Une poignée de fruits secs (scène 2)

Par Amusile

Une fois la dépouille de la scolopendre réduite en cendres, le convoi reprit sa descente en direction de la première ligne sur laquelle se trouvait le guet de More. La route se rétrécissait ; nous mîmes pied à terre et aiguillâmes les chevaux. C’était un passage dangereux à cause des légions de polypores qui colonisaient ruines et roches. De vrais pièges à éviter. J’avais d’ailleurs à mon actif plusieurs glissades mémorables dont une s’était achevée sur mon séant. Quelquefois, les relèves étaient chargées de racler ces mauvaises pousses, mais elles revenaient toujours en masse. Ici, mousses et champignons résumaient le gros de la végétation. Trop d’humidité. Pas de soleil. Air vicié. Les plantes pourrissaient avant même de naître. Pour plus de sécurité, nous bifurquâmes sur un chemin balisé par les tours lanternes. La lumière de leur feu bleu ralentissait la colonisation des fongus, et nous terminâmes à vitesse honorable notre route.

Le guet de More était un des plus anciens de l’Avant-Ligne. Beaucoup connaissaient de renom son donjon haut perché, notre célèbre Mât Noir. Le chemin déboucha sur une large porte dont la herse était toujours relevée, en dehors des marées. Deux tours à créneau encadraient l’entrée principale du fort. Un jeune, accroché au mâchicoulis, enlevait la mousse et les champignons nichés entre les pierres de taille et dont la pousse fragilisait les joints. Pendu dans le vide, retenu par un jeu de cordages, il ressemblait aux marionnettes désarticulées des conteurs. Nous passâmes sous ses chausses, traversâmes la porte et arrêtâmes les chevaux au centre de la basse-cour, au plus près des écuries.

Nos compagnons vinrent à notre rencontre sans tarder. Certains descendirent du chemin de ronde. D’autres sentinelles, postées sur le front exposé à la brume, se contentèrent d’un large signe de la main. Nous étions arrivés durant l’heure creuse précédant la revue de la machinerie, et les guetteurs terminaient leurs corvées. Des recrues s’entraînaient à la javeline contre des mannequins de bois, d’autres paillaient les écuries, raclaient la crasse des murs ou curaient les latrines. Quoique fussent les tâches à accomplir, notre venue les interrompit le temps de décharger les chariots et de s’occuper des chevaux.

Nous profitâmes alors d’une pause méritée. Aurèle me proposa de l’eau fraîchement tirée du puits. Je repoussai l’outre d’un revers de la main.

— Tu m’en veux encore ?

— De quoi ?

— Pour la contrebande, murmura-t-il.

Il but au goulot, me guettant du coin de l’œil, et marqua chacune de ses déglutitions. Agacée, je me rapprochai de Jehan qui conversait avec une recrue. Je les écoutai bavasser d’une oreille distraite quand une voix de basse tessiture retentit dans mon dos.

— Enfin vous voilà ! 

Je me retournai dans un sursaut. Messer Desmond, un grand homme aux épaules larges et aux traits anguleux, vêtu d’un pourpoint en cuir et d’une capeline de fourrure mouchetée, s’approchait de notre chariot à grands pas. De peau noire, il avait un faciès profilé avec son nez aquilin et ses yeux sombres, deux puits sans fonds qui scrutaient le ravitaillement avec minutie. Messer Desmond dépassait allégrement Jehan d’une tête et demie. Malgré les années qui le séparaient de sa jeunesse, le commandant continuait d’être admiré pour ses talents de combattant et son sens implacable de la discipline.

— Il nous tardait de vous voir revenir…

— Une scolopendre sur le chemin, se défendit le vétéran.

— Rien de fâcheux, alors. Tant mieux, le guet a absolument besoin de ce réapprovisionnement. »

Messer Desmond marqua un temps de silence. Ayant assisté à de nombreuses entrevues entre le supérieur hiérarchique de mon maître, je connaissais les expressions de ce visage austère. Et là, ce que je lus sur le faciès de ce grand homme fut une profonde inquiétude.

—Je veux un inventaire complet de vos achats, des vivres aux armes. N’oubliez rien. Compris ? Faites-vous aider. Ah ! Clervie… 

Je sursautai, surprise d’être nommée.

— Oui ?

— Maestre Sénoc s’en est allé sur le Rivage effectuer des relevés de brumologie. Ne sois donc pas étonnée de son absence.

— C’est noté, messer. 

Sur ces mots, le navarque s’en retourna à d’autres préoccupations. Avec Jehan, nous échangeâmes un regard. Aurèle s’adossa contre la ridelle, croisa les bras. Une moue suspicieuse tordit ses lèvres.

— Si vous voulez mon avis…

— Et si nous ne le voulons pas ? répliqua derechef Jehan alors qu’il empoignait une caisse.

— Je vous le donne quand même, ça ne mange pas de pain. 

Aurèle ne se soucia guère du soupir las du vieux guetteur.

— Je disais donc… Desmond n’est pas descendu de son perchoir par simple courtoisie. À mon avis, ça sent le merdier à plein nez si nous en sommes rendus à compter le moindre grain de blé. Tiens-toi prête, Clervie, car nous allons croupir ici un bon moment avec la marée qui nous attend au-dehors. »

Aurèle remonta dans le chariot et prêta main-forte à Jehan. De mon côté, je rassemblais les achats destinés au laboratoire dans un chariot à larges roues. Je m’empressai d’y ajouter les composants alchimiques dédiés à la confection du feu grégeois. Quant au naphte, il était rangé dans des amphores en argile, fermées par un bouchon en liège. Après avoir vérifié ma liste, je plaçai mon carnet dans la poche centrale de ma jupe puis remontai mes manches. Je poussai une jarre, le dos voûté, en roulant le socle jusqu’aux ridelles de la charrette. Malgré la largeur des anses, le poids me sciait les doigts. Au sud de la place forte, le cabinet d’alchimie du maestre se trouvait au cœur des anciennes fondations, dans une annexe accolée au donjon. Il juxtaposait le rempart le plus exposé aux brumes, celui aux joints effrités et aux pierres corrodées, qui menaçait de s’effondrer à la prochaine marée. Mais il y avait toujours meilleur investissement à faire pour le podestat que de rénover les murs délabrés de notre guet.

J’estimai à une trentaine de toises la distance me séparant de l’entrée du laboratoire. Je remontais mes manches quand Jehan m’arrêta.

— Attends là, p’tit chat. Je m’en vais te chercher des bras solides pour transporter la mélasse. 

Il sauta du chariot, se dirigea vers trois guetteurs puis, me montrant du doigt, les envoya déplacer les amphores. Et le clin d’œil que Jehan me décocha ensuite me vola un sourire.  

***

— La douzième est enfin en place ! 

J’essuyai la sueur de mon front dans ma manche. En tout, les dix-sept amphores du guet de More demeureraient à l’abri de la chaleur, dans la fraîcheur de la réserve. Je verrouillai la porte à double tour, rangeai le trousseau de clés sur son crochet puis me frottai les paumes dans un vieux linge pour en chasser la crasse. Mon regard balaya ensuite le cabinet dans sa pleine longueur que deux soupiraux éclairaient. Les chausses des hommes, qui vaquaient à leur besogne dans la cour, entrecoupaient la propagation du jour dans la cave. Ombres et lumières s’alternaient au rythme de leurs pas contre les voûtes du plafond.

Je mouchais la mèche des bougies, disséminées dans la pièce et collées à même la table en bois grossier. Quatorze au total que j’eus allumé une à une afin d’obtenir un brin de clarté. À ma gauche, des pots en verre, bien étiquetés, s’entassaient sur les étagères poussiéreuses. Ils étaient remplis de substances alchimiques — du sel, du vif-argent, du salpêtre, de l’alun, du vitriol, de l’eau régale, et toutes essences aux propriétés curieuses. Toutes ces couleurs égayaient les pierres grises du sous-sol. En face, sur d’autres rayonnages, se distinguaient cornues, flasques, ballons, fioles… De la verrerie de toute forme, de toute taille, que j’avais déjà astiquée mainte fois. Au-dessus du cuvier, accrochée à leur archelle, ma batterie de goupillons et de torchons pendouiller dans le vide. De la vaisselle, graisseuse à souhait, m’attendait dans la bassine.

— Eh bien, c’est dans un état…, soupirai-je. Quelles expériences a-t-il bien pu mener avant de partir pour le Rivage ? 

Je me retournai à la recherche d’indices ; des livres, des relevés sur la densité des brumes et des notes en papier étaient éparpillés sur la table centrale. Je m’installai sur le tabouret, à côté de la balance suspendue et ses poids en cuivre, afin d’éplucher quelques pages. Mesure de masse. Un schéma de distillation. Des observations rapidement griffonnées. Je soulevai les couvercles de deux petits pots en argile avant de les refermer derechef. L’odeur très aigre me mordit aussitôt les narines et me gratta la cornée au point de me voler des larmes.

— Par le sang du diable ! Qu’est-ce donc ? 

Je chassai frénétiquement l’air nauséabond et attrapai de l’autre un des livres. Au hasard. Il était entrouvert sur une double page, illustrée d’un dessin de lépiote encré à la main. Ces champignons, d’un vert criard à la collerette dentelée de jaune, grandissaient sur un pied si long et si fin que leur chapeau en devenait lourd à porter. Ils colonisaient souvent les cadavres ou les déjections des chimères, et leur croissance véloce leur permettait d’atteindre la maturité en six nuits, à peine. À cet instant, mesurant déjà la hauteur d’un bœuf, il relâchait des spores d’une toxicité extrême. Une vraie plaie.

— A-t-il extrait l’humeur des champignons ? 

Je cherchai d’autres indices parmi les notes, mais rien ne m’offrit de réponse. J’étiquetai les flacons avec l’intitulé « Humeur inconnue - Odeur nauséabonde » et les rangeai dans l’armoire où mon maître entreposait ses essences et ses précieux spécimens. En ouvrant les deux battants en bois, et sans réprimer une grimace de dégoût, mon regard tomba sur les organes de chimères baignant pour certains dans du formol vieux de plusieurs décennies. Au fil des mois, les couleurs blêmissaient, le liquide se troublait, certaines fibres se détachaient des corps. Sur la pointe des pieds, en tâtonnant du bout des doigts, je trouvai un emplacement libre sur le rayonnage supérieur, celui des essences, pour y ranger mes deux flacons. Une fois l’armoire refermée, je me déplaçai de quelques pas vers ma droite. Dans une alcôve au fond de la salle, l’athanor construit à base de briques et mastiqué avec de la glaise était le cœur du cabinet d’alchimie. Grâce à ces trois chambres cylindriques, empilées les unes sur les autres et à son foyer arrondi, ce fourneau permettait de se livrer simultanément à plusieurs opérations alchimiques.

Et de chauffer la pièce…

Après avoir noué mon châle à la poitrine, j’ouvrai la porte la plus proche du sol, destinée aux cendres afin de les vider dans un seau, puis chargeai la seconde chambre de petits bois et de bûches en prévision d’un prochain feu. Ne voyant rien d’utile à faire pour l’heure, je rassemblai les livres et les carnets éparpillés dans une caisse et décidai, après avoir fermé à double tour le laboratoire, de regagner le logis. 

Pour rejoindre les quartiers du maestre, il me fallait récupérer la clé auprès de Kaour. Cet Elyméin, échoué au guet de More bien avant ma venue, conservait les trousseaux en plus de gérer l’intendance du Mât-Noir. C’était un homme svelte, de taille moyenne, aux gestes vifs. On le disait excellent bretteur, mais une blessure à la jambe lui avait développé une vilaine boiterie. Incapable de parcourir de longues distances, mais toujours habile à l’épée lors de courts affrontements, il fut nommé intendant du Mât-Noir. À mon arrivée, Kaour se reposait sur une escabelle, le coude contre une console en bois.

Il se leva aussitôt m’eut-il aperçu.

— Déjà de retour ? 

Kaour venait des confins désertiques bien au-delà de Shagon, et il gardait de ses origines, en plus de sa peau hâlée, cet accent gorgé de soleil, qu’un grain de sable enrayait parfois.

—Pas trop fatiguée ?

— La route n’a pas été des plus agréables.

— Pleine de trous, oui.

— Les trous, ce n’est rien, mais Aurèle et Jehan, ensembles, durant une semaine… »

Son rire conclut ma phrase.

— Pires que deux bashrets, ces deux-là !

 — Des bashrets ?

— Un dicton de chez moi. Comment vous dîtes, vous ? Amis comme chat et chien ? 

J’acquiesçai.

— Du repos, et tu seras bien.

— J’aimerais organiser quelques affaires avant. 

Kaour tapota le trousseau à sa ceinture. Un geste habituel qui m’invitait à le suivre dans les couloirs et les escaliers du Mât Noir. À cause de sa démarche chaloupée, les clés tintaient contre sa cuisse en une cadence singulière, unique, reconnaissable entre mille autres. La caisse me glissait doucement des mains. Je la remontai dans mes bras d’un coup de genou.

— Veux toujours pas de mon aide, le p’tit chat ? demanda l'intendant, sans se retourner.

— Toujours pas. 

Je ne comptais plus le nombre de fois où, m’avisant les bras chargés, Kaour avait proposé son assistance. J’avais mis un point d’honneur à la refuser — quitte à doubler, voire tripler mes allers-retours — car, au guet de More, le respect se gagnait à la sueur du front. Or, la sueur d’une femme valait moins que celle d’un homme, en ce bas monde.

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Jali
Posté le 28/04/2021
Coucou :)

Je commence à bien apprécier Jehan et Aurèle, et raaaah on ne les voit pas assez à mon goût xD mais je vais prendre mon mal en patience x) c'est toujours un plaisir de lire leurs petites interactions avec Clervie. Découverte de Kaour, fugace mais déjà je l'aime bien !

J'ai bien aimé aussi la partie où Clervie est dans l'atelier, tu nous donnes tout plein de petits détails supers et on sent qu'elle est un peu comme à la maison.

Concernant le guet, je ne sais pas à quelle distance il se situe par rapport à la Brume mais j'ai vraiment eu l'impression qu'il était tout proche ! Et du coup l'atmosphère du guet en est d'autant plus impactée je trouve.

Pour la forme, voici quelques notes que j'ai relevée (je ne sais plus si je l'ai précisé mais n'hésites pas à me dire si tu n'en veux pas) :

" Ayant assisté à de nombreuses entrevues entre le supérieur hiérarchique de mon maître, je connaissais les expressions de ce visage austère. " -> hmm je ne sais pas si cette phrase est correcte, dans le sens où quand j'ai lu "entrevues entre" je m'attendais à que 2 personnes soient citées. Ne faudrait-il pas soit rajouter la mention d'un tiers, soit utiliser un autre mot que "entre" ?

"— Et si nous ne le voulons pas ? répliqua derechef Jehan alors qu’il empoignait une caisse." -> juste une observation, mais il me semble que "derechef" veut dire "de nouveau" et non "immédiatement" comme j'en perçois le sens dans cette phrase. (et si je me trompe, désolée de t'avoir fait perdre du temps avec ça..!)

"ma batterie de goupillons et de torchons pendouiller dans le vide" -> pendouillaient ?

"À cet instant, mesurant déjà la hauteur d’un bœuf, il relâchait des spores d’une toxicité extrême. " -> je ne suis pas sûre que "à cet instant" soit adéquat ici, enfin j'ai été un peu confuse car j'ai cru qu'on revenait dans le présent de Clervie alors que je pense que tu voulais dire qu'une fois à maturité, le champignon fait la taille d'un bœuf et libère des toxines. Mais écrit de la sorte, j'ai cru qu'elle se trouvait face à un énorme champignon xD

Voilà, c'est donc un retour au guet réussi pour moi :)
Amusile
Posté le 29/04/2021
Coucou Jali.

Merci pour les coquilles. J'ai prévu de faire une passage sur le chapitre 1 et 2 d'ici la fin de semaine - si j'arrive à la caser dans mon agenda à rallonge.

Bien heureuse de savoir que la découverte du guet de More s'est bien déroulée et que mes gaillards te sont d'un abord sympathiques !

Merci encore pour ta lecture et ton commentaire.
Zlaw
Posté le 15/04/2021
C'est encore moi ! En cas de sensation de harcèlement il ne faut pas hésiter à l'écrire en toutes lettres, parce que je n'ai aucune capacité de perception des messages subliminaux ou implicites. =)

On reste dans cette partie sur l'ambiance beaucoup plus ouverte déjà entrevue dans la précédente, et c'est agréable. Ils ne sont pas vraiment au bord de la mer, en fait, mais ça en donne l'impression. On en oublierait presque que ce qui leur tient lieu d'océan, c'est la Brume et qu'elle amène plus que de l'écume et des coquillages. Mais je pense que, comme le pressent Aurèle, ça ne saurait tarder à se rappeler à notre bon souvenir. Oserais-je clamer "baston" ? Je n'ai aucune espèce d'idée de comment se présente une marée, donc ça promet d'être intéressant, même si ça m'inquiète aussi un peu pour les personnages auxquels on a eu le temps de s'attacher. L'idée qu'ils arrivent à combattre la Brume et empêcher son avancée est un concept intrigant. Sa battre contre quelque chose d'aussi vaporeux laisse songeur. Mais bon, il y en a bien qui la chevauchent, après tout. ;)

Que le Maestre ait été absent à leur retour est un bon choix. Ça évite de faire passer notre rencontre avec lui et ses retrouvailles avec Clervie plus inaperçues que de rigueur pour une personnage aussi important (il est dans le titre, après tout). Il y a déjà beaucoup à assimiler ; les nouvelles recrues qui découvrent leur nouveau chez-eux, et nous lecteurs qui découvrons les lieux avec eux, puis le ravitaillement à engranger, et la rencontre de ceux qui étaient restés au guet pendant le voyage de Clervie, Jehan, et Aurèle. Le Messer et Kaour font bonne impression, même si comme je l'ai dit ils sont inclus dans une grande ébullition. Hâte d'en entrevoir plus de l'un et surtout de l'autre, peut-être un chouïa plus amical. L'introduction de l'existence de diverses peuplades et donc langues et cultures dans cet univers a du potentiel. Ça peut, comme souvent, autant amener de problèmes que de solutions. Affaire à suivre.

Enfin, j'ai beaucoup aimé voir Clervie dans son élément, lorsqu'elle regagne le laboratoire du Maestre et y fait un peu de rangement. Elle reprend tout de suite ses marques. On avait déjà eu un petit avant-goût lorsqu'elle a expertement su quoi vérifier dans les fioles pour mettre le feu à la scolopendre sur la route, mais on a confirmation de son expertise. Elle se donne du mal pour se faire respecter par l'effort physique, mais je pense qu'elle va briller par d'autres qualités. Il faut savoir accepter ses limites et jouer sur ses avantages. C'est une femme, alors oui, a entraînement égal, elle est moins forte qu'un homme, mais elle sera aussi plus agile, et plus précise, plus minutieuse. Je pense qu'elle sous-estime peut-être déjà un peu l'estime que le reste du Guet ont pour elle. C'est un écosystème intéressant dans lequel elle évolue, et elle y a une place toute particulière. C'est sans doute aussi ce qui en fait le bon choix pour la narration, d'ailleurs. ^^
Amusile
Posté le 16/04/2021
Alors, non. Ne t'inquiète pas. Je suis très contente de retrouver tes commentaires chapitre après chapitre. J'apprécie beaucoup ta lecture lucide sur ce dernier. Ça me rassure sur le fait que l'on puisse avoir envie de poursuivre la lecture... Ce roman n'a pas un rythme très trépident, surtout au début, les choses se mentent en place lentement, alors il est possible que certains décrochent. C'est un roman qui soigne les ambiances et tissent des liens, tout doucement, pour mieux les tordre ensuite. Mais, il faut que j'accroche le lecteur scène après scène, malgré une narration qui ose prendre son temps.

Vous lisez