La limbe.

Là où je suis, il n'y a rien. 

 

Du vide à l'état pur.

 

Il n'y a ni haut, ni bas. Ni chaud, ni froid.

C’est un monde primal, dépourvu de choses, de formes. 

 

Mais parfois, des ombres furtives passent, comme des courants d’air. 

 

Je suis la seule chose existante dans ce monde fantoche, et ce depuis que j’ai été envoyée ici. 

 

Je suis là. Seule. Dans ce royaume à la couleur du vide. Dans cet enfer, qui rendrait l'Enfer lui-même paradisiaque. 

 

Combien d'années, de siècles se sont écoulés entre mon arrivée ici… et la sienne ? Je l’ignore.

Elle… Elle rôde simplement, visiblement perdue, effrayée... Elle est une anomalie... Inattendue. 

Cette jeune fille… aurait déjà dû passer de l’autre côté. Qu’est-ce qui l'a conduite ici ? Le hasard ? La malchance ? Elle, n’a pas été punie…

 

Le destin peut être? Je l’ignore. 

 

Je m’approche. 

 

 Je sens… Je sais que je lui fais peur… Comme je sais que seules les âmes peuvent se rendre ici. Est-elle morte ? Je ne vois pas d’autres explications. 

 

Des brides de sa mémoire émanent d’elle, comme si elle était incapable de les contenir tant elles sont lourdes. Je perçois les échos d’une vie cruelle, pleine de douleur et de regrets. Je ne peux qu’avoir que de la pitié pour elle. Je comprends aussi ce qui l’a conduite ici. 

 

Je m’avance. J’essaie de lui parler. J’ai du mal à articuler mes premiers mots, ce qui ne la rassure pas. Á la fin de ma première phrase, elle me demande qui je suis. Je lui réponds que malgré les apparences, je suis humaine, comme elle. Je mets beaucoup de temps à la convaincre et pour cause : mon absence de forme ne joue pas en ma faveur...

 

« Tu devrais repartir, si tu restes ici trop longtemps, tu risques de mourir. Définitivement cette fois. »

 

Elle reste silencieuse un long moment, avant de me répondre: 

 

« Rien ne m’attend là bas. J’ai perdu. Tout perdu. Je… Je n’ai aucune raison d’y retourner… Je… je devrais simplement disparaître… » 

 

Comment peut-elle parler aussi nonchalamment de sa disparition ? Elle qui a encore un corps dans lequel retourner ? Une vie à mener ?

 

« J'aurais aimé que l'on me voit différemment, vous savez. Qu'il regrette le mal qu'ils m'ont fait. Me confie-t-elle. Je voulais devenir la digne fille de mon père. Être quelqu’un que personne ne puisse ignorer. C'est pour ça que… »

 

Elle est incapable de terminer, ses mots sont coupés par les sanglots et les larmes. Elle n'est que douleur, tristesse... faiblesse. 

 

Et pourtant, aurais-je des yeux, je la regarderais avec envie.

 

Chéris la douleur, disait-on, car si tu peux l’éprouver, c'est que tu as un corps.

 

« Ce qui te manque, c'est de la volonté. » lui dis-je.

 

Et alors une idée se forme dans mon esprit. 

 

« Je pourrais te venger. En échange de quelque chose, bien sûr. »

 

Elle me regarde, inquiète, s'attendant peut-être ce que je lui demande son âme. Son âme est la dernière chose dont j’ai besoin.

 

« Tu as des désirs... Mais tu n’as ni la force, ni les moyens de les réaliser. Je connais le genre de personnes qui t'ont fait du mal. Pour moi, elles ne sont rien. Je pourrai tout leur prendre d’un claquement de doigt. Mais pour cela j’ai besoin de ton corps.  »

 

Devant son regard perplexe, j'ajoute :

 

« Comprend bien jeune fille : je prendrais ton corps. Si tu acceptes…. Ton âme, ton égo, ta conscience… j'ignore ce qui leur arrivera. Au mieux, il t’arrivera ce qui arrive à toutes les âmes qui transitent ici : tu passeras de l’autre côté. Ce qu'il y a là-bas... Paradis ? Enfer ? Peu importe. Je l’ignore en réalité, je suis coincée ici, il m’est interdit de continuer. Dans le pire scénario, tu pourrais disparaître ou pire, prendre ma place ici pour l’éternité. »

 

Elle réfléchit et cela m'étonne. Je n'ai rien fait pour rendre l’échange attractif. Je ne peux m'empêcher d'ajouter : 

 

« Sache qu'ici il n'y a rien. Ni douleur, ni tendresse. Ni joie, ni peine. Ni amour, ni haine… »

 

« Mais tu me vengerais ? »

 

« J’en fais le serment. »

 

Elle ne répond pas tout de suite. Je la sens hésitante. De ce que je sais d’elle, je sais que je pourrais lui forcer la main. Je n’aurai qu'à crier assez fort, la manipuler avec des mots doux… Elle a déjà renoncé à tant de choses… 

Mais si je faisais cela, je n’aurai rien appris de mes siècles d’isolement.

 

« Je te laisse réfléchir. Viens me voir lorsque tu aura pris ta décision. »

 

Seule, l'anxiété me gagne. C’est ma seule chance de sortir d’ici. Si elle refuse que m’arrivera-t-il ? Serais-je coincée ici jusqu’à la fin des temps ? La fin des temps elle-même me libérera-t-elle ? 

J'ignore combien de temps s’est écoulé avant qu’elle revienne me voir. Le temps est ici une notion très abstraite...

 

« J’ai… je… Comment être sûre que vous allez tenir votre promesse ? » 

 

« Tu ne peux pas. Je n’ai que ma parole à t’offrir. »  Cette constatation me désole. Je réfléchis. « Sache simplement que si je prends ta place. Je ne compte pas me laisser malmener par deux pétasses en manque d’affection. »

 

« Vous ne comprenez pas, elles sont… »

 

« Oh, je ne les sous-estime pas. Mais ne me sous-estimes pas non plus. »

 

Que croit-elle ? Que l’on se retrouve dans ma position en cueillant des fleurs? Je continue :

 

« Sache seulement qu’en devenant toi, ton combat deviendra le mien. Ta vengeance deviendra ma survie. »

 

Elle réfléchit encore. J’ignore ce qui l’a décidée, mais elle me fait face et déclare :  

 

« J'accepte », elle tremble en prononçant ces mots, le visage en larmes. « Fais-les payer. »

 

J’ignore ce qu’il se passe ensuite. Son chemin de retour devient le miens et... Je suis éjectée. Puis devant mes yeux apparaissent les premiers couleurs depuis...
 

Les couleurs d’Êlo, l’autre terre.


 

Une terre où dans une nuit noir éclairée seulement par une lune bleue, un fiacre déambule sur une route blanche bordée par des arbres en fleurs. Des fleurs cristallines qui réfractent les éclats de la lune et éclairent le chemin avec douceur.

 

Le fiacre continue sa route, traverse des petits villages aux maisons de pierres sombres, à la forme si parfaitement rectangulaires qu’elles semblent compressées sur elles-mêmes comme pour éviter tout contact avec leurs voisines. Leurs toits en pointe rouge sont plaqués par des tuiles lustrées. Les habitations, disséminées le long du chemin ont toutes le visage tourné vers un bâtiment central aux allures religieuses. 

 

Le fiacre dérive, loin de la bourgade, pour arriver à l’orée d’un château aux pierres pâles, ou un vieux sémaphore veille d’un oeil endormi sur les petites toitures qui l’entourent.   

Le fiacre dérive si loin qu’il ne m’est plus possible de le voir. C’est ainsi que nos routes se séparent.

Je me pose, mes pieds rencontrent des dalles de pierres, d’un blanc et d’une rectangularité parfaite. 

Face à moi, un portail tente d'arrêter mon avancée.  

 

La structure, imposante, est d’or. Sur des volutes ouvragées, figure l’imposant blason de la famille de la jeune fille. 

Un paon stylisé étendant ses ailes de feu toise le visiteur impromptue que je suis. Dans ses serres, il porte une banderole gravée de la devise de la famille qui habite ici :  « L’envers et contre tous ». Les yeux de sa roue qui occupe tout le bas du blason sont animés par les reflets des véritables béryls rouges.

 

Chacune de ses pierres pourrait à elles seules valoir la vie des deux gardes postés à l’entrée du portail. 

 

Pourtant, je sais que jamais personne ne s’y est risqué. 

 

J’avance, invisible, intangible.

Les gardes ne me voient pas, le portail ne me retient pas. 

Cependant, passée la fermeture, je sens une certaine… résistance. Légère. Comme lorsqu’on brise la tension de la surface d’un lac. 

Les dalles blanches défilent encore sous mes pieds, à la différence qu'à distance régulière, elles sont frappées du blason de la famille de Harriott. 

 

Des réverbères et des arbres s’alternent sur la bordure de l’allée. 

 

Les arbres sont d’une espèce que je n’avais jamais vu auparavant. 

Ils ressemblent à des érables, aux troncs d’un blanc si absolu qu’ils réverbèrent la lumière des lampadaires. Les feuilles des arbres se détachent poliment des arbres dans ce qui semblent être un perpétuel automne. Leurs feuilles aux couleurs chaudes, ardentes, pures, ont l’amabilité de se poser sagement sur la bordure du chemin, évitant même le gazon et les arbustes du jardin français.

 

Les réverbères, ronds, rappellent des petites lunes et irradient de la même lumière.

 

J’en suis persuadée. Ces choses ne fonctionnent pas à l'électricité.

 

Je me serais bien extasiée devant la beautée du décor encore quelques instants, mais je dois avancer. Ma destination m’appelle. 

Les feuilles d’arbres bougent, courent vers moi. M’entourent. Je ne suis encore qu’une ombre qui n’a aucune prise, aucune sensation sur le monde qui m’entoure. Mais je suis seulement capable de déterminer que le vent ne s’est pas levé. Les feuilles crépitent, m’agressent, tentent de me repousser. Un système de défense ? Peut-être. En tout cas, elles tentent de rejeter mon infiltration, mais ne peuvent arrêter ce qui n’existe pas vraiment.

 

Le chemin est long, mais derrière un bassin rectangulaire, j'aperçois enfin la demeure de la fille. 

 

Le Château Harriott.

Le Château aux pierres blanches d’architecture classique, d'arêtes et d’angles, enferme un vieux sémaphore, longtemps éteint, longtemps inutile.  

 

J’entre. 

L’un des gardes se trouve là, endormi mais debout. Il tressaille à mon passage. S’éveille. Me cherche des yeux. Ne me voie pas. Se rendort.  

 

Le château est sombre, aucune lumière n’éclaire, si ce n’est celle de l'extérieur.

Ici, je suis aveugle. Mais je n’ai pas besoin de voir. Je suis attirée, inexorablement, vers ma destination. Même si je voulais m’extraire de cette attraction, je ne pourrais pas. 

Mon pacte est scellé. 

Je quitte le sol, traverse les plafonds et les murs. 

Elle est étendue sur son lit. Sa respiration est calme, à peine perceptible. Ses yeux sont à demi-clos, vides. 

 

Son corps est vivant, mais Roselynd de Harriott n’est plus. 

 

Vient alors la fusion.

 

Et un cri. 

Ce cri vient de moi. Je sens mes cordes vocales vibrer.  Mais je ne reconnais pas ma voix. 



 

Vient ensuite la douleur.

Oui la douleur. 

 

Mais après des siècles de privation sensorielle, elle est la bienvenue, elle est un frère longtemps perdu de vu. 

 

Ce corps meurtri... 

Cet esprit façonné par d'intenses blessures morales... 

Ce corps, ses douleurs et ses regrets...

 

Sont maintenant miens…

 

Et la vie et les sensations de celle qui vient de m'offrir les siennes se diffusent en moi. 


 

Comment as-tu pu accepter tous ces sévices ? Pourquoi ne t'es-tu jamais révoltée contre ce monde ?

 

Tu n'as pas pu, n’est-ce pas ? Tu n'en avais pas la force.

 

Je ferme les yeux. Sombre.

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Prudence
Posté le 12/04/2021
Coucou Pandasama,
Je passe par-ici parce qu'il faut (absolument x)) que je partage mon enthousiasme par rapport à ce premier chapitre. En deux mots : j'adore ^^
J'adore ton personnage-fantôme mystérieux et désabusé, je me suis directement attachée à elle. Je ne comprends rien, mais dans ce cas précis, j'adore ne rien comprendre et je sais que je comprendrai quelque chose plus tard ❤❤ L'échange qu'elle a avec Roselynd est génial, c'est ce qui m'a le plus plu. Vivant, riche en émotion, et le personnage fantôme qui doute... bah, tout me paraît cohérent, et pis, j'aime, quoi xD
Oui, le seul petit point, c'est la dernière partie qui, comme le souligne Isapass, est un peu longue (portail-château).
Voilà, voilà, selon moi, ce texte promet ! Je file lire ma suite (mes commentaires ne seront pas très constructifs, mais bon, un peu de joie dans ce monde xD)
Pandasama
Posté le 12/04/2021
Salut !

Merci de ta lecture ! J'espère que la suite de plaira autant que ce premier chapitre !
Isapass
Posté le 26/11/2020
Hello, Pandasama,

J'aime bien cette idée de départ, de prendre un corps et une vie dont on ne connaît rien. Et cette âme qui flotte dans le néant, ça fait un peu froid dans le dos. Mais du coup, l'esprit de Rolasynd, il est resté bloqué à son tour ou il est parti ?
Je salue aussi la prouesse technique : le texte paraît d'abord éthéré puis il gagne en substance progressivement avec des phrases plus longues, du vocabulaire plus précis, c'est très bien fait.
J'ai juste trouvé la description entre le portail et le château un peu longue.
Je continue ma découverte !
Pandasama
Posté le 26/11/2020
Salut!
Merci de ta lecture et de ton retour, je prends note ! Pour ce qui est de Roselynd, ce sera expliqué mais pas avant un moment !

Bonne lecture !
Ora Koro
Posté le 25/10/2020
Heyyy, Ta plume est anodine, ça c'est clair ! J'adore ta manière de tourner les mots et de les transcrire. Ta manière de rédiger ton histoire avec plusieurs petits paragraphes est très intéressante et donne envie à chaque fois de lire un peu plus. Hâte de lire la suite de ton histoire !
Pandasama
Posté le 26/10/2020
Bonjour,
Merci de ton commentaire et d'avoir pris le temps de me lire ! Ca fait plaisir !
Ninon Marza
Posté le 25/06/2020
Woah, Pandaaa Ö
T'as une plume qui intrigue et interpelle, c'est rien de le dire !
Ce premier chapitre est construit d'une façon originale qui m'a beaucoup plue et même si j'ai relevé quelques pitites erreurs, c'est pas assez pour me décourager ^^
La trame est intéressante, le fait que tu ne présentes qu'un seul de tes personnages et encore, uniquement grâce à une côte mal taillée issue d'un chantage grossier... je plaisante x) Mais la manipulation de, euh... la Chose Sans Nom est bien amenée alors je ne peux qu'approuver !
Quant aux descriptions de ses nouveaux ressentis, comment elle accueille la douleur d'habiter à nouveau une enveloppe charnelle, c'était vraiment bien fait, j'ai beaucoup aimé.
Bien joué, pitit nounours :3
Pandasama
Posté le 25/06/2020
Perso je l'appelle "la chose" "Ombreline" pour les différencier. Après... Ce perso est spéciale mais j'en dis pas plus, no spoilers!
Ravie que ça t'ai plus !
Ninon Marza
Posté le 25/06/2020
Ombreline, c'est joli *-*
Melsuien
Posté le 06/06/2020
Salut salut, j'aime beaucoup, j'adore votre "plume", c'est très léger, très flou, mais je me doute que c'est juste pour ce premier chapitre en forme "ombre", les autres chapitres sous forme humaine devraient être un peu différents, mais j'espère que le changement ne sera pas non plus très marqué car j'aime beaucoup votre système de narration, et vos descriptions sont super aussi.

mmmmmm quoi d'autre. Ahhh le passage ou l'ombre arrive à Elo, je croyais qu'elle était déjà sous forme humaine j'ai même cru qu'elle était dans le fiacre, j'ai compris que bien plus tard qu'elle n'était pas encore humaine, quand elle entra dans le château pour être précise, voyez-vous....

Mais dans la globalité c'est tres tres bien, j'ai hate de lire la suite😊😊.
Pandasama
Posté le 25/06/2020
Merci de ton commentaire et désolée de mon temps de réponse. Je note ta remarque et je reprendrais ça en V2 !
Elornyx
Posté le 03/06/2020
Coucou attiré par le titre qui résonne à mon pseudo "Elo" he bien je suis ravie d'avoirs cliqué :D je suis moi aussi fan du concept et bien intrigué de la suite ^^ Cette ombre me fait penser à un de mes personnages, donc je vais observer comment tu traite le sujet :) J'aime vraiment bien ^^
Pandasama
Posté le 25/06/2020
Ravie de voir que tu as aimé, je pense qu'un des personnages va t'interpeller je pense!
Alice_Lath
Posté le 03/06/2020
Le concept est vraiment original et intrigant! J'ai juste relevé une petite répétition du "fiacre dérive". Sinon, j'aime beaucoup ton style, mais surtout le concept. J'avouuue j'adore la vengeance et le sang hahahaha donc ce que tu me proposes là, ça parle à mon pitit coeur. Pour moi, c'est vraiment un début hyper prometteur que tu proposes, j'ai hâte d'en savoir plus et de découvrir ce qu'il se passe.
Oh, juste un point de détail : au moment du fiacre, j'avais pas compris qu'elle était en forme fantôme 😅 il m'a fallu un moment pour tilter
Peaaace
Pandasama
Posté le 03/06/2020
Je note ton commentaire au niveau du passage de l'ombre et de la répétition. Ça me fait plaisir que tu aies pris le temps de lire et de commenter!
Helios Croc
Posté le 03/06/2020
Très intriguante atmosphère et l’objectif de la vengeance est très porteurs ! J’ai tout de suite accroché et été intriguée. Si on accepte volontiers le flou dans la description du début et de ne pas comprendre qui est quoi exactement, en revanche les mots « deux pétasses » m’ont un peu heurtée. Déjà, je n ‘ai pas compris de qui il s’agissait, mais cela peut passer dans le flou des limbes et l’intrigue. En revanche, cela donne une indication temporelle « année 90 » qui n’a pas l’air d’avoir lieu puisqu’après apparaissent des fiacres et un château.
Bon voilà c’est une question de vocabulaire, en plus on peut être créatif sur les insultes et ça donne un cadre. (Je suis en train de lire « le Sorceleur » et il y a l’équivalent de pétasse en mode médiéval dans des variations très fleuries qui pourraient t’inspirer si besoin)
Et maintenant : j’ai très envie de savoir la suite ! ! !
Pandasama
Posté le 03/06/2020
Plus d'indications seront fournis dans les chapitres suivant celui ci étant plus un prologue. Je note cependant tes remarques et merci de m'avoir lu!
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