Syam

Par Rimeko

« Bouge, tu m’écrases. »

Syam repoussa sans ménagement son ami. Alors que celui-ci tentait de retrouver une position physiologiquement acceptable, à défaut d’être confortable, elle secouait son bras pour réactiver la circulation du sang. Sa main, d’ordinaire d’un beige tirant sur le jaune, commençait à prendre une teinte bleutée. Un coup d’œil à son poignélec lui indiqua qu’ils étaient tassés dans ce minuscule recoin depuis plus d’une heure. Elle se redressa légèrement pour tenter d’apercevoir le sol, cependant une galerie bloquait son champ de vision. Le brouhaha, renvoyé en écho par le dôme du temple, laissait toutefois présager que le parterre était noir de monde.

« Tu vois quelque chose ?

— Non… Attends. »

La jeune fille repoussa le rituel capuchon blanc qui lui bloquait la vue, révélant ses cheveux courts.

« Syam ! chuchota Jack d’un ton outré.

— Oui, oui, je sais, je vais le remettre… »

Elle lui jeta un coup d’œil en biais. Entre l’ombre de son capuchon et sa peau noire, les traits de son ami étaient à peine discernables, toutefois elle devinait sans peine sa moue et ses sourcils froncés. Elle reporta son attention sur ce qui se passait dans le reste du temple, et se pencha encore un peu plus, jusqu’à ce que la moitié de son buste soit au-dessus du vide.

« Fais attention, va pas tomber. »

Elle répondit par un marmonnement, balaya les alentours du regard, à la recherche d’une solution. Son visage s’éclaira alors qu’elle avisait la statue d’ange juste à côté d’eux, et celui de Jack s’assombrit d’autant. Il avait appris à craindre les idées géniales de son amie.

« Tiens-moi ça. »

Elle lui fourra dans les mains le câblage qui leur avait permis de venir jusque-là et se glissa hors de leur abri avant qu’il n’ait eu le temps de protester. Elle plaça ses pieds dans une anfractuosité de la pierre, progressa ainsi sur quelques centimètres, s’étira pour toucher l’aile de l’ange. Elle s’y agrippa, testa un instant la solidité de la prise, puis balança son corps dans le vide. Jack laissa échapper un couinement. La deuxième main de la jeune fille vint se placer juste à côté de la première et ses baskets heurtèrent le coude de la statue avant d’y prendre appui. Elle tira un peu plus sur ses bras, et un battement de cœur plus tard elle était juchée sur son épaule, sa main toujours posée sur les plumes sculptées pour assurer son équilibre. Un sourire radieux vint plisser ses yeux bridés.

« Vois le bon côté des choses, plaisanta-t-elle, t’as plus de place maintenant.

— T’aurais eu l’air de quoi si tu avais fini en galeton là, tout en bas, hein ? »

Elle balaya l’argument d’un geste de sa main libre.

« Tu vois quelque chose, au moins ?

— Oui ! »

À des dizaines de mètres en dessous de son perchoir, une foule impressionnante se pressait sur le carrelage noir et blanc. Tous avaient rabattu leur capuche sur leur tête, pour dissimuler leurs traits aux statues qui veillaient, disposées à intervalles réguliers tout le long des murs. La Déesse n’avait pas besoin de les distinguer pour juger l’essence des visiteurs, et ç’aurait été considéré comme un blasphème de s’avancer à visage découvert. Selon son rang, chacun arborait une capeline de teinte différente, ce qui formait une mécanique complexe et mouvante vu d’en haut. Celles du peuple, massés à l’ouest, se confondaient avec le damier du sol dont elles reprenaient les teintes, tandis que les citadins s’accordaient à leurs Tours respectives – du bleu au jaune, en passant par le violet, ils arboraient chacun une des neufs couleurs de l’améthyste. À l’est, au pied de l’estrade, se massaient les capuchons verts des prêtres et prêtresses.

« … Et ? »

La voix de Jack arracha Syam à sa contemplation.

« Et quoi ?

— Et qu’est-ce que tu vois, bien sûr ! Quoi d’autre, tête de nœud ? »

Elle lui tira la langue, jeta un nouveau coup d’œil en contrebas.

« Il manque trois Familles, je dirais… Les Losgaidh, les Nathraich et les Seantas.

— Hein ?

— Les Losgaidh, tu sais, nos dirigeants… »

Il lâcha un soupir agacé.

« Merci, ça je sais. C’est les deux autres que je replace pas.

— Nathraich, c’est le jaune, la défense, et Seantas c’est ceux de la justice, les gris. Je me demande ce qui les retient…

— Hum. Les prêtres sont déjà là ?

— Oui. Enfin, l’estrade est encore vide. P’têt qu’ils sont en train de délibérer, ou je sais pas quoi. »

Ils se turent quelques instants. Syam continuait de scruter la foule, essayant d’y repérer quelque chose d’intéressant, voire même ses parents. Elle espérait qu’ils n’avaient pas remarqué qu’elle s’était éclipsée juste après les contrôles à l’entrée du temple – ceci dit, avec tous ces gens, elle pourrait se trouver à quelques mètres d’eux qu’ils ne la verraient pas.

« Euh… Syam ?

— Hum ?

— Mais si tu vois les gens en bas… ça veut dire qu’on pourrait te voir !

— Quelle déduction, railla-t-elle.

— Mais c’est dangereux ! »

Jack s’était à demi redressé, l’air paniqué.

« Calme-toi, personne lève jamais les yeux. »

Il croisa les bras sur sa poitrine et tenta d’assombrir son regard noisette.

« La dernière fois que tu m’as dit ça, on s’est fait poursuivre à travers tout un quartier par cette bande de zonards. »

Le souvenir lui arracha un sourire presque malgré elle.

« C’est pas drôle, Syam ! s’énerva-t-il. On risque gros, là, tu t’en rends compte ? Si y a des soldats qui montent la garde, c’est pas pour rien. Par la Déesse, c’est probablement un blasphème !

— Tout comme invoquer Son nom en vain, remarqua-t-elle.

— Oh, tais-toi. Tu sais, toi tu t’en tireras probablement sans trop de problèmes, avec ton père et tout. Moi, je ne viens pas des beaux-quartiers. Je risque de perdre mon boulot, et même d’être emprisonné, ou…

— T’as fini ? le coupa-t-elle abruptement. T’avais qu’à pas venir, je t’ai pas forcé. »

Elle détourna la tête pour bien signifier que la conversation était terminée. Elle ne voulait pas l’admettre, mais il avait raison, bien sûr. Et la culpabilité était un tiraillement désagréable dans sa poitrine. Elle se sentait plus proche des quartiers inférieurs que de son propre milieu, gouverné par l’argent, l’apparence et l’hypocrisie. Elle passait ses journées dans les rues, elle refusait de porter les habits correspondant à sa classe, ainsi que son prénom composé – Syam-Apsara –, toutefois elle, elle avait eu le choix. Descendre était aisé ; monter, par contre, se révélait quasi impossible. Surtout que, malgré toutes ses petites rébellions, elle restait une privilégiée.

« J’allais pas te laisser y aller seule, déclara Jack à brûle-pourpoint. Tu as bien besoin de quelqu’un pour te rappeler un peu de bon sens. »

Elle se mordit la lèvre. Même si ces paroles se voulaient gentilles, elles la faisaient se sentir encore plus coupable.

« Bon, d’accord, énonça-t-elle à haute voix, plus pour elle-même que pour son ami cependant. On a pas le droit d’être là. Enfin, qu’est-ce qu’on a fait ? On a pointé à l’entrée comme d’habitude, puis on a pris un escalier qu’on était pas vraiment censé emprunter, et on s’est hissés jusqu’à cette lucarne, c’est tout. On assiste à la cérémonie, on porte les capelines, et-

— Et maintenant tu es littéralement juchée sur Shahannah.

— … Qui ?

— L’ange. Avec les trois ceintures tressées, c’est Shahannah, la patronne des apprentis.

— D’accord. Tout à fait normal. Tu connais à peine le nom de nos dirigeants, mais tu connais ceux des anges. »

Il haussa les épaules.

« En un sens, ce sont eux nos vrais dirigeants.

— Beh.

— Quoi ? Je te pensais croyante.

— Je suis croyante ! J’aime juste pas l’idée qu’on doive obéir à un destin tout tracé, c’est tout.

— Ce n’est pas ça, c’est plus comme s’il y-

— Chut, ça commence. »

Les deux adolescents reportèrent leur attention sur ce qui se déroulait en contrebas.

Les couleurs manquantes – jaune, gris et violet – s’étaient jointes à la foule. Les deux séraphines Losgaidh, celles qui gouvernaient la ville, se tenaient juste sur le bord de l’estrade, bien visibles, mais toutefois assez en retrait pour signifier leur déférence vis-à-vis de la Grande Prêtresse – comme dans une pièce de théâtre.

Syam se pencha légèrement, tentant à nouveau de replacer des silhouettes au milieu de la foule. Elle avisa quelques dignitaires et plusieurs Haute-Dames, cependant les capes rendaient sa tâche malaisée. Elle se demanda un bref instant si c’était voulu. Peut-être pour empêcher une tentative d’assassinat ? Elle secoua la tête. C’était idiot, personne ne se risquerait à allier meurtre et blasphème – le second crime étant presque pire que le premier, si toutefois la victime n’était pas un citadin. Elle reconnut encore Ayden Nathraich, la seule Haute-Dame qu’elle avait jamais rencontrée, aux motifs verts qui ornaient sa cape jaune, signe qu’elle avait été destinée à devenir prêtresse. Elle se souvenait que c’était une très belle femme. Elle aurait bien aimé travailler à nouveau pour la Tour Jaune, d’ailleurs, car pour une fois elle n’avait pas dû y jouer les dames de compagnie, rôle qu’elle abhorrait par-dessus tout.

« Peuple de Galatea. »

La voix de la Grande Prêtresse résonna dans tout le temple, amplifiée par magie ou par simple technique, personne ne le savait exactement. Ses deux grandes ailes blanches encadraient la silhouette encapuchonnée de la femme, projetant une étrange ombre sur l’estrade. De l’avis de Syam, cela ne devait pas être pratique de posséder des ailes – cela voulait dire ne pas pouvoir s’appuyer contre le dossier d’une chaise, non ? –, mais cela restait sacrément classe. Tous les membres de la Haute-Famille en charge du culte de la Déesse en possédaient de semblables, signe indubitable de leur proximité avec le sacré.

« Nous entrons aujourd’hui dans la première lune de l’an 451 depuis l’Anthélie. »

Syam se cala plus confortablement contre l’aile de Shahannah, se préparant à une longue lithurgie ennuyeuse. Tous les habitants recensés étaient tenus d’assister à la cérémonie de changement d’année et devaient pointer une première fois à l’entrée de la zone sacrée, puis une deuxième avant de pénétrer dans le temple, pour ceux qui y étaient autorisés – c’est-à-dire les citadins, les habitants des beaux-quartiers et d’une partie des quartiers résidentiels. Les autres restaient à l’extérieur et suivait la retransmission par holos géants. Cette année-là, pour tromper l’ennui, la jeune fille avait décidé de pimenter la journée en entraînant Jack sur ce perchoir, toutefois l’adrénaline commençait déjà à s’estomper.

Elle découvrit qu’elle s’était endormie lorsque le fracas du marteau contre le disque de bronze, suspendu au fond de l’estrade, la réveilla en sursaut. Elle rétablit son équilibre de justesse sur l’épaule de la statue, tout en pensant que des dizaines de mètres au-dessus du sol, ce n’était pas vraiment l’endroit idéal pour piquer un somme. Elle observa un instant les prêtres et prêtresses devant l’estrade, les flammes vertes dans les foyers tout autour, la foule agenouillée, essayant de déterminer où la cérémonie en était.

« Psst, Jack. »

Son ami releva la tête. Malgré l’exiguïté de leur perchoir, il avait réussi à se mettre également à genoux, sa capeline noire formant comme une flaque autour de ses jambes.

« Quoi ?

— Ça fait combien de temps que ça a commencé ?

—    Hein ? … Ne me dis pas que tu as dormi. »

Le reproche était palpable dans sa voix.

« Si. Réponds à ma question, maintenant, tu m’enguirlanderas plus tard. »

Il soupira assez bruyamment pour qu’elle l’entende.

« C’est presque fini.

— Ah, tant mieux. »

Satisfaite, Syam se rencogna contre l’aile de la statue.

« Tu as entendu ce qu’a dit le Prêtre Inférieur ? demanda Jack après quelques instants de silence.

— Hein ? Euh, non, je crois pas.

— Il a annoncé que la Citadelle allait tenter d’éradiquer pour de bon les non-humains dans les bas-fonds, parce qu’ils sont les enfants d’Astaroth, la Grande Démone, et tout…

— Ah.

— Je ne sais pas quoi en penser. D’un côté, ça rendra probablement les bas-fonds plus sûrs, parce que les non-humains se nourrissent de chair humaine… à ce qu’on raconte… mais de l’autre, j’aime pas trop l’idée d’une chasse aux sorcières. »

La jeune fille ne put qu’acquiescer.

 

*          *          *

 

Syam s’arrêta quand, en passant devant le bureau de son père, elle entendit des bribes de conversation filtrer à travers la porte. Elle s’approcha un peu, tandis que l’épais tapis émeraude étouffait le bruit de ses pas. Elle n’entendait qu’une seule voix et en déduisit qu’il devait parler au téléphone. Il n’y avait personne dans le couloir. Elle savait leur employé parti en courses, et sa mère ne sortait pratiquement jamais de sa chambre. Alors elle s’avança encore un peu, en réprimant la culpabilité au creux de son ventre.

« Qu’est-ce qui ne va pas, à la fin ? »

Le ton était monté et cela l’étonna. Son père ne s’énervait que très rarement, ce qui signifiait que ce devait être important. Elle sentit un frisson d’excitation la parcourir et elle s’accroupit tout contre le battant, toute trace d’hésitation envolée.

« Non ! Non, je vous parle de l’entrepôt 689, et vous le savez très bien. J’ai reçu une alerte ce matin, pour m’informer que mes marchandises ne pouvaient pas y être transportées hier, le premier jour de la première lune, car il était plein. Or, le site de gestion l’annonce à demi vide. Donc je repose ma question : qu’est-ce qui ne va pas ? »

Syam aurait bien voulu connaître la réponse de son interlocuteur, cependant elle ne saisissait qu’un grésillement. Elle commença à tirer sur la fermeture de son blouson pour tromper sa frustration.

« Très bien, continuait son père. Seulement, je viendrai en personne vérifier s’il n’y a pas de problème avec ce nouvel entrepôt. Je n’aime pas les changements de dernière minute, gardez bien cela en tête. »

Un petit bruit électronique indiqua qu’il avait raccroché. La jeune fille se trouvait encore dans sa position, tentant d’assembler les pièces du puzzle, quand elle entendit des pas se rapprocher de la porte. Elle se releva précipitamment, juste à temps pour voir le battant s’ouvrir. Son père parut à peine surpris de la trouver là.

« Je croyais t’avoir enseigné que ce n’était pas poli d’écouter aux portes. »

Même s’il y avait plus de tendresse que de reproche dans sa voix, cela n’empêcha pas Syam de piquer un fard.

« Je ne… Je veux dire… »

Elle prit une grande inspiration. Elle mentait mieux que cela, quand même ! Une petite voix dans sa tête lui fit remarquer qu’il n’y avait pas de quoi s’enorgueillir.

« Je voulais juste te demander à quelle heure on mangeait, débita-t-elle un peu trop vite pour être vraiment crédible, et puis j’ai entendu que tu parlais avec quelqu’un, alors j’ai juste voulu savoir si c’était avec Mama ou quelqu’un d’autre… C’est tout ! »

Son père sourit et lui ébouriffa les cheveux. Elle se renfrogna. Il la contourna pour se diriger vers son bureau, et elle s’empressa de lui emboîter le pas.

« Tu as des problèmes avec les affaires ?

— Je croyais que tu cherchais juste à savoir à qui je parlais ?

— C’est le cas, répliqua-t-elle sans se démonter. J’ai juste saisi une phrase au vol.

— Mmmh. J’aimerais détecter les mensonges de mes… associés aussi bien que les tiens.

— Pourquoi tu penses qu’il t’a menti ?

— Les détails ne collent pas, c’est tout. Je donnerai cher pour jeter un œil dans cet entrepôt… (Il haussa les épaules.) Mais ce n’est pas bien grave. Et surtout ça ne te concerne pas, crevette.

— Je pourrais t’aider, tu sais. Je ne suis plus une gamine ! »

Il lui adressa un petit signe de la main qui pouvait signifier « oui oui » si on était poli ou « va te faire voir » si on l’était moins, et il referma la porte de son bureau devant son nez. La jeune fille reste quelques secondes plantée devant le battant, fulminante.

« Mais ! »

Elle accompagna sa protestation d’un petit coup de talon, que l’épais tapis assourdit, puis elle fit volte-face de façon théâtrale. S’il ne voulait pas la traiter en adulte, très bien, elle n’allait pas insister. Et puis, elle avait des amis à retrouver.

Une dizaine de minutes plus tard, Syam se hissa sur la petite plateforme et s’arrêta quelques instants, les mains sur les cuisses, le temps de reprendre son souffle. Elle avait couru jusque-là, impatiente de les voir et craignant qu’ils décident de partir en balade avant son arrivée. Ils n’avaient pas encore bougé, cependant, et ne paraissaient pas prêts à le faire de sitôt.

Ils avaient découvert cet endroit trois ou quatre lunes plus tôt, totalement par hasard. Ce n’était que quelques mètres carrés, encastrés entre des maisons de pierre, à la limite entre les beaux-quartiers et les zones résidentielles, toutefois personne ne passait jamais par là. Cela se justifiait peut-être par la gouttière qu’il fallait escalader pour y parvenir.

« Hey. »

Elle répondit au salut de Jack par un signe de tête et vint s’affaler à ses côtés, dos contre le mur frais. En face d’eux, allongé sur un muret, Dyne jouait à envoyer une petite balle rouge vers le ciel et à la rattraper, inlassablement. Avec la nouvelle année arrivait les premiers beaux jours et la peau blanche du jeune homme commençait déjà à rougir au niveau de ses pommettes. Il travaillait comme serveur dans les quartiers résidentiels, et comme l’établissement disposait d’une terrasse, ses amis se moquaient gentiment de ses coups de soleil pendant toute la belle saison.

« J’me demandais si on allait t’voir aujourd’hui, dit-il en lui jetant un bref regard.

— J’allais partir lorsque j’ai entendu mon père parler au téléphone. Du coup, bah, je suis restée pour écouter.

— Conséquence tout à fait logique, railla Jack.

— Hum. Apparemment, il a des problèmes avec un fournisseur ou je ne sais quoi. »

Et comme la conversation ne redémarrait pas, elle décida de leur raconter ce qu’elle avait entendu.

« L’entrepôt n°689, tu dis ? l’interrompit Dyne. C’est à côté d’chez moi, ça. (Il roula sur le côté et se remit en position assise.) J’peux te montrer si tu veux ! »

Une étrange chaleur naquit au creux de son ventre et elle se redressa. Elle allait prouver à son père qu’elle pouvait lui être utile !

« Aujourd’hui ? »

Son ami haussa les épaules.

« J’dois bien rentrer, de toute façon.

— Cool ! Jack, tu viens ?

— Pas ce soir, je bosse. Je vais devoir y aller, d’ailleurs... Et s’il vous plaît, essayez de ne pas vous tuer, tous les deux.

— Tu bosses le saturae ? s’étonna Syam, ignorant totalement le reste de ses paroles.

— Oui.

— … Oh. Okay. »

Cela la mettait toujours mal à l’aise de se rappeler brutalement qu’ils venaient de milieux sociaux différents, tous les trois – beaux-quartiers pour elle, quartiers résidentiels pour lui et bas-fonds pour Dyne. Tout à coup, elle voyait avec une désagréable acuité le matricule tatoué sur la clavicule du jeune homme, qui contrastait avec la pâleur de sa peau. Jack, lui, s’arrangeait pour toujours dissimuler le sien sous ses vêtements.

Ils se dirent au revoir sur ses entrefaites, et ainsi Syam et Dyne se retrouvèrent seuls sur le rebord de leur refuge. En redescendant le long de la gouttière, ils arriveraient sur le toit d’un garage, puis de là il serait aisé de regagner la rue. Le jeune homme, cependant, jaugeait les prises qu’offrait le mur sur la droite.

« Tu sais aller sur les quais, à la deuxième écluse ?

— Celle de l’est ? Oui.

— Alors le dernier arrivé paye sa tournée la prochaine fois ! »

La jeune fille mit quelques secondes à réagir, alors que son ami s’était déjà élevé d’un ou deux mètres le long de la paroi.

« Hé ! Tu triches ! »

Un ricanement lui répondit alors qu’elle s’élançait à sa suite.

Quand elle parvint sur le toit, Dyne était déjà en train d’en descendre.

« C’est pas juste, t’as de plus grandes jambes ! »

Par la suite, elle décida de se taire pour conserver son souffle.

Le martèlement de ses pas rythmait sa course tandis que, sans aucun mur pour lui faire obstacle, le vent sifflait à ses oreilles. Encore une fois, elle s’émerveillait des capacités de son corps.

Dyne cavalait toujours en tête. Il était plus grand qu’elle, comme elle lui avait fait remarquer, et approchait la vingtaine alors qu’elle venait de fêter ses seize ans, mais surtout il semblait avoir une considération très relative du danger. Il frôlait le bord pour couper au plus court, ne ralentissait pas une seule seconde pour tester son appui, s’élançait entre deux toits sans une arrière-pensée. Syam s’était mis en tête de le suivre à tout prix. Elle songea un instant que ce n’était probablement pas une bonne idée. Elle ajouta qu’elle s’en fichait – après tout, elle avait l’habitude de se jouer du vide. La vitesse la grisait, le risque aussi. Son sang rugissait dans ses veines.

Petit à petit, les maisons se faisaient plus petites, les rues plus étroites, les toitures plus abîmées. Dyne, toujours devant elle, franchit d’un seul bond une allée de plusieurs mètres de large, amortit le choc d’une roulade. Elle hésita à ralentir, à tenter de trouver un autre chemin. Piqua un sprint à la place – il n’y avait qu’avec de l’élan qu’elle pourrait réussir un tel saut. Elle se ramassa sur elle-même, mit toute son énergie dans ses jambes. Ses pieds quittèrent le toit. Il lui semblait qu’elle volait, qu’elle ne retomberait plus jamais. Le temps resta suspendu au milieu du ciel. En dessous d’elle, dans la rue, quelqu’un avait levé la tête.

Syam s’avisa soudain qu’elle n’atteindrait jamais le toit d’en face.

Ses doigts s’agrippèrent in extremis au rebord. Son corps enclencha le pilote automatique – elle n’avait plus le temps de réfléchir. Elle vit le mur se rapprocher à toute vitesse, puis défiler devant ses yeux alors qu’elle lâchait prise. Elle se raccrocha au rebord d’un balcon, le choc se répercutant dan ses bras jusqu’à ses épaules, avant de s’envoler à nouveau. La pierre, les pavés, le ciel, tout tourna. Sa basket toucha à peine le garde-fou du balcon suivant, toutefois cela suffit pour la propulser jusqu’à la gouttière. Elle s’y cramponna de toutes ses forces.

Le front contre le métal froid, Syam s’autorisa un moment de pause, le temps de se calmer et d’adresser un remerciement silencieux à la Déesse. Son cœur tambourinait dans sa poitrine. Tout son corps tremblait. Peut-être bien qu’elle avait failli mourir. C’était une drôle de sensation.

Elle se sentait légère.

Quelque part en dessous d’elle, un étrange bruit s’éleva. Elle se tordit le cou pour voir de quoi il s’agissait. La personne qu’elle avait vue lever la tête pendant qu’elle s’envolait entre les toits l’applaudissait, tranquillement, calmement, plantée en plein milieu de la rue. Elle lui fit un signe, poing fermé, pouce levé vers le haut. L’absurdité de la situation lui parvint. Elle éclata de rire, puis entreprit d’escalader la gouttière, agile comme un chat.

Dyne était hors de vue, bien sûr. Qu’à cela ne tienne. Elle connaissait le chemin.

Ses pieds touchèrent le pont une fraction de seconde après les siens. Ils étaient tous les deux hors d’haleine, en sueur, les yeux brillants. Le visage de Dyne avait viré à l’écarlate, ce qui faisait ressortir le vert de ses yeux.

« Ex-aequo ?

— Ça m’va... Mais sans cet… échafaudage, haleta-t-il, j’aurai gagné. »

Syam se redressa un peu, posa les mains sur ses hanches, emplit ses poumons en bombant le torse.

« Cherche pas, t’as… toujours pas… de poitrine. »

Son poing s’écrasa contre le bras de Dyne, qui rigola.

« C’est qu’la stricte vérité !

— Ferme-la. »

Elle passa la main dans ses courtes mèches noires dans l’espoir d’y remettre un peu d’ordre, ne parvint qu’à les ébouriffer encore un peu plus.

« Bon, on y va ? »

Il hocha la tête, et la jeune fille lui emboîta le pas alors qu’il traversait l’écluse. De l’autre côté de l’Aresya commençaient les bas-fonds.

« Hé, au fait, lança-t-il alors qu’ils s’y enfonçaient, tu devineras jamais c’que j’ai vu, à côté du Secteur des Usines ! »

Cela ne manqua pas de piquer la curiosité de Syam.

« Quoi ?

— Allez, essaye de trouver…

— Nan, vas-y, crache le morceau ! »

Il ricana.

« Mais je ne sais pas, moi… euh… quelqu’un ? Un Machiniste ? » proposa-t-elle à tout hasard.

Il lui jeta un regard de biais.

« Hé bien, dans le mille.

— Pour de vrai ? Mais ils sortent jamais ! Et alors, et après ? »

Ils longèrent le quai en bavardant ainsi pendant une dizaine de minutes, avant de bifurquer pour s’enfoncer dans le bidonville. Ici, il y avait encore quelques maisons en dur. Plus loin, ce n’était qu’un puzzle aberrant de bois et de tôle, qui semblait tenir par miracle et qui d’ailleurs la plupart du temps ne tenait pas. Syam eut un pincement au cœur en pensant que son ami vivait dans cet endroit.

« C’est ici. »

Dyne désignait un large entrepôt aux murs luisants d’humidité. Une porte lourdement cadenassée en condamnait l’accès.

« Là-haut, il y a une vitre cassée, remarqua-t-elle.

— On arrivera jamais à escalader ça, c’est trop lisse.

— Hum. »

Ils considérèrent un instant le problème.

« P’t’être que, par derrière, on peut monter sur le toit en s’aidant d’un autre bâtiment. »

Il avait eu raison, car très peu de temps après ils se laissaient tous deux glisser par la fenêtre. Le bruit de leurs pieds entrant en contact avec une galerie métallique, suspendue juste en dessous, résonna dans tout l’entrepôt.

« J’espère qu’il n’y a pas de gardien. »

Dyne haussa les épaules – pour autant qu’elle puisse en juger dans la pénombre. La seule source de lumière consistait en les vitres encrassées, qui ne laissaient pas passer grand-chose, surtout que la nuit était en train de tomber.

« T’as une lampe ?

— Juste celle de mon poignélec.

— Ça suffira bien. »

Ainsi éclairés seulement par le petit cercle bleuté, ils entamèrent leur exploration de l’entrepôt. Des caisses s’entassaient par dizaines, parfois jusqu’à plus haut qu’eux. Syam s’arrêta pour inspecter le contenu de l’une d’elle. Des conserves, des bouteilles. Rien d’anormal.

 « Ce sont les marchandises d’ton père ?

— Je ne crois pas. Le problème, c’est justement qu’il ne peut pas y mettre les siennes…

— Alors ça te pose pas de problèmes que j’en chippe un peu ? »

Elle ne répondit rien. De toutes façons, Dyne était déjà en train de glisser une boîte dans son sac à dos.

« C’est bizarre, ce bruit, non ? »

Son ami se figea, tendit l’oreille. En provenance de l’autre extrémité de l’entrepôt, s’élevait en effet comme un bruissement continu. Ils se concertèrent silencieusement du regard, puis reprirent leur progression, tous sens aux aguets.

Quand un cri suraigu s’éleva soudainement, Syam sursauta si violemment qu’il lui sembla quitter sa peau pendant une fraction de secondes.

« Bordel de merdre, c’était quoi ça ?! C’était pas humain, ça c’est sûr. »

Dyne déglutit bruyamment à côté d’elle.

« Regarde par-là. »

Elle leva un peu plus son poignélec pour tenter d’éclairer la scène.

Devant eux s’entassaient des cages, larges d’un mètre et à peu près hautes d’autant. Des dizaines d’yeux noirs, clignant dans la lumière, étaient braqués sur eux.

Syam hurla.

 

 

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Eulalie
Posté le 28/02/2020
Salut Rimeko !
j'ai enfin trouvé le temps de te lire et je dois dire que je ne suis pas déçue !
Ton univers m'intrigue beaucoup, une société classique avec des technologies avancées sans traces d'apocalypse c'est cool ! Les personnages sont intéressants et leur passe-temps me fait penser aux Yamakasi. J'aime leur façon très moderne de parler qui s'accorde avec la modernité du ton de la narration. Je note pour l'instant deux éléments principaux pour l'intrigue : la chasse aux non-humains et les bêtes dans l'entrepôt (excellent suspense btw).

Une dernière remarque, de langue cette fois : "ceci dit" est une formulation erronée néanmoins très utilisée en français moderne (comme "au final"). Si tu veux être en accord avec l'Académie française, il te faut écrire "cela dit".
Rimeko
Posté le 28/02/2020
Salut !
Hé bien, ravie de te voir par chez moi, et encore plus si ça te plaît ;D
Une société classique, genre dans le sens avec des classes / castes ? Si oui, c'est pas faux, même si la hiérarchie est basée presque exclusivement sur l'argent et non sur la naissance, sauf bien sûr pour les neuf Hautes Familles ;) Tu comprendras peut-être en continuant (mais pas sûr, vu que j'ai pas forcément très bien explicité l'ensemble du contexte, j'attends d'avoir fini le premier jet pour des grosses corrections) qu'il y a bien des traces d'apocalypse quand même, mais très anciennes (genre, sept siècles... ouais, c'est "l'Anthélie" dont ils parlent) ^^
Je connaissais pas le film, mais l'extrait proposé par YouTube colle bien à Syam, ouais ! Et je dois avouer avoir eu une certaine passion pour les vidéos de parkour à un moment xD
Pour les éléments de l'intrigue, oui c'est effectivement ceux que j'ai présentés dans ce premier chapitre, après le roman est bâti en 4 arcs assez distincts donc ça évolue un peu selon le narrateur ; tu me diras si tu trouves que c'est assez construit quand même ou non ;)
Je note aussi pour les formulations, je savais pas pour "ceci dit" !
Et il me reste à te remercier pour ta lecture et ton com' <3
Isapass
Posté le 22/02/2020
Salut RImeko ! Est-ce que tu as déjà été commentée par quelqu'un qui se trouvait juste en face de toi ? Eh ben voilà, c'est chose faite XD !
Bon, plus sérieusement, je trouve ce début bien alléchant ! Certes je n'ai pour l'instant qu'une vision assez floue de ton univers, mais la personnalité immédiatement attachante de Syam et les prémices de l'intrigue suffisent à me donner envie d'en savoir plus.
Le flou vient du fait que les premières images m'ont évoqué un monde plutôt fantasy inspiré de l'antiquité, mais les petites touches technologiques (poignélec, téléphone...) qui surgissent ça et là viennent contredire, ou plutôt distordre un peu, la première impression. Et puis comme ta narration est en point de vue très externe, forcément tu ne peux pas faire de description d'ensemble. Mais ça n'empêche pas que tout ça s'esquisse finement et délicatement (tu as trouvé des moyens très sympas pour dispenser au lecteur les éléments de l'univers en passant par l’œil et l'introspection de Syam). Ceci dit, je pense qu'il ne faudra pas que tu hésites à faire des rappels sur ce que tu dis ici (les noms, les rôles, la religion...) parce que ça fait beaucoup à intégrer.
Syam semble être une vraie tête brûlée, ce qui la rend très vite sympathique. D'un autre côté, on soupçonne que ça va lui valoir des ennuis : d'ailleurs ça commence dès la fin de ce chapitre !
Quant à ta plume, quel régal : c'est fluide, précis, ça se lit tout seul. Les dernières choses de toi que j'ai lu doivent dater un petit peu. En tout cas, je trouve que c'est plus dynamique et plus simple (dans le bon sens du terme).
A très vite pour la suite.
Rimeko
Posté le 22/02/2020
Salut ! Et moi c'est la première fois que je réponds à un commentaire d'une personne à côté de moi :P
Ravie que ce premier chapitre t'ait plu ! Oui, pour le contexte on m'a déjà fait la remarque mais j'avoue que je sais pas trop comment faire pour orienter encore plus le lecteur vers de la science-fantasy de prime abord... Parce que oui, les Neuf Couleurs se déroulent dans un contexte scientifique un tout petit peu plus évolué que le nôtre, mais le monde en général peut avoir des aspects plus "antiques" (en partie parce que l' "Anthélie" est, en gros, une apocalypse xD), notamment avec la religion, les castes sociales et tout....
Pour les points importants (noms, rôles, etc), t'inquiète, soit c'est pas si important, soit je les rappellerai ! Déjà dans le chapitre 2 on voit un peu plus le fonctionnement interne de la Citadelle avec la deuxième narratrice...
Ouais, Syam a un talent certain pour se fourrer dans des situations pas possibles XD
Je me souviens plus de ce que tu avais lu... Mais ouais, certains doivent dater un peu ^^
Je serais ravie de te revoir par chez moi en tous cas <3
Xendor
Posté le 01/12/2019
Salut :) Je suis juste émerveillé par ce que j'entrevois de la cité d'améthyste. Des leader ayant un charadesign d'anges, une petit rebelle qui fréquente la plèbe en manifestant des talents acrobatiques dignes d'Assassins Creed. J'ai accroché :) Ce que j'apprécie c'est un peu la façon nonchalante de Syam de ne pas se préoccuper des problèmes de sa ville (dans le sens les cérémonies, tout ça tout ça), enfin une adolescente quoi.

J'ai hâte d'en apprendre plus sur ce monde et son histoire :)
Rimeko
Posté le 02/12/2019
Hey Xendor !
Ravie que ce monde (cette ville, plutôt) te plaise !! Par contre, petite correction : seules les prêtres.se.s ont des allures d'ange, les autres sont... euh... moins ailés disons ^^
Oui j'ai choisi de commencer avec Syam parce que je pensais qu'entre les acrobaties et ce côté nonchalant dont tu parles, le lecteur accrocherait vite - ça a l'air de marcher ! Contente aussi qu'elle fasse bien adolescente, sa jeunesse est une partie importante de son personnage :P (pas au sens plot twist, hein, juste... oui, elle est fougueuse et un peu naïve encore quoi)
Au plaisir de te retrouver sur les chapitres suivants, merci pour ton com' <3
Anna Ferju
Posté le 09/05/2019
Hello c'est re-moi !
Dans ce second chapitre, j'aime beaucoup les expressions que tu t'appropries pour décrire les ressentis d'Ayden. C'est bien écrit et cela permet de bien se projeter dans l'univers qui l'entoure. 
J'ai plus accroché avec les personnages du premier chapitre (l'insolence de Syam a probablement joué en sa faveur, je me suis plus facilement projetée en elle), et j'ai eu quelques difficultés à suivre le cheminement d'Ayden (pourquoi elle se promène à droite à gauche, dans quel but ? J'imagine qu'on en saura plus après). J'ai tout de même bien envie de savoir ce qu'il s'est passé durant la nuit de Sang-Venin !
Pour les coquilles, voici ce que j'ai trouvé :
Elle étendit les bras de chaque côté de son corps, laissant ses mains reposer sur le balcon sculpté
 Je crois voir où tu vas en venir… (veux ?)
Ils sont toujours capables de revenir de revenir là-dessus 
mais que nous retrouvions notre indépendance si nous refaisions nos preuves (retrouverions ?)
Elle leva le bras, effleura le bras (celui ?) de son cousin.
Que dirais-tu d’un rendez-vous à la fin de l’octane… solae, par exemple, hum ? Dans deux jours, à si tu n’es pas trop occupée, bien sûr 
Elle alla s’asseoir à même le sol, le dos appuyé contre la seconde porte, faite d’améthyste jaune celle-là, et en excellent état. (j'enlèverais les virgules et le celle-là qui me paraît un peu familier et ne me semble pas utile à la narration)
 Oui. Pourquoi mentirai-je ? (mentirais-je)
Ici, dans ces appartements où elle était la seule à mettre des pieds 
le parquet d’un bois lumineux ne portait pas la moindre trace de ce qu’il s’était passé, si n’étaient quelques rayures. (il manque un mot ?)
Tout ce qu’elle voudrait savoir, c’est… Problème de temps (tout ce qu'elle voulais savoir/désirait apprendre, c'était...) 
Concernant le rythme, je n'ai pas trop adhéré à ce paragraphe-ci, que je trouve trop hâché sans comprendre s'il y a une raison particulière à cela : 
Elle ferma les paupières, se força à respirer tranquillement, jusqu’à ce qu’elle se soit ressaisie. Essuya le khôl sur ses joues. Passa la main dans ses boucles dans un effort pour les discipliner. Sourit au miroir, assez pour dévoiler l’éclat de ses dents. 
En somme, des broutilles ;) Hâte de lire la suite ! 
Rimeko
Posté le 09/05/2019
Coucou re-toi :P
Les expressions ? De quel genre ? (Enfin, merci, mais j'ai du mal à voir de quoi tu parles ^^)
C'est vrai que Syam peut paraître plus sympathique ; d'ailleurs, ses chapitres sont plus dynamiques, et beaucoup plus faciles à écrire... Contente que la Nuit de Sang-Venin (qui se retrouve abrégée en SV dans tous mes brouillons donc ça me fait bizarre de l'écrire en entier :P) t'intrigue tout de même ! Et c'est vrai quand y réfléchissant Ayden erre un peu sans but dans cette fin de chapitre... J'avais en tête une espèce de pélerinage (un peu comme on se rendrait sur la tombe de quelqu'un), et en même temps elle espère en quelque sorte qu'il se passe quelque chose, qu'en y allant elle va remarquer quelque chose de nouveau, qui va débloquer le puzzle... Et p'têt aussi pour raviver ses souvenirs, parce qu'elle était tellement jeune quand c'est arrivé qu'elle ne se rappelle pratiquement de rien, du coup c'est aussi une manière de se cramponner à leur mémoire. Je vais expliciter tout ça je pense !
Coquillettes corrigées, encore merci du relevé ! (Tu as un oeil de lynx dis-moi !) (... même s'il y en a des assez évidentes lol) (Comme ce "de revenir" en double... *soupir* Mon cerveau tourne pas rond des fois) J'ai juste gardé le "celle-là", parce que je trouve que ça souligne le contraste avec la porte précédente, qui est genre en acier tout rouillé ; du coup c'est soit qu'il se passe de drôles de choses dans ce sous-sol, soit que c'est illogique parce que c'est un rêve... soit les deux à la fois :P
Je note pour le paragraphe que tu cites... Les phrases hâchées, c'était pour essayer de retranscrire la sensation quand on se sent un peu dépassé, ou pas très bien, et qu'on essaye de se focaliser sur ce qu'il y a à faire, une chose à la fois, pour ne plus penser et pouvoir se calmer. Après y a peut-être que moi qui fait ça en fait XD
Merci encore de ton commentaire, et moi j'ai hâte d'avoir ton avis sur la suite ! Elle devrait arriver dans une dizaine de jours :)
Anna Ferju
Posté le 08/05/2019
Hello Rimeko !
J'ai beaucoup accroché avec ton premier chapitre que je trouve très bien construit. L'action y est bien retranscrite, on est hors d'haleine avec les personnages et on a vraiment envie de savoir ce qui va leur arriver !
Pour les petites coquilles que j'ai trouvées : 
Elle lui fourra dans les mains le câblage qui leur avait permis de venir jusque-là et se glissa hors de leur abri avant qu’il n'ait eu le temps de protester. 
Elle songea un instant que ce n'était probablement pas une bonne idée.
Il n'y avait qu'avec de l'élan qu'elle pourrait réussir un tel saut. 
Et pour finir, une petite répétition :
Ils avaient découvert cet endroit quelques lunes plus tôt, totalement par hasard. Ce n’était que quelques mètres carrés...
 Voilà pour mes remarques sur ce premier chapitre. Je m'attaque à la lecture du second et je reviens avec mes commentaires éventuels !
PS : j'ai relu mon livre 5 fois et j'y trouve encore des erreurs... A un moment donné, quand on a le nez dedans, on ne peut plus voir les fautes, c'est normal ;) 
Rimeko
Posté le 08/05/2019
Hello !
Ravie que ce premier chapitre t'ait plu, et aussi qu'il remplisse bien son rôle d'accroche ! Ça me fait encore bizarre d'avoir des retours sur l'action, surtout en la qualifiant de haletante, parce que mon premier roman était plus "tranche de vie" et se passait dans notre monde... Comme je ne suis donc pas encore super confiante par rapport aux scènes d'action, ça me rassure vraiment ce que tu dis ^^
Coquillettes corrigées, merci du relevé ! (Surtout que dès que je suis un peu distraite j'ai vraiment tendance à écrire un mot à la place d'un autre, comme ce "à tel saut"...) J'ai remplacé le premier "quelques" par "trois ou quatre lunes" aussi :)
Merci beaucoup de ta lecture, et j'ai hâte d'avoir ton retour sur le second chapitre !!
P.S : je sais qu'on fait tous ça, on connaît tellement notre histoire qu'on corrige automatiquement dans notre tête, mais...
Gabhany
Posté le 05/05/2019
Hello Rimeko ! 
J'ai bien aimé ce premier chapitre, comme dit Makara la scène d'intro est bien écrite, on entre tout de suite dans le vif du sujet, j'aime bien l'humour caustique de Syam et son côté irrévérencieux.
Le duo puis le trio avec Jack et Dyne fonctionne bien. Le fait que Syam veuille aller voir l'entrepôt de son père ne m'a pas choquée, par contre la scène de course sur les toits (?) m'a paru peut-être un peu longue et technique sur la fin, notamment quand elle se rattrape après avoir sauté du toit.
ET la fin ! J'ai très envie de savoir ce qu'ils vont découvrir dans cet entrepôt !
Je lirai la suite avec plaisir, je suis impatiente d'en savoir plus sur ton monde.
A bientôt,
 Gab 
Rimeko
Posté le 05/05/2019
Hello !
Le premier début de cette histoire était un genre de prologue explicatif bien moisi, et finalement j'ai pris le contre-pied en espérant capter l'attention du lecteur :P Tu las trouves vraiment caustique, Syam, par contre ? Je sais pas, j'associe cet adjectif à "cynique" moi je crois ^^
Contente que les relations entre les persos fonctionnent bien en tous cas ! Et bon, je pense que je suis bonne pour remettre mon nez dans cette scène de course.
J'étais étonnée de ne pas avoir eu plus de remarques sur le cliffhanger XD Rendez-vous au chapitre 3 pour en savoir plus ! (Bah oui, comme j'ai quatre arcs narratifs, les chapitres alternent les points de vue...)
A bientôt, et merci de ta lecture <3
Sorryf
Posté le 30/04/2019
Yo ! J'avai lu ton extrait pendant le PArathon, il m'avait intriguée donc hop, fais moi une place, je m'installe !
Chouette début ! J'aime bien ton trio d'amis, Syam a un petit côté enfant gâtée, bon dit comme ça ça a l'air péjoratif mais ça l'est pas, je trouve juste pas d'autre terme. En tout cas ça lui va bien, je trouve, elle est sympathique avec, et j'adore les petits travers comme ça ! J'adore que leur amitié traverse les classes sociales, et j'espère qu'ils resteront amis toute leur vie o/ !
quelques remarques :
- au début Syam dit a Jack "Tu as maintenant plus de place", je trouve ça un petit peu soutenu vu qu'elle parle a son pote.
- — D’accord. Tout à fait normal. Tu connais à peine le nom de nos dirigeants, mais tu connais ceux des anges. »
Il haussa les épaules.
« En un sens, ce sont eux nos vrais dirigeants.
— Beh. -> j'adore ce passage ! ça me donne hate d'en connaitre plus sur ton monde, religion et société !
 
- la personne qui applaudit quand Syam se rattrape -> j'adore !
- Par contre le moment ou elle tombe et se rétablit, je l'ai trouvé un petit peu trop détaillé, un peu trop technique... ça rend le truc beaucoup plus dur a comprendre pour les cerveaux fatigués comme le mien
- Comment elle a pu arriver presque en meme temps que Dyne alors qu'il est plus rapide qu'elle, et qu'en plus il a gagné du temps quand elle est tombée au point qu'elle ne le voit même plus ?
- j'ai eu un petit peu de mal a être convaincue par l'intérêt des ados pour les entrepots de papa ? pourquoi Syam leur raconte ça ? pourquoi ça intéresse les garçons ? A partir du moment ou Dyne dit que c'est près de chez lui, ça marche par contre, c'est près de chez lui donc c'est intéressant. Je suis pas trop sure de moi pour cette remarque, c'est juste un ressenti perso que j'ai eu sur le moment.
- C'est quoi l'info-dumping ?
- la remarque qui ne sert a rien : avant je regardais la série supernatural, et quand tu écris "Syam et Dyne" sans faire exprès je lis "Sam et Dean" lol... Dis moi comment se prononce Dyne pour que j'arrête de faire ça !
Voila c'est tout ! j'attends la suite ! 
Rimeko
Posté le 30/04/2019
Oh, ravie de te voir par ici, j'espère que ça te plaira !!
Syam est effectivement une enfant gâtée, tu as raison ;) Elle en a un peu conscience elle-même, ceci dit... Surtout vu que ses amis viennent d'un tout autre milieu, en effet. Je suis contente qu'elle soit sympathique quand même, et que le trio fonctionne bien !
- Je note ^^ Après, Syam a reçu une éducation très complète, donc elle peut avoir tendance à parler "comme un livre", même si elle essaye de parler comme les habitants des quartiers inférieurs (comme ses amis, quoi).
- J'aime les backgrounds :D
- J'avoue que cette personne est totalement random et que je me suis juste fait plaisir lol
- C'est toujours dur à doser les scènes d'action... Je vais voir ce que je peux faire pour rendre ça moins détaillé !
- ... Bonne question ? Peut-être qu'ils n'ont pas pris le même chemin, que du coup Dyne a été ralenti par un incident quelconque... ? Ou qu'il l'a plus ou moins attendue à son insu, aussi. Tu penses que je devrais préciser ?
- Syam est curieuse, et puis elle a envie de prouver son "utilité" à son père, donc c'est pour ça que ça l'intéresse. Après, elle est bavarde, et ils se voient assez souvent pour ne pas avoir beaucoup de nouveautés à se raconter, donc ils la laissent monologuer, surtout qu'elle avait commencé à en parler en expliquant son retard... Et puis le trio adore traîner dans tous les recoins de Galatea à la recherche de quelque chose d'intéressant et d'insolite, donc ça leur fait un but de balade en quelque sorte. Je vais voir si je modifie quelque chose par rapport à ça... (Mais dis toujours tes remarques persos, hein, c'est intéressant de savoir ce que les lecteurs pensent !!)
- L'info-dumping (de "dump", "déverser" en anglais), c'est quand tu fais un gros pâté d'informations par rapport à ton monde et que ça s'intègre mal dans l'histoire / la narration...
- Tu vas rigoler, mais autant Syam c'est totalement un hasard, autant Dyne... Disons que j'ai été une grande fan de Supernatural :P (Donc oui, ça se prononce pareil, je vais pas pouvoir t'aider) Il y a d'autres détails qui recoupent la série d'ailleurs ! (Genre, à chaque fois que je dois inventer des suites de nombre sans importance (comme le numéro de l'entrepôt), je m'arrange pour que ce soit des clins d'oeil (par exemple, la date de naissance de quelqu'un, ou autre chose...), et justement le matricule de Dyne c'est DW2401 - tu reconnaîtras les initiales, et les chiffres c'est sa date de naissance fictive XD)
Merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire, ça me fait super plaisir ! :)
Makara
Posté le 30/04/2019
Coucou Rim-rim :p
Alors je viens de finir ma lecture et j'ai adoré :)
Franchement, il se dégage déjà de ton récit une sacrée ambiance, l'univers est bien posé, bien dosé pour l'instant sans trop de détails (seulement le principal pour le début) !
Les personnages sont directement attachants, en particulier cette casse-cou de Syam (j'aime ce prénom :p)
Jack et Dyne aussi :). Peut-être pourrais-tu les décrire un poil plus et les distinguer un poil plus au niveau du caractère ? On sait que Dyne est largement plus intrépide que Jack mais en terme de vocabulaire, de la manière de parler, on pourrait tout à fait intervertir les deux personnages.
Au niveau du rythme c'est nickel, je me suis pas ennuyée une seule seconde. La scène d'introduction est classe est très bien décrite ! 
Petite question : est-ce que la prétresse à vraiment des ailes ?
La seconde partie est bien menée même si je trouve ça un peu fou que Syam risque sa vie comme ça pour aller voir un entrepôt (dans le sens à sauter partout^^) lol. 
Je me demande qui est l'homme qui l'a regardé...
J'ai pas trop compris le dialogue avec Dyne avec le quelqu'un... ça fait référence à une personne que l'on a rencontrée ? Si oui, je n'ai pas suivi...
Bon en tout cas j'ai envie de lire la suite vu comment cela se termine ! Je parie que c'est les créatures inhumaines qui sont entassées dans cet entrepôt  :p
 
Quelques pinaillages :
Même si ce n'avait pas été son intention, ses paroles la faisaient se sentir encore plus coupable. Je trouve le « si ce n'avait » assez maladroit.
Elle savait leur employé envoyé en courses => employé envoyé ça sonne vraiment trop proche... Domestique ?
La jeune fille le regarde(regarda) pendant quelques secondes, indécise
Une étrange chaleur naquit au creux de son ventre et elle se redressait (se redressa non?)
 Voili voilou maintenant je veux la suite :p
Rimeko
Posté le 30/04/2019
Coucou !
Ravie de te voir aussi vite par ici, et surtout que ça t'ait plu !
Moi aussi j'aime beaucoup ce prénom XD (Petite anecdote : au départ elle venait elle-aussi des quartiers inférieurs, où les prénoms ont tendance à être plus courts, et après je me suis dit qu'il lui fallait un prénom composé - sauf qu'avec "Syam", bah y en a pas. Du coup j'ai improvisé en collant deux prénoms de la même origine (thaïlandais, très exactement) lol)
Je note ce que tu dis pour ses amis ! C'est vrai qu'en plus ce ne serait pas trop compliqué de modifier leur façon de parler, parce qu'effectivement ils ont des caractères bien différents (Dyne est encore plus taré que Syam, tandis que Jack essaie désespéremment d'empêcher ses amis de se faire tuer XD), et puis même niveau milieu social Dyne vient d'encore plus bas que Jack...
Oui, la prêtresse a vraiment des ailes :P J'ai essayé de tourner la phrase de différentes façons pour que ce soit clair, mais... Une idée ?
Syam est très casse-cou, et puis elle a l'habitude donc en fait le risque est plutôt minime. (Genre, quand tu fais des sports un peu "extrêmes" (ou même quand tu prends ta voiture mdr) (surtout si c'est moi au volant), tu risques de mourir plusieurs fois par heures, mais...) Tu penses que ça faisait exagéré, ou... ?
Quant à l'homme, désolée de te décevoir, mais c'était juste une personne random que ça amusait de voir des gens courir sur les toits :P
La discussion avec Dyne fait vaguement un clin d'oeil à un chapitre suivant (où on croise le personnage que Dyne a vu en fait), puis c'était surtout pour introduire le mystérieux Secteur des Usines... Je vais voir si je peux éclaircir ça.
Je ne dirais rien quant à ce pari, mais rendez-vous au chapitre 3 :P
- Pas faux...
- "Domestique" ça fait vraiment condescendant...
- D'où je mets du présent dans un récit au passé moi.
Bah, sauf si j'arrive à t'intéresser pour une BL, tu vas devoir attendre un peu ^^ (J'ai fini le septième chapitre il y a quelques jours, mais comme je n'écris pas très vite je préfère garder de l'avance par rapport à FPA...) Merci énormément pour ta lecture et ton commentaire en tous, ça m'est utile et surtout ça me fait super plaisir <3
ChachaLaBaveuse
Posté le 30/04/2019
Bonsoir Rimeko, je crois que je vais te faire le premier commentaire.
J'ai beaucoup aimé te lire et je trouve le début de ton histoire très rythmée et très intrigante.
Je n'ai pas de certitude sur l'âge de tes personnages mais cela ne m'a pas dérangée.
On se pose plein de questions sur l'organisation de cette société et sur le culte qui y est célébré, ainsi que sur la signification des couleurs des familles, mais on sent que tu sais où tu veux nous emmener et que tu en gardes sous la pédale. Tu peux être sûre que je viendrai lire la suite pour en savoir plus.
j'ai beaucoup aimé la scène de la ballade sur les toits et la sportivité de Syam. Elle est bien tête brûlée quand même!
Sur la cohérence, il me semble que tu dis que tous les citoyens doivent être là pour la cérémonie de nouvelle année, mais justement Syam et Jack se cachent. Pourquoi? Et comment font-ils pour ne pas être portés manquants? Et si tout le monde doit être à la cérémonie, le père de Syam ne devait-il pas aussi y être? Ne se serait-il pas inquiété de l'absence de sa fille dont il a l'air assez proche?
quelques toutes petites coquillettes :
"infructuosité" pour "infractuosité"
"se relevait quasi impossible" pour "se révélait quasi impossible"
"longe lithurgie" pour longue lithurgie
répétition de épais et de culpabilité dans les premiers paragraphes de ta deuxième partie,
"dans le mile" pour "dans le mille"
'qui lui semble" pour qu'il lui semble"
Je reviendrais vite te lire, parce que j'ai vraiment envie d'en savoir plus sur cet univers, pour tes scènes d'action haletantes, et pour l'énergie de Syam et de ses amis.
merci 
Rimeko
Posté le 30/04/2019
Coucou ! Et oui, on dirait bien que tu inaugures cette section de commentaires :P
Je suis contente que tu aies accroché en tous cas ! J'ai effectivement choisi l'arc narratif de Syam parce qu'il est bien dynamique dès le début (j'ai quatre arcs narratifs en tout, pour chacun des personnages mentionnés dans le résumé) ^^
Syam a 16 ans, Jack 17 et Dyne a plutôt la vingtaine. C'est drôle, j'ai presque dû me forcer en relisant à rajouter des descriptions, parce que je connais tellement les personnages que c'est évident pour moi... Je vais p'têt repasser encore une fois pour montrer qu'ils sont vraiment ados, ni jeunes adultes, ni gamins...
Contente aussi que la background soit intriguant ! Par contre, pour les couleurs des Familles, je te dis tout de suite que ça n'a pas vraiment d'incidence dans l'histoire, c'est juste leur symbole ;) (Enfin, ça correspond à la couleur de leur Tour, qui est l'une des neuf couleurs que l'améthyste peut prendre) (et oui y a pas que le violet, j'ai fait des recherches lol) (ça se voit que je suis allée chercher le titre très loin ? XD)
Ouais, Syam a un instinct de survie très... aléatoire, disons. Elle est habituée à courir sur les toits depuis des années, et elle s'est jamais rien cassé, donc elle continue !
En relisant, je me rends compte qu'effectivement j'ai mal précisé ce point-là XD Du coup, je te la fais rapidement là, et j'irais corriger plus tard : il y a un contrôle à l'entrée (ils cochent le nom / le matricule des gens qui entrent, et vérifient qu'ils portent les capelines), du coup Syam et Jack l'ont passé normalement, puis ils se sont éclipsés par un escalier dérobé. Quant au pourquoi, c'est juste que Syam a un goût prononcé pour les bêtises :P Et son père, il a abandonné depuis longtemps l'idée de surveiller ses moindres faits et gestes, et puis la foule est tellement dense qu'elle pourrait être à quelques mètres sans qu'il ne la voie.
... Mais qu'est-ce que c'est que toutes ces coquilletes. Je me suis relue. TROIS FOIS. *va se taper la tête contre un mur* C'est incroyable à quel point on n'arrive pas à relire sa propre histoire...
Hâte de te revoir sur la suite !
ChachaLaBaveuse
Posté le 19/05/2019
bonsoir Rimeko, et merci pour ce chapitre qui me fait une pause fort appréciée dans une longue soirée de boulot!
je commence par les coquillettes :
-tressailler pour tressaillir
-écharpes pour échardes
-"à commencer qu'ils la croient pour commencer" : répétition de commencer
-plein des caisses pour plein de caisses ;
-"il ne verrait probablement son message" : manque le "pas"
Ma seule petite incompréhension du chapitre : tu dis que Syam est torse nu pendant tout l'entretien avec son père ce qui paraît bizarre pour une fille de 16 ans qui doit se douter que la conversation va durer et qu'elle ne va pas être agréable. Ca m'a paru un peu curieux comme réaction.
Sur le fond, j'ai beaucoup aimé le rythme du chapitre et décidément Syam est pleine de ressources. Mais pas indestructible et sa vulnérabilité la rend touchante. Je suis sûre que je vais beaucoup m'attacher à elle.
J'adore l'idée des changelins et j'ai hâte de savoir à qui profite leur trafic et à quoi on les destine.
J'aime l'idée des droits diminués des habitants des quartiers pauvres car on imagine sans mal une bonne petite révolte contre l'ordre établi.
Le personnage du père me paraît bien ambigü mais peut-être que je me trompe. j'ai hâte de voir la suite!
La seule chose sur laquelle j'aurais aimé plus d'explication est la raison pour laquelle Syam ne dit pas la vérité à son père. Elle est allée visiter les entrepots pour pouvoir l'aider et lui apporter des réponses et quand elle en a, elle ne lui dit rien. J'ai senti qu'elle avait peur de ne pas être crue, mais quelle raison aurait-elle d'inventer l'existence des changelins après avoir été arrêtée? Je n'ai pas forcément compris sa réticence.
Bref, continue ce rythme de parution parce que j'ai hâte de lire la suite! On ne s'ennuie pas une seconde et je veux savoir comment Syam va supporter (ou contourner) son enfermement. 
Rimeko
Posté le 19/05/2019
Bonjour, ravie de te voir si vite par ici ! (Tu travailles le dimanche soir ? o.O)
Coquillettes corrigées ! (Ouch, il était pas beau ce "trésailler"... et les "écharpes" m'ont fait rire)
- Alors, pour commencer : est-ce que ça t'aurait paru bizarre si Syam était un garçon ? (En prenant en compte qu'elle n'est pas spécialement pudique, et qu'elle a a toujours fait ça avec ses parents...) Si oui, je vais p'têt changer ce passage XD Sinon, hé bien, ça fait partie des petits passages féministes que je glisse par-ci par-là (en plus Galatea est une société matriarcale, donc les rapports femmes-hommes sont différents, voire inversés) Perso, ça ne me choque pas qu'un.e ado traîne à moitié habillé.e autour de ses parents, vu que c'est un cadre intime, et comme Syam a de petits seins elle n'a pas besoin de mettre de soutien-gorge...
- Contente que Syam te plaise, et que l'histoire des changelins intrigue !
- Héhé, une révolte, noooon, tu crois ? :D
- Ambigu, dans quel sens ? Je ne te dis pas ce qu'il en est, je veux juste voir dans quelle direction tu es partie, histoire de voir si ça correspond à ce que je prévois ou pas du tout XD
- ... C'est vrai que c'est pas forcément très clair woops, et... bah c'est probablement parce que je n'ai pas vraiment de réponse nette à fournir au lecteur. Je dirais qu'elle a envie de garder ça pour elle parce qu'elle aimerait bien investiguer plus par là-dessus par elle-même, qu'elle ne veut pas perdre sa chance de vivre une aventure, et qu'elle craint que son père lui interdise de sortir si elle lui parle d'un truc dangereux (bon, au final, on sait ce qui arrive :P). Est-ce que ça te semble des raisons suffisantes, et qu'il faudrait juste que je les explicite... ?
Le quatrième chapitre arrivera dans une dizaine de jours, mais on va aller voir du côté d'un autre personnage... ;) Merci beaucoup pour ton commentaire en tous cas, ça me touche beaucoup d'avoir des retours aussi vite !!
Yuuna
Posté le 20/05/2019
C'est un très bon premier chapitre, les règles de ce monde sont bien expliquées au départ et on suit facilement Syam dans la découverte de celui ci, je n'aie pas vu de fautes non plus, vraiment du bon travail!
Rimeko
Posté le 20/05/2019
Ravie que ça t'ait plu, et aussi de ne pas t'avoir perdue avec les infos sur l'univers :P (Enfin, sur la ville, vu que ça se déroule plutôt en huis-clos...) Et au plaisir de te revoir sur les autres chapitre, merci beaucoup d'avoir pris le temps de lire et de commenter !
Eresia
Posté le 21/05/2019
Salut Rimeko !
Me voici donc ici, depuis le temps que je voulais te lire. :p 
 Je dois dire que j'aime beaucoup ce premier chapitre. On sent un monde assez "dense", complexe, à travers les quelques mots que tu as posés.  J'avoue tout de même que je n'ai pas compris le passage où tu fais référence à Ayden, enfin, je pense plus ou moins avoir compris où tu voulais en venir (aka qu'elles se connaissent et qu'elle a travaillé pour elle ? ) Mais comme tu peux le voir, je n'en suis pas sûre xD
Autrement, au niveau de la course avec Dyne, j'ai bugué un peu de voir qu'ils étaient arrivés en même temps alors qu'elle était tombée ou presque. Il a fait une pause pipi ? 
En tout cas, je suis curieuse d'en savoir plus, je lis la suite très vite. 
À bientôt ! 
 
Rimeko
Posté le 21/05/2019
Salut ! Ravie de te voir par chez moi ;)
C'est juste qu'Ayden est le personnage qu'on suit dans le chapitre 2, donc je voulais faire un p'tit effet d'annonce, mais ça n'a pas l'air d'avoir super bien marché XD En fait les habitants des beaux-quartiers travaillent souvent pour la Citadelle, au service de différentes Tours, pour des "missions" incluant le plus souvent des recherches, de la rédaction / synthèse, des mises à jours de bases de données... le genre de travail de boulot pas très compliqué, mais important. De fait, Syam a déjà travaillé pour la Tour Jaune (celle d'Ayden), l'a donc déjà rencontrée, et ça s'arrête là :P
On m'avait déjà fait la remarque, et j'avais essayé d'y remédier en ajoutant cette réplique (de Dyne) : "— Ça m’va... Mais sans cet… échafaudage, haleta-t-il, j’aurai gagné", pour expliquer qu'il ait été retardé, mais je pense que je vais finalement faire arriver Syam en retard, ça sera plus simple XD (Et l'hypothèse de la pause pipi me fait beaucoup rire)<br />
Merci pour ton passage en tous cas, ça m'a fait super plaisir !!
Rachael
Posté le 02/06/2019
Coucou Rimeko, me voilà par ici !
Bon, alors je peux te rassurer, pas d’info dumping trop lourd ici. Je trouve que tu en dis juste assez pour piquer la curiosité, sans alourdir trop non plus. Les noms des familles et ce qu’elles font, ce sera à redire si besoin plus tard, parce qu’on ne va pas se souvenir de tout, mais c’est néanmoins utile ici pour qu’on comprenne cette segmentation sociale qui a l’air complexe et très hiérarchique.
Les persos sont sympas. Syam joue avec les règles avec ce côté enfant gâté et en même temps gamine badass. On voit qu’elle est très casse-cou, avec ce côté « je suis invincible » qu’ont certains gamins jusqu’à un certain âge… Jack est plus posé, plus travailleur aussi on dirait. Quand à Dyne, il a l’air encore plus risquetout que Syam. Un peu plus de descriptif de Dyne ne m’aurait pas déplu.
Contrairement à d’autres, l’intérêt pour l’entrepôt ne m’a pas choqué plus que ça. Peut-être faut-il que tu insistes plus sur le fait qu’ils sont dans le jeu, se fixent des défis idiots comme des gamins, aiment transgresser toutes les règles pour le plaisir, mais moi, c’est comme ça que je l’ai pris.
Bref, jusqu’ici, c’est sympa, on sent que tu as encore bien des choses à nous dévoiler petit à petit, avec cet ordre social étrange, ces non-humains que tu évoques, et puis ces cages à la fin du chapitre… Bon début, qui intrigue et donne envie de poursuivre. Pas de soucis avec le rythme, ça ne traine pas, mais on n’est pas bousculé non plus.  
Détails
Bon d’abord, rabâcher les oreilles, ça le fait pas… on rabâche, ou on rebat les oreilles à quelqu’un…
Galeton : qu’est-ce que c’est ?
Elle s’approcha un peu, tandis que l’épais tapis émeraude étouffait le bruit de ses pas : le « tandis que » me parait peu approprié ici.
J’ai eu un peu de mal à suivre l’enchaînement des actions dans le passage qui commence par « Ses doigts s’agrippèrent in extremis au rebord. »
Alors ça te pose pas de problèmes que j’en chippe : chipe ?
Rimeko
Posté le 02/06/2019
Coucou ! Ravie de te croiser à nouveau par chez moi ;)
Bon, ça me rassure ce que tu dis sur l'info-dumping ! Et oui, je sais que le lecteur ne se souvient pas déjà du nom des familles, je dois bien avouer que j'ai encore besoin de mon anti-sèche pour certaines XD Déjà, s'il a retenu celui des Losgaidh (les dirigeants), c'est déjà bien !
Je suis contente que tu dises ça à propos de Syam, parce que c'est exactement comme ça que je la vois ^^ Et oui, effectivement son côté "casse-cou" est très lié à sa jeunesse et à l'idée que la mort n'existe pas quand on a cet âge. Et oui, Jack est plus calme, ça fait un contraste comme ça (même s'il se retrouve un peu malgré lui à suivre son amie dans toutes ses bêtises). Quant à Dyne, il est effectivement encore plus taré que Syam x) Quand tu parles de descriptif, cependant, tu penses physique, mental... ??
J'ai déjà un peu corrigé le passage de l'entrepôt, donc c'est peut-être pour ça ;) Et oui, je pense que je vais repasser une couche dans ce sens...
- ... oups, si je fais une faute dès la note d'introduction, alors XD
- C'est un mot breton désignant une crêpe. C'était pour avoir une expression qui ressemble à la nôtre ("finir en crêpe") mais qui ait quand même l'air d'avoir évolué avec le temps... (Parce que oui, Galatea est censée être dans un futur fantasmé de notre Terre.)
- Le fameux passage que j'ai déjà corrigé trois fois lol, j'ai du mal à trouver l'équilibre entre pas assez et trop de description "technique".
Merci de ton passage et de ton commentaire en tous cas, j'ai hâte de te retrouver sur la suite <3
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