Page blanche, Humeur noire

Par Olek
Notes de l’auteur : Bonjour !
Voici une nouvelle nouvelle ! 
En espérant que ça vous plaise. Dans tous les cas, n'hésitez pas à commenter, critiquer...
A bientôt,
Olek
Je tourne en rond. Dans ma tête, tout d'abord, à cause de cette page qui s'évertue à rester blanche. Dans mon bureau ensuite, comme si faire les cent pas pouvait changer quelque chose à mon manque d'inspiration. J'avais toujours pensé que cela n'arrivait qu'aux artistes, je me croyais bien supérieur à tout ça. J'avais tort. De quel idiot dois-je avoir l'air, mon stylo à la main, tournant invariablement autour de la table où trône cette feuille, invariablement vierge de tout mot. Je me suis souvent vanté d'écrire sur papier. C'était respectable pensais-je. Peut-être que ceux qui sont passés à l'ordinateur souffrent moins de manque d'idées après tout.Un tour de plus dans la pièce, me voilà de nouveau devant elle. Elle, cette page qui semble me trahir. Je me prends à la haïr. J'attrape son corps pâle entre mes doigts, comment peut-elle me faire ça ? Je strie sa peau infidèle de grands traits rouges. Sa face barbouillée me lance un regard d'incompréhension. Elle n'est que le miroir de mon incapacité. Je la déchire, je la jette, je voudrais la brûler, la faire disparaître, elle qui a laissé mon cœur en lambeaux, noyé dans l'encre inutilisée de mon stylo. La joie que je pensais ressentir en voyant mon bureau libéré de sa présence ne vient pas. Je suis obsédé par son absence. Elle qui était ma compagne, celle à qui je confiais mes pensées, n'est plus. Je me sens triste, épuisé et je pleure. Quand mes larmes se tarissent, je suis vide. Elle me manque. Alors j'ouvre le grand tiroir et sors une nouvelle feuille blanche, si semblable à la précédente et en même temps si différente. Peut-être saurai-je vraiment l'aimer.
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Gabhany
Posté le 25/03/2019
Hello Olek ! Tu décris parfaitement, dans cette nouvelle, le paradoxe que peut contenir l'état d'auteur.e, la haine et l'obsession entremêlées, c'est simple et précis, ça va droit au but, bravo !
Olek
Posté le 25/03/2019
Merci Gabhany ! J'espère tout de même qu'on a pas besoin d'en arriver véritablement à la violence ^^
Daviken
Posté le 25/02/2018
Hum, il devrait y avoir une société protectrice des pages blanches vu comment on les maltraite. 
Olek
Posté le 25/02/2018
Oui c'est vrai !
Un jour elles se rebelleront peut-être et créeront des associations de lutte contre les violences faites aux pages blanches...
Ce jour là, gare à nous !
A bientôt et merci d'avoir pris le temps de lire !
Olek
Fannie
Posté le 10/05/2018
C’est un peu extrême, non ? Qu’on se défoule sur la feuille blanche, je comprends, mais quelle drôle d’idée de la rendre responsable du manque d’inspiration...
Coquilles et remarques :
Pourquoi « Humeur noir » ? Le « e » final n’entre pas dans la fenêtre ?
Peut-être que ceux qui sont passé à l'ordinateur [passés]
Je noirci sa peau infidèle de grands traits rouges [noircis ; pour des traits rouges, le verbe « noircir » me laisse dubitative… (balafrer, rayer, strier, peut-être ?)]
Alors, j'ouvre le grand tiroir et sors une nouvelle feuille blanche [Dans ce cas de figure, il n’y a pas de raison de mettre une virgule après « Alors ».]
Peut-être saurais-je vraiment l'aimer [N’est-ce pas plutôt « saurai-je » (futur simple) ?]
Olek
Posté le 10/05/2018
Un peu extrême j'avoue, et plus je relis cette nouvelle moins je l'apprécie... Je vais peut-être songer à l'enlever purement et simplement. Elle rompt pas mal avec le style général.
Le manque de "e" à "noir" est juste dû à un affreux oubli de ma part !
Je corrige les fautes et repense au remarques ! 
Merci de ton application à soulever les erreurs !
 
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