Le Capitaine Crochet

Notes de l’auteur : La vie urbaine regorge de petits détails dont il faut se saisir. ;)

Clope au bec, casquette de marin,

Il arrive chaque matin.

Sous ma fenêtre, aux premières lueurs,

Il fait crisser ses freins.

Chaque matin, comme un signal,

Le cliquetis de ses crochets s’anime.

Ses filets d’argent, suspendus au mas,

Tambourinent sur sa cabine.

Une porte claque, et dans un saut,

Le voilà sur le pont.

Manette en main, en sifflotant,

Il guide les opérations.

Chaque matin, son bras de fer écume les mers de béton,

Plongeant, puis émergeant rarement bredouille de ses expéditions.

Rassasié de ses trouvailles,

Il emporte sa ferraille.

Le cliquetis se faisant de plus en plus lointain,

Je lui dis adieu, comme chaque matin.

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Fy_
Posté le 20/04/2021
Si Hastur n'avait pas fait ce commentaire, j'aurais sûrement dit la même chose x)
Petit poème agréable et amusant à lire, j'ai moi aussi pensé à un travailleur de chantier ^^
Maintenant que je vois le rapprochement avec la mer et le capitaine de bateau, c'est vrai qu'il y a de quoi les comparer ! :)
Merci pour cette vague de petits mots moussaillons,
Au plaisir de te lire !
Fy
Hastur
Posté le 05/04/2021
Hello !

J'ai beaucoup aimé l'aspect guilleret de ce poème ! :D
Par contre je ne suis pas certain d'avoir saisi l'image que tu souhaitais nous faire passer. Au fur et à mesure, je suis passé d'un véritable marin, à un ouvrier de chantier qui utilise une pelleteuse ! C'est l'une des transitions les plus cocasses que j'ai pu faire au cours d'une lecture !
Ervine Eilof
Posté le 13/04/2021
Hello ! Contente que ça te plaise :) Haha oui c'est une petite réinterprétation légère et imagée d'une scénette de vie urbaine. Le champs lexical de la mer n'est jamais loin ^^ et il se cache ici dans environnement qui, en apparence, ne s'y prête pas. C'est ce que cet ouvrier m'a inspiré. ;)
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