Partie 1 : Plus loin - Chapitre 1 : Les delphes

Par Isapass
Notes de l’auteur : A l'attention des lecteurs de la première version du tome 1 : il y a eu quelques changements dans les derniers chapitres. Venzald, Albérac et Cie ne partent pas à bord d'un navire qu'on leur a mystérieusement fourni mais à bord du bateau de pêcheur de Pique-Cerle (plus de précision sur mon JdB)

1 – Les delphes

 

Venzald

 

Qu’on me rende à la terre de Cazalyne.

Je voudrais encore admirer les plages de Tiahyne. Les rochers rouges trouant les longs rubans de sable clair ; l’or du soleil couchant se diluant dans les flots ; la silhouette lointaine des barques de pêcheurs suivies par leurs cortèges d’oiseaux blancs.

Les reverrai-je ?

 

Un gargouillis sonore sortit Venzald de sa torpeur. Il adressa un sourire compatissant à Pique-Cerle qui, assis à la barre, tâtait son estomac vide. Le vieil homme semblait exténué, comme les autres. Lui-même avait probablement les yeux cernés, le teint aussi cireux que celui de ses compagnons.

Albérac voulait qu’ils traversent la mer pour trouver le remède à l’épidémie du blé de cendre, mais ils ne pouvaient pas s’éloigner des côtes. Le bateau du pêcheur — une grande barque à voiles qui se maniait à deux — n’était pas conçu pour naviguer au large : le premier coup de tabac les aurait envoyés par le fond. De plus, les pauvres réserves qu’ils avaient pu caser dans les cales minuscules les obligeaient à se rationner drastiquement. Ils avaient essayé de s’approvisionner à terre, mais lors de leurs deux tentatives, ils avaient constaté que les villages côtiers, même les plus petits, étaient surveillés par des pélégris de l’Ordre du Haut-Savoir. Ils avaient opéré un repli prudent, les mains vides. La troisième fois, ils avaient distingué des silhouettes sur la plage tandis qu’ils s’éloignaient après avoir acheté à prix d’or quelques galettes rassies à un paysan. Depuis, ils naviguaient aussi loin de la côte que possible, mais ils craignaient à tout moment d’être aperçus, et rattrapés.

Leur but s’était fait plus modeste : il leur fallait survivre jusqu’au-delà de la limite entre Cazalyne et l’Ostreterre. Ensuite, ils pourraient débarquer, soit pour s’approvisionner, soit pour poursuivre par la terre — un itinéraire beaucoup plus long qu’une traversée. Ils ne s’en trouvaient plus très loin, mais quatre jours plus tôt, un gros grain leur avait fait perdre la majeure partie de ce qui leur restait de vivres. Depuis, leur repas quotidien se réduisait à presque rien et même l’objectif de la frontière semblait compromis. D’autant que le vent aussi les trahissait : les voiles pendaient mollement et l’embarcation se balançait à peine sur la mer d’huile.

 

 C’était donc ça, l’aventure ? Les grands voyages dont Venzald avait tant rêvé en écoutant les récits du maître d’étude ? Il aurait dû se réjouir : enfin, le monde s’offrait à lui, il allait pouvoir admirer les merveilles qui avaient si longtemps peuplé ses fantasmes. Pourtant, à présent, il ne songeait qu’à son royaume.

Je vois les douces collines fertiles de Grandes Landes couvertes de blés blonds ; les villes fortes des provinces du centre, bâties au sommet des éperons rocheux dominant les vallées alentour.

Je voudrais me tenir à nouveau au bord des plaies béantes des mines de Nerfer, où la pluie glacée tombe dans les coulées de lave. Explorer les immenses forêts d’Hiverine enveloppées de neige, y entendre en tremblant les cris des urus-crâne et des loubles sélénites. Dans quel autre royaume peut-on admirer le matin les lacs verts d’Orityne, enchâssés dans leur écrin de roche blanche et brillante, et le soir les hauts plateaux venteux de Quartenac où seules poussent les pierres ?

 

Le soleil déclinait vers la mer lorsqu’Alix émergea de la petite cale avant où elle avait dormi un peu. Avec des gestes las qui ne lui ressemblaient pas, elle déroula une ligne et la jeta par-dessus bord dans l’espoir d’attraper du poisson. Agenouillée dans le bateau, elle posa la joue sur le plat bord, resserra sa couverture autour d’elle et ferma les paupières en attendant qu’un cerle veuille bien se prendre à l’hameçon. Malgré la couleur terreuse de son visage et les marques de fatigue, un demi-sourire flottait sur ses lèvres. Comme la jeune fille, Venzald ferma les yeux et se laissa bercer.

Comment pouvait-elle être heureuse ? Privée de nourriture, de sommeil, d’abri ? De toute certitude à propos du lendemain ? Lui ne sentait qu’un trou noir qui s’agrandissait chaque jour davantage. Comme si un lien de chair et de sang l’attachait à Cazalyne. Chaque lieue parcourue dévidait ses entrailles et son âme. Combien de temps pourrait-il supporter la faim, l’inconfort, l’éloignement ? Il n’était peut-être pas fait pour ça, tout compte fait. S’était-il persuadé qu’il aimerait explorer le monde pour impressionner Maître Elric ou Themerid, quand il ne souhaitait finalement rien d’autre qu’un logis bien chauffé ?

Je revois sans cesse les mille couleurs du marché de Tourrière, j’entends les rires des promeneurs et les appels des saltimbanques. Le parfum des épices, la poussière, l’air brûlant. Les deux corneux alezans qui tirent le lourd chariot de marchandises vers Arc-Ansange. Le castel apparaît au détour du chemin, le bois, la ferme de Boulangue…

Le froid lui mordait les joues, mais il sentait pourtant la chaleur de l’été de Listène. Il savait qu’il dormait presque, que tout cela n’était pas vrai, mais c’était tellement mieux que de crever de faim.

Et là, c’est Mélie distribuant ses sourires ; le seigneur Godmert qui fait tournoyer Alix avec son gros rire d’ogre. Elvire sur sa petite jument, si droite, si fière. Comment avons-nous pu nous méprendre sur elle ? Et Flore… Flore et ses yeux trop bleus, campée sur la colline, offrant son corps au vent, cheveux en étendard. Ne m’oublie pas. Je désire te tenir à nouveau contre moi pour t’embrasser, te caresser, sentir la douceur de ta peau cachée sous les étoffes...

Qu’y avait-il de meilleur ? Il ne voulait pas revenir au présent. Et puis, dans tous les souvenirs qui lui venaient, Themerid se trouvait près de lui.

Plus encore que le reste, je rêve des remparts de Terce. J’arpenterais les ruelles de la ville vers les tours du château. Je sais qu’elles ne sont plus le bastion de justice et de grandeur que nous croyions. Le mal s’est répandu avec l’Ordre, comme dans tout le royaume.

Pourtant, c’est là-bas que tu reposes, mon frère.

Vivant ou mort ?

Je t’ai senti partir, je me tenais là, je voyais par tes yeux. Je t’ai entendu m’appeler ! Es-tu vivant ou mort ? Je devrais le savoir ! Themerid !

Une main rugueuse lui tapota la joue.

– Mon petit, réveille-toi ! disait Pique-Cerle en essuyant les larmes que Venzald avait versées dans son sommeil.

Il ouvrit les paupières. Alix, Ensgarde et Albérac le dévisageaient, inquiets.

– Tu as vu Themerid ? demanda avidement la jeune fille.

Il secoua la tête. Si seulement ! S’il pouvait provoquer cette connexion, il serait fixé ! Mais elle ne s’était pas reproduite, malgré toutes ses tentatives. Depuis, il s’était efforcé cent fois de revenir dans l’esprit de son jumeau, concentré jusqu’à la transe, les paupières serrées ou le regard fixé au loin, appelant Themerid de toute sa volonté ; il s’était même jeté à l’eau dans l’espoir que la peur ou le froid produiraient un miracle. En vain. Cela signifiait-il que son frère était mort, ou juste qu’il ne savait pas comment recréer le lien ?

– Souviens-toi de ce que je t’ai dit, murmura son grand-père, tu le sentirais s’il était plus de ce monde. T’aurais pas de doutes. Il est vivant, c’est sûr.

Le prince s’efforça de chasser la panique et la colère qui l’avait envahi. 

La vérité lui apparaissait : ce n’était pas la faim ou la fatigue qui le minaient, c’était cette ignorance. Et le manque. Ciel, comme son frère lui manquait !

– En attendant, t’es là, mon garçon, ajouta le pêcheur. Apprends, regarde. Tu lui raconteras quand tu le retrouveras.

Venzald hocha la tête et grimaça un pauvre sourire pour le rassurer.

 

***

 

Albérac

 

Ils allaient crever de faim. Ou devoir débarquer sur le sol de Cazalyne, sous le nez des pélégris. Depuis quelques jours, Albérac craignait d’avoir à faire un choix entre ces deux options. Il inspira posément et fit jouer ses doigts engourdis à force de serrer les poings, mais l’angoisse ne s’allégea pas. À quoi sa naïveté allait-elle vouer ses compagnons ? Avait-il vraiment cru qu’il pourrait traverser la mer de Tornaille sur une barque ? 

Si au moins ils parvenaient à franchir la limite de l’Ostreterre, ils pourraient respirer. Peu importerait, alors, de devoir abandonner le bateau, car ils ne risqueraient pas de se faire arrêter à chaque pas s’ils continuaient à pied. Plus que quelques jours… Il ferma les yeux.

Une ombre passa devant le soleil couchant. Sans ouvrir les paupières, Albérac reconnut les mouvements lourds d’Ensgarde qui se déplaçait près de lui. La guérisseuse n’avait pas le pied marin, loin s’en fallait ! Pourtant, comme lors de leur longue fuite à cheval, elle s’adaptait. Il visualisa la silhouette courtaude qui arpentait le bateau en s’accrochant aux drisses et aux taquets. Elle s’assit à côté de Venzald, s’empara de sa main droite sans un mot et examina l’auriculaire amputé qui cicatrisait déjà grâce à ses soins. L’aventurier offrit de nouveau son visage aux derniers rayons.

– Je l’ai toujours su, prononça la voix sourde de la rebouteuse. J’ai vu la marque tout de suite, quand je vous ai sortis du ventre de votre mère.

Albérac, perplexe, leur jeta un coup d’œil. De quoi parlait-elle ? À présent, elle tenait la main gauche du prince en caressant la paume. Venzald ne semblait pas surpris, lui, mais il dardait sur la vieille femme un regard intense.

– La marque ? interrogea-t-il.

– Le quatrième sillon, expliqua-t-elle en traçant une ligne dans la main du garçon à l’aide de son index. C’est le signe des bouchevreux.

Venzald scruta ses deux paumes côte à côte, les sourcils arqués par l’étonnement, pendant un temps qui parut infini à Albérac. Celui-ci était maintenant tout à fait attentif.

– Vous n’en avez jamais parlé, dit enfin le garçon.

– Non, à personne.

– Pourquoi ?

– Je savais l’aversion de votre père pour les bouchevreux. Et celle de la plupart des habitants du royaume. Comment auraient été accueillis deux princes porteurs de ce pouvoir ? J’ai pensé que votre fusion constituait déjà une difficulté suffisante à surmonter. Et puis ça n’aurait rien changé. Le don ne se révèle pas pendant l’enfance.

– Et à nous, vous auriez dû… commença Venzald, la bouche crispée par une moue contrariée qu’il s’efforça d’effacer. Vous auriez pu nous le dire, à Themerid et à moi.

– Nous ne nous sommes rencontrés qu’en compagnie de Renaude. Je n’ai pas voulu vous révéler ça devant elle. Ensuite, nous avons eu d’autres chats à fouetter, petit. Jusqu’à ta vision, le jour de notre départ.

Le prince paraissait désemparé.

– Pourquoi personne ne nous a jamais rien dit ? J’aurais aimé le savoir…

– Je doute que vous ayez croisé beaucoup de bouchevreux. Ils sont presque les seuls à reconnaître la marque.

Venzald releva brusquement les yeux pour dévisager la rebouteuse.

– Mais alors… ça signifie que vous en êtes une ?

– Non, mais j’en ai connu. Assez bien pour avoir la certitude que ce n’est pas facile à porter.

– Que pouvez-vous me dire ? demanda précipitamment le garçon. En quoi consiste exactement le pouvoir ? Comment le contrôler ?

Ensgarde se cala plus confortablement contre la coque sans tenir compte de l’impatience de son interlocuteur.

– Ce n’est pas la même chose chez tous les devineurs — c’est ainsi que les bouchevreux se nomment entre eux. Certains peuvent déchiffrer les pensées. Ceux-là parviennent aussi à se parler les uns aux autres sans former de mots, je crois. D’autres ont des visions du passé, du présent, ou de l’avenir. Parfois, c’est tout ensemble, plus ou moins fort.

– Pouvez-vous m’apprendre ?

– J’en suis bien incapable. À mon avis, seul un vrai bouchevreux pourrait t’aider.

Déçu, le prince se détourna. Il fixait la paume de sa main comme si elle contenait une inscription qui ne s’y trouvait pas l’instant d’avant.

En le quittant des yeux, Albérac se rendit compte qu’il serrait les poings si fort que ses ongles lui entraient dans la chair. Certains peuvent déchiffrer les pensées. Ainsi, les bouchevreux détenaient bien cette faculté… La vision qu’avait eue Venzald était-elle le signe que son pouvoir se révélait ? D’un jour à l’autre, il saurait plonger dans les esprits ? Dans les souvenirs ?

L’aventurier ne pourrait pas le permettre.

 

***

 

Venzald

 

Des bouchevreux. Voilà donc l’explication. Ce n’était pas seulement un lien entre Themerid et lui, qui avait provoqué sa vision.

Le visage du roi, crispé par la déception, émergea dans son esprit. Venzald en courba la nuque de honte et de culpabilité.

Son père n’était plus là, cependant, et si la mange-pensée pouvait lui permettre à nouveau de voir son frère, il n’hésiterait pas un instant à s’en servir. L’image d’Einold disparut tandis que le prince fixait encore sa paume et, avec elle, la culpabilité. Il avait appris à vivre depuis longtemps avec des différences, à en tirer des avantages. Il composerait avec celle-ci aussi. Il devrait le faire seul, cette fois.

 

Lorsque le dernier éclat de soleil disparut, un froid immobile s’installa d’un coup sur les voyageurs. En l’absence de vent, l’embarcation dérivait vers la côte.

– N’allumez pas, Alix, ordonna Albérac. Si le courant nous pousse encore, nous serions visibles depuis le rivage.

La jeune fille reposait la lanterne quand un choc secoua le bateau, suivi d’un bouillonnement proche de la coque.

– Qu’est-ce que c’était ? interrogea Ensgarde.

Personne n’eut le temps de répondre : sous l’eau, un nouveau coup fit tanguer le voilier, renversant Alix qui étouffa un cri.

– Ce sont… des animaux ? souffla Venzald.

Les passagers se figèrent, dans l’attente du prochain assaut. Malgré la mise en garde d’Albérac, Alix alluma la lanterne. Agenouillée à la proue, elle tenta d’éclairer les flots. Elle tendait le bras le plus loin possible au-dessus de l’eau, mais la faible lueur n’illuminait que quelques vaguelettes noires. Hors du halo, l’obscurité n’en paraissait que plus épaisse. Comme ses compagnons, Venzald scrutait nerveusement la nuit opaque, guettant le moindre son qui troublerait l’étendue limpide. Bien qu’il n’y ait pas un souffle, il avait l’impression que l’air vespéral l’avait changé en statue. Il sursauta pourtant lorsqu’un bruit liquide se fit entendre à quelques pas de lui.

– Ici ! cria-t-il dans un nuage blanc.

En quelques enjambées agiles, Alix arriva près de lui, brandissant sa lampe. Des remous agitaient la surface, mais ce qui les avait générés avait déjà disparu.

– À l’arrière, maintenant ! alerta Albérac en désignant l’eau sombre.

Cette fois encore, seule une traînée d’écume leur prouva qu’ils ne rêvaient pas. Des créatures marines se déplaçaient autour d’eux, effleurant la coque ou la percutant, émergeant quelques coudées plus loin, replongeant aussitôt pour se faire entendre sur l’autre bord sans jamais se laisser caresser par la lumière. Leurs poussées imprimaient un balancement angoissant à l’embarcation. Cherchaient-elles à les renverser ? Agrippés comme ils pouvaient, les cinq voyageurs se posaient la même question.

– Ils nous font dériver ! avertit Pique-Cerle. Et sans vent, je peux rien faire contre.

Alix, à bout de nerfs, finit par attraper une pique qu’elle brandit au-dessus de l’eau, prête à la lancer en direction du prochain remous.

Alors qu’elle guettait la surface, Venzald perdit le contact avec l’instant présent. Il vit le harpon se planter dans une silhouette brillante et fuselée, des flots de sang jaillissaient en se mêlant aux vagues ; puis la lumière changea, ce fut le jour ; il était étendu au fond du bateau, les boyaux tordus par la faim, l’esprit embrumé ; à côté de lui gisait Pique-Cerle, les yeux vides dans un visage émacié ; Venzald entendait un faible râle sans savoir s’il venait de lui ou d’un autre de ses compagnons ; il perçut un raclement sur le sable et le bateau fut tiré sur une plage ; au-dessus de lui, une silhouette masquée, vêtue de vert foncé, se découpa sur le ciel, brandit une lance et le transperça.

Le souffle court, il reprit pied dans le présent, tandis que sous ses yeux, Alix se tendait pour ajuster son tir.

– Ne fais pas ça ! hurla-t-il.

Les quatre autres le dévisagèrent dans le halo de la lanterne.

– Mais ces bêtes vont nous envoyer par le fond ! protesta Alix en baissant toutefois son arme.

– Tu viens d’avoir une vision, n’est-ce pas ? demanda Ensgarde après un silence.

– Je crois, oui, répondit-il, gêné. Je… je ne peux pas expliquer pourquoi, mais je suis certain que si nous tuons un de ces animaux, il nous arrivera malheur.

Sans un mot, la guérisseuse s’installa au fond du bateau, s’enveloppa dans une couverture et ferma les yeux. Manifestement, elle faisait confiance à Venzald. Celui-ci fut parcouru d’un tremblement. Que se passerait-il s’il avait tort ? Si c’était un rêve et non une prémonition ? Il ne détenait peut-être aucun pouvoir, juste une imagination puissante…

 

Le manège des créatures marines dura toute la nuit, et l’esquif ne se renversa pas. Ils dérivèrent de plusieurs milles sous leur poussée. Alix s’endormit, pelotonnée sous une couverture de chouvre, tandis que Venzald se laissait gagner par la torpeur. Lorsque le ciel passa de noir profond au gris précédant l’aube, Ensgarde remarqua :

– Elles ne sont plus là. Les bestioles.

– C’est vrai ! s’exclama Albérac en délaissant le carnet qu’il consultait à la lueur de la lanterne.

– Ça fait un moment, en fait, déclara Pique-Cerle d’une voix éteinte.

À peine s’était-il tu qu’un bouillonnement pareil à ceux qui les avaient accompagnés toute la nuit se fit entendre.   

– Là ! cria Venzald en pointant une tache claire.

Cette fois, la lumière suffisait à en distinguer la source, aussi les cinq voyageurs se précipitèrent vers le bord de la barque au risque de la faire verser.

La créature fusait à une ou deux coudées de profondeur.

– Il y en a d’autres ! trépigna Alix.

Les bêtes tournaient à toute allure autour de la coque, s’entrecroisant, rasant la surface sans la troubler, ondulant sans se dévoiler. Venzald avait l’impression qu’elles se laissaient désirer. Enfin, dans le premier rayon du jour, cinq silhouettes oblongues percèrent les flots, voltigèrent gracieusement dans les airs avant de replonger pour recommencer leurs acrobaties un instant plus tard. Leurs corps lisses et brillants, taillés pour la vitesse, s’ornaient de larges rayures blanc de neige sur fond noir d’encre. Tout le long de ces fuseaux, jusqu’à la queue triangulaire, se déployaient des nageoires si fines que le soleil les traversait. Elles ondoyaient comme les voiles d’une danseuse, pailletées de la lumière de l’aube.

– Des delphes, murmura le maître d’étude d’une voix vibrante d’émerveillement.

Le souffle coupé, Venzald sentit une larme couler sur sa joue. Il en avait versé beaucoup ces derniers temps, mais celle-ci n’était pas douloureuse. Au contraire, il pleurait de reconnaissance pour ces créatures et leur ballet, le plus sublime spectacle qu’il ait jamais vu. Sa main gauche se referma toute seule pour trouver celle de Themerid. Il lui sembla percevoir la chaleur de sa paume ; il était là, tout contre lui. Qu’il soit vivant ou mort, son frère l’accompagnait. Et pour la première fois depuis longtemps, il se sentit heureux.

 

Admirant le spectacle que leur offraient les delphes dans le levé du jour, les voyageurs oublièrent leur faim et leur fatigue. Jusqu’à ce qu’un cri retentisse derrière eux. Ils se tournèrent tous en même temps. À une vingtaine de brasses de leur embarcation, la coque massive d’un navire avançait vers eux.

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Notsil
Posté le 23/06/2020
Coucou ^^ Me revoilà sur la suite :)
Depuis deux jours que je me demande si Themerid a survécu, comment ils s'en sortent ; avec en parallèle "t'as d'autres trucs à faire, ne plonge pas après tu vas avoir du mal à t'en décoller encore" ^^

Bref. J'ai adoré les descriptions de Venzald. Ses souvenirs, whaouh, on s'y croirait ! Il est toujours en mode déni / refus, il a du mal même si très très doucement il est obligé de se faire à l'idée... les petits détails comme serrer la main de son frère, ça change tout ! On ne sait pas encore trop comment physiquement il ressent cette différence. Dans son équilibre, par ex. Mais bon, sur un bâteau...

Leur idée ne se passe pas aussi bien que prévu, tant mieux, les difficultés vont se poursuivre je pense.

Albérac... lui, il cache des trucs. Je vais rester sur l'option Baudri pour le moment. Une chose est sûre, il veut garder ses secrets, et Venzald pourrait être une menace...

Les delphes qui les aident (car j'ai supposé que c'était le cas ^^), joliment vu. Leur description, pareil, très très belle, avec les bruits de l'eau tout ça...

Et du coup on n'est toujours pas fixé sur le sort de Themerid. J'ai regardé les titres de chapitre voir si y'aurait une indication, mais, je pense pas. D'un autre côté, appeler toute la saga "les princes liés" s'il n'y en a plus qu'un.... bon. Plus qu'à lire pour avoir le fin mot de l'histoire, cette fois ^^
Isapass
Posté le 24/06/2020
Salut Notsil !
Bravo : tu as réussi à ne lire que deux chapitres d'affilée ! ;)
C'est vrai que le cliffhanger de la fin du tome 1 était fait pour donner envie de tuer pour lire le tome 2. Je vois que ça marche XD (enfin, j'espère que n'as tué personne, hein).
Ce chapitre a déjà été un peu retravaillé suite aux premiers commentaires, donc ça me rassure qu'il tienne la route !
J'avais fait quelques allusions, dans les derniers chapitres du tome 1, à la gestion physique/pratique de la séparation : Venzald a dû apprendre à monter à cheval à califourchon, et il est moins à l'aise pour se battre à l'épée (quand il sauve Alix). C'est vrai que je n'ai pas été beaucoup plus loin, je me suis surtout attardée sur l'aspect émotionnel.
En effet, le départ en bateau, c'était pas une si bonne idée que ça :) Sauf que du coup, ils rencontrent les delphes. Contente que ce moment que je voulais un peu magique fonctionne. Je voulais un événement qui remette un peu Venzald "en selle".
Et non, dans ce chapitre, pas de nouvelle de Themerid, mais comme tu as lu le suivant, pas la peine que je maintienne le suspense ;)
Cocochoup
Posté le 19/04/2020
J'arrive au tome 2. Je pouvais pas rester comme ça sans mes réponses 😜
Ah donc la vieille avait compris que les princes sont des bouchevreux. Et tu disais que c'est un don généralement familial... Alors ça renforce ma theoriiiiiie
Je me méfie quand même d'alberac. Il nous cache un truc. Il a dû passer un marché pour se faire libérer. Je le garde à l'oeil
Isapass
Posté le 19/04/2020
Encore un marathon ! Alors pour info, le tome 2 fait environ 53k mots à l'heure actuelle, que tu as donc lus en une demi-journée O_ô...
C'est clair qu'Alberac a des secrets. Tu en sauras plus dans la partie 2 ;)
Jowie
Posté le 18/01/2020
Heyy Isa !
Depuis le temps que je veux me remettre aux PLs... Me revoilà !
On sent terriblement bien la nostalgie de Venzald. Il a mûri, ce n'est plus le même garçon que dans le tome 1. Pour lui, le passé était mieux; il contourne par contre le thème de sa déchirure avec son frère, comme si c'était trop obscène pour même y penser. Ou alors, est-ce une forme de déni ? Je trouve la non-mention de cet événement tragique et traumatisant intéressant!
En tout cas, bien joué,, tu nous rappelles subtilement ce qui s'est passé dans le 1 !
Quoi ? Les jumaux portaient cette marque depuis le début et la rebouteuse n'a rien dit ? Bon, d'accord, je comprends ses raisons et ce n'est pas comme si le roi défunt l'avait invitée à bras ouvert dans son château. Donc les jumeaux sont des bouchevreux. Wow, ça je dois le digérer (avec du THÉ!) Je me demande comment les symptômes/pouvoirs vont se manifester chez Themerid. Venzald semble plutôt concerné par les visions (très utiles, d'ailleurs). EN tout cas, la mange-pensée pourrait expliquer comment les deux jumeaux peuvent excercer une forme de télépathie!
J'ai adoré la fin; c'était magique. J'apprécie énormément quand un auteur décrit des créatures qu'il a lui-même inventées. Elles restent mystérieuses toutefois, comme on ne sait pas à quoi ressemblent leurs têtes/visages ;) J'ai l'impression qu'on va revoir les delphes. Le fait qu'il ne fallait surtout pas les tuer m'intrigue, aura-t-on la réponse par la suite ?
La fin est également touchante avec Venzald qui sent l'énergie de son frère et perçoit sa main. Ca me fait penser aux amputés qui ressentent leurs membres fantômes (même si c'est plus souvent lié à des douleurs.)
Et tu nous laisses avec une pointe de suspens avec ce bateau qui arrive, parfait !
Isapass
Posté le 18/01/2020
Oh que ça me fait plaisir que tu reviennes suivre mon histoire ! Bon, tu auras amplement le temps de suivre, parce que je vais beaucoup moins vite que sur le tome 1 !
Ah c'est vrai ? Tu sens que Venzald a mûri ? J'avais justement un peu peur que ça soit lassant de le retrouver en train de se plaindre et d'avoir des pensées noires, mais c'est vrai qu'il fallait bien que je reprenne où je l'avais laissé. Et je ne me suis même pas forcément rendu compte que je lui avais donné un ton différent, mais ça me va bien : normal que les événements l'aient brassé. Et ensuite, tu verras, ce sera de plus en plus vrai : il mûrit et s'affirme. Ta théorie sur le déni est très intéressante, c'est peut-être ce que j'ai voulu faire sans m'en rendre compte (je suis trop forte XD)
Pour ce qui est du rappel du tome 1... qu'est-ce que c'est difficile à faire subtilement ! Je me demande même si je l'ai assez fait.
Oui, les jumeaux sont des bouchevreux ! C'est drôle parce que je pensais que c'était très clair avec la toute dernière scène du tome 1 (quand les yeux de Venzald changent de couleur), mais apparemment pas tant que ça : tu n'es pas la seule pour qui ce n'était pas évident. Ce n'est pas grave : ça ne me déplaît pas ce flou.
Ah, contente que mes delphes t'aient plu ! En fait, moi je les vois comme des genres de dauphins zébrés noir et blanc, avec des nageoires très fines tout le long du corps. Euh, par contre, je n'avais pas spécialement prévu qu'on revoit les delphes (désolée de te décevoir) mais ceci dit, ça peut être une idée intéressante. Mon plan est adaptable !
C'est exactement ce à quoi je pensais pour la scène de la fin : les douleurs fantômes des amputés.
Je vais répondre à ton autre commentaire.
Tac
Posté le 05/10/2019
AH cette fois je ne vais pas louper le coche comme pour le T1 ! Tac au rendez-vous !
Concernant la partie avec Venzald, toute les parties en italique je me disais qu'il était l'heure de sortir les violons. ça n'a pas trop fonctionné sur moi jusqu'à ce que tu mentionnes les paysages que Venzald a vraiment connu , qui ont formé son quotidien. Lorsqu'il décrit les blés de jenesaisquelle région, les prairies de telle autre... Je n'y crois pas vraiment parce que Venzald n'a pas énormément voyagé non plus, et quand il a voyagé ça a été très vite éludé, il n'a pas d'attachenemt émotionnel comme il peut en avoir pour l'endroit où il a grandit - et quand il parvient enfin à cette description-là, là j'y croyais, parce qu'on a vu cet endroit à travers ses yeux au T1.
Le contraste dès la première phrase au changement de pdv avec Albérac : nice ! ça fait du bien cette brutalité à côté de Venzald qui est dans les vappes (d'ailleurs ses réflexions sur le fait qu'il doute de son caractère, s'il se demande s'il disait aimer l'aventure simplement pour plaire à Albérac, j'ai trouvé ça très touchant et très approprié, vu la situation, qu'il ai une petite/grosse crise existentielle. Je regrette même que ce passage ne soit pas plus long ! (jaime les crises existentielles)).
Et ces plottwists ! Déjà ils ne partent pas à l'aventure, ils sont coincés dans leur petite barque à la dérive, misérables et pantelants, et ensuite les princes qui sont bouchvreux ! (quelqu'un qui aurait connecté deux neurones l'aurait deviné, mais je n'ai pas deux neurones et encore moins de connexion) comme leur tonton, teh. aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah maintenant que je te vois comme une mastermind des échecs qui promène ses pions avec vingt cinq mille coups d'avance, je suis curieuse mais surtout terrorrisée de découvrir comment tu vas utiliser cela !
"L’aventurier ne pourrait pas le permettre." : eh allez un allié de moins ! D'ailleurs j'y pense dans les alliés quand je t'avais dit qu'il y avait pas mal de femmes fortes dans ton récit, j'ai remarqué après coup que les femmes sont soit très jeunes soit plutôt âgées, y a pas grand monde de l'âge du tonton des princes, par exemple. C'est intéressant de voir ce "trou" dans les générations. D'ailleurs la plupart des persos qui sont dans la fleur de l'âge, disons, sont contre les princes (ou alors j'ai une mauvaise perception des âges des persos). C'est un hasard?
Après Albérac était shady depuis le départ, donc je sais même pas pourquoi je m'étonne encore.
Je note que Venzald pense à son papounet en termes de "roi" et "Einold", aucun emploi de "père" ou "papa".
Et je vais aller lire la suite, même si je sens que je ne vais pas avoir la réponse à mes questions (mais qui est sur ce bateau ? les delphes sont elles contrôlées ? par qui ? pour quoi ? bref.)
Le passage sur les delphes m'a immergée dans le souvenir de nos aprèms estivaux dans ton salon \o/
Isapass
Posté le 06/10/2019
Ok, je note pour les descriptions en italique. Du coup, je réduirai peut-être, ou bien je parlerai d'abord d'Arc-Ansange pour mieux embarquer le lecteur. Ceci dit, je n'ai cité que des endroits où il passe vraiment dans le tome 1 (mais en effet, on passe assez vite sur certains).

Pour la crise existentielle de Venzald, tant mieux : je redoutais que ça ait un petit goût de déjà-vu, dans la mesure où il en a déjà fait pas mal à la fin du tome 1, des crises existentielles. Donc je sais qu'il ne faut pas que j'en abuse. Mais si celle-ci passe, ok.
Ah mais tu n'avais pas compris qu'il était bouchevreux, avec la dernière scène du tome 1 ? Pourtant ses yeux changent de couleur et tout... Bon, tu n'es pas la seule, et de toute façon ce n'est pas très grave. D'ailleurs c'est parce que j'ai vu que ce n'était pas si évident que ça que j'ai fait le dialogue avec Ensgarde : pour qu'il n'y ait plus de doute.

Excellente constatation, l'âge des personnages féminins... Et bien, c'est complètement inconscient de ma part, en fait. La seule femme adule mais pas vieille, c'est Mélie, la mère des filles, mais je dois reconnaître qu'elle a un rôle plus que mineur ! D'un autre côté, le fait qu'il n'y ait pas de femme de cet âge autour d'eux peut accentuer le fait qu'ils ont grandi sans leur mère. J'imagine qu'inconsciemment, je ne voulais pas de personnage fort qui puisse s'y substituer (c'est pour ça que Mélie est très effacée. #étudepsychologiqueàdeuxballes

Pour l'utilisation d'Einold et "roi", ma narration est en point de vue externe quand même, donc c'est difficile d'utiliser ses mots à lui (en plus "papa"... pas convaincue ! XD). Si j'étais dans une introspection en italique (qui reflète les pensées), là, oui, j'aurais utilisé ses mots.

Merci pour ta lecture et ton commentaire
Bisous !
Slyth
Posté le 29/09/2019
Alors voilà, j’ai lu les derniers chapitres du tome 1 que tu m’as généreusement transmis et puis j’ai directement enchaîné avec celui-ci parce qu’après tout pourquoi pas ?

Il faut dire que les événements sur lesquels tu nous laisses à la fin du premier tome ne donnent qu’une envie, celle de connaître la suite !

J’ai été un peu trop optimiste d’espérer qu’on en saurait plus sur le sort de Themerid mais je ne perds pas espoir ! ><

J’avoue que je n’aurais pas pensé qu’ils seraient des devineurs : encore une surprise ! Je me trompe peut-être mais je suppose que, dans leur cas, vu leur lien très fort, cela pourrait se manifester différemment de ce que nous avons pu voir jusqu’à présent.

Je dois dire aussi que je ne sais plus trop quoi penser d’Albérac. Peut-être le coup d’Abzal qui m’aura rendue trop méfiante…
Il cache assurément quelque chose d’important (en lien avec son identité ?) et ça semble être assez grave aussi. Au vu de sa réaction et de son entrevue face au seigneur Lancel de Kelm, je me demande s’il ne pourrait pas être ce fameux cousin mystérieusement disparu.

Concernant le manteau bleu, je suis complètement perdue ! J’ai longtemps pensé qu’il s’agissait de Venzald avant que tu ne me détrompes.
Ou peut-être que c’est lui le cousin disparu ? Ouais désolée, j’essaie un peu de le placer à toutes les sauces celui-là ! ^^’’

Sinon, j’apprécie les groupes que tu as formé : Albérac – Ensgarde – Venzald et Alix d’un côté / Flore – Renaude et Elvire (et Themerid !) de l’autre
Je me réjouis de voir comment leurs aventures vont se dérouler en parallèle. Cela promet beaucoup de choses intéressantes en tout cas !
Isapass
Posté le 30/09/2019
Oui j'avais envie d'une fin qui donne envie de tuer pour avoir le tome suivant ;). Quand je l'ai publiée, il y a eu une grande discussion sur mon JdB, parce que certaines plumes trouvaient que le cliffhanger était trop fort pour une fin de tome, et qu'en effet, il n'y a presque pas de réponses. Le truc, c'est que j'ai construit la saga comme une seule histoire, en deux volumes, plutôt que comme un diptyque. Il n'y a donc pas vraiment d'enjeux pour le tome 1, seulement des objectifs pour l'histoire entière. C'est vrai que les PL aurait pu être un seul énorme tome, finalement... Bon, j'ai fait ce choix, on verra bien.
On finit quand même en sachant 1) que Venzald est a priori en sécurité, 2) qu'Abzal n'est pas le manteau bleu. Mais c'est vrai qu'il n'y a pas vraiment de réponses. Ceci dit, j'ai semé des indices dans l'histoire qui permettent en fait d'en deviner beaucoup, et c'est assez sympa de voir qu'en fonction des lecteurs, ils ont été ignorés, ou survolés, ou vus, ou même compris. Il y a des lecteurs qui lisent sans se poser de questions, d'autres qui s'en posent mais préfèrent ne pas aller très loin dans leurs déductions (je crois que je fais partie de ceux-là, et apparemment toi aussi ;) ) et des lecteurs extrêmement sagaces qui font des recoupements et ont beaucoup de réponses (ou en tout cas d'hypothèses prometteuses) en fin de lecture.
Tu te poses les bonnes questions en tout cas : comprendre qui est le manteau bleu est bien l'enjeu principal que j'ai voulu donner au lecteur ET aux princes ! Et aussi, bien sûr, ce que cachent les uns et les autres, quel est le plan de l'Ordre, ce qu'il est advenu du cousin disparu, etc...
Je ne commenterai pas tes hypothèses pour ne pas te spoiler, bien sûr ;)

Pour ce qui est du tome 2, je vais conserver la multiplicité des points de vue et je vais avancer en alternant les avancées : côté Venzald et Cie d'une part, côté Terce d'autre part. Pour Themerid, je ne vais pas pouvoir garder le suspense bien longtemps quand même : on sera fixé au prochain chapitre, que je suis en train d'écrire (péniblement).

Merci beaucoup pour ta lecture et tes retours encourageants, en tout cas. Je suis ravie de t'avoir fait passer un bon moment de lecture, et je me réjouis de te retrouver au long du tome 2 ! A+
Slyth
Posté le 06/10/2019
C'est vrai que c'était un cliffhanger assez fort mais, comme je n'ai pas eu à attendre trop longtemps pour découvrir la suite, ça allait de mon côté. Mais c'est sûr que ce n'est pas très objectif ! xD

Je me pose effectivement beaucoup de questions durant mes lectures (en général) mais, en revanche, je suis extrêmement nulle pour faire des déductions. En fait, je pense que je suis trop plongée dans l'histoire et avec les personnages dans le moment présent pour parvenir à faire des suppositions ou des hypothèses concernant le devenir de l'histoire. C'est ce qui fait sans doute aussi que je suis facilement surprise ! Mais bon, au moins comme ça, je suis bien immergée dans les histoires ! ^^''

La multiplicité des points de vue, ça me va !
Allez, je file sur ce 2ème chapitre du coup !
Renarde
Posté le 27/09/2019
J'ai lu ce "nouveau" chapitre, puis les commentaires de tout le monde. Tous les micros défauts relevés ont sans doute totalement disparus de cette nouvelle version puisque je ne comprends pas la plupart des remarques ;-)

Je n'avais pas du tout vu venir le coup des bouchevreux pour les princes. Je me demande comment leur père aurait réagi ! Cela te laisse des possibilités intéressantes que je me réjouis de découvrir !

Et pour moi, Themerid est définitivement vivant ;-)
Isapass
Posté le 27/09/2019
Ah bon, tu n'avais pas vu venir ? La dernière scène du tome avait pourtant mis la puce à l'oreille de pas mal de plumes, avec les yeux qui changent de couleurs ;)
Mais ça me va bien que ça ne soit pas si évident que ça (j'aime bien laisser planer des doutes...)
Ah, ça me rassure que tu n'aies pas compris les remarques, ma correction a donc été à peu près efficace...
Quant à Themerid... le prochain chapitre se déroule à Terce, au château : tu seras peut-être fixée ? (Ou pas ;) )
Merci pour ta lecture et ton commentaire !
Makara
Posté le 08/09/2019
Coucou isa :) me voici de retour sur ton histoire :)
En tout cas je suis très contente de retrouver ta plume et tes persos ! Ils m'avaient manqué ;).
Déjà bravo d'avoir sortie le premier chapitre de ce tome 2 car cela ne doit pas être une mince affaire ! Alors chapeau :p. J'ai bien aimé ma lecture, j'ai passé un très bon moment, ton écriture est toujours très fluide et on s'immerge parfaitement dans le récit. J'ai beaucoup aimé suivre le cheminement de pensée de Venzald. Il est touchant bien que particulièrement passif.
Personnellement, si j'avais eu une vision de mon frère mourant, j'aurai cherché par tous les moyens à provoquer une autre vision pour en apprendre plus (surtout qu'ils ont pas grand chose d'autre à faire sur leur mini barque, hein ? ). Il pourrait plonger dans l'eau, se battre, se faire peur, enfin voilà, pas juste attendre que cela se reproduise (après tu peux dire que toutes ces tentatives sont des échecs ce qui montre qu'il ne les contrôle pas et comme ça tu gardes la vision causée par les delphes (j'adore ce nom <3).
D'ailleurs les creatures étaient bien amenées même si j'étais sûre que tu allais en faire des creatures gentilles... c'est dommage au final, car ce premier chapitre doit donner le ton à ton tome 2 et là tu aides déjà tes heros avec des creatures magiques sympathiques et un bateau qui arrive de nulle part et qui leur donne des vivres. Pour le coup, ça n'entraine pas de tensions pour la suite de la lecture car on sait qu'ils ne vont pas mourir et en qu'en plus ils vont rester sur leur barque...
Je suis moyennement convaincue par cette aide fortuite. A la rigueur, l'equipage ne pourrait-il pas les faire monter à bord sans qu'on sache qui ils vont rencontrer ? Comme ça tu finis sur un mystère a la fin du premier chapitre et pas déjà sur une résolution de problème.
En gros, j'ai trouvé que cela manquait un peu de mystères et d'enjeux pour lancer le tome 2.
Voili-voilou ! J'espère que mes remarques vont t'aider, j'espère que cela ne va pas te bloquer parce que dans tous les cas il faut avancer, tu pourras changer certains trucs plus tard :p.
Pleins de bisous volants <3
Isapass
Posté le 08/09/2019
Nan t'inquiète : tu me bloques pas, je sais qu'il est un peu naze ce chapitre, mais c'est bien d'avoir des retours parce que ça m'aide à comprendre pourquoi. Moi je le sentais pas mais je savais pas pourquoi. C'était plus pour remettre la machine en route, en fait :)
Tes commentaires sur Venzald sont vrais : en fait dans ma tête, il a déjà essayé plein de trucs pour ramener les visions de son frère, en vain. Comme je disais qu'il n'y parvenait pas, je pensais que c'était sous-entendu, mais je vais rajouter qu'il a essayé comme un malade.
Pour ce qui est du cliffhanger en fin de chapitre, je ne voulais pas déjà en mettre un parce qu'on a déjà celui de la fin du tome 1 (Themerid mort ou vivant) en suspens, et je trouvais que ça faisait beaucoup. Et puis, j'espérais que le comportement futur d'Albérac qui a les chocottes que Venzald puisse lire dans son esprit faisait un genre de cliffhanger. Tu trouves que ça ne suffit pas, si je comprends bien ?
Rachael et Audrey m'ont aussi fait des remarques que je dois prendre en compte. Mais je ne sais pas si je vais corriger tout de suite. J'essaie plutôt d'affiner mon plan.
En tout cas, merci pour ta lecture et ton commentaire !
Makara
Posté le 08/09/2019
Coucou isa :) me voici de retour sur ton histoire :)
En tout cas je suis très contente de retrouver ta plume et tes persos ! Ils m'avaient manqué ;).
Déjà bravo d'avoir sortie le premier chapitre de ce tome 2 car cela ne doit pas être une mince affaire ! Alors chapeau :p. J'ai bien aimé ma lecture, j'ai passé un très bon moment, ton écriture est toujours très fluide et on s'immerge parfaitement dans le récit. J'ai beaucoup aimé suivre le cheminement de pensée de Venzald. Il est touchant bien que particulièrement passif.
Personnellement, si j'avais eu une vision de mon frère mourant, j'aurai cherché par tous les moyens à provoquer une autre vision pour en apprendre plus (surtout qu'ils ont pas grand chose d'autre à faire sur leur mini barque, hein ? ). Il pourrait plonger dans l'eau, se battre, se faire peur, enfin voilà, pas juste attendre que cela se reproduise (après tu peux dire que toutes ces tentatives sont des échecs ce qui montre qu'il ne les contrôle pas et comme ça tu gardes la vision causée par les delphes (j'adore ce nom <3).
D'ailleurs les creatures étaient bien amenées même si j'étais sûre que tu allais en faire des creatures gentilles... c'est dommage au final, car ce premier chapitre doit donner le ton à ton tome 2 et là tu aides déjà tes heros avec des creatures magiques sympathiques et un bateau qui arrive de nulle part et qui leur donne des vivres. Pour le coup, ça n'entraine pas de tensions pour la suite de la lecture car on sait qu'ils ne vont pas mourir et en qu'en plus ils vont rester sur leur barque...
Je suis moyennement convaincue par cette aide fortuite. A la rigueur, l'equipage ne pourrait-il pas les faire monter à bord sans qu'on sache qui ils vont rencontrer ? Comme ça tu finis sur un mystère a la fin du premier chapitre et pas déjà sur une résolution de problème.
En gros, j'ai trouvé que cela manquait un peu de mystères et d'enjeux pour lancer le tome 2.
Voili-voilou ! J'espère que mes remarques vont t'aider, j'espère que cela ne va pas te bloquer parce que dans tous les cas il faut avancer, tu pourras changer certains trucs plus tard :p.
Pleins de bisous volants <3
Isapass
Posté le 08/09/2019
Nan t'inquiète : tu me bloques pas, je sais qu'il est un peu naze ce chapitre, mais c'est bien d'avoir des retours parce que ça m'aide à comprendre pourquoi. Moi je le sentais pas mais je savais pas pourquoi. C'était plus pour remettre la machine en route, en fait :)
Tes commentaires sur Venzald sont vrais : en fait dans ma tête, il a déjà essayé plein de trucs pour ramener les visions de son frère, en vain. Comme je disais qu'il n'y parvenait pas, je pensais que c'était sous-entendu, mais je vais rajouter qu'il a essayé comme un malade.
Pour ce qui est du cliffhanger en fin de chapitre, je ne voulais pas déjà en mettre un parce qu'on a déjà celui de la fin du tome 1 (Themerid mort ou vivant) en suspens, et je trouvais que ça faisait beaucoup. Et puis, j'espérais que le comportement futur d'Albérac qui a les chocottes que Venzald puisse lire dans son esprit faisait un genre de cliffhanger. Tu trouves que ça ne suffit pas, si je comprends bien ?
Rachael et Audrey m'ont aussi fait des remarques que je dois prendre en compte. Mais je ne sais pas si je vais corriger tout de suite. J'essaie plutôt d'affiner mon plan.
En tout cas, merci pour ta lecture et ton commentaire !
Rachael
Posté le 08/09/2019
Hello Isa,
Je retrouve ta plume avec plaisir, et franchement je ne la trouve pas trop ceci ou pas assez cela. C’est fluide, rond, agréable à lire, et surtout pas lourd ou lent (CF ta réponse à Sorryf). Que ce soit lent à écrire, c’est une autre question… (que je connais très bien en ce moment…)
Donc on retrouve tes personnages avec plaisir, et de nouvelles révélations viennent émailler ce chapitre : Themerid serait vivant et il serait comme Venzald un bouchevreux ? Quant à Alberac, il a un secret, tu nous le rappelles ici (il vaut mieux étant donné les couches de mystère que gardent beaucoup de persos), et il n’aimerait pas qu’on le lui vole…
Il y a une chose qui m’a un peu gênée, c’est que la vision qui déclenche ensuite la révélation d’Ensgarde m’a parue un peu « faible », c’est-à-dire que ce que voit puis prononce Venzald (Ne fais pas ça ! cria-t-il. Ils… ils ne sont pas dangereux. Il faut les laisser faire) est assez peu dramatique, et sans chercher une théâtralité excessive, il me semble que tu aurais pu appuyer plus sur cette vision, pour la rendre plus mémorable pour le lecteur.
D’ailleurs, cela vient appuyer le reproche que je ferais à ce chapitre, c’est qu’il manque de tension. Ils meurent de faim, mais on a du mal à y croire vraiment, puisqu’ils sont proches des côtes et pourraient s’y ravitailler comme on l’apprend dès le début (c’est risqué mais faisable). Ensuite il y a la pseudo-attaque des bêtes, mais tu la désamorces toi-même en disant : « Depuis plusieurs heures, des créatures marines se déplaçaient autour d’eux. Là, du coup, on n’a plus peur pour eux, et on ne comprend pas pourquoi Alix attrape soudain une lance, si cela dure depuis plusieurs heures… Je pense que c’est un problème de temporalité, tu nous mets à distance avec ce « depuis plusieurs heures », alors qu’il faudrait qu’on soit dans l’action, dans le moment de ce qu’ils croient être une attaque, dans la panique des navigateurs qui sont assaillis par des bêtes qu’ils ne voient pas. Ou alors il faut jouer plus sur l’angoisse d’un truc qui dure. Là, j’ai trouvé ça quand même très gentil…
Alors en soi, si ce chapitre était le dixième d’un tome, ça ne me gênerait pas qu’on ne tremble pas avec les navigateurs, mais comme c’est un premier, je pense qu’il faut remuer un peu plus le lecteur.
(mais je te rassure, je ne me suis pas ennuyée, c’est juste que je pense qu’il faut embarquer plus le lecteur dans l’action)

Détails
Depuis, leur repas quotidien se réduisait à presque rien et même cet objectif semblait compromis : quel objectif ? phrase un peu disjointe
Isapass
Posté le 08/09/2019
Ah ben voilà : tu as mis le doigt sur mon impression de "chapitre mou du genou" dont je parlais dans mon jdb. C'est ça : je n'ai pas mis assez de tension. Et la vision n'est pas convaincante (honnêtement, elle ne m'a pas convaincue moi-même...). C'est fou comme c'est beaucoup plus clair quand c'est quelqu'un d'autre qui le dit... :D
Autre aveu : en fait, je ne voulais pas spécialement laisser croire que Themerid était vivant. L'idée c'était plus de dire que vivant ou mort, Venzald parvenait à profiter de l'instant présent sans son frère, et qu'il ne l'oubliait pas. Je vais donc écrire ça, ça sera plus simple, car tu es la troisième à avoir compris ça, donc ça ne va pas :)
La bonne nouvelle c'est que j'ai repris mon plan qui commence à ressembler un peu plus à quelque chose (ce qui fait que je n'ai pas commencé le chapitre 2, mais pour la bonne cause.
La mauvaise nouvelle c'est que j'ai une nouvelle idée de projet (enfin univers et persos, pas encore vraiment d'histoire), qui me démange au point de me réveiller la nuit. Ce qui ne m'aide pas à me concentrer sur les PL...
En tout cas, merci pour ta lecture et ton commentaire, comme d'habitude très pertinent et bénéfique !
AudreyLys
Posté le 05/09/2019
Hey ! ça fait plaisir de retrouver notre équipe de fugitifs et ta plume^^
J'ai trouvé le chapitre très bon même si j'ai eu un peu de mal au début avec l'idée que les delphes les guident sciemment (une suspension d’incrédulité qui n'est passée visiblement). Sinon j'aime beaucoup ces créatures et la manière dont tu les décris.
Je sais que ça vient plus tard mais pour moi Venzald aurait d'abord dû "parler" de Themerid, en tout ça m'a parue un peu bizarre qu'il ne l'évoque qu'à la fin (même si c'est justifié).
Petites remarques sur le bateau : Ensgarde ne doit pas s'accrocher aux drisses, on ne s'accroche jamais aux bouts sur un bateau ça peut-être très dangereux. Ensuite, quand le gros bateau vient les voir... bon, j'en fais je peux t'assurer que c'est pas possible XD en tout cas il ne peut pas s'approcher aussi près, c'est presque impossible de ne pas se percuter dans ces cas-là, surtout si aucun feu n'est allumé ! La trajectoire d'un bateau n'est pas aussi précise, et en plus la vague d'étrave du gros devrait pas mal secouer les pauvres crève-la-dalle. Bref, je conseillerais qu'ils balancent des tonneaux à l'eau (avec éventuellement un éclairage) dans le sens du courant pour que notre équipe puisse les récupérer.
Bon voilà je vais arrêter de t'embêter, j'ai vraiment aimé ce chapitre ! J'espère qu'on aura bientôt des nouvelles de Themerid^^
Isapass
Posté le 05/09/2019
Salut Audrey !
Oh, ça me fait plaisir de te voir de retour sur mes écrits !
Oui je ne sais pas si je garderai, le truc des delphes qui les mènent vers l'autre bateau. Je voulais un truc 1) qui déclenche une nouvelle vision à Venzald, 2) qui soit un peu merveilleux pour qu'il arrête de ressasser et qu'il prenne enfin goût à l'aventure.
Pour ce qui est d'Ensgarde qui s'accroche partout, j'ai fait exprès pour illustrer le fait qu'elle n'est pas dans sa zone de confort sur un bateau. En plus, c'est le calme plat, il n'y a pas de vent, et puis je n'ai pas dit qu'elle s'accrochait à une écoute. Une drisse, si c'est le bout dormant et que celui qui a hissé a fait une clé correcte à la drisse, ça ne pose pas vraiment de problème.
Quant au gros bateau, tu as raison : c'est une bonne idée, les tonneaux jetés à l'eau, c'est mieux ! Je vais corriger. Bon après, pour l’étrave, c'est pas non plus un énorme navire, et encore une fois, il marche au ralenti puisqu'il n'y a pas de vent.
Contente que tu aies aimé le chapitre. Ça m'a donné un bon coup de fouet de l'écrire : je me suis remise à mon plan et je progresse pas mal. Je ne garantis pas de sortir le chapitre suivant dans les deux prochains jours, mais quand même je devrais pouvoir l'écrire bientôt.
Merci pour ta lecture et ton commentaire !
AudreyLys
Posté le 05/09/2019
^^ moi je suis contente que tu aies commencé le tome 2
Pour le coup ça marche pas si mal, les delphes, mais c'est juste que tu ne nous avais pas habitués à du surnaturel hors des bouchevreux (et éventuellement du blé de cendre). Après c'est pas choquant non plus.
Ah du coup si c'est le dormant ça va ^^ après moi je m'y connais (et je vous que toi aussi :D) mais je ne suis pas sûre que "drisse" parle à beaucoup de monde.

Oui pour l'étrave je dis ça parce que j'ai navigué la semaine dernière et qu'on était en Méditerranée et qu'on a passé notre temps nous prendre des vague d'étrave de bateaux à moteur, même les petits en font >.< Enfin je connais pas la vague d'étrave d'un gros voilier. Après j'ai relu le passage et je pense que tu devrais accentuer plus l'aspect "impressionnant" parce qu'on parle quand même d'une énorme masse sombre... Ravie d'avoir pu t'aider :D
Bah j'ai un rythme de lecture assez long donc je ne vais pas t'en vouloir de pas publier dans les deux jours... x) Ça me touche que tu me dises que je t'ai motivée *^^*
De rien^^

Sorryf
Posté le 02/09/2019
grmblblblb mon commentaire disparu au moment de le poster è.é
Je disais dedans : Quel plaisir de retrouver ta plume et tes perso ! j'ai dévoré ce chapitre avec bonheur ! surtout que ce qui se passe dedans donne de l'espoir !
Les créatures qui les guident, le ravitaillement mystérieux... un peu de répit !

Tout le début quand Venzald raconte que son pays lui manque j'étais là : Mais et Themerid alors ? Il ne devrait penser qu'à lui !! mais après on y vient donc ça va. Au passages, tout ces paragraphes sur le manque du pays sont super beaux !

Albérac qui stresse que Venzald lise dans ses pensées... lol ! enfin je rigole mais j'ai un peu la trouille qu'il fasse une connerie pour préserver son secret :x

Je retiens que Themerid est peut-être vivant... nan attends je retiens que Themerid EST vivant ! il ne peut en être autrement è.é
Isapass
Posté le 02/09/2019
Ah oui, les commentaires qui disparaissent c'est trèèèèèès frustrant ! Moi j'ai pris l'habitude de faire un ctrl+c avant de cliquer, mais j'ai aussi vu qu'on pouvait les retrouver (parfois) : tu t'identifies, tu fais 2 retours arrière et 1 refresh. S'il te demande si tu veux resoumettre le formulaire, c'est qu'il a gardé ton com et que tu peux le publier.
Bref...
Ça me fait plaisir ce que tu dis, parce que moi, plus ça va et plus j'ai l'impression que mon écriture est un peu lourde et lente. D'ailleurs j'ai récemment reçu un refus argumenté de Sarbacane qui disait que malgré "la maîtrise stylistique", ils ne me publieraient pas car ma façon d'aborder la fantasy était trop classique. Ils n'ont pas tort et je pense que mon écriture est très classique aussi.
Bon du coup c'est rassurant de voir que tu lis avec plaisir.
No comment pour l'hypothèse sur Themerid ;)
Est-ce que tu as visualisé les delphes ? Dans le tome 1, j'ai aussi rajouté un bestiaire un peu exotique, mais en fait c'est galère de décrire un animal imaginaire quand c'est fait du point de vue interne d'un perso qui est censé savoir à quoi ça ressemble : parce qu'on ne peut pas décrire en détail, ce serait ridicule. Là c'était plus facile, puisque Venzald n'en avait jamais vu.
Bon pour de vrai, ça ressemble à un dauphin noir et blanc avec des nageoires très fines (comme les volants d'une robe) de chaque côté...
Merci pour ta lecture et ton com !
aranck
Posté le 01/09/2019
Coucou !
Alors ça y est, tu as repris du service !
Que d'intrigues à nouveau et que de découvertes : Vinzald Bouchevreux, Albérac qui craint pour son secret, Thémérid probablement vivant (ce qui est d'ailleurs une excellente nouvelle, parce qu'à la fin du T 1 j'ai bien cru qu'il était mort)) et on en apprend un peu plus sur les pouvoirs des Bouchevreux, ce qui fait que les jumeaux pourraient bien communiquer par la pensée... plus besoin d'être liées, c'est une belle trouvaille. À moins que je ne me trompe ?
Je retrouve également ton écriture toujours aussi poétique, colorée et subtile avec néanmoins ce petit côté sadique qui te caractérise et qui aime balancer un cliffhanger juste à la fin du chapitre.
Bref, c'est de l'Isapass tout craché et j'aime toujours autant. J'oubliais : j'adore aussi Pique-Cercle et son bon sens paysan !
À très bientôt et merci pour ce magnifique chapitre !
Isapass
Posté le 01/09/2019
Oui, j'ai repris du service comme tu dis, mais j'aimerais bien que les chapitres suivants soient moins poussifs que celui-ci qui a été loin de s'écrire tout seul. Bon espérons que c'était le démarrage...
Rhooo merci pour tes compliments et tes encouragements ! J'ai essayé de glisser des infos pour pouvoir se resituer dans l'histoire tout en faisant quand même avancer les choses, c'est pas évident.
Le cliffhanger n'en est pas vraiment un puisqu'on sait déjà qu'Albérac cache quelque chose. Ce qu'on ne sait pas C'est jusqu'où il est prêt à aller pour garder son secret ;)
Qu'as-tu pensé de mes delphes ? Tu les as visualisées, mes bestioles ?
Merci pour ta lecture si rapide et ton commentaire !
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