Partie II - Chapitre 9 ("les prévenir que la vie a le hoquet")

Par Liné

Sous les yeux de Virginie se déplie une histoire d’amour. Très banale : un homme et une femme, comme c’est surprenant, qui se cherchent et, finalement, se trouvent. On est vendredi après-midi. Virginie et Anton ont décidé de poser le même jour de congé et de s’offrir, ensemble, une séance de cinéma grâce aux tickets de France. Exténuée par ses nuits de garde, Virginie ne peut empêcher ses paupières de se fermer, de se fermer encore, laissant tomber sur l’écran un noir nébuleux. Elle se retient, se fait violence et, n’y tenant plus, lâche prise et dodeline de la tête. L’écran se décadre et n’est plus qu’un rectangle biscornu jeté de travers sur un mur invisible. Les paupières se rabaissent, se relèvent, se rabaissent, et le noir envahit les contours du film.

Il n’y a plus d’histoire d’amour. À peine deux ou trois voix mielleuses qui s’arrachent à l’obscurité. L’écran se tourne, se contorsionne et, soudain, gonfle : la toile devient voile, un filet blanc taché de gris, sale, qu’un vent maltraite. Le bateau s’élance, tente de s’échapper du mur mais ne parvient qu’à se cogner contre d’autres parois et, toujours, revient sur ses pas. La musique reprend, tonitruante, et le claquement des vagues inonde la salle. Tout est submergé. Virginie remue, se débat contre les gouttes qui frappent son visage et qu’elle veut repousser. En vain. Le voile gris se tend un peu plus, s’agrandit, et le voilà baleine : un beau et majestueux mammifère, à la peau molle et lisse, danse ou nage et Virginie s’apaise. Les baleines sont rassurantes.

Elle se réveille en sursaut. La rangée de sièges tremble et Virginie croit reconnaître le son éclaté d’un carton de pop-corn tombé à terre. Autour de ses épaules, le bras lourd d’Anton : lui aussi s’est assoupi. 

Tous deux échangent un regard embué de sommeil, puis rigolent. Le générique de fin défile tandis que les sièges claquent et grincent comme pour mieux se moquer du film. Virginie s’étire, enfile sa veste et porte une main à son nombril. Depuis la fête de grossesse, son ventre s’est considérablement arrondi. D’un coup. À ce rythme, c’est sur son ventre qu’on pourra bientôt projeter des films. Et elle veillera à ce qu’ils ne soient pas trop mauvais.

Ils sortent du cinéma et, contre toute attente, la clarté du dehors ne les frappe pas : elle s’est fait la malle. En lieu et place du soleil, le son strident de sirènes. Plusieurs — disparates. Virginie tire sur les manches de son pull mais, avant qu’elle puisse y emmitoufler ses poings, Anton lui prend la main. Deux ambulances passent. Puis une voiture de police. Virginie les regarde couper les arbres du bout de leurs gyrophares, et remonter la rue principale comme des saumons tentant de contrer le courant. 

À l’évidence, quelque chose ne va pas. C’est inhabituel, des ambulances et une voiture de police jetées dans Clairedun avec une telle urgence. Un vendredi après-midi.

— On dirait qu’ils s’arrêtent devant l’école, constate Virginie pour elle-même.

Elle se détourne d’Anton et s’avance vers le haut de la rue. Déjà, des voix fortes, cassées par un drame, l’attirent. Ses pas se font plus assurés. Virginie a vu juste, les voitures sont stationnées devant le portail de l’école primaire. Leurs derrières carrés envahissent le trottoir et bloquent les regards ; les gyrophares s’obstinent à tourner.

— Virginie ? T’es sûre que…

Anton ne finit pas sa phrase mais continue de suivre son épouse. Il n’est visiblement pas certain qu’il faille s’approcher, mais ne saurait dire pourquoi. Virginie, elle, se sent poussée vers l’école, les voitures, les gyrophares, et ces quelques silhouettes qui s’agitent sous les lumières inquiétantes.

Elle reconnaît le directeur de l’école. Un cliché de directeur, un monsieur droit dans ses bottes sous son costume à cravate et qui, cependant, paraît se désarticuler devant les policiers. Les rouges et les bleus passent et repassent sur son crâne dégarni, lissant ses traits qu’une angoisse incompréhensible creuse.

À ses côtés surgit soudain Laurence. L’institutrice semble sortie de nulle part, derrière le portail noir, ou, peut-être, de l’ambulance même. Ses yeux exorbités et sa bouche ouverte se tendent vers le directeur, vers les policiers, les ambulanciers, ses bras s’étirent, et puis ses mains agrippent des épaules, froissent des vêtements, s’agitent dans les airs en tremblant.

Virginie s’approche un peu plus et aperçoit un brancard que deux ambulanciers extirpent de la cour de récréation. Ce qui s’apparente à un corps, là, caché sous le drap, paraît démesurément petit. Virginie commence à comprendre l’affolement de Laurence. Un deuxième brancard s’interpose entre le directeur et les policiers. Puis, alors que le premier corps est poussé dans l’ambulance, un troisième brancard vient le remplacer.

Une chaîne de brancards, se dit Virginie. Les mêmes brancards, avec les mêmes draps, et les mêmes ambulanciers, visages identiques, uniformes impersonnels, à la queue leu leu. Le premier brancard pourrait suivre le dernier et tous trois entameraient une ronde sans fin. Ils ont dû confondre trottoir et cour de récréation.

Anton empoigne le coude de Virginie. Il est à ses côtés et se doute que sa femme souhaiterait s’immerger dans le drame. Il n’a pas tort. Seulement, Virginie ne sait pas comment réagir. Aider Laurence, sans doute, la prendre par les épaules, l’éloigner des ambulances et l’assoir quelque part. Demander aux policiers ce qui se passe, au juste, pourquoi des paires d’ambulanciers emmènent des corps d’enfants dans leurs voitures carrées, et ce que cela signifie. Désemparée, hésitante, Virginie demeure immobile sous les lumières. D’autres passants se sont arrêtés sur la route. Et alors que le troisième brancard défile devant elle, Virginie réalise soudain ce qu’elle souhaiterait faire : toucher les chevilles d’un enfant mort. Juste les chevilles — nul besoin de s’emparer d’une peau qui n’est pas la sienne — pour mieux prendre la mesure des choses. Toutefois ces chevilles ne sont pas visibles. On y a jeté ces couvertures informes qui veulent cacher, mais qui révèlent ici une bosse pour les pieds, là une montagne pour la tête. C’est ridicule. Autant laisser les corps à l’air libre. Assumer leur identité d’enfants. Montrer aux autres, à tous, que des enfants meurent, et les prévenir que la vie a le hoquet. 

 

- Fin de la Partie II -

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Nanouchka
Posté le 28/02/2022
Pouahla, Liné, c'est beau.

Cette dernière phrase, c'est un mic drop, fermeture de rideau, sortez pour l'entracte messieurs dames merci.

Ça commence par un date sympa où on s'endort devant un film sans intérêt, avec un rêve si charmant de baleine (c'est la vie, les baleines), pour se finir sur une procession d'enfants morts. Il n'y a que dans ton roman que ça existe les juxtapositions comme ça.

On en apprend un peu plus sur les mystères de ce monde, et c'est top qu'on vienne tout juste d'accepter la grossesse de Virginie pour se retrouver face à un : mais son enfant va-t-il mourir aussi une fois né ? Est-ce que ça a un sens de l'avoir dans ces conditions ? On retombe sur cette question, mais d'une façon complètement différente qu'avant, moins abstraite, plus sensorielle.
Liné
Posté le 03/03/2022
Pouahla, Nanouchka, ça c'est du compliment... !

J'ai cherché à ce que dans le style, il y a ait cette juxtaposition entre l'horrible et le beau (une influence de Svetlana Alexievitch, encore elle), mais je crois que cette ambiance transparaît plus que ce que j'ai cherché à créer, ce qui ne me dérange pas du tout. J'espère que je n'ai pas poussé le bouchon trop loin !

PS : vivent les animaux aquatiques nocturnes
Nanouchka
Posté le 04/03/2022
(Absurde, parce que le surnom que m'avait donné un ami pendant un temps, c'était "animal aquatique nocturne". Les choses de la vie.)
Liné
Posté le 04/03/2022
(Hahaa, excellent ! Pour moi, c'est une référence au Cœur a ses raisons, une série québécoise qui parodie les soap opéras, très drôle... Et notamment cette scène absurde : https://www.youtube.com/watch?v=MN_5O4mlR1w)
Pluma Atramenta
Posté le 03/07/2021
Hello Liné !

Je me régale TOUJOURS, et les questions pullulent TOUJOURS dans ma tête. Ton récit est prenant, vraiment, mystérieux à souhait. Quant à cette fin tragique de laquelle tu dresses la fin de la deuxième partie, et le début de la troisième... Chaque fin de partie va-t-elle être marquée par la mort d'un ou plusieurs enfants ? Le suspense gonfle, enfle comme un nuage se gorgeant d'eau. C'est beau et terrifiant, on sent comme un danger qui plane et qui n'hésitera pas à piquer une troisième fois. Le marais aux pieuvres a t-il un rapport avec tout ça, d'ailleurs ?Ou son importance réside d'un tout autre événement à venir (ou événement passé) ? Que nous réserves-tu, bonté divine ?! J'ai hâte <3

Gros, gros coup de cœur pour Virginie encore une fois. (je ne me lasse pas...) Les éclaboussures et clapotis de couleurs (dont plusieurs nuances de gris) desquels elle rengorge, ses réflexions, sa manière de vivre, de se muer, de penser, de respirer tout simplement... ça me touche et ça me bluffe. Bravo ! <3 Seuls quelques détails concernant son comportement m'ont fait sourciller durant ces deux derniers chapitres. La vision qu'elle entretient de sa grossesse est extrêmement tortueuse, oui mais.... elles ne fluctuent pas assez, je pense ses manière de voir les choses.
Prenons un exemple :
J'aime beaucoup lorsque l'on marie, à travers un texte, deux mots aux mêmes sonorités (et peut-être même étymologies) ensemble. La manière dont tu as dépeins les frères « gargouille » et « gargouiller » tout en expliquant où Virginie voulait en venir, elle par contre, m'a fait frissonner. Croit-elle réellement que c'est un monstre qui se forme en elle ? Si oui, mais pourquoi, que diable ? N'éprouve-t-elle vraiment aucune joie à l'idée d'être mère ?
C'est génialement original l'ampleur cauchemardesque que tu fais prendre à la grossesse de Virginie – vraiment. Pourtant, je me demande si cela n'est tout de même pas abusé parfois. Ne faudrait-il pas nuancer son ressenti ?

Je te laisse avec ce ressenti qui vient de moi, cette fois, mais je te rappelle que mon avis reste et demeure subjectif, hein.

Mes phrases préférées : - « À l’intérieur repose un liquide lourd, endormi, que le soleil vient déranger du bout d’un reflet aveuglant. » Cette délicatesse curieuse, Liné... <3 Cette phrase est magnifique !

- « Rosemonde se penche un peu plus et Virginie craint de se perdre entre les sillons de vieillesse qui creusent les traits de sa voisine. »

- "les prévenir que la vie a le hoquet."

(BONUS : le couple qui se rend exceptionnellement au cinéma, n'aime pas, s'ennuie, s'endort à moitié devant la romance niaise puis rit tout bas en comprenant que l'autre pense exactement comme elle ou lui. J'ai trouvé ce passage très beau - le calme avant la tempête - et j'ai moi-même bien ri, du coup !)

Bonnes inspirations à toi !
Pluma.
Liné
Posté le 24/07/2021
Je suis contente que tu te poses autant de questions tout en restant intriguée par la suite des évènements ! Je me suis longtemps interrogée sur le mélange entre les deux grandes intrigues du roman et la réussite de leur imbrication : d'un côté la vie quotidienne d'une femme qui peut paraître banale, ennuyante, incompréhensible, et de l'autre les morts subites d'enfants, qui peuvent susciter de l'intérêt mais que j'espère ne pas faire redescendre comme un soufflet...

Je garde en tête tes doutes quant au rapport cauchemardesque de Virginie à sa grossesse. Ce rapport-là fait partie intégrante de l'intrigue, et évolue dans le roman : n'hésite pas à me dire si cette évolution tempère ton ressenti, ou au contraire le renforce.

Et surtout : merci, merci mille fois pour tous tes compliments !
_HP_
Posté le 22/12/2020
Hey !

Oh non ! :'(
Je me demande, comme on vient de voir dans le chapitre précédent (je ne sais plus si on l'apprend ou pas, ça remonte à trop loin 😅😓) que la "Raffinerie" était une centrale nucléaire, si finalement ce n'est pas lié à ce qui est arrivé à Cassandra, puis là aux trois enfants 🤔 (et d'ailleurs, j'espère que tu n'utiliseras pas cette excuse de centrale nucléaire pour rajouter du drame concernant Anton 👀)
J'aime beaucoup la métaphore de l'écran qui devient un bateau, puis une baleine, etc ^^
Enfin bref, je sens que ce chapitre marque un tournant dans l'histoire, j'ai hâte de continuer ! <3 (j'avoue que c'est un des avantages de ne pas lire dès que ça sort, c'est qu'on a pas à attendre entre chaque chapitre (sauf le dernier posté évidemment) xDDD)


"Demander aux policiers ce qui se passe, au juste, pourquoi des pairs d’ambulanciers emmènent des corps d’enfants dans leurs voitures carrées," → "paires", plutôt ^^
Liné
Posté le 18/01/2021
Héhééé...
Un autre truc pas facile dans la construction et l'écriture de ce roman (j'aime me faire du mal, faut croire), c'est : comment faire comprendre aux lecteurices un déni dont les personnages n'ont pas tout de suite conscience (raffinerie = centrale nucléaire, dans un contexte de morts mystérieuses), alors même que les lecteurices peuvent eux-mêmes être dans le même genre de déni (l'écologie, le nucléaire, les effondrements et j'en passe). Si tu fais le lien à ce stade de l'histoire, ça veut dire que j'ai des chances de te garder à bord et c'est très rassurant !
Laure
Posté le 03/10/2020
Ouuh ça commence à aller très mal ! Tous ces enfants qui meurent ! Et c'est un truc nouveau, c'est pas habituel. Ça veut dire que quelque chose a changé ou seulement que c'est le temps qui passe et les problèmes reliés à la centrale qui grandissent ?

Pauvre Virginie, il est de plus en plus clair qu'elle ne va pas bien du tout.

Merci pour la lecture !

Détail :
« pourquoi des pairs d’ambulanciers emmènent des corps » : paires, non ?
Liné
Posté le 04/10/2020
Eh non, mon esprit glauque n'a pas pu s'empêcher d'enfoncer encore plus les personnages dans leur problème... ! D'autant que j'avais l'idée d'une série de morts d'enfants depuis le tout début.

(merci pour la coquille !)
Tac
Posté le 21/09/2020
Reyo Liné !
Ahlala que c'est intense, beau climax de fin de partie 2 !
Il me donne l'illusion que quelque chose va bouger (4 enfants morts ! et je présume tous de la m^me mystérieuse façon), mais je pressens que ça ne bougera sans doute petu-être pas, parce que la logique économique va faire que la centrale nuc va rester là, et puis rien ne pourra lier les morts à la centrale.. Je sens que Virginie va finir au fond du marais ! Autant elle est présentée comme assez vaillante au début, autant plus ça va et plus je me dis que ses failles et ses interrogations vont avoir raison d'elle.
Contrairement à tes deux précédentes commentatrices ,je n'ai pas eu de soucis avec la temporalité.
Plein de bisous !
Liné
Posté le 30/09/2020
Tu lis dans mes pensées ;-) effectivement, une partie des angoisses de Virginie sont notamment dues au fait que, devant une catastrophe, pas grand chose ne bouge...

Pour rebondir sur la fin de la 1ère partie (le festival puis la mort de Cassandra) que tu trouvais un peu longue, là j'ai voulu faire exactement l'inverse pour mettre la description des 2 séries de morts en porte-à-faux - comme si après le grand calme qui précédait la première série, on a ici une accélération qui montre une forme de banalisation de la mort : elle arrive plus vite (jesaispassic'estclair...).
Tac
Posté le 02/10/2020
C'est très clair ;) et ça correspond à ce que j'avais ressenti
Alice_Lath
Posté le 12/08/2020
Mmmh j'ai juste du mal à comprendre l'heure qu'il est haha, je sais pas dans ma tête, j'imaginais qu'il faisait nuit, mais dans ce cas, l'école est ouverte ? Ou l'inverse ? Ou c'était des gamins à l'étude ? Bref, je sais pas haha
Sinon, blam, là ce crescendo, très top, il colle bien dans le tripes, ça fait plaisir, on sent que l'histoire démarre. L'intro a pris son temps, mais ça ne m'a pas dérangé, j'ai trouvé que ça permettait vraiment de bien poser l'atmosphère, du coup c'était très cool héhé
Liné
Posté le 20/08/2020
Sorryf a eu le même bug : du coup j'ai précisé que Virginie et Anton prenaient un congé commun un vendredi pour passer du temps ensemble ;-)

Tant mieux si tu ne t'es pas ennuyée jusque-là ! En revanche, pour moi, l'intro c'est seulement les premiers chapitres. Et à partir du moment où Cassandra meurt (voire au moment où on comprend que Virginie est enceinte alors qu'elle ne veut pas accoucher), les gros enjeux sont posés et ensuite, je démêle les problèmes. Faudrait peut-être que je mette un peu plus l'accent sur ces drames, alors... Histoire de faire comprendre que c'est ça, les deux gros enjeux de l'histoire...

En tout cas, merci beaucoup !
Sorryf
Posté le 23/07/2020
OMG mais qu'est-ce qui s'est passé dans cette école ?????

J'ai du mal a comprendre le temps dans ce chapitre : Virginie et son mari bossent tous les deux, donc comme ils sont au ciné j'imagine que c'est le soir ou le week end. Du coup après en voyant que l'école est ouverte et pleine de gosses, j'imagine que c'est plutôt en semaine, mais dans ce cas pourquoi ils sont pas au taf ? ou alors on est samedi et le samedi l'école fait centre de loisir ? Comme tu vois, je suis en train de pinailler sur ce que je peux, parce que comme toujours ton chapitre me laisse sans voix !
Liné
Posté le 28/07/2020
Je pensais inventer beaucoup de choses dans ce roman, et faire limite dans l'anticipation avec cette histoire d'enfants qui meurent "sans raison"... Et je viens de regarder un documentaire sur le nucléaire dans lequel un mec explique qu'en 2017, à Minsk, dans une école, en plein jour, 2 fillettes d'environ 2 ans sont mortes d'une crise cardiaque complètement imprévue, et que la cause ne peut être que Tchernobyl... Ça m'a glacée... Et du coup je me dis que non, ce que j'écris ici est loin d'être tiré par les cheveux, en fait.

Bref.

J'ai songé à insérer un élément temporel, et je me suis dis que ça manquerait sans doute de subtilité ! Mais je vais tout de même glisser que Virginie et Anton ont pris un congé pour aller ensemble au cinéma, par exemple, ça sera en effet plus clair ;-)

Merci encore, Sorryf !
Liné
Posté le 28/07/2020
* 2 fillettes d'environ 10 ans, pas 2 ! (histoire de faire un peu moins horrible, quand même...)
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