PARTIE I : LE VOYAGE -- CHAPITRE I : LE VAGABOND

Notes de l’auteur : Merci à tous pour vos messages ! :-)

L’esprit de Meghi vagabondait loin de son village, sur les routes menant à la grande cité de Nisle. Le chant d’un coq le ramena à la réalité et il battit des paupières en contemplant le cercueil de son frère. La bise remua les branches des frênes et souleva ses longs cheveux châtains. D’une main tremblante, il replaça les mèches rebelles derrière son oreille, puis saisit la pelle qu’on lui tendait, l’enfonça dans la motte et lança la première volée.

Alors qu’il rebouchait la fosse, il jetait des coups d’œil aux fermiers dans leur costume rouge. Ha ! Ils avaient l’air bien tristes, avec leur tête baissée et leur paume sur la poitrine. Pourtant, Meghi n’était pas dupe : ces hypocrites n’aimaient pas son frère. Depuis son retour de la guerre, ils chuchotaient dans son dos et le traitaient de fou. Meghi serra, serra le manche de la pelle. Comment ses voisins pouvaient-ils se moquer d’un vétéran, d’un héros parti se battre pour l’Empire ? Le jeune homme aurait tant voulu connaître les détails de ses exploits militaires afin de leur rabattre le caquet, mais il savait seulement que Himin avait été archer, un poste dégradant réservé aux Elfes et aux vilains.

Agenouillé devant la tombe, le prêtre basculait son torse d’avant en arrière, comme possédé par l’âme du défunt. Au fond de lui, Meghi maudit les dieux cruels, gorgés de leurs malheurs. Il posa la pelle et essuya ses larmes avec rage. Les Trois s’acharnaient contre leur communauté. Pourquoi ? La guerre, les épidémies, les famines : tant de morts ! Pourquoi avaient-ils repris son frère ? N’avaient-ils pas reçu assez de sang ? Meghi mordit l’intérieur de sa joue et se recomposa un air serein. Il ne pouvait pas flancher, pas maintenant.

Les voisins s’inclinèrent un à un devant la tombe, empoignèrent ses mains calleuses et lui offrirent des mots réconfortants.

« Tu es bien sûr de toi ? » demanda un villageois, après lui avoir présenté ses condoléances.

Meghi déglutit. « Tout est réglé. La ferme, les champs, les animaux… J’ai tout vendu. »

Le type se frappa le front du doigt. « C’est de la folie ! C’est dangereux. Qui peut savoir ce qui va t’arriver, là-bas ? Tu ferais mieux de rester. »

Un autre acquiesça vivement : « Fais bien attention aux inumas. Elfes et Nains, c’est que de la vermine qui grouille dans les grandes villes. Et ce ne sont pas les pires. Ces voleurs chercheront à te dépouiller.

— Je suis au courant. Himin a affronté les Elfes pendant la guerre. Il m’a mis en garde.

— T’es un gars bien, Meghi, insista le premier. Ne les laisse pas te faire du mal, fais bien attention.

— Et garde-toi bien des ganipotes velus et des démons des montagnes », renchérit la vieille mère Léguie, toute voûtée. 

Meghi fit un pas de côté. « Je sais me battre ! Je serai bientôt soldat ! »

Il heurta un paysan qui lui flanqua une tape dans le dos en riant.

« Je vois que tu as déjà l’esprit du guerrier !

— Tu pourrais venir vivre chez nous, le pria un vieillard édenté en lui broyant les deux mains. Laisse le passé derrière toi. Je serais ravi de marier Filène à un gaillard solide et honnête ! Ma fille a l’âge et c’est une bonne travailleuse.

— Nous en avons discuté maintes fois, le coupa Meghi, les yeux au ciel. Ma vie de fermier est derrière moi. Je vais devenir soldat ! »

Il les quitta en s’inclinant très bas, et s’immobilisa net à la sortie du cimetière. Adossée contre le muret en pierre l’attendait Doline, la fille du meunier. Elle aussi portait la tenue rouge du deuil qui contrastait avec la verdure ; sa coiffe à dentelles blanches laissait apparaître ses tresses enrubannées en dessous. La jeune femme avait les yeux rivés vers le crocus violet qu’elle manipulait entre ses doigts et dont elle arrachait nerveusement les pétales. Meghi dansa d’un pied à l’autre. Doline était si absorbée par ce qu’elle faisait qu’il lui fallut un moment pour se rendre compte de sa présence. Quand elle leva le regard, elle avait le visage en feu, mais nulle trace de larmes. Elle laissa tomber sa fleur et s’exclama :

« Dis-moi que ce n’est pas vrai, Meghi ! Tu t’en vas ? »

Meghi sentit le sang lui monter aux joues. Il voulait s’expliquer, s’excuser, mais rien que de voir son ventre bien rond, son cœur se tordait. Il lâcha : « Tout est fini. »

Elle le détailla de ses grands yeux brillants.

« Tout ? Et nous alors ? »

Meghi s’empourpra. Il avait une furieuse soif de vie tout à coup. Il avait envie de faire un pas et de la prendre dans ses bras, d’effleurer les bouclettes brunes qui s’échappaient de sa coiffe, d’embrasser ses lèvres savoureuses.

Les jours de pêche ensemble appartenaient au passé. Dans la barque, le jeune Meghi préparait les hameçons ; Doline les attachait à leurs cannes. Il pouvait presque revoir, derrière ses paupières, la ligne pure de son cou où il posait ses baisers et son sourire contagieux quand elle se tournait vers lui, tandis qu’il déliait ses tresses et ouvrait les lacets de sa tunique pour dévoiler sa poitrine. Les joues empourprées, il ôta son béret, ébouriffa ses cheveux humides, se gratta l’arrière du crâne.

Il inspira une ample bouffée d’air frais. « Oui, tout, lâcha-t-il d’un ton dur. Tu es mariée et bientôt mère. Je ne reviendrai pas. »

Même si ses yeux se remplissaient de larmes, Doline ne détourna pas le regard. Elle laissa échapper un sanglot et porta la main à sa bouche. Comme il ne bougeait pas, elle le bouscula et partit à grands pas vers le village. Il voulut la rappeler, mais ne le fit pas. Les mots formaient une boule gluante dans sa gorge. Il l’observa s’éloigner, impuissant. Malgré ses sentiments pour elle, sa décision était irrévocable.

Il prit le cap opposé et longea l’orée des bois en évitant les flaques brillantes. Devant lui s’étendait la vallée, où une rivière serpentait entre les champs saupoudrés de neige jusqu’au lac. Le muret en pierre à sa gauche entourait des bâtiments en ruine. Grani avec qui il jouait enfant y habitait autrefois. Grani avait été le premier à partir : il était mort avant ses vingt ans, première victime de la mal’mort déclarée après les conflits. Cette épidémie avait décimé sa famille, d’où ces bâtiments aux toits affaissés.

Même si Meghi était l’un des rares hommes de sa génération à avoir passé la vingtaine, on le considérait comme un mauvais parti : ses terres étaient peu fertiles. Extraire de la nourriture de ses sols réfractaires contribuait jour après jour à son malheur. Plusieurs années en arrière, il avait envisagé de racheter ce domaine accolé à leur ferme, afin de le remettre en état, mais quand il avait fait « sa demande » au père de Doline, le meunier avait refusé ; peu après, son aimée avait épousé un riche veuf. Et Meghi avait pris pour femme une voisine, fluette comme une Elfe. Il s’arrêta aux abords de la rivière qui gazouillait. La vieille barge était là, tapissée de mousse, mais jamais plus Doline et lui ne partiraient à la pêche ensemble. La culpabilité de n’avoir jamais éprouvé les mêmes sentiments pour sa conjointe, morte au début de l’hiver, le rongeait. Il s’aspergea le visage d’eau fraiche et espéra chasser pour de bon ces souvenirs pénibles.

Il enjamba le muret et traversa la cour où la boue s’étalait comme de la confiture sur du pain. Avec le passage des nuages devant le soleil, la prairie s’allumait puis s’éteignait. Par moment, les stalactites pendues au toit de son ancienne chaumière brillaient de mille éclats. Meghi rejoignit son petit âne gris, le brossa, vérifia l’état de ses sabots et transféra son paquetage sur son dos. Il avait vendu les animaux, les meubles, les outils et s’était débarrassé du reste, mais avait gardé deux belles épées déterrées par son frère des champs de bataille alentour. Il emporta aussi son casque.

« On y va, Bachi ? » s’écria-t-il pour se donner du courage.

Il flatta l’encolure de son âne, nommé en référence au plus féroce démon des montagnes, la monture des dieux. Le cœur lourd, il empoigna les rênes et partit sans un regard en arrière. Meghi s’enivra de cette odeur de terre mouillée, mêlée aux vives senteurs de la nature sauvage, aux mélèzes et aux pins. Des grappes de paysans occupés à tondre les moutons le saluèrent de la main. Certains vinrent à sa rencontre et lui flanquèrent de petites tapes sur l’épaule. Meghi laissa les filles aux joues roses piquer des bijoux en paille tressée dans ses longs cheveux châtains, puis s’engagea sur le seul sentier qui sinuait à flanc de montagne. Des bûcherons trapus levèrent la tête sur son passage, alors que les épines des pins craquaient sous ses pas.

En fin de journée, il s’arrêta aux abords du lac Noure, frappé par son immensité, impression encore renforcée de ce côté-ci, où le Noure formait un croissant glauque enveloppé de nuages noirs. Meghi établit un camp sommaire sous les branches d’un grand saule, contre les murs en pierres mal taillées d’une bergerie effondrée. Son souffle s’épanouissait, blanc devant son visage. Il délesta son âne du matériel qu’il transportait, effleurant au passage le casque de son frère. Il l’empoigna à bout de bras et se laissa tomber sur une souche couverte de mousse. Rien que se souvenir des passes d’armes avec Himin, ses yeux le piquaient. Bachi hennit, comme pour le ramener à la réalité.

« Il est beau, tu ne trouves pas ? » lui lança-t-il. Il frotta le métal froid avec sa manche, déglutit avant de continuer : « Le soir, Himin et moi, on s’entraînait dans l’étable. C’était notre plaisir à nous, et ça se savait. Les voisins, ils se gaussaient de “nos jeux d’enfants”, un divertissement de paresseux selon eux. »

Meghi ne partageait pas le point de vue des villageois : les deux frères aimaient croiser le fer, car le temps d’une passe d’armes, ils se transformaient en soldats. C’était les uniques fois où il entendait tinter le rire de Himin. Ses yeux s’éclairaient aussi lorsqu’ils discutaient autour d’un verre de cidre :

« Himin aurait voulu vivre les soirées folles de Sérian ; il me décrivait l’éclat de la neige éternelle sur le mont Hida, près de Ropartenne ; les belles plages de sable blanc, le long du littoral d’Arjan. Il parlait de Nisle, la cité lumière ! Les villageois bazottent. Ils ont essayé de me dissuader de partir, en me racontant des sornettes. Pour eux, Nisle est une ville sale peuplée d’inumas, mais moi, je pense qu’ils se trompent. Toi aussi, tu as envie de la visiter, hein ? » Il jeta un coup d’œil à son âne. « Tu ne dis plus rien maintenant ? Crois-moi, sûr qu’elle va te plaire. Tu y mangeras des pommes d’or. Moi, je m’engagerai dans l’armée. »

Quinze ans plus tôt, Himin avait eu la chance de se battre contre les Elfes. Comme Meghi l’avait envié ! Trop jeune pour s’enrôler, il s’en était voulu toute sa vie de ne pas l’avoir accompagné. Baste, ça n’avait plus d’importance. Sa gorge rétrécit lorsqu’il se rappela la toux, l’épuisement, l’extrême maigreur de Himin. Les Trois l’avaient repris ; les restes émaciés de son enveloppe mortelle étaient à présent couchés sous terre, aux côtés de la femme et du fils de Meghi.

Le soleil disparut derrière les montagnes sombres et les étoiles s’allumèrent dans la rivière du ciel. Une bourrasque fraiche le ramena à la réalité. Meghi releva son col, remballa le casque et se dépêcha de rassembler du bois sec. Son silex glissa le long de son couteau ; une toute petite flamme de rien crépita. Après un dîner frugal sous la lune solitaire, il s’exclama :

« Un peu de musique, Bachi ? Ça va nous remonter le moral à tous les deux ! »

Il fouillait ses sacoches en quête de sa flûte à bec, lorsqu’un froissement dans les fourrés le fit sursauter. Il se figea, aux aguets : dans la nuit opaque, des branches craquaient, on aurait dit une bête agitée. Ou un bruit de pas ? Son corps se tendit comme la corde d’un arc. Il lâcha sa flûte et chercha son épée enroulée dans une couverture, mais impossible de l’atteindre. Quand il perçut une plainte toute proche, il tourna la tête dans cette direction et son cœur fila droit dans ses chausses.

Une maigre créature sortit des bois et avança vers lui, vêtue d’une cotte de mailles rouillée sur une tunique en lambeaux. Ses cheveux gras encadraient un visage émacié dans lequel brillaient deux yeux verts étincelants. Face à cette vision cauchemardesque, Meghi tomba à la renverse. Était-ce le fantôme de son frère ? Meghi venait de vendre leur ferme, allant peut-être contre ses volontés. Le cœur affolé, il tâtonna la couverture de mousse et empoigna une grosse branche.

« Himin, tu te trompes, je n’ai pas abandonné… »

La créature bondit sur lui, lui arracha la branche des mains et la lança au loin. Affolé, Meghi lui asséna un coup de pied qui la propulsa en arrière. Il hurla, se jeta sur elle et la roua de coups. Il crut avoir le dessus, mais en un mouvement rapide, elle lui plaqua la joue dans une flaque et lui immobilisa le bras. L’haleine chaude dans son cou refoulait une odeur de poisson avarié. Tout en se débattant, Meghi poussa un cri. Le revenant allait le dévorer !

L’instant d’après, celui-ci relâcha doucement son étreinte. Meghi bondit sur ses pieds et recula, le souffle court.

« N’ayez pas peur de moi, je suis inoffensif », murmura le spectre.

Meghi essuya ses joues avec sa manche, fit craquer ses pouces et massa ses poignets. Une vive douleur irradiait de ses mains : il ne devait pas avoir mesuré ses coups.

« Reste en arrière ! »

L’horrible revenant répéta : « N’ayez pas peur de moi. » Sa voix se brisa ; les mots sortaient avec difficulté : « Je suis inoffensif. » Des gouttes de sang tachaient son visage. « Je me suis installé ici, car je ne pouvais aller nulle part ailleurs.

— Inoffensif ? Vous voulez rire ? Que voulez-vous ? » s’écria Meghi, en reculant d’un pas.

Le spectre baissa la tête et lui présenta ses paumes vides, comme s’il se rendait.

« J’ai été surpris, surpris de voir quelqu’un. Je ne voulais pas vous attaquer. Je ne voulais pas vous faire peur. Restons-en là ! »

Il s’exprimait en un litois parfait. Personne au village ne parlait comme ça, avec cet accent flûté. Était-ce un être surnaturel peuplant les sous-bois ? Un ganipote tant craint par les villageois ? Meghi connaissait les légendes sur les démons protecteurs, envoyés des Trois, et il frémit : peut-être ne s’était-il pas bien comporté ? La créature était très affaiblie et lui s’était battu avec elle, au lieu de lui apporter son aide. Il redoutait la colère des dieux. Pourtant, rien ne bougeait alentour, comme si l’air et le temps s’étaient étirés. La lueur rouge des flammes creusait les ombres sur le visage blafard du revenant, encadré de cheveux emmêlés et d’une barbe noire hirsute. Un hématome s’était formé sur son orbite gauche, là où Meghi l’avait frappé. Était-ce vraiment le spectre de son frère, un ganipote ou un monstre du lac ? Sa chemise déchirée et sa cotte de mailles lacérée laissaient entrevoir un torse efflanqué, mais son aspect famélique entrait en opposition avec sa force brute, déployée lors du combat, et Meghi restait sur ses gardes.

La créature releva la tête. Ses paupières papillonnèrent ; la lueur jaune des flammes dansa dans ses prunelles claires, injectées de sang. Face à ce regard très doux, Meghi comprit enfin :

« Vous êtes un homme ! » lâcha-t-il, les yeux ronds. Il le détailla une nouvelle fois, des pieds à la tête. « Mais oui, vous êtes un homme ! Pas possible ! Que vous est-il arrivé ? »

Sans ce regard — ou plutôt sans l’appel qu’il y décela —, Meghi l’aurait peut-être chassé, mais il venait de percevoir sa détresse et répugnait à l’abandonner à son sort.

Il marcha vers lui. « Joignez-vous à moi. Je vais vous aider. »

L’homme s’approcha d’un pas hésitant, les bras tendus vers le feu. Ses lèvres gercées tremblaient ; la sueur mouillait son front. Sur son cou était tatoué un singulier dessin bleu : un dragon. Ou un paon. Une sorte de dragon-paon. Avait-il une signification ou s’agissait-il d’un simple ornement ? Meghi lui proposa un beignet ; le vagabond s’étrangla avec la première bouchée et fut incapable d’avaler la seconde.

Était-il un voyageur ayant fait une mauvaise rencontre sur la route ? Meghi lui offrit des vêtements chauds et l’homme se défit des mailles rouillées et ôta sa tunique déchirée, couverte de boue. Meghi grimaça en contemplant ses côtes saillantes. Une longue cicatrice barrait sa poitrine, une autre sa cuisse gauche, vestige probable d’un impact de flèche. Un souvenir émergea et des larmes montèrent aux yeux de Meghi : l’étranger ressemblait à Himin. Et derrière ses paupières, il revoyait le cadavre rachitique de son frère. Il porta la main à sa bouche et inspira profondément pour refouler un sanglot.

Il installa le vagabond dans la bergerie abandonnée, sous une épaisse couverture en laine. L’épée au poing, il scruta les bois sombres, prêt à affronter une meute de ganipotes, puis reporta son attention sur le malade grelottant, aux traits émaciés, qui délirait dans une langue étrangère.

Par le foutre des Trois, son voyage commençait sur les rotules. Qui était cet homme et pourquoi se trouvait-il dans cet état ?

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Flammy
Posté le 15/01/2023
Coucou !

Gros coup de coeur pour ce premier chapitre =o Je le trouve vraiment très bien maîtrisé ! On apprend au final énormément d'information sur la vie de Meghi, la vie au village, mais ce n'est jamais lourd, ça ne fait jamais poussif, franchement, chapeau pour ça =D J'ai vraiment beaucoup apprécié suivre ce départ, grapiller ici et là de plus en plus d'informations, pas forcément dans un ordre usuellement pertinent (on apprend très tard pour le fils mort), mais j'ai trouvé ça justement très cool et très vrai, dans la vraie vie, quand les souvenirs nous reviennent, c'est jamais dans un ordre pertinent. Bref, bravo pour ce chapitre d'exposition =D

Bon, Meghi a vraiment pas l'air d'avoir eu une vie facile, entre des terres pas ouf, pas la possibilité d'épouser la femme qu'il aime, la fort de sa femme et de son fils, puis de son frère qu'il adorait énormément... c'est très cohérent qu'il veuille partir, surtout tout ce que tu dis sur lui. Meghi attire la sympathie, mais sans la pitié, il continue à avancer. Je l'aime bien =D

Deux remarques au passage :

"où la boue s’étalait comme de la confiture sur du pain" Meghi a pas l'air super riche, il a déjà vu de la confiture pour faire cette comparaison ?

"En fin de journée, il s’arrêta aux abords du lac Noure, frappé par son immensité, impression encore renforcée de ce côté-ci, où le Noure formait un croissant glauque enveloppé de nuages noirs. " J'ai un peu accroché sur cette phrase, j'ai dû la relire pour la comprendre, c'est dommage parce que tout le reste est vraiment très fluide. D'ailleurs, autre remarque au passage, j'ai trouvé l'écriture beaucoup plus fluide et plus facile à lire que dans le prologue.
Peridotite
Posté le 15/01/2023
Coucou Flammy,

Merci beaucoup pour ton commentaire encourageant :-)

Pour la confiture, je pense que c'est ok si c'est un fermier. Après tout, la confiture, c'est que des fruits broyés, il doit y en avoir dans le coin.

Je vais revoir la phrase que t'as dite.

Je note que le prologue a encore des soucis de fluidité. Je vais repasser dessus (en vrai, j'en peux plus de bosser ce prologue, j'ai dû le réécrire un millier de fois :-) Je vais de fait le laisser reposer un petit peu pour avoir un oeil neuf et je recorrigerai).

Merci encore pour ton passage ici :-)
Flammy
Posté le 15/01/2023
Alors juste, de la confiture, c'est des fruits avec du sucre, c'est pour ce deuxième élément que j'avais tiqué. Sinon, ça serait plus de la compote, non ? Je sais que je chipote, mais la confiture au Moyen Âge, c'était un marqueur de richesse plutôt ^^"

Bon courage pour le prologue ^^"
Peridotite
Posté le 15/01/2023
Oui, d'un point de vue historique, tu as tout à fait raison sur ce point. Les nobles mangeaient de la confiture comme un médicament et elles étaient d'ailleurs préparées par des apothicaires, pas par des fermiers. Mais tu verras, même si mon récit ressemble à du pur médiéval-fantastique, je mélange les époques. Il y aura des éléments antiques, moyenâgeux et même modernes. Je n'ai pas respectée la cohérence historique du Moyen-Âge. Je n'ai pas non plus respectée la cohérence géographique : je mélange la culture européenne à l'asiatique. De ce fait, que Meghi mange de la confiture, ça ne me choque pas tant (mais tu aurais raison de dire que c'est une incohérence dans un récit historique ou du moins dans un récit fantasy plus fidèle à une période médiévale). :-)
MrOriendo
Posté le 05/01/2023
Hello Péridotite !

J'ai beaucoup aimé ce premier chapitre. Je ne vais pas pondre un pavé en commentaire, car je pense que les précédents ont déjà dit l'essentiel.
Ta plume est agréable à lire, l'écriture est fluide, les descriptions sont assez poignantes et on ressent de la peine pour Meghi qui a perdu son frère, sa femme, son enfant et ne semble vraiment pas avoir eu un début de vie facile.
Le fait qu'il ne possède plus rien dans son village justifie sans doute son départ, il ne laisse finalement derrière lui que des ombres et de mauvais souvenirs.

La rencontre avec le "fantôme" est bien construite également. J'ai aimé l'ambiance que tu nous dépeins avec la bergerie effondrée, la nuit, et cette créature qui surgit... tout est fait pour nous suggérer une créature magique ou inventée pour ton univers. Et paf, c'est un homme en fait. La surprise fonctionne plutôt bien et du coup, on se demande ce qui a pu lui arriver.

Petite mention bonus pour le juron personnalisé, "par le foutre des Trois". C'est quelque-chose que j'aime faire aussi dans mes histoires, je trouve que ce sont des petits détails qui ne payent pas de mine mais aident à s'immerger dans l'univers et à rajouter un côté unique.
Peridotite
Posté le 06/01/2023
Coucou Oriendo,

Merci beaucoup pour ton message encourageant. Je ne compte plus les réécritures et les corrections donc je suis contente de voir que le chapitre fonctionne enfin !

Si tu continues plus loin, tu verras que cet homme aura un rôle capital dans l'histoire.

Merci encore de ton passage ici 🙂

Je reviens très vite lire la suite de ton texte
Mist
Posté le 11/12/2022
Je trouve qu'il manque quelque chose au tout début de ce chapitre, tu commences par des mouvements (le vent dans les cheveux, la main qui replace la mèche), mais il manque une indication plus globale, pour visualiser la scène...
le souci de donner des informations avec un temps de retard, c'est que tu obliges le lecteur à modifier l'image qu'il a déjà construit dans sa tête, et c'est rarement bon.
En fait il suffirait d'écrire un truc de ce genre pour ne pas avoir ce problème :
"La brise remua les branches des frênes prises par le gel et souleva les longs cheveux châtains de Meghi. Debout devant la tombe fraichement creusée, il replaça, d’une main tremblante, les mèches rebelles derrière son oreille, et jeta un regard furtif en direction du coq dont le cri retentissait au loin."
(avec en plus un exemple de liaison entre les phrases)

"Alors qu’il rebouchait la fosse, il jeta des coups d’œil aux fermiers dans leur tenue rouge, la tête baissée, les mains jointes devant eux ; on aurait pu les croire tristes. Sous les marbrures de son visage, une grimace s’esquissa : personne n’appréciait son frère Himin au village"
je crois qu'il y a un souci avec cette phrase...
Quand tu dis "on aurait pu les croire tristes" ça sous-entend une suite, et d'ailleurs quand juste après tu parles de la grimace, à la première lecture j'ai cru que c'était les paysans qui grimaçaient alors que visiblement c'est Meghi.
En fait il faudrait peut-être ajouter quelque chose, par exemple :
"Alors qu’il rebouchait la fosse, il jeta des coups d’œil aux fermiers dans leur tenue rouge, la tête baissée, les mains jointes devant eux ; on aurait pu les croire tristes s'il n'y avait eu leur visage dédaigneux. Sous les marbrures de son visage, Meghi esquissa grimace une : personne au village n’appréciait son frère Himin"

Et attention aussi à ne pas abuser de la forme passive (une grimace s'esquissait => Meghi esquissa une grimace),
et j'ai proposé aussi un changement sur la fin en déplaçant le "au village" parce que dire "son frère Himin au village" ça sonne bizarre, ça fait comme si les mots "au village" faisaient partis de son nom, genre "Himin au grands pieds"



"On racontait que la folie l’avait gagné pendant la guerre et tous le considéraient comme un illuminé, incapable d’affronter ses responsabilités"
Ce serait bien d'illustrer ces propos, en donnant un exemple de qu'Himin aurait fait pour mériter une telle réputation... sinon ça fait un peu artificiel...

"Dorénavant, il n’apprendrait plus rien."
Avant cette phrase, il pourrait être intéressant de couper le paragraphe par un mouvement de la part de Meghi.
ça permet de trancher entre la réflexion au sujet de son frère, et le fait de reprendre le récit.
Par exemple en ajoutant "Meghi secoua lentement la tête. Dorénavant, son frère n’apprendrait plus rien."

"Au fond de lui, Meghi maudit les dieux cruels, repus de leurs malheurs."
je me trompe peut-être, mais en disant "repus de leurs malheurs" tu donnes l'impression que c'est fini, que les dieux sont repus...
peut être en disant "qui se repaissaient de leurs malheurs" ou en soulignant qu'ils sont insatiables...

"La guerre, les épidémies, les famines : tant de morts ! Pourquoi les dieux avaient-ils repris son frère ? N’avaient-ils pas reçu assez de sang ?"
En lisant cette phrase, je me suis demandé pourquoi Meghi regrette que les dieux veulent des morts, tout en rêvant de devenir soldat et donc de tuer des gens...
ça passerait peut-être mieux si tu ne parlais pas de la guerre mais juste des épidémies et des famines en tant que fléau envoyés par les dieux.

"Meghi mordit l’intérieur de sa joue et se força à adopter un air placide. "
Tu es sûre pour "placide" ? (= calme et doux)...
ça fait bizarre.
Tu ne voulais pas plutôt parler de "impassible" ?

"Le type se frappa le front."
j'ai trouvé ça excessif, voir théâtral surtout pendant un enterrement.
et le terme "type" ne colle pas bien, il y a peut-être d'autres termes plus adéquates (individu, bonhomme, paysan, interlocuteur etc.)

"Fais bien attention aux inumas. Elfes et Nains, c’est que de la vermine qui grouille dans les grandes villes"
attention, ça sous-entends que seuls les Elfes et les Nains posent problème... et que les autres peuples d'inumas, eux, ne sont pas rejetés par les humains.
tu pourrais dire par exemple :
"Fais bien attention aux inumas. Elfes et Nains, c’est que de la vermine qui grouille dans les grandes villes, et tu sais très bien que ce ne sont pas les pires !"

Par contre, j'ai du mal avec le contexte de la guerre ouverte contre les elfes, et le gars qui dit que les elfes sont dans les villes et qu'ils sont voleurs...
s'il y a une guerre contre les elfes, ceux qui habitent dans les villes devraient avoir été soit mis à mort, soit expulsés de la ville.
Déjà par rapport à la haine qu'ils vont soulever, mais aussi au niveau militaire car ils pourraient empoisonner les puits etc. ou en cas de siège (en imaginant les elfes assiéger la ville en question) ils pourraient en douce leur ouvrir les portes...

(la suite dans un autre post)
Peridotite
Posté le 11/12/2022
Coucou Mist,

Merci pour ton commentaire,

Je te fais quelques réponses ci-dessous à propos des points spécifiques :

"et jeta un regard furtif en direction du coq"
> Comment ? Le coq n'est pas dans le cimetière. Son chant retentit au loin. Et Meghi jette une regard aux fermiers plus tard donc tu introduirais une répétition.

"s'il n'y avait eu leur visage dédaigneux."
> Non ils n'ont pas de visages dédaigneux, je ne le dis pas, car on dirait qu'ils sont trises, pas dédaigneux. Pourquoi aurait-il un visage dédaigneux lors d'un enterrement ce n'est pas logique ? Je dis "on aurait pu les croire triste", alors que Meghi suspecte qu'ils ne le sont pas, car ils n'aimaient pas son frère. Mais peut-être qu'il se trompe ?

"une grimace s'esquissait => Meghi esquissa une grimace"
> L'un comme l'autre son des formes actives. Où vois-tu une phrase passive je ne comprends pas cette remarque ?

"Ce serait bien d'illustrer ces propos, en donnant un exemple de qu'Himin aurait fait pour mériter une telle réputation... sinon ça fait un peu artificiel.."
> Je ne veux pas m'éterniser sur ce point. Les gens considèrent Himin comme fou, c'est un traumatisé de guerre, c'est tout, il n'y a aucun exemple en particulier à donner et surtout pas ici dans cette première page. Des précisions viendront plus tard.

"qui se repaissaient de leurs malheurs"
> Je n'aime pas hacher les phrases avec qui ou que. De plus, ton ressenti est le bon, c'est celui de Meghi. Il voit les dieux comme repus de leur malheur à cause du passé, de tous ces morts incluant son frère.

"ça passerait peut-être mieux si tu ne parlais pas de la guerre mais juste des épidémies et des famines en tant que fléau envoyés par les dieux."
> Parler de la guerre est primordiale, c'est le point le plus important, car c'est le thème de mon récit.

""Meghi mordit l’intérieur de sa joue et se força à adopter un air placide. "
Tu es sûre pour "placide" ? (= calme et doux)...
ça fait bizarre."
> Pourquoi ça fait bizarre ? À mon sens, Meghi était en train de s'énerver tout seul contre les villageois, contre les dieux, et là il se force à rester calme. Je ne le vois pas faire un esclandre, ce n'est pas mon intention ici.

"tu sais très bien que ce ne sont pas les pires !"
> Je pourrais mais j'ai peur de spoiler et en plus, cela implique des hiérarchies entre les réputations des inumas. Pourquoi pas mais ce n'est pas ce que pense ce paysan à mon sens. C'est une exposition qui me permet d'introduire ce terme. Inuma = non-humains ce qui inclut les elfes et les nains qui sont dénigrés, mal vus par les fermiers. C'est ça l'idée ici, pas autre chose.

"Par contre, j'ai du mal avec le contexte de la guerre ouverte contre les elfes, et le gars qui dit que les elfes sont dans les villes et qu'ils sont voleurs...
s'il y a une guerre contre les elfes, ceux qui habitent dans les villes devraient avoir été soit mis à mort, soit expulsés de la ville."
> Tu vas voir, pour ça, il faut lire la suite :-)
> Par ailleurs, la guerre est finie depuis 15 ans, tu vas le découvrir dans le chapitre 2.

Merci pour ton commentaire, je vais réfléchir aux points soulevés :-)
Mist
Posté le 11/12/2022
Hello,

lorsque j'ai mis des exemples, ce n'était que des exemples... comme le visage dédaigneux, c'était que pour illustrer mon propos et en aucun cas pour te conseiller de mettre cet adjectif là.

et pour ma première remarque, elle ne portait pas sur le coq, mais sur le fait qu'il manque une indication plus globale, pour visualiser la scène...
est-ce que M est assis ? debout ? etc.
tu es directement dans le mouvement, mais sans décrire la scène elle-même...
c'était ça le but de ma remarque, et non le coq :)

idem pour la grimace, ma remarque portait sur la partie "on aurait pu les croire tristes" qui annonce quelque chose qui n'arrive jamais. C'est la tournure qui m'a dérangé...

Actif/passif dans le sens :
Son bras se leva / Il leva le bras.
Ses yeux se fermèrent / Il ferma les yeux.

pour le frère de M, je ne te fais part que de mon ressenti, tu abordes le sujet en disant qu'il est considéré comme un fou, mais en ne faisant que le survoler...
et mon ressenti c'est que ça m'a gêné parce que ça a rendu la scène artificielle...
mais là aussi, ce n'est que mon ressenti

par rapport aux dieux, le souci c'est que M reproche aux dieu de leur envoyer la guerre, et en même temps il rêve d'aller faire la guerre...
c'est incohérent, s'il rêve d'aller faire la guerre, pourquoi reprocher au dieu de leur envoyer la guerre ?

pour placide, je disais ça parce que placide c'est être calme et doux, et pas seulement calme, et dans cette scène ça sonnait juste mal... placide c'est pour une cache, calme ou stoïque c'est pour quelqu'un qui réfrène sa colère.
je ne critiquait pas le fait que M garde son sang-froid, mais je parlais juste du choix du mot placide qui me parait inapproprié

en tout cas, je pense que mes craintes se concrétisent : je suis allé trop loin dans le détail
j'en suis désolé, et je vais lever le pied pour me concentrer sur le ressenti
Peridotite
Posté le 17/12/2022
Coucou Myst,

merci pour tes remarques, j'ai mis à jour le chapitre en fonction :-)
j'ai reformuler le "on aurait pu le croire triste", le placide/impassible et 2-3 trucs que tu as dit,

Merci encore pour ton message :-)
ClementNobrad
Posté le 03/12/2022
Joli chapitre chargé en émotions. On ressens le déchirement de Meghi, entre promesses et regrets. On prend la route avec lui avec plaisir et on a envie de connaitre la suite de ses aventures.

La rencontre mystérieuse de fin de chapitre est bien menée. En tant que lecteur, on se fait les mêmes remarques que le personnage. Est-ce un être fantastique, un humain? Les questions soulevées sont très intéressantes. Bravo.

Petite remarque : Sans ce regard (ou plutôt sans l’appel qu’il y décela), Meghi l’aurait peut-être chassé.
L'usage des parenthèses m'a un peu interpelé. Des tirets ne seraient pas plus appropriés ?

Au plaisir de lire la suite.
Peridotite
Posté le 04/12/2022
Merci pour tes ressentis sur le chapitre. Certains le trouvaient un peu long ou trop descriptif donc j'ai fait des corrections entre temps, j'espère que c'est un peu plus rythmé.

Je vais corriger les parenthèses en tirets, tu as raison.
JeannieC.
Posté le 24/11/2022
Holà ! =D
Cela fait une paye que je n'étais pas revenue par ici dis donc ! En tout cas ton prologue m'avait marquée avec son ambiance glauque et ses descriptions prenantes. Allez j'enchaîne !
J'aime bien ce rythme funèbre sur lequel s'ouvre ton chapitre, notamment la mélopée du prêtre qui donne l'impression d'avoir le défunt en lui quand il se balance. Tu places tout de suite les enjeux de la gravité de la guerre, dont Meghi est bien conscient alors même qu'il s'engage. Son cheminement est intéressant à suivre. On comprend les raisons pour lesquelles il est déter', au point d'en être un peu dur comme en face de Doline. On comprend très bien que le choix est coûteux, que c'est une occasion manquée avec elle.
Toujours de bonnes descriptions, on se laisse immerger par les paysages plus ou moins désolée que l'on traverse - avec tout de même quelques éclaircies de la vie rurale ici et là <3
Ton texte prend son temps. Celui nécessaire à installer une ambiance. J'aime bien ça. Tes dialogues aussi, très porteurs et efficaces. Et je suis charmée par la présence sympathique de ce petit âne gris avec lequel Meghi partage sa route <3

À bientôt pour la suite !
Peridotite
Posté le 25/11/2022
Coucou Jeannie C, merci d'être repassée par ici, ça fait plaisir.

J'hésite à faire des coupes pour que ce soit moins lyrique, plus direct, mais je ne suis pas encore sûre ! Tu as bien aimé que je prenne mon temps pour poser l'ambiance et c'était bien mon intention ici, mais d'autres trouvent que c'est un peu longuet. Ha ! J'hésite j'hésite 😄

Merci beaucoup d'être repassée par là 🥲
Milou
Posté le 22/11/2022
J'ai beaucoup aimé ce chapitre 1. Je l'ai trouvé particulièrement touchant et émouvant, surtout le début. On ressent bien le caractère et les désirs de Menghi, les raisons pour lesquelles il a envie de devenir soldat. Sa relation avec son ane, m'a aussi beaucoup amusé. Le monde semble mystérieux mais également riche et cela me plait beaucoup. Je trouve qu'il y a un juste milieu : on en sait ni trop, ni pas assez.

Je trouve juste que certaines descriptions sont un peu longues par moments et qu'il est dommage que les dialogues (même courts) ne soient pas présents lors de certains passages, mais ce n'est que mon opinion et tu reste maitre de ton oeuvre.

En tout cas, je m'en vais lire la suite avec plaisir !
Peridotite
Posté le 22/11/2022
Coucou Milou,

Merci pour ton passage ici, ça fait plaisir

Ta remarque sur les descriptions rejoint celles d'autres lecteurs et je crois que je vais faire quelques petites coupes par ici d'ici peu, merci de me l'avoir dit 🙂
Feydra
Posté le 11/11/2022
Le prologue et le chapitre 1 sont vraiment bien écrits. L'ambiance dans le prologue est bien mise en valeur, et l'attaque, bien que brève, bien racontée. Ton récit exhale une impression de mystère, d'étrangeté et le monde a l'air vraiment riche, même si pour l'instant nous n'en avons qu'un petit aperçu. Je crois savoir qui est le pauvre hère qui apparait à la fin. ;) Ton style est vivant, clair et très évocateur. Merci pour ce moment de lecture.
Peridotite
Posté le 12/11/2022
Coucou Freydra,

Merci beaucoup pour ton message, cela me fait très plaisir que tu me dises que c'est bien écrit. Je retravaille le style en ce moment afin d'augmenter l'immersion du lecteur et c'est un travail de longue haleine donc merci encore <3

J'espère que la suite te plaira,
Nathalie
Posté le 06/11/2022
Bonjour Peridotite,

Toujours trop de descriptions et pas assez de dialogues (et encore, tu as rajouté son âne pour lui permettre de paraître normal tout en se parlant à lui-même, excellente pirouette d'écrivain, en passant). Mais là encore, ce n'est que mon avis personnel.

A nouveau, l'ambiance est bien décrite et les personnages attachants.
Peridotite
Posté le 07/11/2022
Coucou Nathalie,

En lisant ton message précédent, je me suis dit : oula, tu ne vas pas aimé le premier chapitre, centré sur Meghi dans un premier temps. Je réfléchis à réaliser quelques coupes au milieu de ce chapitre, je ne sais pas, qu'en penses-tu ?
Encore une fois, mon idée a été de commencer doucement pour avoir la possibilité d'accélérer le rythme au fur et à mesure du chapitre et d'arriver sur une scène de tension sur la fin.

Un grand merci pour ton commentaire,
Nathalie
Posté le 07/11/2022
Coucou Peridotite

Honnêtement, c'est vraiment moi. J'ai juste du mal avec les longues descriptions mais je suis une lectrice plutôt rapide et persévérante. Je n'hésite pas à poursuivre même si un passage me gonfle. Je le saute, quitte à revenir plus tard si un détail m'a échappé. Rien de grave.
Ne change rien, du coup. Le chapitre est très bien comme ça. Tu nous plonges dans ton univers d'une très belle manière.
Belisade
Posté le 21/10/2022
Bonjour Peridotite,
Excellent 2ème chapitre. Autre atmosphère que le 1er, mais je comprends qu'une sorte de communauté est en train de se former .. sauf erreur. Je ne trouve pas que le chapitre soit trop long, car il a son propre rythme, du fait que le 2ème héros est différent du 1er.
Kuara agissait par instinct rapidement, Meghi a du mal à quitter son monde et le rythme des 2 chapitres traduit ces différences. J'ai beaucoup aimé l'atmosphère du village, les personnages et puis la scène finale de la rencontre avec le 'spectre'. Hâte de voir ce qui va se passer par la suite !
Merci pour ce moment.
Peridotite
Posté le 22/10/2022
Coucou Belisade,

Un grand merci pour ton commentaire. Tes retours sur tes ressentis me sont précieux pour voir ce qui marche ou pas dans l'histoire et me permettra de consolider tel ou tel aspect, merci beaucoup
Isahorah Torys
Posté le 20/10/2022
J'ai adoré ce chapitre comme d'habitude. Il est plus sentimentale que le prologue. Varier les émotions est une bonne chose dans son écrit.

Il a quelques petites maladresses de ponctuation. Je pense que ton idée de couper le chapitre en deux n'est pas mauvaise. Elle faciliterait la lecture qui est plus fastidieuse sur écran ^^

Je n'ai rien relevé d'alarmant à part cela. Je me demande juste pourquoi meghi veut partir et devenir soldat quand on voit à quel point il a souffert d'enterrer son frère...
Peridotite
Posté le 21/10/2022
Coucou,

Merci beaucoup pour ton commentaire,

Je vais revoir la ponctuation, c'est vraiment mon point faible, je fais n'importe quoi avec cette ponctuation !

Pour moi, c'est le rêve de partir formée avec son frère et l'accumulation de frustrations qui le pousse à partir. Tu crois que je devrais ajouter quelque chose pour l'expliquer ?
Isahorah Torys
Posté le 21/10/2022
Oui, je pense que ce serait peut-être bien d'apporter plus de détails sur ses motivations. Oui on comprend bien que c'était un rêve de gosse avec son frère, oui on comprend son attachement. Mais son frère a, semblerait-il souffert de cette guerre, devenu presque fou... je trouve étrange que cela n'est pas changé le regard de meghi, au moins subir quelques hésitations, des questionnements sur ce fameux rêve d'enfant, surtout qu'ils étaient très proches si j'ai bien compris ce chapitre. Pour moi, ça me semblerait logique. Après ce n'est que mon avis, je ne sais pas ce que tu en penses. Mais je pense que ça serait bien de préciser ce détail ^^
Peridotite
Posté le 21/10/2022
Dac merci, tu as raison, je vais voir comment amener ça
GentleGeek
Posté le 29/09/2022
Coucou Peridotite !

Mon œil de lecteur n’est surement pas aussi aiguisé que celui de mes collègues Plumes. Cependant, en termes de ressenti, je peux te dire que j’ai pas mal apprécié ma lecture du prologue et du chapitre 1 (tout en écoutant du Enya, Eurielle, Two Steps from Hell… pour me mettre dans l’ambiance ^^).

Je n’ai pas trouvé d’éléments imprécis ou à améliorer. J’ai trouvé le rythme plutôt soutenu malgré le discours interne de Meghi et les descriptions. Je n’ai pas décroché. Tu as un style d’écriture vraiment agréable à lire.

Désolé de ne pas apporter d’axes d’amélioration. J’ai trouvé ça juste bien 😊. Et je commence à m’attacher à l’histoire.

Je te tiens au jus au fur et à mesure de ma lecture.
Bon courage pour ton travail de fourmi.
Peridotite
Posté le 30/09/2022
Merci beaucoup pour ton commentaire, j'étais justement en train de réfléchir si je ne devais pas faire des coupes pour donner un coup de fouet à ce premier chapitre. Je vais laisser comme c'est pour l'instant.

Merci d'avoir pris le temps de lire mon histoire, j'espère que la suite te plaira :)
Camille Vernell
Posté le 27/09/2022
Une suite de qualité. Tu sais maîtriser un récit sans dialogue en laissant ton personnage s'exprimer seul par ses actions et sa vie intérieure. C'est très bon, même si le rythme en pâtit. Aussi tu as un vocabulaire varié, ce qui est très plaisant.

Une petite maladresse néanmoins : "bien qu’il n’ait jamais osé", le subjonctif plus-que-parfait serait plus adapté ici : ''bien qu’il n’eût jamais osé''

J'ai cependant apprécié ton choix que ses yeux se ''révulsent'' même si "révulsassent" était également juste, quoique inesthétique :)
Peridotite
Posté le 28/09/2022
Merci de ton message.

Est-ce que tu trouves qu'il y a des longueurs ? Penses-tu que je devrais faire des coupes pour dynamiser le tout ?

C'est vrai que ça pourrait être considéré comme une faute, mais je ne supporte pas ces terminaisons en -asse, plus personne n'utilise ça ! Elles bloquent la lecture je trouve.

Merci de me remonter la faute "eût", je vais corriger ça 😊
Camille Vernell
Posté le 28/09/2022
Le rythme pourrait accélérer en modifiant la structure de tes phrases. Beaucoup suivent la même construction en commençant par le sujet. Trop de structures semblables engendrent une lassitude chez le lecteur et donc une baisse de rythme. Ce qui crée un récit dynamique, c'est la variété des phrases et de leur début.

J'aime également avoir un personnage confronté à lui même, mais ces chapitres sont compliqués à mettre en scène, car les structures devront combler le manque de variété engendré par l'absence de dialogues.

Aussi tu répètes trop le nom de ton personnage.
- "Meghi" a 52 occurrences. C'est beaucoup. Surtout que ton narrateur est longtemps seul. ''il'' peut le remplacer. Ou un surnom que lui aurait donné son frère.
Pour faire une petite comparaison, l'Assomoir de Zola, Gervaise, le personnage principal, à exactement 20 occurrences dans les 3500 premiers mots.
Games of Throne, chapitre 1 (3200 mots) Bran (narrateur) > 32 occurences.
Ce ne sont que deux exemples pouvant être comparé avec ton chapitre (3500 mots), mais on pourrait poursuivre avec d'autres livres.

Autre petit reproche (tout à fait subjectif), tu mets parfois une accumulation de phrases courtes, au risque de répéter ta structure, alors qu'une phrase longue aurait été plus élégante tout en cassant la monotonie.

Il y a également beaucoup de mots imprécis, par exemple : "doigt de pied". Pourquoi pas "orteil" ?
Je ne vais pas te faire une liste, parce qu'il y en a plusieurs, et je pense que tu as compris l'idée. Je considère ces erreurs comme des maladresses que l'auteur finira par corriger à force de relectures.

Si la chose peut te rassurer, je suis parfois plus critique dans mes commentaires. Ton récit a des qualités indéniables autrement je me serai arrêté au prologue.

Enfin, considère mon opinion, pour ce qu'elle vaut : celle d'un esprit scientifique. Contrairement à beaucoup d'auteur.es, je n'écris pas à l'instinct. Cette créature est mauvaise chez moi, je l'ai étranglée il y a des années. Je suis du genre logique, qui mesure tout, calcule tout. Je sais exactement combien de phrases contient mon livre et chacun de mes chapitres, combien de mots, de subjonctifs, d'occurrences de noms, de sujets, de répétitions, et plusieurs autres paramètres. J'ai calculé des moyennes de ces paramètres depuis plusieurs romans comparables qui m'ont inspiré et j'ai fait en sorte de ne pas les dépasser. Dans mon écriture, rien n'est laissé au hasard ou à l'instinct. Tout est mathématique. Lorsque je lis, c'est avec cette rigueur. Même si, à mon grand regret, je ne suis pas à l'abri d'erreurs. Sinon je ne serais pas sur ce site. :)
Peridotite
Posté le 29/09/2022
Merci beaucoup pour ton commentaire, il m'a fait réfléchir, mais je ne pense pas avoir une vision aussi mathématique de l'écriture que la tienne. 😊

Je ne pense pas suivre aussi le style de Zola. J'ai trouvé l'Assomoir... assommant (je ne l'ai pas fini) donc pour ma part, je ne m'en inspirerais pas question style. D'autant que s'il y a moins d'occurrences de nom dans Zola, C'est parce qu'il doit les remplacer par "le jeune homme", "le fermier", "le voyageur", etc. Or, j'ai déjà corrigé ce point dans mon roman, en sens inverse : j'ai remplacé ces indications "le jeune homme" etc par le nom du personnage, par envie de resserrer le lecteur sur lui, de l'immerger avec lui, donc je me tiendrais à mon choix.

Tu cites "orteil", mais c'est pourtant un synonyme de doigt de pied, en quoi l'un ou l'autre terme est-il plus précis que l'autre ? Pour ma part, je les juge équivalents. Et je préfère "doigt de pied" pour rester fidèle au point de vue de Meghi, plus familier. Meghi n'a aucune connaissance en anatomie donc avec doigt de pied, le lecteur comprend de suite l'idée.

Je corrige l'imprécision en ce moment, mais ce serait plus pour gommer des phrases du genre "il s'était presque évanoui" où finalement le perso ne s'est pas évanoui et cette phrase n'a donc pas lieu d'être. S'est-il évanoui ou non ? J'aime pas ce genre de phrases vagues. Cela créer de l'imprécision. Peut-être en restent-ils quelques-unes ici ou là. Je les traque. Aussi, on m'avait fait remarquer que dague et épée n'étaient pas synonymes, ce qui est très vrai. Pour d'autres termes imprécis, je pense que j'ai besoin de plus de précisions de ta part, car je ne suis pas convaincue par l'exemple doigt de pied/orteil.

En tout cas merci beaucoup de ton commentaire, c'est très intéressant de découvrir ta façon de travailler 😊
Camille Vernell
Posté le 29/09/2022
Orteil : 1 mot
Doigt de pied : 3 mots (et c'est très inélégant...)

Pour moi, toute la beauté d'une belle écriture consiste à savoir dire beaucoup de choses en un minimum de mots, sans pour autant sacrifier l'intelligence ou l'élégance des phrases. À nouveau, j'ai une vision mathématique du style. J'ai fait beaucoup de programmation informatique ce qui a certainement influencé ma rigueur et ma tendance à optimiser mes textes comme j'optimiserai du code. Ce qui ne m'empêche pas d'aimer les descriptions de Zola et ces mises en scène cinématographiques. Car contrairement aux idées reçues, il est chirurgical. Il sait exprimer beaucoup de choses, beaucoup de misères avec des phrases très élégantes. Je pense que, comme moi, tu en as surtout gardé un mauvais souvenir du lycée. L'assommoir n'est cependant pas le meilleur exemple, j'ai seulement pris le premier de ma collection ebook, déjà analysé, pour le passer au mixeur Antidote et ainsi relever rapidement ses sujets.
Évidemment, à chacun son style, à chacun sa méthode de travail.

Mais puisque tu me demandes d'autres imprécisions, en voici une, tirée au hasard dans ton chapitre :
"Les deux frères partageaient le même rêve : ils souhaitaient reconstruire leur existence ailleurs." (14 mots)
Ici, tu as un triple pléonasme (partager = même = souhaitaient). ''Partager le même'' étant un pléonasme accepté (au même titre que "aujourd'hui''), je me concentrerai donc sur le double :
"partager le même rêve" = "ils souhaitaient".
Pléonasme d'autant plus flagrant qu'il y a deux points. Cette phrase gagnerait en efficacité, sans rien perdre au sens, si tu supprimais le superflu :
"Les deux frères partageaient le même rêve : reconstruire ailleurs." (10 mots)
Le lecteur comprend qu'ils ne voulaient pas construire une ville, mais leur vie.

Ça peut sembler anecdotique. Mais si tu réalises cet exercice sur plusieurs phrases, tu peux gagner 500 à 1000 mots par chapitre. Sur 16 chapitres, tu auras gagné 8 000 à 16 000 mots, soit l'équivalent de 2 à 8 chapitres. Les mots que le lecteur ne lit pas ne lui manquent pas. Il en est même reconnaissant, car ton récit devient plus dynamique, plus précis, plus rapide à lire, donc plus percutant. Je ne dis bien sûr pas que tu dois tout réduire ou trancher. Non. Certaines descriptions nécessitent toujours plus de mots pour transmettre avec justesse tes intentions ou tes décors. Mais dans des phrases comme celle ci-dessus, tu peux optimiser. Des phrases comme celle-ci, tu en as plusieurs, y compris dans le prologue. C'est le genre de chose que regarde un éditeur puisque l'encre et le papier, ça coûte. Garde cependant en tête qu'un roman, c'est 60 000 mots minimum, 125 000 maximum pour les auteurs inconnus. Amazon est plus permissif.

À l'origine, je ne souhaitais pas du tout m'attarder sur ces sujets en commentaire. Je partais du principe qu'à force de relecture tu aurais fini par optimiser ton texte. Seule Amélie Nothomb publie ses premiers jets. Nous, misérables mortels aux patronymes inconnus, devons durement travailler, douter, déprimer et beaucoup pleurer. Tel est notre fardeau...

Si tu le souhaites, nous pouvons poursuivre ces conversations en messages privés. Ça peut éviter que je pollue tes commentaires...

Par contre, petite précision : je ne dénigre absolument pas ton texte. Au contraire, je l'apprécie et j'y vois des qualités stylistiques et thématiques. Tu traites des vrais sujets : racisme, guerre, (propagande de guerre ?), ici le deuil. Je poursuis donc ma lecture, pour voir ces développements. Évidemment, l'enrobage fantasy et Campbellien ne me déplaît pas, pourvu que tu saches tout maîtriser avec originalité afin de servir tes thèmes.
Peridotite
Posté le 30/09/2022
Merci beaucoup pour tes explications, ça me fait réfléchir.

J'ai changé doigt de pied pour orteil et je vais regarder le pléonasme que tu as mis en avant.

Je ne partage pas ta vision mathématique de l'écriture. Je crois que je perdrais tout plaisir à écrire de la sorte, à peser un mot juste pour voir si je pouvais l'enlever ou non, juste pour gagner en nombre de mots. Je suis scientifique moi-même et je sais que c'est une démarche que l'on fait en écrivant nos articles, mais il n'y a aucune raison scientifique à ça, c'est juste pour respecter des contraintes éditoriales chiantes. Là il s'agit d'un roman. S'il fait 200, 220, 340 ou 400 pages, cela ne constitue un frein pour personne, pas même un éventuel éditeur si l'histoire l'accroche. Mais ton approche est très intéressante et m'a fait réfléchir, merci de l'avoir préciser, je suis ravie d'en discuter en MP comme tu le suggérais, afin de partager nos deux visions :-)
Sebours
Posté le 16/09/2022
Bonjour!
On rentre directement dans le sujet et c'est cool. Durant la première partie, je m'interrogeais sur le prologue, mais j'ai eut une réponse par la suite. Ton style est très lisible et compréhensible. J'aime vraiment tes descriptions.
J'ai quelques questions sur la cohérence de ton récit.
- Si les villageois détestaient son frère, pourquoi affichent-ils une certaine affection pour Meghi? Généralement, au fin fond de la campagne, on met toute la famille dans le même panier. En plus, tu pourrais te servir de ça pour montrer une vente de la ferme où les paysans cherchent à le voler par exemple.
- Quand "l'inconnu" arrive, Meghi cherche sa dague et se défend avec un bâton alors que juste avant il avait en main une de ses deux épées! Si je suis dans sa situation, je cherche direct une épée!
-Lorsque Meghi décide de s'occuper de l'inconnu, sa première action est de le laver et le raser. (C'est important pour la cicatrice de flèche dans la cuisse.) Personnellement, un homme décharné et épuisé, j'aurai tendance à le nourrir avant toute chose.

Enfin, Meghi enterre son grand frère, pas son père. Si c'est parce que son père dont il ignore tout se trouve être le chef de l'armée des grands méchants...cela demandera du travail pour traiter ce cliché de manière originale. #je suis ton père!
En tout cas, j'ai pris du plaisir à lire ce premier chapitre.
Peridotite
Posté le 17/09/2022
Bonjour Sebours,

Un grand merci pour ton message,

- Alors il y a quelques années, j'avais écrit tout un cycle à la ferme d'une centaine de page, avec des fermiers plus mesquins. Au final, je ne l'ai pas intégré au récit, parce que ça n'apportait rien et rallongeait trop le début. L'histoire commence vraiment une fois dans la cité de Nisle, je n'avais pas envie de rendre cette introduction interminable. En plus, ce qui me dérangeait, c'est que ce cycle à la ferme amenait un autre thème (les différences entre villageois/citadins). Celui-ci est très intéressant pour moi, car je viens d'un petit village moi-même et je suis partie à la grande ville, à Tokyo où je vis présentement. Donc ce n'est pas un thème que je voulais bâcler en l'amenant sur la table sans bien le développer. Donc les villageois sont plutôt bienveillants. En vrai, c'est plutôt réaliste. Même si les ragots et embrouilles à deux balles vont bon train dans les villages, ce qui peut être saoulant je l'admets, les gens se serrent toujours les coudes en cas de coup dur, ce qui est le cas pour Meghi ici.

- Tu as raison pour l'épée. J'avais même ça dans ma tête. J'ai dû remplacer "dague" un moment pour éviter les répétitions, mais je vais corriger, Meghi n'a pas de dague d'ailleurs, merci de soulever ce point.

- Oui, cela arrive après, il le nourrit ensuite. Là le pauvre est inconscient donc il le met au chaud 😊

- Tes spéculations quant à son père à la Dark Vador m'ont fait sourire. 😊 L'histoire ne se dirige pas dans cette direction. Le père de Meghi est mort et bien mort (et son frère aussi).

Merci encore pour tes remarques, ça me fait plaisir et m'aide à réfléchir à de possibles incohérences, n'hésite pas à m'en faire d'autres par la suite,
Edouard PArle
Posté le 14/09/2022
Coucou !
J'ai bien apprécié ce chapitre d'exposition, finalement tu te concentres principalement sur un aspect de Meghi : le deuil de son frère. J'ai bien aimé cette approche, elle permet d'apprendre pas mal de choses sur lui et d'expliquer son choix de vie, son départ pour l'armée.
Son amour "raté" avec Doline est un peu triste, surtout qu'elle s'est retrouvée avec un mari plus âgé qu'elle. Quand à l'épouse de Meghi "aussi fine qu'une elfe", j'imagine qu'elle est morte elle aussi ? Ce serait peut-être bien de l'évoquer ?
La rencontre de fin de chapitre est intéressante. Est-ce que ce duo va perdurer pour la suite de l'histoire ? En tout cas ce vagabond spectral est très mystérieux...
Mes remarques :
"il replaçait les mèches rebelles derrière son oreille," -> ses mèches rebelles ? "Meghi peinait à l’accepter. Non, c’était impossible : cette bataille-ci, son frère l’avait perdue." -> Meghi peinait à accepter la défaite de son frère dans cette bataille ?
"Devant lui s’étendait la vallée, où serpentait une rivière jusqu’au lac." -> la vallée s'étendait devant lui, une rivière serpentait jusqu'au lac ?
"creusaient les ombres sur son cœur." -> des ombres ?
"et pourquoi était-il dans cet état ?" -> se trouvait-il ? (évite la répétition du verbe être)
Un plaisir,
A bientôt !
Peridotite
Posté le 15/09/2022
Merci beaucoup pour ton message, tu me rassures en disant que le vagabond est mystérieux, c'est l'effet que j'avais voulu donné. Quant à la suite, s'il sera important ou non pour l'histoire, je te laisse le découvrir :-)

Je dis que la femme de Meghi est morte dans ce chapitre, avec cette phrase : "Les Trois l’avaient repris dans l’Éternité. Seuls les restes émaciés de son enveloppe mortelle étaient à présent couchés sous la terre, à côté de sa famille, de la femme de Meghi et de son fils, rappelés par les Trois."
Ce pauvre Meghi a vraiment une vie pourrie ! :-)

Je vais réfléchir à tes suggestions de phrases, merci beaucoup pour ces remarques précieuses,
Edouard PArle
Posté le 15/09/2022
J'ai pas fait gaffe à ce passage, au temps pour moi.
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