Juin - 2

Par Asasky

La dernière heure passe toujours lentement. Mais pas le mardi après-midi. Alors que les autres se plaignent, je m’éveille enfin et suis le cours avec toute mon attention. Parce qu’en cette fin de journée, j’ai littérature. Malgré le fait que notre professeure, une vieille dame au chignon sans forme et aux lunettes presque invisibles, ne traite pratiquement que des plumes anglaises, il nous arrive, de temps à autre, d’évoquer des écrivains étrangers. Ma curiosité se manifeste alors et j’ouvre grandes mes oreilles.

— Aujourd’hui, nous allons parler d’auteurs français, et plus particulièrement l’un d’eux. Je vous ai imprimé une feuille avec son poème le plus connu, dans sa traduction anglaise ainsi que dans sa version originale. Nous allons ensuite étudier la construction de ce poème et son thème principal.

Elle donne ses photocopies au premier rang et les élèves passent les fins objets, sans un bruit. Elles viennent rapidement à moi et je n’y fais attention qu’une fois que le paquet est arrivé sur la table suivante. Mes yeux s’attachent sur l’anglais en premier, par habitude. En lisant, j’ai une sensation de déjà-vu très prenante. Alors, curieux, je glisse mes pupilles vers les autres caractères et la traduction française. Mon cœur rate un battement. Parce que le poème que notre professeure veut nous faire étudier est l’un de mes préférés.

Quand toutes les feuilles sont passées dans les rangs, elle reprend la parole.

— Bien, qui souhaite le lire à voix haute ? Si personne ne lève le bras, je serais obligée de désigner, donc manifestez-vous rapidement.

Les autres se regardent, ennuyés par le sujet et moi, je suis plongé dans mes pensées. Je pourrais hisser la main et le déclamer ou rester à ma place, entendre un élève choisi l’écorcher et lui enlever toute sa beauté. Cette perspective me répugne. Alors, fixant l’enseignante droit dans les yeux, je lui demande si je peux lire le poème. Elle est surprise de mon initiative, sans doute au courant de mes agissements dans les autres cours. Je la vois qui hésite, qui se tourne vers le reste de la classe pour que quelqu’un vienne la sauver. Dans mon for intérieur, je me sens vexé, mais je ne montre rien et agis comme on s’attend que je le fasse. Je passe au-dessus de la permission et commence à déclamer le poème, en français.

Mes yeux se ferment au milieu de la première strophe, et je suis emporté dans le flot des mots qui défile dans ma tête. Je laisse tomber la feuille sur ma table, j’oublie l’endroit où je suis et récite lentement, pour faire durer cet étrange plaisir un peu plus longtemps. Une fois le dernier vers terminé, je rouvre les yeux et rencontre le regard de mon enseignante, estomaquée par mon impertinence, sans doute. Résigné, j’empaquète mes affaires et me prépare à être viré de cours. Le sac sur l’épaule, je passe devant la vieille femme, qui ne fait pas un geste. Je lui lance un au revoir glacé, comme j’ai l’habitude de faire et elle me répond.

— Attendez Tanaka, je n’ai jamais dit que...

Je referme la porte avant qu’elle n’ait fini sa phrase. Je me retourne, prêt à aller rejoindre ma destination préférée — la bibliothèque — pour la deuxième fois de la journée. Je relève les yeux que j’avais baissés pour je ne sais quelle raison et regarde droit devant moi. Ce que je vois n’est pas le mur crasseux du lycée, mais deux grandes pupilles bleues qui me fixent comme si je venais de faire la chose la plus impressionnante au monde. Je l’ignore à nouveau complètement et le contourne, pour me rendre à la bibliothèque. Lui ne semble pas de cet avis et me prend le bras, serrant fort ma chemise pour ne pas que je m’échappe. De plus, il fuit mon regard.

— Suis-moi, marmonne-t-il, à peine audible.

Il ne me laisse pas le temps de répondre et démarre dans la direction opposée de la bibliothèque. J’ai bien envie de me défaire et de m’enfuir, mais sa poigne est bien trop forte.

Nous arrivons aux casiers et il me lâche enfin la chemise. Il sort des chaussures de ville, les lance violemment au sol et entreprend d’enlever ses mocassins, qui vont nettement mieux avec son uniforme. Il me demande, à nouveau dans un murmure, de faire de même et de ne pas en profiter pour me sauver. Osant me regarder dans les yeux, il souligne, avec une voix forte cette fois-ci :

— J’arrive toujours premier à la course interlycée. Depuis que je suis en primaire.

Je hoche la tête, pas effrayé pour deux sous. Valentin attend que j’aie terminé ma besogne et je me permets de l’observer de haut en bas pour la première fois. Outre ses iris bleus et ses cheveux blonds, déjà remarqués auparavant, il a le visage arrondi, mais pas trop enfantin. Ses yeux sont très légèrement ronds et sa peau subtilement hâlée, comme s’il revenait du soleil. Peu apeuré par le temps castrophique, il tient sa veste dans ses mains et ne porte que sa chemise immaculée, rehaussée par une cravate bleue. Ses chaussures quant à elles, sont d’un jaune criard, qui tranche complètement avec le reste de sa tenue. Je m’attarde particulièrement sur ce dernier point, totalement comique à mon goût. Je vais même jusqu’à esquisser un sourire, ce qui fait se braquer mon vis-à-vis.

— Je peux savoir d’où vient ce sourire franchement arrogant qui est apparu comme par magie sur ton visage ? J’ai la soudaine impression que tu te moques de moi, et pas qu’un peu.

Et là, je ne peux vraiment pas m’en empêcher. Je regarde une dernière fois ses chaussures, sa moue vexée et j’éclate de rire. Un rire franc et généreux, qui réchauffe le cœur. Les larmes me montent rapidement aux yeux, et j’ai presque du mal à respirer, tant mon esclaffement est puissant. D’abord encore plus indigné qu’il ne l’était déjà par ma réaction, Valentin finit par mêler son rire au mien, comme si celui-ci était contagieux. Nous continuons pendant quelques minutes puis je réussis à me calmer, essuyant les petites larmes aux coins de mes yeux.

— Wow, bah ça fait du bien de s’amuser un bon coup ! Même si je sais très bien que tu te moquais de la superbe couleur de mes chaussures. Je ne ferais pas de commentaire, elles sont parfaites, point.

— De ton point de vue, certes. Mais pas celui du reste du monde, crois-moi. La nuance tranche tellement avec la sobriété de ton uniforme que cela en devient presque ridicule. Je pense que c’est pour cela que j’ai éclaté de rire. Mais ôte-moi d’un doute, comment comptes-tu nous faire sortir de l’école avant que ce soit l’heure ? Tu es magicien ?

— Non, je suis malin, contrairement à certains qui se permettent de critiquer sans connaître. Maintenant, monsieur le sceptique, veuillez me suivre.

Il mime une petite courbette en souriant de toutes ses dents et, sceptique — il m’a bien cerné, cela est presque malheureux, surtout en si peu de temps —, je le devance. Et puis tout d’un coup, je m’arrête et me retourne vers lui, interloqué.

— Tu comptes m’expliquer pourquoi je passe devant alors que je ne sais même pas où tu veux nous amener, avec mon semi-consentement, je précise.

— C’est pour le simple plaisir de te dépasser et de me sentir puissant faceà toi, parce que je connais les petits secrets de notre chère école.

Je le laisse me doubler, non sans rouler des yeux avant, étonné par tant d'étrangetés dans son comportement. Je pense très sincèrement qu’il a besoin de reconnaissance et qu’il utilise des méthodes plus qu’étranges pour arriver à ses fins.

— Tu es souple j’espère, parce qu’il faut faire un peu de gymnastique pour sortir d’ici dans les moyens non conventionnels.

— Quel type de gymnastique ?

— Escalader une grille et en en sauter pour redescendre ?

— Je suis capable de faire ça.

Il sourit, sûrement débarrassé d’un poids certain — si je n’avais pas pu monter sur le grillage — et continue d’avancer vers la sortie. Le temps anormal de juin me mord la peau dès que nous franchissons la porte principale du bâtiment et je m’enroule encore plus sur moi-même — pestant une fois de plus contre l’oubli de mon blazer. Je suis à nouveau étonné de la résistance aux températures étranges de Valentin en le voyant fourrer sa veste dans son sac — en boule, bien sûr — et décréter qu’il n’en peut plus de la chaleur. Une petite remarque, du même type que mon rire de tout à l’heure, sort de ma bouche sans mon autorisation.

— Il faudra que tu m’expliques comment tu peux avoir si chaud alors que juin est complètement déréglé. Parce que je ne comprends décidément pas. Pourtant, je ne suis pas le plus bête de tous les garçons.

— Tu ne parles pas beaucoup, mais quand tu ouvres la bouche, tu tapes toujours là où ça fait mal avec tes petites piques. Tu m’expliques le principe ?

— Tout réside dans le sarcasme. Un art qui n’est pas à la portée de tous.

Il marmonne quelque chose dans sa barbe inexistante que je ne comprends pas et repart de plus belle vers la sortie, que je vois au loin. Deux minutes après, nous arrivons devant la grille, haute de deux mètres. Il passe le premier, escalade le tout en une minute, chronomètre en main, et atterrit proprement de l’autre côté, en dehors de l’enceinte de l’établissement. Il me fait signe de faire de même et je me rebute à peu à l’exercice. Je lui lance tout d’abord prudemment mon sac qu’il attrape sans délicatesse et je commence à monter. Mes doigts s’écorchent sur les fils de fer et je manque plusieurs fois de trouer mon pantalon ou de salir ma chemise. Arrivé en haut, j’enjambe la barre de métal froid et je descends de quelques centimètres. Une fois à une distance raisonnable du sol, je saute pieds joints contre le macadam. Je mets quelques secondes à recommencer à bouger et à rattraper Valentin — je n’admets pas lui avoir couru après, c’est juste que j’ai dû marcher plus rapidement que ce que j’ai l’habitude de faire pour arriver à sa hauteur. Curieux, je finis par lui demander où il compte m’amener — puisque je suis toujours semi-consentant. Dans un sourire que je qualifie d’énigmatique, il répond :

— Tu verras bien... On ne t’a jamais dit que la curiosité était un vilain défaut ?

Je ne tique pas, sors une sorte d’onomatopée orgueilleuse à souhait et tourne la tête de l’autre sens pour ne pas voir les yeux de cet imbécile heureux briller parce que je me suis intéressé à la destination de notre aventure. Apparemment pas vexé par mon manque de considération pour son visage, il reprend, sans sa touche de mystère dans la voix.

— Par contre, j’espère que t’as ta carte de transports, ou on ne pourra pas aller bien loin. À moins que tu sois du genre à sauter au-dessus des portiques à la gare, ou à avoir un porte-monnaie bien fourni vu le prix exorbitant que ça coûte.

Je me retourne vivement, piqué au vif. Je fronce les sourcils, le regarde bien dans les yeux, l’air de dire :

— Tu me prends pour un imbécile ou quoi ? Je n’habite pas près de l'école, bien sûr que j’ai ma carte de transports avec moi ! D’ailleurs, pourquoi le train ? Le réseau de bus est mieux développé ! Fais marcher ton cerveau de temps en temps, il n’est pas là que pour décorer ta jolie tête.

Dans un certain sens, je préfère ne pas parler et continuer à être silencieux. Parce que je suis trop cassant quand j’ai le malheur d’ouvrir la bouche.

— J’ai compris, j’ai compris, s’excuse-t-il, je retire ce que j’ai dit. On peut y aller maintenant ?

Je hoche la tête et il démarre. Je le suis de près, sans pour autant être à côté de lui. J’ai le nez vers les nuages, focalisé sur le ciel étrangement bleu — mais cette beauté est une traitresse, parce que le Soleil ne fait pas pour autant son travail, vu la fraîcheur de l’air ambiant. Comme promis, nous marchons jusqu’à la gare et prenons un train dont je ne connaissais pas l’existence. Nous sortons de la ville et nous arrêtons dans une station de campagne, vide de monde. Il fait encore plus froid, mais je me dis qu’ici, personne ne pourra nous reconnaître avec nos uniformes et en déduire que nous devrions être en cours à l’heure qu’il est.

Une fois que nous avons quitté les quais, Valentin me conduit vers une forêt dense et pas vraiment rassurante. J’entends des bruits étranges, malgré le fait qu’il fasse encore jour et le sol craque sous mes pas à cause du petit bois qui le jonche. Le blond paraît comme un poisson en pleine mer tant il est à l’aise dans cet environnement. La menace de la moindre salissure sur mes chaussures presque neuves, sur ma chemise blanche propre de ce matin ou sur une quelconque partie de ma tenue me fait me contorsionner dans tous les sens pour éviter les écorces et les branches. Encore une fois, mon guide semble à l’opposé de moi en ne se souciant guère de la propreté de ses habits.

À mi-chemin — je ne le sus qu’après —, j’entends un bruit particulier, bien différent des autres. J’essaie de l’identifier, de deviner ce que c’est, mais mes oreilles ne sont pas bonnes. De plus, je suis bien trop focalisé sur mes pas, que je veux les plus propres possible pour mettre le doigt sur ce son que je semble pourtant reconnaître. Il me fallut encore dix minutes de marche pour enfin me placer une image sur ce que j’entendais.

— Une cascade en pleine forêt, elle-même perdue au milieu de nulle part ? dis-je à voix haute pour moi-même.

— Ouais, je l’ai trouvé un jour un peu comme celui-ci alors que je m’en... que j’étais en promenade. C’est pas vraiment un coin entretenu par les gens du village, mais c’est magnifique.

Je le fixe, me plongeant dans ses yeux. Ils brillent de mille feux lorsqu’ils se perdent dans la cascade et le lac. Les sentiments que l’on peut y déceler sont nombreux et je ne pourrais pas tous les nommer. Presque troublé, je lui demande.

— Pourquoi m’amènes-tu ici? L’endroit à l’air important pour toi, on dirait presque ton jardin secret. Habituellement, on montre ces lieux aux personnes qu’on aime, à qui on tient. Alors pourquoi moi ? Tu m’as rencontré aujourd’hui, et tu m’as presque menacé de me courir après dans toute la ville si je ne venais pas avec toi. Je suis un inconnu pour toi, et pour être honnête, je n’ai pas spécialement été gentil.

Cela me fait mal de le reconnaître, mais je préfère ne pas lui mentir. Entre mes remarques acerbes et mes pensées piquantes à son égard, je n’ai pas été l’ami rêvé. J’attends impatiemment sa réponse, campé sur ma position, les pieds l’un contre l’autre et les bras croisés sur ma poitrine. Il baisse les yeux, semble réfléchir et se détourne de mon regard, le plongeant dans la cascade derrière lui.

— Tu es la première personne que je croise à savoir lire du français. Du vrai français, pas les simili-textes que nous donnent les prof. J’aime beaucoup l’anglais, c’est sûr, mais le français... le français a cette étrange noblesse qui n’est présente dans aucune des autres langues que je connais. Quand je t’ai entendu déclamer ce poème, lorsque je suis passé devant ta classe, je me suis stoppé net dans mes mouvements. C’était la première fois que je l’écoutais et même si je n’aime pas l’auteur, l’œuvre est exceptionnelle dans sa noirceur et sa cruauté. Et puis, à la bibliothèque, quand Madame Fireworks a dit que tu étais comme moi, un peu rebelle à répondre aux profs et à te retrouver dans ce lieu pour t’occuper, j’ai pensé que nous pourrions devenir amis. C’est vrai que je ne connais pas ton nom de famille ni ta classe et que je te trouve un peu précieux et prétentieux dans ta façon de penser et d’agir — et je sais que toi même tu me prends pour un imbécile, je le vois dans tes pupilles —, mais j’aimerais vraiment devenir ton ami, Eliot. Enfin, si t’acceptes. Pour tout t’avouer, tu es la première personne à apercevoir la cascade. Habituellement, j’y viens seul.

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ManonSeguin
Posté le 21/07/2020
Me revoilà dans tes commentaires ! Tu vois que je viens ! :p

J'aime toujours autant, bon ce n'est que le début, mais le personnage de Valentin m'intrigue et je commence à me poser des questions (est-ce bon signe docteur ?) Bref, j'ai vraiment hâte de lire la suite pour faire des pavés comme mes voisins du dessous ! <3 Et j'ai hâte d'en découvrir plus sur ton monde

PS : La façon dont tu écris, en détails, mais fluide, c'est tellement plaisant à lire !!
drawmeamoon
Posté le 20/07/2020
Hello toi ~
Je me rappelle que lorsque je t'avais commenté le chapitre 1 et que je t'avais dit que j'appréciais Eliot, tu m'as dit que c'était rare qu'on l'apprécie ? Eh bien sache que je reste sur ma position ! Je l'adore, c'est un petit "prétentieux" sarcastique, mais je l'adore ! J'ai adoré le passage où il lis le poème, je me sentais imprégné en même temps que lui, il est si mignon. En plus il quitte la classe alors que personne ne lui a dit de le faire, pauvre petit bout de chou !

J'adore aussi le fait que Valentin le kidnappe à moitié là, et Eliot il le suit sans pression, je trouve ca génial ! Leurs échanges m'ont bien fait rire. Leur ship me semble plein de rebondissements !

Mais ce que j'ai le plus aimé c'est la fin ! Valentin est a-do-rable ;; C'est une drôle de manière de demander à quelqu'un de devenir son ami que de le kidnapper mais bon, c'est drôle !!

En bref, j'ai beaucoup aimé ton chapitre, le fond est super doux, l'atmopshère super agréable à lire et j'aime toujours autant ta plume !
J'adore ta manière de retranscrire les sentiments, c'est fluide, les dialogues sont drôles et naturels, j'ai rien à redire sur ta forme ! <3
Lechapelier
Posté le 17/07/2020
Pas coucou Anna, comment cela ne va pas hier ? :D

Comme d'habitude, tu connais la rengaine, je commence par un petit listing de tout ce que j'ai pu relever et ensuite on roule pour le commentaire général ! Donc c'est parti :D

"Mes yeux se ferment au milieu de la première strophe, et je suis emporté dans le flot des mots qui défile dans ma tête. Je laisse tomber la feuille sur ma table, j’oublie l’endroit où je suis et récite lentement, pour faire durer cet étrange plaisir un peu plus longtemps." = classe/20 :o

"Je ne ferais pas de commentaire, elles sont parfaites, point." = je rajouterais une petite coupure dans la phrase pour la modifier :3

" Tu comptes m’expliquer pourquoi je passe devant alors que je ne sais même pas où tu veux nous amener, avec mon semi-consentement, je précise." = pour moi, il faut au moins un point avant le "avec" :D

" puissant faceà toi" = il manque un petit espace ici :p

"ertain — si je n’avais pas pu monter sur le grillage" = cette petite blague m'a arraché un rire ! J'aime beaucoup l'humour basé sur la forme dans un roman, c'est toujours un petit exercice de fluidité super plaisant à lire ! :3

"je n’admets pas lui avoir couru après, c’est juste que j’ai dû marcher plus rapidement que ce que j’ai l’habitude de faire pour arriver à sa hauteur." = alors je sais pas exactement pourquoi, mais la formulation de cette phrase me gêne un peu ^^" J'ai l'impression qu'elle est trop longue ou trop explicite, mais je ne saurais exactement dire pourquoi. Désolé :x

"l’œuvre est exceptionnelle dans sa noirceur et sa cruauté" = Not fluff '-'

Globalement, ce chapitre est hyper doux, hyper fluide et vraiment super agréable à lire ! Le début de complicité est super bien retranscrit ! Comme tu peux le voir, je n'ai pas grand chose à relever (donc t'écris pas si mal que ça :p) à part que c'est vraiment une histoire beaucoup trop cool et que j'ai vraiment hâte de continuer ! :D

Au déplaisir (et oui on reste dans le perso) de lire la suite incessamment sous jamais :3
Asasky
Posté le 17/07/2020
Pas coucou Chapo, comment tu vas pas bien ?

(je connais tellement la rengaine que je vais sans doute te la piquer quand je m’attaquerais à tes petits écrits ;))

Bah quand tu ne fais que lire quelque chose que tu apprécies, tu finis par le connaitre par coeur. Fut un temps, quand je me tournais les pouces en cours de français en première, je connaissais le quatrième spleen sur le bout des doigts. Mais oui, c’est classe 8D

Un coupure, genre un point après « parfaites » ?

Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas mis de tiret séparateur (tu sais, le fameux semi-cadratin ?) parce qu’habituellement quand mes phrases s’étirent telles de la confiture, c’est exactement ce que je fais ! Donc je vais suivre ton petit conseil ;)

Han, le vilain espace qui a sauté !

Il y a quelques temps, on m’avait dit que j’avais tendance à compliquer les phrases qui pouvaient être simples. Sauf qu’en fait, je ne suis toujours pas guérie de cette maladie et je ne sais pas quoi faire pour modifier cette phrase :x

Ah, parce que tu croyais que Baudelaire c’était fluff ? C’est l’opposé du fluff. Rappelle-toi que le mec buvait de l’absinthe et se droguait à l’opium, et qu’il est mort de la syphilis. Pas très fluff comme mec.

Je te remercie pour tous ces petits relevés, ça m’a fait rire et ça m’a rappelé un temps vraiment vraiment ancien où on faisait ça pour m’aider (et j’ai écrit ça y a longtemps, c’est ce que j’écris maintenant qui est nul, d’après mes sympathiques profs)

A jamais, petit Chapo ! (petit, c’est super affectueux chez moi :3)
Eyneli
Posté le 26/06/2020
Oh, j'aime beaucoup les derniers mots de Valentin, il a l'air très attachant ! J'espère qu'Eliot va accepter et qu'on en apprendra plus sur lui *o*
A part Valentin, j'aime beaucoup ce deuxième chapitre, je ne m'attendais pas à ça ! Mais pauvre Eliot ;-; J'espère que sa situation va s'améliorer...
Sinon, il y a juste un détail qui m'a chiffonner. A un moment Eliot dit qu'ils sont à mi-chemin et dit qu'il ne le sait qu'après, sauf que le texte est au présent, donc ça m'a un peu interloqué, voilà voilà, c'est le seul truc que j'ai à relever ^^
A part ça, tout le reste est très agréable à lire et j'ai d'ailleurs hâte d'aller lire la suite !
_julie_
Posté le 17/06/2020
Salut ! Ce deuxième chapitre est vraiment accrocheur ! Pour l'instant, Valentin est assez mystérieux... Il a l'air de cacher de sombres secrets ^^ Hâte de lire la suite !
Asasky
Posté le 22/06/2020
Valentin cache pleins de trucs, en effet, ce n'est pas le personnage lisse qu'on pourrait croire qu'il est ;)

J'espère qu'elle te plaira !
Lyana
Posté le 17/06/2020
Et me voilà !
C'est bon, je suis vraiment conquise, j'adore ton roman ! C'est beau, poétique et d'une douceur incroyable pour le moment. Ce début est top et rien ne semble traîner sans pour autant se précipiter. C'est de nouveau une bel maîtrise du temps.

La stylistique est de nouveau impeccable, lente et rythmé dans le simple but de nous rappeler qui est Eliot et comment il pense. C'est toujours aussi onirique, même si l'on voit une par de lui plus terre à terre quand il parle avec Valentin.

Valentin, parlons-en. Je l'aime d'amour. Ce garçon me donne l'impression de cacher beaucoup de chose et j'ai l'impression de percevoir une certaine vulnérabilité. Mais ne nous prononçons pas trop vite, il vaut mieux que j’attende avant d'en dire plus.

Du coup, bah j'ai rien de pertinent à dire. Ou alors tu trouves la positivité très pertinente et dans ce cas là, me voilà comblé.
J'ai apprécié le passage de la lecture du poème, même si j'aurais voulu savoir ce que la prof allait lui dire. J'espère qu'on en ré-entendra parler, car j'ai l'impression que c'était un compliment qu'elle souhaitait partager.

Enfin, je vais m'arrêter là ! Merci pour cette histoire Nana 💙
Asasky
Posté le 22/06/2020
Je crois que ta mission, à chaque chapitre, c’est de me mettre en PLS de fluff. Sache que c’est réussi.

J’ai toujours eu peur que mon début soit trop lent, que l’action mette trop de temps à se mettre en place, et que le rapprochement soit trop lent (c’est un truc qu’on m’a fait comprendre sur l’autre truc orange). Du coup, si ça te plait, je suis super contente !

Valentin a ce petit effet sur les lectrices et lecteurs. Tout le monde veut l’épouser xD C’est vraiment dur de ne rien révéler, parce que forcément, je sais ce qu’il cache, le petit. Mais laissons-le dans le beau monde d’Eliot pour l’instant :D

La positivité fait toujours beaucoup de bien au moral et crois-moi, je devrais imprimer tes commentaires et les accrocher dans ma chambre quand j’ai un coup dur d’écriture et que je doute de moi <3

Plein de bisous sur toi ! <3
_HP_
Posté le 16/06/2020
Coucou !

Monologue révélateur dis donc x)
Valentin est un personnage très intriguant, et pour l'instant c'est difficile de le cerner correctement je trouve ^-^
Et je me demande aussi si leur "fugue" va avoir des conséquences 🤔😄
Bref, j'aime beaucoup !
Asasky
Posté le 22/06/2020
Coucou !

J'adore faire des monologues, je n'y peux rien, c'est plus fort que moi >< Et encore, avant, je ne savais pas m'arrêter et je faisais des trucs d'une page, bien indigeste !

Héhé, tu auras des explications sur les conséquences, mais pas tout de suite du tout, malheureusement :/

Je suis ravie que ça te plaise et j'espère que la suite te plaira également !
Nyx M. Cavalier
Posté le 16/06/2020
Coucou !
Me voici de retour, j'espère que la vitesse ne te surprend pas trop ! Tout d'abord, je dois dire que j'aime beaucoup les cours de littérature dans ce genre d'histoire : c'est toujours une exposition intéressante des personnages, qu'ils aiment lire ou non, connaissent le sujet ou non. Attention cependant : on ne dit pas "déclamer" un poème, mais "dire" un poème. C'est l'une des choses que j'ai retenues du Conservatoire de théâtre, où j'ai dit des dizaines et dizaines de textes en trois ans XD

Je dois dire que je ne comprends pas bien l'enchaînement qui le mène à sortir de la classe ; je pense que le développer un peu plus permettrait de l'éclaircir, parce qu'un changement de décor comme celui-ci gagne à ce qu'on s'attarde un peu dessus.

Attention, quand tu commences une ligne de dialogue par "tu comptes m'expliquer" il faut un point d'interrogation à la fin ! D'ailleurs, dans la ligne de dialogue qui commence ici : "Tu me prends pour un imbécile ou quoi ?" je ne comprends pas s'il le dit tout haut ou le pense juste. Si c'est la seconde option, il faut que ce soit entre guillemets, mais si c'est la première, la ligne de narration juste au-dessus me rend confuse.

Bon, voilà, j'arrive à la fin de ce chapitre ! J'ai beaucoup aimé ma lecture. On est encore dans la phase d'exposition et d'introduction de l'histoire, une phase avec laquelle j'ai toujours eu un peu de mal en termes de lecture, mais je n'ai aucune difficulté à te lire sans décrocher ! J'aime beaucoup le fait qu'Eliot ait des défauts si clairs et si visibles, c'est une prise de risque et en même temps tellement organiques, parce que personne dans la vraie vie n'est parfait ou n'approche même la perfection.

Je me demande juste s'ils vont subir les conséquences du fait d'avoir séché les cours ? Perso, à l'école, c'était impossible de sécher sans que les profs le réalisent, même quand un prof était absent parce que du coup on devait aller à l'étude. Bref, j'ai hâte de lire la suite !
Asasky
Posté le 22/06/2020
Coucou !

Non, la vitesse ne me surprend pas, je suis toujours ravie d’avoir des commentaires ! Et puis, maintenant je sais que tu es toute douce, alors je n’ai plus du tout peur ><
Je me devais d’écrire un cours de littérature : j’adorais ça quand j’étais au lycée, parce que je pouvais enfin retrouver ce qui me faisait vibre (ou alors, vu que ma prof de première était bien nulle, j’écrivais xD). Oh, c’est dommage pour déclamer, je trouvais ça super classe, presque comme un troubadour, mais je te fais à cent pour cent confiance !

En fait, c’est une mésinterprétation de la part d’Eliot. Il croyait que sa prof allait le virer comme tous les autres, comme elle se tait et qu’elle le fixe avec de grands yeux. Elle est juste super surprise d’entendre du français ! Et comme Eliot est un peu têtu, il décide tout seul et s’en va sans demander son reste. Comme je suis dans la tête de Mister Tanaka, c’est parfois un peu dur de s’expliquer, je suis désolée :/


Alors oui, la ligne de dialogue « tu me prends pour un imbécile » c’est bien une réflection interne ! J’ai juste complètement oublié de mettre de l’italique, comme je le fais toujours. Désolée, je n’avais pas vérifié avec le fichier PDF :/

Oh, je suis contente que tu ne décroches pas T.T Moi aussi j’ai du mal avec les phases d’exposition, que ce soit en lecture comme en écriture d’ailleurs. J’ai toujours trop peur d’aller trop vite ou trop lentement, d’en révéler trop sur les personnages ou des trucs comme ça.

Il y aura un semblant d’explication pour ce séchage de cours, mais comme c’est bien la première fois qu’on me le fait remarquer (apparement, ça ne dérangeait personne sur le site orange), il faut sans doute que je bosse à nouveau ça !

Hâte que tu la lises, cette fameuse suite ;)
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