Rouge radical

Par Liné
Notes de l’auteur : Carole est enceinte. Carole est mariée à un agent immobilier révolutionnaire. Carole est pressée. Carole est dévouée.

  

   Carole décolle. Elle lève les bras, son pull s’élève dans les airs, elle est aux anges. Sourit, et ses dents se déploient sous son rouge à lèvres.

   Il a accepté. Ce n’était pas peu demandé, avouons-le. Un enfant. Depuis le temps : dix ans qu’ils se connaissent, dix ans qu’elle le soutient, qu’ils s’aiment et qu’ils caracolent dans ce tourbillon qu’est la vie – Carole aime bien les pensées toutes faites, celles des magazines qui propulsent sous les yeux ces mannequins lumineux, fougueux, aux corps taillés à la serpe, ces mannequins sur les hanches, ou les cheveux, ou les jambes desquelles se profilent les mots d’ordre « amour », « santé », « beauté » et « sexe ».

   Il faudra qu’elle le lui annonce. Qu’elle est enceinte. Que son profil, sous ce cashmere blanc, s’arrondira bientôt, deviendra gros, de plus en plus gros, jusqu’à ce qu’on ait l’impression qu’il éclate et que, passées quelques minutes d’une douleur héroïque, viendra au monde un beau bébé tout neuf. Tout scintillant. Oh elle l’aimera tellement, ce bébé ! Elle en aime déjà l’idée, rien que l’idée. Et pour le moment, ça lui suffit.

- Il faudra que j’arrête les anti-dépresseurs, se dicte-t-elle à voix haute.

   Elle enfile ses chaussures à talons, clac ! sa veste de printemps, frischt ! empoigne son sac à main et décampe, re-clac. Elle ne descend pas les marches qui la séparent de la rue, non, elle les survole du bout des pieds. Le tapis d’escaliers ondule sous ses pas, elle glisse dessus, manque quelques fois de tomber mais il n’en est rien et, enfin, elle atterrit. Les bruits de la rue frappent, il faudra songer à déménager. Un endroit plus calme, plus sain pour le bébé. Elle traverse la rue, se dirige vers leur rendez-vous habituel. Ça fait dix ans qu’ils se retrouvent tous les jours, à 11h40 précises, dans ce bistrot pour boire un verre, un café, un jus - c’est selon.  Leur mariage n’a pas bouleversé d’un iota ce rituel si romantique. Il faut dire, puisqu’ils n’habitent pas ensemble, que ce rendez-vous est bien trouvé.

   Elle pousse la porte, pénètre dans cet échantillon de lueurs orange et d’odeurs salées. Il l’attend – il arrive toujours avant elle. Elle l’embrasse, pense : oh, je pose mon ventre par-dessus notre table, ce ventre où nage déjà ce petit être de nous, et s’assoit en face de lui. Son bonheur se calcule sur son visage. Elle est très maquillée, peut-être trop, un coup de fard à paupières violet tout le monde sait pourtant que ça jure avec le rouge à lèvres flashy. Tant pis.

- J’ai quelque chose à te dire, annonce-t-elle.

- Attends, moi d’abord. Tu peux me rendre un service ? J’ai besoin que tu remettes ce dossier avant 13h. C’est pour l’emprunt. S’il arrive trop tard entre les mains de l’entrepreneur, je perds le marché et on devra tout recommencer depuis le début !

- Je vous sers quoi, aujourd’hui ?

   Le serveur les toise, debout et droit. Carole sursaute, son sourire s’efface, elle scrute le serveur et, comme si des fils tiraient l’extrémité de ses zygomatiques, le sourire revient.

- Un hamburger ?

- Il faut attendre midi, monsieur. Les cuisines ne sont pas encore ouvertes.

   Carole se tourne vers son bien-aimé. Le pauvre, il a faim, il est pressé, ses affaires d’immobilier le tracassent. Elle le sait. Elle le connait par cœur.

- Mon amour tu sais quoi, je file maintenant déposer le dossier. Comme ça tu te reposes un peu. Et quand je reviendrai, on pourra commander à manger.

- Tu ne seras pas longue, promis ?

- Promis !

- Et si tu peux, n’hésite pas à jeter un œil à mes travaux d’hier !

   Ni une ni deux, elle se relève, prend le dossier qu’il lui tend, rehausse sur ses épaules sa veste qu’elle n’a pas pris le temps d’enlever, et quitte le café. La rue l’agresse une nouvelle fois. Ces gris, ces pneus et ces moteurs dissonants la font bondir. Elle se presse : la vie n’est pas tendre, elle demande qu’on prenne le taureau par les cornes et qu’on use d’un peu d’huile de coude. Travailler, se retrousser les manches, viser son but et marquer. Comme on dit.

   Arrivée à l’agence, elle demande à parler au collègue. Mais Alphonse est absent. Carole et lui se connaissent. Après tout, elle donne souvent des petits coups de pouce à son mari. Pas grand-chose, un rendez-vous par-ci, une signature par là. Elle fait ça si bien. Elle est belle, présentable, propre. Elle porte toujours le chemisier, la jupe qu’il faut. Sans compter ses années de sciences économiques : elle sait manier chiffres, tableaux budgétaires et analyses comptables comme une femme gère sa cuisine.

   Elle s’installe au bureau de son mari et son regard tombe sur les liasses de documents qui le décorent. Un vrai fatras – il n’a jamais été très organisé. Elle parcourt des notes, des expertises de terrain, des carnets d’adresses annotées ; des plans de communication, d’architecte, de réunions. Et se dit que, tout de même, il s’enfonce dans un puits sans fonds ! Elle a du pain sur la planche. D’autant que l’heure tourne et qu’elle doit faire vite si elle veut tenir sa promesse.

   D’un coup d’un seul, les mains de Carole se faufilent entre les pages, s’en saisissent, les bousculent. Elles râlent, se froissent, virevoltent et, sans cesse, Carole les rattrape et les replace. Le téléphone sonne, elle décroche, ses bras se multiplient, efficaces. En quelques efforts satisfaisants, elle parvient à mettre un peu d’ordre dans les affaires en cours. Une araignée n’aurait pas mieux tissé sa toile.

   Soudain une feuille se fait la malle, échappée de sous une pile imprévue et vient se déposer, toute naïve, sous le nez de Carole. Celle-ci écarquille les yeux, sa mâchoire se décroche.

- Mais qu’est-ce que… ?

   Elle n’en revient pas. Cette feuille ne ment pas. Carole souhaiterait qu’elle soit vilaine, cette feuille, calomnieuse, mais non, force lui est d’accepter la véracité de ce qu’elle révèle, coups de tampons et signatures officielles à l’appui. Voilà, Carole vient de l’apprendre : le projet de construction est voué à l’échec. Tout ce pour quoi son mari a travaillé ces derniers mois, et elle avec, sur le point de partir en fumée. Elle en avait fait une réalité, pourtant, de cet espace grandiose sur lequel se construirait cette tour gigantesque, pour loger tous les sans-abris du pays, avec des façades entièrement végétalisées et des toboggans géants pour les enfants. Des toboggans qui encercleraient la tour et seraient par la même occasion des moyens de descente – rapide, ludique et écologique. Ce projet était révolutionnaire, il allait éradiquer la pauvreté ! Quand son mari en parle, il galvanise son auditoire. Il y croit et fait croire. Il a les meilleures intentions du monde, son plan est non seulement viable mais nécessaire, personne n’avait eu le cran de s’atteler à une tâche et le voilà qui débarque, fort et humble, prêt à se sacrifier !

   Non. Ses financeurs l’ont abandonné. Ils lui avaient promis des millions, avait-il expliqué, et la garantie qu’il gèrerait le projet jusqu’au bout. Patatras. « En dépit de votre force de conviction, nous ne sommes pas en mesure de réunir une telle somme d’argent en vue d’un projet d’une ampleur fictive, malheureusement trop peu structuré », criait la feuille. C’est à croire qu’ils n’ont jamais accepté de verser le moindre centime, songe Carole.

   Elle grogne. Son premier réflexe est d’appeler son mari. Lorsqu’il décroche, elle reconnaît les bruits de fonds du café.

- Je ne savais pas comment t’en parler… lui avoue-t-il en un soupir.

- Mais enfin, c’est énorme ! Qu’est-ce que tu vas faire ?

- J’en sais rien… t’as pas une idée, toi ? Une manière de faire opérer ta magie habituelle… ?

- J’ai peut-être un truc !

   Carole raccroche. Mince ! Dans l’enthousiasme du moment, elle a oublié de lui dire au revoir, je t’aime, je t’embrasse. Elle espère qu’il ne lui en tiendra pas rigueur ; après tout, c’est pour une bonne cause.

   Tandis qu’elle fourre quelques documents dans son sac, la porte du bureau s’entrebâille en un grincement. La tête d’Alphonse en émerge, puis son corps. Il est petit, rabougri, peu séduisant ; mais Carole fait avec.

- Ça va ? lui demande-t-elle, espérant que la conversation ne tire pas en longueur.

- Tu peux me dire ce que tu fabriques ici ? On en a déjà parlé : tu ne travailles pas pour cette compagnie ! Je vais devoir appeler les flics !

   Ainsi chahutée, Carole fronce les sourcils et accélère le mouvement. Les soucis entre son mari et Alphonse, elle s’en préoccupera plus tard. L’important, c’est de prioriser. 

- Et est-ce que ton mari t’a parlé de ses magouilles, hein ? Tu lui passes le message : s’il revient par ici, c’est la taule !

   Carole sort en trombe de l’agence et les mots d’Alphonse s’évanouissent dans le tumulte de la circulation. Elle souffle. La rue, encore elle, lui tombe dessus. Son plan est simple : toquer au plus de portes possibles. Commissaires de police, préfets, directeurs de cabinets et anciens sénateurs, elle en connaît plusieurs. Son mari aussi. Si elle avait su qu’elle devrait se soumettre à un tel marathon, elle n’aurait pas mis ses chaussures à talons.

   Elle fait des pieds et des mains. Saute dans des métros, emprunte des ascenseurs, appuie sur des sonnettes, berce ses documents dans ses bras, présente projets et sourires. Ses membres s’étendent, se divisent, se secouent. Son pull s’auréole de transpiration, ses chaussures se tordent sur la chaussée, ses bras se gonflent sous le poids des papiers. Elle tient bon, garde la tête droite et les lèvres bien rouges. Ses efforts paient, un peu. Certains contacts de haut rang écoutent, hochent la tête, promettent. Pas suffisamment, toutefois. Et puis, elle sent bien que si son charme opère, il s’efface une fois la porte refermée.

   Elle fatigue. Bientôt elle n’y tient plus, et retire ses chaussures. Elle marche pieds nus dans la rue, la colonne vertébrale raide et le regard déterminé. Elle marmonne des bribes de dialogues, des arguments à ne pas oublier et qu’elle prononce à voix haute comme pour mieux les punaiser. Autour d’elle, les passants commencent à s’inquiéter et lui jettent des œillades peu amènes. Elle n’en a que faire car, après tout, c’est auprès des grands dignitaires qu’elle doit briller. Ce n’est pas les gens de la rue qui viendraient en aide à son mari. 

   Au détour d’une bouche de métro dont elle s’extirpe avec fierté, son téléphone vibre. C’est lui.

- Mais enfin Carole, qu’est-ce que tu fous ? lui demande-t-il en haussant la voix.

- J’ai bientôt fini, bientôt fini. Commande si tu as faim !

- Il est 17h, Carole, je t’ai pas attendu pour manger ! Je suis à la maison, là.

- Je voulais encore discuter avec ton ancien camarade d’école, là… Celui qui s’est présenté aux dernières élections régionales.

- Mais lâche-lui la grappe ! Je dîne avec lui demain soir.

- Ha…

- Rentre.

   Il raccroche et elle s’exécute. Six stations de métro et quelques rues plus tard, elle se retrouve devant l’immeuble de son mari. Avant de sortir les clefs de son sac, elle a la présence d’esprit de remettre ses chaussures et s’en félicite.

- Enfin ! Tu en as mis du temps, l’accueille-t-il.

   Cette journée l’a épuisée. Elle est heureuse de retrouver le confort de cet appartement simple mais si familier. Elle se plante sur le seuil, bras ballants avec, dans chaque main, une montagne de documents. Ses épaules tiennent le choc, la lanière de son sac à main y reste solidement suspendue. La silhouette carrée de son mari déboule dans le couloir, à contrejour devant la lumière du salon. Elle lui sourit.

- Non mais… T’as vu quel état tu es ? tonne-t-il.

   Elle ouvre les bras, baisse la tête et s’inspecte. C’est vrai qu’elle n’est pas de la première fraîcheur. Sa veste est délavée, ses vêtements méritent un coup de neuf. Elle ne sent pas très bon. Heureusement, son rouge à lèvres lui est resté fidèle.

- Excuse-moi mon chéri. C’est que j’y ai mis du mien ! Patrice et M. Hutin ont été très emballés, ils vont certainement te verser un petit quelque chose.

- Laisse tomber, Carole. C’est chou de ta part, vraiment, mais le projet tombe à l’eau. La municipalité refuse.

   Carole s’avance cahin-caha vers une table, y déverse ce qu’elle peut de feuilles, classeurs et agendas comme on vomit des friandises avalées trop rapidement. Son mari, lui, se sert un verre de scotch – qu’est-ce qu’il ressemble à ces héros des films américains, se dit souvent Carole – et s’affale dans son fauteuil.

   Elle relève la tête et reprend ses esprits. Comment ça, la municipalité refuse ? Il lui avait pourtant expliqué qu’il avait l’aval des élus. Mieux, que c’était eux qui étaient venus le chercher, lui, son mari, cet entrepreneur immobilier aux idées fulgurantes et aux nerfs d’acier. Carole ne comprend pas. Elle est certainement passé à côté d’une étape importante.

- Et puis Alphonse a réussi à me virer de l’agence… lâche-t-il soudain d’une voix d’outre-tombe.

   Carole sursaute et s’avance vers lui.

- Quoi ? Mais… pourquoi ?

   Elle aimerait s’assoir sur ses genoux, ou sur son accoudoir, et le prendre dans ses bras. Elle n’ose pas : les effusions sentimentales, très peu pour lui.

- Oh, des histoires de… d’argent. C’est compliqué, je vais pas t’ennuyer avec ça.

   Il soupire et avoue d’un ton mièvre :

- La vraie mauvaise nouvelle... C’est que je suis ruiné.

   Une seconde de silence. Puis, lentement, il tourne la tête vers Carole et lui décoche cette moue dévastatrice qui l’a fait tant fondre.

- Toutes mes économies, envolées ! Et puis, je n’ai pas été très honnête avec toi… Ce projet de tour pour les pauvres, c’était du vent. Un moyen de me remettre sur pied, quelque chose de grandiose sur lequel reconstruire ma carrière. Mais ça ne marche pas. Je me suis endetté.

   Nouveau soupir. Son souffle fait frémir ses narines, ricoche contre le verre et crée à la surface de l’alcool des ellipses timides. Carole est effarée. Elle ne s’attendait pas à une telle débâcle. Lui qui remue ciel et terre, qui se dépense sans compter la fatigue. Et on dit que le travail paie…

   Elle doit l’aider. Elle est faite pour ça, l’aider. Elle se redresse, réfléchit, prend une grande inspiration. Son front se craquèle, ses lèvres se pincent et le rouge qu’elles portent rétrécit soudain.

   Et puis, elle sait. Ce qu’elle doit faire n’est pas si compliqué.

- Fais-moi confiance, dit-elle.

   Sans un mot de plus, elle se dirige vers un bureau, ouvre des tiroirs et farfouille dans d’autres piles de documents. En retire celui qu’elle espérait. L’étale devant elle, concentrée, le parcourt de ses yeux avides. Elle sait ce qu’elle doit faire.

- Demain, donne-ça au notaire. Ça devrait faire l’affaire.

   Elle tend le document à son mari et tourne les talons, le laissant ahuri, enfoncé dans son fauteuil.

   Elle se dirige vers la chambre. Ouvre d’autres tiroirs, y enfonce ses mains, débusque ce qu’elle cherchait : une cravate bleue nuit. Empoigne un escabeau, le traîne jusque sous le lustre. Monte dessus, clac, clac. Enroule soigneusement la cravate au-dessus de l’ampoule. Glisse sa tête dans le nœud de la cravate, serre. Le tissu est bien placé, c’est propre. Enfin, quand elle sent que tout est prêt, elle repousse l’escabeau du bout des pieds. Son corps s’effondre, le lustre tient. La lumière vacille, jette sur les meubles une lueur hésitante. Le premier réflexe de Carole est de porter une main à son cou, là où la cravate l’étouffe, s’enfonce dans sa peau et comprime sa gorge. Elle se retient. Elle a à cœur de faire un beau cadavre.

   Très vite, alors que la tête lui tourne, un sentiment d’inaccompli la saisit. Elle a oublié quelque chose, elle le sait. Son testament est prêt depuis des mois, son assurance-vie est signée, validée, tamponnée par les plus hautes sphères de la plus correcte des banques. Entre les mains de son mari.

   Mais alors, qu’a-t-elle oublié ?

 

 

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Elodie
Posté le 15/01/2020
Bonjour,

J'ai à nouveau été charmée par cette nouvelle! Je trouve que son rythme effréné rend tellement bien compte d'un épisode maniaque... La chute est cruelle mais, comme dans presque chacune des nouvelles que je découvre dans ce recueil, elle me plaît parce que me surprend, voir me heurte.
Liné
Posté le 16/01/2020
Bonjour !
Ha, j'ai écrit cette nouvelle d'une traite, en une journée (chose rare) , et après l'avoir finie je ne l'aimais pas et ne l'ai pas relue pendant plusieurs mois... Je crois que c'est parce que j'ai développé un mélange étrange entre empathie et aversion pour Carole. Mais en la redécouvrant, j'ai trouvé qu'elle avait sa place ici !
respoumpi
Posté le 07/11/2019
Ah Liné, c'est mortel comme chute, c'est le cas de le dire, quelle pauvre gourde! J'en suis restée bouche ouverte. Tu as distillé avec brio des indices, et on tourbillonne avec cette pauvre Carole, le rythme est enlevé, brillant.

Quelques coquilles et petits commentaires, tu commences à avoir l'habitude:

Le tapis d’escaliers ondule sous ses pas, elle glisse dessus, manque quelques fois de tomber (quelquefois)

Il faut dire, puisqu’ils n’habitent pas ensemble, ce rendez-vous est bien trouvé. (que ce rendez-vous…?)

Elle l’embrasse, pense : oh, je pose mon ventre par-dessus notre table, ce ventre où nage déjà ce petit être de nous, et s’assoit en face de lui. Son bonheur se calcule sur son visage. (petit être de nous, la formulation me semble un peu maladroite)

Le téléphone sonne, elle décroche, ses bras se multiplient et agissent de partout, efficaces. (agissent de partout, idem précédemment)

Voili, voilou

La bise
Liné
Posté le 09/11/2019
Ha, je suis heureuse que cette nouvelle fonctionne ! A vrai dire, je l'ai écrite en une journée (gros, gros record pour moi), sur un coup de tête, sans savoir ce que ça donnerait. Ce côté "brouillon" dans l'écriture, mêlé au fait qu'à titre personnel je n'aime pas Carole (pour plusieurs raisons intimes) m'ont fait ne pas aimé cette nouvelle... Jusqu'à ce que je la redécouvre récemment.

Merci pour les coquilles ! Je m'en vais corriger ça ;-)
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