Mission

Par Kalten
Notes de l’auteur : Une nouvelle un peu plus longue que d'habitude...^^"<br />
J'espère qu'elle vous plaira.<br />
Bonne lecture! ^^
L’atmosphère est pesante, écrasante, étouffante. Le ciel est recouvert de lourds nuages grisâtres, cachant complètement le soleil qu’on n’a pas vu depuis des mois. Toute la ville n’est que ruine. Les hauts immeubles sont, troués, fendu de toute pars, les simples maisons, totalement brulé pour la plupart, ou devenu de pitoyable décombres inhabitable. Les routes goudronnées sont défoncés. D’énormes trous d’obus rendent le paysage encore plus laid et apocalyptique qu’il ne l’est déjà. L’odeur de brulé a déjà envahis toute la ville. Toute les incendies dut à aux dernière contre-attaque ne sont pas encore tous éteints, ronge peu à peu les rares bâtiments encore debout et le reste de la pauvre végétation. De la cendre flottent encore dans l’atmosphère qui finit tout de même par retomber au sol, formant une sorte de fine couche de neige sur le sol et les quelques restes de voitures saccagés, pulvérisé. J’ai l’impression d’être dans un cauchemar. C’est dans ces moments là, qu’on a conscience de tout ce qu’on a perdu. Voiture, maison, famille, passé, existence…Et tout ça à cause de quoi ? Ah oui…A cause d’une « erreur scientifique ». Je ne sais toujours pas exactement ce qui s’est passé. Quelques gars du même régiment que moi, m’ont raconté que des scientifiques s’amusaient à faire des expériences sur des animaux, quand l’une d’elle à mal tourné, ou plutôt dois-je dire, très mal tourné…En sept mois, pas plus, ces sales bestioles ont terrorisé, saccagé, et surtout…dévoré…Car oui, ces « erreurs scientifiques » avaient faim et elles n’hésitaient pas se nourrir de chaire humaine. Il s’est avéré aussi, que ces expériences avaient un certain don pour la reproduction. Pour trois individus au départ (apparemment deux femelles et un mâle), au bout de deux semaines, on en comptait déjà six, et six adultes déjà grand et affamé. Imaginez donc le totale d’individu au bout de sept mois…Bien sure, l’armée, la grande et puissante armée, organisa une grande attaque avec technologie de pointe et nombre d’hommes entrainé au combat. Résultat ? Tank, ouvert aussi facilement qu’une boite de conserve ; balle, équivalent à des piqures de moustiques... Seul les obus et les attaques nucléaire sont un minimum efficace contre ces sales bêtes .Mais elles sont beaucoup moins lentes que nous le sommes, elles sont même doté d’une vitesse impressionnante ; ils leurs est donc facile d’éviter la plupart des obus. Les gouvernements ont eu alors la bonne idée de créer plus de bombe nucléaire et de les utiliser. C’est en tuant beaucoup de civile qu’on en protège une partie… Les bombes nucléaire rendirent l’atmosphère irrespirable, se qui ne sembla déranger que les humains, et de lourds nuages dut aux nombreuses explosions, cachèrent les rayons du soleil que l’on n’a pas revus depuis. Il ne faisait pas totalement nuit mais c’est comme si un gros orage se préparait sans qu’une seule goutte de pluie ne tombe. L’armée est allée de défaite en défaite. Le nombre d’homme et de soldat diminuait fortement jusqu’à un seuil critique pour la survis de la race humaine… C’est alors que les gouvernements décidèrent d’enrôler, de grès ou de force, tous hommes en âge de tenir une arme et de les envoyer « à la chasse ». C’est ce que à quoi ressemble mon histoire et celle de beaucoup d’autre. Non mais regardez-moi…Avec ces lourdes chaussures, cet uniforme militaire, ce masque à gaz qui recouvre tout mon visage, ce casque rond qui protège tant bien que mal mon crâne et surtout, ce fusil d’assauts dans mes mains qui tremblent…J’ai tout perdu. Je suis devenue quelqu’un d’autre ; et ce quelqu’un d’autre est un pauvre soldat qui à été envoyer en mission dans les décombres de cette ville morte car on y avait repéré une meute de Masli (le nom qu’on a donné à ces sales bestioles) d’environs quatre individus. Je ne suis pas seul bien heureusement. Dix-neuf autres de mes camarades d’arme m’accompagnent et ils sont tous aussi soldats que moi je le suis. Ah non, sauf le sergent. C’est un des rares survivants de toute les attaques organisé jusque là. Je ne sais rien de lui, même pas son nom. De toute façon, il faut toujours l’appeler sergent, c’est pas utile de savoir son nom. Nous sommes tous dans une petite ruelle juste à coté d’un cadavre d’immeuble. On a réussis à localisé la meute qui se trouvait environs trois cent mètre au nord-ouest de notre position. - Bon les gars, chuchota le sergent, on va pas tarder à y aller. N’oubliez pas. Ne tournez jamais le dos à ces bestioles et restez groupé le plus possible. Attendez que je vous donne l’ordre de tirer et surtout pas un bruit avant qu’on sache exactement où ils sont. Je vous laisse encore deux minutes avant d’y aller. Beaucoup de mes camarade ont alors fermé les yeux et on commencé à prier. Moi, je ne fais rien. Je suis athée et je n’ai jamais cru en Dieu ou en n’importe quelle autre force divine. On était dans la merde jusqu’au cou et je ne pense pas qu’une simple prière à un Dieu nous aide à nous en sortir. Enfin…si prier aide mes camarades à se rassurer, qu’ils le fassent. Bien sure, moi aussi je suis mort de trouille. J’ai l’impression que d’une seconde à l’autre, ma vessie va me lâcher. Je sens l’intérieur de mes gants humide par ma propre transpiration. Je ne suis même pas sure si mes jambes arriverons à supporter mon poids. J’ai la gorge sèche et j’ai beau déglutiner encore et encore, elle reste toujours aussi desséchée. Je sers nerveusement mon fusil dans mes mains. C’est la première fois que je tiens une arme. On m’a souvent dit que quand on a une arme dans ses mains, on se sent invisible, on se sent fort, on ressent un pouvoir de vie et de mort sur n’importe qui. Et pourtant…je ne me suis jamais senti aussi petit et vulnérable qu’à ce moment précis. Nous n’allions pas tuer de simple humain mais de vrai monstre. Pour en tuer un, il fallait vider au moins quatre chargeurs. Mais nous étions vingt humains contre quatre Masli. Si on combinait nos tires sur une même cible, elle ne devrait pas tenir longtemps. Oui, ça va bien se passer… Mes camarades ont déjà finis leurs prières et attendent silencieusement les directives du sergent. Avec beaucoup de précaution, le sergent jette un coup d’œil dans la rue principale. Il règne maintenant un silence pesant, oppressant. Je n’entends plus que mon propre souffle à travers mon masque à gaz. Ma respiration est lourde et profonde. J’ai peur de faire trop de bruit en respirant mais je sens déjà la peur glacer mes entrailles, accélérant mon rythme cardiaque. A chaque battement, j’ai l’impression que mon cœur va sortir de ma cage thoracique. Soudain, le sergent se plaque de nouveau contre le mur et nous chuchota le plus discrètement possible. - Il y en a un juste là. Préparez vous à faire une sortie. Concentrez vos tires sur la tête et tout devrait bien ce passé. On acquiesce tous. Mon arme de survis près de moi, je me tiens légèrement accroupis attendant le signale du sergent. Il s’est de nouveau penché en direction de la rue principale, le bras qui ne tien pas son arme levé. C’est la première fois qu’on m’envoie sur le terrain. Je n’ai encore jamais vu a quoi ressemble un Masli. Je suis partager entre l’envie de savoir à quoi ça ressemble et de m’enfuir loin, très loin d’ici. Mais même si je m’enfuis, où j’irais ? De toute façon, ces sales bêtes sont partout. Être seul est maintenant synonyme de proie facile. Non…Autant être là et essayer de survivre en groupe. Soudain le sergent abaissa son bras. Mes camarades et moi sortons aussi rapidement que possible de la ruelle, nous nous mettons à découvert et commençons à tirer sur la bête, accompagné de notre sergent. Je me tiens fermement sur mes jambes et ne cesserais pour rien au monde d’arrêter d’appuyer sur la gâchette. Pour sure, on ne peut pas rater la cible, bien qu’elle soir à environs cent cinquante mètre de nous. La bête faisait bien la taille d’un gros cheval. A travers la cendre qui ne cesse de tomber j’arrive tout de même à voir le monstre que nous étions entrain d’abattre. Elle fait penser à une sorte de loup mais sa physionomie est très différente. La bête possède d’énormes pattes antérieurs avec les énormes griffes qui vont avec. Ces pattes inférieurs sont tellement petites qu’on pourrait presque penser qu’elles sont atrophier. Son poile est gris claire et légèrement plus long sur tout la longueur de sa colonne vertébrale. Sa tête a la forme de celle d’un loup mais avec une gueule beaucoup plus impressionnante. On entend la bête glapir de douleur et de surprise. Les babines retroussées, je peux voir clairement chacune de ces crocs couverte de bave et de sang. Rien qu’à regarder ces dents, j’ai l’impression de sentir sa terrible morsure sur mon épaule. L’effet de surprise ne fut que de très courte duré. Bien que nous ne cessions de lui tirer dessus, le monstre s’élança tout de même vers nous. Elle coure vite, trop vite même. - Ne bougez surtout pas ! nous cria le sergent. Continuer à tirer ! Nous continuons de tenir nos positions, sans cesser de tirer sur la bête qui s’élance vers nous. Bordel ! Cette saloperie ne veut pas céder bien que vingt fusils d’assaut vide leur chargeur sur elle ! Plus que cent mètres…plus que soixante-dix mètres…plus que quarante mètre… J’arrive à voir clairement ces grands yeux jaunes qui ne regardent que moi. Je sens toute sa rage et sa douleur se diriger sur moi. Je sens déjà ses crocs et ces griffes s’enfoncer dans mon corps qui me parait soudain si fragile et vulnérable. Elle se dirige sur moi ! Elle va me sauter à la gorge ! Soudain, la bête pousse un glapissement plus aigu, balança sa tête dans tout les sens, pour enfin s’effondrer, glisser sur quelque mètre et s’arrêter juste en face de moi à une vingtaine de mètre. Il y eu quelques secondes de silence où nous regardons tous le monstre criblé de balle. C’est vraiment pas passé loin…Soudain je me rends compte que mon entre jambe est tout humide. J’ai eu une telle trouille en croisant le regard de la bête, que je n’ai même plus fais attention à la réaction de mon corps. Heureusement avec le teint sombre de l’uniforme cela ne se voyait pas trop…Je me sens tout de même un peu ridicule de mettre pisser dessus. Il va falloir que je tienne toute la journée avec un pantalon humide qui hume un parfum délicat…Si mes camarades avaient remarqué mon accident, ils ne le montraient pas. - Bien joué les gars, dit le sergent. Il ne nous reste plus qu’a trouver les trois autres et on pourra rentrer. Encore trois…cela me décourage encore plus. La chasse ne fait que commencer…Nous nous dirigeons vers l’endroit où nous avons trouvé notre premiers Masli. Nous marchons le plus silencieusement possible, tout nos sens en alerte rouge. Je remarque soudain une ombre près d’une épicerie effondré, puis une autre à l’opposé, près d’une voiture retourné et encore une, dans une ruelle…Nous n’avons plus besoin de les cherchés, ils nous ont trouvé… Instinctivement, mes camarades, le sergent et moi, sommes mis en cercle, dos à dos. Nous somme encerclé…Je vois les Masli sortir peu à peu de leurs cachettes. Un…Deux…Trois…puis Quatre…! Cinq… ! Six… ! Sept ! Tous à nous regarder les crocs découverts, la bave coulant de leurs gueules ! - Merde, dit le sergent plus pour lui-même qu’à nous, on dirait bien qu’ils ont eu le temps de s’envoyer en l’air le temps qu’on vienne ici… Pire que des lapins ces bestioles ! Je ne ressens même plus la peur, elle s’est muée en une panique sous sa forme la plus horrible. Le genre de panique qui vous montre la vérité aussi claire que de l’eau de source. Nous sommes perdus. Sept de ces monstres contre vingt pauvres humains que nous sommes. C’est peine perdu… Les Masli commencent déjà à nous tourner autour, montrant les crocs en grognant. Si je n’avais pas vidé ma vessie plus plutôt, je l’aurais fais maintenant. Je sens tout ces regards jaune posé sur moi. Je sens déjà toutes ces griffes lacérer ma peau et ces crocs déchiqueter ma chaire. Je sens déjà la douleur inouïs que cela va faire. Sous mon masque à gaz, je sens les larmes rouler sur mes joues moites. Je vais avoir mal. Je vais mourir et je vais me faire bouffer. Mon corps tremble. Je ne contrôle plus rien. Mon fusil me parait soudain ridicule contre ces monstres. Comment me suis-je retrouvé ici ? Comment j’en suis arrivé là ? Je veux que ce soit déjà fini. - Feux à volonté les gars ! Nous l’avons tous compris. On allait tous y passer. Mais au moins on aura vidé un maximum de chargeur sur ces bestioles. J’ai tiré bêtement dans le tas. Les Masli ont tout d’abord reculé un peu, en glapissant de surprise plus que de douleur. Les bruits de détonations m’assourdissent. J’appuie plus que nécessaire sur la gâchette. Je sens tout mon corps crispé de terreur. Je tire partout devant moi. Je veux qu’ils partent ! Je ne veux pas qu’ils me bouffent ! Soudain j’entends un rugissement derrière moi puis un hurlement de douleur…un hurlement humain. Je me retourne un très bref instant et vois qu’un des monstres à sauté à la gorge d’un de mes compagnons d’arme. Je ne vis que très brièvement tout le sang qui sortait de sa gorge ainsi que les quelques convulsions qu’il eu avant de mourir. Instinctivement nous nous sommes tous éloigné du cadavre, brisant ainsi notre formation. Nous n’avons plus aucune façon de nous protéger et les Masli en on profité…Les balles ne leur font plus du tout peur. Ils se jetèrent sur n’importe qui à leur porter. A travers les coups de feu, j’attends plusieurs hurlements de douleur, gémissements d’agonies, rugissements furieux, glapissements, tire de balle. Je ne sais plus où je suis et ce que je fais. Je ne sens plus que la gâchette sous mon index, mon cœur qui tambourine mon torse et mon sang qui bat dans mes oreilles. Soudain je croise le regard d’une de ces bêtes. Pendant une bref seconde, nous nous sommes regardez dans les yeux. Je rencontre se regard sauvage, ce regard affamé, ce regard qui dit : « tu es à moi »…Je concentre uniquement mon tire sur ce Masli. Elle glapi mais elle s’élance tout de même sur moi. J’ai beau vider tout mon chargeur sur cette bête, cela ne l’empêche pas du tout de se ruer dans ma direction. Je ne vois plus qu’elle, elle et ses griffes, elle et ces crocs, elle et sa faim… Elle s’approche ! Elle est là ! Ses crocs s’enfoncent dans ma gorge. Je sens sa puissante mâchoire se refermer avec force sur mon cou, faisant aussi tomber mon masque à gaz. Mon sang tiède gicle et coule le long de mon corps. J’essaye de respirer. Je n’y arrive qu’à toutes petites inspirations ; l’air empoisonné me brule les poumons et me fait tousser. Je crache un peu de sang et ma vue commence déjà à se brouiller. Le monstre s’est jeté littéralement sur moi, je me retrouve plaqué au sol, désarmé. Je n’arrive plus du tout à bouger. Le Masli m’a finalement lâché la gorge mais je sens son souffle chaud sur mon ventre, à me renifler avec avidité. Je cherche toujours à respirer, même si cela me brule, même si cela ne fait qu’agrandir ma blessure. Je me rends soudain compte que je n’ai pas mal. Enfin, peut être que j’ai tellement mal que je ne ressens même plus la douleur. Je n’entends plus de coup de feu non plus. Peut être que le combat est terminer ou peut être que c’est normal qu’on entende plus avant de mourir. Je sens mon corps lourd. Je n’arrive même pas bouger un doigt. Le Masli a déchiré mon uniforme au niveau du ventre et commence à me griffer. Je n’ai vraiment pas mal. Je ressens juste les pressions sur mon corps et des sortes pincements quand ces crocs m’éventrent. Ma vue se brouille de plus en plus. Il fait de plus en plus sombre. Je n’aime pas le noir. Je n’aime ne pas voir où je vais. Je n’arrive plus du tout à respirer. Je m’étouffe avec le gaz et mon propre sang. Je sens la bête s’attaquer à mes intestins. Je sens ces crocs déchirer ma chaire et mes organes en bavant abondamment. Mes yeux se ferment lentement. Ma tête me tourne. Je sens la bête dérouler mes organes hors de ma carcasse. D’autre Masli s’approche et se dispute ma dépouille. Je ne vois plus rien… C’est fini…
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Missounette
Posté le 08/04/2009
Juste un très bon anniversaire Kalten !!!
Les anciens membres de PA te regrettent et les nouveaux ne demandent qu'à te connaître.
Alors reviens vite en nos terres d'écriture !!!
Sunny
Posté le 03/07/2008
Pas mal de petites coquilles, mais sinon, j'ai apprécié la lecture ^^Reponse de l'auteur: Des coquilles ? Pourtant, le nombre de fois où j\'ai lu et relus...Bon, une fois de plus ne vas pas me tuer ^^\r\nMerci d\'avoir lu Silver ^^\r\nBisous
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