La mort au train

Par Neila
Notes de l’auteur : Ca aura mis le temps mais voici enfin la suite ! *o* J'ai cinq chapitres sous le coude (en comptant celui-ci) ce qui devrait donc assurer une publication régulière sur autant de semaine. J'espère que cette suite sera à la hauteur des attentes. Bonne lecture !

— Comment on va faire, pour aller en Afrique ?

Hervé, Sacha et moi, on s’était réfugiés à l’appartement pour discuter de la suite des opérations. Les mauvais esprits sillonnaient toujours la ville à notre recherche. On avait dû rentrer à pattes, sans utiliser nos pouvoirs, sans quoi on aurait risqué de se faire repérer. Heureusement, on n’était pas très loin de mon immeuble.

Sacha, qui avait plongé la tête dans le frigo sitôt arrivée, n’a pas dénié en sortir pour me répondre. Je me suis tourné vers Hervé :

— Comment faisait Sam pour se déplacer dans toute l’Europe ?

— Ma foi, il se projetait.

— Il quoi ?

— Il se projetait, d’un lieu à un autre, en un clin d’œil – un peu comme le font les esprits.

— Tu veux dire qu’il se téléportait ?

Dans la peau de Sam, j’avais bien souvenir de passer de ville en ville en un bond, mais c’était le genre de raccourcis improbables qui arrivaient tout le temps en rêve. Je n’aurais pas imaginé faire ça en vrai.

— Les faucheurs nomment cette faculté la « projection », a insisté Hervé. Si je ne m’abuse, Enzo, tu en as fait l’usage l’autre nuitée, lorsque tu as fui le Chevalier noir. Ne te rappelles-tu point ?

J’ai ouvert grand la bouche. Je pensais avoir oublié comment j’avais atterri dans ma chambre, mais maintenant que la crise de somnambulisme n’était plus d’actualité, ça se confirmait : dans ma précipitation à fuir, j’étais passé de la rue à notre appartement en une enjambée – pour finir dans le mur. Sacha a refermé le frigo d’un coup sec, un quart de jambon sec à la main.

— Laisse tomber.

Elle a ouvert plusieurs tiroirs, s’est emparée d’un grand couteau et a posé le jambon qu’elle a commencé à découper à même la table.

— Ça fait quatre ans que j’ai ces pouvoirs, a-t-elle dit en se fourrant une tranche dans le bec, et j’ai jamais réussi à faire fonctionner celui-là.

— Mais je l’ai fait hier soir ! ai-je lâché, surexcité. Je me suis téléporté dans ma chambre !

— « Projeté »… a glissé Hervé, tatillon.

— Woah, bravo ! a fait Sacha. T’es trop un génie !

Elle se fichait de moi, c’était gros comme la tache de cola sur mon tee-shirt. S’installant en bout de table, la bouche pleine de jambon, elle a roulé des yeux.

— Tu t’imagines que ça m’est jamais arrivé p’têt ? Moi aussi je me suis téléprojetée-mes-fesses quand j’étais dans le pétrin, mais ça vient pas sur commande. On sait même pas quelles sont les règles de ce truc – est-ce qu’on peut se téléporter qu’à des endroits qu’on connaît, par exemple.

Frappée d’une soudaine inspiration, elle a pointé son couteau vers Hervé.

— Eh, toi qu’étais son larbin, tu sais comment ça fonctionne ?

— Si je puis me permettre, j’étais plutôt le compagnon d’aventure de Sam que son larbin… Pour vous répondre, je ne crois pas qu’il soit nécessaire que vous vous soyez déjà rendus en un lieu pour pouvoir vous y projeter. Ceci dit, je doute qu’il y ait beaucoup d’endroits sur terre que vous n’ayez foulés, de toute façon.

— Ce serait faisable, alors ? ai-je demandé.

— T’écoutes ce que je dis ? En quatre ans, j’ai pas trouvé le truc. Mais vas-y, épate-nous.

— Elle a raison, Enzo. La projection n’est point chose aisée. Il vous a fallu plusieurs centaines de vies pour développer cette faculté. Sans vos souvenirs, je doute que vous parveniez à la maîtriser de si tôt.

Un peu déçu, je me suis laissé tomber sur une chaise.

— Comment on va faire, alors ?

Sacha s’est redressée et a tendu la main devant elle. Un large papier plié en quatre s’y est alors matérialisé dans un nuage de fumerolles noires. Elle l’a déplié et étalé sur la table.

Il s’agissait d’une carte, sur laquelle clignotaient des tas de points lumineux en nuances de gris, comme sur celle que j’avais trouvée dans ma cape de faucheur. À la différence que la sienne semblait avoir été imprimée à l’encre bleue sur une grande feuille blanche, et non dessinée à la main sur un morceau de parchemin élimé. Elle était d’une précision militaire, avec longitude et latitude, échelle, nom des océans, mers et pays. Si une ligne rouge entourait la Russie en englobant d’autres pays comme la Biélorussie et l’Ukraine jusqu’à la Bulgarie, délimitant ce qui devait être le territoire de Sacha, sa carte ne s’arrêtait pas là. Le monde entier y était représenté.

— Hum… a fait Sacha, le menton piqué dans la paume de sa main tandis qu’elle examinait la carte. Il va falloir trouver un moyen de transport qui peut nous emmener jusqu’en Afrique du Sud.

L’estomac dans les talons, j’ai distraitement tiré le jambon à moi et me suis coupé une tranche tout en réfléchissant.

— L’avion ? ai-je suggéré. Mais j’ai pas de passeport. Ni d’argent…

— Pas de passeport et d’argent ? a répété Sacha avant de m’arracher le couteau des mains pour se resservir. Tu peux te rendre invisible et traverser les murs, débile !

J’avais oublié ce détail.

— Tu veux dire qu’on devrait se faufiler clandestinement dans un avion… ?

L’idée d’utiliser mes tout nouveaux pouvoirs pour frauder me mettait un peu mal à l’aise. Sacha a haussé une épaule :

— On pourrait, mais c’est pas le plus pratique. C’est serré, dans les avions, et puis nos pouvoirs risqueraient de détraquer les appareils de navigation… Le train, ce serait beaucoup mieux. Ça nous ferait faire un petit détour, il faudrait traverser la Turquie, la Syrie, la Jordanie et Israël pour arriver sur le continent africain par l’Égypte, mais ça nous éviterait d’avoir à changer de moyen de transport. Y aurait une gare abandonnée dans le coin ? Une station désaffectée ?

J’ai cillé et me suis gratté l’arrière de la tête.

— Ben… y a bien une station fermée pas loin du patelin où habitent mes grands-parents, on passe devant chaque fois qu’on…

— Super, alors c’est réglé ! a-t-elle déclaré, puis elle s’est redressée et a replié sa carte qui s’est volatilisée.

— Euh… mais… c’est qu’il y a plus de trains qui passent. Vaudrait mieux aller à la gare de Florence.

Elle m’a toisé d’un air consterné, comme si je venais de lâcher la pire des énormités.

— Le jour va se lever, a-t-elle soupiré. J’ai besoin de dormir, de manger un vrai repas, de me laver et de redormir, j’ai pas le temps ni l’énergie de faire ton éducation. Tu demanderas à Hector.

Là-dessus, elle s’est avancée vers la porte.

— On se retrouve demain. Si t’es encore vivant.

Le battant a claqué derrière elle. Je me suis tourné vers Hervé pour lui demander de quoi elle parlait, mais celui-ci avait disparu. Le jambon aussi, d’ailleurs. Elle était partie avec.

Dans quelle histoire est-ce que je m’étais embarqué ?


 

Après tout ça, j’étais si fatigué que j’ai sombré dans le sommeil sur le canapé du salon. Quand je me suis réveillé, les aiguilles de la pendule avaient fait un tour complet et le soleil déclinait derrière la fenêtre. Mon père avait essayé de m’appeler trois fois. J’ai hésité à le rappeler. Je n’aimais pas l’idée de lui dire que tout se passait très bien sachant qu’un chevalier fantôme voulait ma mort et que je m’apprêtais à partir en Afrique avec un esprit et une fille que je connaissais depuis un jour. Les yeux fixés sur le téléphone, j’ai fini par lui envoyer un SMS.

« Déso, g raté t apel, me sui endormi devant la télé xP G plu de bateri la, mai jte rapel plutar. Le voyage se passe bien ? »

J’ai mangé ce qui traînait dans le frigo, pris une douche et enfilé des vêtements propres. Toutes mes courbatures, égratignures et bleus avaient disparu. Je me sentais beaucoup mieux, mais pas encore au top de ma forme. Malgré l’appréhension et les doutes qui me grattouillaient, je n’avais qu’une hâte : revêtir ma cape, empoigner ma faux et filer dans la nuit. J’ai dû faire un gros effort pour ne pas céder à la tentation de monter sur le toit et tester ce fameux pouvoir de projection. J’étais à deux doigts de craquer quand Sacha a fait son apparition.

La pendule finissait de sonner vingt-trois heures. Drapée de sa cape, elle a émergé du mur et atterri au milieu du salon, aussi discrète qu’une ombre. J’ai arrêté de faire les cents pas.

— Ça va être dur de se carapater de cette ville, a-t-elle lâché sans préambule. Y a pas mal de mauvais esprits sur le qui-vive. Va falloir se déplacer en mode furtif.

— Euh… d’accord.

Ses petits yeux gris se sont plissés.

— Tu sais pas faire, hein ?

— Pas sûr, ai-je répondu avec un sourire d’excuse. Mais j’ai une idée. Suis-moi !

Elle a remballé sa cape et m’a suivi dans la cour de l’immeuble en grinchant. Sous son regard impatient, j’ai tiré la bâche qui couvrait ma mobylette et dévoilé mon trésor en mimant un « tadam ! » retentissant. Sacha a reniflé.

— Ce truc roule ?

— En théorie.

Elle a haussé un sourcil, de plus en plus sceptique.

— C’est moi qui l’ai retapée, ai-je précisé avec fierté.

— Ça me donne encore moins envie de monter dessus.

— L’ennui c’est qu’on a pas d’autre moyen de transport… Et si on traverse la ville en mode faucheur, on risque de se faire repérer, non ?

— Tu risques de nous faire repérer.

— Pardon, oui, ai-je admis avec un sourire désolé.

Sacha a froncé le nez, mais n’a rien ajouté. Interprétant son silence comme un feu vert, je suis allé chercher le jerrican d’essence et des casques à vélo. Elle m’a regardé de travers quand je lui en ai tendu un et j’ai compris qu’il valait mieux ne pas insister sur ce point. Si on croisait les flics, ce serait pas ce détail qui les ferait sourciller, de toute façon. J’avais pas exactement l’âge ni le permis pour conduire, même une petite cylindrée, mais la tentation de tester ma mobylette était beaucoup trop forte. Et puis c’était une question de vie et de mort.

Une rasade d’essence et quelques vérifications de dernière minute plus tard, on était dans la rue, prêts à démarrer. Le quartier était silencieux et désert. Les gens étaient déjà retranchés dans leur appartement, devant leur télé ou au fond de leur lit : leur journée s’achevait et la nôtre commençait.

Debout près de la mobylette dressée sur ses béquilles, j’ai fait basculer la pédale en position haute, puis relevé la tête. C’est là que j’ai remarqué la Mercedes noire garée un peu plus loin : le même modèle que celle que j’avais aperçue devant l’hôtel President.

— T’es sûr que tu sais démarrer cet engin ? s’est impatientée Sacha.

J’ai reporté mon attention sur la mobylette.

— Sans problème !

Vibrant d’excitation, j’ai poussé le levier du starter à gauche, ouvert le gaz et actionné la décompression à droite, puis j’ai donné un bon coup de pédale. Le moteur a ronflé et grondé avant de pétarader gaiement. J’ai enfourché ma mobylette, la banane aux lèvres. Quand je pensais qu’on avait osé dire qu’elle était irrécupérable. Rien n’était irrécupérable, pourvu qu’on essaye assez fort. Sacha s’est assise derrière moi et les frétillements de joie qui papillonnaient dans mon ventre se sont transformés en tortillements.

— Accroche-toi.

Elle s’est agrippée au siège. J’ai relevé les béquilles et donné un coup d’accélérateur. La mobylette est partie, si brutalement qu’on a failli basculer en arrière.

— Pardon ! ai-je clamé tandis que Sacha tapait du poing sur mon épaule en jurant comme un camionneur. Désolé !

Les premiers mètres ont été ponctués d’à-coups, mais une fois le moteur – et mes réflexes – bien chauds, la mobylette s’est mise à glisser comme sur du beurre. Un œil dans le rétro pour m’assurer que la Mercedes ne nous filait pas, j’ai pris la direction du sud-est en délaissant les grands axes. Passer par les petites rues nous faisait perdre un peu de temps, mais ça valait mieux si on voulait éviter les flics. Sans oublier les mauvais esprits.

La ville entière baignait dans une aura sombre et glaciale ; un brouillard d’émotions et d’idées noires. Heureusement, on pouvait compter sur les sens affûtés de Sacha pour contourner les fantômes. Ce n’était pas de tout repos. Elle avait le don de se pencher pour me forcer à rectifier notre trajectoire tout en me criant dans l’oreille au dernier moment. On a cogné quelques voitures garées et une benne à ordures dans les manœuvres.

Une fois Florence derrière nous, le voyage est devenu beaucoup plus calme. J’ai pu accélérer sur les routes de campagnes et profiter du vent sur mon visage. Un pur bonheur. C’était presque aussi grisant que de se balader en mode faucheur. Au final, le trajet a été trop court à mon goût.

La gare a fait son apparition, bâtiment solitaire campé près de la route sous un lampadaire à la lueur jaunie. Un seul étage long de trois fenêtres et deux quais : même lorsqu’elle était encore en activité, cette gare n’avait pas dû payer de mine. Aujourd’hui, les volets étaient fermés, la façade envahie de lierre et les rails rouillés se confondaient dans les mauvaises herbes. Il n’y avait rien alentour, juste une aire de graviers qui devait faire office de parking. Les maisons les plus proches se situaient un petit kilomètre plus loin.

Sacha a mis le pied à terre, jaugé le bâtiment et déclaré :

— Parfait.

J’avais du mal à comprendre ce qu’on faisait là, mais Sacha semblait sûre d’elle et après l’avoir vue mitrailler les chiens fantômes, je n’avais aucune envie de la contrarier. Je me suis contenté d’aller cacher ma mobylette dans le bosquet d’arbres rabougris qui avaient pris racine près du parking, puis je l’ai rejointe sur le quai.

— Ce sera bientôt minuit, a remarqué Sacha en consultant sa montre, l’heure des esprits.

— Il y a une heure des esprits ?

— Fort bien.

J’ai tourné la tête, tout sourire.

— Salut Hervé.

— Le bonsoir.

Hervé avait refait son apparition. Plus tangible que jamais dans son pourpoint noir, avec son chapeau à plume, ses sandales ornées d’une grosse fleur et son short bouffant, il nous a salués d’une élégante courbette.

— Les esprits sont vraiment plus forts à certaines heures ? ai-je demandé.

— Hum… disons qu’il existe deux plans : celui des morts et celui des vivants. C’est à la mi-nuit que ces deux plans se superposent parfaitement. À ce moment, il arrive même que les vivants puissent entrevoir les morts.

— Oh, alors c’est pour ça qu’il y a plein d’histoires de fantômes qui apparaîtraient à minuit ?

— Exact. Paradoxalement, plus un esprit est puissant, plus il lui sera ardu de se manifester sur le plan des vivants lorsque celui-ci n’est pas aligné avec celui des morts. Voilà pourquoi peu d’esprits – plus encore, de mauvais esprits – officient le jour.

Indifférente à la conversation, Sacha est repassée en mode faucheur. D’abord fumée, la cape s’est déroulée de ses épaules jusqu’à ses chevilles et son arme a pris forme au creux de sa main.

— Qu’est-ce que t’attends ? m’a-t-elle lancé.

— Hein ?

— Change-toi !

— Oh !

Je me suis empressé de l’imiter. Maintenant que je savais comment faire, c’était nettement plus facile. J’ai fermé les paupières, inspiré un bon coup et libéré le « truc ». La faux s’est matérialisée dans ma main, la cape est apparue sur mon dos et j’ai eu l’impression de basculer dans un autre univers. Le tableau que j’avais sous les yeux était le même, mais tout était devenu plus intense : les teintes bleues, grises et noires de la nuit, les senteurs de bois et de pot d’échappement, la fraîcheur de l’air et les bruissements. À l’intérieur de moi aussi, c’était le feu d’artifice. Je me sentais plein d’énergie, prêt à décamper à travers la campagne comme un jeune kangourou.

— On risque pas de se faire repérer ? me suis-je inquiété.

— Pas si on se fond dans la masse.

— La masse ?

Sacha s’est avancée au bord du quai et a tiré en l’air. Le « bang ! » a résonné dans la nuit. J’ai senti comme de l’électricité courir sur ma peau. L’espace de quelques secondes, il ne s’est rien passé du tout. Puis un courant froid m’a léché la nuque, la lueur du lampadaire a vacillé et un épais brouillard a enveloppé la gare. Curieux, j’ai avancé à mon tour et me suis penché au-dessus des rails pour tenter de voir au loin. Deux lumières se sont mises à briller dans la brume, de plus en plus fort. Je me suis écarté juste à temps pour éviter la locomotive rutilante qui a déboulé en sifflant.

Le train a ralenti et s’est arrêté le long du quai : un train magnifique à l’ancienne, avec une locomotive à vapeur qui crachait de gros panaches de fumée. Sur les wagons d’un bleu profond se détachait un logo doré : deux lions qui se faisaient face au milieu d’un ruban portant des inscriptions françaises que je n’ai eu aucun mal à lire. « C10 INTERNATIONle des WAGONS-LITS ET DES GRANDS EXPRESS EUROPÉENS ». J’ai ouvert la bouche.

— Wouah ! J’y crois pas ! C’est une locomotive Ten wheel, non ?

Je ne m’y connaissais pas autant en train qu’en voiture, mais tout ce qui marchait au charbon et à la vapeur me fascinait. Sacha m’a regardé comme si j’étais timbré.

— C’est rien qu’un train.

— Mais… c’est pas n’importe quel train… ai-je réalisé.

— Bienvenue à bord de l’Orient Express !

Un type vêtu d’un uniforme bleu liseré d’or est apparu sur le marchepied. Les mains gantées, il a ôté sa casquette et nous a salués bien bas.

— Mes Seigneurs Morena, Thanatos, c’est un grand honneur ! un très grand honneur ! Permettez-moi de me présenter : Jules Peeters, majordome.

— C’est un train fantôme ? ai-je lâché, abasourdi.

— Le meilleur qui soit ! Nommez une destination et l’Orient Express vous y conduira plus vite que la Mort ! Enfin, presque aussi vite que la Mort, a-t-il rectifié, comme si ça risquait de nous vexer.

— Eh ben ça tombe bien, a dit Sacha, on est pressés.

Le majordome s’est effacé pour la laisser monter et Hervé lui a emboîté le pas, la démarche princière. J’ai traîné pour admirer la locomotive et ses wagons qui se perdaient dans la brume. Ils paraissaient aussi réels que le reste de la gare. On aurait pu s’y tromper, mais mon sixième sens était formel : le train tout entier était un esprit – ou plusieurs –, puissant et désireux de manger… J’en avais la chair de poule. Je comprenais mieux ce que Sacha avait voulu dire : là-dedans, notre aura se fondrait dans la masse, même en mode faucheur. J’étais si concentré sur le train que je n’ai pas remarqué tout de suite le petit garçon planté au bout du quai.

Le crâne rasé, vêtu d’une robe de moine orange pâle, il me regardait fixement. Je l’ai regardé à mon tour. Alors, il a hoché la tête de gauche à droite.

— Un problème, mon Seigneur ?

— Hein ?

J’ai reporté mon attention sur le majordome, qui attendait toujours à l’entrée du wagon – je n’allais pas m’y faire à ses « mon Seigneur »… Il s’est penché pour jeter un œil à la queue du train. J’ai voulu lui demander s’il connaissait ce gamin, mais ce dernier s’était volatilisé. Dans le wagon, Sacha a tapé du poing contre la vitre. Je me suis dépêché de les rejoindre.

L’intérieur du train était encore plus beau que l’extérieur. Le sol était couvert de moquette, les murs et les plafonds boisés scintillaient à la lueur des lampes posées sur les tables d’appoint et les sièges étaient de véritables fauteuils de salon. Le grand luxe. La seule chose qui dénotait était les passagers. Si certains avaient l’air tout à fait à leur place, costumes trois-pièces et belles robes, d’autres semblaient appartenir à un passé encore plus reculé que le train. Un centurion était assis dans un coin, qui regardait par la fenêtre, son casque sous le bras et son glaive à la ceinture. Il y avait aussi un militaire russe qui jouait aux cartes avec un officier allemand, une femme en blouse blanche qui bouquinait… et une dame qui buvait le thé dans une somptueuse robe d’époque, sa tête décapitée posée sur les genoux. Tous des esprits.

Quelques-uns se sont tendus à notre arrivée ; une mère a attrapé son rejeton par la main et l’a entraîné hors du wagon en jetant des coups d’œil terrifiés à ma faux ; à l’inverse, d’autres n’ont pas eu l’air de remarquer notre présence et ont continué à vaquer à leurs occupations, comme hypnotisés.

— Attention au départ ! a claironné Jules Peeters.

La locomotive a sifflé, puis le train est parti comme une balle. Sacha avait eu le bon sens de se tenir à une cloison. Pas moi. J’ai titubé en arrière, puis basculé à la renverse. Un fauteuil a aussitôt bondi sous mes fesses pour me rattraper. Hervé, Peeters et les autres esprits, eux, n’ont pas frémi.

— Alors, où mes Seigneurs désirent-ils aller ? s’est enquis le majordome pendant que je me remettais sur mes guibolles en remerciant le fauteuil.

— Afrique australe, a dit Sacha.

— Je crains que ce ne soit pas possible. Malheureusement, notre train ne va pas plus loin qu’Istanbul.

Sacha a haussé haut les sourcils et croisé les bras sur sa poitrine, son revolver bien en évidence.

— Ah bon ?

Jules Peeters s’est raidi et un tic nerveux a agité le coin de sa bouche, transformant momentanément son sourire en grimace. Un grincement sinistre est monté du train, tout autour de nous, et la lumière des appliques a clignoté. Hervé s’est tassé derrière moi. Instinctivement, j’ai resserré les doigts autour de ma faux. Sacha a continué à toiser le majordome, imperturbable. Son sourire faussement aimable avait quelque chose de féroce.

— Bien sûr, pour des passagers de marque tels que vous, nous ferons une exception.

— Cool !

Un holster s’est matérialisé autour de sa cuisse et Sacha y a rangé son revolver, l’air ravi. Au bras de fer de l’intimidation, elle était redoutable.

— Je ne peux pas garantir que nous aurons atteint notre destination avant la fin de notre service, mais nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vous conduire aussi loin que possible.

— On s’en contentera.

Le majordome a salué sa magnanimité d’un hochement de tête, mais son sourire trahissait une certaine amertume.

— Mes Seigneurs désirent peut-être un rafraîchissement ? Laissez-moi vous conduire jusqu’à notre voiture-bar, c’est l’idéal pour se détendre pendant le voyage…

Il nous a fait signe de le suivre et on lui a emboîté le pas. Tandis qu’il nous emmenait vers le centre du train, Jules Peeters pointait du doigt panneaux lambrissés, moquettes, rideaux et lustres en vantant le travail d’orfèvre des grands noms qui avaient été sollicités pour la décoration. Puis il s’est mis à énumérer les personnalités, vivantes et mortes, qui avaient voyagé à bord de l’Orient Express.

— Figurez-vous que la duchesse Anne-Marie-Louise d’Orléans en personne a couché dans ce compartiment pas plus tard que le mois dernier.

— Tiens donc ? a répondu Hervé. Et comment se porte la Grande Mademoiselle ? Voilà un temps que je ne l’ai vue…

Fallait reconnaître que le train était un petit bijou, même si tout ce luxe me semblait un peu exagéré. À quoi bon faire un fauteuil si beau et cher qu’on n’osait pas s’asseoir dessus ? On a traversé un dernier wagon-salon, puis on s’est engouffré à la queue-leu-leu dans la voiture-bar. Sous d’épais rideaux bleu marine, de véritables canapés en velours se faisaient face, accompagnés de repose-pieds assortis et de tables basses en bois verni qui laissaient peu de place pour circuler. À l’autre bout du wagon, un piano jouait seul un air de Chopin. Il n’y avait personne hormis une serveuse en faction dans un coin, droite comme un « i », un bras dans le dos et l’autre couvert d’une serviette blanche.

— Je vous en prie, mettez-vous à votre aise.

Le prenant au mot, Sacha s’est laissée tomber dans un canapé et a croisé les pieds sur la table basse. Jules Peeters a pincé les lèvres, mais n’a fait aucun commentaire. Je me suis assis en face, aux côtés d’Hervé, et mon regard s’est égaré par la fenêtre. La vitre ne renvoyait aucun reflet. Derrière, des flashs de lumières et de couleurs crevaient parfois l’obscurité insondable de la nuit. Impossible de distinguer des images nettes. La vitesse à laquelle on se déplaçait était sans aucun doute surnaturelle. Par moment, le train était agité de soubresauts comme s’il passait sur des dos d’âne.

— Si vous le permettez, je vais aller informer la locomotive de notre nouvelle destination, a dit Jules Peeters. Je vous laisse aux mains compétentes de Francine.

Il s’est incliné bien bas, puis s’est éclipsé. Sourcils froncés, Sacha a continué à fixer la porte par laquelle il venait de disparaître.

— Il est nerveux, a-t-elle remarqué.

J’ai fait la moue. C’était vrai qu’il n’avait pas eu l’air très à l’aise, derrière les sourires et les courbettes, cela dit j’avais la nette impression que la plupart des esprits ne raffolaient pas de la compagnie des faucheurs.

— C’est peut-être parce que tu l’as menacé… ? ai-je suggéré.

Une lueur dangereuse est passée dans le regard de Sacha, heureusement pour moi la serveuse s’est avancée à ce moment-là. L’œil éteint, la voix monocorde, elle a demandé :

— Mes Seigneurs désirent un rafraîchissement ? Une coupe de champagne ? Du vin ?

— Un Volnay, je vous prie, a répondu Hervé, tout à fait dans son élément. De votre meilleur cru.

J’ai gesticulé sur mon canapé.

— Euh… vous auriez pas du Coca ?

La serveuse a battu des cils, puis s’est tournée vers Sacha, qui paraissait pressée de la voir disparaître.

— Non merci, a-t-elle grommelé.

Le visage de marbre, la serveuse a tiré son bras de derrière son dos et nous a présenté un verre de vin rouge et un soda sur un plateau d’argent. Elle a déposé les boissons sur la table où reposaient déjà une coupe de fruits et des biscuits apéritifs, puis elle s’est inclinée et elle est repartie dans son coin.

— Je n’apprécie guère ces machines des temps modernes, a fait Hervé, mais il faut reconnaître que le service et la décoration sont soignés.

J’ai pris mon verre et remué les glaçons avec la paille en métal avant de titiller la rondelle de citron perchée au bord.

— Est-ce que c’est… des boissons fantômes ?

— Cela va de soi.

Hervé a soulevé sa coupe et l’a agitée sous son nez pour en apprécier l’odeur.

— C’est nourrissant ?

— Pas le moins du monde. Mais prétendre apporte une forme de satisfaction.

Curieux, j’ai reniflé à mon tour le contenu de mon verre. Des notes de sucre et de caramel m’ont chatouillé les narines, mais il y avait autre chose… J’ai inspiré un peu plus profondément et ça m’a sauté au nez : une arrière odeur de charogne.

— Ça va surtout te zombifier la cervelle et t’oublieras de descendre du train, a ajouté Sacha.

J’ai aussitôt reposé le verre.

— Ce genre d’endroit, c’est un piège à âmes, a-t-elle dit. Si t’es pas descendu quand le train disparaît, il avale ton âme et t’es coincé là pour toujours. Tu deviens une partie du train.

— Tu veux dire que… tous les esprits qu’on a vus sont piégés ?

J’ai lancé un coup d’œil à notre serveuse-zombie.

— Oh, pas tous, a dit Hervé, jambes croisées, sa coupe de vin à la main. Les esprits avisés savent user des transports fantômes sans en être les victimes. Seuls les esprits naïfs et les vivants se font prendre au piège.

— Est-ce qu’on est pas censé empêcher ça ?

— Sur le papier, oui, mais les transports fantômes étant fort utiles, les faucheurs acceptent d’en laisser une poignée en circulation sous la condition qu’ils ne se montrent pas trop voraces.

— Mais… il y a quand même des gens qui se font piéger…

J’avais beau ne pas être pressé de refaucher une âme, fermer les yeux sur un mauvais esprit sous prétexte qu’il nous était utile ne me semblait pas très correct.

— Certes, a reconnu Hervé, mais, Enzo, comprends bien que les faucheurs n’ont pas pour vocation d’éradiquer tous les mauvais esprits. L’entreprise serait malheureusement trop grande, même pour vous tous ! Votre rôle consiste avant tout à veiller à ce que la population d’esprits errants ne dépasse pas un certain seuil.

Je me suis laissé aller au fond du fauteuil, songeur. Fallait qu’on aide les esprits errants à regagner l’au-delà, qu’on fauche ceux qu’on n’avait pas pu aider à partir à temps, tout en se faisant à l’idée qu’il y en aurait toujours dans la nature. J’avais rien contre les esprits ; au contraire, je les trouvais plutôt marrants, mais il suffisait d’un esprit mal luné et d’un vivant malchanceux pour mettre prématurément fin à une existence. J’étais pas près d’oublier ce qui était arrivé à Giulia… Hervé a tenté de me rassurer :

— Cela étant, les cas de vivants tués par des mauvais esprits restent extrêmement rares.

L’information n’avait pas encore fait son effet qu’il a ajouté, tripotant son collier d’une main :

— En temps normal, du moins. Depuis que ce sinistre Chevalier noir est entré en scène, il faut reconnaître que le nombre et la virulence des mauvais esprits ont crû de façon inquiétante…

J’ai pas pu m’empêcher de sourire en coin. Pour ce qui était d’être rassurant, on repasserait. Hervé a fini par reposer son verre et m’a lancé un drôle de coup d’œil. Des vagues d’hésitation et de crainte m’ont traversé comme un courant d’air.

— Enzo, il y a une chose contre laquelle il me faut te mettre en garde… a-t-il commencé, les mains crispées sur ses genoux serrés.

J’ai attendu qu’il se lance tandis que Sacha se penchait au bord de son canapé, à nouveau attentive et suspicieuse.

— S’en remettre à vos confrères-faucheurs pourrait s’avérer risqué.

— Comment ça ?

Il s’est lissé la barbichette et a lâché d’un ton prudent :

— Eh bien, si la majorité des faucheurs ont refusé de s’associer à Sam pour mettre un terme aux agissements du Chevalier noir, ce n’était pas uniquement une question d’orgueil et d’incrédulité, mais aussi – et surtout – par défiance.

— Tu veux dire qu’ils se méfiaient ? De quoi ?

— De toi, des autres.

Ça m’a laissé perplexe.

— Comprenez bien, les faucheurs du Nouveau Monde et d’Inde ont été éradiqués, a expliqué Hervé. Or, la mort définitive d’un faucheur n’est point monnaie courante ! Comme je vous le narrais hier, il n’y a eu que deux précédents dans toute l’histoire des faucheurs. S’il s’est déjà vu qu’un esprit parvienne à occire un faucheur, cela n’a jamais été de manière définitive : jusqu’à hui, l’on n’a pas vu d’esprit capable de détruire l’âme d’un faucheur, seulement sa chair. Il n’y a pour l’heure qu’une chose connue pour être parvenue à cette fin.

Un pressentiment désagréable m’a galopé dans le dos.

— L’arme d’un autre faucheur, a achevé Hervé tandis que le piano se taisait sur un trémolo aux accents funestes.

Un silence épais a plané dans le wagon, puis le piano est reparti sur l’Hiver de Vivaldi et Hervé a repris la parole.

— De fait, il n’y a rien qu’un faucheur redoute plus qu’un autre faucheur – raison pour laquelle il vous est si ardu de vous faire confiance. Cela étant, le Chevalier noir pourrait bien être un esprit d’une nature ou d’une puissance encore jamais rencontrée.

— Ça, ou c’est bien un putain de faucheur et on est grave dans la merde, a lâché Sacha. Comme je disais : on peut faire confiance à personne.

— T’es pourtant venue me trouver, lui ai-je fait remarquer.

— C’est différent. Je savais déjà que t’étais pas le Chevalier noir. T’étais là, y a trois ans, le jour de ma renaissance.

— Ah bon ?

— En effet, a dit Hervé. Quand Sam a compris que le Chevalier noir s’attaquait aux faucheurs dont le successeur était né, trois d’entre vous en avaient déjà été les victimes. Il ne restait plus que vous deux. Ainsi, Sam a tenté de mettre en garde le prédécesseur de Dame Sacha. Hélas, il a fallu attendre que ce dernier soit grièvement blessé pour qu’il accepte la main tendue de Sam.

Sacha s’est renfrognée. Son entêtement à ne faire confiance à personne ne datait pas de cette vie et, apparemment, ça lui avait coûté cher.

— Ensemble, vous avez tenté de tirer parti de la renaissance de Dame Sacha pour attirer le Chevalier noir dans un guet-apens…

— Alors c’était ça ! s’est-elle exclamée, les yeux agrandis par la compréhension.

— Hum, oui, a soufflé Hervé, mais l’entreprise n’a pas porté ses fruits.

— Ils se sont pris une grosse raclée, oui ! Andriy a juste eu le temps de me transmettre ses pouvoirs, et après…

Son regard s’est assombri et elle n’a pas eu besoin d’aller plus loin pour que je comprenne ce qui était arrivé à son prédécesseur. C’était très étrange de se dire qu’on se connaissait déjà dans une autre vie – et très embarrassant d’apprendre que je ne lui avais été d’aucune aide.

— C’est une idée de merde, a-t-elle soudain déclaré, d’aller trouver les autres. Si le Chevalier noir est l’un d’entre eux, on va simplement se jeter dans la gueule du loup.

— Mais qu’est-ce qu’on peut faire d’autre ?

Elle a ouvert la bouche pour répliquer, mais a stoppé en plein élan. Ses yeux se sont écarquillés et elle s’est ruée sur le canapé, entre moi et Hervé. Elle m’a écarté d’un coup de coude et s’est dressée sur les genoux, passant à moitié à travers Hervé.

— Allons bon ! a glapi ce dernier en s’estompant comme un mirage avant de se reformer en bout de banquette, offusqué.

Insensible à l’indignation d’Hervé, le nez collé à la vitre, Sacha a lancé :

— T’as senti ?

Une main sur l’oreille qui avait rencontré son coude, je me suis retourné pour regarder à mon tour.

— Euh…

Un souffle glacé m’est remonté dans le dos. Tous les poils de mon corps se sont hérissés. Dans le wagon, la lumière des appliques s’est mise à vaciller. Il y avait quelque chose qui bougeait, là dehors, dans l’obscurité et les panaches de fumée.

Les yeux plissés, j’ai approché mon visage de la fenêtre. Deux traînées de lumière vertes ont alors émergé du brouillard. Soudain, les lampes se sont éteintes et un flash a illuminé la nuit. L’espace d’une seconde, l’imposante silhouette d’un cavalier s’est découpée dans le noir. Sacha et moi nous sommes écartés d’un bond.

— Qu’est-ce que c’est ? ai-je lâché.

— Les ennuis, a-t-elle répondu.

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MichaelLambert
Posté le 07/11/2022
Bonjour Neila !
Excellente ce train fantôme ! Et le nom de ce majordome, Jules Peteers, trop bien trouvé ! je me suis demandé pourquoi il fallait prendre ce train dans une petite gare (les raisons n'étaient pas très claires pour moi) et comment Sacha était arrivée à Florence (avait-elle justement pris le train ? et à quelle gare alors était-elle arrivée ?).
La dynamique entre Enzo et Sacha me fait bien rire et perso je l'aurais exploitée un peu plus durant le trajet en mobylette : Enzo en est tellement fier, je me demandais ce qui aurait pu se passer pour que Sacha ait encore une occasion de se moquer de lui ?!
A bientôt pour la suite (et vive les cliffhangers ;-)
Neila
Posté le 08/11/2022
Bonjour Michael !
Je sais même plus où je suis allée pécher ce nom. XD Je crois que c’est belge…
J’espère que la raison du pourquoi ils vont dans une gare abandonnée devient évidente à l’arrivée du train fantôme ? Mais oui, Sacha se déplace parfois en utilisant des transports fantômes, comme le train, c’est ce qu’il fallait comprendre.
Olala, Sacha ne manquera pas d’occasions de se moquer de lui, ne t’en fais pas ! En tout cas, je suis contente si la dynamique fonctionne. Parce que là, le lecteur est parti pour les supporter un moment.
Oui, il y a pas mal de cliffhangers dans cette histoire. ^^’ J’espère que le prochain va te plaire, je me suis bien amusée à l’écrire.
Comme toujours, un gros merci pour ta lecture et ton retour !
LionneBlanche
Posté le 29/08/2022
Oh mince ! :’( Mas non, tu ne peux pas me faire ça ! :’( j’exploite mon homme pour qu’il s’occupe des animaux et tu finis ton chapitre de nouveau en plein suspense ! c’est cruel ! ^^
J’ADORE le train !!! Bon, même s’il peut nous bouffer et que le coca sent le moisi… ^^ Mais c’est vraiment cool quand même !
J’ai loupé le passage temporel du chapitre ^^ Une phrase et quelques lignes de sautées n’ont pas suffi à mon niveau de fatigue et j’ai dû revenir en arrière pour comprendre. Un petit symbole pourrait éviter ce genre de souci ? Ce serait plus visible…
Dans ce chapitre, tu concrétises un des problèmes liés au fait de ne pas posséder ses souvenirs : ne pas savoir se projeter. C’est une très bonne chose, pas si facile qu’on le croit en plus, et c’était justement un point que j’avais relevé, en plus. 
Le chevalier noir, un Faucheur… Curieusement, ça me trottait dans la tête depuis le début et je penche clairement plus pour cette théorie que sur un esprit surpuissant. Déjà, l’aura du chevalier semble ne pas être la même que celle de la femme de l’hôtel, en plus, il a l’air d’en savoir un rayon sur les Faucheurs, et déterminé à faire en sorte qu’il soit le seul à détenir se savoir… Il y a quelque chose, quelque chose de plus que d’handicaper les autres pour les tuer plus facilement. J’adore enquêter ! ^^
Sinon, Enzo, le coup de la mobylette… Sont excuse, on sent quand même bien que c’est limite et qu’il crevait surtout de s’en servir ! ^^
Neila
Posté le 02/09/2022
Désolée pour la fin du chapitre. ^^’ Y en a quelques uns qui finissent sur des cliffhangers, mais c’est pas pour le plaisir je torturer les lecteurs, juré ! C’est juste que l’action s’enchaîne pas mal. C’pas ma faute. 0:)
Contente que tu aies bien aimé l’épisode du train ! J’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire aussi.
S’ils avaient pu se projeter dès le début, ça aurait été beaucoup moins drôle.
Tu penches pour l’hypothèse que le Chevalier noir est un faucheur alors ? Ça se pourrait… ou ça pourrait être plus compliqué que ça. Va savoir… Quelques soient les réponses, j’espère qu’elles seront à la hauteur de tes attentes !
Pour le « passage temporel » qui tu as raté, tu parles de la petite ellipse entre la première scène du chapitre et la suite ? Honnêtement, c’est pas bien grave de pas réaliser immédiatement que c’est une ellipse, les scènes se suivent en fait. J’écris directement qu’Enzo va se coucher après tout ça. ^_^ J’aurais même pu ne pas sauter de ligne, à mon avis ça change rien. Tu l’as vraiment ressenti comme une gène ?
J’avoue, Enzo était trop heureux d’avoir une excuse pour conduire sa mobylette. =D
Merci pour le commentaire. <3 A bientôt sur la suite !
LionneBlanche
Posté le 02/09/2022
Non, pas une grosse gène non plus car c'était logique qu'il soit naze, et je trouvais bizarre qu'il n'ai pas dormi et qu'ils reparte alors que Sacha venait juste de s'esquiver. je devais juste être un peu moins concentré en lisant ce passage-là et pouf. ^^ Au pire, si d'autres le loupe, tu pourras toujours aviser à ce moment là. Ce n'est pas bien grave ;)
MarineD
Posté le 31/12/2021
> La gare a fait son apparition, bâtiment solitaire campé près de la route sous un lampadaire à la lueur jaunie (...) Les maisons les plus proches se situaient un petit kilomètre plus loin.

Tu t'es inspirée de la gare Meuse-TGV ? XD

Sympa cette idée de transport fantôme, j'aime beaucoup :)
Elka
Posté le 31/01/2021
Hellow vous ! ♥
J'ai compris que j'avais pas actionné les notifications. Maintenant, je ne raterai plus un chapitre ! (même si c'est cool d'en avoir plusieurs sous le coude)
Eh bah ça m'avait manqué ! Cet univers, Sasha et sa douceur, Hervé et son langage, Enzo et son Enzo ♥ Ton écriture, surtout, ta façon si juste de tout raconter et le rythme avec lequel tu enchaînes les révélations, les découvertes et les péripéties.
Quelle allure ce train fantôme-vorace (j'adore cette idée) ! Et ce petit moinillon qui a essayé d'avertir Enzo juste avant (note pour la prochaine fois, petit : parle). Après je crache pas sur du remue-ménage dans un train. Je tiens à mentionner que la dernière fois que j'ai lu des péripéties dans un train, y avait Maia qui servait à rien, Rhys qui servait à rien, un gros trou et des passagers qui glissaient dedans.

A vite !
Neila
Posté le 01/02/2021
Mais ! Qui êtes-vous ?
Ah la bonne excuse des notifications ! Nan mais je sais bien que t'avais pas envie de me lire, dis-le. :p
Ben j'espère que je relève un peu le niveau du combat de train. xD Que c'est au moins compréhensible (tu me diras). Mais je te préviens, y a pas de falaises à flanc de prairie.
Ah ben le train-fantôme, un grand classique. Je pouvais pas passer à côté.
Contente que ça te plaise en tout cas. ❤ Hésite pas à le dire si y a des choses qui fonctionne moins bien.
Hinata
Posté le 28/01/2021
Coucou Neila !!!

Raaah j'étais tellement contente de voir toutes ces notifications et maintenant que j'ai recommencé à lire je suis encore plus excitée, c'est si bieeeeeen !! Un pur régal !

Je crois que ce qui me bluffe le plus c'est la justesse de tes dialogues, l'équilibre parfait entre naturel et efficacité, je suis FAN !
Sacha est toujours aussi géniale, ça fait trop plaisir de la voir davantage !! (j'ai particulièrement adoré quand Enzo fait cette remarque : "Au bras de fer de l’intimidation, elle était redoutable." ça donne tellement bien le ton du personnage !)
Enzo est trop chouuuu ! je suis toujours aussi fan de son caractère mi-détaché mi-trop chouuuu (quoi, t'as cru que j'allais faire une vraie analyse ? XD)

J'aime beaucoup les motifs visuels qui se succèdent dans ton texte et habillent chaque scène : le jambon, la mobylette, la gare, le train. Je trouve que ça rend le chapitre à la fois très riche et très fluide à la lecture !

D'autrers petites remarques en vrac :

"Rien n’était irrécupérable, pourvu qu’on essaye assez fort." : j'aime trop cette petite phrase casée sans prétention <3

"Alors, il a hoché la tête de gauche à droite." > on dirait plutôt "secouer" la tête non? Pour moi "hocher" c'est seulement de haut en bas

"une arrière odeur de charogne." : alors je sais qu'on dit un arrière-goût, mais la déclinaison avec l'odeur m'a fait tiquer, si ça existe alors je l'ai jamais rencontré ! Si c'est pas le cas, je pense que c'est facile de transmettre la même idée avec un adjectif genre "vague, lointaine,.."

J'aime beaucoup le cliff-hanger haha, moi qui m'attendais à ce que les ennuis arrivent à la sortie du train, me voilà bien attrapée XD

Bravo pour ce chapitre à la hauteur des précédents (et c'est DUR d'écrire la suite d'un très bon début je trouve, alors vraiment bravo !) J'ai hâte de lire la suite, à bientôt ;)
Neila
Posté le 01/02/2021
Ah mais !! J’avais même pas répondu à ton commentaire précédent ! Le boulet. x’D Pardon… On va mettre ça sur le dos des exams qui approchent. Hem.
Oh, merci merci ! Contente que Sacha te plaise. :p Les personnages bougon et grande gueule, j’avoue, c’est mon péché mignon. Pis fallait bien équilibrer avec la nature mi-détaché mi-trop chou d’Enzo. :p (ton analyse est parfaite)
Pour le hochement de tête, il me semble l’avoir déjà vu utilisé pour dire « non », mais tu me mets le doute. Je vais vérifier ça.
Pour l’arrière-odeur, je voulais faire un jeux de mot en reprenant l’expression. ^^’ Je trouvais ça rigolo (lol). Mais si c’est plus perturbant qu’autre chose, je vais peut-être revenir à quelque chose de plus français. Comme on est du point de vue d’Enzo, je me permets parfois de bricoler des expressions, mais ça marche pas à tous les coups.
Bon, du coup tu sais déjà ce qu’il y a après le cliff-hanger !
En tout cas, merci énormément pour ta lecture, et pour tous ces commentaires. ❤ (je vais essayer d’être plus réactive sur les réponses ^^’)
Mart
Posté le 12/01/2021
Ce chapitre est vraiment cool ! :D L'idée qu'il n'y a qu'une arme de Faucheur pour détruire un âme de Faucheur va tellement compliquer toute l'affaire !! Hâte d'en savoir plus sur ce Chevalier noir et de rencontrer d'autres Faucheurs...
Neila
Posté le 14/01/2021
Merci Mart ! ^w^
Pas compliqué, pimenté on dit. :p J'espère que la suite sera à la hauteur de tes attentes !
Merci beaucoup ta lecture.❤
Isapass
Posté le 11/01/2021
Salut Neila !
Bon, dès que j'ai vu la notification en prenant mon petit dèj, j'ai cliqué frénétiquement dessus, au risque de déposer mon fils en retard à l'école ! Je suis tellement contente de retrouver Enzo ! ♥
Tu maîtrises de mieux en mieux la narration, c'est encore plus fluide qu'avant, et il y a des subtilités qui en disent long sur la personnalité d'Enzo (puisque c'est à la première personne) et qui sont très bien vues. Par exemple, le fait qu'il ne prenne jamais ombrage, même en introspection, du comportement de Sacha qui n'est pourtant pas très amène. Ou qu'il ne se moque jamais de personne. C'est ce que je préfère chez lui je crois : ce côté totalement objectif. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir beaucoup de second degré, mais ce n'est jamais dans le jugement, ni en bien ni surtout en mal. Enzo est vraiment un personnage très très réussi et original.
L'apparition de Sacha dans le récit, justement, ça apporte ce côté un peu plus tranché et badasse, et ça aussi c'est très réussi. Ca fait d'eux une paire très intéressante (même si en tant que lectrice fan de mon petit Enzo, je le plains un peu !). Je me dis que le côté sauvage de Sacha va s'atténuer petit à petit, mais ce n'est pas sûr : je pense qu'elle ne va pas se laisser apprivoiser très facilement et que l'empathie n'est pas forcément son point fort.
Quant à Hervé, il amène le petit côté schweppes avec son langage décalé (très bien maîtrisé, le dosage, d'ailleurs) et son "short bouffant"♥, mais c'est aussi le gardien de la mémoire.

Par rapport à ce qui se passe dans le chapitre, d'abord j'ai adoré le trajet en mobylette, et j'ai noté au passage que Enzo ne gère pas très sereinement les contacts avec Sacha. Y aura-t-il anguille sous roche ?...
C'est très sympa d'avoir fait ressurgir l'Orient-Express ! Je t'avoue que ça m'a un peu fait penser au magicobus de HP (notamment le fauteuil qui vient tout seul à la rescousse d'Enzo), mais il y a assez de différences pour que ce ne soit pas gênant, et j'aime beaucoup la référence historique. Les descriptions sont nickel, aussi.
Je n'arrive pas à savoir si le majordome est juste vexé par le comportement de Sacha, ou s'il y a autre chose. Est-ce que les esprits passagers du train vont se ruer sur notre trio pour tenter de les abattre ?
Et le petit garçon-moine, sur le quai ? Mon hypothèse est que c'est un autre apprenti faucheur, mais te connaissant, ça peut tout aussi bien être un épouvantable mauvais esprit !
Et enfin, par rapport à la révélation d'Hervé sur la seule manière d'éradiquer une âme de faucheur (par une arme de faucheur), je sens que ça va beaucoup compliqué la tâche de nos héros.

En tout cas, j'ai dévoré ce chapitre qui n'est pourtant pas d'une longueur anodine, et comme d'habitude, je suis impatiente de lire la suite ! J'en bave même d'avance, en fait XD.

Quelques pinaillages dont tu feras ce que tu voudras ;) :
"dans ma précipitation à fuir, j’étais passé de la rue à notre appartement en une enjambée – pour finir dans le mur." : aaaaah d'accord ! Alors déjà, j'avais pas compris que le mur en question était celui de sa chambre, je croyais que c'était un mur dans la rue ! Du coup, ce passage du premier chapitre devient beaucoup plus clair !
"— Eh, toi qu’était son larbin, tu sais comment ça fonctionne ?" : toi qu'étais
"Je doute qu’il y ait beaucoup d’endroits sur terre que vous n’ayez foulés, de toute façon." : que vous ayez foulés (si tu mets la négation, ça veut dire l'inverse : ça veut dire qu'ils ont déjà été partout, alors que si j'ai bien compris, Hervé veut dire qu'ils ne connaissent presque aucun endroit, non ?). D'ailleurs peut-être que ce serait plus simple sous cette forme : "Je doute que vous ayez foulé beaucoup d'endroits sur terre, de toute façon."
"j’ai pas le temps et l’énergie de faire ton éducation." : j'ai pas le temps ni l'énergie ?
"Une rasade d’essence et quelques vérifications de dernière minute plus tard et on était dans la rue, prêts à démarrer." : en principe, l'expression s'utilise sans le "et" avant "on était", puisque tu prends le début comme une indication de temps, comme si tu disais "Cinq minutes plus tard, on était dans la rue"
"Le monteur a ronflé et grondé avant de pétarader gaiement." : le moteur, peut-être ?
"On a cogné quelques voitures garées et une benne à ordures dans les manœuvres." : excellent !
"Un étage long de trois fenêtres et deux quais" : j'ai trouvé ça un peu bizarre de décrire un bâtiment comme "un étage" (mais je n'arrive pas bien à dire pourquoi). Peut -être que si tu mettais "Un seul étage, long de trois fenêtres et deux quais", ça se comprendrait mieux (après s'il n'y a que moi qui bloque, laisse tomber, hein).
"— Ce sera bientôt minuit" : on dit plutôt "Il sera bientôt minuit", mais c'est vrai que Sacha n'a pas une syntaxe impeccable, donc à voir...
"Plus tangible que jamais dans son pourpoint noir, avec son chapeau à plume, ses sandales ornées d’une grosse fleur et son short bouffant," : très bon, le short bouffant !
"les teintes bleu, gris et noir de la nuit," : je pense qu'ici, il faut accorder les adjectifs de couleurs avec teintes (bleues, grises et noires).
"C10 INTERNATIONle des WAGONS-LITS ET DES GRANDS EXPRESS EUROPÉENS" : il y a des caractères qui ne sont pas passés ou c'est fait exprès ?
"un très grand honneur !" : il manque la majuscule à "Un", non ?
"J’étais si concentré sur le train que je n’ai pas remarqué tout de suite le petit garçon planté au bout du quai." : un autre jeune faucheur fraîchement ressuscité ?
"Sacha avait eu le bon goût de se tenir à une cloison." : le bon sens, non ?
"Le visage de marbre, la serveuse a tiré son bras de derrière son dos et nous a présenté une coupe de vin rouge et un grand verre de soda sur un plateau d’argent." : en principe, le vin, ça se boit plutôt dans un verre que dans une coupe. Mais peut-être que la serveuse a voulu faire plaisir à Hervé en lui sortant de la vaisselle médiévale ?

A très bientôt !
Neila
Posté le 14/01/2021
Salut Isa !
T’es au taquet ! Mais je vais pas m’en plaindre, ça fait plaisir de te voir au rendez-vous. ❤ J’espère quand même ne pas t’avoir mise trop en retard.
Oui, je commence à être nettement plus à l’aise, que ce soit avec le ton de l’histoire et avec les personnages ! Je suis très heureuse que la personnalité d’Enzo te plaise. ❤ Un personnage aussi chill et profondément gentil, c’est nouveau pour moi et j’avais un peu peur que ça puisse paraître… fade. Qu’il semble trop passif ? Je suis très soulagée que tu le trouves réussi ! J’espère que ça continuera dans le bon sens.
Sacha est là pour trancher, oui. :p C’est mon quota personnage grognon et malpoli, parce que j’ai du mal à m’en passer. « l'empathie n'est pas forcément son point fort »Aah, je pense qu’elle va te surprendre.
Que d’éloges pour Hervé et son short bouffant. Merci. ❤
Une anguille ? Nooon….
Je crois que j’aurais du mal à écrire une histoire d’urban fantasy dans laquelle on ne sente pas d’inspiration Harry Potter. ^^’ Mais je m’appuie aussi sur le folklore, et les vaisseaux fantômes, c’est un grand classique ! Je pouvais pas passer à côté. Merci pour les références historiques. C’est pas grand-chose mais ça m’a fait suer des fesses. X’D J’ai arpenté internet à la recherche de photo pour décrire le train comme il était vraiment et c’était pas facile à trouver. D’ailleurs, l’inscription « C10 INTERNATIONle des WAGONS-LITS ET DES GRANDS EXPRESS EUROPÉENS », y a pas d’erreur de frappe, c’est comme ça que c’était écrit sur le train…
«  Est-ce que les esprits passagers du train vont se ruer sur notre trio pour tenter de les abattre ? » Va savoir. :p
Intéressante hypothèse. Je ne dirais rien, bien sûr. Même pas sous la torture (mais contre du chocolat, j’te raconte tout).
Merci beaucoup pour les fautes ! Je m’en vais de ce pas éditer tout ça.
« "Je doute qu’il y ait beaucoup d’endroits sur terre que vous n’ayez foulés, de toute façon." : que vous ayez foulés (si tu mets la négation, ça veut dire l'inverse : ça veut dire qu'ils ont déjà été partout, alors que si j'ai bien compris, Hervé veut dire qu'ils ne connaissent presque aucun endroit, non ?) » Arf, je voulais justement dire qu’ils étaient allés partout, sous-entendu dans leurs précédentes vies. Comme ils existent depuis très longtemps, ils ont eu le temps de se balader, c’est ça que je voulais dire. C’était pas clair apparemment. é.è Je vais voir commente je peux arranger tout ce que tu m’as pointé.
Je suis vraiment très contente que ce chapitre t’ait plu ! Surtout après une si longue attente. Un gros merci pour ta lecture et ce commentaire si fourni. ❤❤
Isapass
Posté le 14/01/2021
Pour le truc des endroits foulés, c'est peut-être parce qu'il manque une contradiction par rapport à la phrase précédente. Peut-être qu'on comprendrait mieux le sens de la remarque avec quelque chose du genre : "Ce ne serait pas un obstacle, de toute façon : à vous deux, je doute qu'il y ait beaucoup d'endroits du globe que vous n'ayez déjà foulés". Bref, y a moyen ;)
Neila
Posté le 14/01/2021
Oh, merci pour la suggestion ! Je vais voir ce que ça donne.
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