Pour douze amphores de naphte (scène 3)

Par Amusile

Nous nous réveillâmes avec l'aurore, car nous avions à remplir nos trois chariots de fournitures et de victuailles en prévision de la crue. Nous nous séparâmes donc en trois groupes avec une liste précise et bien répartie : certains s’occuperaient des denrées alimentaires, d’autres du nécessaire de vie. J’avais la mission de me procurer des substances plus ou moins précieuses pour le cabinet d’alchimie de mon maître, et Aurèle m’accompagnait. Nous partîmes sans véhicule, car tout tenait dans deux grands sacs hormis le naphte que nous escomptions nous faire livrer à la Bedaine Percée. Les échoppes qui nous intéressaient se situaient plus haut dans la cité. Nous remontions la rue aux alouettes qui reliait le Bourbier aux trois premières enceintes fortifiées. Nombreux promeneurs, souvent pressés, rarement rêveurs, y déambulaient des premières heures du jour aux plus sombres. Entre la cacophonie des boniments qu’échangeaient les passants, les vitupérations des charretiers, les rengaines des chanteurs de basse renommée, il régnait un bourdonnement assourdissant que l’étroitesse de la rue amplifiait. Bien sûr, cette veine était prisée par les commerçants, même si les marchandises se destinaient à une clientèle bien ciblée. Ici, l’on vendait de la poix nauséabonde, des peaux de bêtes épaisses et chaudes, du cuir pour les chausses, et surtout de l’acier. De l’acier pour les carreaux, les épées, les harpons et les javelines. De l’acier de bonne qualité pour perforer la chitine des chimères. Partout, l’on sentait l’odeur de la braise et du métal chauffé à blanc. Les enclumes rythmaient la vie aux alouettes que nous remontâmes péniblement jusqu’au quartier des Fumetiers, un nom plutôt évocateur. Les ateliers d’ici distillaient des essences, infusaient des plantes dans des liquides bouillants, calcinaient des os ou des cornes dans des fours à haute température ou modifiaient de l’huile à l’aide de singuliers alambics. Les cheminées crachaient des fumées colorées et odorantes qui vous décrocheraient les poumons à trop longtemps les respirer. Les allées pavées facilitèrent notre avancée.

— Enfin les chausses au sec, commenta Aurèle.

Je lui souris.

— Bon, c’est toi le guide, continua-t-il.

Je sortis mon carnet de la poche ventrale de ma blouse.

— En plus des douze amphores de naphte, il nous faut acheter de l’huile bleue pour les balises. Trois litres. Des essences, dix sortes. De l’acadium. Solide ou en poudre… 

Je levai les yeux de mon papier.

— Je te récite toute la liste ?

— Inutile. Je te suis. 

Nous bifurquâmes à l’intersection. Je connaissais bien le quartier des Fumetiers. Ici, les métallurgistes, botanistes et alchimistes tenaient des boutiques à l’arrière de leur laboratoire. Les transactions se négociaient souvent dans la pénombre, à l’abri de la lumière, pour ne pas altérer les précieuses essences. Nous les transportâmes enveloppées dans des tissus ou des peaux, en évitant de malmener nos sacs. Je connaissais les rudiments de l’alchimie grâce à mon maître, et ce petit savoir-faire me procurait une avance confortable comparée à Aurèle. Mon pauvre compagnon, spécialiste de la javeline et le contre des brumes, écoutait d’une oreille éteinte mes discussions avec les artisans.

En milieu de matinée, nous achetâmes une fougasse à une marchande ambulante et nous accordâmes une pause bien méritée à l’écart des allées passantes, sous le couvert d’un vieux marronnier. Je jetai un coup d’œil à ma liste tout en mâchant ; il nous restait à trouver nos fameuses douze amphores de naphte. Or sans cette mélasse rare et coûteuse, pas de feu grégeois pour contrer les brumes.

— Vous ne pouvez pas utiliser un autre combustible ? demanda Aurèle.

— Non, hélas. Il faut une radiation lumineuse bien précise pour repousser l’Amertume, et seul un mélange de naphte avec du salpêtre, de la chaux vive et de la résine de pin produit la juste combustion. Les proportions sont d’ailleurs délicates à établir, car le mélange est vraiment instable. Il est toutefois possible d’y ajouter certains oxydes, mais le naphte reste essentiel.

— Il nous faut donc absolument en acheter. 

Je hochai la tête.

— Un peu de chance serait la bienvenue.

— La chance, ma petite, c’est une vraie garce. Si tu attends dessus, elle te crachera au visage. Mais si tu la provoques, elle se la joue moins dure à cuire. Tu me comprends ?

— Que pouvons-nous faire hormis écumer les Fumetiers de long en large ?

— Frapper à des portes de revendeurs peu recommandables… 

Je fronçai les sourcils.

— De la contrebande ? Aurèle, tu n’y penses pas. C’est hors de question ! 

Aurèle poussa un filet d’air entre ses dents.

— Souhaiterais-tu revenir bredouille ?

— Non, mais de la contrebande… 

Contrer une marée sans une bonne réserve de mélasse était une entreprise suicidaire. Je ne pouvais toutefois pas cautionner un achat à des contrebandiers. J’en étais certaine. Croix de bois, croix de fer, le maestre n’approuverait pas !

— Il n’est pas obligé de le savoir. 

Aurèle avait lâché ses mots comme s’il lisait ouvertement mes pensées. J’en restai sur le moment bouche bée avant de m’étrangler avec ma propre voix :

— Comment ?

— Tu as très bien compris. Tu complètes le livre de compte en évitant de préciser la provenance, et le tour est joué.

— Non, non, et laisse-moi réfléchir… Non !

— Ne fais pas ta mijaurée, Clervie. Si tu en es à te demander ce que le maestre penserait, c’est que tu es déjà à moitié convaincue toi-même. Oui, la contrebande, c’est loin d’être un marché digne. Mais bon, au moins, les gars de ce bord s’en foutent bien, et nous, eh bien, nous aurons notre naphte.

— Mais je ne peux pas mentir au maestre. 

Aurèle se leva d’une traite.

— Soit ! Nous nous y remettons tout de suite. Écumons donc les Fumetiers. À la fin de la journée, quand nous serons bredouilles comme au matin, il faudra bien que tu reconsidères l’ordre de tes priorités ! 

Bougon comme jamais, Aurèle s’engagea dans la foule des promeneurs me laissant à peine le temps d’avaler mon déjeuner. Il avait la colère facile. Or, cette fois, elle me parut justifiée, et je sentis poindre en moi un sentiment de culpabilité. Je redoublais donc d’efforts durant les heures suivantes, frappant aux portes de toutes les enseignes, de tous les ateliers et de tous les laboratoires, en vain. Les réserves de naphte étaient à sec. J’évitai de croiser le regard de mon compagnon, de crainte d’être éperonnée par une remarque acérée, mais il ne pipa mot que lorsqu’eût décliné le jour.

— Alors, dis-moi, qu’a donné la chance ? 

Sa voix transpirait le sarcasme. Démotivée, je m’adossai contre un muret de pierre et lui avouai mon échec du bout des lèvres, en détaillant la pointe de mes chausses.

Je ressentis alors le regard aiguisé d’Aurèle comme un couperet sur ma nuque.

— Parfait !  explosa-t-il.

Il envoya valser un caillou d’un coup de botte.

— Je ne veux pas te forcer, dit-il d’une voix lasse. Tu ne connais rien du front. Tu n’étais pas avec nous à renifler l’Amertume. Tu n’as rien vu. Rien senti. Mais nous, les gars de la dernière patrouille, ça nous a marqué cette masse noire. Elle respirait. Je te jure, elle respirait, répéta-t-il. Cette marée, là, tu vas rire, mais je ne la sens pas. 

Il serra ses poings, et je posai ma main sur son avant-bras.

— En effet, je n’ai jamais combattu une chimère ni marché près des vieilles brumes. Mais, je sais une chose : vous, les gars de More, vous êtes les meilleurs. Vous êtes sur la première ligne du Rivage, et ce n’est pas rien ! Tu as entendu Jehan hier soir. Le guet a tenu, et vous allez aussi tenir.

— Tu parieras là-dessus en nous sachant à sec de naphte ? 

Je ravalai mes mots. Piégée. Il eut un sourire amer.

— C’est bien ce que je pensais. 

Aurèle se posta devant moi, avec ses jambes écartées et ses mains en appui sur le muret. J’étais cloîtrée entre la pierre et ses bras, si proche que je sentis la puissance du guetteur aguerri dans la tonicité de sa posture et la tension de ses muscles. S’échapper de sa prison charnelle était une vaine entreprise ; on me disait à peine plus épaisse qu’une feuille de papier, mais je n’allais tout de même pas m’en laisser aussi facilement compter.

— Je croyais que tu ne voulais pas me forcer.

— C’est juste, me répondit-il avec flegme.

— Nous n’avons donc en rien avancé.

— C’est ton avis. Pour ma part, je pense m’être bien rapproché de mon objectif. 

Il m’attrapa le poignet et me bloqua le bras dans le dos.

— Hé, Aurèle ! Que fais-tu ? Lâche-moi… lâchai-je en tentant de me libérer.

— Arrête de gesticuler. Je n’arrive pas à l’attraper.

— Si tu ne me lâches pas, je te jure que…

— Qu’oseras-tu me faire ?

— Te mordre, s’il le fallait. 

Il écarquilla des yeux ronds de surprise, comme si ma réponse eut troublé un instant sa détermination, puis il se mit à rire à gorge déployée.

—Tu devrais mieux choisir tes mots, Clervie. 

Il s’approcha ensuite, réduisant ainsi mon espace libre, et sa poigne se fit insistante.

— Parler de mordre un homme qui n’a partagé le lit d’aucune femme depuis des lunes me semble une bien délicate proposition… 

Tout en prononçant ces mots, Aurèle décrocha ma besace ; les écus que le maestre m’avait confiés tintèrent dans les mains de leur nouveau propriétaire.

— Voilà qui est mieux. Hé, mais… Que vois-je ? N’aurais-tu pas le rouge aux joues ?

— Tu vas me lâcher, oui ! 

Je levai mon talon pour lui écraser le pied, mais il me repoussa contre la murette. Il en profita pour ranger le pactole dans les pans de sa chemise, bien à l’abri.

Je tendis le plat de ma main, en colère.

— Rends-moi cet argent ! Rends-le-moi tout de suite !

— Tu devrais me remercier, car te voilà libérée du poids de la décision. 

Aurèle tapota son torse d’un air narquois, et les piécettes s’entrechoquèrent une fois encore comme si elles m'appelaient à l'aide.

— Donne-moi ma besace !

— Sinon quoi ? Tu vas me la reprendre de force ? Vas-tu vraiment me mordre ? 

Je n’étais ni de taille ni d’humeur à jouer avec pareil fripon.

— Le maestre en sera informé, rétorquais-je.

— Écoute-moi bien, tu rapporteras ce que tu veux au maestre, je m’en contrefous. Je peux moisir au trou pendant une semaine que ça ne me fait ni chaud ni froid ! Mais le guet aura du naphte même si je me prends une dérouillée à notre retour. Tu es déchargée du poids de la décision. Tu n’es pas soulagée ?

— Tu vas chez les contrebandiers ?

— Tu veux m’accompagner ? 

Son sarcasme m’agaça au plus haut point. Frustrée par ma propre faiblesse, énervée par le sourire en coin avec lequel Aurèle me narguait, je me surpris à relever son défi et à me satisfaire un instant de son étonnement. Cette fierté fut éphémère.

Sitôt mes mots furent-ils prononcés, sitôt commençai-je à les regretter.

— Toi ? Dans le quartier des basses affaires ? À la nuit tombée ? 

Il était trop tard pour faire marche arrière.

— Tu essayes de m’en dissuader ?

— Surement pas. Je tiens à voir ça.

— Alors, trêve de bavardages ! 

J’appuyai ma décision en avançant de trois pas symboliques. Je mettais toute ma détermination dans ces foulées quand Aurèle me héla avec un pouce par-dessus l’épaule.

— C’est de l’autre côté. 

Je rebroussai chemin, avec — de sûr, cette fois — le rouge aux joues.

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C. Kean
Posté le 14/04/2021
Encore une fois, j'aime énormément la texture que tes mots donnent à ton univers ! L'aspect organique, chaotique et créateur de cette ville ventre où se transforment les métaux, les plantes, les transactions est très bien retranscrit.
Le caractère, aussi, s'y transforment. Avec un Aurèle qui se révèle assez bordeline comme personnage et donc on commence à se méfier malgré la sympathie première qu'on peut lui porter. Je trouve ça intéressant, cette confrontation autant avec Clervie qu'avec le lecteur.

Je te partage deux petites remarques qui me sont venu pendant la lecture :

* « Hé, Aurèle ! Que fais-tu ? Lâche-moi… lâchai-je en tentant de me libérer. » : lâche/lâchai

* « Tu es déchargée du poids de la décision. Tu n’es pas soulagée ? » : il l'a déjà dit juste au dessus. Ça perd donc de son effet.

Et je te dis à bientôt pour la suite !
Amusile
Posté le 14/04/2021
Yeah !
Contente de voir que tu continues ta lecture. J'aime bien l'expression "ville ventre", car c'est bien ça. Quant à Aurèle, en effet, c'est un personnage bien gris - comme on sait les aimer et les détester aussi. Je prends tes remarques, en tout cas, et encore merci pour le commentaire.
Sénéda
Posté le 04/04/2021
Bonjour Amusile,

Je viens de lire le chapitre 2 et 3. J'y ai pris beaucoup de plaisir. Ton univers est riche et tes descriptions d'une clarté impressionnante.

Je me permets de relever une petite redondance dans le chapitre 3 :

"— Hé, Aurèle ! Que fais-tu ? Lâche-moi… lâchai-je en tentant de me libérer."

Tu utilises ici deux fois le verbe lâcher. Même si le sens est différent, je pense que tu pourrais le modifier pour éviter la répétition.

Ton écriture est en tout cas très agréable. J'apprécie beaucoup ton style.

J'ai hâte de lire la suite quand j'en aurais le temps.

Sénéda.
Amusile
Posté le 05/04/2021
Coucou Sénéda

Je suis contente que tu ais décidé de poursuivre ta lecture et que cette dernière t'a procuré du plaisir. Tant mieux.
Quant à la répétition, tu as raison. Cette coquine m'a échappé. Je le note dans ma liste de corrections à effectuer sur ce chapitre.
Jali
Posté le 02/04/2021
Salut !

Un chapitre qui se lit tout seul, j'ai adoré la description de la ville et je sens que je vais bien aimer Aurèle ! Le dialogue de fin est top, on en découvre plus sur leur relation, et le fait que Clervie se trompe de direction m'a bien fait rire xD
Ah et la scène où Aurèle l'attrape m'a surprise, je ne savais pas ce qu'il comptait faire mais finalement il n'en avait qu'après sa bourse :p

Je n'ai relevé qu'une éventuelle micro correction :
"Bougon comme jamais, Aurèle s’engagea dans la foule des promeneurs me laissant à peine le temps d’avaler mon déjeuner."
-> J'aurai mis une virgule entre "promeneurs" et "me laissant"

En bref, un très joli chapitre !
Amusile
Posté le 05/04/2021
Coucou Jali

Merci pour la virgule. C'est plus fluide, en effet. Quant à Aurèle, je suis contente que tu sois dans sa team. C'est un personnage qui est tangentiel.
FabrysBesson
Posté le 30/03/2021
Aaaah ! Mais, cette description de la rue aux alouettes !
Elle est parfaite !
J'ai pu tout imaginer tant elle est réussie.

Il y a quelques passages qui m'ont moins accroché (ce n'est que mon avis, n'est-ce pas) :
• "Aurèle se leva d’une traite" où "traite" me fait penser à une action plus longue que le geste de se lever.
• "Bon, c’est toi le guide" que j'aurais bien vu au féminin, avec peut-être une pointe d'insinuation de quelque chose et qui, je pense, ajouterait un peu au quiproquo de la scène du bras tordu (qui est très bien aussi, d'ailleurs).
• "Sitôt mes mots furent-ils prononcés, sitôt commençai-je à les regretter." que je trouverais plus vif : "Sitôt mes mots prononcés, sitôt les regrettai-je."

J'aime beaucoup cette scène de la besace et, je me répète, ce quiproquo. C'est très intéressant.
Je suis surpris par les trois pas et j'attends de lire la suite pour savoir s'ils correspondent à ce que j'imagine.
Cette dernière séquence est très bien trouvée.
Amusile
Posté le 30/03/2021
Ah, le quartier des Fumetiers, c'est bucolique, hein ? ^^
Sans blague. Tant mieux si la balade était sympa, et si tu as apprécié la scène de la besace et sa conclusion.
Zlaw
Posté le 30/03/2021
C'est encore moi. =)


Donc, comme toujours, je n'ai pas deviné ce qui allait se passer. Pas plus de détails sur le don de Clervie ici. Je ne sais pas si tous les gens que je choisis de lire sont très doués pour surprendre, ou bien c'est moi qui ne suis juste pas du tout intuitive. Un peu des deux, sans doute. Tant que tout le monde y trouve son compte. xD
Pas de déception pour ma part, en tous cas. On en apprendra plus sur les visions nocturnes de notre narratrice en temps voulu. Comme les détails sur la géographie et les Chimères, je me sens en confiance dans cette histoire. On sent que la direction est connue par la plume.

On est sur une scène beaucoup plus dans l'action que la description, ce qui est un bon changement de rythme. Les dialogues tombent aussi juste que la narration, donc on continue d'apprécier la lecture. Ça fait du bien de sortir du Bourbier étouffant, même si on reste dans une ambiance oppressante de foule bruyante en mouvement. Je dois avouée ne pas être très à l'aise avec ça de base, donc ça prouve, même si ce n'était plus nécessaire je crois, à quel point le récit est immersif. ^^
J'ai été particulièrement mal à l'aise avec le passage où Aurèle prend sa bourse à Clervie. J'ai eu un moment de doute sur ce qu'il cherchait à faire, et j'ai particulièrement compatis avec Clervie dans sa rancœur de sa faiblesse. Pour toutes ses bonnes intentions (de vouloir défendre le Guet et de ne jamais avoir vraiment voulu abuser d'elle), j'en veux à Aurèle d'en être arrivé là. Et sa blague sur la morsure est franchement malvenue dans cette situation, aussi drôle aurait-elle pu être en d'autres circonstances. C'est encore une fois preuve de l'entraînement du récit, parce que je ne suis pas particulièrement compatissante en règle générale. J'espère que Clervie aura rapidement l'occasion de faire ses preuves et requinquer sa confiance en elle après cet épisode peu plaisant, aussi furtif ait-il été.
Amusile
Posté le 30/03/2021
Comme le disait Clervie, Aurèle est un personnage que l'on peut haïr ou aimer, et ce dans la même scène. Ton ressenti est juste. Il correspond bien au personnage. Quant à Clervie, l'histoire s'attache à raconter justement sa prise de confiance.

Merci pour ton commentaire !
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