Morena, la terreur des esprits

Par Neila

J'en comptais sept en tout.

Sept mauvais esprits déguisés en molosses, chacun aussi gros qu'un Saint-Bernard, le côté gentil nounours en moins. Leur pelage était d'un noir intense, pelé par endroit, leurs pattes avant ressemblaient plus à des mains munies de griffes qu'à des pattes de chien et leurs yeux rouges brillaient d'une lueur malveillante. Les vagues de froid qu'ils dégageaient me transperçaient jusqu'à l'âme, balayant tout sur leur passage en ne laissant qu'un profond sentiment de désespoir. C'était comme si toute la misère du monde s'était soudain abattue sur mes épaules.

— Ba... barghest ! a bégayé Hervé.

Puis il a plongé dans une brouette abandonnée contre la façade de l'hôtel – et quand je dis « dans », je veux dire qu'il s'est fondu dans le métal de la brouette. Seul face aux chiens, j'ai repris ma faux des deux mains et sa chaleur m'a redonné un peu de courage.

— Fuis, Enzo ! a lancé la brouette-Hervé.

Ça m'a paru être une excellente idée. Je n’étais pas fou au point de me frotter à sept esprits en colère, surtout sachant qu'ils pouvaient tailler mon âme en pièces et me laisser pour mort. Je songeais à leur fausser compagnie par le toit, mais ils ne m'ont pas laissé ce loisir. Avant même que j'aie remué le petit doigt, deux d'entre eux se sont rués sur moi.

Passant en mode pilote automatique, j'ai fait tournoyer ma faux et les ai chacun cueillis avec une extrémité du manche. Ils sont partis mordre la poussière. Inversant la rotation de mon arme, j'ai labouré le sol et tranché celui de gauche par en dessous. Un de moins. J'allais me retourner pour faire subir le même sort à son copain, mais il était déjà sur moi. Il a bondi sur mon dos et m'a précipité tête la première dans la terre. Ses griffes se sont enfoncées dans ma peau avant qu'il ne bondisse plus loin, entraîné par son élan.

Une chance que je guérisse vite, sans quoi, entre les coups des fantômes et les chutes, je serais bientôt plus bleu qu'un schtroumpf. En imaginant que je survive à cette nuit infernale. Du coin de l'œil, j'ai vu un autre chien fondre sur moi. J'ai roulé sur le flanc et balayé le sol de ma faux. Ses pattes se sont dissipées en fumée puis se sont aussitôt reformées. Ça, c’était pas du jeu. Je me suis redressé et j'ai roulé, en avant cette fois, pour échapper à ses mâchoires. Arrivé accroupi, j'ai pivoté et envoyé la lame de ma faux droit sur l'ennemi. Je l'ai enfin touché, en pleine truffe, et il a éclaté en serpentins de fumée. Je me suis relevé, prêt à repousser le prochain assaut.

Ma tête tournait. La blessure que l'esprit du President m'avait infligée à l’âme me pesait. Je n’avais pas encore retrouvé toutes mes forces. Ç'aurait été le moment idéal pour m'attaquer, mais les chiens semblaient avoir changé de tactique. Ils rôdaient dans l'obscurité en gardant leur distance, prudents. L'un d'entre eux a marché vers moi.

C'était le plus impressionnant du lot, et pas seulement parce qu'il était le plus grand. Son âme dégageait une aura plus forte et plus ancienne. Alors que les autres grognaient et aboyaient comme de véritables bêtes, lui me fixait calmement, d'un regard calculateur qui m'a glacé le sang. J'ai compris à la façon dont le reste de la meute s'est écartée pour lui laisser le terrain libre qu'il était le chef.

Tu ne peux plus t'échapper, Thanatos, a fait une voix grave et rocailleuse qui résonnait sous mon crâne. Nous allons t'amener à lui et il te détruira !

Ses copains ont jappé d'assentiment, répétant en échos « détruire... il va te détruire... oh oui, détruire ! ». Il a continué à avancer. J'ai voulu reculer, mais un grondement dans mon dos m'en a dissuadé. Pas de retraite possible, je les sentais prêts à me bondir dessus au moindre mouvement. Le chef allait passer à l'attaque d'une seconde à l'autre. Il fallait que j'attende le bon moment, quand il serait à portée de faux.

Le règne des faucheurs touche à sa fin !

Il s'est élancé vers moi ; j'ai abattu mon arme. Je l'aurais eu, si seulement son attaque n’avait pas été une feinte. Il s'est écarté à la dernière seconde et ses pattes-main se sont refermées sur le manche de ma faux. Ses doigts griffus se sont mis à fumer au contact de l'arme, mais il a tenu bon et me l'a arrachée pour la jeter au loin.

Là, ça craignait un max. J'étais sans défense, cerné par cinq chiens fantômes qui frétillaient d'impatience à l'idée de ma mort.

— Par Saint George, ton arme ! Enzo ! Récupère ton arme !

Heureusement, Hervé était là pour m'éclairer de ses conseils.

Attrapez-le !

J'ai voulu bondir par-dessus les chiens pour aller récupérer ma faux, mais l'un d'eux m'a pris de vitesse et plaqué au sol, chassant l'air de mes poumons. J'ai vu sa gueule hérissée de crocs fondre sur mon visage. Puis il y a eu une détonation et sa tête m’a explosé au nez. J'ai cillé, aveuglé par la fumée.

Une silhouette est tombée des arbres et a atterri au milieu des esprits avec la souplesse d'un chat.

Ce n’était pas un chat, mais une fille, vêtue d'une cape noire et armée d'un revolver. L'un des chiens s'est rué vers elle. Elle a pivoté et tendu le bras, fourrant le canon de son arme dans la gueule grande ouverte du molosse. Il y a eu un nouveau pan ! et l'esprit a éclaté.

Ça les a tous refroidis. Impitoyable, la fille a pointé son revolver vers les trois rescapés et tiré une salve de balles. L'un d'entre eux y a laissé son arrière-train et filé sur ses pattes avant en jappant. Grondant, aboyant, ils ont pris la fuite comme une volée de moineaux.

— C'est ça, barrez-vous avant que je vous troue la peau ! leur a-t-elle crié. Tss !

Leur présence s'est effacée et la température est redevenue normale. Je suis resté sur les fesses, à fixer la fille avec des yeux ronds. Elle portait une cape identique à la mienne, à la différence près que la sienne n’était pas dentelée et délavée.

— Euh… ai-je commencé en me remettant debout.

Elle a fait volte-face et m'a collé son flingue sous le nez. J'ai levé les mains en l'air et retenu mon souffle.

— C'est toi ? m'a-t-elle pressé, ses yeux bleus lançant des éclairs.

— Moi… ?

— Samuel Wolff ! C'est bien toi ?

— Non.

— Oui ! a claironné Hervé en émergeant de sa brouette.

Elle a braqué son revolver dans sa direction et Hervé est venu se réfugier dans mon dos en glapissant.

— Euh, il est avec moi, lui ai-je expliqué avant qu'elle le fasse exploser.

— Oui, tout à fait ! a renchéri Hervé, recroquevillé derrière mon épaule.

Sourcils froncés, elle a gardé son arme pointée sur nous.

— C'est toi alors ? a-t-elle insisté.

Elle m'a regardé de la tête aux pieds en grimaçant, comme si elle n’avait jamais rien vu d'aussi dégoûtant. Je me suis souvenu qu'en plus d’être déchiré et couvert de terre, mon tee-shirt était taché de cola.

— Tu t'es réincarné ? Me dis pas qu'il a pris tes souvenirs ?

Je n’ai rien dit. Mon expression d'ahuri devait parler pour moi, car elle a poussé un grognement de frustration et s'est détournée pour donner un grand coup de pied dans la première pierre venue.

— C'est pas vrai ! J'arrive trop tard !

Je l'ai regardée envoyer d'autres cailloux voler contre les arbres. Elle était plutôt grande en taille, mais elle devait être à peine plus âgée que moi. Ses cheveux châtain étaient tressés et les dix derniers centimètres teints en noir. Le bandana kaki qui les retenait était délavé et il manquait des strass à son débardeur, sur lequel on ne lisait plus que « I am live ». Son short devait avoir été découpé directement dans un jean, ses collants étaient filés et le rose de ses Converses virait au gris. Sa cape, par contre, était impeccable, d'un noir comme on en voyait que dans les pubs pour lessive.

Comme elle avait renoncé à me tenir en joue, j'ai baissé les bras et demandé :

— Excuse-moi, mais tu… tu es un faucheur ?

Elle m'a considéré comme si j'étais le dernier des crétins.

— Qu'est-ce qui t'a mis sur la voie ? La cape ou le flingue ?

Je me suis tourné vers Hervé, perdu.

— Tu m'as pas dit qu'il y en avait d'autres.

— J'allais y venir ! a-t-il répondu en rajustant son chapeau, mais une certaine personne était trop occupée à s'égayer sur les toits et à se jeter dans la gueule des mauvais esprits pour m'écouter jusqu'au bout.

J'ai grimacé un sourire d'excuse et me suis passé la main dans les cheveux.

— Désolé.

— Oublions cela. Mais, bien évidemment, Enzo, tu n'es point le seul faucheur. Vous êtes plusieurs à vous partager le monde, treize en tout – ou tout du moins l'étiez-vous – répartis à travers les différentes civilisations. Ton territoire à toi se limite à l'Ancien Monde, ce que vous appelez aujourd'hui, hum, l'Europe.

Il avait prononcé ce dernier mot du bout des lèvres, comme s'il s'agissait d'un concept totalement farfelu.

— Oh, ai-je fait dans un éclair de compréhension. C'est pour ça que ma carte montre que l'Europe ?

— Tout à fait.

Ça bouleversait encore ma vision des choses. Deux heures plus tôt, j'apprenais que j'étais la réincarnation de la Grande Faucheuse et voilà que maintenant, d'autres gugus en cape venaient s'ajouter au tableau. Ça m'a fait un choc. D’un autre côté, l'idée de ne pas être seul m'a soulagé. C'était comme si on venait de retirer une partie du poids qu'on avait placé sur mes épaules pour le redistribuer.

Prenant sur lui de faire les présentations, Hervé a désigné la fille et annoncé :

— Voici Morena, le faucheur – ou en l'occurrence la faucheuse – slave.

— Mon nom c'est Sacha, a-t-elle corrigé, sur la défensive. Sacha Lisitsyna, OK ?

Hervé a pâli et bafouillé en exécutant plusieurs courbettes :

— Oh, euh, oui, fort bien. Je n'avais point pour visée de vous offenser Madame, pardonnez-moi.

Elle a haussé les épaules et croisé les bras sur sa poitrine, l'air renfrogné. Je n’ai pas pu m'empêcher de noter des similitudes entre elle et moi. Ses yeux étaient soulignés de cernes aussi profonds que les miens et ses joues, ponctuées de taches de rousseur, étaient creuses. Elle avait le teint blême, maladif, et une carrure chétive. Pour autant, elle ne m'a pas semblé fragile. Sa mine farouche dissuadait de se frotter à elle.

— Enchanté. Moi, c'est Enzo Leone.

Elle a levé un sourcil sous sa frange effilée et j'ai laissé retomber la main que je lui tendais.

— Pourquoi « Morena » ? ai-je glissé à Hervé.

— Tch ! a lâché Sacha. Mais tu débarques ou quoi ? Elle date de quand, ta renaissance ? Hier ?

— Ben… ouais.

Elle a écarquillé les yeux, puis plaqué une main sur son front.

— On est foutus.

— Permets-moi de t'éclairer, Enzo, est intervenu Hervé. Morena n'est autre que son nom de faucheur. Vois-tu, les faucheurs se réincarnant, ils changent sans cesse d'identité. Autrefois, tu te prénommais Sam, à présent tu es Enzo… ce qui n'est point aisé à suivre, tu en conviendras. Voilà pourquoi vous possédez tous un autre nom, en tant que faucheur, un nom qui change très peu au cours du temps. Celui que les vivants vous donnent en vérité – ou plutôt celui qu'ils vous ont donné à l'époque où ils croyaient encore aux esprits et à la Mort.

Je me suis souvenu que le chef des chiens fantômes m'avait appelé d'une drôle de façon. Hervé m'a rafraîchi la mémoire.

— Ton nom de faucheur n'est autre que Thanatos.

— Hein ? Comme la maladie qu'on attrape en se blessant avec un clou rouillé ?

— Olala… a fait Sacha.

— Hum… euh… non, Enzo. Thanatos était le nom donné à la Mort par l'ancien peuple grec. Le nom qu'ils t'ont donné. Vois-tu, à une époque, les faucheurs étaient vénérés par les humains, même si ceux-ci se sont fort mépris à leur sujet. Tu as beaucoup d'autres noms, bien entendu : Orcus, Ankou, Turms et j'en passe, mais Thanatos est resté le plus couramment employé depuis l'apogée de la Grèce antique.

Ça m'a donné le vertige. J'avais déjà du mal à imaginer que j'aie pu avoir d'autres vies, alors qu'un jour, on m'ait pris pour un dieu… Puis « Thanatos », pour moi, ça sonnait toujours comme le nom d'une maladie.

— Désolée d'interrompre le cours de rattrapage pour les nuls, mais si on reste là, on va pas tarder à avoir de gros problèmes, nous a signalé Sacha. Y a du mauvais esprit en approche. Faites ce que vous voulez, mais moi, je me tire.

Elle a sauté vers l'hôtel, s'est crochetée d'une main à la gouttière et s'est hissée sur le toit. C'était aussi impressionnant à voir qu'à faire. Je me suis empressé d'aller ramasser ma faux – l'avoir entre les doigts m'a tout de suite requinqué – et je l'ai suivie.

Sacha semblait savoir très exactement où se trouvaient les mauvais esprits. Moi aussi je les sentais, mais pas d'aussi loin qu'elle. On s'est déplacés de plusieurs pâtés de maisons puis on a trouvé refuge dans une cour d'immeubles. Sortant la carte de ma poche, j'ai zoomé sur Florence. Les lumières noires s'étaient multipliées depuis la dernière fois. Elles apparaissaient et disparaissaient d'un bout à l'autre de la ville, sillonnant les rues : une partie de Pac-Man grandeur nature. Moi qui espérais voir à quoi ressemblait la lumière d'un faucheur, j'ai été déçu – et surpris – de constater que Sacha n’apparaissait pas non plus sur la carte.

— Qu'est-ce que t'attends pour la mettre en veilleuse ? m'a lancé Sacha.

— Hein ?

— Ça sert à rien de se planquer si tu continues à rayonner comme ça ! Tu vas tous les ameuter, cache ta présence !

— Euh…

Je n’avais pas la moindre idée de comment faire. J'ai rangé ma carte, lancé un coup d'œil incertain à Hervé et fermé les yeux pour me concentrer sur mon pouvoir. J'ai essayé de le faire taire ; fermer les valves, ravaler le torrent… J'ai carrément tout éteint. Ma cape et ma faux se sont dissipées dans un nuage de fumée noire. La fatigue et la douleur me sont retombées dessus avec la violence d'un parpaing. J'ai vacillé, ma vue s'est voilée et mes oreilles se sont bouchées. Puis tout est devenu noir et silencieux.

J'ai repris connaissance quelques secondes plus tard. J'étais allongé dans le caniveau, le visage anxieux d'Hervé à cinq centimètres du mien.

— Oh, Enzo, tu n'as rien ? s'est-il enquis.

« Baah » est tout ce que j'ai pu répondre. Je me suis assis en respirant un grand coup pour ne pas tourner à nouveau de l'œil. Debout à côté de moi, guettant l'entrée de la cour avec son revolver à la main, Sacha n’avait pas l'air de se soucier de ma santé. Je crois qu'elle n’avait même pas essayé de me rattraper, je sentais poindre une grosse bosse à l'arrière de ma tête.

J'avais mal partout. Aux genoux, aux coudes, aux articulations, au ventre, dans le dos et au crâne… Je découvrais des bleus et des égratignures que je n’avais pas réalisé m'être faits. Mes jambes et mes bras tremblaient dès que je les sollicitais, déjà atteints de courbatures. J'avais l'impression d'avoir fait des tractions et des flexions toute la nuit, puis d'avoir été roué de coups. Ce qui était le cas, en y réfléchissant.

— T'es vraiment à la ramasse, a commenté Sacha. Raah !

Elle s'est ébouriffé les cheveux d'un geste rageur et est allée se laisser tomber sur le rebord d'une des fenêtres du rez-de-chaussée, la tête entre les mains.

— Quand je pense que ça fait des semaines que je te cours après à travers toute l'Europe ! J'étais supposée trouver un des meilleurs faucheurs – Thanatos, le grand, le fort ! Et qu'est-ce que je récolte ? Un bleu pas fichu de venir à bout de cinq pauv' bêtes, qui perd son arme et qui sait rien de rien ! Cette vieille dinde s'est fichue de moi… !

— Pardon, ai-je fait.

Elle m'a regardé de travers, comme si elle me soupçonnait de me moquer d'elle, mais j'étais sincèrement désolé. Le portrait n’était pas flatteur, mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Moi aussi, à sa place, j'aurais été déçu.

— Pourquoi est-ce que tu cherchais… tu me cherchais, au juste ? ai-je rectifié.

Elle a hésité à me répondre.

— Parce que, ça devient ingérable. Depuis que j'ai récupéré ce pouvoir, je passe ma vie à me cacher. C'est ce type, là… ce bouffon en armure…

Malgré l'insulte, sa voix est montée d'une octave et j'ai compris que le bouffon en question lui faisait autant peur qu'à moi.

— Il a déjà essayé de me tuer une première fois et depuis, ses chiens continuent à me tomber dessus dès que je me montre quelque part ! Il veut ma mort, c'est clair. Le truc, c'est qu'il a volé les souvenirs de mes vies antérieures et…

Elle a fait la moue et fixé le bout de ses chaussures, avouant comme si c'était la pire des hontes :

— Je suis pas assez forte. J'ai dû tout apprendre toute seule et y a encore plein de trucs que je sais pas. Alors je me suis dit que si je pouvais trouver un autre faucheur, un vrai faucheur, avec de l'expérience, on pourrait peut-être régler son compte à ce gars.

Relevant la tête vers moi, ses yeux ont à nouveau tourné à l'orage.

— C'est carrément raté.

— Ben… je peux peut-être quand même t'aider ? ai-je suggéré.

Elle m'a ri au nez :

— Tu parles ! T'as même pas réussi à venir à bout des chiens noirs tout seuls !

Elle marquait un point.

— Qu'est-ce que des esprits anglais faisaient là, par ailleurs ? est intervenu Hervé. Depuis que ce sinistre Chevalier noir sévit, le monde des morts est une vraie pagaille ! Les esprits se permettent toutes les fantaisies, plus aucune règle n'est respectée… Il faut absolument y remédier, je vous le dis !

Je me suis retenu de lui faire remarquer que lui-même n’était pas tout à fait du coin.

— Mais pourquoi est-ce qu'il en a après nous, ce type en armure ? ai-je demandé. On lui a fait quelque chose ?

— Ça, je l'ignore, a répondu Hervé. Bon nombre d'esprits errants, en particulier les mauvais esprits, seraient ravis de voir les faucheurs disparaître. Vois-tu, certains n'ont aucun désir de regagner l'au-delà, encore moins d'être fauchés. Le Chevalier noir est peut-être l'un d'entre eux. En tant que Sam, tu enquêtais à son sujet depuis quelque temps, Enzo. Tout a commencé avec la disparition du faucheur du Nouveau Monde, il y a de cela cinq ans.

— Quand tu dis qu'il a disparu, tu veux dire…

— Qu'il a été occis de façon définitive, sans espoir de réincarnation. Son âme et son esprit ont, semble-t-il, été détruits.

— Mais alors… les faucheurs peuvent mourir ? Je veux dire, mourir mourir ?

Moi qui avais cru comprendre que, quoi qu'il arrivait, on se réincarnait.

— La chose est fort rare et, jusqu'alors, n’était survenue que par deux fois avant cela dans toute l'histoire de l'humanité, mais, oui. Si l’âme d'un faucheur ne saurait en aucun cas regagner l’au-delà, elle peut être détruite…

Pas très réjouissant comme affaire.

— Sachez que lorsque l’âme de l'un des vôtres vient à être détruite, tous les autres le ressentent, a complété Hervé.

— Ah bon ?

— Eh bien, oui. Vous êtes tous les fragments d'une même entité, ensemble vous formez ce tout que l'on nomme la Mort.

Sacha et moi, on a échangé un regard. Je crois que l'idée d'être les « fragments d'une même entité » nous faisait aussi bizarre à l'un qu'à l'autre.

— Ainsi, si l'un de vous vient à être détruit, le lien qui vous unit vous permet de le sentir.

Ça m'a ramené à la mort de Sam, hier, dans la ruelle, à la douleur atroce que j'avais éprouvée et à cette sensation que mon âme se déchirait. Cette sensation que j'avais déjà connue deux fois auparavant. La première fois remontait à – j'ai fait un bref calcul mental… cinq ans. Ça collait avec la disparition du faucheur d’Amérique. Mais alors, ça voulait dire que…

— Y a eu deux faucheurs de détruits ces cinq dernières années ? a fait Sacha, dont les pensées avaient dû suivre le même cheminement.

— Hélas… a confirmé Hervé. Comme je vous le narrais, tu as été fort préoccupé par la disparition du faucheur du Nouveau Monde, Enzo. Tu as tenté de découvrir qui, ou quoi, avait bien pu faire une chose pareille. Et tout est allé de mal en pis.

C'était perturbant, de s'entendre parler d'une chose qu'on aurait faite dans une vie antérieure dont on ne gardait aucun souvenir.

— Quelques mois après cette tragédie, tu as ouï dire que plus personne ne s'occupait des esprits errants d'Australie et de Mongolie. Tu as fini par retrouver la trace du faucheur australien, qui venait tout juste d'effectuer sa renaissance, mais ce dernier n'avait aucun souvenir de ses vies antérieures. D'après ses dires, un homme en armure noire serait intervenu durant sa renaissance, aurait rapiné ses souvenirs et occis son prédécesseur. Peu après, ce fut au tour du faucheur japonais de subir le même sort. Tu t'es longuement interrogé sur le pourquoi de tout cela, Enzo : pourquoi Diable quelqu'un s'amuserait-il à créer des faucheurs sans souvenirs ? Si cette personne était la même que celle à l'origine de l'extermination du faucheur du Nouveau Monde, pourquoi ne pas avoir également détruit les autres faucheurs ?

Si j'avais un jour su la réponse, franchement, elle m'échappait maintenant. Hervé a hoché la tête de droite à gauche et dit :

— Tu as fini par avoir ton idée sur la question ; et la réponse que tu as entrevue est terrifiante. Comme je vous l'ai dit, les faucheurs sentent quand l'un de leurs semblables vient à être exterminé. Mais les faucheurs de Mongolie, d'Australie et du Japon n'ayant pas été détruits, personne ne s'est véritablement aperçu de ce qui se tramait. Personne ne s'en est inquiété, exception faite de Sam. Sans vos souvenirs, pourtant, il vous faut tout réapprendre depuis le début, réapprendre à manier vos pouvoirs, comprendre votre mission et les lois qui régissent le monde des esprits… Sans souvenirs, sans expériences, vous êtes extrêmement vulnérables ! Vos pouvoirs ont beau être puissants, si vous ne savez point comment en user, ils ne vous seront d'aucune assistance.

Sacha a froncé le nez.

— Alors c'est ça, son plan ? Tous nous affaiblir pour mieux nous exterminer ?

— C'est la conclusion à laquelle est parvenu Sam. En agissant ainsi, le Chevalier noir peut préparer le terrain à sa guise sans alerter personne. Le moment venu, il n'aura presque aucun effort à fournir pour tous vous détruire. Vous voler vos souvenirs est également un bon moyen de vous garder isolés les uns des autres. Sam soupçonnait le Chevalier noir de redouter par-dessus tout une alliance des faucheurs.

— Mais… et y’a que lui – je n’arrivais pas à dire « moi » – qui s'est aperçu de tout ça ? Les autres faucheurs ont pas réagi ? Pourquoi est-ce que Sam est pas allé leur expliquer tout ça ?

— Oh, tu l'as fait ! a assuré Hervé. Seulement… aucun d'eux n'a pris la chose au sérieux – les renaissances ratées sont monnaie courante ! – ou ne t'a fait suffisamment confiance pour se joindre à toi sur les traces du Chevalier noir.

Hervé a commencé à tripoter son collier, soudain très embarrassé.

— Ne voyez là aucun jugement de ma part, mais les faucheurs sont des êtres fort… solitaires. Fort individualistes. Et plutôt orgueilleux – à juste titre, bien entendu ! Il n'est point dans vos habitudes de travailler ensemble. Vous ne vous entendez pas très bien, pour ainsi dire.

J'avais comme l'impression qu'il minimisait les choses et qu'il fallait comprendre « vous vous détestez cordialement ».

— Chacun s'occupe de son territoire et il est fort mal vu de se mêler des affaires de ses voisins. Comme en plus, il n'existe personne pour vous chapeauter, il est extrêmement ardu de tous vous réunir. Il y en a toujours pour n'en faire qu'à leur tête ! Tu étais bien parvenu à te faire entendre auprès de certains, hélas…

Hervé a poussé un soupir théâtral.

— Le faucheur d'Inde était prêt à t'épauler, mais c'est alors que le Chevalier noir a surgi et l'a occis sous tes yeux. Tu es arrivé trop tard pour le sauver. Les mauvais esprits à la solde du Chevalier noir n'ont, par la suite, eu de cesse de te mener la vie dure.

— Oui… ai-je fait, songeur. Ça, je m'en souviens. Dans mes rêves, j'étais souvent poursuivi.

— Invivable ! s'est exclamé Hervé en lissant le devant de son pourpoint. Ils ne te laissaient pas une nuitée de répit, remplir tes devoirs de faucheur en devenait presque impossible. Ces malfrats voulaient te pousser à précipiter à ton tour ta renaissance, bien entendu ! Ainsi, le Chevalier aurait pu dérober tes souvenirs et faire de toi une proie facile.

— Il est obligé d'attendre la renaissance pour ça ?

— À l'évidence. À ma connaissance, aucune créature n'est en mesure d'extraire les souvenirs d'un esprit. Si le Chevalier noir convoite ceux des faucheurs, il doit attendre que ceux-ci les ôtent par eux-mêmes de leur esprit ; chose que les faucheurs ne font qu'à l'occasion de la renaissance.

C'était bon à savoir. Au moins, ce gars ne pourrait pas voler les souvenirs de ma vie actuelle : effacer mon père, mes grands-parents, les repas de famille, la mécanique et tout le reste pour me réduire à l'état de page blanche. Mon existence n’était peut-être pas un feu d'artifice, mais elle me convenait. Les souvenirs de mes vies antérieures me manquaient moins, en revanche. Ça me rendait curieux, mais je n’avais pas tant que ça envie de les récupérer.

— Au début, Enzo, tu as fait de ton mieux pour leur tenir tête, a poursuivi Hervé. Seulement… tu n'étais plus au sommet de ta puissance. Ton existence dans le corps de Sam touchait à sa fin. Tu as croisé plus d'une fois le fer avec le Chevalier noir, mais tu n'as point réussi à triompher. Ton corps était trop fatigué, trop usé par ton pouvoir. Alors, tu as décidé qu'il était temps d'en changer.

Les prunelles d'Hervé se sont remplies de larmes. Il me dévisageait, ému. J'ai fait semblant d'avoir une poussière dans l'œil.

— Sam a attendu que tu grandisses un peu. Il a repoussé sans relâche les mauvais esprits et a fait tout ce qu'il pouvait pour te protéger, sur pas moins de quatre années. Il y a sept jours, il a estimé que tu étais suffisamment mature pour prendre la relève et qu'il avait atteint sa limite.

Je me suis demandé ce que ça avait bien pu lui coûter de prendre cette décision. Est-ce que renaître, pour un faucheur, c'était comme enfiler un nouveau pantalon ; changer simplement l'emballage et on repart ? Si c'était le cas, Hervé n’aurait pas été en train de pleurer. Si c'était le cas, je ne me serais pas senti aussi triste.

Je réalisais tout juste que je ne rêverais plus jamais que j'étais Sam. Je ne me glisserais plus dans ses baskets, je ne manierais plus Espérance, je n'arpenterais plus sa maison… je ne passerais plus mes nuits avec lui. J'étais tout seul, désormais.

J'avais perdu quelque chose, oui. J'avais perdu Sam.

— Ayant la vigueur de la jeunesse pour toi, tu étais supposé pouvoir rivaliser avec le Chevalier noir après avoir récupéré l'entièreté de tes pouvoirs de faucheur. Hélas, rien n'a filé comme prévu ! Le Chevalier t'a retrouvé et a fait siens tes souvenirs. Sam m'avait pourtant assuré qu'il avait concocté un plan, qu'il savait ce qu'il faisait !

— Apparemment, ce gars était déjà un génie dans ses vies antérieures, a raillé Sacha.

J'ai rougi.

— La situation n'aurait pas pu être pis, s'est lamenté Hervé. Vous possédez peut-être des corps plus jeunes, mais sans vos souvenirs, il va vous être ardu d'apprendre à maîtriser sur le bout des doigts des pouvoirs qu'il vous a fallu plusieurs siècles à perfectionner ! Et tôt ou tard, le Chevalier noir viendra finir ce qu'il a commencé.

À partir de là, Hervé a complètement paniqué. Il s'est mis à tordre son collier dans tous les sens et a débité :

— Ce sera la fin des faucheurs ! Les esprits errants resteront tous piégés dans le monde des vivants pour l'éternité, les mauvais esprits se multiplieront ; ils dévoreront les autres esprits, engendreront de plus en plus d'accidents qui conduiront au trépas des vivants jusqu'à ce qu'il y ait plus d'esprits errants que de vivants LE MONDE COURT À SA PERTE !

— Eh, boucle-là ou tu seras plus là pour voir ça ! a menacé Sacha, qui avait bondi sur ses pieds pour agiter son revolver dans sa direction, et Hervé s'est instantanément calmé. C'est pas vrai ça, vous voulez vraiment qu'on se fasse repérer ?

Hervé, qui avait gagné en grandeur et en consistance à mesure qu'il s'emballait, s'est ratatiné comme une petite vieille et il est devenu si translucide que ses jambes en ont disparu.

— Mille excuses ! Je n'aurais pas dû me laisser gagner par l'émotion. Mais l'heure est grave, comprenez-le bien.

— Faut pas t'en faire, lui ai-je assuré en souriant. On va bien trouver une solution.

Sacha m'a observé avec un mélange de suspicion et d'incompréhension.

— Et c'est quoi, ta solution miracle, p'tit génie ?

Alors ça… Toujours assis par terre, j'ai croisé les jambes en tailleur et réfléchi à la question.

— Pourquoi est-ce qu'on irait pas trouvé les autres faucheurs ? ai-je suggéré. Ton idée d'aller chercher de l'aide était bonne.

— Ah oui, excellente. J'en suis toujours réduite à me cacher, mais maintenant j'ai deux boulets sur le dos.

D'un petit bond, elle s'est assise sur une poubelle et a croisé les bras.

— J'aurais mieux fait de continuer à me débrouiller toute seule. On peut compter que sur soi, de toute façon.

— C'est plutôt triste, comme façon de penser.

Si elle avait pu me tuer d'un simple regard, je serais mort sur le coup. Je me suis raclé la gorge et j'ai poursuivi, d'un ton qui manquait d'assurance :

— C'est vrai, ce serait bête de rester dans notre coin à attendre que le Chevalier vienne nous tuer. Si ce qu'il redoute, c'est qu'on soit tous réunis, alors ça vaut le coup d'essayer… non ?

— Hum… a fait Hervé, préoccupé. Je ne sais pas, Enzo. Sam a déjà échoué dans cette entreprise…

— Mais qu'est-ce qu'on peut faire d'autre ?

— Essayer de récupérer nos souvenirs, a lancé Sacha, du haut de sa poubelle. Ce type a bien dû en faire quelque chose. À ce que j'ai cru comprendre, on peut pas détruire des souvenirs sous cette forme, y faut détruire l'esprit auquel ils sont rattachés pour que les souvenirs meurent. Donc, l'autre fou furieux doit les garder quelque part.

— Tu sais où ?

— Tu crois que je serais là si je savais ? s'est-elle énervée. Réfléchis, gros naze !

J'ai rentré la tête dans les épaules, prêt à essuyer une rafale de balles à tout moment. Cette fille était pire que Sophia.

— Si vous êtes déterminés à obtenir l'assistance des autres faucheurs, alors je vous suggère d'aller quérir le faucheur de l'Afrique australe, a dit Hervé. Il est le faucheur originel.

— Le faucheur quoi… ?

Pour une fois, Sacha était aussi perdue que moi.

— Ah, il s'agit d'un sujet un peu obscur… a soufflé Hervé. Je ne sais de ces choses que ce que Sam m'en a confié et ce que j'ai ouï dire du bouche à esprit. Comme je vous l'expliquais, les faucheurs forment un tout. Ceci, car, à l'origine, ils n'étaient qu'un. Il semble avéré qu'à l'aube de l'humanité, il n'existait qu'un seul et unique faucheur. Mais les Hommes se faisant de plus en plus nombreux – et, par conséquent, les esprits errants – dépassé, ce premier faucheur s'est vu contraint de diviser son âme en deux pour donner naissance à un second faucheur. Ces deux faucheurs se sont par la suite chacun séparés d'un fragment de leur âme pour engendrer un troisième faucheur, et ainsi de suite… De cette façon, les faucheurs se sont multipliés à mesure que l'humanité a grandi et se sont répandus de par le monde sur les traces des Hommes.

— Wouah, c'est dément comme histoire, ai-je commenté, impressionné. Et alors, le tout premier faucheur, ce serait celui d'Afrique du Sud ?

— Tout juste.

J'aurais voulu lui poser plus de questions sur l'origine des faucheurs – c'est vrai, ça, d'où venait le premier faucheur ? comment on fragmentait une âme ? et comment on en faisait un autre faucheur ? – mais Sacha, qui n'était pas aussi passionnée que moi par le sujet, a répliqué :

— Super. Et en quoi ça nous avancera de trouver ce vieux débris en premier ?

— J'y viens. En tant que faucheur originel, le Baron a gardé une forte connexion avec vous tous. Suffisamment forte pour pouvoir dialoguer avec chacun d'entre vous par l'esprit, ce quelle que soit la distance qui vous sépare de lui. Chaque foi que les faucheurs ont à se réunir, c'est presque toujours par lui que passe le message. Il n'est pas le chef des faucheurs, il n'a pas pour vocation à vous donner des ordres, toutefois, son statut d'aîné lui confère un certain poids au sein de la communauté. Il est le plus respecté et, si ses pairs ne le suivent pas toujours, au moins prennent-ils la peine de l'écouter. Vous aurez plus de chance de réunir les faucheurs en passant par lui et vous vous épargnerez la peine d'aller quérir un à un chacun d'eux.

Sacha a fait la moue, pas franchement convaincue.

— Et on peut pas le contacter, nous ? ai-je demandé.

— Je ne crois pas. Si je ne me fourvoie, l'Africain est le seul à pouvoir initier le contact.

J'ai regardé Sacha dont la mine blasée s'est accentuée.

— Bon… on va en Afrique alors ?

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Elka
Posté le 15/06/2020
Bon ben je suis à jour ç_ç Enzo m’a accompagné au boulot tous les matins dernièrement, et ne pas pouvoir cliquer sur le chapitre suivant m’a profondément frustré !

He Néné… c’est hyper bien ! Que les choses soient claires, j’en avais un excellent souvenir. Je regrette pas une seconde d’avoir repris au chapitre 1 pour être certaine de tout me remettre en tête… et pour prolonger le plaisir. Enzo est tellement… vrai ! Tellement touchant et drôle à la fois !
Ce qui est fou c’est qu’on a envie de le décrire comme assez distant. Il vit sa vie d’un rythme tranquille, sans sembler s’embarrasser du regard des autres, de l’avenir ou des préoccupations adolescentes habituelles. Et pourtant… Pourtant il fait preuve d’empathie vis à vis de Giulia et d’un amour sincère et touchant pour son père. Cette relation d’ailleurs… Tu t’es accordée un chapitre pour la traiter (tu dis qu’il a le sentiment qu’il reverra pas son père avant longtemps et puis il va partir en Afrique et j’ai TELLEMENT PEUR QUE SON PAPA AIT UN ACCIDENT) et tu as tellement bien fait ! Ta façon d’en parler est naturelle et délicate. Son papa, c’était un peu mon héros durant ce chapitre.
Je pense que ton texte s’impose avec plusieurs points forts : l’humour (j’ai ri plus d’une fois sous mon masque (incogh-nitow)), les explications parfaitement intercalée avec le récit et claires, le rythme… et cette touche-Néné quant il s’agit d’aborder les personnages <3
Enzo, son père, Giulia, Hervé et même déjà un peu Sasha qui débarque à peine : je suis déjà très attachée à tout ce beau monde et tous ceux qu’ils véhiculent dans leur sillage. Je ne sais pas trop comment m’exprimer au mieux ; tu as une façon d’écrire qui peut paraître « simple » (pas de fioriture, une capacité à aller à l’essentiel) et qui charrie pourtant une forte profondeur.
Le rythme et l’humour, ça m’a rappelé avec nostalgie les Percy Jackson. Par contre, dans le sous-texte, j’ai trouvé que tu allais même plus loin. En tout cas, en ce qui me concerne, y a tout de suite eu des atomes crochus avec les personnages.
Et ce rythme ! Bravo parce que ça n’arrête pas, sans pour autant délaisser des scènes plutôt calmes et pleines d’émotions (la discussion avec Giulia dans les toilettes, l’envolée d’Enzo à travers Florence (♥)). Je sais qu’il y a encore des choses à expliquer, et j’ai hâte d’en apprendre plus sur tout ce beau monde !
Je veux savoir combien il y a de Faucheurs, si n’importe quel Faucheur peut diviser son âme pour en créer d’autres, et comment Sasha a entendue parler de Sam et comment Sam et Hervé se sont rencontrés et quels autres genres de pouvoirs les Faucheurs peuvent avoir… JE SUIS PRÊTE.
Neila
Posté le 17/06/2020
Moh. Ben j’espère qu’Enzo aura réussi à enchanter un peu tes matinées (euh, j’insinue pas que tes matinée sont chiantes à pleurer hein xD).

Mé mé mé, merci. VwV Ça me fait rudement plaisir tout ce que tu me dis là. ♥ Pour Enzo aussi. J’avais un peu peur que sa passivité, sa façon ultra chill de prendre les choses, le rende trop distant du lecteur pour qu’on accroche. Mais moi, je l’aime bien comme ça, ça m’embêterait de le rendre plus normal. é.è

Super papa. :p J’ai essayé de prendre le contre-pied de ce que j’ai l’habitude de faire dans DP, où les parents ont une sacrée tendance à être des connards, ou absents, ou des connards absents. Bon, y a quand même la maman qui salie un peu le tableau, mais ça ferait un peu trop conte de fée si ses deux parents étaient aussi parfaits !

Je suis contente que l’humour fasse mouche ! L’humour, c’est très personnel, et je m’attends pas à ce que toutes mes blagues fasse rire tout le monde, mais si j’arrive à tirer quelques sourire par-ci par-là, je prends ! Et merci pour les perso. ♥ Sûr que la façon d’écrire n’est pas un peu trop simple par moment ? è.é J’ai parfois peur que ça vire au fade…

Je confesse, Percy Jackson m’a définitivement inspirée pour ce texte. x’D Assumons. J’avais pas spécialement dans l’idée d’écrire quelque chose qui y ressemble de près ou de loin quand j’ai imaginé l’histoire, mais en commençant à l’écrire, le ton et le rythme se sont imposés d’eux-même comme ça. :/ Alea jacta est ! J’espère que ma petite patte suffira à démarquer les Faucheurs… C’est déjà extra si tu trouves que le sous-texte va plus loin. * . *

Aah le rythme… ça me change tellement de DP. C’est rafraîchissant. :p Mais comme tu dis, j’ai quand même prévu des scènes plus calmes entre deux fauchages d’esprit. Trop d’action tue l’action.

Je vais donc me dépêcher (ahem) d’écrire le suite pour que tu aies la réponse à toutes ces questions qui doivent t’empêcher de dormir la nuit.
♥♥♥
BeuldesBois
Posté le 03/05/2020
! Du coup tu m'as donné envie de réécouter Baila Morena... J'ai de nouveau une dizaine d'années. ;w;
_

Hello <3 J'ai rattrapé mon retardo.

J'ADORRRE Victor le victorieux victoriennnnn... Non bon ok ok on avait dit Hervé, on avait dit Hervé. Il est tellement parfait quand il s'exprime, qu'il glapît, qu'il se planque <3. J'en veux un pareil ToT.
Je me demande moi aussi ce qui le retient chez les vivants depuis tout ce temps ! Est-ce qu'il s'en souvient et il ne veut pas le dire ? Le saligot. (Peut-être que tu laisses entendre ce qu'il en est dans le récit mais que j'ai oublié depuis le week-end dernier, c'est fort possible aussi.)

Ça fait tellement du bien de te lire. <3
Et pis tout est si clair, si fluide, y a pas une seule info dont on comprend pas l’intérêt ou qui semble superflu, ça vaut pour les descriptions. Les images et les concepts viennent tout de suite en tête, c'est si immersif, je vois pas le temps passer.

Esthétiquement je bave devant les pattes avant des chiens noirs qui tiennent plus de la main humaine que de la brave pattoune. C'est parfait ToT.

Ça y est Sacha est là <3 Fière flingueuse en converse rose. Et avec elle un gros élargissement de l'histoire qui débarque, pohhh. Je pensais pas qu'ils allaient devoir direct se balader à droite à gauche pour retrouver leurs semblables, surtout pas le plus vénérable d'entre eux. Ça y est on a vraiment l'impression d'urgence et de gros gros fardeau qui leur tombe dessus hehe. C'est excitant. Ça va envoyer du pâté les deux loulous qui partent en mission. Du pâté explosif. Comment Enzo va-t-il réussir à dompter Sachatouille, ou au moins à résister à l'envie de l'étouffer dans son sommeil avec sa propre cape, c'est une intrigante question !

Merci pour cette histoire mon Demi d'amûr <3 J'espère que tu es toute pleine de courage et d'entrain pour nous fournir le reste <3. Accroche-toi et évade-toi bien, tu as passé le plus gros de "l'explicatif", j'imagine. Maintenant tu peux laisser tes mots abonder et couler à flot ! (Oui bah, eh... je perds rien à essayer xD.)
Neila
Posté le 14/05/2020
Beeeuuull !! ♥♥♥ Du coup c’est moi qui met trois siècles à te répondre. x’D Déso
(Mon dieu, j’avais pas fait le lien avec cette chanson !)
Moh moh, trop contente que Victor le victorieux te plaise. * w * C’est pas le genre de perso que j’ai l’habitude d’imaginer mais je dois dire que je m’amuse bien. Bon, je m’arrache un peu les cheveux pour lui donner un parlé qui évoque vaguement le 16ème siècle… mais ça vaut le coup. Pour l’instant, la question de ce qui le retient chez les vivants a pas été aborder, mais l’histoire le révélera. è.é
Merchi merchi. ♥ C’est tip top si les info sont claires et jamais en trop. Faudra pas hésiter à le dire si à des moments ça paraît en trop ou mal amené… C’est qu’il y a plein de choses à exposer sur comment fonctionnent les faucheurs et les esprits, et c’est un peu la gymnastique pour jongler avec tout ça. x’D Là, les bases sont posées, mais j’ai pas encore fini de donner toutes les info. ^^’
L’esthétique des fantômes doit tout au folklore, pour le coup j’invente pas grand-chose, je récupère ! Je pioche ce qui me plaît de-ci de-là et je comble les trous s’il y en a. Y a un sacré bestiaire autour de la mort et des esprits, c’est une mine d’or ! Mais c’est pas à toi que je vais apprendre ça. :p
Et vi, l’histoire démarre vraiment avec l’arrivée de Sachatouille (tu as un don avec les nom) en fait. Et ça va pas mal voyager, comme les faucheurs sont tous éparpillés dans le monde è.é (un jour, j’écrirai une histoire qui se passe entièrement dans une pièce. Peut-être) Mais la fine équipe n’est pas encore tout à fait au complet… (ouais, je tease, comme ça, comme une grosse cochonne). Heureusement, Enzo est chill, y a plus de chance que ce soit Sacha qui l’étrangle à vrai dire. En tout cas je croise les doigts pour que ça envoie effectivement du pâté, et pas que ça retombe comme un gros pet. :D
Ça me fait grave zizir que ce début te plaise !! TwT (si c’est bien le cas ?) Une histoire un peu absurde avec des fantômes et des gamins, j’ai un peu l’impression de jouer sur ton terrain, du coup ça rend ton appréciation d’autant plus importante pour moi. ♥ Arf, je dis ça mais faut pas te mettre la pression ou quoi et hésiter à me faire des remarques négatives hein. è.é J’écris avant tout pour le plaisir, mais j’ai aussi à cœur d’écrire des romans qui tiennent la route. Mais ce que je veux dire c’est que ça me fait tout particulièrement plaisir de partager cette histoire là avec toi, et j’espère que t’aimeras autant la lire que j’aime l’écrire.
La suite est lancée et quand je me penche dessus, ça coule à flot wesh ! Après comme j’attends d’avoir quelques chapitres sous le coude avant de poster, ça va pas être pour tout de suite, mais ça avance, ça avance. =D
Hinata
Posté le 09/11/2019
Pitié Neila... publie la suiiiiite !!!

L'arrivée de Sacha est démente ! Je m'y attendais tellement pas ! J'aime trop quand Enzo reproche vite fait à Hervé de pas lui en avoir parlé et qu'il répond :
"– J'allais y venir, mais une certaine personne était trop occupée à s'égayer sur les toits et à se jeter dans la gueule des mauvais esprits pour m'écouter jusqu'au bout." C'est juste magique * - * Tu vois, quand je te disais que le génie de ton histoire repose sur la gestion de l'information !

A part ça :
La "brouette-Hervé" m'a fait éclater de rire
Pareil pour le combat avec les chiens (trop bien raconté !) pimenté des petites réflexions à la Enzo genre "Ça, c'était pas du jeu."

Et cet échange mon dieu XD
"– Ton nom de Faucheur n'est autre que Thanatos.
– Hein ? Comme la maladie qu'on attrape en se blessant avec un clou rouillé ?" J'étais morte de rire toute seule XD


les Faucheurs sont des êtres fort… solitaires.
J'avais comme l'impression qu'il minimisait les choses et qu'il fallait comprendre « vous vous détestez cordialement » MA-GIQUE <3
> c'est très cool cette espèce de tendance, et c'est d'autant plus facilement "admis" par le lecteur que Sam, Enzo et Sacha en sont de super exemples !

Je suis coooomplètement à fond dans ta fiction (sans blagues XD) et je serai aux premières loges le jour où tu te relances dans cette histoire ! (en attendant, je vais faire pleeein de fan-art <3 Un an, ça me laisse le temps XD)
Neila
Posté le 13/11/2019
Aaaah je suis en train de l'écriiire x'D

Contente de t'avoir surprise ! :p C'était assez difficile de faire en sorte qu'Hervé ne dise pas tout de suite qu'il y a plusieurs faucheurs, mais comme le titre est au pluriel, je me disais qu'on le sentirait venir quand même. ^^

Roh, je suis heureuse que toutes ces petits blagues te fassent rire. *w*
Ah vi, ça pourrait paraitre incroyable que les autres faucheurs se bougent pas les fesses, mais c'est justement tout le noeud du problème... j'espère réussir à rendre ça crédible !

Tes commentaires m'ont fait extrêmement plaisir Hinata. ^w^ Merci beaucoup ! Ton enthousiasme fait chaud au coeur. ♥ Je vais mettre les bouchées double pour la suite !!
(des fanarts ? :D je pourrais les voir dit ??)
Hinata
Posté le 13/11/2019
Owii !! J'avais cru comprendre que l'écriture de cette histoire était en supens, ça me fait troop plaisir de savoir qu'en fait tu t'es déjà remis dedans !!

Héhé, ça y est, j'en ai déjà un de fait ! (il me démangeait depuis un certain chapitre lu par Isa et écouté dans le train XD) mais il faudra attendre la fin du mois et les Crayons Paens pour le voir ^^ J'espère que je pourrais en faire d'autres, mais rho là là y a tellement de persos sur PA que je veux dessiner !

Plein de courage pour la suite ! Que l'inspiration soit avec toi ;)
Isapass
Posté le 30/09/2019
Ah mais ce chapitre est un gros tournant dans l'histoire ! Avec l'arrivée de Sacha et le récit d'Hervé, on prend conscience de l'ampleur de ton roman. Et c'est énorme !
Bon avec ça, peu de chances que je sois moins en mode fangirl... C'est juste parfait.
Sans compter que j'adore Sacha et le contraste qu'elle forme avec Enzo : l'un est assez nonchalant, empathique, sans colère, alors que l'autre est comme une pile électrique, malpolie et sans compassion ! Le duo s'annonce très sympa (enfin peut-être pas pour Enzo qui est parti pour s'en prendre plein le figure :D)
Si je comprends bien, Enzo a beaucoup de chance d'avoir Hervé ? Sacha n'a eu personne ? Ou alors, elle a semé son mentor (elle parle de "la vieille dinde") ?
Je m'avise quand même (puisque je l'ai relu pour ma lecture audio) que dans le premier chapitre, on ne sait pas vraiment ce qui s'est passé : qui est intervenu à la fin pour qu'Enzo arrive à se libérer des squelettes ? Comment s'est-il retrouvé dans son lit ?
Bref, on a à la fois plein de réponses mais aussi plein de nouvelles questions ! En tout cas, la quête s'annonce palpitante, et je comprends enfin pourquoi le titre est "Les faucheurs d'âmes" au pluriel !
Une autre grande question se pose : QUAND EST-CE QU'ON AURA LA SUIIIIIIIIIIIITE ?!

Détails et pinaillages :
"leurs pattes avant ressemblaient plus à des mains munies de griffes qu'à des pattes" : pour éviter la répétition de "pattes", tu pourrais mettre "leurs pattes avant ressemblaient à des mains munies de griffes".
"Les vagues de froid qu'ils dégageaient me transperçaient jusqu'à l'âme, balayant tout sur leur passage en ne laissant qu'un profond sentiment de désespoir. C'était comme si toute la misère du monde s'était soudain abattue sur mes épaules." : ah mais ce sont des détraqueurs, en fait !
"Passant en mode pilote automatique, j'ai fait tournoyer ma faux et je les ai chacun cueilli avec une extrémité du manche." : Je supprimerais "Passant" en début de phrase (ça sera plus énergique)
"Arrivé accroupi, j'ai pivoté et envoyé la lame de ma faux droit sur l'ennemi." : et envoyé ma lame droit sur l'ennemi ? (ça t'éviterait une répétition de "faux")
"Tu ne peux plus t'échapper, Thanatos, a fait une voix grave et rocailleuse qui résonnait sous mon crâne. Nous allons t'amener à lui et il te détruira." : il manque un tiret au début, ou de l'italique puisque c'est dans sa tête.
"mais une certaine personne était trop occupée à s'égayer sur les toits" : à s'égailler, non ?
"– Il est obligé d'attendre le Renaissance pour ça ?" : la Renaissance
"Mais les Hommes se faisant de plus en plus nombreux – et, par conséquent, les esprits errants –, dépassé, ce premier Faucheur s'est vu contraint de diviser son âme en deux pour donner naissance à un second Faucheur." : je mettrais "dépassé" après "ce premier Faucheur", sinon, avec les tirets, ça rend la compréhension de la phrase difficile.

A bientôt !
Neila
Posté le 30/09/2019
Roh. Merci. TwT C'est beaucoup trop de compliments pour mon p'tit coeur.

Un gros tournant, vers une grosse histoire ! :p Tu t'attendais quand même pas à ce qu'il se contente de sauver/faucher quelques esprits par-ci par là ? :D
Du coup, on le voit pas venir qu'ils sont plusieurs faucheurs ? Je dois admettre que j'en ai un peu ch*** à faire en sorte qu'Hervé explique à Enzo ce qu'il est sans mentionner tout de suite les autres, mais en faisant en sorte que si on relit les explications qu'il donne, on ait pas non plus l'impression qu'il fasse exprès de pas les mentionner. C'est qu'il y a tellement de choses à expliquer, j'essaye d'y aller par étapes. x'D

Pour Sacha, tu auras les réponses en temps et en heure. =D
Pour les points que tu soulèves concernant le chapitre 1 : l'explication de comment Enzo s'est retrouvé dans son lit n'a, en effet, pas encore été donnée, mais c'est pour très bientôt ! Par contre, quant à savoir qui est intervenu pour libérer Enzo des squelettes, je dis bien que c'est Hervé dans le chapitre 7. C'est lui qui a chargé sur les squelettes, puis sur le Chevalier pour lui permettre de s'enfuir. ^^

Oui, beaucoup de questions auxquelles répondre ! (y a encore plein de trucs que j'ai pas expliqué sur les faucheurs x'D) Mais ça va venir ! Après, si jamais il y a des informations qui selon toi viennent un peu tardivement, faudra pas hésiter à le dire. Je fais ce que je peux pour distiller les info et les livrer à des moments appropriés mais c'est pas une science facile. T.T

Merci pour les détails et pinaillages ! Je m'en vais arranger tout ça.
Pour les chien-fantôme, j'ai rien inventé en fait. Le "Chien Noir", c'est un fantôme du folklore britanique qui amènent avec eux la dépression, et c'est effectivement d'eux dont s'est inspirée JK Rowling pour les détraqueurs ! Des similitudes comme ça, il y en aura d'autres puisque j'invente pas les esprits que je vais montrer, je les pioches dans les mythes déjà existant ! (à la rigueur, je les adapte à ma sauce)

Aaaah, la suite....... comment dire.... euh... ben écoute, tes commentaires et ceux de Mart m'ont poussée à remettre le nez dans mes documents. =D Je pense que je vais essayer d'alterner avec l'écriture de DP, parce que si j'attends d'avoir fini la partie 3 de DP avant de replonger dans les Faucheurs, vous aurez pas la suite avant l'année prochaine... x')

Encore un gros gros merci pour l'enthousiasme et l'intérêt que tu portes à cette histoire. TvT Je m'attendais pas à ce que ça puisse plaire comme ça. Entre tes gentils commentaires et ta lecture, je sais plus où me mettre ! xD Mais je vais essayer de m'en montrer digne en soignant la suite !
❤❤❤❤
Isapass
Posté le 30/09/2019
Rhaaa oui, si tu peux avancer sur tes deux projets en même temps, ça serait top !
Ben oui, j'adore vraiment ton histoire, je sais pas si c'est le contraste entre le ton désabusé d'Enzo et les événements, ou encore l'impression d'intemporalité alliée à la narration moderne et fluide, mais je suis vraiment fan. Ca coule tout seul, ça donne même l'impression que ça s'est écrit tout seul (mais rassure-toi, je ne suis pas dupe du tout !)
Et puis Enzo est vraiment hyper attachant !
La lecture est en ligne sur YT au fait ;) Tu me diras ce que tu en penses !
A+ ♥
Mart
Posté le 21/09/2019
Yooo!

Désolé, j'ai tout lu en fantôme dans le train, alors le retour ne va pas être hyper détaillé (il y a des coquilles, mais je ne sais plus ni exactement quoi ni exactement où, à part un "Guilia" qui doit traîner dans "Le réveil de la mort").

Ce que je peux dire, c'est que j'ai beaucoup aimé en tout cas ^^. Il y a des petits détails améliorables je pense (encore une fois je me suis demandé si "bleu comme un schtroumpf" n'était pas un peu bizarre dans la bouche d'un Italien), mais en somme je trouve que ça marche bien et j'aimerais bien lire la suite!
Je me demande pourquoi Sam n'est pas lui-même passé par le fameux Faucheur Originel, mais je m'attends à ce que la suite réponde à cette question ^^.

Bisous!
Mart
Posté le 21/09/2019
PS : j'ai adoré les descriptions de Maria, la façon dont Enzo enchaîne les découvertes à son "réveil", et l'espèce d'effet domino qu'il déclenche avec sa folle cavalcade.
Neila
Posté le 23/09/2019
Coucou !

Ne t'excuse pas voyons. Moi tant que tu as suffisamment aimé pour poursuivre ta lecture, ça suffit à mon bonheur !

J'ouvrirai l'oeil pour les vilaines coquilles rescapées... è.é
Pour le coup du schtroumpf, ça existe aussi en Italie. 'fin, le dessin animé a été traduit en italien quoi, la différence c'est qu'ils appellent les schtroumpf "puffi". J'ai hésité à le mettre comme ça, mais je me suis dit que ça parlerait à personne. :/ Puisque j'écris en français, ça me paraissait plus logique de prendre la version française aussi.

Pas d'inquiétude, on saura pourquoi Sam n'a pas utilisé la même approche qu'eux. Y a bien une raison à ça. ^^

Merci pour les descriptions ! ^w^ Et pour le reste !

Un gros gros merci à toi pour ta lecture et tes retours sur ces premiers chapitres ! Je vais faire de mon mieux pour la suite. *-*
Mart
Posté le 23/09/2019
En parlant de suite... ça arrive quand? :P
Et je sais que les schtroumpfs ont été traduits, mais ils ne sont pas aussi connus ailleurs. Avec la sortie des films cependant... Plus d'inquiétudes à avoir en fait, je pinaille vraiment trop...

Je lirai la suite avec plaisir ;-)
Neila
Posté le 25/09/2019
ça arrive... euh........ avant l'année prochaine ? ^^' Je dois confesser que j'ai un peu la tête dans DP en ce moment et je suis pas très douée pour avancer de front sur deux projets. x'D Mais je vais essayer de me relancer dans les Faucheurs sous peu, promis promis !

T'as le droit de pinailler voyons ! C'est le genre de détails qui m'agace aussi quand je lis, de voir que l'auteur case des trucs qui collent pas avec le contexte dans lequel se passe l'histoire... Je suis pas à l'abris de ce genre de bourde, mon histoire se passant en Italie en 2002. :/
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