Le jour de Dùn

Notes de l’auteur : Un vieux texte, dont je suis très fière, mais qui n'est peut-être pas très intéressant à l'écrit, ayant été pensé pour être conté

Lors du jour de Dùn dinèrent à la table d’Ephaïnos les plus hauts dignitaires des terres d’Yrenvill et de Lagern, invités par Son Altesse pour commémorer ensemble et en grande cérémonie la disparition de l’Empereur Fu-Na d’Occident, qu’il était alors de bon ton de ne pas regretter. À cette table fut également conviée toute la maison de Dinar, fils de Dalfen, qui ainsi que son clan souhaitait festoyer à la paix retrouvée dans ses provinces, mais aussi, et cela en étonna grand nombre, l’enchanteresse de Korolan qui n’avait pourtant jamais pris position, à l’inverse du reste de la tablée, contre le guerroyant empereur.

Des deux rives de l’Onfoldöta vinrent les grands seigneurs d’Uzivalt, amenés sur les eaux par un long convoi festif vers la demeure d’Ephaïnos le Victorieux et guidés par Brahamdar, le même qui guida dans les terribles montagnes de Tsulu et durant des siècles les plus grands noms des mythes du Nord qui allaient se recueillir sur la tombe de Fingard, quoi qu’on prétendit parfois qu’elle n’ait jamais existé. Ensuite arrivèrent, depuis les lointaines contrées d’Azandûll, les peuples des Redevins, dotés de la grande sagesse et de l’enseignement que leurs ancêtres avaient laissé sur leurs terres autrement désertiques et qui, par elle, avaient offert à Son Altesse la capitulation de Fu-Na.

Finalement, on conte partout que fut accepté à cette assemblée Fu-Lonen, le fils même de l’empereur sanguinaire et qui aurait œuvré avec zèle à la chute de son père, dans l’espoir de faire un mariage que celui-ci lui refusait ; on lui offrait donc, puisqu’il n’aurait jamais de pouvoir en Occident, l’honneur de se mêler aux bienheureux vainqueurs. Toutefois beaucoup diront que ce n’est qu’un racontar destiné à réhabiliter la famille impériale dans les guerres fratricides qui suivirent.

Voici ensuite une chose que nul ouvrage et nulle légende ne relata jamais, pas même de tous les temps de Vilas ou d’Oracien : lorsque tout ce beau monde de l’aristocratie, de la seigneurie et de la royauté fut attablé, le dîner fut servi froid.

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Luru
Posté le 25/02/2020
Hey !

Ce texte est plutôt sympathique, mais j'ai eu un peu de mal avec les longues phrases qui se suivaient. Même à haute voix, on sent qu'il y a un problème de rythme. Je pense qu'en alternant entre des phrases plus courtes et d'autres plus longues, le texte pourrait être conté sans problème.

Dans le fond tu as réussi à donner un aspect de conte au texte, en le lisant j'ai eu l'impression de lire une fable / récit court. ^^
Halycanth
Posté le 26/02/2020
Je sais, j'avais pas trop d'idée de rythme à l'époque 😅 Mais j'ai trop de nostalgie pour y toucher, honnêtement...
En tous cas c'est sympa de passer voir ^^
Fannie
Posté le 29/01/2020
En effet, ce récit ne présente pas un grand intérêt s’il est censé se suffire à lui-même. Si c’est un texte explicatif qui s’insère dans une histoire plus longue, c’est autre chose. Mais on se perd dans tous ces noms qui ne nous évoquent rien, ainsi que dans ces longues phrases qui manquent parfois de clarté. Tu dis que ce texte devait être conté, mais si on me le lisait à haute voix, je n'arriverais pas à suivre.
Coquilles et remarques :
— Lors du jour de Dùn dinèrent à la table d’Ephaïnos [dînèrent ; parce qu’apparemment, tu n’appliques pas les rectifications orthographiques de 1990]
— À cette table fut également conviée toute la maison de Dinar, fils de Dalfen, qui ainsi que son clan souhaitait festoyer à la paix retrouvée [Il faudrait mettre « ainsi que son clan » entre deux virgules et enlever celle qui est avant « qui ».]
— et guidés par Brahamdar, le même qui guida dans les terribles montagnes de Tsulu et durant des siècles les plus grands noms des mythes du Nord [Il y a une répétition : guidés/guida ; je te propose d’en remplacer un par le verbe mener ou conduire / il faudrait mettre « durant des siècles » entre deux virgules]
— qui allaient se recueillir sur la tombe de Fingard, quoi qu’on prétendit parfois qu’elle n’ait jamais existé [quoiqu’on prétendît parfois qu’elle n’avait jamais existé / quoique ; synonyme de « bien que » / qu’on prétendît ; subjonctif imparfait / n’avait jamais existé ; il faut l’indicatif ici, pas le subjonctif]
— dotés de la grande sagesse et de l’enseignement que leurs ancêtres avaient laissé sur leurs terres autrement désertiques et qui, par elle, avaient offert [laissés (la sagesse et l’enseignement) / par eux (les mêmes)]
— le fils même de l’empereur sanguinaire et qui aurait œuvré avec zèle à la chute de son père, dans l’espoir de faire un mariage que celui-ci lui refusait [Je remplacerais « et » par une virgule et j’enlèverais la virgule après « son père ».]
— Voici ensuite une chose que nul ouvrage et nulle légende ne relata jamais [ne relatèrent]
Halycanth
Posté le 31/01/2020
En effet, il y a pas mal de règles que je ne connaissais pas à l'époque. Après il y a certains points de syntaxe auxquels je tiens, même s'ils semblent bizarre
Ce texte n'a pas beaucoup d'intérêt pour l'histoire, mais seulement pour la rupture de rythme à la fin. L'intégralité des noms et des actions ont été improvisés la première fois que je l'ai écrit, c'est sans importance puisqu'il n'y a pas d'histoire, j'écris seulement pour la beauté des sons ^^
Dès que j'aurai le temps je me pencherai sur les coquilles que tu as mises en évidence (j'imagine pas le temps que ça a dû te prendre...)
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