Prologue

Par Elgonor
Notes de l’auteur : Ce chapitre n'est pas la version finale ! Ceci n'est qu'une version d'essai. Cependant n 'hésite pas à me donner quelques conseils en commentaires pour m'améliorer !
Je vous remercie

L’aube se leva sur un petit village forestier, tandis que le ciel commençait à s’éclaircir. Le hameau, pas bien grand, constitué d’à peine une dizaine de famille, se situait en lisière de forêt.Lorsque le soleil se leva enfin, ses rayons traversèrent la fenêtre d’une maison, la première du village à être baignée de lumière. En traversant cette fenêtre, un rayon de soleil vint s’écraser sur le visage d’un jeune enfant.

Dans cette chambre, qui s’éclairait au rythme lent du lever du soleil, un petit garçon endormi était pris de plusieurs spasmes. Un murmure inconnu, que lui seul semblait entendre, tourmentait son sommeil.Ce murmure à peine audible se transforma lentement en une voix douce et apaisante

— Bien le bonjour être primordial, je suis Ursa, l’esprit de l’ours. Malgré la surprise, à ce moment-là, Kristoff ne ressentit aucune crainte.

— La voix du spectre se durcit quand il continua avec ces mots : « Le jour du solstice d’été approche, le premier maillon de la chaîne va se mettre en place ». Une image se matérialisa alors dans l’esprit de l’enfant, c’était un lieu qu’il connaissait bien, reconnaissable grâce au pin qui y avait poussé presque à l’horizontale de plus il reposait sur un énorme rocher couvert de mousse. C’était dans un coin reculé de la forêt où il était allé plusieurs fois en compagnie de sa mère. C’était une partie de la forêt où il n’avait pas le droit d’aller seul, ses parents lui avaient interdit, car, d’après eux, c’était une zone bien trop dangereuse. Dans un dernier soupir, à peine perceptible, l’esprit gardien souffla ces derniers mots : « Rends-toi en ces lieux quand le soleil sera à son zénith… Les esprits gardiens veillent sur toi Kristoff ».

Le jeune enfant ouvrit soudainement ses deux grands yeux, qui étaient d’un rouge rubis. Sa respiration était saccadée et sa vision encore brumeuse. La chaleur du soleil matinal était agréable, un peu comme une caresse douce et chaleureuse, mais il n’y prêta pas attention, encore essoufflé, car le rêve qu’il avait fait était encore bien ancré dans son esprit…

            Une bonne odeur de pain au miel lui donna ensuite la motivation de sortir de son lit et de descendre au rez-de-chaussée. En sautant de son lit, il marcha sur une de ses figurines de bois. Les mains sur sa bouche pour ne pas crier à cause de la douleur, il baissa les yeux sur le sol de sa chambre et examina le morceau, il avait l’apparence d’un ours. La veille au soir, il avait oublié de ranger ses jouets. Si sa mère ou son père l’avaient entendu crier, il aurait sûrement été sermonné. Soulagé, il attrapa l’ours en bois et le dévisagea.

— Ne me regarde pas comme ça, je pense avoir eu plus mal que toi. 

Kristoff ramassa ses figurines : un ours, des loups, un cerf émeraude, un plasmilion et d’autres créatures de la forêt, sculptées magiquement dans un bois d’olivier. Chaque détail était reproduit à la perfection. « Maman a vraiment beaucoup de talent », pensa une fois de plus Kristoff après avoir rangé ses figurines sur une étagère. Ni vu ni connu, il reprit la quête qu’il avait entreprise : les petits pains au miel.

           La maison de la famille Stewin était de taille modeste, faite de bois et de pierre comme la plupart des maisons du village. La particularité de celle-ci c’était que des plantes et des fleurs tapissaient façades et toiture. La maison était également entourée d’un jardin arboré, traversé par une rivière.

            Kristoff avait toujours été élevé dans la bienveillance de son environnement, faune et flore comprises. Cléïa, la mère de Kristoff lui avait appris que chaque espèce vivante, chaque plante avait un rôle à jouer dans l’équilibre de la nature. La famille Stewin était appréciée au village et Cléïa, la mère de Kristoff occupait la fonction de druidesse du village. C’était une protectrice de la nature. Elle avait pour missions d’observer et de soigner la forêt et ses locataires et avait toujours expliqué à Kristoff combien chaque espèce vivante, chaque plante a un rôle à jouer dans l’équilibre de la nature.

            Son père Mathieu était le directeur de l’académie de magie et faisait partie de la cour du roi, de ce fait, il ne rentrait pas souvent à la maison ; seulement pendant ses jours de repos. C’était un homme altruiste, gentil et souriant. Quand Mathieu rentrait à la maison, il essayait de passer le plus de temps possible avec sa famille et surtout avec son fils.

            Aujourd’hui, c’était le jour des pains au miel. C’était donc ce soir-là que le père de Kristoff repartirait à l’académie. La famille Stewin avait instauré ce rituel pour les jours où Mathieu devait retourner à l’académie. Kristoff arriva dans le salon. Du haut de ses neuf ans, il mesurait un peu moins de quatre pieds de haut. Ses parents le regardaient avec de grands sourires et des yeux remplis de tendresse cela faisait bien longtemps qu’il dépassait la hauteur de la table du salon.

— Tiens, chéri, tu as fait des cauchemars ? demanda sa mère sûre d’elle en voyant le rouge intense de ses yeux.

— Oui…   Kristoff hésita, puis raconta à ses parents son rêve étrange : Un ours m’a parlé, un esprit, je crois. Je crois qu’il m’a appelé être primordial.

Ses parents se regardèrent et le visage de Cléïa trahit un rictus d’inquiétude. Kristoff n’y avait pas fait attention. Il s’assit près de ses parents, attrapa un pain au miel, puis mordit dedans à pleines dents. Il était affamé.

— Ah… Et j’ai mal aux pieds, parce que j’ai marché sur une de mes figurines en bois en me levant du lit. Il avala sa bouchée avant de continuer, PAPA tes pains sont TROP bons. 

En mangeant, les yeux de Kristoff passèrent du rouge rubis à un bleu azur.

— Les figurines que tu devais ranger hier avant de te coucher ? lui dit son père avec un sourire en coin.

Les joues de Kristoff se teintèrent de rouge et les deux saphirs disparurent pour faire place à deux grands yeux marron.

—  Vu que cette ourse a failli m’arracher le pied, la prochaine fois je les rangerai c’est sûr.

La famille Stewin se mit à rire et malgré l’inquiétude dissimulée des deux parents ils continuèrent tous leur déjeuner dans la bonne humeur, heureux de partager ce moment en famille.

            Kristoff était un jeune garçon plein de vie. Il adorait accompagner sa mère dans la forêt et en apprendre davantage sur les insectes, les animaux et les plantes qui l’entourait. Sa mère était une magicienne brillante, elle avait réussi à maîtriser parfaitement la magie élémentaire de l’eau, mais également celle de la terre. Elle pouvait donc associer ces deux éléments, pour contrôler la végétation alentour. Mais ce n’était pas sans condition. En effet, si la magicienne faisait pousser une variété de plantes ou d’arbres dans un climat qui n’était pas adapté, la plante ne survivrait pas. C’est pour cela que pour manipuler cette magie, il fallait une grande connaissance de la nature.

            Kristoff, n’ayant pas beaucoup d’amis, passait une grande partie de son temps seul dans la forêt et y prenait un tel plaisir que peu lui importait de partager cela avec d’autres personnes.

Cet après-midi-là, alors qu’il accompagnait une fois de plus sa mère dans leur jardin pour un atelier de magie élémentaire. Kristoff n’arrivait pas à se sortir le rêve de sa tête, impossible de se concentrer. La voix de l’Esprit gardien résonnait encore dans sa tête.

— Kristoff ? Tu m’écoutes ? Cléïa regardait son fils avec interrogation.

— Pardon, je ne suis pas très concentré, continue. La fusion entre deux éléments c’est bien ça ? 

Tandis que Kristoff la regardait, elle serra ses poings, paumes vers le haut et se concentra. Quand elle les rouvrit, des graines s’y trouvaient. Elle en mit quelques-unes en terre, puis plaqua ses mains sur la parcelle de terre et ferma les yeux. Des petites pousses vertes commencèrent alors à sortir de terre et très vite, plusieurs tiges se formèrent et de nombreuses feuilles apparurent. La parcelle de terre se retrouva alors recouverte de jeunes pousses. Les plantes, maintenant adultes bourgeonnaient puis fleurissaient à vue d’œil grâce à l’aide précieuse de la druidesse. C’était magnifique, un véritable panache de couleurs vives habillait maintenant le sol devant eux. Kristoff venait de suivre l’évolution d’une plante, de sa germination à sa floraison en l’espace de quelques secondes à peine. Il en était une fois de plus restés sans voix, abasourdi par le pouvoir extraordinaire que sa mère détenait.

            Pendant que le soleil suivait sa course zénithale, Kristoff en avait fini avec les leçons de sa mère et il décida une fois de plus de partir s’isoler, à l’orée du bois. Il adorait se retrouver seul dans la forêt, elle était tellement belle et tellement riche en sons et en odeurs. Le chant des oiseaux se mêlait à la mélodie du vent, tandis que les arbres se balançaient et dansaient à son grès. Soudain, entre deux touffes d’herbes, un petit mulot apparut. Apeuré, à l’affût, ce dernier se figea et renifla l’air, à la recherche d’un potentiel danger. Kristoff ne dut attendre que quelques secondes avant de voir apparaître un renard. Il l’observa sortir d’un buisson en silence puis bondir sur sa proie. Mais celle-ci s’échappa in extremis en se faufilant entre dans un roncier. Le renard, qui n’avait pas remarqué le jeune garçon auparavant le fixa du regard, s’immobilisa puis repartit aussi vite et silencieusement qu’il était arrivé. « Ton repas sera pour plus tard », pensa Kristoff avec un petit sourire en coin.

            Non loin de là, sous les grandes feuilles, un concert avait commencé. En effet, les grenouilles vertes et rousses chantaient en harmonie, tandis que le bourdonnement et le fredonnement des insectes continuaient leur routine habituelle. Cette mélodie chatouilla l’ouïe du jeune garçon. Le jeune homme tendit l’oreille, les murmures doux et apaisants d’une rivière paresseuse continuèrent d’accompagner sa balade en forêt. « La forêt chante à qui sait l’entendre » aimait lui dire sa mère. En reprenant sa route, Kristoff marcha sur de nombreuses fleurs sauvages aux forts parfums, notamment sur un pied de menthe poivrée, qui était pour lui un parfum très agréable qu’il lui rappelait d’agréables souvenirs. La forêt était remplie d’odeurs toutes aussi surprenantes les unes que les autres. L’humidité des mousses, les senteurs terreuses d’humus, l’odeur puissante des eucalyptus, l’arôme boisé et la fraîcheur de l’air qui se mêlaient en une odeur propre. Kristoff aimait également, de temps en temps, escalader les arbres pour observer la forêt et sentir les odeurs que le vent transportait avec lui. Mais aujourd’hui il n’avait pas la tête à ça.

            Kristoff connaissait l’interdiction de ses parents de s’enfoncer dans la forêt centrale, car des créatures dangereuses s’y trouvaient et qu’il était aisé de s’y perdre. De plus, au centre de la forêt, Kristoff savait que toute communication était impossible, ses parents n’avaient jamais voulu rentrer dans les détails. Il se demandait si c’était dû à la magie qui s’en dégageait. Mais il restait obnubilé par la vision qu’il avait eue. Dans ce coin de la forêt, le ciel s’évanouissait petit à petit. Seuls quelques fragments de bleu restaient encore visibles comme des morceaux épars d’un puzzle impossible. Kristoff rentra sous la couverture sombre des arbres. À cause du feuillage épais qui formait un toit au-dessus de sa tête, la clarté du ciel disparu de sa vue. Tout à coup, l’obscurité se fit plus présente, plus pesante. Cette partie de la forêt était plus humide, le sol était recouvert d’un épais humus qui étouffait ses pas, l’enveloppant dans un silence profond. Aucun animal ne se manifesta. C’était comme s’il se retrouvait seul, perdu dans un océan de chênes, de hêtres et de pins.

            En s’enfonçant dans la partie épaisse de la forêt, l’air se rafraîchissait, on pouvait pourtant entrevoir entre les branches que le soleil atteignait son point culminant. Kristoff marcha plus d’une heure avant d’arriver à l’endroit de sa vision. Il ne pouvait pas se tromper, c’était bien là. Il reconnut en effet le pin tordu et l’énorme rocher recouvert de mousse. Un chemin était visible un peu plus loin, il traversait la végétation et en vue de son état il était régulièrement fréquenté. « Qui peut bien habiter dans un endroit aussi perdu ? » pensa Kristoff. Grâce une éclaircie entre les branches d’un arbre, Kristoff put voir que le soleil était au plus haut. C’est à ce moment précis qu’il entendit un cri de douleur venant du contrebas. Dans la panique il laissa s’échapper un léger glapissement, puis courut se cacher dans un buisson.

           Un groupe d’individu était apparu sur le sentier, à environ quatre mètres du jeune garçon. Les deux hommes qui ouvraient la marche étaient armés d’épées courtes, leurs torses étaient protégés d’un plastron en cuir noir raffiné. Sur une de leurs épaulières, il put voir un blason représentant un dragon noir qui tenait dans ses griffes un livre d’or. Derrière les deux hommes armés, une vingtaine d’adolescents étaient enchaînés individuellement. Kristoff s’aperçut que certains montraient des signes de faiblesse. Pour finir, il vit deux silhouettes fermés la marche, deux montagnes de muscles, équipés l’une d’une hache à deux mains et l’autre d’une masse d’arme et d’un bouclier. Un des deux hommes de tête avança dans la direction du buisson où le jeune garçon était caché. Kristoff était terrifié, ses yeux avaient changé de couleur. D’un vert émeraude, ils étaient maintenant bleu foncé, presque noir.

— Brick… ? Tu n’as rien entendu ? L’homme qui s’approchait de Kristoff avait porté la main sur sa garde.

Il n’était maintenant plus qu’à quelques pas de la cachette de l’enfant. Il retint son souffle et força son corps à ne plus bouger.

— Torn. Tu es le roi des froussards… C’était une bestiole, rien d’autre. Arrête de nous faire perdre notre temps. Brick regardait Torn avec agacement. Tu te souviens des fois précédentes, un écureuil sanguinaire… Ah oui et un marcassin mangeur d’hommes… En attendant ça, les deux colosses éclatèrent d’un rire moqueur.

Torn était rouge de honte il lâcha sa garde, fit volte-face, puis sans un mot il reprit sa place. C’est à ce moment-là qu’un des adolescents passa à l’acte. Il profita de ce moment de flottement pour essayer de prendre la fuite, mais malgré le fou rire qui avait pris les deux colosses, leurs sens et leurs réflexes était extrêmement affûté. Ainsi, celui de droite sortit de son dos une petite hache, arma son bras et la projeta avec puissance sur le jeune fuyard. Il y eut un craquement sec, suivi du bruit lourd d’une masse qui tombe au sol, car la hache s’était figée dans le crâne de l’adolescent, tandis que du liquide cérébral se répandait sur le sol.

Kristoff plaça ses mains devant la bouche, la nausée l’avait pris, il avait assisté à cette scène avec terreur, les sons, les visages et le blason qu’il avait vu et entendu resteront longtemps figés dans sa mémoire. Il ferma les yeux, se boucha les oreilles avec ses mains et resta recroquevillé pendant un long moment dans le buisson avant de réussir à bouger. Lorsqu’il rouvrit les yeux, la troupe hétéroclite était partie depuis bien longtemps.

            Kristoff avait totalement perdu la notion du temps, il ne savait plus si c’était encore le jour ou bien si la nuit s’était levée. Il prit son visage dans ses mains et se mit à pleurer, il se sentait seul et désemparé. De plus, le jeune garçon avait les paupières lourdes, son corps était engourdi et il se mit à fermer les yeux, et sombra dans le sommeil. Kristoff fut réveillé par des voix qui déchiraient la nuit. Des gens criaient son nom. Il mit quelques secondes à se rendre compte que c’était les voix de ses parents. Kristoff aurait aimé hurler, les appeler, mais la fatigue l’en empêcha. Le garçonnet devait réagir, pour que ses parents le retrouvent. Il leva alors le bras en l’air et sans même s’en rendre compte. Il puisa dans ses dernières forces et une boule de feu de la taille d’une pomme se forma et fut projetée en l’air. Le bras de Kristoff retomba sur son corps et il referma les yeux.

            Dans l’espoir de retrouver son fils, Cléïa entra en communication avec les animaux qui l’entouraient. Après plusieurs tentatives infructueuses, un grand-duc répondit à son appel et lui indiqua l’emplacement d’un jeune garçon frigorifié, qui était couché dans un buisson. À ce moment-là une lueur jaillit dans le ciel. Cléïa et Mathieu se mirent à courir vers la source de ce pouvoir, et ils poussèrent un soupir de soulagement en retrouvant Kristoff, en position fœtale, caché dans un buisson. Celui-ci respirait encore malgré le fait qu’il souffrait d’hypothermie. Le père de l’enfant, qui maîtrisait aussi deux éléments : le feu et l’air, il utilisa alors sa magie pour créer une bulle de chaleur autour de son fils. La température corporelle de l’enfant se stabilisa vite et Kristoff ouvrit les yeux.

— Cléïa on se retrouve à la maison, Mathieu prit son fils dans ses bras, puis fit jaillir du feu de ses omoplates, qui prit l’apparence d’ailes enflammées.

Kristoff ouvrait les yeux par intervalles irréguliers, sa mère se trouvait en face de lui, mais son corps n’était plus exactement le même, le bas de son corps était celui d’une biche. Kristoff referma les yeux.

— À tout de suite, mes amours…

Mathieu prit son envol.

Avant de partir, Cléïa aperçut au loin la forme fantomatique d’un ours blanc.

— Ursa… Ce n’est encore qu’un enfant… Sur ses mots elle partit en direction de leur maison.

Le soir même, quelques heures avant le départ de son père, Kristoff raconta pourquoi il avait désobéi et ce qu’il avait vu et entendu dans la forêt. Suite à son histoire, Mathieu avait fait porter une missive au roi, cachetée de son sceau de conseiller. Nombreux furent ceux qui vinrent fouiller et enquêter dans la forêt, mais aucun corps et aucune empreinte n’avait pu être trouvé. C’était comme si la forêt avait toujours été sauvage, comme si rien ne s’était passé. Puis, sans preuve et sans piste, l’enquête fut classée sans suite. Certains crurent que Kristoff avait rêvé, d’autres le prirent pour un fou ou encore pour un menteur. À peine trois semaines après le départ de Mathieu, on apprenait la disparition de celui-ci parti en expédition, pour enquêter sur une piste concernant l’incident de la forêt…

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