
Posté le 25/01/2021
Bravo pour ces 2 chapitres en 1 mois ! Go faire le 3eme avant le 31 !!
Haha ce pauvre Conan qui se fait ignorer ! c'est bien fait pour lui ! je me méfie vraiment depuis la fois ou il a pris le contrôle.
J'adore quand Lucas le vanne ! ça fait du bien un peu de légèreté chez ce malheureux !
Je ne sais pas si Lulu a bien fait de parler de la présence de Connan a Cacilda... bon, il ne s'est pas trop mouillé, je ne crois pas qu'il en ait trop dit... et Caci n'avait pas l'air trop intéressée... donc je pense que c'est pas bien grave, voir même peut-être positif. Comme je t'ai dit : je fais plus confiance à Cacilda qu'à Conan (mais je me plante 9 fois sur 10 dans les cas comme ça alors...)
Je sais pas si les parents vont prendre trop cher au tribunal, j'espère quand meme que non, pour moi ils ont fait une erreur, mais pas un délit. Enfin je suis très très curieuse de voir comment on juge dans l'entre-deux !
tiyphe
Posté le 26/01/2021
Huhu merci Soso ! <3
Je ne promets rien pour le 3ème avant le 31 xD Je vais essayer de poster des chap sur mon recueil de microfictions aussi ahah

Je suis assez contente de la dynamique entre Conan et Lulu ^^ et il semblerait que ça fonctionne :)
Aiiiiie cooooonfiiiiiiance :PP

Cacilda en a tellement rien à battre xD Trop focalisée sur ses parents !
Comme je te l'ai dit à l'IRL, tout prend des proportions démesurées à cause de la pression et de l'absence de Louise, j'espère vraiment que ça se ressent
J'essaie d'insister assez sur l'absurdité de cette histoire de "vengeance" comme la réaction de Hans (même si elle est plus justifiée) !

"Enfin je suis très très curieuse de voir comment on juge dans l'entre-deux !" -> Comment tu me meeeets la pressiiiiion xDDDD

Merciiiii <3
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