Juin - 3

Par Asasky

Au fil de son discours, j’ai écarquillé les yeux, puis froncé les sourcils pour finalement revenir sur les pupilles rondes et globuleuses — ce qui doit être laid à voir — du début de la tirade. Dans un sens, il a visé juste. Je le prends pour un imbécile — et je suis un peu précieux, mon grand-frère ne cesse de me le dire. Mais je ne pensais pas être quelqu’un d’à part, parce que je peux lire de la poésie dans une autre langue qu’anglaise — enfin si, mais pas dans le bon sens. Ne sachant pas vraiment quoi répondre, je lui présente ma main tendue, et dis d’une voix forte.

— Je m’appelle Tanaka Eliot, j’ai dix-sept ans, je suis en year 13, à la Clear Lake Grammar School. Et toi ?

Il se retourne et vient me serrer la paume.

— Godeau Valentin, dix-sept ans également, year 13, dans la même école.

Il sourit de la situation, ses yeux bleus se plissent et je ne peux pas m’empêcher de faire de même, découvrant pour la première fois depuis longtemps mes dents à une autre personne que mon frère. Sans rien dire, il s’assied sur les pierres où nous nous trouvons et tape l’emplacement à côté de lui pour m’y inviter. Je sors un mouchoir de mon sac et le pose sur la roche pour m’y placer juste après, évitant ainsi de salir mon pantalon d’uniforme. Une fois installé, je décide d’observer le paysage autour de moi, auquel je n’avais pas beaucoup fait attention. La cascade est haute de cinq mètres au moins et prend sa source dans une rivière dont je ne vois qu’une petite branche. La chute d’eau atterrit dans un minuscule lac à l’onde très claire. Les pierres sur lesquels nous sommes assis sont un peu plus en hauteur par rapport à la nappe bleue, ce qui nous donne une vue imprenable sur tout le paysage. Des arbres, très feuillus, garnissent le tableau déjà pourtant très beau.

— C’était en automne, je tournais en rond à la maison alors je suis monté dans le train un peu par hasard et j’ai débarqué dans cette petite bourgade campagnarde. Ça change de la ville. J’ai marché sans réel but et je suis tombé sur cette vue. Avec les arbres tout colorés, c’était vraiment magnifique. Je l’ai pris en photo avec mon téléphone et j’ai essayé de retenir le chemin que j’avais fait pour pouvoir y revenir. Depuis, je viens ici pour lire en toute tranquillité et me ressourcer. Voilà pour la petite histoire, m’explique-t-il.

Je regarde partout autour de moi, tentant de m’imaginer le lieu à une autre saison que ce soi-disant été. Je sursaute en sentant une main sur mon épaule et un visage près du mien. Je recule, un peu surpris de la soudaine proximité et fuis les yeux de mon vis-à-vis.

— Viens, et souris comme tout à l’heure. On prend une photo.

Je lève les sourcils, interloqué d’une si étrange proposition. J’ai le malheur de croiser l’un de ses iris et je me plonge moins de dix secondes dedans. Ce petit laps de temps suffit à me convaincre et je me rapproche de lui, en étirant mes lèvres. Il brandit un téléphone jaune à l’écran fissuré de partout devant nous. La photo se stabilise et il appuie sur le déclencheur. Heureux de sa prise, il le remet à hauteur de ses yeux et me fait signe de la regarder. J’ai un curieux sourire et en coin que je ne me connaissais pas et lui, toutes dents dehors, étire ses lèvres comme s’il venait d’apprendre la meilleure nouvelle de tous les temps. Ses yeux bleus sont remplis de joie et mon cœur se réchauffe étrangement à ce tableau. Je sors mon propre portable de ma poche et lui place dans son champ de vision.

— Envoie-la-moi, s’il te plaît…

— Demandé si gentiment, je ne peux pas refuser voyons !

Je lui donne mon téléphone et lui le sien pour que nous échangions nos informations. Son nom et son numéro sont enregistrés dans mon carnet d’adresses si peu rempli.

— Tu me crois ou pas, mais tu es actuellement le sixième contact dans mon répertoire.

— Sérieux? s’exclame-t-il avec une réelle expression de surprise peinte sur son visage.

— Tiens, répondis-je en lui donnant mon téléphone, regarde par toi-même si tu es étonné.

Il l’attrape et le serre fermement entre ses mains tout en cliquant sur l’application de répertoire. La petite liste s’affiche sous ses yeux ébahis. Il la lit à haute voix.

— Maman, Papa, Callahan, Maison et Boutique... T’as pas menti, t’as réellement que cinq contacts, six avec moi. Comment ça se fait que tu n’aies personne d’autre, comme des connaissances ou même des filles qui te courent après ?

— Parce que je n’ai pas d’amis. Cela sonne légèrement déprimant ainsi, mais c’est l’entière vérité. Les seules personnes à qui je parle lorsque je suis au lycée sont les professeurs quand je leur réponds et Madame Fireworks au moment où j’atterris à la bibliothèque. Et pour les filles qui me courent après, elles sont très actives à la pause déjeuner, mais je m’arrange toujours pour les éviter en allant manger sur le toit, en toute tranquillité. D’ailleurs, si tu te souviens, j’y étais aujourd’hui.

Il écarquille les yeux, se rappelant sans doute ce moment sur la toiture, quelques heures auparavant. Il rougit très légèrement, baisse la tête vers ses chaussures et reste silencieux. Je comprends que c’est encore à moi de parler et je continue sur ma lancée.

— Tu n’es pas obligé de m’expliquer pourquoi tu hurlais sur le toit. Chacun ses secrets. Sache que si un jour tu veux discuter de tout cela, je suis une oreille très attentive.

Ce n’est pas réellement vrai, c’est juste ma curiosité maladive qui s’exprimer à ma place. Pour couper court à ces pensées, je resserre mes jambes contre moi et pose ma tête au sommet, sur mes genoux. Je sais que c’est une posture étrange, mais Valentin est devant moi et ne me voit pas. Le silence est pesant entre nous et une partie de moi a envie de le briser, avec n’importe quoi. L’autre, toujours sceptique quant à cette nouvelle amitié voudrait rester comme cela le plus longtemps possible.

— Dans ta famille, à qui ressembles-tu le plus ? lance-t-il soudainement.

J’enlève la tête de mes genoux et étends à nouveau mes jambes devant moi, regardant la cascade, évitant ainsi les deux pupilles bleues qui me fixent. Je n’ai même pas besoin de réfléchir à la question, dont je connais déjà la réponse.

— À mon grand frère, Callahan. On se ressemble énormément, au niveau du visage ainsi que les yeux, ou de la chevelure. La seule différence réside dans le fait que ses pommettes soient plus marquées et qu’il porte ses cheveux longs accrochés en catogan.

— En catogan ? Il vit au dix-septième siècle ou quoi ?

— Absolument pas, il a toujours détesté l’histoire. C’est juste qu’un jour, quand il était petit, ma mère l’a coiffé ainsi et cela ne l’a plus jamais quitté. Il ne met pas de nœuds ou autre, un simple élastique suffit. C’est uniquement la forme de la queue de cheval qui rappelle le catogan. Je te retourne la question, à qui ressembles-tu le plus dans ta famille ?

— Ma chevelure dorée et mes yeux couleur océan — il fait de l’autodérision, c’est certain — me viennent de ma mère. De même que ma peau, parce qu’elle a des origines brésiliennes. La seule chose que je tiens de mon paternel, ce sont mes yeux ronds comme des billes. Alors pour répondre à ta question, je ressemble à ma mère et pour être honnête, j’en suis bien heureux.

— Pourquoi ? demandé-je, ma curiosité piquée au vif.

— Ne t’inquiète pas, je vais pas partir dans d’immenses laïus sur le fait que je déteste mon père parce qu’il me bat ou qu’il boit à longueur de journée. J’ai un père normal que j’aime par-dessous tout, crois-moi. C’est juste... parfois, j’ai l’impression que tout le monde, que ce soit hommes ou femmes, se ressemble. Et c’est franchement triste.

— Tu me trouves triste à cause de mon apparence ?

Il baisse la tête et se décide à me répondre.

— Non, non, toi tu es différent. Tu n’es pas triste, tu es mélancolique. C’est bien plus beau. Et puis, ta mélancolie ne provient pas de ce à quoi tu ressembles, mais de tes iris et ta façon bizarre de regarder le ciel. Je t’ai vu dans le train, tu ne le lâchais pas des yeux. Et il y avait cette petite lueur étrange, à moitié heureuse et à moitié malheureuse. C’était magnifique à observer, à déceler. Si je devais parler de ton visage en général, je dirais qu’il est beau.

Assurément, je devrais virer au rouge tomate et enfourner ma tête dans mes genoux en le traitant d’imbécile et démonter totalement son compliment, faisant comme s’il ne m’avait pas fait plaisir. Mais je ne suis pas comme ces héroïnes niaises. Je souris rapidement, ose le regarder dans les yeux et lui lance un simple remerciement.

— Merci ? Depuis quand tu dis merci quand on te fait un compliment ? C’est gratuit, pas besoin de remercier, vraiment.

— Ce n’est pas une première pour moi, mais c’est la première fois qu’il est sincère et sans but caché, comme me séduire par exemple.

— C’est vrai, rit-il de bon cœur, c’était totalement désintéressé, pas de but caché de séduction ou un autre truc du genre.

— Quand on fait quelque chose pour quelqu’un, cela ne pas être totalement désintéressé. Tu t’attends sûrement, dans ton for intérieur, à ce que je t’en fasse un à mon tour...

Il commence à s’insurger et à faire de grands gestes pour me contredire. Pourtant, je sais que j’ai raison. Je le coupe alors dans son monologue.

— Tes yeux sont les plus beaux qui m’ont été donné de voir.

Je ne le lâche pas et le fixe pour lui faire comprendre que je suis totalement sincère et que je n’ai pas inventé ce compliment sur le tas et dans la précipitation. J’aperçois de petites rougeurs sur ses joues et il baisse la tête en murmurant le même type de remerciement que moi. S’il riait à gorge déployée il n’y a pas une minute, il devient étrangement et subitement... timide. Je ne me serais jamais douté que son caractère possède cette facette — mais mes certitudes quant à sa personne ne sont basées que sur un jugement physique et non sur la connaissance.

Gêné au possible, il fait mine de regarder sa montre inexistante à son poignet et décrète soudainement, en se levant d’un bond, qu’il est grand temps de partir si nous ne voulons pas rater le dernier train qui nous ramènera chez nous. Le chemin vers la gare se fait dans le silence le plus total. Les seuls bruits que nous entendons sont ceux de la forêt qui vit sans s’occuper de nous.

Une fois dans le wagon, je reprends mon activité favorite — regarder le ciel au travers de la vitre contre laquelle je suis appuyé. Valentin n’a toujours pas ouvert la bouche et semble très intéressé par la couleur de ses chaussures, leur aspect ou leur degré de salissure. J’ai presque l’impression d’entendre les rouages dans sa tête, signe qu’il est en pleine réflexion.

Au moment de nous séparer, il me lance un simple A plus sans daigner me regarder. Je ne m’en formalise pas et décrète, au fond de moi, que cette amitié n’aura pas duré. J’attrape mon téléphone dans ma poche et fixe longuement mes contacts si peu nombreux. Je suis prêt à effacer l’entrée du blond quand mon portable me vibre dans les mains. Je clique sur le message sans réellement regarder l’envoyeur.

De : Valentin Godeau

> On se retrouve demain pour le déjeuner, sur le toit ? Je suis désolé pour ma... hum... fraîcheur de tout à l’heure, je réfléchissais à quelque chose et j’en ai oublié le reste. Passe une bonne soirée et une bonne nuit ^_^

Je ne peux pas m’empêcher de sourire et me dépêche de répliquer quelques mots.

> Espèce d’imbécile.

Je m’empresse de rajouter la réponse à sa question.

> Oui, nous mangeons ensemble demain. Bonne soirée à toi aussi.

Un nouveau texto fuse aussitôt.

> Je ne relèverais pas la méchanceté évidente de ton premier message. Je ne suis pas un imbécile. Si vous continuez à m’appeler ainsi, vous vous verrez affublé du sobriquet d’enfoiré.

> Es-tu susceptible à ce point? Ton insulte est bien plus méchante que la mienne.

> Je le sais, Monsieur, mais je trouve que ce mot vous qualifie particulièrement bien.

> Je ne vois pas en quoi, imbécile

> Crois-moi, c’est le cas, enfoiré.

Je marche à petite vitesse, mais arrive tout de même rapidement chez moi, les yeux rivés sur mon téléphone, si bien que je manque de percuter mon grand frère en passant la porte d’entrée. Je m’excuse vaguement, ce qui n’est pas dans mon habitude, j’enlève mes chaussures en gardant toute mon attention sur l’appareil téléphonique et je me rends dans ma chambre faire mes devoirs.

Je suis installé à mon bureau, penché sur des mathématiques trop faciles pour moi, quand Callahan se montre enfin dans ma pièce. Je m’attendais à sa visite, après notre rencontre fugace dans l’entrée. Il entre tout doucement, comme si le moindre bruit pouvait me déranger.

— Le sol de ma chambre n’est pas recouvert d’œufs, tu sais, tu peux marcher tranquillement.

— Je ne veux pas te gêner, petit frère, tu sembles si concentré sur ce que tu fais... Ce sont des maths ?

— Si tu les voyais. En plus de faire des fautes dans les démonstrations, ce professeur de mathématiques nous prend pour des imbéciles avec ses équations.

— Je ne parlais pas de tes exercices, mais ton attrait plus que certain et assez soudain pour ton téléphone portable. Serait-ce... une personne que tu as rencontrée au lycée ?

— Oui, c’est un garçon.

— Ce fut rapide, pour un coming-out.

Il sourit en me faisant un clin d’œil, avant de se rapprocher de moi, peut-être pour me prendre dans ses bras. N’aimant pas particulièrement ce type de contact, je l’arrête avec une main devant moi.

— Ce n’est pas ce que tu crois. Je ne comprends pas cet attrait soudain pour ma vie amoureuse, mais ce n’est qu’un ami. Un simple camarade.

— Oh, c’est dommage... J’aime bien ce rôle de Cupidon avec toi, surtout que je sais que ça t’énerve. Mais je suis content que tu te sois fait un ami autre qu’un bouquin dans cette langue bizarre.

Il fait assurément référence au français. Ne faisant pas de remarque, je lui réponds sur un ton légèrement sarcastique.

— Lui et son amitié se sont un peu imposés à moi sans que je ne demande rien. Figure-toi qu’il parle, pour reprendre tes termes, cette langue bizarre qui est en fait du français, et qu’il lit de la poésie à la bibliothèque, comme moi. Je crois que pour lui, cela a été un coup de foudre.

Je n’ose pas rajouter que pour moi, ce n’est pas le cas. Mon grand frère a trop tendance à s’inquiéter pour moi et lui mentir gentiment sur la nature de mes relations avec Valentin — le fait qu’il croit que c’est mon ami — ne peut lui faire que du bien.

Callahan est le seul à savoir pour la poésie, tout comme pour les nombreuses heures que je passe à la bibliothèque parce qu’on m’a exclu de cours. Il ne me soutient pas dans mon entreprise, me reprenant sans cesse sur cette attitude qui risque de me jouer des tours l’année prochaine, mais il ne me juge pas non plus. Et le plus important est qu’il garde le secret en ne répétant rien à nos parents.

Mon téléphone continue de vibrer pendant notre conversation et mon bureau n’arrête pas de trembler de ces assauts incessants. Je vois mon frère sourire et se lever de la chaise sur laquelle il se trouve. Il quitte ma chambre en me prévenant que le repas sera prêt dans un quart d’heure. J’en informe mon interlocuteur virtuel pour qu’il stoppe son flot de messages qu’il envoie lorsque je ne réponds pas dans la seconde. Je le rassure également quant à mon retour, une demi-heure plus tard. Enfin tranquille, je finis mes devoirs et descends avec mes parents. Le reste de la soirée, j’alterne entre mon téléphone et un livre à lire pour la littérature anglaise. Au moment de me coucher, je souhaite bonne nuit à Valentin — même si je l’avais déjà fait — et m’endors paisiblement.

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ManonSeguin
Posté le 21/07/2020
Je peux prendre Eliot dans mes bras ? Oh come on, ce garçon a besoin d'un câlin dans sa vie ! En fait le moment de l'échange de numéro m'a rappelé un ami toujours étonné que je n'ai que 4 contacts dans mon téléphone ahah.

Après j'aime beaucoup Callahan, je veux le même grand-frère et la relation qu'ils entretienent Eliot et lui a l'air bien particulière et ils ont l'air proches :) C'est chouette à voir.

En fait je suis très intriguée par ces relations justement que tu montres entre tous tes personnages, la façon dont elles se tissent ou qu'elles se développent, c'est vraiment... En fait ça les rends tout simplement plus humains je crois et ça... C'est beau !
_HP_
Posté le 23/06/2020
Coucou !!

Tiens, un bon chapitre. C'est si rare ! (FAUX) 😂😝😜
J'adore le moment à la cascade, il semble suspendu dans le temps et c'est vraiment ce qu'on doit ressentir dans un tel endroit ! 😄
Leur amitié arrive en douceur, naturellement, et c'est génial d'en apprendre plus sur eux en même temps qu'eux même ^-^
J'adooore la relation qu'ont Callahan et Eliot, c'est hyper touchant et hyper bien montré ! <3
Hâte de voir l'évolution entre Eliot et Valentin ^^

Une petite chose :p

"c’est juste ma curiosité maladive qui s’exprimer à ma place" → s'exprime ^^
Asasky
Posté le 27/06/2020
Coucou !

J'adore le début de ton commentaire xD

Oui, c'était le but de faire un moment suspendu. C'est un truc que j'adore faire quand j'écris, et j'ai tendance à le répéter dans chacun de mes "Ciel" dans des endroit différents x)

Je ne voulais surtout pas quelque chose de forcé, parce que justement, ça parait pas naturel, ça fait simplement "je dois avancer dans mon scénario le plus vite possible" et je déteste ça ><

J'adore les relations fraternelles ! Et Callahan est si douuuuuux

Merci pour la petite faute ! Je vais changer ça :)
Lyana
Posté le 21/06/2020
Ola Nana ! Encore un excellent chapitre.

J'aime cet instant de découverte, chacun commence à connaître l'autre et cela se fait dans la douceur et le réalisme. Ils étaient fait pour s'entendre et l'on pouvait s'en douter, mais voir leur alchimie opérer avec tant de facilité c'est plaisant.

La mélancolie d'Eliot est toujours la bienvenue et ça m'a plu d'en apprendre plus sur lui, mais surtout sa famille. Perso Callahan me plaît énormément, il a une place importante dans le cœur de son frère et ça me plaît. J'aime les relations fraternelles bien traité et j'espère que la suite me comblera davantage.

Le compliment d'Eliot à Valentin m'a bien plu. Surtout la réaction de ce dernier, je ne sais pas ce qu'il va se passer ni même si Eliot est certain de ce qu'il avance à son frère, enfin seul les chapitres suivant nous le dirons.

Pour une fois j'ai moins de chose à dire, je pourrais encore parler de ta stylistique incroyable, de ton intention poétique, mais je pense que tu es au courant maintenant. Donc je ne vais dire qu'une chose, il me tarde de terminer ma BL pour me jeter sur ton PDF

Merci pour cette belle histoire Nana 💙💙
Asasky
Posté le 22/06/2020
Clairement, ils sont fait pour s’entendre, parce qu’ils sont super différents, mais ils ont des points communs qui sont négligeables et développés par la suite ;)

J’adore Callahan. Genre beaucoup beaucoup. Avant, il n’était pas du tout comme ça, nettement plus pressant pour que son frère ait une copine. Sauf que la réécriture est passée par là, et j’ai décidé d’en faire un personnage bienveillant au possible, qui est là si son frère doit lui parler de quelque chose. Et moi aussi j’adore les relations fraternelles, mes héros sont rarement fils unique, ou alors ils ont des « équivalents » des frères et soeur. J’espère que la relation d’Eliot et Callahan te plaira !

Pendant qu’Eliot souriait, dans la tête de Valentin, c’était les feux d’artifices, je te le dis xD Parce que lui, il se rend compte de ce que ça veut dire, et de ce que ça provoque chez lui. Eliot, il en est encore loin.

Je t’envoie plein de bisous, et j’espère que tu t’en sors avec ta BL <3
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