Le temps des changements

Caleb ne retourna pas en classe les trois jours qui suivirent, préférant de loin rester au calme. Il n’était pas sans savoir qu’il aurait tout à rattraper mais les messages de certains de ses camarades le firent doucement sourire.
C’était donc ça avoir une vie normale, avoir des amis? Ils se souciaient de lui, lui demandaient comment il allait et quand il reviendrait et surtout s’il serait de la partie pour leur petite après-midi au lac. Les réponses de l’adolescent étaient pourtant bien évasives, il reviendrait bientôt, quand il le pourrait et il ne savait pas trop mais, essaierait d’être de la partie.
Il avait toujours cette boule au ventre quand il regardait ses affaires mais, il ne le savait que trop bien, il allait devoir rentrer chez lui avant de pouvoir remettre un pied au lycée. Assis sur le rebord de la fenêtre de la chambre qu’il occupait, il sursauta malgré lui en entendant frapper à la porte et tourna la tête juste à temps pour voir Maddy rentrer, suivie de près par Simon. Ce genre d’irruption ne lui disait rien qui vaille mais le garçon tenta un petit sourire pour les amadouer.

- Vous allez bien vous deux?
- C’est plutôt à toi qu’il faut demander ça mon grand. Répondit son grand-père en s’installant à côté de lui.
- Ça va, ça va, ne vous en faites pas. J’arrive pas encore à me sentir prêt à rentrer à la maison mais je sais que je ne vais pas avoir le choix. Je n’ai juste pas envie de le voir, il va encore me parler, ça va m’énerver. Soupira Caleb avant d'entendre sa grand-mère rire discrètement.
- Ce n’est pas facile l’adolescence mais ça finit par passer. Ton père nous en a fait des belles quand il avait ton âge aussi. Et je suis certaine qu’il trouvait ton grand-père aussi agaçant que tu ne trouves le tien en ce moment. Regarde les maintenant! Tout va bien entre eux.
- Ouai mais lui ne lui a jamais menti ou caché des trucs.
- Tu pourrais aussi penser que nous aussi t’avons menti et caché tout ça pendant toutes ces années, nous étions au courant après tout.

Caleb secoua la tête avant de planter son regard dans celui de son grand-père. D’une certaine manière ce dernier n’avait pas tout à fait tort mais après réflexion il objecta.

- C’est pas pareil, vous êtes mes grands-parents, lui il m’a élevé pendant toutes ces années en gardant ça pour lui et vous…non c’est pas pareil, ça n’aurait pas été légitime que vous engagiez ce sujet. C’était sa femme, ma mère. Rien à voir avec vous!

Les grands-parents se refusaient d’entrer sur ce terrain, refusaient de prendre part à cette dispute entre leur fils et leur petit-fils et bien qu’ils accordent un point à Caleb sur les faits ils ne pouvaient le conforter dans cette idée, pour le bien de tous. Maddy vint prendre ses mains dans les siennes, les serrant doucement elle lui chuchota.

- Il faut que tu saches que ça ne nous dérange pas que tu restes ici, cependant, ce n’est pas en fuyant ton père ou la réalité que les choses s’arrangeront. Nous comprenons que tu sois contrarié, fâché contre lui mais il t’aime. Je pense, nous pensons, qu’il a peur pour toi, qu’il a peur de te perdre comme il a perdu ta maman il y a des années. Lui comme nous, on ne sait pas, on ne peut pas comprendre tout ce qu’il t’arrive. La seule personne qui aurait pu faire la lumière sur tout cela, n’est plus là pour t’en parler. Jamais nous n’avons pu prendre au sérieux ce qu’elle voyait dans ses rêves et nous le regrettons tous aujourd’hui car…
- Car nous ne savons pas de quoi il en retourne exactement et nous ne savons ni si ni comment nous pouvons t’aider à y mettre un terme. Termina Simon dans un soupir las.
- Effectivement, vous ne comprenez pas. Ça ne peut pas s’arrêter et je ne voudrais pas que ça s’arrête. Avant, enfin à un moment donné j’avais peur de tout ça mais plus maintenant. C’est plus fort que moi, que tout, mais je sens que c’est le chemin que je dois suivre pour…je sais pas, pour être moi-même vous voyez?

Son regard passa de l’un à l’autre attendant une réponse ou au moins quelques mots qui l’auraient encouragé mais ils restèrent muets. La peur n’effaçait pas le danger c’était une certitude pourtant ils redoutaient de le voir disparaître à son tour. Maddy se contenta de le serrer dans ses bras avant de quitter la chambre le laissant seul en compagnie de Simon. L’homme avait l’air grave, son regard bleuté qui n’avait jusqu’alors pas quitté l’adolescent finit par se détourner pour profiter de la vue et il soupira.

- Cette situation nous a échappé à tous. Aucun de nous ne sait comment t’apporter une aide mais tu ne seras jamais seul. Ce n’est pas grand chose je le sais bien, seulement j’aimerais que tu n’oublies jamais que tu as une famille et que quoi qu’il se passe nos cœurs et nos maisons te seront toujours ouverts.
- Ça je n’en ai jamais douté Papy et je n’ai jamais dit le contraire. Juste, et bien…j’ai l’impression d’avoir grandi dans le brouillard le plus total. Ma mère me manque toujours autant mais je ne suis même plus certain de me souvenir du son de sa voix. Il me reste quelques photos que je n’ai pas osé regarder depuis des années et avec tout le reste parfois j’ai le sentiment d’être fou mais je sais que je ne le suis pas. Toutes ces choses que j’entends, que je vois, elles sont réelles. Mon père aurait dû être de mon côté et…
- Il a toujours été de ton côté. Il le sera toujours. Je ne sais pas s’il est prêt à te parler de ta mère parce que je ne suis pas dans sa tête mais sache qu’il l’aime toujours, il l’a toujours aimé et parler d’elle doit être difficile aussi. C’était sa femme, pour elle il a bravé bien des obstacles et toi? Toi tu es son fils, c’est pour toi qu’il a tenu bon quand elle a disparu, c’est pour toi qu’il a n’a pas sombré, c’est pour toi qu’il veut continuer de se battre. Alors oui, oui il t’a caché bien des choses et oui il a fait une erreur de jugement mais si tu veux qu’il te parle, il va falloir lui tendre la main.

Les mots de Simon, bien que durs à entendre pour l’adolescent, firent mouche. Il baissa un instant la tête, réfléchissait à toute vitesse avant de soupirer lourdement. Il ne se sentait pas encore la force de pardonner totalement à son père ses cachotteries mais s’il ne faisait pas le premier pas, les choses ne pourraient aller en s’arrangeant. Hochant la tête de haut en bas, il quitta enfin son rebord de fenêtre. Il était temps qu’il prenne ses difficultés à bras le corps, qu’il cesse de faire subir à ses grands-parents tous ses doutes et ses angoisses. Il se mit à ranger ses affaires frénétiquement, manquant de peu le regard inquiet de Simon. L’homme le laissa faire quelques minutes avant de quitter la pièce. Il ne pouvait rien dire de plus, la suite ne pouvait dépendre que de Caleb et de personne d’autres.

Caleb était rentré chez-lui sans grande conviction. Lorsqu’il franchit la porte d'entrée, il sut immédiatement que son grand-père avait prévenu James de son retour imminent. L’homme était assis à la table de la cuisine, une tasse de café entre les mains comme bien souvent. Il avait l’air d’avoir vieilli d’un coup, ses traits semblaient plus tirés que d’ordinaire, ses cheveux en bataille avaient l’air plus gris que d’habitude et l’odeur de tabac qui régnait n’aurait pu tromper personne. S’il retenait une critique acerbe à ce sujet, le jeune homme salua seulement son père d’un signe de tête avant de monter ranger ses affaires.
Il s’en voulait un peu d’être aussi rancunier mais en découvrant une lettre posée sur son bureau il fronça les sourcils. Il la déplia lentement avant de découvrir le livret de famille glissé en son milieu et entama la lecture.

Chaque mot, chaque ligne qu’il lisait lui serra un peu plus le cœur. Son père avait détaillé les moments les plus importants de la vie qu’il avait mené avec Nirvelli. De leur rencontre jusqu’à sa disparition. Il n’avait rien laissé au hasard. Leur relation aussi sincère eût elle été, avait dû braver bien des tempêtes. Des interdictions de la part de sa famille à elle, des conflits dans sa famille à lui. Un promis éconduit pour elle, un héritage abandonné pour lui. Ainsi de suite, James avait tout dévoilé sur ce papier et les larmes de Caleb avaient fini par couler silencieusement. Il les séchait à coup de manches mais ces dernières n’avaient de cesse de revenir de plus belle. James en avait fait de même en écrivant, il le devinait aisément en voyant les petites tâches d’encre qui parsemaient sa lettre, mais le coup de grâce était venu. Il avait enfin révélé à son fils que ses rêves lui faisaient penser à ceux que Nirvelli lui décrivait parfois. Ses peurs en se réveillant, ces voix qui s’invitaient parfois dans son quotidien. De ce que lui savait, jamais elle n’y avait répondu ou prêté attention mais il savait que pour Nirvelli le choix avait été fait quand elle l’avait épousé. C’était lui et personne d’autre jusqu'à la naissance de Caleb où le lui était devenu un eux.

Sous le choc, l’adolescent s’était assis au pied de son lit. Il fixait sans relâche la lettre comme s’il attendait que quelque chose ne se produise. Faire face au vide, au silence était aussi éprouvant physiquement que moralement mais Caleb en profita pour réfléchir. Le fil de ses pensées se construisait à mesure qu’il relisait la lettre et enfin il souffla. Ses parents s’étaient rencontrés vers le Canada, là-bas vers les montagnes. Elle était la fille d’un chaman, avait les mêmes rêves et les mêmes voix que lui qui perturbaient son quotidien. Elle n’avait pas voulu écouter et avait disparu!

- Papa! Hurla-t-il alors en bondissant d’un coup pour dévaler l’escalier. Papa! Papa!
- Caleb? Mais qu’est-ce qu’il t’ar…

James avait sursauté en entendant le premier hurlement de son fils et s’apprêtait à quitter la cuisine pour le rejoindre lorsque Caleb lui rentra dedans. Père et fils se faisaient face et l’homme cligna doucement des yeux en remarquant la lettre toujours fermement maintenu dans la main de son fils. Il prit une petite inspiration, chercha ses mots avant d’être devancé par son fils.

- Est-ce que tu te rends compte de ce que tu as écrit?
- Je pensais que c’était ce que tu voulais, écoute je suis désolé! Répondit James perplexe.
- Mais non! Attends, tais-toi deux minutes! Écoute moi! Râla l’adolescent en faisant la moue. Je me souviens que quand maman a disparu tu as fais tout ce que tu pouvais pour la retrouver mais ni les enquêteurs, ni toi, ni personne n’a jamais réussi à le faire. Tu me dis enfin qu’elle aussi entendait ces voix, qu’elle faisait des rêves semblables aux miens. Tu ne t’ai jamais dis que ça pouvait avoir un lien avec sa disparition?
- Plusieurs fois je me suis posé la question. Mais je refuse de croire que c’est lié parce que si c’est le cas, ça veut dire que tu es en danger!
- Où alors ça veut dire que c’est le moment d’aller rendre visite à sa famille!
- Sa famille! Mais tu n’y penses pas! Ta mère avait prévu de t’y emmener pour tes 16 ans, la majorité pour eux et je tiens à respecter son choix. Ça veut aussi dire que c’est à moi de t’apprendre tout ce que je sais sur eux et ça ne va pas être simple mais, quand tu seras vraiment prêt et majeur, tu pourras y aller. Je t’en fais la promesse! Jura James en sentant une boule se former dans son estomac.

Bon gré mal gré Caleb hocha la tête, il ne pouvait pas sans cesse être en opposition avec son père et se disait qu’un an ce n’était pas grand chose comparé à toutes ces années dans le flou. Il pourrait se préparer, en apprendre le plus possible pour le jour J et finalement n’était-ce pas mieux que de se jeter à corps perdu vers des rivages inconnus? Il acceptait sans condition de suivre l’idée de son père, mais en son for intérieur savait déjà qu’il tenterait d’en savoir plus grave au Maymaygwashi qui s’était avéré jusque là, être son plus fidèle allié!

Au dîner, père et fils se retrouvèrent comme ils ne l’avaient pas fait depuis des années. Caleb allant même jusqu’à mettre la main à la pâte pour participer en cuisine. James ne disait rien, l’observait avec un mince sourire. Il avait le même regard que Nirvelli, ses cheveux, son sourire quand il voulait bien le lui montrer et cet air, mi triste mi concentré, perdu dans ses pensées. S’il avait toujours lutté pour ne pas le comparer à elle, pour ne pas lui mettre ce poid sur les épaules, il devait bien admettre que plus le temps passait plus la ressemblance était frappante. Il n’y avait que son teint qui contrastait, preuve ultime de son métissage mais pour le reste…L’homme donna une petite tape sur l’épaule de l’adolescent avant de quitter la pièce sous son regard interrogateur mais ne dit mot. Tout était presque prêt et ce ne fut qu’un peu plus tard que son père l’appela de son bureau. Caleb arriva surpris, passa la tête par la porte et demanda.

- Tu m’as appelé? Tu ne viens pas manger?
- Si, si j’arrive mais avant, je voulais te donner ça. J’ai un peu de mal à m’en séparer mais on va dire que c’est ton cadeau d’anniversaire en avance tu veux bien? Répondit James en lui tendant une petite enveloppe.
- Qu’est-ce que c’est? L’interrogea Caleb en soupesant l'enveloppe.

Levant les yeux au ciel son père lui fit signe de l’ouvrir et le jeune homme ne tarda pas. Il pouvait voir que l'enveloppe contenait un objet un peu particulier mais choisit contre toute attente de sortir au préalable la photo. Il ouvrit la bouche, la referma, retint difficilement les larmes qui menaçaient de venir s’écouler sur ses joues et souffla.

- C’est vous? Vous étiez jeunes hein! Elle...son sourire. Elle était vraiment très belle!
- C’était un peu après notre rencontre, elle avait tout juste 15 ans et moi à peine 17. J’ai toujours conservé cette photo même si elle se trouvait affreuse dessus. Je veux que tu la gardes, enfin si tu en as envie. Sourit James en le voyant détailler la photo du regard.
- Merci. Chuchota Caleb en gardant la photo dans sa main avant d’attraper l’autre petit cadeau. Fronçant les sourcils il ajouta. C’était à elle? C’est son collier n’est-ce-pas?
- Elle a arrêté de le porter juste après notre mariage, elle considérait qu’elle n’appartenait plus à sa tribu.Se remérora le père de famille avec nostalgie. Si tu regardes bien, il forme un totem, l’ourse bleue pour le clan et le renard pour elle. Elle avait beaucoup d’affection pour eux mais si elle voulait vivre comme tout le monde elle disait qu’elle devait faire l’impasse sur certaines choses. En réalité je crois que c’était plus pour plaire à ta grand-mère mais enfin, je ne savais vraiment pas quoi t’offrir et je me dis que ces souvenirs sont ce que je peux te donner de mieux.

La photo dans une main, le totem en pendentif dans l’autre, Caleb laissa tomber l’enveloppe vide avant de venir se serrer dans les bras de son père. Ses larmes avaient pris le dessus, coulaient abondamment et il hoqueta quelques "mercis" avant de se reculer abasourdi par le coup de tonnerre qui venait de résonner. Se précipitant vers la fenêtre sous le regard étonné de James, il secoua la tête.

- Tu ne l’as pas entendu n’est-ce pas?
- Entendu quoi? Caleb, explique moi! Répliqua James en ramassant l’enveloppe.
- Le tonnerre. Marmonna l’adolescent en passant son regard de son totem au ciel avant de voir l’oiseau le traverser à nouveau en provoquant un nouveau fracas. Caleb grimaça, passa son collier autour de son cou et fixa l’oiseau en sifflant entre ses dents. Je sais, t’as un vrai problème avec moi mais mon pote, on va être deux à jouer.

Comme si l’oiseau avait entendu chacune de ses paroles, il fit volte-face dans le ciel, chaque battement d’ailes provoquant un nouveau coup de tonnerre et les éclairs venant zébrer le ciel à mesure qu’il semblait s’approcher de la maison. James avait rejoint son fils, regardant le ciel à son tour il chuchota à l’oreille de ce dernier.

- Il n’y a pas d’orage pourtant! Ça fait partie de ces choses que tu es le seul à voir n’est-ce pas? A qui tu parles?
- C’est pas si souvent que ça, enfin lui en tout cas n’est pas toujours là. J’ai…Je sais pas, c’est à chaque fois que je fais des recherches sur tout ça justement qu’il arrive. Je ne sais pas encore si c’est bon ou mauvais signe. Je te le montrerai un jour, peut-être! Si t’es sage! Le taquina Caleb en voyant l’oiseau repartir enfin.

James gardait encore un peu le regard posé sur le ciel sans savoir s’il devait être inquiet ou non mais la légèreté de son fils le fit doucement sourire. Voir le totem de Nirvelli sur lui avait un aspect réconfortant malgré tout, peut-être que grâce à cela il serait protégé et finalement, c’était bien le but de chaque parent que de veiller sur son enfant.

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MichaelLambert
Posté le 24/11/2022
Bonjour Elly Rose,
Je reprends ma lecture avec plaisir ! Heureux d'en apprendre plus avec Caleb à propos de sa maman. Je suis moins convaincu par l'argument du père qui évoque une vague promesse pour attendre 1 an avant d'aller voir la famille (comme si ça cachait une raison plus grave ?) et surtout par la trop grande sagesse de Caleb qui soudain ne se révolte plus et est prêt à attendre aussi longtemps (et si ce n'était qu'une façade et qu'il se préparait à fuguer en cachette pour aller rencontrer la famille de sa maman ?)
Belle écriture à toi !
Elly Rose
Posté le 24/11/2022
Bonjour Michael,
Comment dire que je n'ai pas pu m'empêcher de rire en lisant ton commentaire. Outre le fait que tu aies totalement comprit mes personnages, deviner ce que cache leurs paroles est vraiment génial!
J'espère cependant réussir à te surprendre avec le reste!
En tout cas je te remercie sincèrement de l'attention que tu portes à ce récit!
Camille Octavie
Posté le 19/11/2022
Bonjour !
Je continue ma lecture avec plaisir. L'univers se développe je suis curieuse de voir la suite.
Si je peux me permettre quelques suggestions pour essayer d'être constructive:
- je trouve certains paragraphes un peu mal découpés. Un ou deux retours à la ligne pourraient t'aider à mettre en valeur tes informations importantes
- tu as dans ce chapitre quelques typos et erreurs de conjugaison (je peux relire pour te faire une liste si tu veux)
- la relation pere fils et avec les grands-parents est très authentique, mais j'avoue que j'ai du mal à comprendre pourquoi Nirvelli s'est senti le besoin de complètement renoncer à sa culture, ça me paraît un peu dangereux, dans le sens ou ça me donne l'impression que soit sa relation avec sa tribu était toxique, soit James ne l'a pas soutenue dans sa singularité. Ce n'est pas ce que tu dis, mais c'est comme ça que je l'interprète et ça me fait un peu tiquer
Bonne continuation !
Elly Rose
Posté le 19/11/2022
Bonsoir à toi,
Oui, je te remercie encore de l'intérêt que tu portes à mes écrits et je suis preneuse de toute remarque ou conseil
j'avoue que niveau conjugaison parfois je suis loin d'être au top alors si tu veux et peux m'aiguiller je prends aussi (pareil pour la typo).
Pour le moment je peux comprendre que ça puisse faire tiquer que Nirvelli ait voulu renoncer à tout ce qui se rapportait à sa tribu mais tout est déjà pensé et la raison véritable n'arrivera qu'un peu plus tard ;)
En tout cas merci infiniment pour tout!
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