Sixtine

Notes de l’auteur : Il y a des helvétismes dans le texte. En Suisse le baccalauréat s'appelle la maturité.

« Tu vas faire quoi ? » s’exclama Zipporah. Damaris, « la petite dernière», une magnifique coquette dans sa quarantaine, la regardait avec des yeux ronds par-dessus sa tasse et les joues gonflées de thé. Elle finit par avaler. « Mais maman », dit-elle en faisant un geste élégant de ses longues mains aux ongles vernissé de mauve, « tu n’es pas un peu vieille pour ça ? Je veux dire, il faut obtenir la maturité et puis ensuite c’est des années d’études ! Et tu vas en faire quoi de ton diplôme ? »

« Je sais bien que je suis vieille figure-toi ! Mais je ne suis pas morte!" s’agaça Sixtine, elle s’y attendait à ces arguments-là. Ça la décevait qu'elles ne la surprennent pas. « Ce n’est pas pour chercher un emploi que je veux étudier, c’est pour m’instruire ! »

« Mais… tu ne veux pas juste être auditrice ? Ou je ne sais pas moi, lire des livres ? Pourquoi veux-tu absolument obtenir un diplôme ? »

« Pour mourir diplômée ! Voilà pourquoi ! »

« Oh, maman », se choqua Damaris. Zipporah rit.

« C’est une lubie » dit-elle.

« Quoi une lubie ? »

« Oui, tu fais une lubie. Ca va te passer. »

« Merci pour le soutien. Mais je fais ce que je veux. J’ai passé toute ma vie à m’occuper des autres. Votre père et moi avons trimé pour que vous fassiez des études … »

« Et c’est reparti… » murmura Damaris dans sa tasse.

« Et un peu qu’on a trimé pour vous les payer vos études ! Mais on y tenait, à vous donner toutes les chances. Nous, on l’a pas eue cette chance. Quand j’étais pas aux champs, je m’occupais de mes frères et sœurs moi ! J’aurais bien voulu y aller un peu à l’école. Mais le père il nous voulait dans les champs ! »

« Maman… »

« En plus c’est papa qui trimait, toi t’es restée à la maison… »

« Quoi ! Comment ? Et tu crois que c’est pas un vrai travail, ça, élever cinq enfants et en faire de bons adultes ? Et je tenais la conciergerie ! »

« Oui, maman. On s’en souvient de la conciergerie, on la tenait avec toi. »

«Pour sûr, je n'allais pas vous laisser fainéanter ! Ce n'est pas comme ça qu’on réussit dans la vie. Qu’est-ce que je disais…. Ah oui, on savait que vous l’auriez, la chance de faire des études. On a tout fait pour. Et maintenant. Et bien maintenant j’ai le temps. Je n’ai plus qu’à m’occuper de moi. Alors je vais le passer mon diplôme. Je serai thé-o-lo-gienne ! »

« Faut dire que la bible, tu l’as connais par cœur », commenta Damaris en croquant dans un biscuit au gingembre.

« On la connaît jamais assez, la Bible. Elle a toujours quelque chose de nouveau à dire. Je veux me donner les moyens de mieux comprendre, c’est tout. »

« Pour ça, c’est suffisant d’être auditrice maman. Tu devrais au moins essayer. »

« Tu n’écoute pas ce que je dis ? Je veux mourir… »

« … diplômée, oui, d’accord. J’avais compris. »

Pourquoi fallait-il toujours discuter de tout en famille ? Mais les conseils de famille, c’était une idée d’elle au départ. Pas vraiment une idée en fait. Il lui semblait naturel qu’en cas de crise la famille se réunisse et discute du problème. Même si le problème était d’ordre privé. Surtout si le problème était d’ordre privé. Ils s’étaient réunis pour discuter du premier petit ami de Zippi. Et du deuxième. Et de sa grossesse hors mariage. Et du choix d’études d’Eliah quand il avait annoncé vouloir être artiste (état d’urgence). Du mariage de Zippi (tandis que Constance lâchait ses études sans en rien dire à personne et, sur sa lancée, se mariait discrètement). Du divorce de Constance (qui abandonna la discrétion pour le coup). Ils avaient tenté une réunion pour le mariage de Siméon avec une diplomate suédoise mais il les avait envoyés paître et était parti vivre en Suède. Puis du choix de scolarité de Zippi pour ses enfants (une école anthroposophe, où allait-elle les chercher ?). Puis du divorce de Zippi dont ils avaient ensuite laissé tomber la vie privée pour celle de Damaris qui occupa plusieurs réunions familiales. Damaris était lesbienne et vivait depuis deux décennies une relation plus stable et durable que n’avait jamais réussi Zippi, avec une informaticienne irlandaise piquante et drôle qui créait des jeux vidéo en collaboration avec Eliah (graphiste). Sixtine avait même fini par l’apprécier (à défaut de la comprendre) et se contentait aujourd’hui de hausser les épaules face aux incontrôlables bouleversements des temps.

Et maintenant, ils se réunissaient pour décréter qu’elle était trop gâteuse pour faire des études, eux, les inconventionnels, se comportaient comme les plus parfaits réactionnaires. Effet boomerang. Un coup de Zippi, c’était sûr. Même les petits-enfants étaient là. Par curiosité. Eux qui étaient toujours occupés ailleurs lors des repas du dimanche.

Ils manquèrent terriblement d’imagination, réchauffant les usuels arguments falots que ses filles lui avaient déjà servi : trop vieille, à quoi ça sert ? Sois raisonnable, fais un truc créatif (de la poterie), faudrait encore obtenir ta matu, t'es vraiment prête à affronter le gymnase du soir? blablaablaaa… Quoique l'argument du gymnase du soir était pertinent. Elle y pensait sans arrêt avec appréhension. Premier obstacle à surmonter. Elle chaussait mentalement ses souliers à crampons.

« Et pourquoi elle ne ferait pas ce qu’elle veut grand-mère ? » finit par dire Simon, un grand diable de 18 ans bâti comme un titan ce qui lui laissait beaucoup de place dans la poitrine pour un cœur gros comme ça. Son petit-fils préféré. « C’est vrai quoi, à son âge, elle va pas se laisser emmerder ! Elle n'a que du temps devant elle, qu’elle le remplisse comme elle veut. Moi je trouve ça chouette justement qu’elle se mette aux études. Si c’est ce qu’elle a toujours voulu. »

« Simon a raison », approuva sa grande sœur, Hermione, « y’en a parfois dans les journaux, des retraités, et pas des tout jeunes, qui passent leur diplôme. Moi je trouve ça génial. Vas-y mémé ! »

Constance, la bouche pleine de poulet, acquiesça. Elle n’avait pas dit grand-chose, prise de son habituelle fringale mais avait plusieurs fois levé les yeux au ciel face aux arguments de ses sœurs. Eliah arborait un air perplexe.

« Et si…. » commença-t-il.

« Et si tu tombes, tu perds la boule, tu fais une crise cardiaque… » coupa Simon en riant.

« Est prise d’incontinence…. » continua Hermione.

« Oh… » protesta Sixtine en faisant mine d'envoyer une claque du revers de la main à sa petite-fille.

« Non pas que ça n’arrive pas aux plus jeunes… » continua Simon.

« J’allais dire : et si tu n’arrives pas à suivre ? Regarde Constance, elle a décroché après une année à peine. »

Constance lui jeta un regard furieux et articula silencieusement une phrase que Sixtine préféra ignorer.

« Je suppose que la règle est la même pour tout le monde » dit Juliette en posant un plat de poisson sur la table. Juliette n’avait encore rien dit, occupée à la cuisine. L’aînée de Zippi s’était vue attribuer le rôle de centre de rencontre familial pour les repas dominicaux et les réunions de crise sans vraiment avoir eu son mot à dire. Ça s’était fait tout naturellement. Elle habitait une jolie villa en banlieue, cuisinait à merveille et aimait recevoir. Enfin, jusque là car elle commençait à trouver injuste que ce soit toujours elle qui se coltine les courses, les frais et la cuisine. Bon d’accord, ils apportaient à becqueter aussi. Des cakes, biscuits et autres. Des desserts surtout, ou des bouteilles. Qui lui restaient sur les bras ensuite. Et on l’aidait un peu (elle avait enfin réussi à virer Zippi de la cuisine). De l’autre côté, certains finissaient leur assiette avant même qu’elle eut le temps de s’installer pour manger. Souvent, elle attendait que la famille soit enfin partie pour s’installer tranquillement avec ses deux enfants et « profiter » enfin du repas tandis que son mari reconduisait sa grand-mère chez elle. Elle servit le poisson et s’installa à table.

« Franchement, que ce soit à 20 ou 80 ans, ça ne fait pas grande différence », continua-t-elle. « Les défis sont tout aussi nombreux. Moi je devais travailler à côté des études et je n’avais pas beaucoup de temps pour étudier. Y’en a d’autres qui faisaient la fête toute la semaine. Mamie, elle, pourra consacrer tout son temps à l’étude et elle aura l’expérience d’une vie pour étoffer les discussions. »

« Mais elle va se retrouver complètement décalée avec les autres élèves ! » protesta Eliah.

« Elle est noire dans un pays de blancs ! Elle a été décalée toute sa vie » dit une larmoyante Constance entre deux bouchées de poisson pimenté. Damaris, qui en savait quelque chose, hocha plusieurs fois la tête et posa la main sur celle de Deidre qui suivait en silence la conversation de ses yeux verts pétillants, amusée.

« Ça ! Elle a toujours su remettre à leur place ceux qui font des commentaires déplacés » assura Zippi.

« Et pourquoi il y aurait des commentaires déplacés ? Personne ne la remarquera, oui ! » dit Hermione qui elle-même terminait son master en sciences de la terre. De son côté Juliette s’était mise à parler d’un article qu’elle avait vu elle ne savait plus ou ni quand sur un nonagénaire qui montait toujours à cheval (elle ne savait plus où non plus et situait la chose en Asie).

« Et la mémoire ? » lança Eliah. Le silence se fit.

« Quoi la mémoire ? »

« A ton âge grand-mère, tu n’as pas peur de… euh… moins retenir ? »

« Grand-mère connaît la Bible comme sa poche ! Et elle peut réciter les dialogues les plus romantiques de ses films préférés ! Elle a plus de mémoire que toi » protesta Hermione.

Morose, Sixtine ne suivait plus. La mémoire. Elle la sentait faiblir ou plutôt changer de consistance. Moins fidèle aux choses de la vie, sa mémoire devenait de plus en plus sélective, comme des spots de lumière mobiles éclairant des morceaux de cette longue toile surchargée qu’est la mémoire à la fin d’une vie. Tout ce qu’elle espérait, c’est que la lumière ne faiblisse pas.

C’est bien, se dit-elle, je n’ai pas besoin de me défendre, on le fait pour moi (et pourquoi se serait-elle défendue ? Elle n’avait pas à se justifier !) Le débat se faisait sans elle. Si elle s’était éclipsée sur la pointe des pieds, ils n’auraient même pas remarqué. Elle hésitait à le faire d’ailleurs, mais il y avait le dessert. Sixtine ne ratait jamais un dessert.

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Fannie
Posté le 22/04/2020
Franchement, qu’est-ce qu’elle risque, à part d’avoir dépensé de l’argent, du temps et de l’énergie pour rien si elle ne persévère pas ? Que les gens se moquent d’elle ? Se laisserait-elle démonter si ça arrivait ? Il me semble que les autres étudiants seraient plutôt épatés de voir une femme de cet âge parmi les élèves. En général, les jeunes accueillent bien les seniors dynamiques.
C’est un style, ces familles qui réunissent ces « conseils » pour décider de la vie des autres. Je n’aimerais pas en faire partie. Surtout avec des enfants qui s’imaginent que mère au foyer n’est pas un travail. Ma mère n’a élevé « que » trois enfants, et même quand j’étais fâchée contre elle, je n’aurais jamais eu l’idée de dire qu’elle se la coulait douce. Heureusement que ses petits-enfants la soutiennent !
Sixtine a l’impression que sa mémoire faiblit, mais si elle est vraiment motivée, ça ira quand même : l’aspect psychologique et affectif joue un rôle important dans la mémorisation. Espérons que dans le programme de matu, il n’y aura pas trop de choses qui ne lui plairont pas.
Le dialogue coule tout naturellement. Bravo ! Parce que ce n’est pas facile d’écrire une discussion de groupe — je veux dire de plus de trois personnages.
Coquilles et remarques :
— aux ongles vernissé de mauve [vernissés]
— il faut obtenir la maturité et puis ensuite c’est des années d’études ! [« puis ensuite » est un pléonasme ; je dirais « et ensuite » ou « et puis après »]
— « Je sais bien que je suis vieille figure-toi ! Mais je ne suis pas morte!" [Virgule avant « figure-toi » / Les guillemets sont asymétriques.]
— « Oh, maman », se choqua Damaris. Zipporah rit. « C’est une lubie » dit-elle. [À mon avis « se choqua » ne passe pas ; je propose « s’indigna » ou « s’offusqua ». / Virgule avant « dit-elle ». / Je trouve que la phrase « Zipporah rit. » devrait se trouver à la ligne suivante.]
— « Quoi une lubie ? » [Virgule après « Quoi ».]
— « Oui, tu fais une lubie. Ca va te passer. » [Ça]
— « Et un peu qu’on a trimé pour vous les payer vos études ! [Virgule avant « vos études ».]
— Nous, on l’a pas eue cette chance. [J’enlèverais la virgule après « Nous » et j’en mettrais une avant « cette chance ».]
— Quand j’étais pas aux champs, je m’occupais de mes frères et sœurs moi ! [Virgule avant « moi ».]
— Mais le père il nous voulait dans les champs ! » [Virgule après « le père ».]
— Et maintenant. Et bien maintenant j’ai le temps. [Eh bien / Je mettrais des points de suspension après « Et maintenant ».]
— Alors je vais le passer mon diplôme. [Virgule avant « mon diplôme ».]
— « Faut dire que la bible, tu l’as connais par cœur » [la Bible / tu la connais]
— « Pour ça, c’est suffisant d’être auditrice maman. [Virgule avant « maman ».]
— « Tu n’écoute pas ce que je dis ? Je veux mourir… » [Tu n’écoutes]
— Mais les conseils de famille, c’était une idée d’elle au départ. Pas vraiment une idée en fait. [Virgule avant au « départ » et avant « en fait ».]
Il lui semblait naturel qu’en cas de crise la famille se réunisse et discute du problème. [Virgule après « crise ».]
— tandis que Constance lâchait ses études sans en rien dire à personne et [sans rien en dire]
— pour le mariage de Siméon avec une diplomate suédoise mais il les avait envoyés paître [Virgule avant « mais ».]
— et vivait depuis deux décennies une relation plus stable et durable que n’avait jamais réussi Zippi [que n’en avait jamais réussi]
— eux, les inconventionnels, [les non-conventionnels ; « inconventionnel » ne se trouve dans aucun dictionnaire, semble-t-il (hormis le Wiktionnaire, qui n’est pas vraiment une référence).]
— réchauffant les usuels arguments falots que ses filles lui avaient déjà servi [servis]
— « Et pourquoi elle ne ferait pas ce qu’elle veut grand-mère ? » [Virgule avant « grand-mère ».]
— un grand diable de 18 ans bâti comme un titan ce qui lui laissait beaucoup de place [dix-huit ans / virgule avant « ce qui »]
— C’est vrai quoi, à son âge, elle va pas se laisser emmerder ! [Virgule avant « quoi ».]
— y’en a parfois dans les journaux, des retraités [y en a ; il ne faut pas mettre d’apostrophe]
— Moi je trouve ça génial. Vas-y mémé ! » [Virgule avant « mémé ».]
— « Est prise d’incontinence…. » continua Hermione. [« Es prise » (sous-entendu « si tu ») ou « Et prise » ?]
— Enfin, jusque là car elle commençait à trouver injuste [jusque-là]
— avant même qu’elle eut le temps de s’installer pour manger [qu’elle ait eu ; « qu’elle eût » (subjonctif imparfait, avec un circonflexe), détonne dans le style ambiant]
— que ce soit à 20 ou 80 ans, ça ne fait pas grande différence » [vingt ou quatre-vingts ans]
— Y’en a d’autres qui faisaient la fête toute la semaine. [Y en a ; l’apostrophe est fautive.]
— d’un article qu’elle avait vu elle ne savait plus ou ni quand [où]
— « Quoi la mémoire ? » [Virgule après « quoi ».]
— « A ton âge grand-mère, tu n’as pas peur de… euh… moins retenir ? » [À / Virgule avant « grand-mère ».]
— Elle hésitait à le faire d’ailleurs, mais il y avait le dessert. [Virgule avant « d’ailleurs ».]
Elle le paie cher, le dessert, en supportant toutes ces remarques !  ;-)
MbuTseTsefly
Posté le 23/04/2020
Merci pour ta lecture Fannie, oui, moi de telles familles qui discutent de tout en conseil ça m'oppresserait, j'en ai connus et les personnes qui y étaient liées supportaient mal. Mais après tout, Sixtine elle-même a organisé ce genre de réunion pour ses enfants, c'est un peu l'effet boomerang qu'elle en soi maintenant le sujet :-) Non, je ne me venge pas, rien à venger. A l'université j'ai eu seulement deux fois des seniors dans la classe, en auditeurs. On ne les aurait pas plus remarqué s'ils en s'étaient montrés sur la défensives. J'ai fait une recherche sur les études pour les seniors et découvert que c'est pas mal cloisonné, peut-être pour être plus à l'aise, je ne sais pas. Perso j'apprends le violon dans une école de musique où on prend volontiers les apprenants adultes (moi) mais basiquement à chaque concert je me demande vraiment ce que je fais là, au milieu de tous ces gamins et de leurs parents - c'est pas exactement la même chose mais je comprends les craintes, le décalage.
Encore merci pour les corrections, je m'y mets dès que j'ai le temps (suis à fond dans les rapports de fin d'année pour l'école, là)
PetraOstach - Charlie O'Pitt
Posté le 05/02/2020
Superbe chapitre sur Sixtine !
Les dialogues sont très réalistes je trouve, notamment sur les inquiétudes qu'une famille peut formuler vis à vis de ce type d'annonce.
Ca n'en est que plus touchant et inspirant pour le lecteur car on peut s'y rapporter, même si on n'a pas l'âge de Sixtine :D

Petite coquille il me semble au début : "aux ongles vernisséS"

"Simon, un grand diable de 18 ans bâti comme un titan ce qui lui laissait beaucoup de place dans la poitrine pour un cœur gros comme ça."
N'aurais-tu pas un objet de comparaison pour la taille du coeur de Simon ? Sans les gestes d'une personne en face de soi l'expression par écrit d' "un coeur gros comme ça" laisse un peu dans le vague.
MbuTseTsefly
Posté le 05/02/2020
Merci pour ton commentaire, je suis contente que le chapitre te plaise, j'ai de la peine avec les dialogues, j'ai toujours l'impression de les faire trop artificiels. Pour le coeur je vais voir, un coeur grand comme ça est en fait une expression mais c'est vrai que le geste manque.
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