La paix des fleurs

Notes de l’auteur : Cette nouvelle a figuré dans la présélection du Concours de nouvelles "Prendre racine", organisé par Normandie Livre & Lecture. Elle fait partie des 15 dernières nouvelles sur 170 propositions adultes reçues.

Perdue au milieu de la foule, elle pleurait. Les joues rouges, les yeux exorbités, le corps tremblant, elle tournait la tête dans tous les sens, espérant retrouver les êtres qui lui étaient chers. En chaussons et robe de chambre au milieu des passants pressés, elle ne comprenait pas ce sentiment de solitude et d’abandon qui la rongeait de l’intérieur.

— Hélène !

Son prénom ! Enfin, on l’avait retrouvée. Elle chercha celle qui l’avait appelée parmi les silhouettes qui l’entouraient. L’une d’elles s’approchait rapidement. Et plus elle était proche, plus Hélène réalisait qu’elle ne connaissait pas cette personne.

— Hélène, te voilà enfin ! lança la femme en blouse blanche en saisissant la vieille femme aux cheveux gris par les épaules. On t’a cherchée partout.

Elle en était sûre maintenant, elle ne connaissait pas cette personne. Elle commença à se débattre, à griffer, à donner des coups pour s’extirper de la ferme prise de la femme en blanc. Cette inconnue, Murielle, était psychologue à l’EHPAD Les Lilas situé à une centaine de mètres de la place. Elle était en poste au secteur Alzheimer et démence depuis dix ans.

 

Si Hélène ne semblait pas se souvenir d’elle, Murielle elle, la connaissait bien. C’est elle qui avait accueilli la vieille femme quand les pompiers l’avaient trouvée errante dans la ville. Personne ne l’avait recherchée ni réclamée. Elle n’avait su dire qu’une chose, un prénom, Hélène. Était-ce seulement le sien ? Personne ne le savait, mais c’est ainsi qu’on avait décidé de l’appeler.

L’EHPAD, la ville et le procureur avaient décidé de la placer dans cette résidence. L’hôpital psychiatrique n’était pas un bon endroit pour elle selon les professionnels de santé. Elle n’avait pas besoin de soin, mais d’accompagnement, d’encadrement, d’attention.

Lors de ses premiers jours dans la structure, Hélène avait fait plusieurs crises de démence, auxquelles s’ajoutaient inévitablement des accès de violence. Une nuit, lors d’un épisode de folie particulièrement intense, Murielle s’était précipitée à la rescousse des autres soignants, débordés, qui commençaient à user de la force. Sitôt qu’Hélène avait vu la psychologue, elle s’était arrêtée. Ses bras étaient retombés le long de son corps, son visage s’était détendu, un sourire s’y était dessiné. Ses yeux, dont l’expression était subitement passée de la fureur à la contemplation, fixaient la fleur fraîche que la professionnelle avait glissée dans sa poche pectorale. Cette fleur avait réveillé quelque chose dans la mémoire d’Hélène. Murielle la lui avait offerte avant de la raccompagner dans sa chambre.

 

Au milieu de la foule, Murielle se dépêcha de sortir une fleur de sa poche et d’attirer l’attention d’Hélène. Comme la première fois et toutes les suivantes, le stratagème fonctionna. La crise passa et Murielle put calmement ramener Hélène à la résidence. Elle ne la lâcha pas, de peur que la nonagénaire ne lui fausse encore compagnie. Elle desserra sa prise lorsque Hélène s’installa dans son fauteuil, toujours captivée par la fleur jaune aux reflets orangers qu’elle n’avait cessé d’admirer. Murielle ne prenait jamais les mêmes fleurs. Celle-ci semblait particulièrement émouvoir Hélène. Elle la portait à son nez, la scrutait sous tous les angles, caressait chaque pétale de ses doigts déformés par l’arthrose.

 

Pourquoi les fleurs ? Le mystère était complet. Hormis pour dire son prénom, elle n’avait jamais parlé. La résidente s’exprimait par sons, mouvements de tête et signes de la main. Les mots, la parole lui étaient comme étrangers. Elle comprenait ce qu’on lui disait, du moins, c’est l’impression qu’elle donnait.

En dehors de ses crises, Hélène était une pensionnaire discrète, observatrice, attentionnée. Quand elle était autorisée à sortir dans le jardin sécurisé, elle réalisait de jolis petits bouquets de fleurs et végétaux dont elle faisait cadeau au personnel.

Hélène vouait une véritable adoration à Murielle, à qui elle offrait constamment des compositions chargées en couleurs et en formes. Murielle était émue d’avoir pu tisser un lien avec cette patiente si sauvage et mystérieuse. Alors, dès qu’elle le pouvait, Murielle achetait une nouvelle plante à sa pensionnaire mystérieuse, qui avait ainsi transformé sa chambre en sanctuaire verdoyant. Les plantes étaient normalement interdites dans les chambres, mais exception avait été faite pour Hélène, dont les crises s’étaient grandement espacées depuis la végétalisation de sa chambre. La direction lui avait attribué une chambre à l’angle du bâtiment, avec une fenêtre plein sud et une autre plein ouest. Cela lui permettait d’avoir de nombreuses espèces nécessitant différents types d’ensoleillement.

La résidente choyait ses plantes et semblait savoir les besoins de chacune d’entre elles. Elle s’en occupait seule, patiemment, assidument, laborieusement. Certaines plantes dégageaient un parfum envoutant, comme la menthe chocolat. Hélène en prélevait parfois une ou deux feuilles qu’elle frottait contre son poignet avant de la porter à son nez.

 

Les quelques crises qu’elle faisait encore étaient bien souvent déclenchées à la suite d’une contrariété d’ordre végétal. Celle qu’elle avait fait ce jour, avant de fuir la résidence, avait été déclenchée par Gérard, qui s’était introduit dans sa chambre pendant qu’elle était aux toilettes. Il avait mangé les fleurs de la calathée safranée en pleine floraison, événement rare nécessitant des soins et une attention toute particulière. Contrariée par cet homme souffrant de la maladie de Pica, elle avait fugué.

 

Hélène confortablement installée dans sa chambre, la psychologue s’en alla. Après avoir terminé son service, elle se rendit chez le fleuriste. Elle fut ravie de voir que des calathées safranées, elles aussi en fleur, étaient en vente. Elle en acheta deux : une pour remplacer celui de la résidente et une pour elle. Le lendemain, elle se rendit dès son arrivée dans la chambre d’Hélène pour la lui offrir. Hélène adressa un grand sourire à Murielle, accentuant ainsi les rides marquées de son visage. Elle exprima sa gratitude en prélevant une des fleurs orangées aux allures de plumeau pour la lui donner. Si la résidente aimait composer des bouquets avec les fleurs du jardin commun, dégrader les siennes était un sacrilège. Murielle, émue par ce geste, décida secrètement de lui rendre la pareille.

 

La psychologue passa des jours à se renseigner sur les parcs et jardins environnants et en référença plusieurs. Puis, elle alla trouver la directrice.

— Bonjour, Madame Olivet, j’aimerais vous soumettre une idée de sortie pour les résidents de mon secteur.

— Je vous écoute, déclara la directrice en se redressant sur son siège.

— J’ai référencé plusieurs parcs et jardins botaniques dans la région. Je me suis dit que ce pourrait être agréable pour les résidents de…

— Quelle bonne idée ! coupa la directrice.

— Oh, merci ! commença à se réjouir la psychologue.

— Je vous laisse vous entretenir avec vos collègues du secteur gériatrique pour organiser cela.

— Mes collègues du secteur gériatrique ? C’est que… je pensais à cette sortie pour les résidents de l’aile Alzheimer.

La directrice rit à gorge déployée, pensant à une blague, avant de constater que la psychologue était loin de plaisanter.

— Vous n’êtes pas sérieuse ? interrogea-t-elle. Quel intérêt de financer une telle sortie alors qu’ils ne s’en souviendront pas le soir même…

— Peut-être ne s’en souviendront-ils pas, mais ils l’auront vécue. Le moment présent, les sensations, c’est ça qui est le plus important.

— Je comprends, mais c’est non, conclut la directrice, qui ne comprenait manifestement pas.

Murielle ne savait plus quoi dire.

— Je vous laisse voir avec vos collègues. Avons-nous terminé ? questionna la directrice, qui ne souhaitait pas plus de débats.

Murielle était déçue, triste. Cette sortie, elle l’avait pensée pour Hélène, pour la remercier.

— J’ai une dernière chose à vous demander, commença Murielle, se disant qu’elle n’avait plus rien à perdre. Autorisez Hélène à participer à cette sortie, juste Hélène. Vous savez son amour pour la nature…

La directrice souffla, lasse.

— S’il vous plaît. J’en prends l’entière responsabilité. Je m’en occuperais et resterais avec elle durant toute la sortie.

Madame Olivet se pencha et vint appuyer sa tête contre ses mains jointes.

— C’est d’accord, répondit-elle sans sourire.

Un grand sourire se dessina sur le visage de Murielle. Elle n’eut pas le temps de remercier la directrice que celle-ci ajouta :

— Je vous préviens, votre poste est en jeu. S’il se passe le moindre problème, c’est le renvoi immédiat. Et bien sûr, sa participation à la sortie est conditionnée à son comportement des prochains jours.

Murielle déglutit. Elle n’était pas sûre de pouvoir contrôler Hélène quoi qu’il arrive. Elle aimait son travail, mais elle aimait d’autant plus cette résidente, avec laquelle elle ressentait un lien fort, presque filial.

— C’est d’accord, finit-elle par dire.

— Bien. Vous pouvez disposer, la congédia Madame Olivet.

 

Murielle sortit avec un grand sourire du bureau de la directrice. Une fois la porte refermée, elle ne put s’empêcher d’esquisser un petit pas de danse avant de filer voir Hélène pour lui annoncer la sortie. La résidente accueillit la nouvelle avec joie. Elle prit Murielle dans ses bras pour l’enlacer. La psychologue ne lui parla pas du risque auquel elle s’exposait si la résidente se comportait mal, mais la mit en garde :

— Tu dois très bien te comporter avant la sortie, sinon tu ne pourras pas y aller.

Hélène regarda Murielle d’un air grave. Elle semblait comprendre les enjeux. Elle serra fortement les mains de Murielle avant de l’enlacer à nouveau et dandiner de joie.

 

La résidente fut d’un calme exemplaire. Elle s’occupa de ses plantes avec rigueur, et dans le secret de sa chambre, à l’abri des oreilles indiscrètes, leur chanta, ou plutôt murmura, des mélodies calmes et mélancoliques.

La veille du départ, elle rangea sa chambre avec soin. Au lever du soleil, elle attendit patiemment qu’on vienne l’aider à s’habiller avant de rejoindre le minibus.

Durant le trajet, elle regarda le paysage défiler, admirant les étendues de culture qui se perdaient à l’horizon. Des champs de moutarde, colza et tournesols donnaient une teinte lumineuse aux cultures d’un vert monotone.

Après une heure de trajet sur des routes départementales parsemées de petites communes, le minibus s’arrêta enfin. Le groupe descendit du bus et se rassembla devant l’entrée du Jardin botanique. Il fut accueilli par les salariés du parc spécialisés dans l’accompagnement du public âgé. Les membres du personnel de l’EHPAD prirent en charge les résidents, épaulés par les salariés du Jardin botanique. Murielle s’occupa d'Hélène, tel qu’il en avait été convenu avec la direction.

Le groupe, bien organisé, franchit les grandes grilles en fer forgé. L’ambiance changea immédiatement. Le bruit de la rue sembla subitement lointain… Des oiseaux, accompagnés par le bruit des feuilles, offraient un concert de bienvenue aux visiteurs. Une odeur de fleurs embaumait l’air. Et les couleurs ! Au vert des feuilles et des pelouses s’ajoutaient du jaune, du rouge, du rose, de l’orange, du bleu, du violet, du blanc… Par petites touches ou grands aplats, les couleurs étaient partout.

Le cortège s’avança dans l’allée centrale bordée de glaïeuls, agapanthe et suzanne aux yeux noirs. Ils longèrent ensuite un étang où barbotaient cygnes, canards et grèbes huppés. Des nénuphars fleurissaient la berge. En bordure de l’eau, un imposant saule pleureur trempait des branches et ses racines, offrant un refuge aux insectes, oiseaux et mammifères aquatiques.

Hélène regardait tout autour d’elle, touchait à toutes les fleurs, feuilles et écorces qui se présentaient à elle. À défaut de pouvoir parler, elle tirait Murielle dans tous les sens pour lui montrer ses découvertes. Murielle avait un temps craint que la manie des bouquets de fleurs recommence, mais Hélène n’en fit rien. De temps en temps, elle se penchait laborieusement pour humer le parfum délicat des fleurs. Quand elle se redressait subitement avec le nez retroussé en soufflant des nasaux, Murielle riait. Elle devinait que ce parfum-là ne devait pas être enivrant. Alors, elle s’abstenait d’y mettre le nez, malgré l’insistance d’Hélène qui, partagée entre la farce et la complicité, voulait lui faire vivre la même expérience.

Au fur et à mesure que la procession avançait, les deux femmes s’éloignaient du groupe. Elles n’étaient plus résidente et psychologue, mais juste deux amies bras dessus, bras dessous en visite dans un très beau jardin d’ornement. Elles se contenaient d’aller à droite et à gauche pour admirer des capucines, des lilas, de grands cactus ou des buissons sculptés.

Hélène s’arrêta un long moment devant un buisson à visage humain, à visage de femme. Elle avait les yeux clos, les mains tournées vers le ciel, la chevelure fleurie. Son visage appelait à la sérénité. Hélène s’approcha. De ses deux mains, elle saisit l’index de cette Gaïa végétale et colla la tête contre le doigt de cet être mystique. Une larme coula sur sa joue. Murielle la rejoignit pour la prendre dans ses bras. Après de longues minutes enlacées, elles repartirent.

 

Elles atterrirent dans le sanctuaire aux papillons. En les voyant s’envoler à leur approche, Hélène s’éblouit. Elle lâcha la main de Murielle et s’avança au milieu du ballet aérien d’ailes poudreuses. Elle écarta les bras et bascula la tête en arrière. Un rire cristallin, heureux, sincère, venant du plus profond de son cœur, jaillit de sa gorge. Murielle n’en revenait pas d’assister à un tel spectacle. Les papillons tournoyaient autour d’Hélène, qui tournait désormais sur elle-même. En transe, elle rouvrit les yeux, envoya un baiser de sa main à Murielle et accéléra son tournoiement. De plus en plus de papillons rejoignirent la danse, formant peu à peu un tourbillon opaque autour de la vieille femme. Murielle commença à s’inquiéter et plissa les yeux pour tenter de distinguer la silhouette de sa protégée. En vain. Elle s’approcha de l’écran dressé devant elle. Le bruissement sourd des ailes noyait la scène dans une ambiance mystique.

Apeurée, mais déterminée à retrouver Hélène, elle tendit la main. Au premier contact, le mur éclata en milliers de taches colorées qui s’éparpillèrent dans la nature. Hélène avait disparu.

Tétanisée par la surprise, Murielle ne bougea pas, n’émit pas un son. Devant elle, un grand papillon d’un noir de velours se maintenait en suspension, battant tranquillement ses ailes tâchées de blanc, aux extrémités inférieures parées de cercles orange semblables à des yeux qu’une excroissance en forme de goutte faisait pleurer. Celui-ci s’approcha d’elle, effleura sa joue avant de prendre de l’altitude en direction des cimes où pendaient, Murielle les voyait maintenant, des orchidées imposantes, refuge des papillons. Murielle tendit la main vers le papillon noir. Puis, le papillon disparut au milieu de ses congénères.

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nolween_eawy
Posté le 05/12/2022
Tout d'abord merci pour ta visite sur mon profil. Je suis nouvelle ici, encore un peu perdue dans le concept et toutes ces histoires. Tes commentaires, m'ont beaucoup touché. C'est avec joie que je découvre ton univers, très différent du mien et c'est là toute la magie des échanges. Tu as une plume très poétique, mystérieuse et envoutante. Je n'arrivais plus à décrocher des mots, tant on s'attache vite aux deux protagonistes. La fin laisse place à l'imaginaire et c'est ce qui en fait la beauté. Je le rajoute dans ma pile à lire.
Mnémosyne
Posté le 05/12/2022
Oh, merci pour ton commentaire, qui me touche énormément !
Soit la bienvenue sur Plume d'argent. J'y suis depuis septembre, et je m'y sens vraiment bien. J'espère que ce sera le cas pour toi aussi :)
nolween_eawy
Posté le 18/12/2022
J'avoue bien m'y sentir et préfère le concept d'ici à celui de wattpad qui est bien trop fouillis et surpeuplé. Cela me fait découvrir de belles plumes et du soutien pour améliorer mes récits que j'espère publier l'an prochain. Je tâte le terrain ici!
Liné
Posté le 12/10/2022
Hello !

J'ai particulièrement adoré le début et la fin qui encadrent cette très belle nouvelle. Les premiers paragraphes m'ont fait croire que le personnage que l'on suivait était une enfant, et la réalité m'a été posée sous les yeux de manière très naturelle. Idem pour la fin : on ne s'attend pas à ce revirement fantastique, qui arrive tout simplement et fait éclore toute la poésie que l'ensemble de l'histoire contenait déjà.

A bientôt !
Mnémosyne
Posté le 12/10/2022
Salut !

Je te remercie pour ton retour, je suis ravie de voir que les effets ont fonctionné et que l'aspect fantastique n'est pas trop perturbant. J'avais vraiment peur que cela desserve l'histoire ! Si au contraire, cela apporte une touche poétique, c'est parfait !

À bientôt :)
LucidNightmare
Posté le 05/10/2022
J'ai beaucoup aimé ce texte, je serais curieux de savoir ce qui t'a inspirée à l'écrire.

La relation entre Hélène et Murielle est touchante, les scènes sont crédibles, et la fin est surprenante. Etant donné l'enjeu de la sortie pour Murielle, je me demande si tu as prévu d'écrire une suite ?

J'ai aussi repéré deux petites erreurs :
"La psychologue ne lui parla pas du risque auquel elle s’exposait si la résidente se comportait mal, mais l’a mis en garde :", il me semble qu'il faudrait écrire "la mit en garde"
"Murielle s’occupa Hélène", il manque un "d'"
Mnémosyne
Posté le 06/10/2022
Merci beaucoup pour ton retour.

Ce qui m'a inspiré ? Je ne sais pas vraiment. J'ai écrit cette nouvelle dans le cadre d'un concours sur le thème "Prendre racine" (sur le lien entre la nature et l'humanité, l'influence de l'une sur l'autre). Et j'ai pensé à ma grand-mère, atteinte de la maladie d'Alzheimer, qui prend encore beaucoup de plaisir à jardiner malgré tout.

Je ne pense pas écrire de suite non. On connaît l'enjeu, on peut donc se douter de la suite. Et pour moi, Murielle termine cette sortie en pensant plus à son amie qu'à son emploi. Au vu des événements, son avenir professionnel est devenu secondaire.

Merci pour les erreurs, je vais les modifier de suite !

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