Soleil

Soleil, tu déclines sur le jour,

Sur tes joues de satin

Se lève le grand ciel bleu

Et le bonheur en sillage

S’allume dans tous les yeux.

 

À partir de ce jour certain,

J’ai ressenti ce que c’est le bonheur,

J’avais oublié à force

De le décrire

Ce que c’était

De le ressentir.

 

Laisse tes bagages dans un train

Et viens vivre un coup ton destin

Trinque, verse tes dernières larmes de chagrin.

 

J’avais oublié que la tristesse

Était devenu mon manteau

Un ciel gris et pâlot

Pour m’habiller les paupières closes

Une boule à neige d’autres maux

Comme on en trouve dans les pharmacies

Des cachets qui soulagent l’instant

Mais qui te laisse au patinage du sur-place

 

Soleil, je t’ai vu un jour

Comme on ne voit pas le soleil

Chaque lundi

Tu t’es invité et l’étincelle a surgi

Rien que pour ce ciel incandescent

Je profiterai de tes grisailles

Car je sais que sous les nuages

Le ciel n’a pas perdu sa couleur,

Je sais que si mon cœur

N’est plus si joyeux

Il continue de battre

Et que sous la palme de ses battements

Il n’a pas oublié ton regard bleu.

 

Aujourd’hui, soleil, j’ai décidé d’être heureuse

Avec tes tempêtes et tes grandes houles creuses

 

J’ai cru que le changement était impossible

Le bonheur inaccessible

Et trophée sociétal

 

Mais on écrit dans le sable ce que la mer efface.

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