Rien 1

Une pulsation irrégulière qui agite mon plexus.

Parfois sourde et profonde.

Parfois féroce et sanguinaire.

 

Enroulée dans la couette, j’enfonce mon visage dans la fraicheur de l’oreiller. Je ramène les genoux contre ma poitrine pour contenir la douleur.

Fermer les yeux un instant et mettre le monde en pause.

Fermer les yeux un instant et oublier de vivre.

Partir aux encombrants avec les objets cassés.

 

Ne reste que cette douleur qui me rappelle mon existence. Cette douleur que je hais autant que j’en ai besoin. Un fil d’Ariane sans lequel je ne sais plus si je suis réelle ou non.

 

 

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