Patiente 206

Par Babylon

 

 

Blanc, lumière, blanc. Je ne vois rien d’autre depuis que j’ai ouvert les yeux. L’éclairage qui émane du plafond m'éblouit et se répercute sur les murs blancs immaculés. Je ne sais pas où je suis. Je ne sais pas ce que je fais là. Seule cette clarté occupe mes pensées au point de me donner mal à la tête. Je referme les yeux pour me donner le temps de m'y habituer.

Au bout de cinq minutes, j'arrive à les garder ouverts sans me sentir agressée. Je peux enfin observer avec plus d'attention la pièce dans laquelle je me trouve.

Ma chambre est petite, quelques mètres carrés, à peine plus grande qu’un box. Elle ne contient pour tout mobilier que le lit sur lequel je suis allongée. Il est simple, blanc. Tout est immaculé. Rien de plus. Les murs que j'avais cru blancs au premier abord sont en fait des espèces de vitres floutées, tout comme pour le sol et le plafond. Je peux deviner des ombres bouger de l'autre côté des parois, comme des marionnettes animant un spectacle. Sans doute d'autres personnes enfermées dans une pièce semblable à la mienne. J'arrive à me lever, mes membres sont faibles, mais ils tiennent le coup. Je cherche la porte, mais les murs n'en comportent aucune. Je ne sais toujours pas ce que je fais là. Suffocant, je commence à sentir une crise de panique me submerger. La présence de ces murs et de cette clarté ne me laissent aucun répit. Cela m'étouffe et me donne l'impression que je ne pourrai plus jamais sortir. Bon sang, qu'est-ce que je fais là ?!

Je prends également le temps d'observer mon accoutrement. J'ai été revêtue d'une combinaison qui recouvre entièrement mon corps. Par qui ? Je ne sais pas. On m'a aussi coupé les cheveux très courts. Tout cela n'est pas normal. Je sens, au fond de moi, que ce n'est pas le genre de vêtement que j'ai l'habitude de porter et j'ai le souvenir d'une lourde chevelure me tombant dans le dos.

En levant les yeux vers le plafond, je vois soudain un petit point lumineux rouge. Une caméra doit filmer le moindre de mes gestes. Je ne suis donc pas seule. Il y a quelqu'un de l'autre côté.

-        Il y a quelqu'un ? Laissez-moi sortir !

J'ai l'air ridicule à gesticuler comme ça.

-        Je n'ai rien fait de mal.

J'ai la tête qui commence à tourner.

-        Dites-moi au moins ce que je fais là, s'il y a quelqu'un de l'autre côté de la caméra. S'il vous plaît !

Rien ne vient. C'est peine perdue. Soudain, je me sens faible, je me jette sur le lit avant de m'évanouir sur le sol. Allongée, je me laisse tomber dans la léthargie. Juste avant de sombrer, je m'aperçois que ma torpeur n'est pas naturelle. Une espèce de gaz sort doucement par un trou du plafond. Je n'ai pas le temps de réagir. À quoi bon de toute façon. Je suis coincée ici, quoi qu'il arrive.

 

**

Patiente 206 — Salomé [nom de famille inconnu].

Âge : 17 ans [date de naissance inconnue].

Famille : orpheline depuis l'âge de 8 ans. Parents et membres de la famille inconnus.

Domicile : sans domicile fixe.

Admission à l'institut : 17 juillet 2040.

Santé : atteinte de la grippe noire (contractée peu de temps avant l'arrivée à l'institut) — Rémission complète depuis le 20 juillet 2040.

Début des tests : 23 juillet 2040.

État : Phase préliminaire des tests. Réaction normale. Perte de mémoire temporaire.

 

**

Je sors lentement de ma torpeur. Le sourire aux lèvres, je m'étire. Cela fait longtemps que je n'ai pas aussi bien dormi. Sans doute, une famille aisée a eu pitié de moi et m'a hébergée pour la nuit. Cela arrive de temps en temps, surtout pour les filles. Mais il ne faut pas se leurrer, ils ne font cela que pour soulager leur conscience de riche. Une fois par an, rien de plus.

En ouvrant mes yeux, j'aperçois directement la caméra qui me fixe silencieusement. Tout me revient. Je suis toujours enfermée dans cette pièce éclatante. 

Tout à coup, mon estomac se tord, mon cœur s'accélère. La mémoire me revient.

Je me souviens de la vie dans la rue. De la misère. C’est inscrit dans ma chair. Je ne me rappelle plus vraiment de mes parents. À partir du moment où ils ont disparu de mon existence, je n'avais plus rien. Depuis que les efforts de guerre s’éternisent et que les recrues meurent par milliers, l'État a décrété ne pas avoir de compte à rendre aux orphelins. Quand un enfant se retrouve sans parenté, l'État s'approprie tout simplement les biens de la famille et laisse l'enfant se débrouiller dans la rue. La guerre a bien fait son travail, elle a décimé la population de tous les pays. Il n’y a plus une seule famille qui n’ait été atteinte par cette boucherie qui ne s'arrêtera jamais. « Pour servir la patrie dans le but d'enrayer l'injustice commise par l'ennemi », l'État se sert et laisse ses citoyens se débrouiller. Plus personne n'a la force de protester.  

Quand on a 8 ans et qu'on a toujours vécu sous la protection de ses parents, on n'a pas les outils pour survivre dans la rue. Des bandes armées sévissent et terrorisent la population. Ils utilisent les orphelins pour faire le sale boulot. Ce qui devait arriver arriva, Barek me trouva. Il a tout de suite vu mon potentiel. Menue et agile, j’étais parfaite pour ses petits larcins. Au début, c'était dur. Battue et traînée de force, je n'avais pas le choix, je devais lui obéir. Barek était un monstre, tout en muscles et en cicatrices. Lunatique et paranoïaque, il avait tendance à céder à la colère et à la violence. Il fallait toujours être sur ses gardes, ne pas l'énerver, ne pas trop lui plaire.

Je n'arrivais pas vraiment à m'intégrer dans le groupe. Pourtant, au fil du temps, je me rendis compte de l'avantage d'une telle appartenance. De quoi manger tous les jours, un endroit où dormir pourvu que l'on fasse bien son boulot et surtout, surtout : la sécurité.

Un jour, un gars qui ne m'aimait pas décida de se débarrasser de moi. Il m'accusa de prendre un pourcentage personnel sur mes vols. Il n'en fallut pas plus à Barek pour vouloir m'éliminer. Il me coinça dans une ruelle. Je n'arrêtais pas de lui dire que tout était faux, mais son délire avait commencé. Il fallait qu'il m'élimine pour trouver la paix. Finalement, il m'accula contre un mur, prêt à en finir. Je réussis à me dégager et à lui planter une planche pourvue d'un clou dans la tête. C'était un énorme coup de chance et j'en étais bien consciente. Suite à cet événement, on me nomma chef, mais c'était l'occasion rêvée de reprendre ma liberté. Je laissais donc la direction à un type que je savais futé et intelligent. Il me promit de ne pas me faire de mal à condition que je ne marche pas sur ses plates-bandes.

Ainsi, commença ma vie solitaire. Je préférais cela, sauf que la maladie arriva. La grippe noire. C'était un nouveau virus qui sévissait dans la ville et qui décimait toute la population, surtout les plus faibles d'entre nous. C'était un terrible fléau qui achevait ses victimes dans d'atroces souffrances. Les symptômes se manifestaient sous la forme de plaques noirâtres sur tout le corps et par des délires fiévreux. Beaucoup d’enfants des rues ont fini par contracter la grippe, mais le vaccin n'était évidemment accessible qu'à ceux qui pouvaient se le payer.

 

C'est à cause de ce virus que je suis enfermée dans cette pièce sans rien savoir. Avec pour seule compagnie, cette caméra qui n'arrête pas de me fixer comme un juge silencieux.

 

**

[Entretien obligatoire pour l'inscription au programme – Salomé]

[Enregistrement par caméra]

[Durée de l'entretien : 10 minutes]

 

— Bonjour Salomé, tu m'entends ?

— o...ui

— Je sais que tout cela est pénible, mais nous devons obligatoirement passer par là. Je te promets que cela ne durera pas longtemps.

...

— Donc nous sommes le 17 juillet de l'an 2040. Nous sommes dans les locaux de l'institut médical du secteur ouest. La jeune fille, Salomé, s'est présentée chez nous tôt ce matin vers 1h15. Fiévreuse, elle souffre de sévères crises de douleur. Son corps est couvert des plaques noires caractéristiques du virus de la grippe noire. La maladie est passée au stade 3. La contagion n'est donc plus possible. La jeune fille est pourvue d'une constitution solide malgré de nombreuses années passées dans la rue. Après une série de tests effectués cette nuit, le corps médical de l'institut a déterminé que cette patiente avait la capacité physique et mentale d'intégrer le programme.

....

— Salomé, réveille-toi. Tu m'entends ? Allez, un petit effort. J'ai quelques questions à te poser et puis nous en aurons fini. Pourrais-tu me répéter pourquoi tu es ici ?

— Je... Je... suis malade.

— Oui, c'est ça. Très bien... Mais encore ?

— J'ai été contaminée par la grippe. J'ai très mal... J'en peux plus ! Aidez-moi !

— Comment as-tu eu connaissance de l'institut ?

— Pffff ... hannnnn ! ... C'est... C'est un gars de la rue qui m'en a parlé. Il m'a dit qu’on pouvait venir se faire vacciner gratuitement. En échange, on devait se porter volontaire pour des tests.

— Alors tu es venue ici ?

— Oui. Vous devez me guérir. JE NE VEUX PAS MOURIR !

— Calme-toi Salomé. As-tu encore des membres de la famille ?

— Non, je suis orpheline. Je vis dans la rue depuis que j'ai 8 ans. J'vous l'ai déjà dit !

— Voyons Salomé, calme-toi. Ce n'est pas la peine d'être insolente. Des amis proches ?

— Non.

— Des familles qui se sont attachées à toi, chez qui tu vas vivre de temps en temps ?

— Non. Pourquoi vous me posez toutes ces questions ?

— Ne t'inquiète pas, c'est pour apprendre à mieux te connaître. As-tu des allergies à certaines substances médicales ?

— Pas que je sa... che... Haaa. J'ai mal. J'vous en prie ! C'est fini ?

— Bientôt. As-tu déjà suivi un traitement médical quelconque ?

— Il y a très longtemps. Quand j'étais petite. Je crois que j'ai eu un souci. J'ai été vaccinée pour quelque chose, mais je me rappelle plus...

— le vaccin contrebactériologique ?

— Oui, je crois que c'est un truc comme ça.

— Intéressant !

...

— C'est fini ? Vous pouvez me guérir ?

— Tu ne te demandes pas à quoi tu vas devoir participer après ? Ce que tu vas devoir faire ? Quand tu pourras sortir ?

— Non. Chaque chose en son temps. Pour l'instant, j'ai besoin de guérir. Le reste, je verrai après.

— Tu es une jeune fille très coriace, tu sais. J'espère que le programme portera ses fruits sur toi.

...

— Hannnnn !

— Bien, je pense qu'on a fini. Il ne te reste plus qu'à signer le contrat juste devant toi. Tu vas pouvoir être vaccinée. Dés ta guérison, tu seras assimilée au programme. Je tiens à te préciser que, dés l'instant où tu auras signé ces papiers, tu ne pourras plus te rétracter, tu feras partie intégrante du programme jusqu'à ce qu'on le décide. Est-ce clair ?

—     Tu es la propriété de l'institut désormais.

 

**

Depuis combien de temps suis-je enfermée ici ? Je ne sais pas. J'ai l'impression que cela fait une éternité. J'ai perdu la notion du temps. Cette lumière éblouissante constamment allumée me rend folle. Je ne sais jamais quand c'est la nuit ou le jour. Je sais juste que, parfois, la porte s'ouvre. Elle est tellement fine et intégrée au mur que je ne l'aurais jamais remarquée si elle ne s'était pas ouverte toute seule. Elle débouche sur un couloir où d'autres pièces, comme la mienne, se succèdent. Je vois souvent des formes bouger sans cesse dans ces cellules. Et puis des cris. Ce sont sans doute des gens comme moi qui se sont fait recruter pour ce foutu programme. J'ai vite compris que ce couloir menait à des installations sanitaires.

Ils sont déjà venus me chercher trois fois depuis que je suis là. Généralement, ils m’emmènent dans une salle d’opération et m'injectent des produits. Je n'arrive jamais à voir leur visage. Ils sont recouverts de grands masques et de grandes lunettes qui reflètent la lumière. Dans mon esprit, ils ne sont pas humains, ce sont des insectes. Ils ne me parlent pas. Ils exécutent juste leur procédure. Mon seul contact dans ma cellule est cette caméra qui me fixe sans arrêt et qui suit tous mes mouvements. Il n'y a aucun angle mort dans cette pièce. Je suis prise au piège. Je suis un rat de laboratoire et je deviens complètement folle. Je parle souvent à la personne qui se trouve de l'autre côté de l'objectif. Qui regarde toutes ces vidéos ? Qui me surveille ? Est-ce un homme ? Une femme ? Que pense-t-il en me regardant tous les jours ? Je n'en sais rien, mais chaque fois, je m'imagine un ami différent. Cela me permet de ne pas sombrer dans la folie. Il m'arrive aussi souvent de tourner en rond dans la pièce, car je me sens de plus en plus nerveuse. Je perçois que les autres s'agitent de plus en plus. Mon voisin de droite n'arrête pas de crier et de se jeter contre les murs. J'ai peur.

 

Je vais devenir folle. Je suis folle. Personne ne me parle.

 

**

[Rapport sur le sujet 206 — Salomé]

[1er août 2040]

Le sujet 206 semble répondre parfaitement aux injections. Nous avons suivi la mise en marche comme prescrite dans la section 8 du rapport général de procédure. La présence du vaccin contrebactériologique a facilité l'assimilation de la substance par l'organisme du sujet. Au commencement de la phase 4, le sujet réagit de manière prometteuse. Malgré tout, elle continue de combattre le virus. Sa constitution physique s'est endurcie. Son esprit est plus clair, mais nous avons bon espoir d'atteindre le point de non-retour d'ici peu. Il faudra décaler le planning de deux jours, mais nous sommes en mesure de penser que la phase 5, la phase finale, pourra être enclenchée d'ici là. Il semblerait que la souche SSY1, testée sur les sujets 200 à 210, soit la bonne. Nous obtenons de très bons résultats. Reste à savoir si la patiente 206 finira par réagir comme prévu. Nous attendons.

 

**

La colère. Elle monte. Je suis furieuse. Je tourne dans ma cellule, mes muscles me tuent. Je n'arrive plus à respirer. Cela fait longtemps que je n'arrive plus à ingérer la moindre nourriture. Cela fait deux jours que l'on n'a pas ouvert la porte, mais je n'ai aucune envie. J'ai juste besoin de sortir, je dois courir. Je ne dois pas me laisser aller. J'ai envie de me jeter contre les murs. J'ai envie d'arracher la peau de tout être vivant. Dans mon délire, j'imagine la chair palpitante sous mes dents, le sang qui s'en échappe. Je ne peux m'empêcher d'être excitée. Je n'arrive plus à dormir. Je ne veux pas faire ce genre de rêve. Alors je tourne, je tourne, je tourne, JE TOURNE.

-        Laissez-moi sortir. Je veux partir. Qu'est-ce que vous m'avez fait !

Les mots, les sons s'échappent de manière étrange. Je n'arrive plus à articuler correctement, je n'arrive plus à bouger les lèvres. Ma peau me gratte et me chatouille. C'est une torture. Je voudrais en finir. Je n'aurais jamais dû venir. J'aurais dû sagement mourir dans la rue comme les autres. De toute façon, il n'y a jamais eu d'espoir.

Je m'accroupis et pleure jusqu'à l’épuisement. Les larmes coulent sur mes joues et ne semblent pas vouloir s'arrêter. J'ai besoin de sortir. Je ne peux pas rester ici. Je fonce sur le mur au risque de me briser un os. IL... FAUT… QUE… JE… SORTE !

 

**

[Rapport sujet 206 — Salomé]

[4 août 2040]

Le sujet 206 est prêt comme les autres. Bien qu'elle ait mis plus de temps à assimiler le virus, elle semble plus forte et plus résistante. Elle sera sans doute le sujet qui fera le plus de dégâts. Nous avons pris un échantillon de son sang. Le virus est désormais parfaitement intégré à son système. Nous allons pouvoir passer à la phase 6, la phase d'évacuation. Nous avons pris la décision d’étudier le comportement de la patiente. Ainsi, nous avons intégré un système de géolocalisation et d’analyse dans sa nuque.

 

 

**

Le brouillard. Je sens que l'on me transporte. Je n'arrive plus à bouger. Pourtant, j'ai envie de me jeter sur les grands insectes aux yeux éblouissants que je vois. Je voudrais leur arracher tous les membres et les punir de ne pas me laisser courir. Ils me narguent. Je n'arrive plus à penser correctement. Je suis dans une fureur sans fin. Je regarde autour de moi. D'autres jeunes sont aussi attachés à des civières. Ils semblent en colère, comme moi. Beaucoup tentent de s'enfuir. C'est inutile, je l'ai compris. Je me calme. J’attends mon heure.

Un insecte se penche au-dessus de mon visage.

-        Celle-là semble plus futée. Elle va faire des ravages.

-        Oui, nous avons bon espoir qu'elle fasse le plus de dégâts.

 

**

Ça y est. Je suis enfin libre. Ils m'ont libérée. Ils sont partis. Il ne reste plus que nous. Certains se sont déjà précipités en courant vers les habitations que l'on voit au loin. Je prends le temps de savourer l'instant. Un garçon me regarde. Il a les iris tout noirs. Ses pupilles sont fortement dilatées. Il semble se contrôler à l’extrême, mais un instinct animal le pousse finalement à courir derrière les autres.

Je sens aussi en moi cette pression qui veut que je m’abandonne à cette pulsion. Mais je me contrôle. Je regarde autour de moi. Je vois un panneau et m'en approche. Avec difficulté, je lis « no man's land. Accès non autorisé, fin du territoire. Si vous passez cette zone, vous êtes en territoire ennemi ». Je ne comprends pas ce que je lis, mais cela évoque en moi un sentiment d'horreur. Un barrage cède en moi. Je sens que je perds le contrôle. Je cours pour rejoindre les autres. Aussi vite que mon corps me le permet. J'ai faim. J'ai besoin de mordre, griffer et propager la maladie.

 

**

[Communication interceptée]

[5 août 2040]

— Le colis a été livré. Nous n'avons pas pu rester pour voir la réception, mais nous avons intercepté un courrier express adressé au gouvernement ennemi.

— Alors ?

— Le virus se répand, comme prévu. Nous avons bon espoir qu'il déstabilise les forces ennemies.

— Nous pourrons donc attaquer prochainement ?

— Oui, tout porte à croire que nous pourrons entamer les incursions armées d'ici quelques jours. Laissons-leur le temps de faire connaissance avec le virus.

— Vous avez mis en place le système de protection ?

— Oui, nous avons terminé. Aucun contaminé ne pourra le franchir. Notre territoire est protégé.

— Bien, vous avez fait du bon boulot. 

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Laure
Posté le 29/10/2015
Salut Babylon !
J’ai trouvé le temps de venir lire ton texte ! (en fait j’ai encore repoussé mes lectures pour les cours hihi).
J’ai bien aimé ta nouvelle. C’est bien raconté, c’est prenant dès le début, j’aime la manière dont tu vas d’une façon de décrire les événements à une autre, ça coule bien. J’ai trouvé le rythme un peu saccadé, je trouve que tu gagnerais peut-être à regrouper certaines phrases en mettant des virgules, ça serait peut-être un peu plus « mélodique ». Quoique ça peut très bien fonctionner si tu le laisses comme ça aussi, parce que ce rythme saccadé, justement, donne peut-être quelque chose d’un peu urgent à ton texte.
Pour l’enregistrement, j’ai une suggestion (tu peux très bien la laisser de côté) : mettre certains mots ou certaines phrases de Salomé en italique, comme pour leur donner plus d’impact, genre. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire.
Quelques détails que j’ai remarqués pendant ma lecture :
« Soudain, je me sens faible, je me jette sur le lit avant de m'évanouir sur le sol. » : Je comprends pas trop. Elle se jette sur le lit mais s’évanouit sur le sol ? Je vois mal la scène dans ma tête…
« Je ne me rappelle plus vraiment de mes parents. » : On se rappelle quelque chose, on ne se rappelle pas de quelque chose
« Avec pour seule compagnie, cette caméra qui n'arrête pas » : J’aurais mis une virgule après avec, ou bien j’aurais enlevé celle qu’il y a après compagnie.
Voilà ! J’ai bien aimé :)
Babylon
Posté le 29/10/2015
Merci pour ta venue. Ca me fait super plaisir. Et du tréfond de mon énorme rhume je te remercie de me préférer à tes lectures de cours :) 
Merci pour tes suggestions. Je comprends plus ou moins ton histoire des mots en italique mais j'ai peur que ca fasse un peu "too much".
Pour la phrase :  « Soudain, je me sens faible, je me jette sur le lit avant de m'évanouir sur le sol. » : Tu as tout a fait raison c'est mal exprimé. En fait je voulais dire qu'elle se jette sur le lit pour éviter de s'effrondrer et se faire mal.
 
Voila je suis super contente de tes remarques. Elle me font voir le récit d'une autre manière ^^ 
Juliette
Posté le 30/10/2015
Le résumé m'a fait de l'oeil. Quand j'ai vu qu'il ne s'agissait que d'une nouvelle, j'ai eu peur que le format soit beaucoup trop court, et je me suis demandé comment cela allait se terminer. Je ne suis pas déçue du tout. C'était très agréable. Ton univers est très intéressant – et c'est là seulement que je regrette un peu de n'avoir pas pu l'explorer plus largement, mais ça attise la curiosité au lieu de lasser le lecteur. Tu en dis assez, pas trop, pas trop peu ; juste assez pour maintenir le lecteur en haleine. Merci ! :D
Babylon
Posté le 30/10/2015
Merci pour ton avis. C'est super touchant pour une débutante comme moi.  J'aimerais bien un de ses quat4 en faire un roman mais pas tout de suite. 
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