LA GUERRE DES BAISERS

Tes lèvres mauves et les miennes incertaines
Qui tremblent et s’agitent, qui remuent sous la fièvre…
Mes lèvres en prière.

Mes lèvres qui se terrent
Et veulent la guerre
De nos bouches, sorcière.

Mes lèvres qui n’attendent que de vaincre l’espace
Monochrome, sans joie
Qui m’isole de toi. Tes lèvres …
Oh ! tes lèvres.

Mes lèvres impatientes que ta bouche s’avance
Les mordre, tes lèvres,
Les baiser.

Boire leur sombre couleur
Les goûter toutes les heures
T’arracher leur saveur ;
Te les prendre, les garder.

Je suis malade, amour, je ne vais pas bien. Je t’aime trop. Bien trop. Comme un trou qui s’élargit en me perçant la tête laisse affluer le sang, mes pensées roulent et coulent vers ta seule personne, tu m’obsèdes, infernale, tout de toi me passionne. Chaque seconde, chaque lieu sur cette terre est hanté ! Tu t’immisces partout sans que je puisse combattre, ton pouvoir est trop grand, ma défaite est totale. Amour, je ne t'aime pas. Oh si je t’aime. Je suis folle de toi, trop folle je crois. Malade, je crois. Je t’aime tant.
Tu me brûles, je vais mal. J’ai perdu la raison.

Tout est noir et violent
Pas d’amour dans l’élan
Qui me bouscule vers toi
Et mon cœur entier broie.

C’est ta faute, amour.
Ta faute et moi victime
De tes yeux terrifiants,
Tes yeux, Mélusine,
Où tout devient différent.

Deux émeraudes roulées
Parcourant les sentiers
De l’aube et l’aurore,
Jusqu’au soir où tout dort.

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