Petite insomnie

Par Kalten
Petite insomnie Je suis allongé dans mon lit. Il est tard, ou tôt, selon son point de vu. Je n’arrive pas à dormir. Mes yeux ne veulent pas se fermer. Je sens une sorte de panique monté en moi. Ma respiration s’accélère. Je respire de plus en plus fort de plus en plus vite. Je ne me contrôle plus ! Avec un effort qui m’a semblé surhumain, je réussis à me mettre en position assis sur mon lit et soudain ma respiration redevient régulière, calme. Je sors de mes couvertures et m’assois au bord du lit. Mon corps tremble. Pourquoi ais-je eu cette soudaine panique ? Je n’en sais absolument rien…Je prends ma tête dans mes main quelques instants, le temps d’avoir de nouveau les idées claires. Je décide de me lever pour aller à la salle de bain. Rafraichir mon visage me ferait peut être un peu de bien… J’ouvre le robinet.je me regarde quelques instants dans le miroir. Je me rends compte qu’il faudra vraiment que je pense à me raser…Je me courbe près du lavabo, mets mes mains en coupe, recueille un peu d’eau pour m’en inonder le visage. Après avoir fait cette action plusieurs fois je me relève et regarde une fois de plus mon reflet. Je reste quelque seconde tétanisé. Ce reflet. Ce n’est plus le mien ! Une femme ! C’était une femme que je voyais dans le miroir, non plus moi ! La panique menaça de me submerger de nouveau. Non ! Je dois rêver ! Ce n’est qu’un cauchemar ! Je touche du bout des doigts mon visage. La femme fait exactement les mêmes gestes ! J’ouvre précipitamment le robinet de nouveau et m’asperge le visage plusieurs fois ! Qu’est ce qui ce passe ?! Mais qu’est ce qui m’arrive ?! Je relève précipitamment la tête, et découvre avec soulagement mon reflet ; le mien. Je me rends compte subitement que ma respiration a encore accéléré. Je me calme de nouveau en me disant que je dois avoir faim et que j’ai dus avoir une sorte…d’illusion. Oui. Cela ne peut être que ça. Je me dirige alors à la cuisine. Je sens ma gorge sèche. Je prendre un verre et le remplit d’eau. Alors que je m’apprêtais à boire j’entendis un coup de feu. Ca venait du salon ! Je pose rapidement mon verre sur la table et me dirige à grands pas là où est venu le bruit. Je pousse un soupire de soulagement. La télévision. C’est la télévision qui a fait ce bruit. Je regarde quelques images d’un téléfilm policier que j’ais déjà vu et revu des centaines de fois. Une pensé me traverse soudain l’esprit. La télévision…Je suis sure de l’avoir éteint avant d’aller me coucher…Soudain j’entends de l’eau couler. La cuisine ? Après quelques hésitations je m’y dirige. Le robinet est bien ouvert. Impossible ! Je l’ais bien refermer il y a quelques secondes ! Pourtant je n’ai vu personne…Je me rapproche du lavabo et referme ce maudit robinet. Je regarde plusieurs fois autour de moi et ne vois personne. Je ne sais pas si j’en suis rassuré ou non…Je reprends le verre que j’avais remplis pour le découvrir…à moitié vide ?! Mais ; je n’ais pas encore bu dans ce verre ! Je le repose brusquement sur la table et jette des regardes apeuré dans chaque recoins de la pièce. Personne…Il n’y a personne ! Ce n’est pas normal ! Je me retourne précipitamment et je me retrouve nez à nez…avec un arbre. Sous mes pieds nue, je sens l’herbe légèrement humide et je vois qu’à la place du plafond, se trouve un ciel parsemé d’étoiles. Dans le jardin ?! Je suis dans mon jardin ?!Mais ! Impossible ! Je cours à la baie vitré ; peut être qu’elle n’est pas fermée. Je commence à tambouriner la vitre. Soudain un hoquet de surprise et de peur sortent de ma gorge. La femme ; encore cette femme ! Je regarde rapidement mon corps. Non ! Il a encore changé ! Mais qu’est ce qui m’arrive ?! La panique revient de plus belle. Je frappe de plus en plus fort la fenêtre. Je veux que ça s’arrête ! Je ferme désespérément les yeux. Je n’en peux plus ! Je ne comprends rien de ce qui m’arrive ! J’ouvre les yeux. Je suis appuyé contre un mur, dans les escaliers de ma cave. Je distingue dans l’obscurité la porte tout en haut des escaliers. Je n’aime pas être dans le noir. J’ai toujours l’impression que quelqu’un ou quelque chose peut m’attraper à n’importe quel moment. Je remarque que je suis redevenu un homme. Soudain, je monte précipitamment les marches et ouvre brusquement la porte. Des bruits de pas. J’avais entendu des bruits de pas sur le carrelage ! Mais il y a personne…Pourtant j’entends encore les léger bruits de pas dans la cuisine. Je m’y dirige rapidement. Je veux savoir qui s’est ; mais j’avoue que je suis terrifié en même temps. Arrivé à la cuisine, bien sure je ne vois personne…Mon verre est toujours posé sur la table mais…il est vide. La panique me submerge alors. Il est là ! Quelque part, près de moi ! Je le sais, je le sens ! Mon corps se met à trembler avec violence. Je ne dois pas hurler. Je ne dois pas hurler. Sinon il va me repérer tout de suite. Je ne dois pas hurler. Toute les lumières de la maison s’éteignent .Je n’y vois plus rien. J’entends les bruits de pas résonner partout. De la lumière ! Il me faut de la lumière ! Je cherche à tâtons une boite d’allumette que je trouve assez rapidement. J’ouvre la boite et découvre qu’il ne me reste plus qu’une seule allumette. Je m’adosse contre le mur le plus proche et je m’accroupis, voulant me faire le plus petit possible. Je n’entends plus que mon cœur qui bat à tout rompre et les bruits légers des pas qui se rapprochent, encore et encore. Je ne vois vraiment rien. Je décide d’allumer mon unique allumette. Sa lumière me rassure déjà. C’est étrange, je me sens comme, moins seul…Soudain, je distingue une silhouette dans l’encadrement de la porte. Je n’arrive plus à bouger. Ca y est. Il m’a trouvé ! Je n’arrive même plus à respirer. Il bouge ! Il s’avance ! Il s’approche de moi ! La faible lumière me permet de voir que c’est un jeune homme. Ses mi-long noir, cache légèrement une moitié de son visage et ses yeux marrons me regardent fixement. Il s’accroupi lentement juste devant moi. Je vois alors que lui aussi aurais besoin de se raser…mais…je le connais…Je n’arrive plus détacher mon regard de ce visage qui est le mien. Je ne veux plus le voir. Je veux fermer les yeux mais la terreur qui me transperce m’en empêche. La lumière de l’allumette faiblie de plus en plus. Avec le peu de lumière qui me reste je vois que le second moi a un couteau dans la main. Il le pointe dans ma direction ! Je vois la lame aiguisé brillé à la lumière de mon allumette. Même pour sauver ma peau je ne peux plus bouger. Pourtant je sens mon corps qui tremble, je sens mon corps sué, je sens ce hurlement coincé dans le fond de ma gorge. Devant mon air terrorisé, je me vois sourire…Un sourire de pur sadisme. Lentement, comme pour savourer un peu plus longtemps l’expression gravée sur mon visage, il élève le couteau au dessus de sa tête. Je déjà l’impression de sentir le liquide chaud et poisseux que sera mon sang. J’ai déjà l’impression de sentir le contact froid de la lame dans ma chaire. Il s’apprête à me frapper avec son couteau. Je me mis à hurler, de toutes mes forces… Le « bip » de la machine pour la respiration artificiel résonne dans toute la chambre blanche. Une jeune femme est assise près du lit où son mari est endormi. Endormi…Cela vas faire quatre mois qu’il est « endormi » depuis son accident de voiture. La jeune femme est triste. Elle empêche tant bien que mal les larmes de sortir de ses yeux clairs. Cela va bientôt faire deux heures qu’elle regarde sont mari allongé dans ce petit lit, à voir ces deux tuyaux lui rentrant dans les narines pour l’aider à respirer, de voir les multiples perfusions qu’il a aux bras. Elle tend sa main et caresse doucement les cheveux noir mi-long de l’homme qu’elle aimait. Elle voulait seulement pouvoir encore toucher cette petite barde naissante sur ses joues creuses. Elle entend le docteur entrer. -Madame, commença doucement le médecin, avez-vous votre décision ? Voulez vous que l’on tente le tout pour le tout ? Ou, voulez vous qu’on le débranche ? Il y eu quelques secondes de silence où la jeune femme se mit à sangloter. Elle vit le visage de son marie s’illuminer d’un léger sourire. -Non…répondit-elle à travers les larmes, Laissez le rêver…
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Arabella
Posté le 10/06/2008
mets mes mains en coupe=> ne me demande pas pourquoi mais j'adore cette expression. Je peux te la prendre? <br />
je sens l’herbe légèrement humide => a ce moment la, je me suis dis, en effet tu as un peu trop sentis l'herbe xD.<br />
Alors...niark...niark...Niark...Attaquons la bête..<br />
En premier lieu...j'avais pas vu ce texte, je l'ai sauté sans m'en rendre compte, excuse xD. Fallait me le dire. Alors, tu es un pro des fins, et celle là était géniale. Au début, on ressent l'angoisse du personnage, j'avais du mal à respirer, xD on se sent oppressé, mal dans sa peau, agare, on cherche à comprendre, sans véritablement trouver de réponse, on essait de comprendre sans jamais trouver aucune réponse...Qui est cette femme? pourquoi son reflet change-t-il, pourquoi il change de lieu en un battement de cils. C'est effrayant presque. Chouette chouette chouette. J'aime beaucoup. Et la fin est très touchante, cette femme aimante ( ca ne tombe pas dans le mièvre rassure toi xD) qui pense à son mari et qui préfère le laisser dans ce monde de rêve, la où il est heureux( quand on sourit on est heureux non? Enfin normalement ^^). Quelle personne ne pourrait pas faire ca pour un proche. Et la phrase en elle-même est super. Enfin bref, texte très bien sauf qu'à ta place, pour le réveille, encore une fois j'aurais essayé de plus montrer son état de stress lorsqu'il se réveille. Encore une fois j'aurais haché les mots, utilisé des phrases courtes...après a toi de voir l'artiste. Bonne suite. Je m'en vais de ce pas la lire.Reponse de l'auteur: J\'avais même pas tilté que tu avais sauté ce texte ^^\"\r\nTient cette fois pas de problème de conjugaison ?! ^^\r\nAlors comment répondre à tes questions...En faite ce personnage est dans une sorte de folie, antant donné qu\'il est près de la mort ( je sais c\'est une excuse plutôt bidon pour faire des perso complètement taré ^^\" )En faite, c\'est avec un ami on parlait de je sais plus trop quoi et on à eu une petite idée de \"scénario\" on a jamais eu le temps de le finir pour cause de grosse fatigue ( tu m\'étonne à 5 heures du mat...) Je l\'ai retravaillé à ma façon à ça a donné ce texte ^^\r\nOuais, aussi faudrait que je revois la fin, juste avant qu\'il se \"réveille\"...\r\nEt si tu veux tu peux prendre l\'expression \"mettre ces mains en coupe\" y a aucun souci ^^\r\nMerci pour tout ^^\r\nBisous
Petite Fanny
Posté le 02/07/2007
^^ Toi ici ! ;) N'est-ce pas merveilleux. :D Bon, je n'ai pas le courage de remettre tous les coms laissés sur PMW, j'espère que tu ne m'en voudras pas. ^^ C'était juste pour te re-dire que j'ai vraiment aimé ce texte, et même ces textes en fait. ^^ Salut !Reponse de l'auteur: Merci beaucoup ça fait toujours plaisir de voir que ses textes sont apprécié ^^. Merci encore pour tout ces mots, ma fois, fort simpatique ^^.
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