Juin - 1

Par Asasky
Notes de l’auteur : Cette histoire est une histoire d'amour entre deux personnes du même sexe, et mettra aussi en scène des couples pas forcément hétérosexuels. Si ce n'est pas à votre goût, n'hésitez pas à faire demi-tour, c'est gratuit !

À toutes les personnes qui ont oublié comment combattre le silence.

 

J’ai toujours eu la tête dans les nuages. Je ne suis pas spécialement étour- di, c’est simplement que je passe plus de temps le nez en l’air que la plupart des personnes que je connais. Je n’ai jamais compris quel était cet attrait certain pour le ciel ni d’où je le tiens. Mes parents ne sont pas pilotes ou astronautes, ils travaillent dans leur boutique de fleuristes. Mon père crée les bouquets, ma mère les vend et mon frère est actuellement en apprentissage pour reprendre la main dans quelques années. Et pourtant moi, je me sens comme un extraterrestre dans cette famille, à avoir le nez vers le plafond, cherchant désespérément un minuscule bout de ciel.

Mes parents se sont posé des questions. Ils ont manqué de m’amener chez un psychologue, parce qu’ils croyaient que j’étais malheureux sur Terre, que je ne me sentais pas à ma place parmi eux. Ceci expliquerait le fait que je passe le plus clair de mon temps la tête dans les nuages. Mais personne ne pouvait éclaircir ce que j’avais. Je suis simplement quelqu’un qui aime re- garder le ciel. Je ne suis pas un extraterrestre, je ne me sens pas mal dans ma peau. Je suis seulement différent d’eux. Parfois, j’ai l’impression que cela les dérange. Alors, quand je suis à la boutique avec eux, je focalise mon regard sur Callahan, mon frère, qui noue les fleurs entre elles. C’est une véritable épreuve pour moi, car l’atelier de création de bouquets est dans une serre. En classe, lors des différentes rentrées, je m’arrange pour me diriger vers une fenêtre. Je suis toujours près de l’une d’elles et je passe mon temps à regarder au travers, délaissant très souvent les cours. Les professeurs me re- prennent sans cesse, me demandant d’être plus attentif et moins lunatique.

Je ne suis pas lunatique, monsieur, j’aime juste le ciel. Le ciel me fascine. Aujourd’hui ne fait pas exception à la règle. Les mathématiques n’ont jamais été ma tasse de thé alors quand le professeur commence à débiter sa leçon, je penche directement ma tête vers la fenêtre, à ma gauche. Nous sommes en juin, l’année scolaire est terminée fin juillet. Ce n’est pas le temps qui nargue les élèves, puisque nous avons un mois de juin particulièrement mauvais cette année. Mais les grandes vacances sont très attendues.

Avec mon inexplicable attrait pour le bleu au-dessus de moi, je ne me considère pas vraiment comme quelqu’un de sociable. Il est vrai qu’avec ma plastique « avantageuse » comme racontent certaines, je plais à beaucoup de filles. Mais elles sont nettement moins appréciables que le ciel. Quant aux garçons de ma classe, ils ne semblent pas intéressés par mon amitié, préférant sans doute se lier avec leurs semblables. On ne peut pas dire que je rentre parfaitement dans le moule de l’adolescent moyen. Je n’ai jamais voulu me distinguer, ou me faire remarquer, mais ce rôle me plaît bien. Un peu fantomatique, un peu étrange, un peu mystérieux et inaccessible. Je suis comme une étoile qui brille à la même intensité que ses semblables au milieu d’un ciel piqueté de milliers de constellations. Un parmi tant d’autres.

— Monsieur Tanaka, les fonctions logarithmiques ne vous intéressent pas ?

— Pour être honnête avec vous, Monsieur, pas vraiment.

J’ai tendance à être trop franc, surtout avec mes professeurs. Du coup, j’écope souvent de punitions et exclusions. Parfois, je trouve cela injuste. Je ne fais rien de mal.

— Si mon cours est ennuyeux, et que vous préférez avoir la tête en l’air, sortez, je ne vous retiens pas.

— Bien Monsieur. Au revoir, Monsieur, et bonne chance avec vos fonctions. Et vous avez fait une faute sur le troisième tableau, au niveau de la troisième expression. Vous avez oublié de factoriser le x.

Je prends mes affaires, efface la ligne fausse en passant devant, et sors de la pièce. J’entends la porte coulisser quelques secondes après que j’ai quitté la salle et un élève aux cheveux orange pétants apparaît. Maxwell Mills, le délégué de la classe. J’ai cru comprendre qu’il préférait qu’on l’appelle Max.

— Tu ne peux pas t’en empêcher, n’est-ce pas Eliot ?

— Non, je pense que c’est plus fort que moi. Le professeur a le droit à ma franchise. Je ne m’intéresse pas à son cours, je lui dis. C’est aussi simple que cela.

— Sérieusement, tu es spécial. En plus, tu te permets de le reprendre sur la faute qu’il a faite, comme ça, comme si tu racontais à tes parents ce que t’as mangé à midi. Le pire, c’est que t’avais raison.

— Je sais. C’est pour ça que je l’ai dit.

Il ne rajoute rien et continue sa route en regardant ses mocassins. À son inverse, j’ai plutôt les yeux plantés au plafond, comptant dans ma tête le nombre de carreaux que nous passons au fil de notre marche. Cela occupe mon esprit. Le chemin vers la permanence n’est pas très long et une fois le délégué éloigné de ma position, je quitte la salle vide de toute âme et je me dirige à grands pas vers la bibliothèque du lycée. Je préfère passer le reste de l’heure dans un endroit tel que celui-ci.

— Bonjour, Madame Fireworks, je lance à la vieille bibliothécaire.

— Bienvenue Eliot. De quel cours s’agit-il, cette fois-ci ?

— Mathématiques. Le professeur n’a pas apprécié mon honnêteté. Il a même osé faire une faute dans la démonstration qu’il était en train d’écrire. Avant de partir, j’ai pris soin de la corriger.

— Cette attitude te jouera des tours en grandissant, Eliot. Mais soit. Que vas-tu faire aujourd’hui ?

— Comme d’habitude madame. Je vais lire de la poésie.

— Anglaise ?

— Non, française. J’ai pris goût à Baudelaire. D’ailleurs, j’apprends le français pour étudier les plus grands auteurs.

— Tu me surprendras toujours, Eliot. Mais soit, après toi.

Je lui souris discrètement et me dirige vers le rayon de la littérature étrangère. Je choisis le gros volume que je prends depuis quelques jours et me penche dessus, démarrant ma lecture. Je lis lentement, pour bien assimiler chaque mot, que parfois, je ne comprends pas, faute de vocabulaire. J’apprécie les rimes, ainsi que le vieux papier, granuleux sous mes doigts. En revenant à la première de couverture, je remarque que le volume n’a été emprunté qu’une seule fois.

Godeau Valentin

Un nom de famille français, comme celui de cette pièce de théâtre de Beckett. Cela ne m’étonne pas de voir ceci sur de la poésie française. Toute ma classe étudie la langue, mais il ne faut pas leur demander d’aller chercher de la littérature. C’est pour cela que je suis heureux de trouver quelqu’un qui s’intéresse à autre chose qu’aux romans discutables. J’en souris presque. J’entends la porte de la bibliothèque claquer, signe qu’une personne entre ou sort. Je penche plutôt sur la première solution. Intrigué, je lève les yeux de mon volume, mais je ne vois personne. Peu patient, je me replonge dans ma lecture.

— Ha, mon petit Valentin... Que se passe-t-il encore ?

— C’est ce serpent de prof de science, il n’a pas spécialement aimé que je joue avec les organes de la souris qu’on était en train de disséquer. Du coup, je me suis retrouvé à la porte. Comme je ne supporte pas la permanence — sérieusement, ils veulent notre mort ou quoi ? —, je suis venu ici dès que ce cher délégué m’a lâché.

Je relève les yeux, à nouveau intrigué. Ce garçon porte le même prénom que celui qui figure sur le bon d’emprunt. Une pareille personne ne peut pas savoir lire le français, pas en parlant comme cela.

— Ton coin de lecture est occupé, Valentin, par un autre élève dans ton cas.

— Ha bon ? Dans la littérature étrangère ?

— Oui. Eliot, m’appelle-t-elle, montre-toi.

Peu surpris qu’elle se permette de telles familiarités avec moi, je me déplace, légèrement curieux de savoir à quoi ressemble ce fameux Valentin. On a toujours dit que la curiosité est un vilain défaut. Ce vieil adage a parfaitement raison. Si je ne m’étais pas levé, je n’aurais pas rencontré ce phénomène de foire, je ne serais pas devenu ami avec lui. Je n’aurais pas plongé mon regard dans son ciel d’été, dans ses pupilles si bleues qu’elles auraient pu me faire reculer. Mais en le fixant droit dans les yeux ce jour-là, je ne savais rien de tout cela.

— Alors c’est toi celui qui m’a pris ma place dans la littérature étrangère ? C’est marrant, je ne t’avais jamais vu avant, même pas dans les couloirs. Tu parles français ?

— Oui, répondis-je avec la voix la plus neutre que je puisse faire.

— Tes parents ne viennent pas uniquement d’ici ? Moi, je ne le suis carrément pas, ils sont français. Mais je suis là depuis tout petit, tu vois.

— Père irlando-japonais, mère japonaise.

Il n’a pas besoin d’en savoir plus et je ne supporte pas son interrogatoire. Après sa question sur mes origines — assez intrusive —, je tourne les talons et retourne à ma place. Je n’ai même pas fini de lire mon poème et la cloche va bientôt sonner pour le début de la période suivante. Le jeune homme reste debout, figé dans sa position, le visage neutre. Je n’ai pas envie de m’occuper de lui, mais mes pupilles le cherchent sans arrêt. Agacé, je me penche, le nez presque collé sur le papier du livre, et continue de lire, forçant mes yeux à rester focalisés sur les caractères et ne pas errer autre part.

C’est la cloche du lycée qui me sort de ma lecture et je me lève sans un bruit, vais ranger le livre à sa place exacte et me dirige vers ma classe, saluant Madame Fireworks au passage. Elle me rend mon sourire et me souhaite une bonne après-midi. C’est à mon tour d’étirer mes lèvres, parce que la fin de la journée est mon moment préféré. Une fois sorti de la bibliothèque, je me dépêche pour ne pas arriver en retard — je n’aime pas les cours qui me sont dispensés, mais je ne supporte pas le retard. Au milieu du couloir vide, je me fais alpaguer par une voix que je ne reconnais pas tout de suite.

— Hé, attends-moi !

— Nous ne sommes pas dans la même classe, je ne vois pas pourquoi je t’attendrais.

— J’avais pas terminé mes questions quand tu t’es barré sur ton livre, alors laisse-moi finir au moins !

— Tu ne t’es pas dit que je ne voulais plus répondre à ton interrogatoire et c’est pour cela que je suis parti ? Réfléchis un peu.

— C’est impressionnant, tu causes comme un bouquin ! D’ailleurs, en parlant de livre, qu’est-ce que tu lisais ? C’est tellement rare de voir quelqu’un qui consulte une œuvre autre qu’en anglais. C’est comme si être la langue internationale nous empêchait d’en apprendre une autre.

— Avant que tu me déranges avec tes questions indiscrètes et malvenues, j’étais plongé dans les Fleurs du Mal, de Baudelaire. D’après le bon d’em- prunt, tu l’as déjà lu.

— Mais oui, je me souviens, j’ai pas du tout aimé. Trop sombre pour moi. Cet auteur est un peu étrange je trouve. Du coup, j’ai pas accroché.

Je ne réponds pas, parce que je n’en ai pas envie et pour me détendre, je lève les yeux vers le plafond. Je reprends le compte des carreaux au-dessus de moi, oubliant la personne à mes côtés. Je ne le salue pas en entrant dans ma salle, alors que lui me fait un grand signe de la main en m’appelant par mon prénom. Je l’ignore complètement.

Après les mathématiques, nous enchaînons sur français. C’est dans ce cours-là où je m’ennuie le plus, parce que je suis presque bilingue. Au début de l’année, le professeur essayait de me donner des exercices à part, mais je réussissais tout en quelques minutes. Maintenant, il ne s’occupe même plus de moi, et j’obtiens presque toujours la note maximale aux examens. Alors pendant l’heure entière, je regarde le ciel au travers de la fenêtre. Mes yeux suivent une feuille qui tombe d’une branche et glisse au grès du vent qui souffle très légèrement dehors. Elle se détache violemment de l’arbre, comme arrachée à la vie, et s’envole tout d’abord vers les nuages, comme libérée de son entrave. Et puis tout d’un coup, elle descend, en faisant des petites spirales qui dessinent des ressorts invisibles dans le ciel. Elle se fait encore balloter çà et là avant de s’écraser au sol, attendant, vulnérable, d’être piétinée par la horde d’élèves qui rentreront chez eux dans quelques heures.

Parfois, je me sens tel cette feuille. Impuissant, me laissant promener dans le flot gigantesque d’étudiants, dans le flot de la vie. Je ne fais rien d’autre que suivre, la tête en l’air. Je ne participe à rien, ne dis rien mis à part mes remarques à mes professeurs — comme celui de mathématiques, tout à l’heure — et les quelques discussions avec la bibliothécaire. Je n’ai pas vraiment d’amis, je mange seul et rentre seul chez moi. Je me détache, comme cette feuille. On pourrait me dire que je suis libre, parce que justement, je ne suis lié à rien ni personne. Mais pour moi, ce n’est pas cela la liberté. La liberté, c’est comme être un oiseau, qui vole dans le ciel et décide, en plein été bien sûr, du lieu où il va sans qu’une conduite ne lui soit dictée. C’est cliché de mettre en relation ces animaux majestueux avec la liberté, c’est vrai. Mais au-dessus de cela, je crois que nous avons tous notre propre vision de ce mot, même au-delà de sa définition philosophique.

La cloche sonne la fin de la matinée et je sursaute presque sur ma chaise. Ma voisine, une fille au carré parfaitement coupé, émet un petit gloussement et semble vouloir me demander quelque chose. Je quitte ma place avec mon déjeuner avant qu’elle n’ouvre la bouche, pour éviter de me fatiguer à la repousser en bonne et due forme. Parfois, je regrette presque d’être dans un lycée mixte. Souvent, pour être plus proche du ciel, je vais manger sur le toit. Qu’il pleuve, vente, ou neige, je m’y tiens, assis sur une petite couverture empruntée à ma mère, sous la prolongation de la tôle plate, au niveau de la porte d’accès.

Comme je m’y attendais, il ne fait pas beau. Je regrette presque de ne pas avoir pris ma veste d’uniforme, tant le vent est violent — je suppose même qu’il ne va pas tarder à pleuvoir. Je sors ma boîte-repas, avec un sandwich que j’ai confectionné moi-même. Je peste contre le temps, car je ne pourrais pas lire. Tant pis, le ciel est légèrement bleu, juste au-dessus de moi.

Quand j’arrive à la moitié de mon déjeuner, j’entends la porte claquer contre le mur. Je me recroqueville sur moi-même, ne bouge plus d’un mil- limètre et essaie de couper ma respiration. L’accès au toit est normalement interdit à tous les étudiants et est sévèrement puni par la direction de l’éta- blissement. Je mets ma tête entre mes genoux pour me camoufler, je sens mon cœur battre dans mes tempes et le sang me monter aux joues. Mes cheveux, dont deux mèches épaisses pendent de chaque côté de ma figure, me tombent devant les yeux. Au bout de quelques minutes dans cette étrange position, je me relève enfin et regarde autour de moi, cherchant un pro- fesseur ou une quelconque personne affiliée au lycée. Mais ce n’est pas un adulte que je vois, c’est un étudiant, de dos. Il ne porte pas sa veste bleue d’uniforme — il ne doit pas être frileux — seulement sa chemise blanche, qui semble voler à cause du vent, bien plus puissant à cette hauteur. C’est un garçon blond — un vrai, non un vénitien qui n’oserait pas dire qu’il est roux. Il est accoudé à la barrière du toit, et serre la première barre de toutes ses forces. Je pense qu’il est tendu.

Et soudain, j’entends un grand bruit, que je reconnais tout de suite comme étant un hurlement. Il crie avec une intensité sans pareille vers le ciel et je ne peux pas m’empêcher de regarder son dos, ne bougeant plus. Cette fois, ce n’est pas pour me cacher, mais parce que j’ai l’impression que si je me déplace, cela rompra la force de ce moment. Son cri me traverse de part en part, comme une flèche invisible qui viendrait se ficher dans mes nerfs les plus sensibles. Je ressens ce qu’il ressent à travers sa longue plainte sonore. Étrangement, je suis touché. Étrangement, j’ai envie de me lever, de me poster devant lui et de lui demander pourquoi il crie dans le vide.

Le moment se brise quand il se retourne vers moi et me voit. Comme une claque, je reconnais tout de suite cette personne. C’est Valentin, celui qui lit également de la poésie française. Il écarquille ses grands yeux et je ne peux pas empêcher les miens de les fixer, de me plonger dedans et d’apprécier. Ce ciel d’été est exceptionnel, étrange, trop bleu, trop éblouissant presque. Et surtout, il est tourmenté. Parce que derrière cette couleur qui rappelle la belle saison se cache un azur aussi gris que celui de l’hiver, plein de nuages, de vent et d’orages, une fois la nuit venue. Nous restons long- temps dans cette position, nous regardant l’un l’autre avant qu’il se décide à bouger, sans un mot, et entrer dans le bâtiment. Je secoue la tête, la relève vers le ciel presque blanc au-dessus de moi et une seule question s’impose à mon esprit.

Qu’est-ce que c’était que ça ?

 

 

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Ohana
Posté le 26/07/2020
Coucou :3 Je pose enfin les yeux par ici, j'avais vraiment besoin d'une lecture à la plume toute douce ! Et je ne suis pas déçue !

Ne sachant pas ce que tu recherches comme commentaire, je me lance avec la totale corrections puis avis et passages que j'aime bien. Si tu n'aimes pas trop cette manière de faire, n'hésite pas à me le dire, je ferai différemment pour la suite !

C'est parti !

Nous sommes en juin, l’année scolaire est terminée fin juillet. => "se termine"

Quelques mots sont découpés par des tirets, problablement un soucis de copier-coller !

Ton style est très fluide, je lis rarement de la fiction au présent, j'aime beaucoup !

J'avoue avoir bien rigolé à ce passage : « Mais elles sont nettement moins appréciables que le ciel. » C'est si ... je ne veux pas dire naïf ou enfantin mais je ne trouve pas l'autre mot ! J'aime beaucoup, cette fascination pour le ciel !

"Je suis comme une étoile qui brille à la même intensité que ses semblables au milieu d’un ciel piqueté de milliers de constellations." J'adore cette phrase !

J'aime beaucoup la franchise d'Eliot, la douceur qui en émane. C'est un rêveur et j'aime ce genre de tempéramment ! Quelques phrases tristes m'ont serré le coeur, j'avais bien envie de le serrer dans mes bras ...

J'ai vraiment de me mettre à la suite ! Encore une fois, s'il y a quelque chose qui gêne dans mon commentaire, n'hésite pas :3
ManonSeguin
Posté le 12/07/2020
Hey !

J'aurai bien aimé te faire un pavé comme mes voisins du dessous dans les commentaires, mais je pense que je vais juste dire que ton récit m'a rendue particulièrement curieuse ! C'est la première fois que je te lis et j'aime assez bien ce que tu nous proposes et ta façon de l'ammener également ! :) Eliot a tendance à me rappeler mes années lycée c'est fou. En tout cas, j'ai déjà hâte de découvrir la suite petit à petit pour peut-être étoffer mon avis <3

Mais j'aime bien ! :D
Asasky
Posté le 28/07/2020
Coucou ! (avec tellement de retard, j'ai hoooonte)
Pas de soucis pour les pavés, je ne vais pas te faire une crise parce que tu n'as pas complimenté en long en large et en travers ma magnifique écriture (je blague hein xD)

Eliot est directement inspiré de moi, je répondais comme ça à mon prof de maths en terminale, parce qu'il ne pouvait pas me voir en peinture et moi non plus (et il aimait dire que je n'aurais pas mon bac aussi). J'espère que la suite te plaira ! <3
Lechapelier
Posté le 18/06/2020
Est-ce que le petit tiret dans "étour-di" ou "re-garder" est prévu ? :o

Le petit brisage du 4ème mur est intéressant haha ! Dans le bon sens du terme hein, on s'entend ! XD
Ca m'a arraché un petit sourire :3

Petite remarque mais j'ignore si d'autre seraient d'accord avec moi : les petites précisions du genre "à gauche" ou "à droite" ne sont pas forcément utiles, ça rajoute juste des petites imperfections ou des longueurs ^^"

J'aime bien aussi le trope de l'étudiant qui se fait chier en cours et qui se tire en corrigeant l'erreur ! On dirait un passage de The Social Network XD
(Bon du coup c'est moins impressionnant avec des factorisations mais dans l'idée ça passe XD)

Petite note : la bibliothécaire a l'air graaaaaaaaave cool :333

Le personnage d'Eliot est aussi très intéressant dans son côte "perdu dans la réalité". Le ton décalé du personnage qui n'est froid que pour se protéger des autres est top ! Et je sens qu'on va partir sur un bon récit initatique grâce à Valentin qui va l'aider à s'ouvrir un peu plus au monde mwhéhéhé

Je suis aussi énormément fan de la fin qui a obtenue son petit "fluff of approuval" tellement elle est belle et poétique ! :D
Bon du coup je procède un peu en vrac avec des commentaires rédigés pour la plupart pendant ma lecture ! J'espère que le rythme un peu décousu ne te dérangera pas ^^"

Donc, en résumé, j'ai bien aimé ce premier chapitre qui sert surtout à nous présenter le personnage d'Eliot. Pour l'instant, je n'ai pas de retours à faire du point de vue du récit en tant que tel, juste de quelques remarques sur la forme notées précédemment. En tous les cas, j'ai hâte de voir ce que la suite va donner parce que la fin promet ENORMEMENT de chose ! :p
Asasky
Posté le 22/06/2020
Holà Chapo (qui dit même pas bonjour, n’importe quoi)

Alors non, les tirets ne sont clairement pas prévu, mais comme je copie colle le chapitre depuis un fichier PDF mis en page en A5 (pour l’impression, toussa), les petits tirets viennent se rajouter. Grâce à notre grande Nyx, je fais désormais super gaffe !

J’adore briser le quatrième mur ! C’est un truc que je fais dans chacun de mes bouquins. T’auras au moins un personnage qui fera une réflection qu’on n’est pas dans un livre, ou qu’ils ne sont pas des personnes fictives xD

Eliot est un personnage très précis, na ! Non, en fait, j’en ai moi-même besoin pour me repérer spécialement et éviter de faire aller mes personnages à droite alors qu’ils regardaient vers la gauche. Je suis affreusement mal latéralisée, ce qui fait que j’ai tendance à me prendre des murs quand je conduis (vérité vraie)

Eliot, c’est un peu l’expression de ma frustration en terminale, parce que je voulais répondre à mon prof (mais bon, lui, il ne faisait pas de fautes). Et j’ai mis la factorisation parce que je suis une brêle en maths, et que flemme de chercher xD (et tu pourrais arrêter de deviner mon scénario je te prie ?)

Je pense que cette histoire aura le droit à ton super tampon. Enfin, presque toute…

J’espère que cette suite remplira tes attentes !
_julie_
Posté le 17/06/2020
Hey ! Une lecture qui me parait ma foi très sympathique :) La métaphore des yeux comme un ciel d'été m'a beaucoup plu ! Et puis la chute donne très envie de connaître la suite... Peut-être devrais-tu ajouter des virgules, histoire de donner plus de rythme au récit ? Comme le sujet est poétique (et romantique je crois ^^) je pense que la ponctuation pourrait donner une dimension plus harmonieuse. Évidement ce n'est qu'un détail, c'est juste mon impression personnelle et tu n'es pas obligée d'en tenir compte. En tout cas toutes mes félicitations pour ton texte !
Asasky
Posté le 22/06/2020
Bonjour ! (déjà, désolée pour mon temps de réponse, c'était la dernière ligne droite de la fac, mais maintenant, je suis plus tranquille)

Je suis très contente que la métaphore te plaise, parce que c'est un peu autour de ça que tourne le bouquin, qui, comme tu l'as remarqué, est bien poétique et romantique ^^

Je prends en compte l'ajout de virgule, même si mon cher Antidote (mon logiciel de correction, si tu ne connais pas) ne m'a pas fait de remarques là-dessus. L'être humain est quand même mieux que la machine :D) J'espère que la suite te plaira :)
Lyana
Posté le 15/06/2020
Popage SURPRISE !

Coucou Nana 😊

Alors ! Quoi dire ? Que dire ?
Je suis totalement sous le charme de ta plume, c'est beau recherché et poétique. Il y a un véritable effort de style et j'aime ça, ce n'est ni trop lent, ni trop mou, un rythme qui colle à la perfection à ton personnage.
Et ton personnage parlons en ! Eliot est extraordinaire, singulier, atypique, mais il dépend aussi une part de mystère dans sa rêverie. J'ai envie d'apprendre à le connaître et d'apprendre à l'aimer, car il m'intrigue.
Valentin, surprenant, mais surtout attachant. C'est un petit aperçu que nous avons eu, mais il me plaît déjà.

Petit plus pour leur ressemblance dans leur opposition. Ils sont contraire, mais derrière trouvent le moyen de se faire virer de cours. Ils lisent la même chose. Tu les lies par la lecture, mais aussi par cette scène du toit. Je ne te le cache pas, je suis sur ma fin 😂

Pour tout te dire, je n'ai rien de négatif à soulever, ton travail est propre et bien pensé, mais ça ne me surprend pas du tout venant de toi. Je suis ravie de pouvoir enfin suivre l'une de tes histoires, découvrir tes univers, et ta façon d'écrire. C'est onirique, drôle et dramatique, on oscille entre les trois sensations avec simplicités, sans qu'une scène ne soit forcée. Tout est bien ficelé et suit son chemin.

Voilà voilà, je dois avoir d'autres choses à dire, mais je t'avoue que mon commentaire est déjà long et que je n'ai pas la force (aux vues de l'heure) de réfléchir ! 😂

Merci pour cette belle lecture et de se que j'ai compris, j'attends vendredi avec impatience 🥰🧡
Asasky
Posté le 16/06/2020
Aaaaaah, une surprise (c'est un peu ma réaction quand j'ai vu ton commentaire hier car contrairement à Moon, je n'étais pas prévenue ><)

Je ne suis que touchance (oui, je sais, ce mot n'existe pas) pour tout ce que tu me dis, et je ne sais pas quoi répondre de plus. C'est vraiment trop gentil et ça me donne encore plus envie de me bouger pour la suite (même si la suite directe de ce chapitre est déjà écrite)

J'espère que la suite te plaira et que tu ne resteras pas sur ta fin, ou que tu ne seras pas déçue !
drawmeamoon
Posté le 15/06/2020
Coucou ! Je t'ai donc dis que je poppais sur ton histoire, donc me voila !
J'adore ton début, honnêtement, j'ai pas grand-chose à relevé sur tout ce qui est de la forme mais en tout cas le fond me fait fondre.

J'adore le caractère d'Eliot ! Il est franc et ne comprend pas ce qui est mal à l'être et j'adore, j'adore j'adore ! Le faite qu'il soit tout perdu, qu'il ne se sente pas à sa place "parmi les humains", qu'il est si intrigué par le ciel, les oiseaux, tout ce qui vole, le rend a-do-rable, et j'accroche vraiment beaucoup !

J'ai hâte aussi d'en découvrir plus sur Valentin. Il a l'air de pas mal parler, d'être dynamique, souriant etc. Mais d'être en fait très triste _ peut-être seul lui aussi bibi ? ;; _

Je trouve ça marrant cette ressemblance de caractère (se faire virer de cours et se réfugier à la bibliothèque quand le délégué tourne le dos) alors qu'ils sont vraiment (ou du moins ont l'air) très différent !

Tes personnages sont super vivants et très humains, je trouve, j'imagine très bien le fait qu'au fil des chapitres je vais m'attacher de plus en plus !

Pour la forme, je trouve ta façon d'écrire très poétique, avec de jolie figure de style, des mots très doux, très linéaires. Et ça marche super bien quand on voit le fond. Ca parle de poésie, on voit de la poésie. (Ce genre de truc me font craquer sache le!)
Ah ! Et je veux te notifier que cet échange :
" — […] Le pire, c’est que t’avais raison.
— Je sais. C’est pour ça que je l’ai dit."
m'a fait très rire ! Je l'ai beaucoup aimé ~ Voila c'était pour moi, avec une grande hâte pour la suite, bisous !
Asasky
Posté le 16/06/2020
Si tu fonds dès le début, que dire de la suite ! Le fluff n'est qu'à son minimum ici.

Je suis super contente que tu accroches au caractère d'Eliot, parce que parfois, ça passe mal avec les lecteurs et lectrices et du coup, ils le trouvent antipathique ><

Oui, Valentin est un soleil sur pattes...ou du moins, c'est ce qu'il essaie de faire croire au monde qui l'entoure ;)

La délinquance, ça rapproche ! En vrai, de mon point de vue, leur "virage" de cours est différent : Valentin fait ça pour s'amuser, Eliot ne fait qu'être super franc avec les profs, et corriger leur fautes x)

Merci beaucoup pour tout ces compliments sur la forme, je suis super touchée ><
Nyx M. Cavalier
Posté le 13/06/2020
Coucou ♥ Bon, toi-même tu sais qu'en général je ne lis que des récits terminés, mais PA m'a fait sortir de cette habitude et je SAIS que tu as terminé Ciel d'Été. D'ailleurs, tu comptes poster à quel rythme ? Je vais découper ce commentaire en deux parties : la première sera mon ressenti, mon avis, parce que je pense que c'est ce qui t'intéresse un peu quand même, et la seconde une liste de fautes de frappe ou de langue que je trouverai. Tu n'es pas obligée de les corriger, bien entendu, mais je trouve que c'est utile à rajouter donc voilà. Sans plus attendre, c'est parti !

Partie 1 :
J'adore l'idée des parents fleuristes ! C'est rare comme profession dans ce genre de romans, sans doute pas aussi glamour qu'avocat ou médecin, mais j'aime beaucoup. D'ailleurs, la caractérisation d'Eliot est très efficace dans les premiers paragraphes ! Même si c'est vilain, l'élistime ! èé
J'aime bien voir ces deux-là commencer à interagir. Je suis curieuse de découvrir la suite, comme tu t'en doutes, d'autant que tu t'arrêtes sur ce qui ressemble presque à un cliffhanger. Ils sont manifestement très différents — et je vais essayer très, très fort de ne pas m'arrêter sur ce que je sais des personnages dont ils sont inspirés pour imaginer leurs rapports futurs.
Tu as une bonne plume, aisément poétique, avec juste parfois quelques légers couacs sur la grammaire (l'usage précis de "tel" par exemple, c'est pas incorrect mais pas parfaitement juste non plus). J'aime voir ton vocabulaire aussi étendu et bien utilisé ! Par ailleurs, tu fais un bon usage des métaphores.
Bref, j'ai hâte d'en lire plus !

Partie 2 :
• Attention à la confusion "pupilles" "iris" : la pupille est le centre noir de nos prunelles, tandis que l'iris est le cercle plus large de couleur. Si Valentin avait des pupilles bleues, il devrait sans doute aller consulter un ophtalmologue fissa !
Asasky
Posté le 13/06/2020
Coucou ! Oui je sais, et je te comprends ! Rien de pire que cette saleté de frustration d'arriver à la fin des chapitres publiés et d'attendre fébrilement la suite. Normalement, je compte poster tous les vendredis, comme à une vieille époque ! (et ça me laisse surtout le temps d'aller poster des commentaires ailleurs)

Partie 1 : Oh, c'est la première fois qu'on me fait la réflexion, je suis contente ! Surtout que j'aime bien jouer avec les métaphores autour des fleurs (moins avec Eliot qu'avec son frère, mais tout de même)
Je n'ai jamais dit qu'Eliot était parfait et oui, il est arrogant, prétentieux et salement élitiste sur quelques trucs. Franchement, je le croiserais de prime abord, je ne sais pas si on serait potes, tout les deux.
Peut-être que tu vas sans doute sentir l'inspiration dans les premiers chapitres, parce qu'ils ne sont pas passés par une réécriture complète, contrairement à une immense partie du livre. J'espère que ça ne biaisera pas ton appréciation ou ta vision des petits personnages.
(en fait, antidote m'a dit que c'était "telle" sauf que je ne le croyais pas et je l'ai laissé comme ça. Peut-être qu'Antidote avait raison, finalement). Je t'avoue que j'avais la trouille que tu me lises, parce que j'utilise pas mal de verbes faibles, et que je sais que tu n'aimes pas ça ><

Partie 2 : Le pauvre Valentin ! Il faudra que je vérifie, parce que j'adore utiliser le mot pupille ><
GGBilquez
Posté le 12/06/2020
J'ai beaucoup aimé aussi !
Les images sont bien trouvées, et le protagoniste est assez intrigant pour qu'on se demande ce qui va finir par lui tomber dessus (visiblement il n'attend que ça :'))
Asasky
Posté le 12/06/2020
Merci beaucoup ! Et oui, il n'attend que ça x)
_HP_
Posté le 12/06/2020
Hey !

Je suis totalement d'accord, qu'est-ce que c'était que ça ?! 😮😄

Ce premier chapitre pose un décor et présente les personnages ^-^ Tu as une très belle plume, j'ai vraiment apprécié te lire ! Tu as des phrases, des métaphores magnifiques, ça rend ton écriture très imagée, poétique aussi.
Franchement faut pas avoir peur, c'est génial !

Si j'avais une petite remarque à faire, cela ne concerne que la mise en page. Il y a plusieurs mots qui sont coupés par un tiret ^-^ Ce n'est qu'un détail et ne gêne pas particulièrement la lecture !

La fin est très intrigante ! Je suis très curieuse de connaitre la suite <3
Asasky
Posté le 12/06/2020
Hello !

Ah ah, tu le sauras la prochaine fois ! Mais rien de grave, pas d'inquiétude ;)

Merci beaucoup, ça me touche vraiment beaucoup ! Je ne sais pas quoi dire de plus, je suis toute gênée :x

(les tirets, c'est normal, c'est parce que j'ai fait un copié-collé depuis mon pdf corrigé, et je pensais les avoir tous chassés, les vilains !)

Encore merci !
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