Que les affaires commencent

Par Bleiz
Notes de l’auteur : Voici un nouveau chapitre, qui j'espère vous plaira. N'hésitez pas à me dire vos ressentis quant à l'histoire et au style, ça m'aide beaucoup pour m'améliorer !
Bonne lecture

9 Octobre :

Qui a dit que l’argent ne faisait pas le bonheur ? Quelqu’un qui n’en avait pas assez, sans doute. Ce doit être la même personne qui a assuré que la célébrité n’était au fond que du vent, un fardeau tout au mieux. Mais moi qui suis désormais en possession des deux, je vous le dis, lecteurs : c’est le pied ! 
Mon mensonge a provoqué un cataclysme. Le résultat a dépassé mes espérances car ce n’est pas seulement la France qui est à genoux devant moi, mais le monde entier ! Et je n’exagère même pas ! Sur Internet, on n’entend plus parler que de moi. Mon visage apparaît partout, avec des titres dans toutes les langues. De ma vie, je ne me suis jamais autant amusée !
Cependant, comme vous l’imaginez, rien n’est tout rose non plus. En particulier la réaction de ma famille, hier soir, après que j’ai lancé cette grenade prophétique... Résumé :

« Qu’est-ce que c’est que ce bord...

-Mais qu’est-ce qui t’as pris ?! »

Ça, c’est mon père et ma mère. Je suis persuadée que François aurait aimé rajouter son grain de sel, mais il s’étouffait de rire depuis que les journalistes étaient partis. Crétin. 
Je m’éclaircis la gorge avant de répondre :

« Honnêtement ? Sur le coup, ça m’a semblé la meilleure option. »

Je n’allais tout de même pas leur avouer que je m’étais laissée déborder par une bande de vautours à micros et calepins. Ma mère se frotta le visage, l’air désemparé. J’eus une soudaine bouffée d’affection à son égard : mon idée d’origine était déjà farfelue mais là, c’est une situation nouvelle, rocambolesque ! Pauvre maman, si seulement ton deuxième enfant avait été aussi banal que le premier, tu n’aurais pas été aussi fatiguée. Mais la gloire, chère mère, la gloire ! Et l’argent ! J’aurais adoré lui expliquer ça. Toutefois, mon coup de sang de la dernière fois était passé : mon bon sens me convainquit de garder le silence. 
Nous nous sommes tous laissé tomber quelque part, sur le canapé, le sol, un coussin. Pendant de longues minutes, personne n’a parlé, trop occuper à avaler ce qui venait de se passer. François lui-même avait arrêté de rire quand il lança :

« Et maintenant ? Tu comptes faire quoi ? »

Je levais les bras au ciel en m’écriant :

« Mais qu’est-ce que j’en sais moi ?! Je vais voir comment les évènements se déroulent et je vais agir en conséquence, voilà ce que je vais faire ! »

Nouveau silence. Je renchéris :

« Et puis, tout bien considéré, ça pourrait même être amusant...

-Ah oui, et comment ? » rétorqua François en levant un sourcil dubitatif.

« Le simple fait que tu aies besoin de poser la question prouve bien la différence entre toi et moi. Tu n’as aucune vision.

-C’est du vent. Je suis sûr qu’en vrai, tu es aussi paumée que nous. »

À ces mots, je bondis sur mes pieds et me dressais devant lui, poings sur les hanches :

« Je ne suis pas perdue ! Tout est sous contrôle. Et pour répondre à ta question, mon cher, sache que mon plan...

-Tu veux dire ton mensonge ?

-Mon plan," répétais-je lourdement, « va inscrire mon nom dans la légende. À partir d’aujourd’hui, les gens vont se battre pour savoir ce qui va leur arriver : il ne tient qu’à moi de changer la face du monde.

-En leur racontant encore plus de mensonges, » en conclut mon frère.

« Non, imbécile, en les forçant à agir comme de bonnes personnes ! Sans oublier que mes services ne seront pas gratuits. »

Mon père sortit tout à coup la tête de sous son coussin. 

« Tu comptes monnayer tes calculs en les faisant passer pour des visions ? Ingrid !

-Papa, tout travail mérite salaire, que ce soit des mathématiques ou des pouvoirs surnaturels. 

-Tu viens littéralement de gagner au Loto, qu’est-ce que tu veux de plus ? 

-Techniquement papa, je suis mineure. C’est toi qui as acheté ce ticket, donc l’argent te revient. C’est formidable, tu vas enfin pouvoir emmener maman aux Seychelles ! »

Mon père coula à ces mots un regard plein d’espoir vers ma mère. Elle brisa ses rêves en mille morceaux d’un simple froncement de sourcils avant de s’exclamer :

« Il est hors de question que nous te laissions seule avec cette... situation que tu as créée. 

-Mais maman ! » geignis-je.

« Il n’y a pas de mais qui tienne. »

Je me renfrognais. Pourquoi fallait-il que mes parents -que ma mère- se mettent toujours en travers de mon chemin ? J’avais la capacité de devenir maître du monde et eux ne pensaient qu’à... Je ne sais même pas à quoi ils pensent. Ma sécurité ? Ma tranquillité ? À moins qu’ils ne pensent à la sécurité et la tranquillité des autres.... C’est alors que François proposa :

« Sinon, tu peux toujours dire la vérité. Il n’est pas encore trop tard, tu peux toujours dire que c’était une blague. »

Je vis mes parents échanger un regard tandis que je baissais le mien. J’y avais pensé moi aussi. Ça serait une solution. Mais que faire de mes ambitions ? Avouer, ce n’était pas que renoncer aux tracas qu’allait m’apporter toute cette affaire ; c’était aussi dire adieu à la gloire et à la richesse. Et malgré un fond de réticence, je refusais de voir ces trésors disparaître. Aussi je balayais sa proposition d’un gracieux mouvement du poignet :

« Pas la peine. Ça va se passer comme sur des roulettes. »

Ma famille soupira de concert, mais je n’y prêtais pas attention : ma décision était irrévocable et ils l’avaient bien compris. De plus, je tenais pour un fait que ni mes parents, ni mon frère ne me dénonceraient. Que ce soit dans l’épreuve ou dans la félicité, nous restions solidaires. Et franchement, les évènements prêtaient plus à sourire qu’à pleurer ! La preuve m’en a été donné ce matin.

 

J’ai de strictes habitudes. Mon réveil sonne à 7 heures, je sors de mon lit à 7 heures 15. Je m’étire, descends prendre mon petit-déjeuner avec mon père tandis que ma mère et mon frère dorment encore. Ensuite je me lave les dents pendant très exactement 3 minutes et 20 secondes, choisis ma tenue avec soin, puis je vaque à mes différentes occupations qui varient selon le jour. Cette liste, c’est plus qu’une routine, c’est un rituel. Or ce matin, mon emploi du temps a été violemment bousculé.

Je dormais paisiblement quand la main du démon se posa sur mon bras, chuchota à mon oreille. Bien évidemment, je l’ignorais. Il se mit à me secouer en haussant la voix mais il était hors de question que je me laisse faire ; je m’accrochais au sommeil comme une puce à son chien. On s’arrêta. Je crus qu’il en avait fini quand soudain...

« MAIS TU VAS TE RÉVEILLER, OUI ?! »

L’expression « bondir hors de son lit » prit un tout nouveau sens. Je sautais littéralement de sous mes draps pour me dresser sur mes pieds, plus droite qu’un soldat. Le démon, qui n’était en fait que François (y-a-t-il vraiment une telle différence entre les deux ?), me dévisageait d’un air inquiet. 

« T’as intérêt à avoir une sacrée bonne raison pour...

-T’en fais pas pour ça, » me coupa-t-il. « Il faut que tu descendes, il y a quelqu’un qui t’attend en bas. »

Mon réveil vibra soudainement mais le son me parut lointain. J’étais pour le moins intriguée. Quelqu’un pour moi, à une heure pareille ?  Cela valait peut-être la peine de mettre de côté la grossière attitude de mon frère... pour un temps du moins. 
Sans protester plus longtemps, je chassais François de ma chambre, enfilais ma tenue du jour, une robe blanche à pois rouges, et dévalais les escaliers. 

Mon père, les yeux bouffis, semblait en pleine discussion avec un inconnu. Un monsieur en costume, au ventre lourd et aux cheveux blancs. C’est papa qui se rendit compte de ma présence le premier :

« Ah, Ingrid, je te présente M. Monier. Il...

-Mademoiselle Ingrid Karlsen, quel honneur ! »

À la mention de mon nom, l’homme avait sauté sur ses pieds et s’était précipité à ma rencontre. Il tendit une main, que je m’apprêtais à serrer mais, à ma grande surprise, il la plaqua contre son torse et se plia en deux en disant :

« Un honneur, mademoiselle, un honneur... »

Il me fallut quelques secondes pour comprendre qu’il me faisait une révérence. Immédiatement, je cherchais mon père du regard. Il avait l’air aussi perdu que moi. Pendant ce temps, l’autre continuait :

« Qui eût cru que cette époque aurait la chance de voir un devin ! Un miracle, tout simplement, ce qui s’est passé hier, enfin je dirais bien que c’est un miracle mais je suis athée alors...

-Excusez-moi mais vous êtes qui ? » le coupais-je en me frottant mes yeux endormis.

Pas des plus élégants, j’en conviens. Cependant je suis intimement persuadée que j’aurais pu lui renverser mon chocolat chaud sur le crâne qu’il m’aurait remerciée. Pas la peine de prendre des gants donc. La suite me le prouva. Il se redressa, le torse bombé :

« Comme l’a dit votre père, je m’appelle Marc Monier et je travaille pour une entreprise, vous connaissez sans doute... »

Je marquerai bien le nom de cette fameuse compagnie, cependant j’estime avoir fait suffisamment de publicité avec l’épreuve du Loto. Vous n’avez qu’à savoir qu’ils s’occupent de vendre des produits de beauté affublés de noms excentriques à des prix exorbitants. À ce stade de la discussion, je n’avais vraiment aucune idée de ce que ce monsieur était venu faire chez moi. Sentir le scandale d’un peu plus près ? Il y a des gens qui aiment le « drama », moi la première. Mais de là à s’incruster chez quelqu’un à une heure pareille...

« Pardonnez-moi de mon intrusion, mademoiselle Ingrid, mais je tenais à être le premier. »

Bon sang de bois, je déteste les types qui tournent autour du pot. Ma moue agacée suffit à lui faire cracher le morceau:

« Notre compagnie a suivi avec grand intérêt l’affaire des lettres anonymes et quand nous avons appris, hier soir, qu’il s’agissait de vous et de votre don, nous avons pris une décision.  Accepteriez-vous de travailler pour nous ? »

Un peu surprise, mais pas trop. Vous avez eu cette réaction, lecteurs ? Oui, moi aussi. C’était couru d’avance : savoir à l’avance quelle va être la tendance de cette saison, quel produit les clients vont s’arracher, ce serait un atout indéniable pour leur business. Mais moi dans tout ça ? Je n’ai rien à gagner dans cette affaire ! Je me moque des cosmétiques, donc les produits gratuits n’auraient aucun intérêt à mes yeux et avec le Loto, je peux me permettre de refuser une offre qui ne me tente qu’à moitié. Toutefois, la déférence dans son regard me retint. Il croyait dur comme fer que j’étais une vraie devineresse et ça l’épatait. Je croisais les bras en retenant un sourire. 

Vous aimez la pêche ? Moi, pas trop, pas avec des vrais poissons. Non, moi mon style de pêche préféré, c’est la chasse. La chasse aux pigeons et s’ils ont un gros portefeuille et des yeux vitreux, c’est encore mieux. Aussi, lecteurs, laissez-moi vous montrer comment on ferre les hommes à plumes. Prenez ça comme un tuto. Première étape, se montrer désinvolte, ne pas dévoiler l’intérêt qu’on a pour sa proie :

« M. Monier, je ne suis pas sûre de comprendre. Vous voulez que je... prédise l’avenir pour vous ? » balbutiais-je en plaquant une main sur ma bouche.

« Pas pour moi, pour la compagnie ! Mais ce serait l’idée, en effet... cela vous intéresserait-il ? »

Ah. La naïveté de certains m’épatera toujours. Il est vraiment trop bête, dans le sens le plus animalier du terme. Pourtant, il me donne tout de même de précieuses indications : j’ai la confirmation qu’il me prend pour une prophétesse et pour une idiote. Un homme d’affaire qui propose un contrat à une enfant de treize ans avec des capacités exceptionnelles ? C’est un piège. Il ne veut pas m’aider, loin de là, ce qu’il souhaite c’est que je me mette à son service, pour servir ses intérêts. Mais les affaires sont les affaires ! De plus, ce n’est pas comme si j’étais en position d’infériorité intellectuelle. D’où le passage à l’étape 2 : attirer la cible et faire en sorte qu’elle ne puisse plus s’échapper. Je laissais un soupir faussement désemparé s’échapper :

« Je crains que ce ne soit pas possible. Vendre mon don, ce serait l’asservir. Or vous semblez avoir beaucoup de respect pour mes talents de voyance, n’est-ce pas ? Vous comprendrez alors...

-A, attendez ! Mademoiselle Ingrid, je suis certain que nous pouvons trouver un arrangement qui vous conviendrait. »

Je lui lançais un regard à la fois dubitatif et innocent. Innocent parce que je devais à tout prix lui faire croire qu’il menait la danse et dubitatif parce que si je ne laissais pas un peu de mon sarcasme s’échapper, j’allais étouffer. M. Monier renchérit précipitamment :

« Les informations que nous pourrions récupérer avec vous seraient... Les profits, enfin je veux dire... Je... nous ferons tout ce que vous voudrez ! »

Bingo. Je plaquais ma main sur ma bouche dans un geste dramatique : je ne pouvais pas retenir le sourire carnassier qui s’étalait sur mon visage. Toujours sur le canapé, mon père leva les yeux au ciel et retourna à son journal et son café. De toute évidence, il avait compris que je n’avais pas besoin de son aide. Sans plus attendre, je me livrais à la dernière partie de mon plan. 

« Cela semble vraiment vous tenir à cœur, » murmurais-je d’un air faussement absorbé. 

« Oui, énormément !

-Pourtant, je continue de penser que signer un contrat avec vous serait brader mon art...

-Mais ! » s’exclama-t-il, désespéré.

« Cependant je peux faire quelque chose pour vous.

- Vraiment ? »

Si cet homme était un pigeon, alors moi j’étais un chat. Je lapais l’instant comme du petit-lait. Et comme cette situation était vraiment trop drôle, je décidais de me sacrifier un peu pour Monier, pauvre esclave moderne de sa compagnie. Je sortis donc mon plus beau masque et me jetais à corps perdu dans ma prestation. 

« J’accepte de vous faire une prédiction. Une seule ! » m’exclamais-je en levant un doigt. « Ce sera la première et dernière fois que je travaillerai pour vous.

-Oui, bien sûr ! Oh mademoiselle, je ne sais comment...

-Et ce ne sera pas gratuit.

-Évidemment, évidemment. »

Les négociations commencèrent. Je pressais Monier comme un citron et obtint de lui la promesse d’une jolie somme, de la pub sous forme de rumeurs qui me fournirait une réputation en béton et mieux encore, de juteuses informations sur sa chère compagnie. Avoir quelques codes d’accès ne pourrait que m’aider dans mes calculs. Et qui sait, cela pourrait être utile plus tard !

Ce qui n’était qu’un rêve passager se consolide jour après jour : la richesse au creux de mes mains -littéralement, j’ai le chèque entortillé autour de mes doigts- et la gloire... Ma célébrité est encore tremblante, elle tient à peine debout, soutenue par les gros titres des journaux et les chuchotements qui soufflent comme une tempête partout où je vais. Mais ce n’est que le début. Il me suffit de pousser encore un peu, un tout petit peu...
Tout m’appartiendra. Permettez, je reviens à mon clavier dans quelques minutes, mais on m’appelle.

Charlotte. Ma partenaire de travail, vous vous souvenez ? Un coup de fil assez court de quelques phrases :

« Allô ?

-Alors comme ça, c’était toi depuis le début ? » grogna-t-elle dans le combiné.

Je fis la grimace. J’aurais dû me douter que ça ne lui plairait pas. J’ignorais sa pique :

« Marchand, je suis également heureuse d’avoir de tes nouvelles. Merci, je vais bien et toi ?

-Mets la un peu en veilleuse, tu veux ?

-Que puis-je faire pour toi ?

-Demain, 14 heures, au centre commercial. Je t’attendrai devant la grande fontaine. »

Comment aurais-je pu refuser ? Je lui devais bien ça- et puis ce serait l’occasion de lui faire part de mes projets de grandeur. Avoir son soutien ne pouvait être qu’un bonus.
Demain matin, à la première heure, je recevrai la demande très exacte de ce que la compagnie de ce cher Monier souhaite que je prédise, puis ce rendez-vous avec Charlotte... Quand je vous disais, lecteurs, que la vie est bien meilleure ainsi !
 

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Zephirs
Posté le 03/10/2022
Coucou !

C’est un chapitre que j’ai apprécié, surtout avec l’arrivée de Monier. Le début, je dois avouer que je m’attendais pas mal à ce qui s’y passe, du coup pas de grande surprise.^^

Pour revenir sur l’arrivée de Monier, je trouve que ça dynamise pas mal. J’ai beaucoup aimé comment ça a été amené (notamment le réveil d’Ingrid par François qui est drôle dans sa manière d’être décrit).

Le père à des réactions amusantes. C’est un peu un grand enfant. Je l’aime bien.

Les comparaisons sont pas mal du tout ! L’humour dans la narration est toujours bon !


Quelques remarques :

Je pense qu’il y a quelques « mais » évitable, cependant rien de bien gênant. C’est vraiment pour chercher la petite bête.

« par une bande de vautours à micros et calepins » => J’ai trouvé cette formulation un peu bizarre.

 Cependant je suis intimement persuadée que j’aurais pu lui renverser mon chocolat chaud sur le crâne qu’il m’aurait remerciée => cette phrase est drôle, je pense qu’elle mérite d’être soulignée. x)

 la richesse au creux de mes mains => est-ce que ce ne serait pas une référence à Spiderman que je vois là ? :o



Pour conclure, je dirais que la petite conversation avec Charlotte, à la fin, est intrigante. Nul doute qu’elle à quelques plans pour Ingrid. J’imagine bien Charlotte déjà avec un plan pour se faire un maximum d’argent !

Un plaisir,
À bientôt !
Bleiz
Posté le 04/10/2022
Coucou,
Merci de commenter ta lecture, c'est très encourageant d'avoir des retours ! Je suis contente de voir que l'humour continue de passer, j'espère que la suite te plaira tout autant. Et merci pour les remarques !

À bientôt :)
Sylvain
Posté le 16/01/2022
Hello!
Le dialogue entre Monier et Ingrid est vraiment croustillant, il se lit d'une traite.
Ingrid est diabolique et... vénale! Elle est difficile à cerner finalement. Je la pensait ingénieuse, avec une certaine morale. Je n'en suis plus autant convaincu maintenant. C'est aussi ce qui la rend si charismatique.
Elle a l'air de s' en tirer très bien pour l'instant.
Plus grande sera la chute! Enfin, j'imagine^^

A bientôt!
Bleiz
Posté le 16/01/2022
Salut !
Je suis contente que la discussion entre Monier et Ingrid t'ait plu. Oui, son caractère se dévoile de plus en plus au fil des chapitres. J'espère que la suite te plaira !

À bientôt :)
Edouard PArle
Posté le 27/12/2021
Coucou !
La scène de négociation entre Ingrid et l'entreprise est vraiment très bien menée. Elle est amusante et voir le pauvre monsieur se faire rouler dans la farine a du satisfaisant^^
J'aime beaucoup son ambition et son assurance, mais il n'est pas certain que ça lui réussisse toujours. Après tout, elle reste une enfant qu'on pourrait utiliser à de mauvaises fins. Ca pourrait être sympa de voir un ou des antagonistes de son acabit intellectuel surgir au fil des pages.
"mais il s’étouffait de rire depuis que les journalistes étaient partis" depuis quand les journalistes laissent du répit ? xD
"Vous aimez la pêche ? Moi, pas trop, pas avec des vrais poissons. Non, moi mon style de pêche préféré, c’est la chasse. La chasse aux pigeons et s’ils ont un gros portefeuille et des yeux vitreux, c’est encore mieux." Mdr Mon passage préféré je crois.
L'humour fonctionne bien ainsi que les questions au lecteur vu que c'est un format journal.
Bref, toujours très agréable,
Bien à toi !
Bleiz
Posté le 28/12/2021
Bonjour,
Je suis contente que ce chapitre te plaise ! Ne t'inquiète pas, au fur et à mesure de l'histoire, Ingrid va rencontrer des difficultés que même elle aura du mal à gérer...
À bientôt !
sifriane
Posté le 21/12/2021
Salut,
Ingrid est vraiment très drôle, et diabolique. Avoir autant d'ambition à son âge est hors norme, mais elle est hors norme, donc tout roule.
Je suis d'accord avec un des commentaires, elle fait penser à Artémis Fowl, en beaucoup moins tête à claque, perso je trouve ce gamin insupportable.
Ingrid a de la nuance et c'est très agréable. Et pour le moment le format journal convient très bien.
A bientôt

petite remarque : "rien n’est tout rose non plus" ne sonne pas très bien mais c'est une broutille
Bleiz
Posté le 21/12/2021
Bonjour,
Merci pour ton commentaire ! Je suis très contente que tu trouves Ingrid sympathique, c'est une de mes inquiétudes : la rendre suffisamment égoïste et "drama Queen" pour qu'elle reste dans son personnage, et que les lecteurs l'apprécient. Merci pour la remarque, je prends en note !
Benebooks
Posté le 16/12/2021
Toujours génial, mais il y a une petite incohérence : ici, tu dis que Ingrid à 13 ans, mais dans le chapitre d'avant, 11...^^
J'ai adoré la manière dont elle a retourné ce gus, mais qu'ils sont pénibles ces commerciaux XD
Bleiz
Posté le 16/12/2021
Bonjour,
Merci pour ta remarque ! J’avais en effet hésité entre 11 et 13 ans pour le personnage avant de décider finalement pour 13 ans. J’ai dû manquer le passage au chapitre dernier et oublié de corriger. Je vais modifier ça de ce pas !
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