Les abîmes

Minuit sonnait les douze coups sur l’immense horloge qui trônait fièrement au cœur du village  comme un décompte mortel. 

Une voix terriblement douce et grave l’accompagnait :

 

 “ 12… 11… 10... 9.... 8... 7... 6... 5... 4 … 3... 2… 1… ”

 

Puis un silence total… Même l'horloge se tue comme tout autre mécanisme à aiguille.

 

Une cité endormie…

 

Ceux qui étaient occupés se retrouvaient affalés sur place.

C’était la nuit de la Récolte en cette saison bleue. 

Il faisait froid et le vent se faisait discret. Une feuille automnale se risquait à tomber le plus discrètement possible dans cette pénombre.

Une présence flottait dans les airs et arrivait inévitablement au-dessus des toits, chantonnant un air inquiétant sur le bout de la langue.

Une silhouette humaine et sombre, féminine et fine, vint accomplir son labeur.

Il fallait rendre visite aux mortels et défausser leurs âmes d’une mélancolie certaine.

Le sourire aux lèvres et l’appétit ouvert, la grande dame se mit en chasse et en prose…

 

♫ Je récolterai … Vos larmes salées... ♫

 

Dans son errance organisée, la Miss frôla les murs environnants, raides et interdits, comme s’ils voulaient passer inaperçus.

 

♫ Venez déposer … Vos armes usées ♫ 

 

Murmura-t-elle d’une voix passionnée. Elle semblait ne rien vouloir rater. Puis repris vivement...

 

♫ Laissez-moi m'abreuver de votre désespoir … ♫

 

Elle marqua un temps d’arrêt comme pour souligner une pause parfaite avant de reprendre...

 

♫ Je vous apporterai … Une trêve illusoire ♫

 

L’ombre chantante s’avança près d’un corps endormi et inerte. 

Une sorte de brume s’échappa doucement  du rêveur et le sourire de la prédatrice se fendit jusqu’aux oreilles. 

Le nuage fut aspiré d’un coup dans le gouffre béant qui s’était ouvert sur le visage affamé de la Miss.

 

Après ce premier repas, elle se releva d’un coup, refermant sa bouche, s’élevant dans le ciel et chanta en reprenant le pas dans un rythme plus entraînant, une danse plus folle, un chant plus vif:

 

♫ Je suis Miss Mélancolie et je bois vos larmes ♫

 

♫ Je tempère la crise mais lourdes seront vos âmes ♫

 

Un écho étrange venant des abîmes surgit en lui renvoyant son refrain :

 

♫ Miss Mélancolie, boira vos larmes, tempérera la crise et lourdes seront vos âmes ! ♫

 

Et jusqu’aux aurores, Miss Mélancolie se nourrissait au rythme de sa mélodie puis disparut comme elle était apparue, au dernier coup de la nuit. Libérant toutes les horloges et bruits de cliquetis

 

Un homme encapuchonné, vêtu d’un long imperméable marron, de bottes en cuir marrons

 avait suivi la scène de toits en toits sans intervenir.

 

Il disparu en même temps que la grande Dame en noir.

 

J’étais ébahi par ce spectacle et j’en restais bouche bée.

Indigo se réveilla doucement, ses cheveux aux reflets bleues lui donnait une douceur inégalée sous cette nuit bien plus qu’étrange. L’adolescente ouvrit un oeil interrogateur sous sa frange parfaite:

 

- J’imagine qu’elle est passée.

- Oui et ce n’était pas le père Noël… Dis-je.

- Le père No… Quoi ?

 

Je m’appelle Ellioth, un jeune homme de 37 ans, je m’estime encore jeune homme et plutôt bel homme. Je me suis réveillé l’hiver dernier sur une colline gelée tout près de ce village que l’on appelle Emovere. Je n’étais ni chez moi ni même dans un lieu familier. Mais les habitants semblaient me connaître et Indigo était apparemment mon apprenti dans une boutique que je semblais tenir. Elle me trouva errant dehors sur la grande place et m'emmena dans cette fameuse boutique en me disant que c’était chez moi. La jeune fille perspicace pour son jeune âge se rendit vite compte de mon imposture. Je dû lui raconter mon histoire sous ses yeux surpris et chaque jour elle me racontait une partie de la sienne. “Une information par jour”, disait-elle, et son silence, en échange je devais la garder sous mon aile dans cette boutique tant qu’elle en avait besoin en lui offrant la chambre à l’étage.

C’était le prix à payer pour qu’elle accepte de rester mon apprenti et finalement ma seule alliée.

 

Le village est plutôt rustique et tout en colombage, on se croirait à Colmar avec une ambiance digne d’un conte de fée.

 

La boutique dans laquelle je passe le plus clair de mon temps a des allures de vieille pharmacie tout en bois de l’époque du 19ème siècle. Herboriste de métier, je trouvais ce lieu fascinant. Chaque mur avait un nombre incalculable de tiroirs en bois aux poignées dorées du sol au plafond. La première fois que je me tenais devant l’un d’entre eux, j’en ouvris un par curiosité en me demandant quel genre d’herbe j’allais trouver. Mais il n’en était rien. Des perles. D’innombrables amas de petites perles rangées dans chaque tiroir par couleur. Tellement de couleurs différentes. Il me sembla que certaines m’étaient inconnues. Au moment où j’allais en saisir une du bout des doigts, Indigo s’empressa de fermer le tiroir, ce qui me fit sursauter, m’expliquant qu’il ne fallait JAMAIS toucher une de ces perles à main nu, jamais. Elle ne me dit pas pourquoi ce jour là. Mais elle m’emmena au comptoir où il y avait un bon nombre d’autres tiroirs mais plus grands. A l’intérieur, il y avait des pinces de toutes les sortes et chaque pince était destinée à un type de perle, il ne fallait surtout pas se tromper au risque d’altérer ces dernières voire pire, de les détruire. Il y avait aussi des chiffons et mouchoirs de matières plutôt étonnantes aux textures curieuses et aux couleurs étranges. Indigo me dit que toute explication et apprentissage viendrait en son temps et me tira jusqu’à une pièce qui semblait être un bureau avec un petit canapé miteux. Je compris vite que ça serait ma chambre, mon lieu de vie et d’intimité. Une salle de bain improvisé avait le luxe d’exister dans un recoin dudit bureau. La jeune fille était censée être mon apprentie et je me sentais comme à mon premier jour de stage, à la limite d’être intimidé par cette petite au caractère bien trempé !

 

Un soir, je suis monté la voir, toquant timidement à sa chambre, j’avais des questions sur la gestion de cet endroit. Des questions qui m’empêchaient de dormir.

Quand elle ouvrit la porte, je pu apercevoir cette pièce qui m’était encore inconnue. Je n’étais jamais monté, m’étais-je rendu compte. En haut de l’escalier il y avait à gauche la fameuse chambre puis à droite, après une balustrade qui donnait sur le magasin, une autre pièce, une salle de bain. La chambre d’Indigo était digne d’une chambre de princesse. Tout était rangé méticuleusement, le lit correctement fait. D’ailleurs ce lit était semblable à ceux des rois et des reines de mon monde. Je me demandais d’où pouvait venir un tel mobilier. Indigo osa m’avouer à demi mot “Tu avais une femme… autrefois. Mais vu que tu n’es pas Lui, tu ne m’en voudras pas hein? Ses habits sont à ma taille. Je me sens un peu gênée mais je n’ai pas les moyens d’en acheter de si beaux”. En effet, cela m’était bien égal. Elle ne m’en dit pas plus sur cette mystérieuse épouse qui de toute façon n’était pas la mienne et qui, apparemment n’était pas prête de revenir. Mes préoccupations étaient telles que ce détail crucial de mon autre moi m’importait guère à ce moment là. Indigo était toujours bien habillée, coquette et à la fois simple dans sa façon d’être. On aurait dit une manante dans une robe de princesse avec une fausse allure de reine. Ses cheveux bleues et ses yeux nuits lui donnaient un air très mystérieux. Il y avait un profond passé derrière ce regard neutre. Si jeune et si sérieuse.

 

Ça fait maintenant 9 mois que je suis coincé dans ce monde étrange. Je tiens un journal contenant chaque information journalière que Indigo daigne bien me donner.

 

Pour le moment, voici le résumé de ce que j’ai pu consigner :

 

Les règles de ce monde sont régies par les émotions. Elles ont un rôle crucial dans le bon fonctionnement du quotidien. Si une personne est déséquilibrée émotionnellement, elle perd le contrôle et devient un Perdu. Un Perdu serait un monstre assoiffé d’émotions qui se met à dévorer compulsivement la chair de tout être vivant pensant y voler des émotions mais comme il n’en est rien, il perd d’avantage les siennes et la raison jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de la personnalité du pauvre malheureux. Je n’en est encore jamais vu. Je me demande du coup si Indigo n’a pas inventé cette histoire pour me faire peur.

Et ces perles alors ? Et bien ce sont des concentrés d’émotions qui pénètrent dans le corps au moindre toucher permettant ainsi de rééquilibrer une personne. Donc, cette boutique aux allures de pharmacie est bien une sorte de pharmacie. Les personnes qui viennent nous voir me présentent un papier avec des instructions de prise de perles et ces perles sont nommées par une suite de chiffres précédés de la lettre “x” minuscule ou “i” minuscule. Je n’ai pas encore compris cette convention de nommage. Mais je suppose que j’aurais cette information un jour dans l’info du jour.

 

Mais aujourd’hui, je venais d’être témoin d’un événement hors du commun même pour ces habitants. Ils appellent ça, La Récolte. Et ils insistent sur les majuscules.

 

- Miss Mélancolie hein ? 

Demandais-je, résigné, sans vraiment attendre une explication satisfaisante.

 

- Encore une preuve de ton imposture, tu ne sembles pas t’être endormi comme tous les autres. J’espère que le veilleur ni même La Miss ne t’ont aperçu avec tes yeux écarquillés de surprise et surtout… grands ouverts ! Dit-elle presque en colère.

 

- Je ne vais pas m’excuser de n’avoir rien manqué. D’ailleurs, c’était effrayant. Et c’est quoi un veilleur ?

- Comment était-elle ? Demanda Indigo tout à coup plus amicale.

- Oh oh oh, je me sens en position de force, aurais-je une information que tu n’as pas ? Je compte bien la marchander chère petite !

 

Les nuits de récoltes faisaient partie des légendes consignées avec soin dans des ouvrages de qualité probablement écrits par ces fameux veilleurs. Indigo m’expliqua que les veilleurs sont des humains ayant certaines aptitudes physiques et émotionnelles leur permettant d’accompagner un Récolteur. Son rôle est de surveiller ce dernier pour qu’il ne prenne que ce qui est prévu. Ils auraient suivi un entraînement spécial et vivraient en marge du monde dans des endroits cachés d’après l’ouvrage de ma table de chevet. Mais personne n’en a jamais vu ou alors vu sans le savoir puisque la population est systématiquement plongée dans un sommeil profond à chaque passage.

 

Cette expérience fut l’info du jour la plus incroyable. Il semblerait que je ne sois pas soumis aux règles de ce monde, parce que si j’étais un veilleur, je le saurais !

 

Dans mon monde et mon époque, Paris, 1960, ayant connu la deuxième guerre mondiale à l’âge d’Indigo, c’est à dire, à 16 ans, j’ai appris à ne plus me laisser envahir par mes émotions. je préfère le calme intérieur aux montagnes Russes de l’âme. Pour cause, une fois diplômé Herboriste, je n’ai plus jamais laissé mon être s’emporter dans des émotions fortes comme l’amour ou la guerre. Je préférais la stabilité et la concentration qu’offrait mon métier. Je cultivais des plantes, les récoltais puis les transformais en remède. Je n’avais pas de boutique, juste un appartement petit et modeste où je passais juste mes nuits. La journée, j’allais chez un vieux qui me prêtait son jardin et sa cabane en guise d’atelier pour que je puisse confectionner les remèdes. En échange, il bénéficiait de mes services à vie, gratuitement. Ça lui faisait aussi de la compagnie. Il était veuf et j’étais un peu comme son fils spirituel. Je l’ai toujours appelé “le vieux” mais il s’appelait George. Je l’entends encore jurer sous sa grosse moustache blanche dans son garage, une pipe au bec. Son truc à lui, c’était la mécanique.

 

- Je ne pense pas avoir été repéré, on était dans une ruelle serrée en contrebas. D’ailleurs je n’ai pas vu le spectacle en entier si ça peut te rassurer.

- Ellioth, cette Récolteuse… C’est ma sœur… Dit-elle d’un air sombre et détaché.

- Pardon ?! Dis-je interloqué ! Ce monstre ?

- Ce n’est pas un monstre !! C’est une humaine comme tout le monde d’accord ?! 

Indigo tenta de reprendre son calme puis repris.

- Comme je t’ai déjà expliqué, il y a les veilleurs mais aussi les Récolteurs. Les récolteurs sont des humains entraînés depuis leur plus jeune âge à perdre une partie de leur humanité pour gagner la capacité de récolter.

- Mais récolter quoi et pourquoi à la fin?

 

Je me suis fait traiter d’idiot. Evidemment, il s’agissait de récolter des émotions. C’était l’automne donc c’était la mélancolie qui était récoltée. Evidemment “Miss Mélancolie”. Ça me dépassait tout ça. Il y avait d’autres récoltes à chaque saison par des Récolteurs différents. Il paraît que la Récolteuse de mélancolie est la seule qui chante et qui se donne un nom de scène. Voyez-vous ça. Ça explique pourquoi je ne m’étais jamais rendu compte des autres récoltes. Mais surtout, je pense que Indigo a su me le cacher. Le but de la récolte est apparemment d’ôter aux humains le surplus d’émotion pour réduire les risques de déséquilibre et faciliter le travail des médecins, l’alléger du moins. Avec l’automne, les gens sont naturellement épris d’une certaine mélancolie, c’est une émotion saisonnière. C’est un peu notre grippe à nous. 

 

- J’ai besoin de toi pour retrouver ma sœur. Tu ne t’es jamais endormi lors d’une récolte. Pour cette année c’est raté. Il va falloir attendre l’automne prochain… Dit-elle déçue.

Je compte sur toi pour te préparer à cette rencontre. Je vais t’apprendre tout ce que je sais et tout ce que tu dois savoir pour l’appréhender. Il faudra que tu parviennes à lui parler ou attraper son veilleur. Il ne faudra pas les laisser filer ! Mon nom sera ta seule chance de retenir son attention.

- Ah je comprends mieux pourquoi tu es restée à mes côtés, c’était complètement intéressé n’est-ce pas ? Dis-je un peu plus froidement.

- Elle est ma seule famille. Dit-elle sur un ton sérieux. Et je sais ce qu’elle prépare, elle va faire quelque chose de stupide et de terriblement dangereux. Une expérience qui n’a jamais fonctionné, excepté dans une légende. Mais elle n’y parviendra pas avant l’année prochaine, ça nous laisse du temps!

 

Indigo est rude et a un caractère assez difficile mais je me suis habituée à elle, je dirais même que je commence à l’apprécier comme ce que l’on pourrait qualifier de petite sœur. Enfin, je suppose, je n’en n’ai jamais eu, je suis fils unique.

 

Alors me voilà embarqué dans une quête insensée. Mes recherches sur ce monde ne donnent aucun indice sur le mien, pas la moindre corrélation, pas une histoire, pas une légende sur un monde parallèle ou autre.

 

Par contre, je suis tombé sur une version de la genèse de l’humanité émotionnelle plutôt intrigante :

 

Il fut un temps où les humains ne ressentaient qu’une seule émotion à fois. La joie, la tristesse, la peur et la colère.

Ces dernières flottaient dans les airs comme des petits pompons qui avaient chacune une couleur qui leur était propre. Les petites boules jaunes lumineuses flirtaient avec les bleues, les rouges faisaient frissonner les vertes, les violettes suivaient la danse.

Quand un humain avait le besoin d’exprimer quelque chose, il attrapait la couleur qui lui correspondait à ce moment précis. Il l’absorbait par la poitrine et la gardait le temps nécessaire. Puis, il la rendait au ciel. Ces étoiles étaient de toute beauté, accessibles et colorées. Elles dansaient ensemble sans jamais se toucher.

Mais un jour, bousculée par la peur, la joie se cogna contre la tristesse et elles tombèrent toutes deux dans la poitrine d’un humain qui se mit à avoir le cœur lourd, si lourd que des gouttes d’eau sortirent de ses yeux sans savoir pourquoi. Ce dernier tenta de rendre l’émotion au ciel. Mais comme il ne l’avait pas empruntée, il ne sut pas comment la rendre.

Toutes les étoiles se mirent à se bousculer et se heurter, tombant au cœur de l’humanité jusqu’à ce que le ciel fut complètement sombre.

Cet événement se nomme : Le Sombre Jour.

 

Et il parait que depuis ce jour, les humains sont tourmentés par ce qu’ils ressentent car il subissent les émotions au lieu de les choisir comme avant.

C’est comme si le choix de ressentir était leur paradis à eux. Et l’enfer celui de subir une émotion sans jamais pouvoir s’en défaire. L’idée d’être dans l’enfer de ces gens ne m’enchante guère. Non vraiment, ça ne m’aide toujours pas à trouver comment rentrer chez moi… Mais peut-être que résoudre les mystères de ce monde me permettra de résoudre mon propre mystère. Mais ça, c’est une autre histoire...


 

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Elodie
Posté le 28/10/2020
Bonjour,
Comme d'autres, j'ai eu un peu de peine à crocher à l'histoire, plus à cause de l'écriture je pense, car je trouve les idées vraiment intéressantes, créatives et certainement plus abouties que ce qui transparaît dans cette nouvelle. Bravo pour l'imagination et au plaisir de lire le roman qui en naîtra...
Esiolle Liac
Posté le 28/10/2020
Bonjour :)

Merci pour ton retour :)
Va falloir que je travaille mon écriture oui :)
Fannie
Posté le 18/10/2020
Coucou Esiolle Liac,
Comme d’autres plumes, je trouve que cette histoire et cet univers ont du potentiel, mais la matière est trop dense pour une nouvelle. Je dois avouer que je ne comprends pas qu’elle ait été sélectionnée parce qu’elle n’est pas aboutie et, à mon sens, même inachevée. Cependant, elle regorge de belles idées et présente un monde plein de fantaisie, à la fois poétique et coloré.
Je trouve qu’on a l’impression d’être ballotté entre les parties de récit au présent et au passé, sans toujours bien savoir où on en est. Pour ton roman, tu devrais trouver un système pour différencier plus clairement l’histoire qui se déroule présentement du passé des personnages.
Coquilles et remarques :
Les tirets de dialogue doivent être des cadratins ou des demi-cadratins.
On ne met jamais de majuscule aux incises de dialogue, quel que soit le signe de ponctuation qui précède.
— Pas même cette jeune fille qui dit être mon apprentie m'entrainant dans cette curieuse boutique [Je mettrais « en m’entraînant » ou « et m’entraîne » / « m'entrainant »] (sans accent circonflexe) est la graphie rectifiée, que tu n’appliques pas ailleurs ; il vaudrait mieux que tu conserves l’accent circonflexe sur le « i ».]
— Même l'horloge se tue comme tout autre mécanisme à aiguille [se tut ; « se tue » est une forme du verbe « se tuer »]
— Elle semblait ne rien vouloir rater. Puis repris vivement… [« rater » détonne dans le style ambiant ; je propose « manquer » / Puis reprit]
— Une sorte de brume s’échappa doucement  du rêveur [Il semble y avoir deux espaces avant « du rêveur ».]
— dans un rythme plus entraînant, une danse plus folle, un chant plus vif: [Espace insécable avant les deux points.]
— Miss Mélancolie se nourrissait au rythme de sa mélodie puis disparut [se nourrit ; passé simple]
— Libérant toutes les horloges et bruits de cliquetis [C’est redondant : un cliquetis est un bruit.]
— Un homme encapuchonné, vêtu d’un long imperméable marron, de bottes en cuir marrons / avait suivi la scène de toits en toits sans intervenir. [Annuler le retour à la ligne avant « avait suivi ». / Pour éviter la répétition, je propose : « vêtu d’un long imperméable et de bottes en cuir marron » ou « vêtu d’un long imperméable marron et de bottes en cuir assorties » / marron ; les noms employés comme adjectifs de couleur sont invariables]
— Il disparu en même temps que la grande Dame en noir. [Il disparut]
— J’étais ébahi par ce spectacle et j’en restais bouche bée [j’en restai ; passé simple]
— ses cheveux aux reflets bleues lui donnait une douceur inégalée [bleus / lui donnaient]
— L’adolescente ouvrit un oeil interrogateur [un œil ; ligature]
— Oui et ce n’était pas le père Noël… Dis-je. [Ponctuation : Oui, et ce n’était pas le père Noël… dis-je.]
— Je m’appelle Ellioth, un jeune homme de 37 ans, je m’estime encore jeune homme et plutôt bel homme. [C’est maladroit ; je propose : « Je m’appelle Ellioth, j’ai 37 ans, je m’estime encore jeune et plutôt bel homme ».]
— Indigo était apparemment mon apprenti dans une boutique [mon apprentie]
— La jeune fille perspicace pour son jeune âge se rendit vite compte de mon imposture. [Il faudrait placer « perspicace pour son jeune âge » entre deux virgules.]
— Je dû lui raconter mon histoire sous ses yeux surpris et chaque jour elle me racontait une partie de la sienne. [Je dus ; « dû » est la forme du participe passé, masculin singulier / virgule après « chaque jour ».]
— “Une information par jour”, disait-elle, et son silence, en échange je devais la garder sous mon aile [J’enlèverais les guillemets, qui sèment la confusion. / Il faudrait mettre un point après « et son silence ».]
— pour qu’elle accepte de rester mon apprenti et finalement ma seule alliée [mon apprentie]
— avec une ambiance digne d’un conte de fée [de fées]
— des allures de vieille pharmacie tout en bois de l’époque du 19ème siècle [du 19e siècle / « l’époque du 19e siècle » est redondant]
— La première fois que je me tenais devant l’un d’entre eux, j’en ouvris un par curiosité en me demandant quel genre d’herbe j’allais trouver [que je me tins ; passé simple / je l’ouvris ; on parle déjà de « l’un d’entre eux » / j’allais y trouver]
— qu’il ne fallait JAMAIS toucher une de ces perles à main nu, jamais [à main nue]
— Elle ne me dit pas pourquoi ce jour là. Mais elle m’emmena au comptoir où il y avait un bon nombre d’autres tiroirs mais plus grands [ce jour-là / Pour éviter la répétition de « mais », je propose « d’autres tiroirs, plus grands ».]
— A l’intérieur, il y avait des pinces de toutes les sortes [À l’intérieur / de toutes sortes]
— et chaque pince était destinée à un type de perle, il ne fallait surtout pas se tromper [Point-virgule après « perle ».]
— Indigo me dit que toute explication et apprentissage viendrait en son temps [que toute explication et tout apprentissage viendraient en leur temps]
— Une salle de bain improvisé avait le luxe d’exister [improvisée]
— Un soir, je suis monté la voir, toquant timidement à sa chambre [je montai ; il ne faut pas mélanger passé composé et passé simple]
— Quand elle ouvrit la porte, je pu apercevoir [je pus]
— En haut de l’escalier il y avait à gauche [Virgule après « l’escalier ».]
— Indigo osa m’avouer à demi mot “Tu avais une femme… autrefois. Mais vu que tu n’es pas Lui, tu ne m’en voudras pas hein? [à demi-mot / virgule avant « hein » / espace insécable avant le point d’interrogation]
— Je me sens un peu gênée mais je n’ai pas les moyens d’en acheter de si beaux”. [Virgule avant « mais » / d’aussi beaux]
— et qui, apparemment n’était pas prête de revenir. [Il faudrait placer « apparemment » entre deux virgules / pas près de revenir ; à ne pas confondre avec « prête à ».]
— ce détail crucial de mon autre moi m’importait guère à ce moment là [ne m’importait guère / à ce moment-là]
— Ses cheveux bleues et ses yeux nuits lui donnaient un air très mystérieux [bleus / nuit ; les noms employés comme adjectifs de couleur sont invariables]
— Ça fait maintenant 9 mois [neuf mois ; en toutes lettres]
— contenant chaque information journalière que Indigo daigne bien me donner [qu’Indigo / « daigne me donner » ou « veut bien me donner »]
— qui se met à dévorer compulsivement la chair de tout être vivant pensant y voler des émotions mais comme il n’en est rien, il perd d’avantage les siennes et la raison jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de la personnalité du pauvre malheureux. [Virgule après « vivant » et avant « mais » / davantage (en un mot) / ainsi que la raison / virgule avant « jusqu’à ».]
— Je n’en est encore jamais vu [n’en ai ; c’est l’auxiliaire « avoir »]
— Je me demande du coup si Indigo n’a pas inventé cette histoire [Ici, l’emploi de « du coup » est abusif. Voir ici : http://www.academie-francaise.fr/du-coup-au-sens-de-de-ce-fait. Je propose : « Je me demande donc ».]
— Et ces perles alors ? Et bien ce sont des concentrés d’émotions [Virgule avant « alors » / Eh bien]
— qui pénètrent dans le corps au moindre toucher permettant ainsi de rééquilibrer une personne. [Virgule avant « permettant ».]
— Mais je suppose que j’aurais cette information un jour dans l’info du jour [j’aurai ; futur simple / pour éviter les répétitions, je propose quelque chose comme : « que j’aurai la réponse une autre fois dans l’info du jour »]
— Miss Mélancolie hein ? / Demandais-je, résigné [Virgule avant « hein » / annuler le retour à la ligne avant l’incise / demandai-je ; passé simple]
— Encore une preuve de ton imposture, tu ne sembles pas t’être endormi comme tous les autres. [Deux points après « imposture ».]
— J’espère que le veilleur ni même La Miss ne t’ont aperçu avec tes yeux écarquillés de surprise et surtout… grands ouverts ! Dit-elle presque en colère [que ni le veilleur / dit-elle / virgule avant « presque »]
— Comment était-elle ? Demanda Indigo tout à coup plus amicale. [demanda / virgule après « Indigo »]
— Je compte bien la marchander chère petite ! [Virgule avant « chère petite ».]
— dans des ouvrages de qualité probablement écrits par ces fameux veilleurs. [Virgule avant « probablement ».]
— Son rôle est de surveiller ce dernier [Leur rôle]
— et vivraient en marge du monde dans des endroits cachés d’après l’ouvrage [Virgule avant « d’après ».]
— Mais personne n’en a jamais vu ou alors vu sans le savoir puisque la population [ou alors sans / virgule avant « puisque ».]
— à l’âge d’Indigo, c’est à dire, à 16 ans, j’ai appris [c’est-à-dire / pas de virgule avant « 16 ans »]
— par mes émotions. je préfère le calme intérieur aux montagnes Russes de l’âme. [Je préfère (majuscule) / montagnes russes (minuscule).]
— Je n’avais pas de boutique, juste un appartement petit et modeste où je passais juste mes nuits. [Il faudrait enlever le deuxième « juste ».]
— D’ailleurs je n’ai pas vu le spectacle en entier si ça peut te rassurer. [Virgule avant « si ».]
— Ellioth, cette Récolteuse… C’est ma sœur… Dit-elle d’un air sombre et détaché [dit-elle]
— Pardon ?! Dis-je interloqué ! Ce monstre ? [Incise : dis-je, interloqué.]
— C’est une humaine comme tout le monde d’accord ?! [Virgule avant « d’accord ».]
— Indigo tenta de reprendre son calme puis repris. [Pour éviter la répétition, je propose « de retrouver son calme » / puis reprit.]
— Mais récolter quoi et pourquoi à la fin? [Virgule avant « à la fin » / espace insécable avant le « ? ».]
— Evidemment, il s’agissait de récolter des émotions. C’était l’automne donc c’était la mélancolie qui était récoltée. Evidemment “Miss Mélancolie”. Ça me dépassait tout ça. [Pour éviter la répétition, je propose « Bien sûr » au début / virgule avant « donc » / Évidemment / virgule avant « tout ça ».]
— Mais surtout, je pense que Indigo a su me le cacher [qu’Indigo]
— Avec l’automne, les gens sont naturellement épris d’une certaine mélancolie [pris, pas « épris »]
— Il va falloir attendre l’automne prochain… Dit-elle déçue. [Incise : dit-elle, déçue.]
— Il faudra que tu parviennes à lui parler ou attraper son veilleur [ou à attraper]
— Ah je comprends mieux pourquoi tu es restée à mes côtés, c’était complètement intéressé n’est-ce pas ? Dis-je un peu plus froidement. [Ah, je / à mes côtés ! / intéressé, n’est-ce pas ? / dis-je, un peu plus]
— Elle est ma seule famille. Dit-elle sur un ton sérieux [famille, dit-elle]
— Mais elle n’y parviendra pas avant l’année prochaine, ça nous laisse du temps! [Point-virgule après « prochaine » / espace insécable avant « ! ».]
— Indigo est rude et a un caractère assez difficile mais je me suis habituée à elle, je dirais même que je commence à l’apprécier [virgule avant « mais » / habitué / point ou point-virgule après « à elle »]
— Enfin, je suppose, je n’en n’ai jamais eu, je suis fils unique [deux points après « je suppose » / je n’en ai]
— comme des petits pompons qui avaient chacune une couleur qui leur était propre [« qui avaient chacun » ou « et avaient chacune »]
— Quand un humain avait le besoin d’exprimer quelque chose [« avait besoin » ou « ressentait le besoin »]
— Puis, il la rendait au ciel. [Pas de virgule après « Puis ».]
— tombant au cœur de l’humanité jusqu’à ce que le ciel fut complètement sombre [jusqu’à ce que le ciel soit ; en effet, le subjonctif imparfait « fût » (avec un accent circonflexe) détonnerait dans ton texte]
— Cet événement se nomme : Le Sombre Jour. “ [Guillemets indésirables.]
— Et il parait que depuis ce jour [il paraît]
— car il subissent les émotions au lieu de les choisir [ils]
— Non vraiment, ça ne m’aide toujours pas [Virgule après « non ».]
Esiolle Liac
Posté le 28/10/2020
Bonjour !

Merci pour ton retour détaillé et ton analyse :)

Oui il y a encore du travail ! J'avais envie de partager ceci avec vous tout de même et vos retours sont enrichissants et bienveillants :)

Donc merci encore.
SerpaCooper
Posté le 17/10/2020
J'ai été un peu dérouté par la fin, je ne pensais pas qu'une nouvelle participant au concours aurait l'audace d'être une série. Mais pourquoi pas !

Commençons pas le point négatif: le style (après je ne suis pas un spécialiste dans la matière, donc c'est à prendre avec des pincettes, je pense). Je trouve qu'il est trop monotone, il faudrait que tu le dynamise davantage. Ça donne un rythme lent, trop lent. Les phrases sont trop plates, trop simples. C'est dommage parce que ça m'empêche de m'intéresser au narrateur, j'ai l'impression qu'il est mou et a peu de caractère. Il n'a pas l'air extrêmement chamboulé par les événements qu'il vit. Après, peut-être que c'est voulu ?

Mais venons en au point positif ! L'univers que tu as crée est top ! J'aime beaucoup le système basé sur les émotions. On sent que tu as longuement réfléchi à ton monde (notamment à travers le bref récit sur ses origines ou encore que chaque saison correspond à une émotion) et à comment il influence ses habitants. Il y a pleins d'éléments que j'ai hâte de te voir exploiter: les perles, les récolteurs, les veilleurs... et j'ai espère qu'il te reste d'autres idées sous le coude.

Enfin, même si je ne suis pas un grand fan du narrateur pour le moment (d'ailleurs, comment s'appelle-t-il ? Le saura-t-on ?), j'ai bien apprécié Indigo et sa sœur.
Esiolle Liac
Posté le 18/10/2020
Coucou ! :)

Merci pour ton retour constructif.

Alors le narrateur s'appelle Ellioth, peut-être aurais-je du le notifier plusieurs fois dans le récit, c'est comme le nom de la ville, je le donne une fois au début, du coup, ça ne reste pas en mémoire. Pour le style, il est à travailler en effet, c'est ma première expérience, je me mets à lire plus souvent pour tenter d'en prendre de la graine :)

Cette nouvelle est un premier jet pour embrayer sur un roman qui sera probablement une trilogie car oui, j'ai des tas d'idée sous le coude. Mon problème, c'est que je n'ai pas encore acquis l'art de raconter des histoire, de les écrire. Ca va me demander beaucoup de temps pour y arriver.

A savoir que le narrateur ne sera pas Ellioth, mon personnage principal, mais un narrateur omniscient. Peut-être que ça me permettra de rendre le récit plus dynamique.

En tout cas, heureuse que les éléments t'aient accroché ! Ca me fait plaisir ! Ca fait des années que j'essai de mettre en forme cet univers, il reste à structurer tout ça et travailler ma plume :)
Tac
Posté le 11/10/2020
Salut Esiolle !
J'ai apprécié ta nouvelle pour sa foison d'idées. J'ai trouvé cet univers très intéressant et avec plein de potentiel. Cependant, je ne peux m'empêcher de demander s'il n'y en a pas un petit peu trop pour le format nouvelle.
Ce qui m'a principalement déroutée a été la juxtaposition de l'aventure entre les deux protagonistes avec des backgrounds que j'ai trouvés remplis et prometteurs avec la sorte de prophétie à la fin, elle aussi très intéressante mais qui me fait me demander si la nouvelle est le format le plus approprié pour lancer autant de pistes. J'ai également trouvé que cette prophétie n'amenait peut-être pas la conclusion la plus appropriée pour ce que la nouvelle avait commencé à raconter.
Mais c'est chouette de voir un tel bouillonnement d'idées, mieux vaut en avoir trop que pas assez ! Pour moi c'est un bon signe ;)
Plein de bisous !
Esiolle Liac
Posté le 11/10/2020
Coucou !

Oui en effet, beaucoup d'idées, comme je le disais en réponse aux commentaires du dessous, à la base, cette histoire est vouée à être un roman mais ça fait des années que j'essaie de l'écrire et que je n'y parviens pas. Du coup, je me suis dis que traiter quelques aspects de mon histoire pour ce concours de nouvelles pourrait me donner une impulsion et quelques retours. Et je me suis rendu compte que oui, difficile de mettre tout ça dans une nouvelle.
Je savais que ça ne serait pas optimal mais j'avais envie de le partager avec vous comme premier jet !

Donc merci beaucoup de m'avoir lu et d'avoir apporté un retour, c'est très précieux pour moi et pour la suite ! <3

Belisade
Posté le 10/10/2020
Bonjour Esiolle Liac
A un moment dans la lecture, j'ai cru que le texte partait à l'envers, en fait comme si je lisais l'histoire en partant par la fin.
Et c'est vrai que l'histoire ne se déroule pas à mon sens chronologiquement, ce qui est intéressant.
J'ai beaucoup aimé la pharmacie et les perles, et les deux personnages principaux qui semblent toujours en décalage l'un par rapport à l'autre (ça se marie bien avec la remarque précédente).
Bref, on est dérouté, mais ce n'est pas désagréable, on perd un peu les pédales dans ton univers, et puis ça ne se termine pas vraiment, donc on est encore plus dans l'expectative : où va-t-on ?
Excellente l'idée du choix des émotions !
Merci pour ce voyage déphasant.
Esiolle Liac
Posté le 11/10/2020
Bonjour !

Merci beaucoup pour ce retour constructif.
Contente que tu aies aimé certains éléments, ça fait plaisir ! :)
Kevin GALLOT
Posté le 09/10/2020
Salut Esiolle, merci pour cette histoire que j'ai beaucoup aimée, notamment cette histoire de pharmacopée de perles à émotions et de récolteurs, c'est très original. Et le tout très bien écrit.
Par contre je suis frustré, je croyais qu'on allait savoir ce que prépare la sœur Récolteuse, si le héros allait réussir à lui parler, etc... dommage, mais bon, ça laisse une ouverture à une suite, cependant pour moi ce n'est pas le but de la nouvelle.
A+
Esiolle Liac
Posté le 09/10/2020
Coucou ! Merci pour ton retour !

J'ai bien la ferme intention d'écrire la suite et saches que dans ma tête cette suite existe donc tu devrais avoir ton fin mot de l'histoire d'ici l'an prochain. Quelques chapitres verront le jour prochainement.

Pour cette nouvelle, j'ai laissé Ellioth s'exprimer, raconter comment il a vécu son arrivée dans ce monde étrange.
Ca m'a permis de me rapprocher de mon personnage principal.
Mais pour le roman, ça sera une narration omnisciente.

En tout cas, je suis super ravie que ça t'ait plu !
Herbe Rouge
Posté le 08/10/2020
Bonjour,

Intéressant ! Tu arrives à faire de ce monde quelque chose d'à la fois effrayant et magique.
J'apprécie particulièrement le passage sur le "sombre jour" que je trouve magnifique.

En tous les cas, j'ai vu que tu voulais faire de cette histoire un roman, et cela peut vraiment être très intéressant, surtout sur l'utilisation que tu pourras y faire des émotions !
Esiolle Liac
Posté le 09/10/2020
Merci beaucoup pour ce commentaire !
Heureuse que la légende du "sombre jour" t'ait plu ! :)
Isapass
Posté le 07/10/2020
Comme Sissi, j'ai trouvé l'idée originale et prometteuse, mais la forme un peu trop complexe. Du coup, j'ai eu du mal à comprendre où tu voulais nous emmener et à entrer dans ton monde pourtant riche et original.
Je comprends mieux en lisant que ce sont les prémices de quelque chose de plus étoffé. Bravo pour l'idée des émotions, en tout cas.
Esiolle Liac
Posté le 08/10/2020
Merci pour ce commentaire ^^
Oui en effet, je comprends que ce soit un peu difficile à comprendre, il y a beaucoup d'éléments mais je suis déjà ravie que l'idée vous plaise ! :)
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