Partie 1 - Chapitre 11

Par Edorra

William

Nous voilà dans le jardin du manoir, remontant doucement l’allée. Je garde la main de Sarah dans la mienne et lui souris.

— Ça va, pas trop stressée ?

Elle m’adresse un large sourire amusé.

— Je connais déjà ton père.

— Mais pas mon frère et ma sœur.

— À ce que tu m’as dit, ils ne sont pas si monstrueux.

— C’est sûr, Océane te mettra tout de suite à l’aise. Par contre, ne t’étonne pas si Devon reste plus en retrait.

— Reçu, c’est juste la quatrième fois que tu me le dis.

Je fais une grimace gênée.

— Vraiment ?

— Oui. Ne t’inquiète pas, tout se passera bien. Je promets de ne pas te faire honte.

— Tu ne me fais jamais honte, Sarah.

Je me penche vers elle pour lui donner un tendre baiser sur les lèvres. Elle me regarde malicieusement.

— Tu sais que tu me donnes des idées quand tu es aussi doux ?

— La nuit ne fait que commencer, chérie.

— Je crois que ton père le prendrait mal si tu me faisais l’amour sur le porche de sa maison.

J’éclate de rire. J’adore sa spontanéité.

— Je le crois aussi. Entrons vite, je n’aimerais pas que tu te transformes en statue de glace.

Je la conduis jusqu’à la porte d’entrée et sonne. Quelques secondes plus tard, Océane ouvre la porte, vêtue de la robe de velours pourpre qu’elle ressort à chaque occasion depuis deux ans. Ça ne la rend pas moins magnifique. Quand elle me voit, un sourire réjoui éclaire son visage alors qu’elle pousse un cri.

— Will !

Elle se jette dans mes bras.

— Je suis si heureuse de te voir. Tu n’es qu’une ordure pour rester deux mois sans venir nous voir, Dev et moi.

— Merci pour le compliment. Moi aussi, je suis heureux de te voir. Tu as encore embelli. Je dois mettre ça sur le compte d’un nouveau petit ami ?

Elle s’écarte de moi.

— Will, tu es à peine là que tu es déjà lourd.

Elle jette un regard curieux vers Sarah. Je la lui présente.

— Voici Sarah, ma…

— … petite amie, continue Océane. À moins que vous ne soyez déjà fiancés.

Je rougis. Ellie s’avance vers Sarah et lui donne l’accolade.

— Bienvenue dans la famille. Ça fait du bien d’avoir enfin une autre fille à qui parler.

Sarah lui adresse un sourire complice, alors que résonne la voix de Devon.

— On a tout gagné Will, maintenant on va devoir supporter leurs discussions chiffons et maquillage pendant des heures.

Océane se retourne vers lui et lui tire la langue, ce à quoi il répond par un clin d’œil. À ce que je vois, leur complicité n’a pas faibli. Il poursuit.

— Enchanté Sarah. Ellie, tu pourrais peut-être refermer la porte, on commence à se les cailler.

Elle s’exécute avec un hochement de tête. Dev, lui, nous conduit jusqu’au salon.

— On a tout préparé, vous allez vous régaler.

— Où est Papa ?

— Dans son bureau, je crois, répond-il avec un haussement d’épaules. D’ailleurs, il va falloir que tu le soudoies toi aussi pour qu’Ellie puisse jouer un morceau de violon.

— C’est quoi cette histoire de violon ? intervient Sarah.

— Ellie est une virtuose du violon mais Papa déteste l’entendre jouer.

— Dev, le reprends-je.

— Quoi ? C’est la vérité. Bref, j’ai promis à Océane qu’elle jouerait ce soir, donc elle jouera. Tu es avec moi ?

— Moi, je le suis, répond Sarah à ma place.

Je réponds après quelques secondes.

— Tu peux compter sur moi.

Il hoche la tête, satisfait. Je le prends légèrement à part.

— Ça ne va pas avec Papa ?

Il se contente de grimacer.

— Il est fidèle à lui-même.

— Et toi à toi-même ?

— Bien résumé.

Sur ce, il s’éclipse dans la cuisine. Moi qui voulais montrer une famille unie à Sarah, c’est râpé.

 

.oOo.

 

David

Elle joue. Les notes de son violon s’élèvent comme une symphonie angélique. Elle est douée, extrêmement douée, mais elle me fait mal.

Autour de la table, tout le monde l’écoute dans un silence religieux. Je serre les dents. Il serait malvenu d’interrompre Océane maintenant. Alors j’endure.

Les lumières de la guirlande électrique l’auréolent de façon surnaturelle, créant des reflets multicolores dans ses cheveux blonds. Elle laisse planer ses yeux d’un bleu pur vers un ailleurs mystérieux et inconnu. C’est fou ce qu’elle lui ressemble.

J’ai beau essayer de la considérer comme ce qu’elle est ou plutôt voudrait être, ma fille, mais je n’y arrive pas. Dès que je croise son regard, je revois les yeux de ce putain d’enfoiré qui a baisé ma femme. Elle a les mêmes prunelles bleues rêveuses que lui, son père.

Je pourrais le lui dire, lui dire qu’elle n’est pas ma fille, qu’elle n’est pas la chair de ma chair, qu’elle n’a aucune raison de rester ici, mais les mots n’ont jamais franchi mes lèvres. Je le dois à Élisa. Elle m’a fait promettre de ne jamais rien lui dire. Je tiendrai parole.

Elle m’avait aussi fait promettre de bien m’occuper d’elle et de la chérir tendrement. Je n’ai jamais réussi. Du vivant de ma femme, je parvenais à faire illusion, entraîné par le tourbillon de gaîté et d’amour qu’Élisa portait à Océane. Parfois même, j’oubliais et la considérais vraiment comme mon enfant. On a eu quelques bons moments elle et moi, qui sont ensevelis loin au fond de ma mémoire. À l’heure actuelle, Océane les a sûrement oubliés, perdus comme ils sont dans les méandres de sa petite enfance.

Je ne peux rien prédire concernant son avenir. Que fera-t-elle une fois son bac en poche ? Une fois que tous sauf elle travailleront au CEBY ? Combien de temps ses frères garderont le secret ? Combien de temps enfin supporterai-je qu’elle reste ici ?

Je laisse échapper un discret soupir. Je déteste ne pas avoir de contrôle sur ma vie. Et je n’en ai aucun sur Océane.

 

.oOo.


Devon

Enfin ! J’ai cru que le dîner n’en finirait pas. Ne vous méprenez pas, j’adore Noël et son réveillon. C’est un moment gastronomique et familial immanquable. À vrai dire, tout aurait été merveilleux si Ellie et moi avions été en tête à tête. Faire semblant est un jeu épuisant à la longue.

La nuit est tombée, minuit est passé depuis un couple d’heures. William et Sarah sont partis peu après le dîner pour profiter de la fin de la nuit ailleurs. Papa doit dormir, sans aucun doute.

Mon sac à dos sur les épaules, je me faufile dans le couloir obscur. Je me sens comme le père Noël qui file de maison en maison. C’est un peu le cas, en fait.

Arrivé devant la chambre d’Océane, j’ouvre doucement la porte et me faufile à l’intérieur. Ellie n’est pas couchée comme je m’y attendais. Elle est assise sur le rebord de sa fenêtre, les deux battants sont ouverts sur le froid de la nuit. Elle s’est protégée d’un vieux châle en laine épaisse, qui ne cache pas cependant ses longues jambes fines. Je m’approche et murmure.

— Tu vas attraper froid.

Elle se retourne brusquement.

— Dev ! Qu’est-ce que tu fais là ?

— Noël me laisserait un goût d’inachevé si je ne pouvais pas le passer avec toi… rien qu’avec toi.

Elle esquisse un léger sourire.

— Mais Papa…

— … dort sur ses deux oreilles. Il ne viendra pas nous déranger. Et j’ai refermé ta porte.

Son rire amusé résonne.

— Tu penses vraiment à tout.

Je pose mon sac sur son lit et m’approche, l’enlaçant. Elle repose son dos contre moi, nichant sa tête sous mon menton.

— Pourquoi as-tu ouvert la fenêtre ?

— J’entends mieux la musique du bal.

Je porte mon regard sur la rue. Le quartier est désert et calme, mais à quelques rues d’ici, un bal est organisé sur la place. Pour ma part, je trouve les danseurs courageux de sortir en plein mois de décembre, mais après tout, danser réchauffe. Les lumières des lasers créent des flashs dans le ciel, rendant cette nuit irréelle.

— Tu voudrais y aller ?

Elle réfléchit.

— Hum, non. La moitié du lycée doit s’y trouver. On est beaucoup mieux ici.

— Je suis d’accord, dis-je en l’embrassant sur le haut du front. D’autant plus qu’on entend la musique. On peut danser si tu veux ?

Elle relève un regard amusé vers moi.

— Tu sais danser le tango ?

— C’est un défi ?

Son sourire s’agrandit.

— Oui. Montre-moi de quoi tu es capable !

— Vilaine tentatrice. Tu vas voir !

Je l’attrape vivement par la main avant de lui faire faire volte-face et de l’attraper dans mes bras, faisant taire son cri surpris par un baiser. Ma main gauche trouve aussitôt la cambrure de sa hanche alors que l’autre attrape la sienne. Je repose mon front sur le sien et capte son regard.

— Prête ?

— Tu n’en finiras jamais de me surprendre.

Je lui adresse un clin d’œil avant de l’entraîner sur la musique. Pour une fois, c’est à moi de contrôler le jeu. Mon corps se colle au sien, s’adapte à ses formes, ondule sur le rythme envoûtant de la mélodie. Ma belle Océane se laisse guider, s’en remet totalement à moi, non sans conserver son incroyable sensualité. C’est fou ce qu’elle peut être attirante. Sa peau, son bassin en contact avec le mien m’électrisent. Je ne tiendrai pas jusqu’à la fin de la danse… sauf si elle s’arrêtait maintenant.

Je crois que j’ai le pouvoir d’influer sur les évènements car à cet instant, les notes se terminent, remplacées par les cris d’allégresse des fêtards.

Ellie me lâche et s’éloigne tout en jetant un coup d’œil à mon pantalon. Un sourire canaille étire ses lèvres.

— Je ne savais pas que la danse te faisait cet effet-là.

Je lève les yeux au ciel.

— Idiote, tu sais très bien que ce n’est pas la danse.

Elle me fait un clin d’œil avant de s’exclamer.

— Oh ! J’ai un cadeau pour toi. Attends.

Elle se précipite vers son armoire qu’elle ouvre à la volée et se met à fouiller dans le bas du meuble, m’offrant une vue plongeante sur ses fesses. La mignonne petite garce.

Elle se relève soudain et revient vers moi, excitée comme une puce, tenant dans ses mains un paquet cadeau en forme de cube, empaqueté avec créativité dans du taffetas et du raphia. Elle me le donne en s’écriant :

— Ouvre-le ! Ouvre-le !

— Maintenant ?

— Oui ! J’ai patienté toute la soirée avant de pouvoir te l’offrir !

Je marmonne tout en m’exécutant.

— Ce n’est pas seulement ça que j’avais en tête.

Le ruban se défait facilement, me permettant d’ouvrir la boîte en carton et de découvrir mon cadeau.

— Du coton… merci, c’est gentil.

— Idiot ! Le coton c’est juste pour remplir la boîte. Fouille dedans.

Je roule des yeux.

— Pourquoi tu n’as pas pris une boîte à la mesure ?

— Tu aurais tout de suite deviné ce que c’était.

À l’intérieur du paquet, mes doigts rencontrent un objet rectangulaire et le ressortent.

— Une clé USB. Qu’est-ce que je dois m’attendre à trouver ?

— J’ai enregistré tes morceaux préférés au violon, m’explique-t-elle avec un grand sourire. Comme ça, tu pourras m’écouter n’importe quand !

Je fixe le boîtier sans réagir. C’est un cadeau inestimable, personnalisé, un pur morceau de mon Ellie. Mais il y a un sentiment sous-jacent qui me gêne. La peur de ne plus pouvoir écouter Océane en live… Non ça n’arrivera pas. Elle est tout pour moi. Je ne pourrais plus vivre sans elle, sans cette alchimie entre nous.

 

.oOo.

 

Océane

Il ne dit rien, contemplant d’un air impassible la clé et le paquet que je me suis échinée à faire. Il n’aime pas. Je savais que j’aurais dû acheter quelque chose d’une plus grande valeur, comme une montre ou un parfum. Même si je n’ai pas trop les moyens, j’aurais dû penser d’abord à lui, plutôt qu’à moi. Je suis stupide, après tout, il peut m’écouter tous les jours, il n’a pas besoin de cette foutue clé. Ça ne m’empêche pas d’être déçue à mon tour, j’ai mis une partie de mon âme dans ce cadeau.

— Ça… ça ne te plait pas ?

Il relève des yeux surpris vers moi et lit le doute dans mon regard.

— Oh Océane, bien sûr que si, j’adore ! Merci beaucoup. C’est juste que je ne m’y attendais pas.

— Je préfèrerais que tu sois franc, s’il te plaît.

— Je le suis. C’est le plus beau cadeau que tu pouvais me faire. Avec ça, je t’aurai en permanence contre moi. Cela dit, je préfère quand c’est vraiment toi en chair et en os que je serre dans mes bras.

Il tente un sourire hésitant, que je finis par lui rendre.

— Tu m’as fait peur tu sais. Tu devrais être plus expressif parfois.

Il émet un léger rire.

— Je vais faire des efforts. En attendant, moi aussi j’ai un cadeau pour toi.

Il se tourne vers son sac à dos posé sur le lit, l’ouvre et en sort un paquet souple. Hum, c’est déjà un indice, c’est sûrement du tissu.

Il hausse les épaules.

— Je ne suis pas aussi doué que toi pour dissimuler les pistes. Tiens, Joyeux Noël !

J’attrape le paquet et l’ouvre délicatement. C’est bien du tissu, de la soie couleur crème pour être plus précise. Je la sors avec douceur de son emballage, pour découvrir un peignoir de qualité, avec un dragon aux couleurs rouges et vertes brodé dans le dos. J’ouvre des yeux émerveillés.

— Dev ! C’est magnifique ! Merci.

Son sourire s’agrandit.

— Tu ne veux pas l’essayer ?

— Laisse-moi d’abord fermer la fenêtre, sinon, je vais me les cailler.

— Je te réchaufferai.

Je vais refermer les deux battants, étouffant par la même occasion les bruits de la rue. Devon a suivi le mouvement, restant à quelques centimètres de moi. Sa présence met mes hormones dans tous mes états, mais je me maîtrise tant bien que mal. La chambre de Papa est juste au-dessus. Je ne veux pas prendre de risque.

Je laisse glisser mon châle au sol et enfile le kimono par-dessus ma chemise de nuit. La douceur du tissu caresse ma peau avec volupté. Je ne peux pas réprimer un soupir de bien-être. La voix rauque de désir de Devon retentit à mon oreille.

— Tu es magnifique.

Ses mains attrapent ma taille pour me serrer tout contre lui. Ses lèvres glissent dans ma nuque, me couvrant de baisers. Je suis à deux doigts de céder, mais je dois garder la tête froide. C’est plus prudent.

— Dev, pas cette nuit.

— Pourquoi pas ? murmure-t-il sans s’arrêter.

— Papa.

Je le sens grogner contre moi.

— Il dort. Il ne viendra pas nous déranger.

— C’est risqué. On ne doit pas tenter le diable. Dev, j’ai un mauvais pressentiment.

Il redresse la tête et plonge son regard mi-amusé mi-lubrique dans le mien.

— Tu as le don de prescience maintenant ?

Je pousse un grognement agacé.

— Arrête de penser avec ta queue et écoute-moi. Je suis sérieuse.

Son regard s’assombrit légèrement alors qu’il soupire.

— La porte est fermée. On pourrait le faire juste une fois. Après je retourne dans ma chambre, promis !

J’esquisse une grimace peu convaincue. Il continue.

— Il ne nous arrivera rien, Sweat heart. Je ne laisserai rien ni personne se mettre entre nous. Je t’aime. Tu le sais, non ?

Je me mords la lèvre.

— Bien sûr que je le sais. Ça ne m’empêche pas d’avoir peur.

— Je te protégerai. Laisse-moi te faire oublier tes craintes.

Il s’empare de mes lèvres dans un mélange d’autorité et de douceur. Je fonds. Pourquoi suis-je aussi dépendante de lui ?

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Dédé
Posté le 17/03/2020
C'est super agréable de voir toute la famille réunie. Même si j'ai l'impression que ce moment a défilé à la vitesse de la lumière. Noël est donc arrivé.

Par rapport au chapitre précédent, ici j'ai apprécié David. On comprend tellement mieux son raisonnement. Même s'il raisonne durement. En plus d'avoir le sosie de sa femme quand il regarde Océane, il y voit aussi le fruit d'un adultère… Mais tout de même, Océane n'y est pour rien. Donc quitte à être dur, non ce n'est pas une excuse pour la traiter aussi mal.

La complicité entre la fratrie, Sarah qui s'installe doucement dans la famille. Vraiment, je crois que c'est ce que j'ai préféré cette fois. Ca et la fin… J'étais tellement tendu sur la fin… J'étais persuadé que le père allait débarquer, réveillé avec la musique qui venait du dehors ou autre, pour les surprendre en mauvaise posture. Ainsi, Devon et Océane ne sont que demi-frère/sœur.

Leur relation est toujours aussi touchante et attendrissante. Bravo !

Sans doute à demain pour la suite ! :D
Edorra
Posté le 15/04/2020
Salut Dédé !

Ravie de te voir toujours au rendez-vous !
C'est en lisant tes commentaires qu'on réalise toute la complexité de David. Tour à tour, on l'aime et on le déteste. C'est un personnage que j'aime beaucoup avec le recul.
Quant à son attitude avec Océane, il n'a pas d'excuse, mais c'est là tout le problème des sentiments qu'on ne contrôle pas.
On voit bien dans ce chapitre le contraste entre David qui s'enferme dans sa froideur, et la fratrie très complice comme tu l'a relevé.

Merci pour ton commentaire et à bientôt !
Schumiorange
Posté le 12/01/2020
Oh cette fin !
Je partageais complètement le pressentiment d'Océane, avec leur père juste au-dessus et Will et Sarah susceptibles de rentrer à tout moment… Quel stress en faisant descendre le curseur le long des lignes ! Tu réussis vraiment à mettre le lecteur dans chaque scène, bravo !

Et le court passage dans la tête du père est d'une telle intensité ! Quel sentiment de satisfaction en découvrant que j'avais raison et qu'Océane n'est pas la fille de David ; D Je ne m'attendais pas à le découvrir si tôt ! Même si on n'en sait pas beaucoup plus pour le moment, il reste encore plusieurs questions sans réponse…
J'ai trouvé les pensées de David parfois horribles, parfois justifiées, et tu fais très bien ressortir l'esprit tourmenté et les contradictions de ce personnage, on l'apprécie une minute et on le déteste la suivante.

Une remarque vocabulaire plus qu'une coquille pour finir :
 - « … minuit est passé depuis un couple d’heures. » -> anglicisme ? J’ai du mal avec « couple d’heures » en français… Une poignée d’heures ?

A bientôt pour la suite !
Edorra
Posté le 22/01/2020
Coucou !

Merci pour ton commentaire.
Je fais effectivement monter la tension sur les derniers chapitres. Ravie que ce soit réussi !

David est un personnage intéressant à écrire car complexe dans ses émotions. Au fil des pages, il a pris plus d'ampleur que je ne pensais lui en donner à la base.

Ta remarque vocabulaire est tout à fait justifiée. C'est bien un anglicisme (Ah regarder les série en vofr a des conséquences :) )

A bientôt !
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