Le jour où ça n'était plus juste un PAsse-temps

Notes de l’auteur : Joyeux anniversaire, Plume d'Argent ! Je n'avais pas prévu de participer à ce concours, originellement, mais le thème m'a tellement inspiré que j'ai pris quelques heures hier et aujourd'hui pour écrire entièrement cette nouvelle ! Le titre est un peu trompeur et y'a certains aspects que j'ai, hélas, pas pu plus développer, mais j'espère que vous aimerez.

Bonne lecture et n'hésitez pas à poster une review !

29 février 2037, 14h20

 

Pighead soupira à cause de l’épuisement. Elle avait pris 3 heures pour parvenir à sa destination. Ça lui aurait pris une heure si elle y était allée en voiture volante (surtout qu’avec la faillite de Tesla et SpaceX en 2026 et la multiplication des entreprises dédiées à leur création, ça faisait que plus personne n’avait honte d’en conduire) mais la sienne venait encore de tomber en panne. Ça faisait bien la troisième fois ce mois-ci et elle commençait à en avoir marre. Elle irait chez le garagiste demain et elle n’hésiterait pas à bien remonter les bretelles à quiconque ayant merdé dans la conception de son moyen de transport. Avec un peu de chance, c’était pas une connerie d’obsolescence programmée ou des trucs dans le genre (ce serait étonnant, car Ben & Jerry’s n’était pas le genre de compagnie à faire des choses comme ça).

Enfin, bon. Elle avait tout de même fini par arriver vers sa destination. Une destination qui, même après toutes ces années, était toujours un peu intimidante mais c’était la réaction attendue quand l’immense building vers lequel elle se dirigeait était le QG de la première force politique et économique de la France. Un immense immeuble reconnaissable par le grand rond rouge et la plume blanche qui servaient de logo. Argenti Pluma Company était son nom formel, mais tout le monde nommait la compagnie par son ancien nom, « Plume d’Argent », même les dirigeantes (selon certaines sources, le nom est venu comme ça parce qu’il fallait un nom plus formel et cela a été suggéré comme une blague).

Comme d’habitude, la file d’attente à l’entrée était déjà pas mal longue. En fait, elle commençait directement à l’extérieur du bâtiment, ce qui voulait dire que Pighead allait devoir bien attendre une heure, voire une heure et demi avant que ce ne soit son tour. Elle souffla à nouveau. Génial. Ça allait être très long et très chiant et elle allait détester ça. Heureusement, elle avait pris quelques outils dans sa valise pour pouvoir passer le temps.

Les vingt premières minutes, elle n’eut pas besoin de sortir quoique ce soit. Il y avait de l’air frais et elle pouvait en profiter, regarder le beau soleil qui n’avait pas été caché par aucun nuage depuis le début de la journée, regarder les personnes qui étaient aux commandes de leurs voitures volantes (qui, elles, n’étaient pas en panne ! Il y en avait qui étaient des veinards et Pighead avait des fois le seum de ne pas faire partie de cette catégorie de personnes), discuter du beau temps qu’il faisait dehors avec la personne derrière elle, un jeune homme blond aux yeux verts qui semblait avoir 25 ans à vue d’œil et qui avait admis un peu benoîtement que c’était sa première visite dans ce bâtiment et qu’il était un peu nerveux sur comment le processus se passait. L’auteure avait profité de son expérience de vétéran pour le rassurer sur le fait que la démarche était quelque chose de simple et qu’il n’y aurait aucune chance que ça se passe mal. Il avait souri et dit un petit « merci » en réponse et ça avait un petit quelque chose d’adorable, pensait-elle.

Quand la première demi-heure fut passée, elle était dans la partie de la file qui était tout juste rentrée à l’intérieur du bâtiment et, au moins, elle comptait ça comme un progrès. Ça lui permettait aussi d’admirer pour la trentième fois ledit intérieur du bâtiment. Elle n’avait pas de raison de l’admirer, c’était un building à l’esthétique sobre, tout en rouge pétant, avec plusieurs caisses qui attendaient les personnes ayant passé le détecteur de métaux qui servait à montrer que la file d’attente se terminait à ce point exact. Oh, et il y avait des androïdes qui, des fois, s’arrêtaient pour proposer des rafraîchissements aux gens qui attendaient, histoire de leur faire oublier qu’il y avait encore un bon moment à attendre avant de pouvoir passer. Ce que Pighead savait bien parce que ça faisait trois fois de suite que, perdue dans ses pensées, elle n’avait pas vue l’une d’entre elles juste en face de lui en train d’attendre pour une réponse.

Tiens, en plus, c’était Jane. Pighead la reconnaîtrait entre mille avec ses longs cheveux noirs, ses grands yeux oranges qui semblaient toujours pétiller de curiosité, son grand sourire et les petites taches de rousseur sur son visage (l’une des petites preuves de l’avancement scientifique en matière de robots. Ça, et la peau synthétique qui ressemble quasiment trait pour trait à de la vraie, petits détails inclus). Elle avait toujours farouchement nié avoir un crush sur elle. Elle était aussi une mauvaise menteuse. Quoi qu’il en soit, elle devait bien lui donner une réponse.

« Euh… une bière, s’il vous plaît. Vous savez bien que c’est ma maison de l’époque. »

« Je le sais. Tout comme je sais aussi qu’il y a une ou deux fois où on a dû vous surveiller, car vous en aviez trop pris, vous vous souvenez ? »

Sa voix était douce et joviale, comme si ce qu’elle venait de dire était plus une blague qu’autre chose. La seule réponse de l’écrivaine fut de tourner la tête vers la gauche dans un mouvement de gêne, comme une enfant qui s’était faite prendre en train de voler un cookie.

« J’ai juste vomi, ça va. »

« Allez dire ça au personnel de ménage. Ce n’était pas une expérience très agréable pour eux. Tenez, je vous ai pris la même marque que d’habitude. »

Des fois, Pighead se demandait comment Jane arrivait à garder le sourire comme ça. Elle se demandait si c’était pas parce que, comme basiquement chaque robot construit depuis 2030, c’était eux qui choisissaient les boulots qu’ils voulaient faire et cela les rendait heureux mais elle ne savait pas vraiment. Elle devrait lui demander au cas où elle accepterait sa demande de rendez-vous galant.

Elle devrait lui demander si elle serait d’accord pour un rendez-vous. Mais bon, ça, ce sera pour plus tard. Décapsulant la canette de bière qu’elle venait de recevoir, l’auteure prit trois bonnes gorgées du liquide ambré qui s’y trouvait. C’était exactement comme elle l’aimait, c’était bien amer mais le genre d’amertume qui avait un petit quelque chose d’addictif.

« Madame, est-ce que vous pouvez avancer, s’il vous plaît ? Ça fait trois minutes que vous êtes la première et il y a des gens derrière vous qui ne voudraient pas se retrouver bloqués. »

Ces mots venaient du grand gars en costume-cravate qui était juste à côté du détecteur de métaux et cela permit à Pighead de se rendre compte qu’en effet, il n’y avait plus personne devant elle. Super. Terminant rapidement sa bière et la lançant dans une poubelle (lancer qui rata), elle s’avança et passa dans le détecteur. Il ne sonna pas. Elle en fut satisfaite, vu que la dernière fois, ça avait sonné et elle avait dû laisser à l’entrée sa copie miniature de SCP-1370, alias « Pesterbot ». Dire qu’elle avait voulu montrer à son petit Karkat chéri ce que Maman faisait tous les mois pour gagner sa croûte… mais bon, ce n’était pas le moment de pleurer sur ça, elle pouvait maintenant faire ce qu’elle avait à faire.

L’écrivaine se dirigea donc vers l’une des caisses. Plus précisément, la caisse où travaillait la personne qui prenait en charge ses comptes.

« Salut, Agathe ! »

La susnommée, une grande jeune femme rousse aux yeux bleus et portant des lunettes, releva la tête et souffla, ennuyée.

« Je t’ai déjà dit que ce n’était pas recommandé de tutoyer pendant les heures de travail. »

« Maiiiiiiis les gens s’en fichent ! En plus, c’est pas un motif de licenciement, non ? J’ai jamais vu aucune des boss virer quelqu’un pour ça. En plus-plus, y’a rien qui va m’empêcher de dire bonjour à ma pote ! »

« Certes, mais bon, on se voit quand même souvent et je préfère quand même avoir une limite entre le travail et la vie perso, répondit Agathe. Pighead ne fit que lever les épaules en réponse.

« Si tu le dis. Sinon, c’est pour les nouvelles histoires. J’ai la clé USB et tout est bon. »

« OK. Bon, tu connais le procédé, du coup, allons-y, lui dit son amie en se levant.

Les deux femmes partirent donc dans les couloirs qui menaient vers les salles des coffres. Enfin… ce n’était pas vraiment des salles des coffres, comme vous allez le voir, mais c’était tout comme. Lesdits chemins à emprunter étaient grands, mais les murs noirs et le silence uniquement rompu par leurs pas et les rencontres avec quelques autres employés et clients qui allaient ou revenaient d’une des salles ne rendaient pas l’ambiance complètement chaleureuse. D’ailleurs, Pighead s’en souvenait, les premières visites lui faisaient peur, elle pensait que le spectre de Nicolas Sarkozy allait surgir et causer un carnage, des trucs comme ça…

Elles arrivèrent après deux bonnes minutes devant une porte blindée. Agathe tapa le code de sécurité et la porte se déverrouilla. Derrière, de grandes rangées d’ordinateurs étaient disposées, qui ressemblaient bizarrement à de la technologie de 2021. Même les multiples fils partout sur le sol faisaient fouillis. Toutefois, ce à quoi les fils étaient tous reliés, à savoir une petite machine rectangulaire située au centre. Pighead ouvrit sa valise et en sortit une petite clé USB, tandis que son amie alluma l’ordinateur qui lui était réservé.

« Ce fut bon, ce mois-ci ? »

« Plutôt. J’ai terminé Escape to YouTube World 4 la semaine dernière – et là, ce sera ma dernière, j’ai un peu peur de faire trop de suites – le crossover Friendship Is Magic/Homestuck, j’ai posté la moitié des chapitres, l’adaptation de Donda 2, y’a les deux premiers chapitres qui viennent de sortir et crois-moi que ça a été dur de trouver une histoire inspirante à partir des chansons ! »

« Oh, ça, je m’en souviens. Tu n’as pas arrêté de maudire Future et sa famille sur treize générations parce que tu avais des difficultés à avoir des id-oh, me dis pas que t’as sorti ton clown en peluche ? »

Tout en disant cela, Agathe regardait un petit clown pelucheux avec un visage imitant du maquillage blanc avec un gros nez rouge, un sourire élargi et un costume d’arlequin qui était posé sur la tête de l’écrivaine.

« Alors, déjà, son nom, c’est Gamzee et, ensuite, bah, il faut bien que je montre à un de mes bébés mon travail ! Oh, en parlant de travail, j’ai aussi écrit une version fictionnelle des soulèvements de 2025, autre chose qu’une fanfic pour une fois ! »

« Sérieux ?, répondit-elle, curieuse. Je savais pas que t’y étais. »

« Mais si, je t’en ai déjà parlé ! J’étais pas au premier rang, mais j’ai assisté à quelques manifs dans le Nord et y’avait les réseaux sociaux, tout était documenté ! »

« C’est vrai. Après, tu sais que des fois, j’ai tendance à oublier ce qu’on me dit… tiens, c’est bon, j’ai mis ta clé, la machine va pas tarder à démarrer ! »

Comme pour appuyer ce qu’elle disait, ladite machine se mit à démarrer, faisant du bruit et bougeant tranquillement. Il ne se passa rien pendant quelques secondes puis une liasse de billets fut délivrée. Puis une autre. Puis encore une autre. Puis encore une autre et une autre et une dernière. En tout, 6 grosses liasses de billets furent délivrées. Pighead s’en saisit prestement.

Elle et Agathe passèrent les deux minutes suivantes à discuter avant de se quitter en se promettant de se voir pour un café ce week-end et ce fut heureuse que l’écrivaine repartit chez elle, ayant comme beaucoup empoché le fruit de son labeur et n’étant même plus dérangée par sa panne de voiture. C’était encore une bonne journée qui s’annonçait.

Après tout, maintenant, l’écriture pouvait vous rapporter de l’argent. Qu’est-ce qui pourrait vous rendre malheureux ?

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Isapass
Posté le 24/02/2022
Plein d'idées inspirantes ! Qu'est-ce que j'aimerais que ça marche comme ça : des histoires payées rubis sur l'ongle ! Même pas des histoires, des chapitres ! Enfin... ça m'arrangerait mais d'un autre côté, j'ai un peu peur pour la qualité des histoires en question ! Ou alors le logiciel est capable d'évaluer la qualité et donne un paiement proportionnel ? Ca voudrait dire que la qualité est paramétrable, pas très bon non plus...
Toutes ces questions m'amènent à dire que ta très bonne idée mériterait peut-être d'être poussée un peu plus loin. En recentrant la nouvelle dessus, par exemple, en coupant quelques digressions ? Bref, je réfléchis à voix haute mais je pense que tu tiens un sujet très intéressant !
The Pighead
Posté le 25/02/2022
Alors, pour répondre à ta question, non, ça évalue pas la qualité en elle-même, vu que c'est complètement subjectif, donc des choses que ces machines peuvent pas vraiment évaluer ! C'est strictement sur le nombre de mots.

Honnêtement, je n'ai pas vraiment pensé à essayer de pousser plus loin (et je voulais respecter la limite de mots) mais peut-être que si je termine mes autres projets et que l'inspiration me vient...

Quoi qu'il en soit, merci pour le commentaire !
Spilou
Posté le 23/02/2022
Excellent concept !! L'écriture qui rend riche =) Génial ! Mais grosse déception.... Tesla a fait faillite ???? PTDRRRRRRRR Bravo, c'était un texte intéressant et ton personnage principal était vraiment cool ! Agathe, mais Agathe quoi ! Et son laïus sur la limite entre le pro et le perso. J'adore ! Merci pour ta participation, c'était chouette de te découvrir sur ce concours ^^
The Pighead
Posté le 25/02/2022
Eh bien, ravie si ça a pu te permettre de découvrir un peu mon univers ! D'autres choses vont arriver très vite sur mon profil, d'ailleurs !

Bon, il n'y aura toujours pas de couvertures mais peu importe.
Herbe Rouge
Posté le 22/02/2022
Ah, le rêve ! Les voitures tomberont toujours en panne, certes, mais on gagnera de l'argent rien qu'en écrivant ! Top !
Vivement l'avenir ! ;)
J'ai bien aimé ta façon de raconter cette histoire :)
The Pighead
Posté le 22/02/2022
C'est ça quand tu essaies de faire un truc pour contrer tes propres angoisses au sujet du futur dans ce monde-là xDDDDD

En tout cas, très contente que ça ait résonné avec toi et avec toutes les personnes ayant commenté !
Rachael
Posté le 22/02/2022
PA au pouvoir ! Très chouette, cet univers futuriste un peu déglingué (en tout cas les voitures le sont...) où on peut gagner sa vie en écrivant. Est-ce que tout le monde est payé au nombre de mots ? ou c'est plus compliqué que ça ? Et qu'est-ce qui est fait des textes ? on peut les lire ? Est-ce qu'ils ont un rôle concret dans cette société ?
C'était bien amusant, merci pour ce texte !
The Pighead
Posté le 22/02/2022
PA AU POUVOIR !

Sinon, pour répondre à tes questions :

- Les gens sont pas exactement payés au nombre de mots, mais y'a des paliers (1 000 mots, 3 000 mots, 5 000 mots, 10 000 mots) qui déterminent les paies. Je dois aussi préciser que les paies sont bonnes, vu que dans cet univers, la police a été démilitarisée et complètement changée et que PA a focalisé le budget sur des trucs comme la culture et l'éducation au lieu de trucs à la con comme la guerre. Ca aide.

- Les copies physiques des textes sont gardées dans les salles des coffres mais il est possible de les lire en version dématérialisée. Et basiquement, leur rôle, c'est que c'est ce qui permet à la société de se maintenir. Vu que le vieux monde capitaliste a été finalement renversé durant les émeutes de 2025 que j'aborde en catimini, la vision "MEDEF" du monde est tombée en disgrâce et les individus ont maintenant plus de temps pour développer leurs capacités d'une autre façon que par un travail abrutissant qui ne leur sert même pas. Les textes (et même l'art en général) sont ce qui représente ce nouveau monde et est placé tout au-dessus.

Ah, et aussi, les textes peuvent ou non être des visions de choses étant vraiment arrivées dans d'autres univers, constituant un véritable Multiverse pour PdA. C'est mon canon, perso, à toi de décider si c'est aussi ton canon !

Merci pour le commentaire !
Rachael
Posté le 22/02/2022
Elle me plait bien ta société, The Pighead !
The Pighead
Posté le 22/02/2022
Ravie de l'entendre !
Alice_Lath
Posté le 20/02/2022
Hahaha Ben & Jerry's en constructeurs d'automobiles volantes, my my, c'est pas possible ça, je monte jamais dedans : ') tu m'étonnes que le pot de yaourt marche pas s'il est construit par des fabricants de glace hahaha en tout cas, ce clin d'oeil m'a bien amusée
J'aime aussi beaucoup cette utopie où écrire rapporte de l'argent, on a envie d'y croire, le futur c'est PA et de la money pour les auteurs, let's go, perso je signe volontiers
J'ai aimé découvrir ce futur que tu proposes, avec ce côté futur vu par un prisme rétro, entre voitures volantes, androïdes et câbles de partout
Merci beaucoup pour cette nouvelle encore !
The Pighead
Posté le 22/02/2022
C'était mon but de convaincre les gens d'être en mode "Yes, faisons ça" et à ce que je vois, c'est réussi (et en plus, ça m'a permis de penser un peu à autre chose qu'un futur naze, donc ça va) !

Merci beaucoup pour ce commentaire, j'avoue que toutes ces réponses, après la solitude des années FF.Net, c'est presque addictif !
itchane
Posté le 19/02/2022
Hello !

Je vois que tu fais donc le pari que l'expression "avoir le seum" sera encore utilisée en 2037 ? x'D

Un monde dans lequel écrire rapporte de l'argent, si c'est pas merveilleux !
Je suis d'accord avec Alienor, il y a un côté très pince-sans-rire dans le ton que j'ai beaucoup apprécié. Et le fait d'utiliser ton propre pseudo pour le personnage principal rend aussi la projection hyper efficace, c'est super malin ^^

Le pouvoir à PA ! : D
The Pighead
Posté le 22/02/2022
Je fais le parti que ce sera encore utilisé durant les prochaines années, en effet ! Vous pouvez le marquer et si, en 2037, les gens le disent encore, vous pourrez m'appeler "visionnaire" !

Merci beaucoup pour le commentaire ! Je me permets juste de rajouter une précision : c'est plus qu'un truc de projection, c'est en fait une version alternative de moi ! Et pour élargir le truc, il faudrait que je parle du Multiverse que je me construis et de plein d'autres trucs mais c'est pas pour tout de suite... ;-)
Belisade
Posté le 16/02/2022
Bonjour The Pighead,
J'ai bien aimé le côté monde à l'envers / renversement des rôles avec les écrivains qui règnent dans un bâtiment type entreprise high tech. Même la date a de quoi étonner, puisque 2037 ne sera pas bissextile :)
Ce qui est désopilant, c'est que malgré les évolutions technologiques, tout ce qui fonctionne a des petits travers sympathiques, un côté artisanal, juste de quoi énerver l'héroïne. Cà m'a fait penser aux bricolages de Gaston Lagaffe, C'est encore accentué quand tu parles de la technologie de 2021 bien cachée dans une salle des 'coffres' ! alors ça c'est trop drôle et parfaitement cohérent avec le contexte.
La fin est super chouette, avec les billets qui tombent de la machine, c'est bien vu ! (on repense au vomi du robot, nettement moins sympathique).
The Pighead
Posté le 22/02/2022
Merci beaucoup pour ce gentil commentaire, ça fait plaisir ! ^^
Hortense
Posté le 15/02/2022
Voilà une nouvelle bien agréable à lire. Dans le futur PA deviendrait une sorte de plateforme géante, avec des abonnés (?) lecteurs qui paieraient ce qui permettrait de rémunérer les auteurs ?
Il serait intéressant d’avoir un retour de nos vaillants administrateurs pour connaître leur point de vue !
Bravo pour ta participation !
The Pighead
Posté le 16/02/2022
Techniquement, c'est une plateforme géante mais c'est pas vraiment les lecteurs qui paient, c'est plus les auteur.e.s qui gagnent l'argent selon le nombre de mots écrits.

Après, bien que ça puisse sembler un peu inégal, le système dans cet univers a été refait de manière à ce que chaque auteur soit bien payé, peu importe son nombre de mots ! De plus, avec tous les changements que je cite, PdA est devenu le truc aux commandes de la France et tout le monde a ses chances (pour de vrai) de gagner sa vie grâce à ça !

Merci beaucoup pour le commentaire !
Halycanth
Posté le 14/02/2022
Salut !

C'est chouette que tu aies pu mêler l'histoire de ton univers à celle de Plumes d'Argent, pour le coup c'est 100% dans le thème. Par contre, je ne sais pas si on peut vraiment qualifier ça d'optimiste, la façon dont tu décris ton monde est plutôt... désenchantée. Mais c'est probablement plus réaliste comme ça.

Bonne chance !
The Pighead
Posté le 16/02/2022
Oh, pour moi, un monde où le système a été renversé et où la principale façon de gagner sa vie, c'est par l'écriture... c'est un monde optimiste. Après, bien sûr, visions différentes, tout ça... et si ça se trouve, c'est plus désenchanté à l'arrivée que ce que je pensais, c'est toujours possible. Faudrait p'têt que je rechecke.

En tout cas, merci et merci aussi d'avoir jeté un coup d'œil !
alienorlx
Posté le 12/02/2022
Hello !

Ben&Jerry’s, constructeur automobile. Oh, le fou-rire :’)
Le spectre de Sarkozy qui hante les locaux de PA : fou-rire x2.
Ah, un monde où l’écriture rapporte. On signe où ?

Bon, pour résumer, j’ai bien ri. Tu emploies un ton léger, un peu pince-sans-rire, que je trouve hyper agréable. Surtout, qui correspond diablement bien à l’histoire, à la situation. Congrats :D

Bonne soirée !
The Pighead
Posté le 16/02/2022
Sans me vanter, j'ai toujours été douée pour employer ce genre de ton, surtout ces jours-ci. Donc, je me faisais pas trop de souci sur le fait que ça pourrait provoquer quelques bons fous rires. Dans ce cas, ma mission est plus que réussie !

Sinon, bah, écoute, si le système finit détruit et qu'un nouveau, tout nouveau, est créé, j'pense qu'on pourra essayer de sortir des contrats et comme ça, on se fera du fric grâce à nos trucs.

Merci pour le commentaire !
Vous lisez