Soupirs d'un amour perdu

Par Luna

Debout sur la falaise, le vent lui battant dans le dos, elle regarde.

De gigantesques vagues s'écrasent contre les rochers. La mer écumante se retire, puis repart à l'assaut. Les parfums du large lui parviennent dans un tourbillon intense de sensations. Le soleil se couche à l'horizon teintée de rouge. Là-bas, au large, elle le voit. Les hautes voiles se dirigent vers la côte, la coque vire vers les falaises.

Elle s'accroupit. Sous ses mains froides, l'herbe humide est douce et apaisante au toucher. Une rafale de vent lui emmêle soudain ses cheveux d'or.

Elle se relève. Il est là. Enfin. L'immense navire aux voiles blanches lui annonce ce qu'elle brûlait de savoir. Une larme roule sur sa joue. Puis, un ultime regard.

Elle part. Le vent la porte déjà. Derrière elle, il fait déjà sombre. Et les étoiles brillent au cœur de la nuit. La lune disparaît derrière un nuage. Une brume légère. L'astre revient doucement. Les voiles blanches se sont évanouies. Et, au loin, le vent du large chante les derniers soupirs d'un amour perdu.

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Fannie
Posté le 18/01/2020
Au début, on avait un coucher de soleil paisible, cette fois, il est accompagné d’une mer agitée. C’est mystérieux. À peine le bateau est-il arrivé qu’il s’en va déjà. Comme le vent, les vagues, le bateau, il y a quelque chose d’insaisissable dans ce poème. C’est nostalgique, on s’y complaît.
On se délecte de ces jolis petits textes
Deux petites choses :
— Le soleil se couche à l'horizon teintée de rouge [teinté]
— Puis, un ultime regard [Je ne comprends pas bien la virgule après « Puis »]
tiyphe
Posté le 23/10/2019
Coucou !
Tu as une façon d'écrire sur la mer qui est vraiment très agréable ! J'imagine tous ces mouvements des vagues et je suis bercée par tes mots, bravo !
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