Prologue - L'Ombre sous la grande Horloge.

Par Zig
Notes de l’auteur : Ce projet est très différent du premier... Si Les Equilibres est un livre sans grande ambition écrit en un mois (mais qui nécessite d'importants travaux de réécriture), ce prologue des Fossoyeurs est mon premier texte écrit en 4 ans (la pression les gars, z'avez pas idée). Si l'intrigue existe dans ma tête depuis longtemps, elle ne naît sur papier qu'après une longue période de doute, et de peur. Mon style a beaucoup évolué, et ne me plait pas tout à fait alors n'hésitez pas à m'aiguiller, me conseiller... J'en serai vraiment ravie ! (PS : La mise en page originelle a complètement sauté... sachez que les Tic-Tac et les voix des Ombres ont normalement une mise en page bien particulière.)

Tic.

 

 

 

Tac.

 

 

 

 

Tic.

 

 

 

Tac.

 

Tic.

 

Tac.

Tic.

Tac.

Tic.

Tac.

Tic.

Tac.

 

Tic. Il ouvrit les yeux, et la corneille noire croassa sur la grande horloge de bois.

Tac. Dans sa tête, le pendule continuait de produire une entêtante litanie. Les consonnes résonnaient contre les murs à un rythme régulier, mais curieusement synchrone. C'était apaisant, en quelque sorte, et même la présence de l'oiseau – pourtant de sinistre réputation – ne parvenait pas à lui faire peur.

L'enfant gardait les yeux grands ouverts, et son cœur saignait.

Un bruissement d'aile lui fit tourner la tête si rapidement que ses vertèbres craquèrent, et la seconde corneille darda sur lui son regard noir, accentué par l'absolue pureté du plumage blanc.

L'oiseau pencha la tête à gauche et, par mimétisme, le petit garçon en fit de même. Le tic tac continuait de rouler en fond sonore, sans accroche, sans répit, sans peine ; et les volatiles déployaient leurs manteaux de plumes, s'agitaient en décalant leurs pattes crochues.

Les fleurs ne sentaient pas, peut-être parce qu'elles se fanaient. Rien ne sentait, en réalité, et même les couleurs présentaient la fadeur d'une photo laissée trop longtemps au soleil. Toute cette pâleur, toute cette banalité, produisait sur l'esprit du gamin un effet narcotique, que le rythme hypnotique de l'unique meuble amplifiait davantage.

Jusqu'à la voix.

Jusqu'aux voix.

 

                 «  Tu es perdu ?

                                                                            Viens... viens nous voir dans l'horloge.

                    Viens nous voir sous l'horloge.

                                                                                                          Tu ne nous reconnais pas ?

                                                      Approche, approche.

                                                                                  Donne-nous la main.

                                             Tiens-nous chaud dans le noir.

Nous avons froid. Si froid...

                                          Tu ne nous reconnais pas ?

                                                                 Nos voix. Nos yeux. Nos bras.

Tu ne nous reconnais pas ? »

 

Ses yeux s’agrandirent sous l'effet de la surprise, et les corneilles quittèrent l'horloge pour venir se poser sur ses épaules. Il se crispa un peu – craignant de sentir les serres s'enfoncer dans sa peau – mais fut surpris par l'absence de douleur. Tout allait bien.

« N... non. »

Balbutia l'égaré, se penchant pour mieux voir, pour chercher l'origine des voix. Il ne voyait pas bien, ne comprenait pas et, poussé par sa curiosité d'enfant, il fit un pas en avant. Aussitôt les oiseaux s'agitèrent, nerveux, et il recula, hochant la tête avant de répéter plus fermement :

« Non. Je ne veux pas.»

 

                                                             Tu ne veux pas ?

S'étonnèrent les voix.

                                 Pourquoi ? 

 

Il s'agissait là d'une excellente question, une question qui méritait une intense réflexion, et une réponse bien construite. En quête de soutien, le petit garçon dirigea le regard vers la corneille blanche, qui nettoyait le dessous de ses plumes. Elle n'arrêta pas sa besogne et l'enfant chercha du côté de la corneille noire : pas plus bavarde. Il devrait délibérer seul, comme un grand et, après avoir tourné les mots dans sa caboche, puis sur sa langue, il proposa :

« Parce qu'il n'y a pas de place pour moi dans l'horloge.

 

                                                        Et si nous sommes dessous ?

 

─ Il n'y a pas de place non plus, et puis...c'est trop sombre. »

Le silence qui suivit lui sembla bon signe et il se permit un sourire, pas peu fier de sa répartie. Il se retrouva cependant démuni face à la lueur douce, chaude et attirante qui s'échappa soudain du dessous de meuble.

 

C'est mieux maintenant ?

 

Oui c'était mieux, beaucoup mieux, mais cette clarté détruisait le bel argumentaire bâti précédemment ; il se retrouvait donc sacrément embêté.

Comme il ne voyait plus de raison pour rester loin, il mit en branle ses muscles – ankylosés par un froid qu'il commençait tout juste à ressentir – et posa genoux et mains à terres pour ramper. Déstabilisés, les volatiles s'agitèrent et poussèrent des piaillements indignés, avant de planter leurs becs pointus dans son cuir chevelu. L'enfant essaya de les chasser d'un geste agacé et s'avança, les paumes bien à plat et ses rotules raclant un sol invisible.

Plus il s'approchait, plus les mains s'allongeaient, poussant plus fort vers lui, plus vite aussi, d'une manière un peu chaotique, fouettant l'air puis reculant lentement et avançant à nouveau.

Quatre.

Quatre mains, vingt doigts et un bracelet d'argent.

Deux avants-bras soudain, puis deux fois plus et pas d'épaules.

Puis des yeux.

Puis des bouches immenses, des fours, des trous, des ciels morts.

Des souffles éteints.

Un froid, un cri, de l'humidité sous lui.

La lueur fantomatique d'une veilleuse inondant sa pupille.

Sur ses joues coulaient les larmes et ses doigts froissaient un drap rêche, tout juste propre et désormais souillé. Il mit longtemps à comprendre qu'il hurlait, qu'il hurlait fort, à s'en déchirer les cordes, à faire trembler les ombres sur les murs. Un premier sanglot naquit dans sa gorge, vite suivi par un second puis toute une ribambelle familiale, sortant en chapelet pour accompagner les pleurs. Mais ni les bruits ni le sel ne ramenèrent qui que ce soit, alors l'enfant éloigna la couverture – décidément trempée d'urine – et posa un pied hésitant sur le sol en bois. Les monstres sous le lit ne voulurent pas de lui mais, dans le doute, il traversa la pièce en courant, guidé par l'éclat de la lune qui perçait les fenêtres sans volets. Son genou rencontra un tabouret, sa cuisse une table et ses mains, finalement, la poignée de la grande porte d'entrée. D'une manière assez étrange, le dehors faisait moins peur que le dedans et lorsque le froid des morts lui enserra les os, il se sentit protégé. Ses yeux clairs se posèrent plus loin, vers un mouvement saccadé, accompagné d'un son mat et répétitif. Il avait de la chance : M. Pierre n'était pas loin.

Grelottant dans l’atmosphère glacée du cimetière, sa petite silhouette perdue au milieu des tombes, il utilisa le rythme comme un point d'ancrage sûr, certain, qu'il pourrait rejoindre avec assez de volonté. Ne laissant parler ni sa chair de poule, ni la douleur de ses pieds transis, ni l'inconfort de son pyjama mouillé, le fragile bonhomme progressa vers le mouvement. Son jeune cœur battait vite, rebondissant contre la pierre et les fleurs en plastique. Il avait peur, comme à chaque fois qu'il devait parler à son maître, surtout après avoir encore sali les draps.

Implacables, impossibles à arrêter, les bruits de pelle continuaient à bercer les lieux. Bientôt l'enfant put apercevoir quelque chose de familier mais le brouillard, de plus en plus épais, ne lui permettait pas de tout appréhender.

Jusqu'au souffle.

La respiration.

Une inspiration, une expiration, les signes répétés d'une activité physique intense.

Comme M. Pierre ne le remarquait pas – et pour cause, il lui tournait le dos – le garçon se signala du mieux qu'il put : avec un reniflement crasseux. Le bruit attira l'attention du maître qui se tourna avec lenteur et nonchalance. Son regard – d'un morne gris éteint – se posa sur le petit être sans manifester ni joie, ni colère, ni pitié ; juste de l'indifférence et un insondable oubli du monde.

« Rentre à la maison, Armand. »

Ordonna le travailleur d'une manière molle. Ce n'était pas ce qu'un enfant voulait entendre, pas après un cauchemar, pas à cet âge.

« C'est dangereux. »

Ajouta le plus âgé, dans une vaine tentative de se montrer moins rude. L'explication ne justifiait rien et ne provoqua qu'une nouvelle coulée de larmes brûlantes, qui assécha davantage des lèvres crevassées.

Armand renifla pour la seconde fois, essayant de faire remonter toute cette morve qui coulait sous sa narine droite. Comme il n'y parvenait pas il étala le tout avec le dos de sa main puis – comme ça ne suffisait pas – avec la manche de son t-shirt trop grand.

Pendant ce temps M. Pierre avait repris son travail, à moitié noyé dans la brume glacée qui ne rampait plus mais prenait plutôt de la hauteur. Une traînée noire passa entre les herbes, à la manière d'un gros poisson vif qui file dans un étang. Facilement attiré par les choses mouvantes, le gamin focalisa son attention sur cette trace, qui grandissait à ses pieds au point de faire disparaître son orteil, puis sa cheville. La lèpre gagnait et, même s'il aurait dû s'en effrayer, plus rien n'agitait sa peur, pas même cette voix étrange, faite d'échos et qui emplissait sa tête sans passer par ses oreilles.

« Il a encore pissé au lit, le rikiki faible d'esprit.»

Armand ne voyait pas bien, mais il comprit que M. Pierre fronçait les sourcils tandis qu'il arrêtait de creuser. D'un geste plus ferme il planta la pelle dans le sol et saisit Armand par les épaules. Désormais le visage du Fossoyeur se trouvait assez près pour qu'on le détaille sans peine, et pourtant il était si banal, si quelconque, que le petit garçon ne trouvait pas les mots pour le décrire. Il fixait simplement les pattes d'oie aux coins des yeux, ces traits de vie qui auraient pu faire comme des soleils, si le regard de son tuteur ne s'était pas montré aussi pluvieux.

M. Pierre le regardait mais ne le voyait pas vraiment, parce que ce n'était pas lui qu'il cherchait. Les doigts – longs et maigres – s'incrustaient dans sa chair transie tandis que les iris gris continuaient de fouiller. Comme ils ne trouvaient pas ils finirent par se fixer sur un lobe d'oreille. A nouveau la voix grave, calme, et placide du Fossoyeur finit par résonner, réitérant l'ordre avec une autorité indiscutable :

« N'écoute pas la voix, Armand, et rentre à la maison.

─ Pourquoi ? »

Une lueur d'agacement passa dans la grisaille des yeux, et l'attention se focalisa enfin sur Armand, une poignée de secondes.

« Parce que.

─ Ce n'est pas une réponse, « parce que ».

─ C'est une réponse ; pas celle que tu veux entendre, mais c'est une réponse.

─ Je ne comprends pas.

Normal, jamais vu quelqu'un d'aussi couillon... »

Il n'y avait ni calme ni détachement dans ce troisième timbre, et il n'appartenait pas à M. Pierre.

─ N'écoute pas, Armand.

─ Pourquoi ? Et pourquoi tu répètes mon prénom ?

Parce que si je te soufflais dessus, tu disparaîtrais. »

Un ricanement mauvais fit écho aux paroles et M. Pierre claqua la langue, exprimant un agacement trop automatique pour être naturel. L'homme essaya une autre approche :

« Tu n'as pas froid ?

─ Non. Pas vraiment.

─ Si Armand, tu as froid. »

Pour la seconde fois il ne comprit pas, et hocha négativement la tête, avec vigueur. Les yeux s'étaient faits plus durs et M. Pierre serrait les dents maintenant. Armand remua lentement sa main, parce qu'il ne sentait plus ses doigts.

Mais il n'avait pas froid pour autant.

« Le lit est mouillé mais c'est pas moi, expliqua l'enfant, se souvenant pourquoi il était venu. J'ai pleuré un peu, je crois, mais ça non plus c'est pas moi. »

Et, comme M. Pierre ne semblait pas savoir quoi faire de cette information, Armand ajouta précipitamment :

« J'ai pas fait pipi.

─ Je te crois, mentit l'adulte, plus par lassitude que par désir de ménager le gamin. Je te crois mais maintenant tu dois retourner à la cabane, fermer la porte, et m'attendre. »

Les phalanges s'incrustaient plus loin dans sa peau, il le sentait. L'adulte était crispé, et en colère, et tellement d'autres choses qu'Armand ne savait pas définir, parce que les mots n'étaient jamais assez précis pour tout ce qu'il ressentait.

« D'accord, conclut le jeune vagabond, mais je fais quoi pour les voix ?

─ La voix ? Je t'ai dit de ne pas l'écouter.

─ Pas la voix, les voix. »

A tous ces sentiments qu'Armand comprenait dans les yeux du maître, un autre – indéchiffrable – vint s'ajouter : un mélange de plein de choses, plein de nuances et de remous, comme seul M. Pierre savait les produire.

« Quelles voix ? »

La réponse lui semblait évidente, à lui :

« Les voix des ombres sous la grande horloge. »

 

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Taranee
Posté le 07/08/2020
Eh bien je ne comprends pas pourquoi tu as longtemps cogité avant de commencer à écrire ( moi aussi ça m'arrive)! Ta plume est tout simplement remarquable ! Tu as un style bien à toi et j'aime ce style. Tout dans le début de cette histoire, de l'atmosphère générale aux petits détails, m'a intriguée ! Je vais continuer à lire !
PS : Je ne suis pas gentille ! Je dis la vérité !
Zig
Posté le 19/08/2020
Coucou !

Bonjour Taranee, bienvenue dans cette petite histoire un peu bancale xD

Ouh que c'est gentil °//° je sais pas si c'est bien vrai (syndrome de l'imposteur, tout ça, tout ça), mais c'est le genre de chose qui fait du bien à lire et chasse un petit peu les doutes.
Un tout, tout petit peu...

Merci pour cette vérité qui est la tienne alors, elle m'encourage fort et me porte beaucoup ♥
Soah
Posté le 04/05/2020
Je crois que je suis totalement en amour avec le rythme de ton texte. J'accroche énormément a la manière dont tu écris et je pense sincèrement que cette histoire a du potentiel. Plein de potentiel. Le résumé me rend curieuse, ce chapitre encore plus.
Je crois que j'estime encore plus ton opinion maintenant que je t'ai lus. Je te perçois d'une manière différente. Et c'est agréable.
Je lirais la suite très vite. Hop dans la PÀL. ❤️
Zig
Posté le 05/05/2020
Moooooh, mon ananas ! Trop contente de te voir par ici (et trop stressée aussi ;_;)

Vu comme j'adore La Reine, c'est un compliment qui me va droit au coeur °//° J'espère que tu ne seras pas déçue par la suite ;_;

Merci d'avoir pris un peu de temps, pour poster un pitit mot tout chaud !
Kieren
Posté le 28/04/2020
"ni joie, ni colère, ni pitié ; juste de l'indifférence et un insondable oubli du monde."
Je trouve cette phrase très jolie car elle exprime très bien un sentiment que j'avais oublié.

Tu transcrits bien le décalage que peut avoir un enfant face à un adulte. Ils ont tous les deux des soucis qui les concernent, ils ne sont juste pas au même plan.

Il y a une brume dans tout ce chapitre, tout se passe au ralenti, étouffé, sans réelle urgence. On se croirait au purgatoire.

« Les voix des ombres sous la grande horloge. » Tous les mots sont importants pour une phrase aussi courte, c'est bien rythmé, et c'est bien joué.

Je continuerai de lire cette histoire demain.
Zig
Posté le 30/04/2020
Bonjour Kieren ! Merci d'être passé.e me dire un coucou !

Vu la beauté et l'élégance de ton propre style, je suis très honorée de tes remarques... Ca fait toujours plaisir quand quelqu'un dont on respecte la plume, vient apprécier des éléments de style,

J'espère que le reste ne te décevra pas ;_;

Encore merci ♥
Kieren
Posté le 30/04/2020
Je te retourne le compliment =)

Continuons de faire du bon boulot 👍
Ne nous decevons pas.
Litchie
Posté le 19/02/2020
Ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh.

Bon ben j'ai rien d'autre à dire voilà. J'ai bien fait de commencer :'D j'ai absolument aucune critique à faire. Je vais lire la suite.

(c'était le commentaire constructif de Litchie, à vous les studios)
Zig
Posté le 20/02/2020
Hellow !

Ah bah moi je trouve que c'est déjà bien... on ne met jamais assez de voyelles dans nos vies !

Merci pour ce pitit commentaire qui fait chaud au coeur, je vais essayer de ne pas baisser en qualité par la suite ;_; (azy la pression)

Zigzouilles
Litchie
Posté le 20/02/2020
Hey, un manager de la start up nation te dirait qu'on bosse mieux sous pression (alors hop hop hop, une barre de Feed et tu nous ponds 30 pages dans la journée, go, et pas une faute sinon tu restes sans boire ni manger pendant deux jours)
PetraOstach - Charlie O'Pitt
Posté le 19/02/2020
Hello Zig !
MAGNIFIQUE.
J'étais passée une première fois avant-hier, mais j'avais du mal à me concentrer j'avais moi-même des voix dans ma tête qui m'accaparaient.
Elles m'ont laissé un peu tranquille ce matin et j'en ai profité pour revenir :D
Très bien écrit, très bonne narration. Je suis totalement éblouie, emportée, happée par ce prologue.
Je trouve que c'est très artistique, et je dis ça de manière très positive. C'est déstabilisant mais de manière très maîtrisée. Un peu à la manière d'Alice au pays des merveilles, en tout cas c'est ce à quoi je pense en te lisant.
Pour le moment, je n'ai rien à redire, rien à te signaler :)
Zig
Posté le 20/02/2020
Coucou !

Rho tu me fais rougir ;_; Ca me fait extrêmement plaisir que tu rapproches mon travail d'Alice, parce que c'est un peu une oeuvre de référence pour moi, et c'est un univers qui me hante depuis très, très longtemps. Forcément, ça réjouit mon petit cœur de lire ça !

Merci d'avoir pris la peine de passer me lire !

Bisouilles !
Marhiel
Posté le 16/02/2020
Bonjour Zig !

J'étais de passage sur le site et je suis tombée sur ton histoire. J'ai lu que tu cherchais des personnes capables de t'aiguiller et de te donner des conseils et je n'ai pas la prétention d'avoir assez d'expertise dans le domaine pour te donner des conseils assez poussés mais je me permets tout de même de te laisser mon impression d'humble lectrice lambda ! :-)

Lorsque je lis quelque chose, la première chose que je recherche, c'est d'être immédiatement transportée dans un autre univers et c'est mission réussi avec ton prologue ! J'ai beaucoup aimé l'ambiance que tu installes et ta façon assez particulière de commencer ce prologue qui participe sans aucun doute à instaurer l'ambiance de l'univers.

Les personnages d'Armand et M.Pierre, même s'ils sont très peu décrits sont facilement imaginables et donnent envie d'en savoir plus sur eux. Le mystère est très bien amené et tout cela donne envie d'avoir accès aux pages suivantes dès à présent haha !

Pour ce qui est de ton style, tu te disais pas vraiment satisfaite. Personnellement je ne trouve rien à y redire et j'aime beaucoup la façon dont tu instaures l'atmosphère dès les premières lignes.

Bref, tu l'auras compris, je n'ai rien de négatif à dire sur ton prologue et j'ai hâte de connaître la suite des aventures d'Armand et d'en savoir plus sur ces voix et cet univers en général !

A bientôt !
Zig
Posté le 16/02/2020
Merci infiniment de t'être arrêté quelques minutes pour me poser tes impressions, ça me fait très plaisir et je t'en suis vraiment reconnaissante !

Je suis heureuse que ce petit morceau de lecture soir parvenu à t'accrocher : il y a tellement d'enjeux dans les prologues que c'est une peur immense de les rater, et de ne pas arriver à faire entrer un lecteur dans l'univers du récit.

Encore mille fois merci et plein des cœurs pour la peine ♥ ♥ ♥
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