Shao

Par Rimeko
Notes de l’auteur : Cette idée grattait à la porte depuis un moment déjà, j'ai voulu lui donner sa chance, parce que tout ce qui ressemble de près ou de loin à un cliché me donne envie d'écrire le contre-pied :D
 

À l’instant où Shao se réveilla, il comprit que quelque chose clochait.

Il n’avait même pas encore ouvert les yeux, pourtant les bruits, les odeurs, tout cela lui paraissait étranger. Un grondement s’éleva, à l’extérieur, puis décrut progressivement, vite remplacé par un autre. Le jeune homme tendit l’oreille, guettant la respiration tranquille de Ndeye et les discrets ronflements d’Esteban, en vain. Ils manquaient à l’appel, tout comme la rumeur de la ville-haute, étouffée par les épais murs de l’Arcane, et le chant des pilpils qui affectionnaient particulièrement les vergers nichés au cœur du sanctuaire.

Luttant pour s’extirper des brumes du sommeil, il remua dans son lit, se recroquevilla plutôt. Il avait froid. L’étrangeté de ce constat lui fit froncer les sourcils – ce n’était pas une sensation qu’il avait connue depuis bien longtemps, depuis qu’il avait reçu l’Étincelle en fait, et…

L’Étincelle.

Shao ne la percevait plus.

La panique lui fit brusquement ouvrir les yeux. Depuis sa position, couché sur le côté, il avait vu sur le papier-peint beige qui recouvrait le mur. Il faisait jour. La boule au ventre, il roula sur le dos. Là-haut, au plafond, une ampoule vacillait au bout de son fil, attendant désespérément l’abat-jour qu’on lui avait promis plusieurs mois auparavant et dont on repoussait toujours l’acquisition.

Il ne lui en fallut pas plus pour acquérir la douloureuse certitude qu’il ne se trouvait pas dans le bon monde.

Le jeune homme jeta un coup d’œil sur le côté, surpris de découvrir que tout lui était encore étrangement familier. Il se trouvait dans sa chambre, sa chambre d’avant, celle qu’il n’aurait jamais pensé revoir.  Les souvenirs de Mney’Sa – « Terre-mère », dans la langue de ses habitants – envahirent son esprit avec la force d’une tywod, ces redoutables tempêtes de sable qu’il avait dû affronter, à deux reprises, avec ses compagnons de route, et-

Il se sentit brusquement nauséeux.

Cette chambre, au deuxième étage de ce qu’il se rappelait être une large bâtisse enchâssée dans un petit coin de verdure, il l’avait quittée des mois, peut-être même des années, auparavant, de manière aussi brutale et incompréhensible qu’il s’y retrouvait désormais. Il s’y était endormi, le vingt-huit octobre, et avait rouvert les yeux dans un autre monde, le troisième jour de la Nouvelle Lune. Exactement comme dans ces romans de fantasy dont il avait été friand. Son… aventure avait suivi les clichés du genre, et maintenant il allait pouvoir retrouver ses parents – ils les entendaient en bas – et sa petite sœur, retourner en cours, reprendre sa vie, fort de cette expérience hors du commun.

Il n’en avait aucune envie.

Une bouffée de colère le poussa à s’extirper des couvertures et à s’asseoir sur le bord du lit, retenant un frisson alors que ses pieds entraient en contact avec le sol. Tout son corps lui paraissait ankylosé, rigide, réticent à l’idée même de se mouvoir, alors que la semaine précédente il supportait sans broncher une journée de voyage à dos d’estrys ou même à pied. Par contre, la douleur lancinante dans sa jambe gauche manquait à l’appel. Le jeune homme retroussa son pyjama et constata sans étonnement l’absence de la cicatrice qui sillonnait son mollet, souvenir d’une seconde d’inattention dans les ruines d’Adeylon. Poussé par une brusque impulsion, il se déshabilla, ignorant le froid qui mordait sa peau désormais nue, et se tourna pour faire face à son miroir.

Il ne reconnaissait plus la personne qui lui faisait face.

Certes, il s’agissait bien de ses yeux bridés, de ses cheveux lisses, de son visage aux traits fins. Cependant ses mèches noires étaient coupées très court, alors qu’il les avait rassemblées en catogan la veille, ses épaules chétives, sa musculature inexistante, tout comme les quelques cicatrices qu’il avait récoltées sur Mney’Sa et, plus grave à ses yeux, les exotiques tatouages, couleur de bois brûlé, qui auraient dû étendre leurs volutes autour de ses avant-bras. Ils témoignaient de sa réussite au test, symbolisaient la magie de feu que l’Étincelle lui avait accordée.

Le jeune homme se remémorait parfaitement ce jour-là. Loanne avait été la première à pénétrer dans l'Arcane de Tân, en raison de sa chevelure couleur de feu – et quand l'officiant avait appelé un autre candidat, Shao s'était entendu répondre qu'il y allait. Une petite voix dans sa tête l'avait poussé à se lever, à s'avancer, la même petite voix qui avait été soulagée de découvrir que la jeune Terrienne avait échoué. Il avait préféré penser que c'était l’Étincelle qui l'appelait, et non pas son ego qui s'exprimait.

En revanche, il ne se souvenait plus de ce qui s’était déroulé au cœur de l’Arcane de Tân, seulement du moment où il en avait émergé, l’air désorienté, baissant les yeux sur les tatouages ornant désormais ses avant-bras. Murmures de surprise, d’admiration, peut-être un peu de défiance aussi. Les expressions de ses camarades, indéchiffrables. Une douce chaleur irradiait des dessins sur sa peau, devenant brûlure lorsqu’il utilisait trop longtemps cette nouvelle magie.

Shao n’aurait pas imaginé que cette chaleur lui manquerait à ce point. Il savait qu’il ne faisait pas si froid dans sa chambre, et pourtant il tremblait. Il n’avait jamais réalisé à quel point l’Étincelle était devenue une part de lui-même au cours de ces longs mois sur Mney’Sa.

Par désœuvrement, le jeune homme se dirigea vers son ordinateur, remua la souris. Un ronronnement s’éleva de la machine alors qu’elle s’allumait. Il entra le mot de passe – étonné lui-même de s’en souvenir – et, pendant qu’il s’allumait, s’empara des habits qui traînaient sur sa chaise de bureau. Ainsi, le froid était un peu plus supportable.

Vingt-neuf octobre.

Cette indication, dans le coin en bas à droite de l’écran, lui fit l’effet d’un coup en pleine poitrine. Il cligna des yeux, la relut, une fois, deux, vérifia l’année. Pas de doute possible. Il recula, heurta sa chaise, se retint à son dossier.

C’était comme si rien ne s’était passé, comme s’il avait… rêvé ?

 « Shao ! »

Il sursauta et la souris lui échappa des mains.

« Si tu es réveillé, viens déjeuner, on ne t’attendra pas ! »

Le jeune homme mit quelques secondes avant de reconnaître la voix de sa mère. Un frisson lui parcourut le corps.

« Je n'ai pas faim.

- Quoi ? J'entends pas !

- Je n'ai pas faim, répéta-t-il un peu plus fort en bataillant contre sa gorge nouée. »

Il saisit des bribes de reproches en provenance de la cuisine, cependant sa mère n'insista pas. Le soulagement qui l'envahit alors avait un vague goût de culpabilité. Il n'aurait jamais cru lui parler à nouveau – mais le pire, ce qu'il ne voulait pas admettre, c'était qu'elle ne lui avait pas manquée autant qu'elle aurait dû.

Il y avait, à la réflexion, beaucoup de choses dans ce monde qu’il ne voulait pas admettre.

Shao laissa son regard s’égarer sur les quelques clichés épinglés au-dessus de son bureau – très peu, à la vérité, à peine une dizaine, et il ne figurait pas sur la plupart. Une photo d’identité de son père, la seule trace qu’il gardait du visage de son géniteur depuis que celui-ci s’était évanoui de sa vie et de ses souvenirs. Deux du remariage de sa mère, une sur laquelle elle et son nouveau compagnon rigolent, l’autre où ils ont l’air ennuyé. Leurs enfants – lui-même et Feng, sa petite sœur – les accompagnent sur la seconde. Des souvenirs de vacances, des sourires figés, une plage bondée. Une photo de classe. Le jeune homme a l’air mal à l’aise avec sa chemise un peu étriquée, et puis il regarde à la dérobée son voisin, le beau Daniel. Le visage du blondinet fit naître dans son esprit l’image d’yeux trop verts pour appartenir à un humain, d’un sourire en coin qui faisait battre son cœur plus vite, de mains fines dont le contact lui manquait.  Il se mordit la lèvre. Il avait déjà passé des jours, des semaines même, loin d’Aki, son compagnon, mais l’idée qu’ils ne se reverraient peut-être jamais rendait l’absence insupportable.

Shao se recroquevilla sur sa chaise, ramenant ses genoux contre sa poitrine. Sa souris d'ordinateur gisait toujours à terre. Ses doigts cherchèrent machinalement le relief de la cicatrice sur son mollet, avant qu'il ne se rappelle qu'elle n'existait plus. Il se mordit la lèvre. C'était cela, sa fin heureuse ? D’après les romans, il était censé sortir de son aventure grandi, avoir compris et accepté son identité, avoir acquis un nouveau regard sur sa vie terrienne.

En un sens, c’était bien le cas.

Il était le porteur de l’Étincelle et sa vie d’avant ne valait rien.

L’arrivée de sa petite sœur le tira de son accablement. Elle se tenait au seuil de la porte de communication entre leurs deux chambres, un paquet de biscuits à la main et son habituel léger sourire aux lèvres. Elle l'observait, et il se surprit à sourire. La gamine était peut-être la seule personne qui lui avait vraiment manqué.

« Entre, Feng... »

Elle s'exécuta, trottina jusqu'à son lit et grimpa dessus. Sans un mot, elle lui tendit un sablé, puis tapota les couvertures à côté d'elle quand il l'eut saisi. Il vint s'installer à côté d'elle, le dos au mur, les jambes repliées sous lui.

« Tu es bizarre aujourd'hui. »

Il ne prit pas la peine de lui demander pourquoi. Feng avait une sensibilité étrange, inexplicable, en ce qui concernait les émotions des autres, comme si elle voyait à travers eux, droit jusqu'à ce qu'ils essayaient de cacher. Cela pouvait être gênant, parfois, parce qu'elle avait en revanche une conception très floue des usages sociaux, et sa franchise candide en dérangeait plus d'un.

« J'ai fait un drôle de rêve, éluda-t-il en croquant dans son biscuit. »

Il sentait les yeux sombres de sa petite sœur posés sur lui.

« Raconte. »

Il tourna la tête vers elle, croisa son regard. Elle soutint le sien, son vague sourire semblable à un encouragement, une invite à parler.

« Je... J'ai visité un autre monde. C'était un très long rêve. »

Il s'arrêta, se mordilla la lèvre puis, comme sa petite sœur ne disait rien, reprit :

« Il s'appelle Mney'Sa, l'autre monde. Il était peuplé d'humains et d'autres peuples, certains avec des oreilles pointues et de longues queues de félin, d'autres avec la peau noire comme de l'encre, d'autres encore très petits et qui vivaient dans l'eau... J'étais avec trois autres Terriens – un autre garçon et deux jeunes femmes. On a beaucoup voyagé, à travers des paysages étranges... Il n'y a pas de chevaux là-bas, mais des drôles de reptiles qui marchaient sur deux pattes, un peu comme des autruches sans plumes, tu vois ? »

Feng acquiesça d'un air entendu, mais il ne la voyait plus. Il fixait le vide, insensible à ce qui l'entourait, tandis que le soleil vert de Mney'Sa venait danser devant ses yeux.

« La magie existe, là-bas. Je... je maîtrisais le feu, en quelque sorte. C'était incroyable. J'ai l'impression d'avoir froid depuis que je me suis réveillé... »

Il s'interrompit à nouveau. Feng engloutit un de ses biscuits avant de demander :

« Et qu'est-ce qui s'est passé ?

- Il y avait un problème, dans ce monde. Il n'y faisait plus nuit, plus jamais. Le soleil ne se couchait pas, il restait à son zénith, imperturbablement. La végétation, les animaux se mourraient. La planète avait cessé de tourner, au sens littéral.

- Ce sont des choses qui arrivent, énonça doctement sa petite sœur.

- Il n'y avait qu'une personne qui avait assez de puissance pour imposer ce jour éternel sur Mney'Sa, reprit Shao.

- Qui ? l’interrompit-elle.

- Je crois qu’elle s’appelait Aar’de, la Mère, mais tous étaient venus à la désigner comme Kali’Sum, l’Apocalypse. Elle était la première des nymphes, les esprits de la nature, jusqu’à ce qu’elle entre en guerre contre un peuple, parce que… ce serait trop long à expliquer. Toujours est-il qu’elle était bien décidée à laisser les choses en l’état, quant à la planète. Alors, il a fallu employer la force. Le pire, c’était peut-être qu’elle était plus victime que coupable… Malgré tout, les autres Terriens, quelques habitants de Mney'Sa et moi, on a dû l’affronter, elle et ses partisans. J'ai cru que nous n'allions jamais y arriver, j'ai cru mourir. Et puis, à la fin, on a… sauvé le monde ? »

Il laissa échapper un petit rire sans joie, puis le silence s'installa. Au-delà des murs et de la fenêtre close, le monde extérieur ronronnait – aboiements d'un chien, sifflements de l'arrosage automatique des voisins, rugissement étouffé des voitures, là-bas, sur la voie express.

« C'était bien ?

- Oui. »

Il n'y avait pas l'ombre d'une hésitation dans sa voix.

« Tu n'en parleras pas aux parents, hein ? voulut-il s'assurer après quelques minutes.

- Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer. »

Shao ne put s'empêcher de sourire et ébouriffa les cheveux de sa petite sœur d'un geste affectueux. Elle rit, se serra contre lui, et il entoura ses frêles épaules de son bras. Il se surprit à lutter contre les larmes qui lui montaient aux yeux.

Feng était la seule personne qui pouvait accepter cette histoire abracadabrante sans sourciller, sans poser de questions, sans penser qu'il était fou. Elle était « à côté de la plaque », comme disait leur mère, avec une pointe de dégoût dans son sourire emprunté et son regard fuyant. Celle-ci affectionnait également des qualificatifs comme « différente » ou « inadaptée ». Tout, sauf annoncer tout haut que sa fille souffrait d'un handicap mental. Shao, aussi, aimait dire qu'elle était « à côté de la plaque », toutefois dans sa bouche cela sonnait presque comme une qualité, une fantaisie qui la rendait spéciale. D'ailleurs, Feng le savait bien ; elle ne se fâchait jamais lorsque c'était lui qui le formulait ainsi.

« J'aimerais bien voir à quoi ça ressemble, un soleil vert, déclara-t-elle tranquillement. »

La chaleur corporelle de la gamine irradiait à travers sa chemise de nuit – une chaleur bienvenue maintenant que celle de l’Étincelle avait déserté ses veines. Il se laissa envahir par cette sensation agréable, fermant à demi les yeux.

« Tu vas y retourner ? »

Il baissa la tête vers Feng, surpris par la question.

« Là-bas. Sur Mney'Sa. Tu vas y retourner ? insista-t-elle. »

Il se mordilla la lèvre, hésitant.

« Je ne sais pas si c'est possible, lâcha-t-il finalement.

- Mais si ça l'était ? »

Il n'osa pas répondre.

« Tu me manqueras si tu disparais, déclara Feng en se tordant le cou pour croiser son regard. Mais tu le feras, je le sais. Et puis, tu serais malheureux si tu restais. »

Cette fois, s'il resta muet, c'était d'étonnement.

« Ne t'inquiète pas pour moi, ajouta-t-elle avec un léger haussement d'épaule, je sais comment être heureuse. Et toi ? demanda-t-elle en lui jetant un coup d’œil.

- Je...  Je ne sais pas. »

 

 

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Hinata
Posté le 16/05/2019
 
 J'aime beaucoup ! Non seulement l'idée de base me plaît (j'ai pour ma part  le projet de faire exactement la même chose avec les histoires de type comédies romantiques, donc on a la même tendance à contrer les clichés ^^), mais aussi la scène que tu as choisi (le réveil), et toute la façon dont tu as écrit ! ça se lit très bien, et c'en est presque émouvant, j'aimerais pas être à sa place ! (surtout que comme bcp j'ai rêvé toute mon enfance de vivre des aventures incroyables dans un monde parralèle ^^) 
Rimeko
Posté le 16/05/2019
Contente que l'idée te plaise !
Et tu vas rire, mais j'ai un recueil de nouvelles qui joue de façon similaire avec le cliché de l'âme-soeur :P (Ce qui ne change pas) Je serais curieuse de lire ta version sur les comédies romantiques en tous cas !
On est pareilles alors :P Puis un jour j'ai réagi qu'en fait, non, j'aimerais pas tant que ça me retrouver face à un gros monstre dégoulinant de bave avec seulement une épée dans les mains lol
Je file à ton deuxièm com' !
Elga
Posté le 24/11/2018
Coucou Rimeko!
 j'avais très envie de recommencer à te lire et me voilà et je suis ravie et pas déçue du détour. J'ai vraiment beaucoup aimé ce chapitre. Les autres disent que ce sujet est prometteur et tout et tout, mais moi en voyant ton pitch je me suis dit "qu'est-ce qu'elle va bien pouvoir inventer? " Faut dire que je ne m'y connais pas trop en fantasy et que je ne voyais pas ce que tu pouvais faire de ça. D'où mon épatitude (mouais, je ferai mieux en néologisme la prochaine fois).
Alors pour entrer dans le détail de ce que j'ai aimé:
- quand Shao se regarde dans la glace et qu'il s'aperçoit que ses muscles ont disparu: tu distilles partout des petites notes d'humour vraiment fines et qui fonctionnent.
- le fait qu'il revienne dans un monde réel d'aujourd'hui, je ne sais pas pourquoi (sûrement à cause du lien avec la fantasy) je m'attendais à ce qu'il arrive dans un monde médiéval... n'importe quoi. Du coup c'est chouette.
- Et sa soeur, leur échange tout ça: j'ai adoré ce personnage. Elle me plait.
Tu voudrais des critiques qui te feraient avancer un peu, un peu négatives? ... et ben non désolée, j'en ai pas là tout de suite... 
Donc: je lirai la suite!
Bisous bisous 
Rimeko
Posté le 24/11/2018
Coucou !
Et moi, je suis contente de te revoir, et encore plus contente de lire que tu apprécies ;)
C'est intéressant d'avoir ton avis, du coup, si tu étais "sceptique" (le mot est un peu fort, mais mes neurones manquent de sommeil donc) par rapport au pitch ! J'aime bien la fantasy, moi, même si maintenant je lis plutôt du réalisme ou de la SF, mais ce qui m'intéresse avant tout, en lecture comme (et surtout) en écriture, c'est les personnages et leur évolution... Et je trouve ça cool de prendre un thème (ici, le cliché du retour, et dans mes nouvelles de Ce qui ne change pas (self-promo mdr) les âmes-soeurs) et de voir quelles pourraient être les réactions des persos !
- Je suis ravie de lire que les touches d'humour fonctionnent ; comme je me retrouve à écrire des choses de plus en plus sombres, il faut bien que je trouve un moyen de ne pas écrire des machins trop dépressifs :P ("Choses", "machins"... vu mon lexique du moment, je crois que je ferais bien de ne pas écrire ce soir lol)
- Haha, non, le monde réel, c'est bien aussi. Moins de trucs à inventer, surtout pour la passionnée du détail que je suis :P
- Contente que Feng ne plaise pas qu'à moi !!
Et t'inquiète pas pour les critiques négatives, les compliments ça fait du bien aussi ^_^ Commente ce qui te vient !
Hâte de te retrouver pour la suite ! Et merci beaucoup pour ton passage et ton com', ça me touche <3 Bisous !
Jowie
Posté le 18/11/2018
Coucou Rimeko ! Comme tu le sais, j'étais très alléchée par ton pitch et me voilà pour un petit tour ! À vrai dire, je ne savais pas à quoi m'attendre parce que thème que tu as choisi a beaucoup de potentiel ; on pourrait l'interpréter de plusieurs manières et partir dans tellement de directions.
J'aime bien le fait que tu as attribué un chapitre à un « héros » différent. Ainsi, on apprendra ce qui s'est passé dans l'autre monde à travers quatre points de vue !
Ce n'est pas facile de raconter une histoire comme celle-ci sans pondre un pavé explicatif sur les événements précédents, mais en même temps, ne rien expliquer pourrait embrouiller le lecteur. Pas évident, l'équilibre. J'avoue qu'au tout début du texte, les concepts nouveaux (tywod, estrys, Arcane, l'Etincelle, Adeylon, Mney'Sa) sont très nombreux et je me suis sentie un peu perdue. C'est pourquoi j'étais contente de découvrir les définitions/descriptions que tu sèmes par-ci par-là. Rien qu'avec les noms, on sent que le monde parallèle est très fantasy et radicalement opposé au nôtre.
Dans les premiers paragraphes, j'ai eu un petit beug parce que je n'ai pas tout de suite compris dans quel monde Shao s'était réveillé #jowieleboulet. Mais ça, ça c'est vite éclairci quand on comprend qu'il est dans la maison de ses parents. D'ailleurs, pourquoi il veux-il tant retourner dans le monde de l'aventure plutôt que dans celui de sa famille ? (Il peut y avoir de nombreuses raisons, hein, ça aurait été intéressant de connaître les siennes :D )
J'étais également un poil à l'ouest dans la 1ère partie du texte quant à la fameuse aventure qui s'est terminée. Dans la deuxième partie pourtant, Shao explique le tout à sa petite sœur (sans pourtant entrer dans les détails) et les choses se sont éclaircies, ce qui était très satisfaisant ! J'imagine qu'on en apprendra plus dans les prochaines parties et je m'en réjouis.
La petite sœur est très compréhensive, Shao a de la chance ! Elle a une manière de parler qui fait un peu « adulte blasé », et je ne sais pas pourquoi, ça m'a un peu fait peur xD
Mais alors... ce n'était qu'un rêve ? Parce que ni Feng, ni les parents n'ont l'air d'avoir remarqué la longue absence de Shao pendant qu'il combattait dans l'autre monde. Est-ce que le temps sur Terre s'est arrêté ? Et pourquoi est-ce que Shao a été choisi en particulier, alors que dans son monde, il n'a aucun talent extraordinaire ? Comme tu le vois, je me pose énormément de questions ! Je pense que la suite m'éclaircira tout ça ;-)
Je repasserai dans une semaine pour la suite ;-)
à touti !
REMARQUES
tour cela lui paraissait → tout cela
il avait vue → vu
ils les entendaient en bas → entendait
Loanne avait été la première à pénétrer dans l'Arcane de Tân, en raison de sa chevelure rousse → je n'ai pas bien compris pourquoi avoir une chevelure rousse signifie que l'on doit être le premier à passer. Et pourquoi Shao est-il soulagé d'apprendre qu'elle a échoué au test ?
Et qu'est-ce qui s'est passé là-bas → Il manque un petit point d'interrogation à la fin de la phrase^^
Tu n'en parleras pas auw parents → aux
Rimeko
Posté le 18/11/2018
Coucou Jowie !
Je suis contente de te voir par ici ! Par contre, je suis au regret de te dire qu'une grande partie de tes questions vont rester sans réponse, ahem. Notamment, on en apprend pas vraiment plus sur l'aventure de Mney'Sa... Tu me diras si ça t'a gênée, au final, et aussi si tu es pas trop perdue, parce qu'effectivement c'est pas très explicite ;)
Je vais voir si je peux éclaircir quelques concepts plus vite, et aussi si je peux rendre ça plus évident qu'il se réveille sur Terre :P (Quoique, la confusion est un peu voulue... Je veux dire, en général, les histoires qui reposent sur ce concept de mondes parallèles commencent avec le réveil du protagoniste dans l'autre monde, et là c'est le contraire ^^)
Héhé, oui, Feng est un peu bizarre ! Je ne sais pas ce qu'est exactement son "problème" mental, peut-être une forme d'autisme ou... Ouais, non, je sais vraiment pas, et pour une fois j'ai pas trop le courage de faire des recherches cheloues.
Et non, pas un rêve, mais disons que le temps ne s'écoule pas de la même façon (un peu comme dans Narnia !)... Et, euh, pour la sélection, je ne sais pas trop XD Après, il était l'élu de l'Etincelle, et c'était en lui même alors qu'il était sur Terre... ? (Remarque intéressante ceci dit !)
Merci pour le relevé de coquillettes !(Pour Loanne, c'est parce que cheveux roux = feu dans l'imaginaire, et Shao est content égoïstement parce qu'il espérait que ce soit bien lui qui soit spécial, et non pas la jeune fille...)
Et finalement, merci pour ton passage, ça compte pour moi <3
Rachael
Posté le 13/11/2018
Tèrs sympa, ce début, Rimeko. Le pauvre Shao qui se réveille après de (visiblement) longues aventures, et il ne reste plus rien que la banale réalité. 
J'ai juste tiqué un peu sur le profil de ses amis, dans le sens où ça fait un peu "regardez, j'ai coché les cases de la diversité". Pas de problèmes sur le fond, mais c'est l'énumération qui fait peut-être pas très naturelle. 
Si je comprends bien, les autres chapitres suivent les autres terriens ? j'irai voir ça ! 
Rimeko
Posté le 13/11/2018
Oui, ce genre de réveils difficiles... :P
 Je... je voulais changer cette phrase en plus, parce que ça me donnait la même expression XD Merci de m'avoir rappelé de le faire !!
Et oui, tu comprends bien ! Je file à ton prochain com' !
Mart
Posté le 13/11/2018
Ce n'est pas ce à quoi je m'attendais, mais encore mieux. J'adore Feng et la façon dont tu décris l'étincelle. 
C'est drôle, avant, quand je réfléchissais à une suite pour mon histoire (que tu as à peu près résumée avec l'histoire de Mney'sa ^^), une des options envisagées était la déception du retour qui poussait les héros à.se lancer dans une nouvelle aventure. Mais j'ai préféré annuler la réussite de leur première quête et ne la raconter qu'à travers l'histoire qui suit.
Ta galerie de personnages a l'air très intéressante, je me réjouis de lire la suite et suis curieux de voir s'ils retourneront sur Mney'sa!
Au plaisir de te lire,
Mart 
Rimeko
Posté le 13/11/2018
Tant mieux :P
J'ai pas trop compris ce que tu voulais dire par "annuler la réussite"... ??
Et moi je me réjouis d'avoir ton avis sur la suite ! Merci de ta lecture et de ton commentaire, ça me fait chaud au coeur <3
Dust
Posté le 23/06/2019
He bien alors... Je vois qu'on a piqué à Mart son idée! 
J'aime bien le principe dans l'idée. L'histoire d'un isekai qui rentre chez lui sans trop savoir pourquoi. On sent clairement le malaise du personnage principal et je dois avouer que Feng apporte une petite touche très agréable au récit. 
Après si je veux pinailler, j'ai l'impression que les phases d'explication du lore cassent un peu le rythme. Mais j'ai déjà du faire pareil donc qui suis je pour juger.
Quand j'ai lu "le beau Daniel" j'ai pensé au "violoneux Daniel". Rappel nostalgique de quelque chose que j'aurais préféré oublier.
Bref tout ça m'a l'air intéressant! J'irai très vite jeter un coup d'oeil à la suite! 
Rimeko
Posté le 23/06/2019
Je tiens à préciser que nous avons posté nos histoires respectives exactement le même jour (j'avais même pas remarqué avant), donc... :P C'était drôle de découvrir ça sur le forum du coup, oui !
Tiens, je ne savais pas qu'il existait un mot pour ce type de personnages (oui merci Ecosia pour la définition lol) ! Et je suis contente que Feng plaise.
Vive l'info-dump, hein ? Je suis toujours censée passer une (énième) fois sur cette histoire en vu d'un envoi aux ME, je note ta remarque, merci ^^
Hé bien, encore une fois j'avais pas la ref XD Désolée pour le moment nostalgique intempestif du coup.
Hâte de te retrouver sur la suite en tous cas !
Vous lisez