Souvenirs de la mer

Par Lyrou
Notes de l’auteur : Petite ode à cette côte bretonne des souvenirs d'enfance

 

 

SOUVENIRS DE LA MER

 

Des plages étendues aux rochers imposants,

des hautes falaises tombant dans la mer agitée

aux longs et sinueux étroits chemins côtiers,

des coquillages collectionnés à ceux de Compostelle,

des grandes cathédrales aux petites chapelles,

des vieux pavés des villes aux villages dormants,

des dentelles des robes à celles des galettes,

des lumières du couchant brillant dans l’océan

à celles des lointains phares qui surveillaient la côte,

il y a bien peu de mots, finalement, pour décrire l’enfance,

seulement des impressions, des images, des souvenirs,

des moments de vécu sur ces plages de galets,

des odeurs, des sons... Que vont-ils devenir,

quand la mémoire les jette comme de vulgaires déchets ?

On en crée de nouveaux sans doute,

pour combler une nostalgie vaine,

l’on forme des mémoires avec celles dissoutes,

plantant dans ses souvenirs toutes sortes d’autres graines.

Mais il reste cet arrière-goût de manque

de toutes ces choses que l’on ne sait se remémorer.

On s’enferme dans une conception erronée

de ce qui fut et ne sera jamais

de l’idée que l’on se fait de ce qui fut,

et qui sans doute n’a en fait jamais été.

Les falaises seront toujours là et la mer à leurs pieds,

des pans sont tombés avec l’érosion,

mais elles ont grandi là et ne bougeront pas.

Peu importe ces roches délivrées à la mer,

peu importe ces plantes rendues à notre terre,

peu importe leur disparition ;

quand d’autres chemins naissent et que les plages grandissent,

quand l’horizon s’éloigne et se rapproche pourtant.

Pourquoi toujours chercher à combler tous ces vides,

toutes ces impressions d’un révolu passé

qui résoudraient les maux de souvenirs manqués

quand un peu d’air donne tant de liberté

et tant de place aussi pour tant de nouvelles vies.

 

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Vous lisez