Le réveil

Notes de l’auteur : Ceci est la V1.5 du chapitre 2, avec des légers changement au niveau de la description de Roselynd et pas mal de corrections !

Le soleil pointe doucement à l’horizon. Je suis assise devant l’une des fenêtres de la pièce, sur un des fauteuils de la chambre. Les rayons de soleil caressent délicatement ma peau, la chaleur qu’ils me procurent est agréable.

Un lever de soleil...

Cette aube n’a rien d’extraordinaire. C’est une aurore banale, comme on peut le voir chaque jour si l’on a le courage de se lever si tôt. J’en ai vu des milliers comme celle-là.

Pourtant, ce spectacle m’émeut aux larmes.

Comment peut-on oublier le bonheur qui se trouve dans la banalité ?

J’en omettrais presque la douleur...

Du peu que je sais de la famille Roselynd, ils ne gaspilleraient pas un seul antidouleur pour elle.

Je saisis leurs modes de pensée : chaque respiration difficile est rétribution de ses actions. C’est vrai, que cela te serve de leçon Roselynd ! On n’affronte pas une créature comme le loup blanc sans conséquence !

Pourtant, je ne peux m’empêcher d’avaler goulûment de grosses bouffées d’oxygène. Des sensations ! Enfin !

Du « quelque chose » après des siècles de « rien ».

Je ferme les yeux.

Je profite de ce moment de calme pour séparer mes souvenirs fragmentés et ceux de Roselynd.  

 

Dans ce corps il y a ce qui reste de Roselynd et il y a moi.

Ce tri prend plus longtemps que je l’imaginais. J’ignore l’heure à laquelle je termine, mais la journée semble déjà bien entamer et je commence à avoir faim. Je me relève et tire sur la sonnette qui pend au-dessus de mon lit. Roselynd de Harriott... La fille aînée et héritière d’un des quatre duchés de l’Empire d’Êlo, la logique voudrait qu'une armée de domestiques prêts à la servir ?


 

Pourtant...

Pourtant, plusieurs minutes s’écoulent et personne ne vient. J’insiste. Rien. Personne ne prend la peine de vérifier si Roselynd... Si je suis en vie. Aucun ne s’inquiète de changer... ses... mes... Nos ? Nos bandages qui en ont d’ailleurs bien besoin. Personne ne répond à nos appels, personne pour la nourrir, personne pour la veiller.

Je vois, cela aurait été trop facile autrement.

Je fouille dans sa mémoire pour comprendre. Elle... a été dénigrée dès sa plus tendre enfance... Comment se construire dans ces circonstances ? Rien d’étonnant que pars dix-neuf ans, elle ne trouve comme solution qu’un acte désespéré qui la conduit à sa propre perte.

Je caresse ma poitrine. Sous ses bandages, recouvre ses cicatrices... Les nôtres... Le témoignage d'une volonté. Agir. La preuve qu’elle n’a pas tourné le dos. Le signe de son courage... Le dernier d’une jeune fille qui était à peine plus qu’une enfant.

J’ai beaucoup de défauts Roselynd et je m’en excuse. Mais je jure sur tout ce qui m’est sacré que je tiendrais la promesse que je t’ai faite.

Plus personne n’osera te regarder de haut.

 

La première chose est de me concentrer sur notre guérison, mais cela sera impossible si je n’ai même pas accès à un repas décent et des bandages propres.

Je suis encore faible, mais je me sens capable de me tenir sur nos deux jambes. Cependant, chaque pas trop rapide, chaque mouvement trop brusque tire sur les cicatrices. J’avance doucement jusqu’à une coiffeuse où repose un peignoir en soie. Je l’enfile avant de m’asseoir pour reprendre mon souffle. Et dans le miroir en face de moi, son visage me regarde.

Avant aujourd’hui, je n’avais jamais vu Roselynd... À l’exception de mon arrivée. Là-bas, j’étais aveugle. Je regrette qu’en contrepartie, elle n’ait jamais vu le mien. J’en avais un, les premières années... Je crois... Peut-être étais-je belle ? De mémoire, je ne me suis jamais considérée comme telle... Avec le temps, j’ai simplement oublié ce à quoi je ressemblais.

Pour ne devenir qu’une ombre...

Peut-être aurai-je fini par disparaître...

Que dire de Roselynd ? Roselynd est naturellement jolie. Aurais-je de l’humour, je dirais que Roselynd a tiré le gros lot en matière de génétique ?

Certes, le reflet en face de moi a le teint cireux et les joues creusées, mais je mets cela sur le compte de notre santé. Son physique n’a jamais été la première de ses préoccupations, comme l’indique le peu de produits cosmétiques présent sur sa coiffeuse. Il n’y a d’ailleurs qu’ici un nécessaire à couture et une broderie à peine entamée.

Roselynd est rondeur et douceur. Son visage ovale porte deux yeux émeraude dont le gauche est souligné par un gain de beauté.

Peut-être devrais-je couper nos cheveux. J’aime leur longueur. Leur ébène glisse jusqu’au bas de mon dos, mais les pointes sont abîmées et... Si je dois devenir un mage d’élite... Peut-être serait-il judicieux de les couper...

Je me lève affamée.

J’ai un léger vertige. Je m’habitue mal à sa taille. 

Je me dirige lentement vers la sortie. La première chose que j’avise en sortant, c’est la largeur et la hauteur de ces couloirs, tout comme celles des portes.

Une servante en uniforme s’affaire à placer des fleurs fraîches dans l’un des nombreux vases du corridor et dépose les fleurs sèches sur un chariot à côté d’elle.

— Vous ! je l’interpelle

Elle se retourne, surprise, puis affiche en m’apercevant un petit sourire condescendant.

— Oh. Roselynd.

— Voyons, puisque nous sommes si proches, vous pouvez m’appeler Rose.

À son regard égaré, je comprends qu’elle est loin d’avoir saisi mon sarcasme. Celle-là n’a pas inventé l’eau chaude. Avant qu’elle n’ait le temps d’interpréter mon ironie, j’enchaîne sur un ton calme.

— Cela fait bien un quart d’heure que je sonne que quelqu’un apporte mon repas et vienne changer mes bandages.

Elle m’observe toujours aussi perdue.

— Qu’attendez-vous pour obéir ?

La servante se reprend, se trouvant en terrain familier.

— Enfin Rose... lynd, vous savez que nous sommes occupés, nous n’avons pas le loisir de répondre à chacun de vos caprices. Nous vous apporterons votre repas et vos bandages seront changés en temps et en heure.

Son ton est calme, paternaliste.

Une colère sourde monte en moi, j’en tremble même. Cette personne est littéralement payée pour faire croire aux membres de la maison de Harriot qu’ils sont des dieux vivants, et elle ose en plus refuser de faire son travail de nous... Me prendre de haut ?

De la tristesse et de la honte au fond de notre cœur... Et je sais que ces sentiments ne sont pas les miens, mais les siens. Roselynd aurait fait demi-tour pour pleurer dans sa chambre. Non, en premier lieu elle aurait attendu patiemment que l’on se souvienne d’elle, quitte à mourir de faim ou d’une infection.

Mais Roselynd, c’est ce que tu voulais que je change, n’est-ce pas ?

Je lève la main et claque des doigts. Les fleurs fraîches, encore sur le chariot, s’embrasent. Êlo est une terre de magie et Roselynd, comme toute aristocrate, est un mage.

C’est sous ses cris que je répète mon geste et ce sont les fleurs qu'elle tient encore qui s’enflamment.


 

— Par l’empereur fou ! s’exclame la servante. Roselynd, avez-vous perdu l’esprit ?

 

— Consentez-vous à m’obéir ou dois-je mettre le feu à votre robe ? Mon ton est froid et sec.

 

— Que se passe-t-il ici ? demande une voix autoritaire.


 

Et c’est son entrée en scène. Toutes les princesses en détresse ont une marâtre qui les maltraite, paraît-il. Voici la nôtre, accompagnée d’une femme inconnue. Elles sont suivies de près par une domestique. 

 

Clarisse Harriot...

 

Seconde épouse du père de mon cher hôte, la maîtresse qui a tué de chagrin la mère de Roselynd, si elle ne l’a pas abattue autrement, et l’un des bourreaux de mon corps. À la voir, elle semble être une noble née, mais son absence de magie et le refus de la particule dans son nom trahit des origines roturières. Roturiers, certes, mais d’après la mémoire de Roselynd, les fonds de sa famille feraient pâlir bien des aristocrates. Elle reste droite et ses cheveux roux et levés donnent à son long cou une allure gracieuse. Elle est ce qu’on appelle une « beauté froide », avec ses yeux bleus sont de fines fentes inquisitrices. Je me souviens comment ses lèvres minces se courbent en sourire cruel...

 

— Je répète. Que se passe-t-il ?

 

Elle dissimule la moitié de son visage derrière un éventail qu’elle agite lentement. Son regard s’attarde sur moi, court ensuite vers la servante et finit sur les fleurs brûlées. Son ton reste serein, froid, mesuré, mais là se cache un avertissement silencieux. 

 

— Madame, Roselynd a menacé de brûler ma robe si je ne lui obéissais pas. Geint ma victime.

 

Clarisse fait claquer son éventail.

Quand bien même ce corps serait en parfaite santé, je suis en position d’extrême faiblesse dans ce château. Même la dernière des servantes a plus de poids que moi… Cependant, mes yeux se posent sur la femme qui l’accompagne. J’ignore son identité, mais elle observe la scène avec avidité. Je fais de mon mieux pour me tenir droite, malgré la douleur, malgré la fatigue, malgré la faim... 

 

— Étant la fille du Duc de Harriott, l’héritière de ma famille, j’ai pensé qu’il serait déshonorant pour tout notre clan de laisser le personnel me manquer de respect.

 

Clarisse ferme son éventail et affiche un sourire vide de chaleur. J’hésite à le lui rendre, mais m’abstiens. Je continue sur un ton candide : 

 

— Que se passerait-il si l’on savait qu’un serviteur se permet de désobéir à l'aînée d’une des quatre maisons ducales ?

 

Clarisse lance un regard en biais vers la femme qui l’accompagne. Là est l’erreur de la domestique, elle n’aurait jamais dû avouer m’avoir désobéi. J’aurais à sa place plaidé la folie. Pas la mienne, celle de Roselynd. Clarisse n’est pas une noble, c’est pour cela qu’elle redouble d’efforts pour le faire oublier. On lui impute chaque tort, chaque faute sociale des membres de sa maisonnée. J’aurais de la peine pour elle, si elle n’était pas une horrible mégère. 

 

— Que vous a-t-elle demandé ? 

 

— De la nourriture et que l’on change ses bandages ! 

 

— Eh bien ? Qu’attendez-vous ? S’irrite Clarisse. Rappelez-vous qui sont vos maîtres ! 

 

Voilà qui devrait éviter que je me fatigue les bras à sonner dans le vide... Au moins pour quelque temps. 

 

— Je savais que vous me comprendriez, Belle-maman. Je déclare, sarcastique. Pour l’honneur de notre maison, nous ne pouvons tolérer cela.

 

Elle m’observe de ses yeux fins, son instinct lui dit que dans ma réplique, il y a quelque chose à interpréter, mais elle abandonne la réflexion. Je ne suis que Roselynd après tout !

 

Alors que la servante disparaît, Clarisse se tourne vers sa compagne.

 

— Mme Raely, si vous voulez bien continuer ? J’aimerais avoir deux mots avec ma fille.

 

Cette Mme Raely jette un long regard sur moi avant de poursuivre avec la domestique qui les accompagne. 


 

— Quant à vous, puis-je savoir ce qui vous est passé par la tête jeune demoiselle ? me demande la marâtre lorsque sa compagne n’est plus à portée de voix. 

 

Le retour de bâton ne tarde pas. C’est un mauvais moment subir. Mes jambes tremblent, la faim et la douleur me tenaillent. Je rends le regard que Clarisse me porte. Je ne dois pas flancher. Comme je l’ai dit, l’épouse du Duc ne tolère pas les écarts et l’acte désespéré de Roselynd a de quoi faire jaser la haute société pendant toute une année. 

 

— Pardonnez-moi, Belle–maman. Je n’aurais pas dû. Je me rends compte maintenant à quel point j’ai été stupide ! À quel point j’ai dû non seulement blesser l’honneur de notre famille, mais aussi celle de… (je mets quelques secondes avant de me rappeler son nom) Garance ! Je ferais des excuses publiques si vous le jugez nécessaire. 

 

Elle ouvre son éventail d’un geste pour cacher son sourire et s’évente doucement.

 

— Le médecin va venir pour vous, Roselynd. J’espère que vous savez combien vous nous coûtez. Beaucoup, là dehors, n’ont pas les moyens de se payer un tel luxe !

 

Elle désigne la fenêtre de son accessoire. Je regarde ce qu’elle pointe. La culpabilité était un puissant levier avec Roselynd. Elle avait... une vision déformée du monde extérieur. «L'Extérieur » rimait avec de pauvres âmes, faisant la manche, suppliant pour une miche de pain…. Elle se serait imaginée à leur place, privée des bons soins de sa famille. Roselynd a connu la faim. La vraie faim. Celle qui reste envisageable pour une fille de duc. Ils l’ont détruite, avec une application cruelle. Ils lui ont fait comprendre que pour eux, elle était dispensable. L’obéissance et le silence aveugles étaient tout ce qui lui était demandé. 

 

Moi, tout ce que je vois, c’est que d’ici jusqu’à la montagne au loin, tout appartient à la maison de Harriott. 

Et que la somme qu’ils doivent verser au médecin doit être d’un montant bien inférieur au prix de l’éventail couvert de pierres précieuses que Clarisse arbore fièrement. 

 

— Ne vous inquiéter pas, tout ce que vous avez fait pour moi, je vous le rendrai au centuple.

 

Clarisse sourit, ne notant pas la menace sous–jacente.

 

— Je l’espère bien, mon enfant, maintenant, retournez dans votre chambre et reposez-vous. 

 

La porte fermée, je m’effondre. Je ne suis pas habituée à la magie et elle draine. Je suis si fatiguée que l’idée même de me lever me semble insupportable. Je me force cependant à aller au fond de mon lit. Le repas arrive alors que je finis de me couvrir. La collation que l’on me présente est simple : un morceau de viande rouge accompagnée de quelques haricots. Sans m’inquiéter de mes manières, je plante ma fourchette dans la viande et croque à pleine dent. 

Si je devais faire un classement des choses qui m’ont le plus manquée, la nourriture serait en bonne position. 

Cette viande est de qualité médiocre. Trop cuite, elle est une horreur à mastiquer. Pourtant, je prends mon temps, savoure. J’en ris de plaisir ! J’en ris jusqu’aux larmes ! La servante qui est restée dans ma chambre ne cache ni son dégoût ni son étonnement. Je dois tout avoir d’une folle. Mais je m’en fiche, qu’elle me juge de tout son corps ! Elle, qui ignore l’horreur de la privation. Par malice je regarde cette femme et lui demande : 

 

— Vous n’arrêtez pas de me fixer, y a-t-il un problème ? Oh ! Peut-être voulez-vous un morceau de viande ? 

 

Je lui tends ma fourchette avec un sourire amusé. 

 

— Je peux partager si vous le désirez. 

 

Je ris lorsque le choc et la confusion apparaissent sur son visage. Elle tente de bafouiller quelque chose, mais échoue. Je décide de la laisser tranquille pour l’instant.

 

Le médecin arrive quelques minutes après que mon repas soit débarrassé.

C’est un vieil homme. Son visage est fermé et hostile. Ses vêtements sont riches, d’une propreté exemplaire, mais désuète. Il me demande de m’asseoir et défait mes bandages qu’il laisse traîner à même le sol.

En voyant mes blessures, sa figure se déforme.

 

— Quelle idée franchement ! Tenter un rite de subjugation sans le temple ni l’Ordre du Lys Rouge. La bête aurait pu vous tuer.

 

La remarque me fait sourire malgré moi. 

 

— Je dois m’estimer chanceuse alors, fais-je avec ironie.

 

Alors que je prononce ces mots, quelque chose bouge sous sa chemise.

J’étouffe un cri. Le médecin me regarde aussi stupéfaire que le serpent à deux têtes qui sort de son col.

 

— Excusez-moi, votre bête m’a surprise… Je… J’ai du mal avec les reptiles.

 

Les serpents, ces créatures du diable. 

Il roule des yeux et fouille dans la trousse qu’il a apportée avec lui.

 

— Pardonnez-moi, je n’ai pas saisi votre nom. 

 

Cet homme se présente comme Daniel de Beauclair. Médecin. Noble. Mage. Ce nom ne dit rien à Roselynd… Il doit venir d’une maison sans importance.

L’une des particularités de ce monde, c’est que pour être reconnus comme adultes et mages à part entière, les aristocrates doivent passer le rite de subjugation. Un rituel qui consiste à dompter une créature magique.

 C’est ce que Roselynd a tenté, seule, pour finalement se trouver dans cet état.

 

— Comment ai-je été retrouvée ? 

 

Le médecin m’observe en plissant les yeux, comme si ma question était suspecte.

 

— Lord Glenn Aldring, de l’ordre du Lys Rouge vous a récupérée agonisant. Vous avez eu de la chance. 

 

Le Lys Rouge… Lys rouge… C’est l’un des cinq grands ordres du royaume. Je crois savoir que l’une de leurs missions est le contrôle des mages et des créatures, qui sans maître, peuvent devenir de véritables fléaux. Lord Glenn Aldring est leur Commandeur. Glenn Aldring… Ce nom est étrange pour un noble, à cause de son absence de particule. 

 

— Je tâcherai de l’en remercier.

 

Tandis qu’il parle, il sort de sa trousse un long rouleau de bandages. Il y fait cracher un liquide à son serpent. Un antiseptique, m’explique-t-il. Sa créature a le pouvoir de synthétiser un large type de substances.

 

— Vous pourrez. Votre sœur prévoira de vous venger en subjuguant la bête qui vous a mise dans cet état. Votre maison a remporté les enchères et elle suit actuellement les préparations adéquates.

 

— Demi-sœur, corrigé-je.

 

Ce qu’il ne sait absolument pas, c’est que faisant fi des droits d’aînesse de Roselynd, sa famille avait arrangé la subjugation de cette bête par cette chère Garance depuis de longs mois. Sentant sa position en danger, Roselynd n’a pas eu d’autres choix que de foncer tête baissée. 

Son anxiété est légitime. Que Garance ait une créature à ses seize ans, alors que Roselynd n’en a aucune n’a ses dix-neuf ne faisaient que rendre sa posture beaucoup plus instable. Comment une pourrait-elle prétendre au titre de duchesse lorsqu’elle n’est ni un vrai mage, ni même une adulte ? Cependant, comment Garance pourra-t-elle hériter si sa sœur est encore en vie ? Évidemment… Dès la réussite de la subjugation, nos jours seront comptés.

Seulement, cette peste ne doit à aucun prix subjuguer le loup blanc.

 

Finissant de fixer mon bandage, le médecin remplit une fiole du liquide qui coule des crocs de son serpent 

— C’est un antidouleur, prenez-le si vous souffrez trop. 

 

Je récupère la fiole et avant qu’il ne me laisse, je lui demande la date du jour. Il me répond et m’explique que je suis restée une semaine dans le coma. J’ai l’impression d’occuper ce corps depuis  la veille seulement, mais je ne peux pas en être certaine…

 

D’après les données que je glane dans la mémoire de Roselynd, j’estime que le rite de la demie-sœur aura lieu dans quatre mois. J’utiliserai ce temps pour ma préparation.

 

Une créature magique, hein… Je n’avais pas ce genre de chose dans ma réalité. Pourtant, cela m’aurait été bien utile...

J’ignore l’élément du serpent que je viens de voir. Les mages ne peuvent pas choisir une bête d'une magie différente à la leur. 

 

J’analyse l’antidouleur, toujours entre mes doigts. En prendre est tentant, mais je refuse de me couper de mes sensations, aussi désagréables soient-elles. 

 

J’observe le petit flacon. Une créature capable de synthétiser n’importe quelles substances, hein…

 

Un début de plan se forme dans mon esprit. 

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Isapass
Posté le 26/11/2020
Je trouve décidément que ton intrigue se déroule bien : on est tout de suite au cœur du drame. On pense tout de suite à Cendrillon mais tu as bien anticipé ça avec ta réflexion sur la marâtre "obligatoire". Très sympa. Et évidemment, la présence de ce nouvel esprit dans le corps de Rosalynd va changer grandement la donne ! Toute la combativité, l'esprit retors qui lui manquaient sont là, à présent.
Tu as pris le parti du manichéisme (en tout cas pour le moment) et on a l'impression que les méchants sont très méchants et se liguent tous contre cette pauvrette. J'aime bien : ça change, un monde aussi tranché. Et puis ça va peut-être changer à mesure que l'histoire avance.

Bref, mon impression est assez positive, mais j'en arrive à la partie moins agréable de mon commentaire (désolée). Sur la forme, je pense qu'une relecture attentive est nécessaire. Ou peut-être que tu pourrais demander l'aide d'un correcteur (sur le forum, par exemple). Il me semble qu'il y a pas mal de tournures inexactes, de phrases un peu confuses et de répétitions. C'est dommage parce que ta plume est pourtant fluide et agréable à lire, le vocabulaire est varié et bien adapté. Mais certains paragraphes souffrent un peu de ces erreurs et personnellement, ça m'a plusieurs fois "sortie" de ma lecture.
En revanche, d'autres paragraphes sont nickel et là, c'est vraiment immersif.

Je poursuis ;)
Pandasama
Posté le 27/11/2020
Bonjour et merci de ton commentaire !

J'ai quelques soucis en matière de relecture… Mais maintenant, je prends (beaucoup) plus de temps pour écrire et me relire, puis j'ai mis la patte sur une clé d'Antidote, ce qui déjà me permet de faire disparaitre mes erreurs les plus bêtes !
Ora Koro
Posté le 27/10/2020
Bonjour, l'histoire est parfaitement suivable, elle est même hyper agréable dans sa lecture. Je ne vois pas le temps passer tellement je suis plongé dedans. J'ai ajouté l'empire d'Elo dans ma pile à lire car le résumé me plaisait bien mais en réalité je suis bien content de l'avoir fais, l'histoire me plaît d'autant plus !
Pandasama
Posté le 27/10/2020
Bonjour !
Ton commentaire me fait très plaisir ! J’espère que ça continuera de te plaire !
Visaen
Posté le 30/06/2020
Bonjour,

L'histoire est compréhensible et l'univers est bien posé, les éléments dosé suffisamment pour être intelligible sans être lourd. Il y a des coquilles que je relèverai ultérieurement si tu le souhaites (lorsque je serai sur un pc et non sur un tel). Je suis d'accord avec les critiques précédentes sur la description type catalogue, pour autant elle fonctionne et me semble légitime dans ce contexte où l'héroïne découvre son corps en bonne et du forme. C'est vrai que ça peut refroidir, comme un cliché peut horripiler parfois, mais il n'en demeure pas moins utilisable. A toi de voir.
Une question cependant en lien avec le médecin. Roselynd ne le connait pas. Pourtant, il semble être le médecin de la famille et Roselynd étant de constitution fragile, ne devrait elle pas être suivie par lui ou au moins, le connaître ?
A bientôt pour la suite.
Pandasama
Posté le 30/06/2020
Merci de ton commentaire, je veux bien que tu relèves mes coquilles !
Pour le médecin, vu son contexte familiale, il ne m'ai jamais venu à l'esprit que Roselynd aient un vrai suivit médicale. Mais la connaissance du médecin est une piste a suivre !
Visaen
Posté le 30/06/2020
Ok !
Alors... :)
"devant l'une fenêtres" --> l'une DES
"une aurore banalE"
"comme on peut le" --> "la" voir ou "en" voir
pas un seul anti-douleur (c'est au singulier).
"leurs mode de pensée" : enlève le S à leur
"chaque respiration difficile EST"
"elle ne trouver" --> elle ne trouve
"J'ai beaucoup de défautS"
"A l'exception" --> À (tous les à majuscule en début de phrase doivent porter l'accent)
"Elle est ce qu’on appelle une beauté froide avec ses yeux bleus sont de fines fentes inquisitrices."
Peut-être auraiS-je fini ...
produit de produits de beauté présentS
Il n'y a d'ailleurs qu'ici un --> ici QU'un
"Elle est ce qu’on appelle une beauté froide avec ses yeux bleus sont de fines fentes inquisitrices." --> la phrase n'est pas correcte, je propose : "Elle est...froide et ses yeux bleus sont de fines fentes inquisitrices."
"si je ne lui obéissait pas. Geint ma victime." --> pas, geint ma...
"candide:" --> candide :
" La vraie faim. Celle qui reste envisageable pour une fille de duc." --> tu voulais dire "inenvisageable" ou "intolérable" ?
"Oh peut être voulez vous un morceau de viande ?" --> peut-être" "voulez-vous"

De façon générale, avant un : ! et ?, il doit se trouver une espace.
"e lui tends ma fourchette avec un sourire amusée." --> amusé
"Que Garance aient une créature" --> ait
"anti-douleur" --> le mot se dit, mais peut-être que "antalgique" est plus approprié venant d'un médecin, c'est optionnel.
et enfin "demie-soeur" --> demi-soeur (tu l'as écrit plusieurs fois).

Ninon Marza
Posté le 25/06/2020
Dis donc, ça se complique ton affaire !
Donc Roselynd a tenté le tout pour le tout, désespérée de récupérer un semblant de reconnaissance puisqu'elle est supposée être l'héritière des Harriott, c'est bien ça ? Et maintenant, elle a offert son corps à Ombreline (enfin on se comprend) en échange d'une vengeance magique ?
Ouais, bah ça me plaît bien tout ça !
Puis la construction de ton chapitre y est pour beaucoup, le fait que tes phrases soient courtes avec des retours à la ligne, ça rend la lecture plus agréable et plus fluide :)
Pandasama
Posté le 26/06/2020
Oui, tu as tout compris! L'histoire est simple... Pour l'instant. Merci pour ton commentaire et ravie de voir que tu aies aimée !
Alice_Lath
Posté le 10/06/2020
"Geint" pitite coquille
"descend" -> "décent"
Sinon, en dehors de la description en mode catalogue, c'est vraiment très bon. Pour le passage sur le physique de Roselynd, je pense que tu devrais vraiment revoir ce passage. Et j'avoue que de surcroît le fait qu'elle soit canon dans les standards de beauté occidentaux, je trouve ça un peu dépitant huhu, ça m'a un peu déçue, je sais, c'est bête. Après, bien sûr, c'est ton livre et tu es libre.
Sinon, en dehors de ça, c'est toujours aussi bon, c'est même jouissif de la voir reprendre le contrôle comme ça! Je pense vraiment que tu tiens quelque chose dans ce concept pour le coup
Pandasama
Posté le 11/06/2020
Merci. Je pense en effet revoir la description o/.
Melsuien
Posté le 06/06/2020
Je reste sur mon avie de l'autre chapitre, tres belle plume, tres belles descriptions et narrations, sauf un truc, un seul petit truc que je trouve impardonnable, j'ai vraiment cru que vous avez écris tout le chapitre puis vous avez laissé une gamine de 12 ans fan de fanfiction de mauvais goût écrire ce passage.

La description du personnage en mode CV de personnage, c'est non non non, c'est une grosse faute de goût, alors la quand vous avez donné sa taille j'ai faillit recracher mon café, on décrit un personnage au file des chapitre, et même si votre ombre découvre son corps, c'est pas une excuse pour faire ça.

C'est tres moche comme narration ce genre de description puérile, je suis un peu dure avec vous, mais votre plume est tellement bien que je pense que c'est du gâchis, bref je vous renvois vers la vidéo de Christelle Lebailly sur youtube " comment créer de bons personnages" ou elle aborde ce point, comme elle est bêta lectrice pro et auteure de trois livres peut-être prendrez vous en compte son avis plus que le mien...

Bonne écriture, et ne vous fachez pas hein.....c'est pour vous aider à vous perfectionner.
Pandasama
Posté le 06/06/2020
Alors, oui, je comprends votre avis sur ce passage et je ne suis absolument pas fâchée, je note tout les commentaires et j'en tiendrais compte à la réécriture.

Peut-être me suis je effectivement laissée un peu emporter ici. A retravailler !
Melsuien
Posté le 06/06/2020
j'insiste sur la vidéo de Christelle lebailly, vraiment regardez là, tres instructive et ça va vraiment vous aidez à avoir des bases solides, et j'attends votre chapitre 3 avec impatience....
Vous lisez