Première partie: Sur le Nerriah - Chapitre 1 - La Rencontre

Notes de l’auteur : Chapitre mis à jour le 21/04

Port de Londres, 1706

Comme toi, je vagabondais tous les jours sur le port, mais pas pour les mêmes raisons. J'avais douze ans quand l'orphelinat m'a foutu à la porte. Pour les nonnes, ma bouche était possédée par le Diable, au point de corrompre la plus innocente des âmes. Bref, j'étais irrécupérable, et comme tous les gamins sans parents qui le sont, je suis devenue une enfant des rues.

Pour voler, on avait chacun notre quartier de prédilection. En seulement quelques semaines, je parvins à m'imposer au port, lieu convoité par tous les voleurs. À l'époque, il s'étendait sur dix-huit kilomètres, le long de la Tamise, et était le plus actif au monde. Les navires marchands remontaient et descendaient le fleuve pour engraisser la capitale anglaise de victuailles étrangères. Autant dire un véritable paradis pour ceux qui crevaient de faim ! Les docks grouillaient de mendiants et de criminels, prêts à tout pour se procurer le meilleur butin.

Et moi, dans tout ça, je me trouvais au plus profond de ses entrailles, là où mouillaient les navires de la Compagnie des Indes occidentales et de la Marine. C'était la partie la plus prisée du port et il me fallut faire preuve d'une incroyable férocité pour m'y imposer. J'y marchais pied nus, vêtue de guenilles, mon visage encadré de mes cheveux ébouriffés. J'étais tellement petite et rachitique à l'époque que je me faufilais parmi les étals de poissons, de fromages et d'épices comme un petit rat prêt à s'emparer des miettes. Lorsque l'on commettait un larcin, il fallait être constamment sur ses gardes, car si on se faisait prendre, c'était la main coupée, comme les adultes, ou le cachot. Mais contrairement à d'autres, lorsque je me faisais prendre par un marchand, celui-ci se retrouvait confronté à mes beaux yeux. Il me suffisait de lui lancer mon plus doux regard d'orpheline pour qu'il lâche l'affaire. Je pense que mon petit corps rachitique et mon visage de fillette jouait un rôle là-dedans. J'incarnais avec perfection la douce enfant pure et affamée, qui ne méritait pas ce qui lui arrivait. Mais sous ces traits innocents, mes plus sombres instincts brûlaient, prêt à mordre quiconque tenterait de me dérober mes prises. De la bande des enfants des rues, j'étais la plus vicieuse de tous.

Si les marchands restaient faciles à manipuler, il fallait cependant se méfier des tuniques rouges, et plus particulièrement de Sawney Bean. Sawney Bean, c'était le chef de la patrouille du port, un grand gaillard aux cheveux noirs avec un bouc en pointe qui lui recouvrait le menton. Une grande balafre lui déformait le côté gauche de son visage et, lors d'une bataille, il avait perdu son oreille gauche, le rendant à moitié sourd. Mais fallait pas se laisser berner par son handicap, car ça faisait belle lurette qu'il avait appris à se battre avec. Autrement dit, ses sens restaient toujours en alerte et, quand il repérait un voleur en pleine besogne, il plongeait sur lui tel un rapace aux serfs acérés. Une fois, il avait chopé le grand Billy la main dans le sac. Il l'avait embarqué en l'empoignant par la peau du cou pour une destination que nous, les marmots des pavés, nous ne souhaitions pas connaître. Quand il revint trois jours après, on lui avait coupé la main droite. Pour nous, gamins, Sawney Bean était l'incarnation de Barbe-Bleue, du Croquemitaine et de l'Ogre du Petit Poucet. Oui, tout ça à la fois.

Mais tu sais, gamine, même si Sawney Bean me faisait peur, la faim finissait toujours par prendre le dessus. Alors je volais toujours et m'en sortais toujours.

Mais une fois, rien qu'une fois, j'ai échoué.

Après m'être approchée d'un étal de fruits et légumes, après m'être discrètement emparée d'une pomme et après m'être doucement retournée pour fuir, je percutai une tunique rouge de plein fouet. Le soldat en question se retourna, surpris, et constata mon méfait. Je venais de me faire avoir comme une débutante ! Pourquoi n'avais-je pas mieux analysé la situation ? Pourquoi n'avais-je pas réfléchi à un moyen de fuir plus satisfaisant ? La précipitation, la faim, l'hésitation... je ne saurais dire. Je dois avouer que, parfois, sur certains détails, ma mémoire me fait défaut. En tout cas, il saisit mes guenilles pour me mener à son supérieur et, comme tu dois t'en douter, ce supérieur, c'était cet ogre de Sawney Bean.

Une fois face au monstre, celui-ci me considéra, un sourire mauvais aux lèvres. Il commença par observer mes pieds nus, écorchés par les pavés, puis remonta sur mes genoux sales, sur le vieux tissu déchiré qui me servait de vêtement, jusqu'à atteindre mon visage sailli par mes étranges prunelles, brillants comme deux saphirs couverts de boue. Devant lui, je tremblai de tout mon corps, mais je gardai la tête haute. Dans la rue, il ne fallait jamais montré qu'on avait peur, au risque de devenir une proie facile. Mais je dois admettre que c'était difficile : il se révélait encore plus effrayant de près.

Le soldat m'empoigna par les cheveux.

« Merci, lieutenant, je vais m'occuper de corriger cette morveuse comme il se doit. »

Sa voix rauque me fit grincer des dents. Mais cela n'était rien comparé à ce qui m'attendait. À ce moment-là, je repensai à la main coupée du grand Billy, si bien que je tentai de me libérer de son emprise. Ma dignité prit ses jambes à son cou pour ne laisser place qu'à la peur. Jusque-là, j'ai toujours cru que j'étais une morveuse vicieuse, mais maintenant que je me trouvais véritablement en danger pour la première fois, je compris que ce n'était qu'un jeu, que de grands airs que je me donnais.

L'Ogre à l'oreille coupée et au visage balafré me tira par les cheveux jusqu'à la tour de Londres, cette grande forteresse où l'on emmenait bon nombre de voleurs et de mendiants. Une fois entrés là-dedans, gamine, rare sont ceux qui en sont ressortis. Des rumeurs terribles circulaient sur cet endroit. Ceux qui vivaient à proximité ne cessaient d'évoquer les hurlements et les sanglots qui s'échappaient de ses vieux murs. Tout au long du chemin, je me débattis pour tenter de fuir, quitte à trébucher sur les pavés. Mais cela ne fit que resserrer la poigne de Sawney Bean, qui n'en avait rien à faire de m'arracher la tête.

Nous franchîmes le grand pont levis et descendîmes dans les sous-sols. C'était la première fois que je mettais les pieds au bagne.

Nous marchâmes longtemps dans les galeries souterraines, emplies d'un lourd parfum de torture et d'humidité. Mon cœur s'affola. Et si je ne voyais jamais plus la lumière ?

On m'emmena au bout du couloir à l'intérieur d'une petite pièce. Quand je franchis son seuil, la panique m'envahit totalement : à l'intérieur, des instruments de torture en tout genre reposaient sur une longue table de bois.

Quand il constata mon effroi, le chef de la patrouille du port éclata de rire. Son rire me glaça le sang à tel point que je ne me souviens pas avoir un jour été autant effrayé par un ennemi.

« Ne fais pas cette tête ! me dit-il, une fois son sérieux retrouvé. On va juste ranger tes affaires ici. Tu croyais quoi ? Que j'allais te couper en morceaux ? Ton futur mari te bousillera déjà bien assez sans que j'intervienne je préfère lui laisser ce plaisir. »

Il s'approcha de moi et déboucla ma ceinture, qui maintenait une petite sacoche en place. Cette sacoche contenait absolument tout ce que je possédais, autant dire pas grand-chose.

« Tu vas passer la nuit au cachot, poursuivit l'Ogre, dans une cellule voisine à celles d'un voleur et d'un assassin. Tu verras, après cette nuit, tu ne voudras plus jamais faire les poches de quelqu'un d'autre ! »

Je déglutis. Tu sais gamine, pour l'enfant que j'étais, l'obscurité me terrorisait, surtout dans les rues de Londres où l'on assistait alors à de nombreux règlements de compte, qui aboutissaient généralement à la découverte de cadavres au petit matin. C'était aussi l'heure où les hommes sortaient complètement saoul des tavernes du port. Des individus dangereux pour des enfants comme moi. Passer une nuit entière en compagnie d'assassins et de voleurs me semblait alors le pire des châtiments pour le vol d'une pomme.

« Qu'est-ce que c'est ? »

Sawney Bean venait d'ouvrir ma sacoche et s'était emparé de mon seul bien : une petite fronde que j'avais fabriqué moi-même, avec des pierres en guise de munitions.

« Pour me défendre. » répondis-je d'une toute petite voix.

L'Ogre ricana, déformant davantage ses profondes cicatrices.

« Te défendre contre qui, hein ? À part assommer le cochon du boucher, tu ne te protégeras contre personne avec ça, et sûrement pas contre moi ! Allez ! Je t'emmène dans ta nouvelle chambre. »

Sur ces mots, la tunique rouge m'empoigna de nouveau par les cheveux et m'entraîna en dehors de la pièce, laissant derrière nous ma précieuse sacoche.

Après m'avoir traînée dans un dédale de couloir sans fenêtre, Sawney Bean s'arrêta devant une grande porte qu'il ouvrit à l'aide d'un énorme trousseau de clé. Une fois ouverte, je découvris un long couloir couvert de paille encadré de barreaux, ceux des différentes cellules des prisonniers.

Alors que nous progressions dans l'allée, des taulards intrigués s'étaient rapprochés pour découvrir leur nouveau compagnon de cellule. Les crimes qu'ils avaient commis ne pouvaient se lire sur leurs visages. Pour moi, il s'agissait de mendiants et de voleurs comme ceux que je croisais sur le port. La seule différence, c'est que ceux-là n'avaient pas eu de chance. Certains, cependant, ne bougèrent pas du fond de leurs cages, devenus assez fous par la torture et l'incarcération pour ne plus se préoccuper des arrivants et des sortants.

Quand les intrigués reconnurent Sawney Bean, une marée d'injures lui tomba dessus : « Assassin ! Criminel ! Suppôt de Satan ! Monstre ! Mange-merde ! » Mais cela ne fit qu'élargir le sourire mauvais de l'Ogre.

Juste avant de m'enfermer, on passa devant la cellule d'un prisonnier bien silencieux. D'une quarantaine d'années, il portait des vêtements relativement propres, un grand chapeau orné de plumes et une barbe grise qui dissimulait de nombreuses cicatrices. À l'évidence, il ne s'agissait pas d'un criminel ordinaire. Il était beaucoup trop calme, beaucoup trop sûr de lui pour être apparenté aux voleurs ou aux coupe-gorges de Londres. Les coudes tranquillement posés sur les barreaux, il portait sur nous un regard désapprobateur et critique, sans pour autant faire de commentaires.

Quand Sawney Bean arriva à sa hauteur, il s'approcha de lui, maintint son regard et lui cracha au visage. Le prisonnier, pas plus surpris que cela, recula pour s’essuyer d'un revers de la main.

« Y a pas à dire, je n'aime pas ton regard, pirate ! » lâcha l'Ogre avant de reprendre son chemin.

Il me jeta dans la cellule voisine sans ménagement. Mon corps s'écrasa rudement sur le sol. Au passage, je m'écorchai les genoux, les coudes et les épaules, si bien que je ne pus retenir un gémissement de douleur. Le chef de patrouille referma la porte derrière lui, reprit l'allée dans l'autre sens et disparut dans un nouveau nuage d'insultes.

Une fois le silence rétabli, je fondis en larme. J'avais froid, j'avais faim, j'avais peur… cette prison représentait mon pire cauchemar, avec ses prisonniers fous et ses murs sombres et humides. Mon esprit d'enfant s'attendait à voir surgir un monstre dans chaque recoin sombre de la cellule. Je restai donc allongée un moment, mon âme recroquevillé sur elle-même, mes genoux contre ma poitrine.

Les barreaux de ma cellule étaient adjacents à la cellule du pirate. Celui-ci s'en était rapproché pour mieux m'observer. Je sais qu'il resta un moment là, à me regarder pleurer, mais je l'ignorai, trop apeurée. Alors, tandis que mes larmes venaient de cesser, il rompit le silence :

« Si j'avais su que je passerais ma dernière nuit en compagnie d'une gamine pleurnicharde, j'aurais demandé à ce qu'on me pende avant. »

Ses mots me révoltèrent. Je me redressai et me tournai vers lui, prête à lui répondre avec hargne. Mais quand je découvris son visage compatissant, je compris qu'il ne disait pas cela parce que je troublais sa tranquillité, mais parce que voir une petite fille enchaînée était pour lui un spectacle insupportable dont il aurait préféré ne pas assister. C'est drôle... Maintenant que je repense à son expression, à son attitude plutôt bienveillante, n'importe qui, à ma place, aurait pu se dire que sa présence jurait dans ce sombre tableau.

Il s'accroupit pour se mettre à ma hauteur, pensif:

« Pourquoi il t'a enfermé ici ? »

Naturellement, j'aurais dû lui parler du larcin, mais cela ne me semblait pas juste. Enfermer une morveuse des rues pour le vol d'une pomme, c'est la vérité des tuniques rouges, pas la mienne.

« Parce que j'avais faim. » répondis-je à la place.

Le pirate au grand chapeau à plume hocha la tête. Après un court moment de réflexion, il se leva et alla chercher quelque chose sous sa couchette, au fond de sa cellule. Quand il revint, il me tendit une miche de pain rassie à travers les barreaux.

« Ce pain a le goût d'une éponge, mais comme t'as la peau sur les os, je doute que tu sois difficile. »

Dès que je vis la miche, je me précipitai sur elle, la saisis des mains calleuses de son propriétaire et la dévorai. Mon humeur s'apaisa à chaque bouchée, si bien que je m'intéressai de nouveau au prisonnier. Je levai mes grands yeux bleus vers lui et l'examinai attentivement. Très vite je compris pourquoi Sawney Bean l'avait qualifié de pirate : sa peau basanée indiquait clairement qu'il ne venait pas d'ici, qu'il avait connu des climats bien plus chauds que la pluie londonienne. Sa chemise laissait entrevoir une partie de son torse sur lequel je discernais une partie d'un grand tatouage. Sur le port, j'avais vu de nombreux marins qui en possédaient. Il s'agissait alors d'une pratique qui ne s'exerçait que dans des pays lointains, là où des hommes, il paraît, vivaient encore dans des huttes et des maisons de bois. Enfin, le prisonnier portait de nombreux bijoux, fabriqués à partir de coquillages que l'on ne trouvait sûrement pas sur les plages anglaises.

« Et vous, qu'est-ce que vous faites là ? finis-je par lui demander.

— Tu as entendu cette ordure ? Je suis un pirate, ce qui veut dire que j'ai tué beaucoup de ses camarades en rouge. Mais mes crimes, gamine, ils ne sont rien comparés aux horreurs que les siens font de l'autre côté de la mer, tu peux me croire ! Enfin, cela n'a plus d'importance : demain, je serais sans doute mort.

— On vous a condamné à la corde ?

— En place publique, oui. Paraît qu'ils veulent faire de moi un exemple... Je crois surtout qu'ils veulent me donner en spectacle. De toute manière, l'issu sera la même. Enfin ! Si ça arrive, je ne regrette rien : j'ai eu une bonne vie.

— Comment ça, si ? »

Le pirate se mordit la lèvre.

« Tu ferais mieux de dormir, petite. Demain, ils viendront te libérer à l'aube et ils te jetteront hors de ces murs en espérant ne plus jamais te revoir. Si tu veux mon avis, ils sont encore plus exécrables à la sortie qu'à l'entrée ! Enfin tu verras bien. Pour le moment, le sommeil t'aidera à trouver le temps moins long. Alors dors, ne discute pas ! »

Il m'adressa un dernier sourire avant de se lever et de retourner à sa couchette. Qui aurait cru que ce forban – cet assassin ? – me procurerait plus de sécurité et de réconfort que toutes les tuniques rouges du monde ? Moi, en tout cas, jamais je ne l'aurais envisagé.

Je rampai jusqu'à l'endroit où se trouvait le pirate peu de temps auparavant, de l'autre côté des barreaux. Je m'allongeai et l'observai un moment, alors que lui-même s'endormait sur sa couchette. Qu'il était calme, pour un prisonnier sur le point d'être exécuté !

Tout en le regardant, je me mis à imaginer la vie que cet homme avait pu avoir sur les flots. Des marins qui racontaient leurs aventures dans le port de Londres, cela ne manquait pas, mais les aventures d'un pirate devaient être bien différentes. Les tempêtes, les abordages, les escales, les îles lointaines... toutes ces images finirent par m'inviter à fermer les yeux, à rêver, à m'évader. Ainsi je m'endormis sur le sol froid de ma cellule, persuadée de m'être étendue sur une plage.


 

*


 

Le cliquetis de la serrure me réveilla le lendemain. Il était très tôt et le pirate dormait encore sur sa couchette, totalement serein, alors que son exécution avait lieu dans quelques heures. La porte de ma cellule s'ouvrit et un soldat en tunique rouge apparut devant moi. Il ne s'agissait pas de Sawney Bean, mais d'un jeune homme qui venait tout juste d'entrer dans l'armée. Bien plus compatissant que son supérieur, il me réveilla doucement, me prit par le bras et me conduisit vers la sortie. J'eus un dernier regard pour le forban de la cellule voisine, le cœur serré de ne plus jamais le revoir.

Je ne sais pas quoi te dire, gamine, mais cette rencontre m'avait retournée l'esprit.

Comme l'avait prédit le forban, on me mit dehors aussi brutalement que l'on m'avait fait entrer. Avant de me lâcher dans la rue, un garde me balança mes effets personnels en pleine figure. Heureuse d'être libre et de porter de nouveau ma sacoche de cuir, je courus vers le port, pressée par la nécessité de mettre de la distance entre cette prison et moi.

Une fois sur les docks, je gagnai directement la remise du forgeron et sa réserve de bois, le seul endroit dans toute la ville où je me sentais en sécurité. J'avais toujours faim, toujours froid, toujours peur... Mais j'avais aussi la haine. L'armée royale nous protégeait ? Baliverne ! Elle nous martyrise, elle nous torture, elle nous broie... Elle est détestable. Crois-moi, gamine : quand la haine s'incruste dans ton cœur, il devient très difficile de t'en débarrasser. Des larmes de rages coulaient sur mes joues. J'ouvris ma petite sacoche pour en sortir ma petite fronde de fortune. Je la fixai un moment, soulagée de ne pas la découvrir en morceau. Je la serrai très fort contre ma poitrine et me fis la promesse de me venger des tuniques rouges, ainsi que de leurs sales manies d'emprisonner les enfants et de leur couper les mains juste parce qu'ils mourraient de faim. Et plus encore, je jurai que, d'une manière ou d'une autre, je tuerai Sawney Bean.

 

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Poppy Bernard
Posté le 01/05/2022
He bha, ça commence fort ! Je découvre ta plume avec grand plaisir, et je suis franchement impressionnée ; le style est mature, très fluide et toujours aussi prenant. C’est visuel, et le récit évolue jusqu’à nous faire oublier à certains moments qu’il est raconté, on le vit vraiment, c’est super !
Yannick
Posté le 19/04/2022
Salut ! Ça faisait un petit moment que je voulais me plonger dans cette histoire de pirates, voilà c’est fait !
Le décor est très plaisant et visuel, on se l’imagine facilement et la lecture est agréable. Comme souligné par d’autres, quelques fautes par-ci par-là qui pourront se reprendre plus tard.
On découvre les personnages les uns après les autres et ils sont bien travaillés mais pas toujours complètement cohérents, je trouve. Par exemple l’héroïne est « la plus vicieuse de tous », vie au milieu des bandits, voleurs, marins et autres pirates, mais craque dès son arrestation. Autant j’aime le fait qu’elle ait ses faiblesses, qu’elle ait peur, qu’elle se montre très « enfant », mais par rapport à la présentation précédente j’ai trouvé surprenant qu’elle montre aussitôt ses sentiments et sa faiblesse. Un peu pareil pour Sawney Bean. Il est présenté comme insensible, coupeur de mains d’enfants, et pourtant il ne touche pas un cheveu de Saoirse et lui annonce que ce sera juste une nuit en prison. Bref, à toi de voir...
Je passe direct au chapitre suivant !
M. de Mont-Tombe
Posté le 19/04/2022
Salut! Merci pour tes retours. Je pense qu'avec du recul, le mot "vicieuse" n'est peut être pas la qualification la plus appropriée. Il y a encore beaucoup de chose à revoir de toute manière. :)
M. de Mont-Tombe
Posté le 19/04/2022
de choses* (promis je fais des efforts ^^' ).
Etienne Ycart
Posté le 03/03/2022
Qui est donc ce gentillhomme de fortune ou d'infortune qu'on doit pendre s'il ne s'évade pas avant
j'adore cette asthmosphére
on s'identifie trés bien à la petite fille
un peu Jim, dans l'ile au trésor
JeannieC.
Posté le 03/03/2022
Hey hey ! Me revoilà =D

Eh bien décidément, je ne boude pas mon plaisir à lire ton roman <3 Juste quelques bricoles relevées au fil de ma lecture :
>> "que je me faufilais parmi les stands de poissons" Peut-être je me trompe, mais "stand" fait assez contemporain pour moi, pourquoi pas "les étals" par exemple ?
>> "Pourquoi n'avais-je pas mieux analyser la situation ?" analysé
>> "une marée d'injures se déferla sur lui" > se déferla ? Je ne suis pas sûre, ^pur moi c'est juste "déferla sur"

Mais pour l'ensemble, c'est remarquable. Très bien écrit, très visuel - j'ai l'impression que tu t'es pas mal documentée sur les rues de Londres, la police etc ? Tout est immersif, les bas quartiers, la gueuserie, les descriptions des personnages. Et dès que ça parle de gens des bas-fonds, forcément, ça me passionne =D
J'aime beaucoup aussi les petites incursions ponctuelles qui viennent nous rappeler que c'est une conteuse qui s'adresse à une autre petite fille. Le texte en est hyper vivant. La rencontre en prison avec le pirate est brève mais forte. On devine que ça a marqué notre héroïne au fer rouge. Et accessoirement, elle a quand même eu du bol de sortir de là sans avoir eu une main coupée, ou des coups de fouet ou autre, juste une nuit en zonz'. Ouf !
Je repasserai très vite poursuivre ma lecture =D
M. de Mont-Tombe
Posté le 04/03/2022
Merci, ça me fait plaisir. :) Merci pour les fautes, aussi, malheureusement il y en aura encore. C'est mon gros point faible. ^^'
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