Le naufragé

Par Maud14

Cette nuit-là, la petite commune de L’île-Tudy en Bretagne connut une tempête tumultueuse telle que les habitants n’en avait pas vu depuis de longues décennies. La délicate presqu’île subit les foudres des éléments : pluie diluvienne, bourrasques tourbillonnantes et océan contrarié dont les vagues venaient s’écraser contre la grève. On eut même cru que le sol s’était mis à trembler.

Le souffle du ciel s’engouffrait entre les mâts des bateaux et les volets en bois, provoquant un tintamarre sifflant. Comme si des milliers de fantômes prenaient possession des ruelles de cet ancien village de pêcheurs. Certains coups de vent faisaient s’écraser l’écume impétueuse de l’Atlantique contre les carreaux des maisons du bord de la digue, laissant penser au pire.

En cette nuit de septembre, L’Ile-Tudy et ses 800 habitants entourés d’eau ne dormirent pas à poings fermés, et veillèrent tard, à la lueurs des bougies, privés d’électricité. Les plus braves -ou fous- d’entre eux se hasardèrent sur la grève et s’aperçurent que de nombreuses amarres de canots, vedettes et voiliers s’étaient rompus, provoquant, en plus du vacarme de la nature, un clapot impressionnant de leur coque sur la surface de l’eau.

Au petit matin, une bonne quinzaine de bateaux étaient pour certains à la dérive, pour d’autres échoués le long de la rivière de Pont-Labbé, ou bien venaient taper contre la cale du petit port. D’autres épaves poussées par le vent dérivaient tellement qu’elles avaient atteint les rochers de Langoz à Loctudy.

L’aurore apporta la promesse d’une météo plus clémente, et les tentaculaires nuages sombres semblaient désormais galoper loin, très loin sur l’horizon, laissant la place à un vaste ciel grisâtre dénué de pluie.

Le village se réveilla en gueule de bois, mais Hyacinthe était déjà debout. Elle avait veillé toute la nuit, bravant les rafales pour tenter de prendre en photo les déferlantes. Les lames d’eau se brisant sur les rochers, était, selon elle, un des plus beaux spectacles qu’il puisse être donné de voir. Depuis des années maintenant elle arpentait lors de son temps libre sa Bretagne natale pour capter ces instants magiques et les suspendre dans le temps.

Le cliché sur lequel elle tomba après s’être séché les cheveux, la laissa sans voix. Il avait été pris sur la grève Sud, à quelques mètres de chez elle. Sur l’écran de l’appareil, au milieux des flots en colère se brisant puissamment contre le béton, apparaissait une forme de visage. Les creux noirs de la vague esquissaient des yeux et une bouche béante. Puis, plus en haut, une couronne de piques fabriquée d’écume et de moutons semblaient se dessiner. « Poséidon », pensa-t-elle tout haut en fixant la vague au visage du dieu des océans.

Reposant son « instrument à capter la beauté » comme elle aimait à l’appeler, Hyacinthe attrapa son ciré jaune et sortit de chez elle. La faim lui tenaillait le ventre et elle avait rêvé toute la nuit de pain frais et croustillant tartiné de beurre salé. Très salé. La jeune femme emprunta la ruelle -encore déserte au vue de l’heure - qui passait derrière chez elle et se rendit à la boulangerie.

Alors qu’elle réglait son dû, deux baguettes sous le bras, le vieux Pierrot déboula dans la boutique, le visage écrevisse. Il s’appuya de tout son poids contre sa canne à tête de Fou de Bassan (son oiseau préféré) pour reprendre son souffle.

« Eh beh, mon pierrot, qu’est ce qui t’arrive? », s’inquiéta Soazic, la boulangère aux joues aussi rondes et dodues que des brioches.

Le vieil homme releva péniblement son visage boursoufflé et ridé d’avoir passé trop d’années à boire plus que son soûl sous les rayons du soleil marin et s’écria:

« Y-a un type qui s’est échoué sur les rochers ! Y a personne qu’est réveillé, du coup j’suis v’nu ici directement, je savais qu’toi tu l’srais! »

D’habitude rieur et calme, le ton soudain alarmé du pêcheur troubla Hyacinthe.

« Hyacinthe, tu peux aller voir si ce qu’il raconte est vrai? », lui demanda gentiment Soazic. L’interpellée acquiesça et fit signe à Pierrot qu’elle le suivait. Parfois, le matelot voyait des choses qu’il était le seul à voir. Certains disaient que c’était parce qu’il avait passé beaucoup trop de temps en mer pour un homme. Qu’il était devenu plus poisson qu’humain. D’autres pensaient que la maladie de l’oublie le guettait.

Du haut de ses 70 ans, l’homme qui refusait de partir à la retraite claudiqua jusqu’à la petite plage de rocher au Nord de l’île et montra du doigt une des barques qui s’y était échouée. Le vent s’était remis à souffler, et les cheveux de Hyacinthe lui giflaient le visage. La pluie n’allait pas tarder.

« Il… il est là-bas », grogna-t-il. Ses épais sourcils gris se froncèrent tellement que ses petits yeux noirs disparurent.

Soudain, la jeune femme réalisa que s’il disait vrai, elle allait probablement tomber nez à nez avec un cadavre. Peut-être en décomposition. Et cette image-là, elle n’était pas prête à la voir. Prenant son courage à deux mains et voyant le vieux retirer sa casquette de marin pour la palper anxieusement, elle sauta sur les rochers. Hyacinthe s’approcha du canot décrépit dont la peinture s’écaillait grossièrement et distingua petit à petit des formes humaines. Son coeur rata un battement lorsqu’elle réalisa que le vieux Pierrot n’était pas fou et son corps se tétanisa. Mais, et s’il était vivant? Elle ne pouvait pas non plus rester là sans rien faire.

Elle allongea le pas pour en avoir rapidement le coeur net, et découvrit une épaisse masse humaine avachie au fond de la cale de la barque. La jambe droite par dessus bord, le bras gauche replié sur son ventre, le cou rejeté en arrière, un homme était étendu là. Dans une posture qui n’augurait rien de bon.

« Criss », pesta-t-elle entre les dents, alors qu’elle entendait au loin le grand-père l’appeler.

Hyacinthe se rapprocha un peu plus, le sang battant contre ses tempes. Un pantalon en toile noire et une vieille et large chemise recouvraient le corps qui semblait avoir été bâti dans du marbre. Ses larges épaules coincés entre les deux versants de la coque lui conféraient un aspect de titan. Le petit banc de bois du canot paraissait avoir cédé à moitié sous le poids du crâne de l’homme dont elle ne voyait que la pomme d’Adam proéminente au centre d’un cou massif. Cela ne présageait rien de bon. Elle se concentra pour tenter de repérer un soulèvement de son torse trempé, mais ses yeux se brouillèrent d’effroi ce qui l’en empêcha.

Hyacinthe expira longuement et avala les derniers mètres qui la séparaient du macchabée, et se positionna sur son flanc… Ses paupières étaient closes, mangées à moitié par d’épaisses boucles de cheveux de jais qui lui tombaient sur le visage. Un visage pâle à la mâchoire marquée, au nez droit et à la bouche charnue, encore rougie par… la vie? La jeune femme se pencha précipitamment sur lui et tendit une main pour vérifier son pouls. Se pourrait-il qu’il soit vivant?

Son index frôla la veine du cou de l’homme dont les yeux aux longs cils s’ouvrirent brusquement à son contact. Hyacinthe dégagea violemment la main, comme si elle venait de se brûler. Deux billes bleus la dévisagèrent étrangement.

Le temps se suspendit quelques instants et la jeune femme remarqua une petite tâche orangée, noyée dans l’iris droite de l’inconnu qui se redressait péniblement sur le coude. Il avait des yeux vairons.

Le beuglement lointain de Pierrot la tira de son état léthargique.

« C… Ça va? Vous allez bien? », lui demanda-t-elle en s’éloignant légèrement.

Hyacinthe n’avait pas vu de blessures apparentes sur son corps, mais elle ne pouvait en être certaine. Le colosse ne répondit pas, se contentant de la fixer. Puis, son regard sillonna les alentours et ses sourcils se froncèrent.

Des pas lourds et le bruit d’une canne sur les rochers résonnèrent derrière la jeune femme. Pierrot fit irruption à quelques mètres derrière elle, lorgnant l’inconnu.

« C’est qui ce type?, bougonna-t-il entre sa barbe mal rasée. Eh, vous! Z’avez b’soin d’aide?! ».

L’interpellé lui coula un regard indolent, puis, essaya de se redresser. Ses larges mains agrippèrent les côtés du canot pour se hisser, mais il s’effondra au fond de la coque.

« Il doit être affaibli », analysa Hyacinthe.

Elle s’approcha à nouveau et lui proposa sa main. Le grand brun l’observa, muet, puis leva deux yeux apathiques vers elle.

« Mais c’est qu’il est bêta s’lui là?! », commenta le pêcheur.

Hyacinthe fronça les sourcils. Peut-être était-ce un ivrogne qui avait prit le canot pour son lit.

« Vous voulez que j’appelle les pompiers? »

Mais l’inconnu ne répondit pas et reprit sa ballade visuelle des lieux, au fond de sa barque.

« Mais? Mais? Il se fou de nous?! », s’égosilla Pierrot qui finit par cracher par terre, gêné par une glaire récalcitrante.

La jeune femme commença à perdre patience.

« Ok, si vous ne voulez pas bouger, tant pis pour vous », lâcha-t-elle en tournant les talons pour rejoindre le vieux loup de mer. Mais elle vit les yeux de celui-ci s’écarquiller alors qu’un craquement sourd de bois éclatait dans son dos.

Faisant volte-face, elle se rendit compte que l’homme, dans une probable tentative de se relever, avait traversé le flanc gauche du bateau en retombant.

« Mille sabord! », pesta Pierrot en détalant vers lui comme il pouvait.

Hyacinthe lui emboita le pas inquiète. Le bois, moisi, n’avait pas dû supporter le poids du géant et s’était effrité sous lui. Le torse contre les rochers et les algues, il cherchait visiblement à se redresser mais n’y parvenait pas.

« C’est quoi ce type », pensa la jeune femme en avisant sa taille de colosse, maintenant hors du petit navire.

Pierrot pencha son vieux dos courbé et attrapa de ses deux mains un des biceps du brun avant de faire signe à la jeune femme de l’imiter. Hyacinthe s’exécuta en pestant et enroula ses doigts autour de l’autre bras. On aurait dit que la chemise qu’il portait était fabriquée du tissu d’une voile.

« Bon dieu, mais c’est qui pèse trois tonnes s’lui ci! », grogna Pierrot.

En effet, l’inconnu paraissait faire son poids en granit Ils le hissèrent d’abord sur les genoux.

« Bon, mon vieux, faudrait pt’être y mettre du tien »

Le Brun aligna ses pieds nus sur la roche, et sa silhouette s’appuyant sur eux, se déploya soudain, les dépassant largement de sa hauteur. La stupeur frappa le visage du pêcheur. Puis, ils le lâchèrent. Tentant d’esquiver un pas en avant, le corps de l’inconnu s’affaissa brutalement de tout son poids sur le sol, s’éraflant sur la roche aux recoins acérés. Comme si ses jambes l’avaient tout bonnement lâchées.

« Mais c’est quoi ce numéro qu’on a là! », s’écria Pierrot, incrédule.

« Il a peut-être reçu un choc à la tête, réfléchit Hyacinthe. Bon, viens, on va l’amener chez moi, j’habite juste à côté, le temps qu’il reprenne ses esprits ».

Le regard méfiant du vieux se posa sur elle.

« T’es sûre mon petit? »

« Oui, vas-y »

Cette fois-ci ils le soulevèrent sous les épaules et le traînèrent péniblement jusqu’à la digue. L’homme se laissait faire, la mine hagard, essayant tant bien que mal de les aider, sans y parvenir. Il ne paraissait plus contrôler son corps. Ils titubèrent jusqu’à chez Hyacinthe où ils le laissèrent tomber sur le canapé. L’homme observa le salon de Hyacinthe, comme dans un état absent, puis son buste bascula contre le dossier du sofa et il s’endormit

 

***

La jeune femme finit par renvoyer Pierrot chez lui, lui promettant qu’elle s’en occuperait, et s’affala dans son fauteuil préféré. Le vert en velours matelassé. Elle jeta un coup d’oeil perplexe à l’homme somnolent sur son canapé. Pourquoi n’appelait-elle pas les secours? Le colosse n’était pourtant visiblement pas dans son état normal. Mais quelque chose l’en empêchait. Un lointain et vague pressentiment que Hyacinthe ne pouvait expliquer. Mais il avait le mérite d’exister, là, sur le bout de sa langue, lui dictant de le laisser où il était. Quelque chose lui disait que ce type ne lui ferait aucun mal.

Se rappelant qu’elle avait un article à finir, Hyacinthe se mit au travail, installée à son bureau collé à la fenêtre qui donnait sur l’océan. Son endroit favori. Dans son dos, elle entendait le souffle régulier du grand brun qui lui indiquait qu’il dormait.

Pour ne pas changer, le papier qu’elle rédigeait pour un journal national, faisait part de la découverte d’une nouvelle extinction animale. Le Napoléon, un poisson aux magnifiques nageoires bleues, fréquentant les massifs de coraux du Pacifique et d’Asie, venait de s’éteindre.

La journaliste soupira. Décidément, l’année 2030 était en bonne voie pour remporter la palme d’or. Après les disparitions du dernier tigre du Bengal, de celle du panda géant de Chine et du Tibet et enfin de l’ours polaire, plus rien ne l’étonnait. Enfin, si, elle continuait de s’étonner et de se battre contre cette lente extinction massive de la biodiversité qui touchait la Terre depuis des décennies maintenant. Il fallait s’indigner, comme disait l’autre, qui d’ailleurs avait bien raison. Cependant, elle avait le sentiment que de moins en moins de personnes s’intéressaient à la cause, et qu’ils estimaient que ces disparitions suivaient le cours normal des choses. Alors que le pire était à venir et que c’étaient eux, les humains, qui en étaient à l’origine.

Hyacinthe était bien placée pour le savoir. Spécialisée sur les sujets environnement, climat et biodiversité, elle s’était mise à son compte en tant que pigiste après son retour du Canada où elle avait vécu pendant trois années. Là-bas, elle avait rencontré plusieurs thésards et chercheurs qui lui avaient fait part de leur crainte grandissante quant à la survie des espèces.

Le constat était alarmant : depuis le début du XVIe siècle, des centaines d’espèces de vertébrés terrestres se sont éteintes et celles qui restent - hors l'espèce humaine - auraient vu leur population diminuer de plus de la moitié ces cinquante dernières années.

Les études se voulaient formelles, le taux d’extinction des espèces pourrait être 100 fois plus élevé que lors des précédentes extinctions massives – et encore, n’étaient pris en compte que les animaux dont les humains avaient une bonne connaissance. Les océans et les forêts de la planète cachaient un nombre indéterminé d’espèces, qui disparaîtraient pour la plupart avant même que l’homme en aurait entendu parler.

La jeune femme tapotait furieusement sur son clavier, le visage courbé sur l’écran de son ordinateur, lancée dans un furieux élan dénonciateur. Mais soudain, quelque chose la perturba. Se redressant, elle s’aperçut alors du silence assourdissant qui régnait autour d’elle. Posant un bras sur le dossier de son siège, elle fit volte-face et tomba nez-à-nez avec l’inconnu éveillé, les yeux aux longs cils dardés sur elle. Ses boucles ébouriffées lui conféraient l’aspect d’un ours mal léché.

« Oh, vous êtes réveillé »

Hyacinthe se leva, étira les muscles engourdis de ses épaules et de son dos, et s’approcha de lui.

« Vous avez soif? », demanda-t-elle, peu sûre d’obtenir une réponse.

L’homme se contenta de l’observer.

« Bon, je prends ça pour un oui ».

La jeune femme se savait pas pourquoi elle obéissait à cette danse que son cerveau lui dictait, mais elle s’exécutait. Elle revint avec un verre d’eau qu’elle lui tendit. Au bout de quelques secondes, le brun leva une main maladroite et s’en empara avant de le vider d’une traite. Son attitude la rassura.

« Un autre? », proposa-t-elle poliment.

Hyacinthe fit couler à nouveau l’eau du robinet et remplit le verre qu’elle lui apporta. Une nouvelle fois, il l’enfila cul sec. Alors qu’elle allait lui rétorquer d’aller se servir tout seul, l’immense silhouette du naufragé se déroula sous son nez, l’obligeant à lever les yeux.

« Mais c’est que vous tenez debout maintenant », s’exclama-t-elle en reculant un peu devant la masse corporelle qui lui faisait face. L’homme jeta un coup d’oeil à ses pieds, à ses genoux et enfin à ses cuisses, puis les fit bouger, comme s’il les découvraient pour la première fois. Une lueur d’excitation traversa ses iris vairons lorsqu’il releva la tête vers Hyacinthe.

Il amorça alors un pas en direction de la cuisine qui se situait derrière le canapé, mais se mangea l’accoudoir.

« Doucement », murmura Hyacinthe en l’observant tituber vers le robinet.

Il s’écroula sur le lavabo, tira le levier comme elle venait de le faire une minute plus tôt, et plongea sa bouche sous le filet d’eau, absorbant de longues et sonores gorgées. Encore et encore et encore. Au bout d’un certain temps, la jeune femme le dévisagea.

« Eh, doucement, vous allez tout régurgiter! », s’exclama-t-elle.

Paraissant soudain se souvenir de sa présence, le géant se releva sans refermer le robinet. Il fit quelque pas vers elle, la mine plus consistante. Il semblait aller mieux.

« Bon. Maintenant, je peux vous demander qui vous êtes? », rétorqua-t-elle, en allant éteindre l’eau.

L’homme la considéra en silence.

« Moi c’est Hyacinthe », l’encouragea-t-elle.

Pour toute réponse, il tendit l’intérieur de ses deux poignets. La jeune femme découvrit quatre petits tatouages aux formes triangulaires qu’elle n’avait jamais vu. Elle inspecta sa peau dorée.

« Qu’est-ce que c’est? »

Mais il resta muet, observant les dessins sur sa peau.

« Maintenant que vous allez mieux, je vous ramène chez vous? », tenta-t-elle encore.

Il leva deux yeux incompréhensifs sur elle. Soudain, l’évidence la frappa.

« Oh, mais, vous avez perdu la mémoire?! », s’exclama-t-elle.

Le grand brun pencha légèrement la tête sur le côté, interloqué.

Hyacinthe hésita un éclair de seconde. Elle ne connaissait ce type ni d’Eve ni d’Adam. Ce géant à la carrure herculéenne qu’elle venait de trouver le lendemain d’une tempête magistrale avachis dans une barque, et qui plus est, qui avait l’air complètement à côté de ses pompes.

Et, en même temps, il avait l’air si inoffensif... Agacée contre elle même, la jeune femme attrapa les clés de sa voiture. Ce n’était pas un chien abandonné qu’elle pouvait décider de garder ou non à ses pieds. Les miracles et surprises se faisaient trop rares par ici ces temps-ci. Il lui fallait sans doute une nouvelle aventure.

« Ok mon grand, je t’amène à l’hôpital », déclara-t-elle en lui faisant signe de la suivre.

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SybelRFox
Posté le 06/05/2021
Le synopsis m'a tout de suite attirée, et je ne regrette pas d'avoir cliqué ! J'adore ce genre d'ambiance et je trouve que tu as une très belle plume ! Pas étonnant que cette histoire cartonne. Hâte de lire la suite !
Maud14
Posté le 06/05/2021
Hello! Merci pour ton commentaire! j'espère que la suite te plaira tout autant :)
SybelRFox
Posté le 06/05/2021
Le synopsis m'a tout de suite attirée, et je ne regrette pas d'avoir cliqué ! J'adore ce genre d'ambiance et je trouve que tu as une très belle plume ! Pas étonnant que cette histoire cartonne. Hâte de lire la suite !
joanna_rgnt
Posté le 03/05/2021
J'adore comment tu écris et j'ai grave rigolé en lisant les dialogue que j'imaginais trop avec l'accent breton ! C'est vraiment fait, jolie plume ! Hâte d'en savoir plus sur le titan et de voir comment il va évoluer dans un monde qui est nouveau pour lui.
RaphaelleEviana
Posté le 15/04/2021
Tu as une belle plume, l'ambiance se ressent ! Les dialogues sont vivants. J'aime aussi ta mise en page aérée avec tes paragraphes distincts. A bientôt !
AnushaJey
Posté le 12/03/2021
Le choix d'utiliser des verbes d'action dans les descriptions donne vie aux éléments. On sent que le vent, la mer sont des personnages à part entière, ce qui fait sens puisque tu souhaites nous parler de la préservation de la nature.
Le parlé argotique des villageois donne un aspect authentique au texte. Mention spéciale au "mille sabords" qui rappelle un certain capitaine Haddock ;)
Maud14
Posté le 16/03/2021
Merci beaucoup pour ton commentaire! Contente que les mots fassent ressortir cette ambiance! J'aime beaucoup la dimension poétique et si j'arrive à faire un peu véhiculer la chose, alors c'est super!
Mais oui, petit clin d'oeil à notre capitaine préféré :)
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