La cérémonie

Par Pouiny

Svär se retrouva face à face avec cet étrange animal. Tentant d'imiter l'appel qu'avait fait sa louve, il murmura :

« Bërrinnn... »

L'ours ne lui accorda pas un regard. Il se sentit légèrement ridicule. Sans un mouvement, il recommença, sans relâche. Son regard jaune or fixait l'animal, guettait le moindre geste. De plus en plus ferme, y mettant de plus en plus d'intention et de conviction, il finit par arriver enfin au son parfait.

« Berin. »

L'ours, maladroitement, tourna doucement les yeux vers lui. C'était son nom désormais et devrait à chaque fois y répondre. Se souvenant de ce qu'avait dit l'ancien, le loup noir utilisa les signes pour lui indiquer de s'approcher. De mouvements patauds, Berin se redressa sur ses quatre pattes et se rapprocha de lui.

« Ainsi donc, tu comprends bien ce qu'on peut te dire... »

D'un mouvement plus sec que prévu, il se tourna de coté pour lui indiquer de monter. Restant bien droit sur ses quatre pattes, Svär était bien trop haut pour le pauvre ourson. Il allait s'agenouiller quand celui ci se redressa sur ses deux pattes arrières et, parfaitement à l'aise, agrippa de ses griffes la fourrure sombre du loup. Sentant d'un seul coup sa tension, Berin stoppa son geste et, toujours sur ses deux pattes arrières, fixa de ses yeux noirs ceux de Svär pour être sûr de son autorisation. Il eut un mouvement d'oreille agressif, impatient. Berin escalada le corps sculpté du loup et s'allongea sur son dos sans trop d'effort, comme si il y était habitué. S'assurant bien qu'il ne risquait pas de tomber, il commença à marcher d'un pas lent et régulier. La route était longue et le loup ne tenait pas à se fatiguer trop vite. La nuit venait à peine de commencer.

Le ciel s'était dégagé. Les pattes noires du loup s'enfonçait dans la neige sans aucun bruit. La poudreuse étouffait le moindre son. Svär guettait le moindre son anormal, prêt à se défendre en cas de danger. Pour autant il était engouffré dans de sombres pensées. Berin, sur son dos, immobile, faisait de doux coups de patte sur son poil, comme des caresses. Le loup noir n'en prit pas conscience immédiatement. Que pouvait-il donc ressentir ? Tout en continuant sa marche, Svär murmura encore une fois :

« Berin. »

L'ours cessa immédiatement de bouger. Le loup noir ne laissa rien paraître. Il se demanda si il était vraiment possible de communiquer avec lui pour l'instant. Que comprenait-il de sa situation ? Faute de savoir par quelle question commencer, Svär indiqua clairement.

« Ne refais plus jamais ça. Il ne faut pas te redresser comme tu l'as fait. Cela porte malheur, chez les loups. Tu comprends ? »

Après un léger temps de latence, Svär senti dans son dos la tête de Berin bouger, comme un acquiescement.

« Tu comprends donc bien ce que je te dis ? »

L'acquiescement revint encore, plus rapide que le premier.

« Bien. Alors écoute-moi, Berin. A partir de cette nuit, tu fais partie de ma meute. C'est moi qui en suis à la tête. Il faudra donc m'écouter, m'obéir et obéir aux règles de la meute. A partir de cette nuit, tu es un loup. Oublie tout ce que tu as pu vivre jusqu'à présent, considère que tout cela n'existe plus. Pour ta survie, il faut que tu t'adaptes et que tu te joignes à nous. »

Il ne senti aucune réaction de la part de l'ourson. Le loup noir, pris de doute, eut peur de ne pas avoir assez bien formulé, de ne pas avoir été assez clair, assez concis, jusqu'à ce qu'il sente la patte de l'ours se refermer délicatement sur un morceau de ses poils. Un grognement étrange résonna dans les oreilles du loup noir. Sans rien changer à son comportement, ne voulant surtout pas montrer son incapacité à le comprendre, ses pensées s'agitèrent pour tenter d'assimiler ce son à une idée. Voyant sans doute que le loup noir ne réagissait pas, Berin retenta son grognement, un peu plus clair, un peu plus fort. Soudain, son sens devint clair.

« Papa ? »

Malgré tout le détachement dont il pouvait faire preuve, Svär ne put pas cacher toutes les traces d'étonnement de son corps. Le ressentant immédiatement, la patte de l'ours desserra son étreinte. Le loup ne sut que répondre. Le lien familial, dans une meute, n'avait que peu de sens. Seul le couple dominant pouvait avoir des petits, pour limiter le nombre de la meute. Pourtant les louveteaux n'étaient jamais véritablement élevé par leur parents. Dès qu'ils pouvaient se passer du lait de leur mère, c'était au rôle des autres loups de la meute de s'en occuper. Pourtant, il sentait que Berin mettait beaucoup d'importance à ce mot, comme s’il avait tout autre sens pour lui que pour le loup. Svär hésita entre des idées rassurantes ou des idées plus justes. Il répondit alors :

« Non, je ne suis pas ton père. Considère moi à partir de maintenant comme ton frère d'arme. »

Sentant comme de la mélancolie sur son dos, il rajouta :

« Néanmoins tu ne seras pas seul. On n'abandonne jamais un membre de la meute, dont tu fais partie. Nous t'élèverons, nous ferons de toi un véritable loup. Nous serons toujours là pour toi, comme tu devras l'être pour chacun d'entre nous. C'est comme... »

Svär hésita. Sentant l'importance particulière qu'avait cette idée pour Berin, cette idée que lui-même n'avait jamais employée jusqu'à présent, il prononça alors :

« C'est comme une famille. »

Berin sembla étrangement réceptif à cette sonorité là. Comme heureux, il manqua de tomber en remuant maladroitement. Svär ressenti ainsi toute la différence qui les séparaient. Alors, lui qui était le dominant, lui qui était le commandant, lui qui n'avait que très peu laissé le choix jusqu'à présent à ses propres compagnon, ce loup noir pourtant d'ordinaire autoritaire demanda alors :

« Alors, Berin, acceptes-tu ce nom ? Acceptes-tu de le porter jusqu'à la fin de tes jours, sans jamais t'en éloigner ? Acceptes-tu de rejeter le passé, d'oublier ce que tu as pu être ? Acceptes-tu de devenir membre de la meute des loups ? En as-tu la force ? Il me faut être sûr de ta volonté si je dois te défendre. »

L'ourson rapprocha sa tête de la nuque du loup noir et avec tendresse la lui lécha timidement. Ce geste inconnu des codes fit tressaillir le loup mais le reçut avec honneur. Un grognement clair résonna alors jusque dans les entrailles de Svär.

« D'accord. »

 

Arrivés près du lieu de rendez-vous, Svär fit descendre l'ours de son dos avant qu'un des membres de la meute ne les aperçoive. La nuit était tombée depuis longtemps, en plus de la discrétion naturelle du loup noir, personne ne les entendit s'approcher. Le jeune ours marchait aux cotés de Svär sans broncher, sans même une hésitation. Le rendez-vous de la nuit ne se passait pas au refuge habituel, mais plus haut, sur un bord de falaise assez a pic. Cet endroit était le plus haut de la forêt, et leur permettait d'avoir une vue sur une majorité du territoire des loups. Tous les loups étaient déjà présent sur place depuis quelque temps. Malgré le silence absolu, plusieurs oreilles se dirigèrent vers Svär et son compagnon. Mooie se redressa et sans un son alla à la rencontre de son loup, le saluant tendrement. La lune illumina les deux loups qui s'approchèrent de la place qui leur était accordée. Minuscule, le petit ours les suivit timidement, sans savoir faire d'autre. Une fois visible par tous les membres de la meute, Svär prit le plus délicatement possible Berin par le cou, et en ignorant son grognement de douleur, le rendit visible par tous. La meute eut comme un invisible mouvement de recul. Vérifiant dans le regard de ses loups que chacun voyait qui il était, Svär croisa furtivement le œil vert brillant de l'ancien, au loin. Subrepticement, le vieux loup eut un mouvement de tête, comme une révérence. Svär annonça alors.

« Désormais, ce loup fera partie des notre et nous l'élèverons comme tel.

Ce n'est pas un loup, murmura la meute.

– Il en deviendra un, assura le loup noir avec toute l'autorité dont il était capable.

Il ne peut pas. Il n'est pas des nôtres. Les siens nous ont massacré. Nous ne pouvons l'élever comme l'un des notres.

– Il suffit ! Gronda Mooie avec colère. Vous remettez donc en question la décision de Votre Loup ?

La décision de Notre Loup n'est pas la bonne. Tuons-le avant qu'il soit en âge de tous nous tuer.

– Avez-vous peur, loups ? »

Äanstrij s'était redressé et fixait l'assemblé. Le grondement de la meute diminua d'intensité.

« Avez vous peur au point de vouloir tuer un louveteau ? Où est donc la force, la fierté des loups, les maîtres de la forêt ? Vous pliez le genou devant une créature qui n'est même pas capable de vous effleurer, vous tremblez devant le fantôme d'une bête que nous avons vaincu. Dites moi où donc est passée la meute de Svär, Maîtres de la forêt, dans ce cas. Car en vous, je ne la vois nulle part. »

La colère de la meute raisonna jusque dans les arbres. Seuls les louveteaux et les jeunes loups semblèrent accepter le raisonnement de l'Ancien avec humilité, ayant confiance en le loup qui les a éduqué. Craignant que la provocation du vieux loups ne déclare des batailles, Svär récupéra l'attention de sa meute d'un cri.

« Ma décision est irrévocable. Sa force future peut nous être utile, il serait stupide de nous en passer. Néanmoins, au moindre signe de trahison, je le tuerai, seul si il le faut. Je ne craindrais pas cet ours et ne lui laisserais pas ma place, tout comme je ne l'ai laissée à aucun d'entre vous. »

La meute sembla comme se calmer face à l'assurance de leur chef. Un Ancien se fit remarquer :

« Qu'aurons nous le droit de lui dire ?

– Tout.

– Pourrons nous lui révéler sa nature ? Lui parler de nos guerre entre nous et les siens ? »

Svär hésita. Il regarda la tête la tête de l'ourson, assis devant lui sur ses deux pattes arrières.

– Sa véritable nature est celle d'un loup. Il ne fait plus partie des ours.

– Pourrons nous lui dire ce qui est arrivée à sa mère ? »

C'était un jeune loup blanc, récemment borgne, qui s'était avancé. Une lueur de colère passa dans les yeux du loup dominant, forçant Jong à baisser les yeux et s'agenouiller. Une femelle aussi blanche que lui prit la parole.

– La question est pour autant pertinente.

– Elle est inutile, répondit Mooie en montrant les crocs. Le premier d'entre vous lui révélant cette histoire, ne serait-ce qu'en évoquer une partie devant lui, je lui promet qu'il ne verra plus le jour se lever. »

La meute eut un silence d'assentiment. Svär observa sa louve, comme la première fois, doutant sur la bonne décision à prendre. D'une carrure plus fine que lui, plus petite, le gris de son poil accentuait sa carrure. Plus sombre sur le dos et sur le poitrail, son poil pouvait presque paraître blanc sur les flancs. Il lui était bien plus aisé de passer inaperçu avec de telle teinte que pour lui. Elle était d'une férocité dont il était difficile de venir à bout. Elle aussi méritait sa place.

Mooie s'approcha de l'ourson, et similaire à la façon qu'avait eu Svär de le présenter, le souleva le plus haut possible, aux yeux de tous. Celui ci sembla ravaler sa douleur.

« Voici désormais Berin, et désormais sera votre frère tout autant que vous serez le sien. Cette nuit marque son entrée dans une nouvelle vie, la vie de la meute ; et ne la quittera que par la mort. Accueillez le comme l'un des votre ; aujourd'hui commence sa vie de loup. »

L'Ancien à l'oeil vert se redressa et museau pointant vers la lune, hurla à la venue de son nouveau compagnon de meute. Les jeunes loups le suivirent sans hésitation. Bientôt toute la meute hurlait respectueusement à la venue de Berin, comme il l'aurait fait pour n'importe quel louveteau. Seul Svär et Mooie, côte à côte, restèrent silencieux. Berin, les yeux ronds, regarda tout ces loups l'accueillir sans comprendre. Il tourna la tête en quête de réponse vers désormais sa mère adoptive. Les yeux cristallins de Mooie se posèrent sur lui avec bienveillance, et avec tendresse posa sa patte sur sa tête. Svär se pencha vers lui.

« Regarde-les Berin, et regarde-les bien. N'en oublie jamais ne serait-ce qu'un seul d'entre eux. Désormais tous font partie de ta famille et tu ne dois jamais en blesser ne serait-ce qu'un seul d'entre tous. Retiens-les tous, aime-les, accepte-les, et aide-les de toutes les façons que tu pourras. Jure-le sur ton nom, Berin. Jure-le et ta nouvelle vie commencera.

– Je le jure. »

le jeune ours ne se tourna même pas vers lui pour lui faire comprendre sa dévotion. Le plus droit et digne possible il se tenait face a cette meute qui l'appelait. Se sachant incapable de reproduire un tel son, il resta silencieux, même si il brûlait d'envie de les imiter. Il ne rêvait que de s'approprier les lois de la meute, faire partie d'eux, le loup noir ne pouvait s'y tromper. Avec une lueur amusée dans ses yeux d'or, il lui intima :

« Fais le. Laisse-le donc surgir. »

Sans plus de clarté dans son ordre, Svär et Mooie, presque à l'unisson, se joignirent à leur meute. Leurs cris clairs et puissants brisaient l'ordre de la nuit. Dans toute la forêt résonnait la meute toute entière. Seul entre les deux dominants, Berin leva alors la tête et lui aussi, hurla.

Svär avait senti sa crainte d'apeurer tous les loups qui l'avait appelé, à raison. Le grondement de Berin figea comme de peur toute la forêt qui d'ordinaire ne faisait que prendre en ricochet l'appel de leur maitre. Un grondement fort, puissant, sans timbre. Sa puissance lui permit de se faire parfaitement entendre de la meute. Les hurlements des loups qui, d'ordinaire, se mêlaient les uns aux autres pour sublimer leur union, ici ne fit qu'aggraver la différence. L'hurlement de la bête fit comme écho aux derniers sons de son ancienne mère. Pour autant, si toute la forêt accusa la peur de ce cri inconnu, aucun loup ne bougea parmi la meute. Pas un seul n'esquissa le moindre mouvement d'oreille. Au contraire, sentant la puissance insoupçonnée de Berin, les loups redoublèrent d'effort pour le soutenir. De moins en moins craintif, Berin, au comble de l'euphorie, continua ses hurlements. Il travailla sur leur puissance, leur longueur, pour faire en sorte d'être le plus proche qu'il pouvait de celui de ses nouveaux compagnons. Svär senti un soulagement s'échapper de sa poitrine. Mooi avait donc raison, pensa-t-il. La meute n'avait pas encore totalement disparue.

 

L'accueil offert à Berin dura jusqu'à l'aube. A la surprise de Svär, le jeune ours tint le rythme. Ce qui s'était passé arrivait généralement quand les louveteaux devenaient des jeunes loups apte à devenir des chasseurs pour la meute. Svär avait souvent aperçu les louveteaux épuisés s'arrêter en premier le chant nocturne. Berin resta avec les loups jusqu'à ce que les louveteaux abandonnent, comme si il s'était refusé d'être le premier à lâcher. Ce fut quand les dominants s'arrêtèrent que la meute se releva. Les loups se dirigeaient vers leur refuge. Svär commença aussi à descendre, jetant un dernier regard à Berin. Le jeune ours observait les loups, semblait tenter d'assimiler le plus de règles possible, rattraper son retard sur les louveteaux qui savaient déjà tout des principes. La louve grise lui donna un léger coup de patte avec amusement. Celui ci se releva sur ses quatre pattes et voyant Mooie partir d'un pas souple, la suivit docilement. Arrivée à sa hauteur, Svär continua sa marche à coté d'elle. D'un coup d'oeil Svär l'interrogea sur Berin. Mooie souffla à son encontre :

« Un jeune louveteau se doit de marcher avec les autres, Berin. Va donc les rejoindre. »

Avec un grognement d'assentiment, l'ourson les dépassa et trottina rejoindre ses nouveaux compagnons. D'un pas lent, le couple de dominant fermaient la marche.

« Es-tu satisfaite, ma louve ?

– Ce fut plus concluant que ce que je n'en espérais, avoua la louve grise.

– Le soutien d'Äanstrij fut inespéré… Mais au moins, c'est une réussite, souffla Svär.

– Pourtant, toi, tu ne sembles pas satisfait.

– Comprend-t-il vraiment dans quoi il s'engage ? Sa fidélité restera-t-elle quand il sera en position de force ?

– Nous l'éduquerons en ce sens, mon loup. »

La fatigue engourdissait tous les muscles du corps de Svär. Cela faisait plus de trois jours qu'il n'avait pu se reposer.

– Tout n'est pas terminé, ma louve. Que devons-nous faire pour ce qui est de notre ennemi ?

– Peut-être les avons nous tous tué. Peut-être qu'ils ne reviendront plus.

– Non. »

D'un pas ferme, l'autorité du loup noir se dessina dans la neige.

« Nous ne pouvons pas rester dans l'attente de la prochaine attaque sans savoir. Il nous faut prendre de l'avance. La meute doit inspecter le territoire de fond en comble, aller jusqu'à ses abords. Tant que nous ne savons pas d’où l'ennemi à pu arriver, il est dangereux de rester immobile.

– Il ne peut être proche, mon loup. Nous l'aurions déjà repéré.

– Cette nuit, pars avec les guetteurs. Dirigez-vous à l'origine de la course de l'ourse. Allez le plus loin possible. Mais revenez à l'aube au refuge.

– Tu ne viens pas ? »

Les yeux d'or du loup noir, ternis de fatigue, se plongèrent dans ceux de la louve.

– Non. J'ai à faire avec Berin.

– Avec Berin. Bien sûr. »

Un éclat de colère fit taire Mooie. Plus amusée qu'inquiète, elle baissa la tête pour se faire pardonner.

– C'est entendu, mon loup. Nous ferons comme tu l'auras souhaité. »

Elle s'éloigna.

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Nora Malorie
Posté le 12/04/2021
Encore un très bon chapitre ! Même si je m'attendais plutôt à une ellipse avec le précédent. Cependant, je n'aurais peut-être pas fait parler la meute avec des paroles en italique. J'aurais peut-être préféré une réaction par les grognements ou par des gestes corporels particuliers pour signifier la désapprobation par exemple. Ton idée est bonne pourtant, mais dans le contexte, ça me paraît un peu superficiel.
Pouiny
Posté le 12/04/2021
A la base, j'avais pas mis en italique, mais je trouvais qu'on perdait l'aspect de "groupe". ça peut être intéressant, l'idée corporelle, je verrai pour modifier quand je pourrai ^^ Merci !
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