IV.4 Neruda

Par Flammy

Réminiscence de Neruda

 

Kaea - 25 ans plus tôt

 

~0~

 

Inlassablement, Neruda abattait devant lui son épée d’entraînement, dans l’espoir de reproduire le mouvement qu’un maître d’armes lui avait montré plus tôt dans la journée. Ses vêtements étaient trempés de sueur, ses muscles tremblaient de plus en plus violemment, mais il recommençait toujours, l’esprit fixé sur son objectif. Il avait décidé qu’il parviendrait à maîtriser cette feinte le soir même et il réussirait ! Rien ne pouvait lui résister, pas même son corps perclus de fatigue. On lui avait conseillé de s’arrêter, de se reposer, mais il avait refusé, continuant à s’exercer malgré tout.

Il n’avait pas le choix. Il n’avait pas le droit d’échouer.

Du haut de ses sept lunes d’or, il était enfin assez vieux pour se former correctement et il ne pouvait pas prendre de retard. Il devait devenir le meilleur, ne pouvant pas viser moins que l’excellence. Cela avait été décidé avant même sa naissance et il se plierait sans broncher à sa destinée. Trop de personnes comptaient sur lui. Le Sanctuaire reposerait bientôt sur ses épaules, il fallait qu’il soit prêt à ce moment. Pour ne pas décevoir sa famille, ses proches. Et surtout pour ne pas décevoir Ludificus.

Alors que sa mère venait de tomber enceinte, Ludificus était apparu devant elle, extrêmement sérieux. Il s’était accroupi et avait montré son ventre.  « Cet enfant. Il pourra devenir aussi bien le meilleur intendant de mon Sanctuaire que celui qui en causera la perte. » D’aussi loin qu’il s’en souvenait, on avait toujours raconté cette histoire à Neruda. Dans les yeux des Protecteurs divins, il percevait autant de grands espoirs que de craintes. On attendait de lui le meilleur et le pire. L’intendant actuel considérait qu’ils auraient mieux fait de forcer sa mère à avorter. Voire de le tuer à la naissance pour ne pas prendre de risques. Bébé, sa seule existence avait failli déclencher une guerre interne. Ludificus avait dû intervenir lui-même pour apaiser les tensions.

Il vivrait. Et deviendrait même intendant, cette prophétie ne serait pas remise en cause. Et pour ce qu’il adviendrait ensuite… Tout ne dépendrait que de lui.

Toutes ces attentes, cette pression, Neruda avait toujours vécu avec. Il parvenait à les gérer. Il deviendrait fort. Il leur montrerait à tous que le Sanctuaire avait eu raison de le laisser en vie. Il prouverait à sa divinité Ludificus qu’il avait bien fait de prendre sa défense.

Ses poignets étaient tellement douloureux que Neruda dut lâcher son arme, les bras tremblants. Il tomba sur le tatami de la salle d’entraînement, complètement hors d’haleine. La pièce, équipée du strict minimum, ne contenait que quelques présentoirs avec des épées de bois et des bancs. Tout le reste de l’espace avait été libéré pour permettre des passes entre plusieurs adversaires en toute aisance. Pour l’instant, Neruda seul l'occupait. Il s’exerçait plus que les autres. Il ne devait pas les décevoir.

Il… Il reprendrait juste un peu son souffle et ensuite... La… La fatigue, c’était secondaire. Il suffisait de la refouler. P-Pas besoin d’aller s’installer sur un banc, il recommencerait. La pièce tourna devant les yeux de Neruda qui vacilla et ferma les paupières. Quand il les rouvrit, il n’était plus seul dans la salle. Un homme très grand, avec de longs cheveux noirs, se tenait face à lui. Il était vêtu d’un pantalon bouffant au niveau des hanches et une chemise entrebâillée sur un torse imberbe. Dans ses bras, il portait un enfant, enroulé dans une couverture. Seules des mèches et les pieds nus dépassaient.

Ludificus.

En tout cas, quelqu’un qui ressemblait à s’y méprendre aux représentations de la divinité présentes dans le Sanctuaire. Neruda ne l’avait jamais vu, il n’était pas revenu dans son domaine depuis qu’il avait stoppé la guerre intestine. Neruda resta un instant interdit, avant de se remettre sur pieds tant bien que mal et de s’incliner profondément. Lui, plus que quiconque, devait respecter les usages.

— Votre divinité Ludificus, je ne suis que votre humble serviteur. C’est un honneur que de vous rencontrer, puis-je faire la moindre chose pour vous être agréable ?

La pièce tournait un peu devant ses yeux et il savait qu’il ne devait offrir qu’une piètre image de lui-même. Mais il devait tenir, pour ne pas décevoir tous ceux qui croyaient en lui et ne pas donner raison à ses détracteurs. Ludificus agita une main dédaigneuse.

— Laisse tomber les simagrées. Les trucs ridicules, c’est pour moi. Toi, je veux que tu sois efficace.

Neruda se redressa. Sur toutes les peintures ou statues, Ludificus souriait. Là, il affichait au contraire une mine grave. Des éclaboussures de sang constellaient ses vêtements.

— Convoque un guérisseur et peut-être même un sorcier soigneur. Je reviendrai dans quelque temps, tu me feras un rapport sur son état physique et psychologique. Je compte sur toi. Il faudra qu’elle se porte le mieux possible. Voici ta première mission pour moi.

Neruda fronça les sourcils. Il ne comprenait pas les tenants et les aboutissements de la requête et il ne saisissait pas vraiment pourquoi Ludificus lui demandait cela à lui. Pourquoi ne pas ordonner cela à l’intendant du Sanctuaire ? Il n’était plus un enfant, mais il n’avait que sept lunes d’or. Quel adulte lui obéirait ?

— Tu te débrouilleras bien. Je crois en toi.

Neruda sursauta. Ludificus pouvait lire dans ses pensées ? Sans lui laisser le temps de poser des questions, il s’agenouilla devant lui et dévoila ce que cachait la couverture. Une gamine de son âge, pleine de sang, les habits déchirés. Au vu de ses oreilles effilées, elle n’était pas Humaine. Pas entièrement en tout cas. Elle paraissait en mauvais état. Elle dormait paisiblement pour le moment, mais elle tira tout de même une grimace à Neruda. La vie était calme au Sanctuaire. C’était la première fois qu’il côtoyait quelqu’un de gravement blessé. Ludificus déposa délicatement le corps par terre, une expression attendrie sur le visage.

— Cette petite s’appelle Téthys. Elle possède… des pouvoirs très puissants. Elle peut sentir l’avenir, de différentes manières. Elle effraie autant qu’elle attise les convoitises. Elle demeurera au Sanctuaire. Tu la protégeras. Jamais personne ne doit mettre la main sur elle. Il est primordial que Téthys reste en vie. Compris ?

Neruda hocha gravement la tête. Pas besoin d’en dire plus. Pas besoin de chichi avec Ludificus visiblement.

— Parfait ! Tu devras aussi faire attention aux Ephëws. C’est une métisse et, normalement, elle aurait dû mourir. Je suis intervenu en personne, j’espère que tu ne laisseras pas mon acte de bonté ne servir à rien. Je reviendrai plus tard. Pour vérifier que tout évolue dans le bon sens. Et je te tiendrais personnellement responsable s’il arrive quelque chose à la petite, d’accord ?

Nouveau hochement de tête. Un sourire doux étira les lèvres de la divinité, presque… paternelle.

— Ne lui pose pas de questions sur son passé. Tu ne ferais que la blesser plus. Et n’oublie pas. Elle peut sentir l’avenir. Cela pourrait se révéler utile et t’aider en cas de besoin.

Un clin d’œil. La seconde suivante, Ludificus avait disparu. Il ne restait que le petit corps mal en point devant Neruda. Une enfant qu’il devait protéger coûte que coûte. C’était sa première mission et il ferait tout pour la mener à bien.

 

~0~

 

Kaea - 12 ans plus tôt

 

Treize lunes d’or.

Treize lunes d’or que Téthys était arrivée au Sanctuaire. Treize lunes d’or que Neruda la préservait envers et contre tout, même parfois contre d’autres Protecteurs. Treize lunes d’or qu’il remplissait les fonctions d’intendant, d’abord officieusement puis enfin officiellement.

L’ancien responsable n’avait pas été facile à pousser à la porte. Mais lorsque tous les Protecteurs avaient commencé à passer par lui et que Ludificus lui-même ne s’adressait qu’à lui, la situation était devenue ridicule. Il avait enfin pu prendre réellement son poste. Depuis, il n’avait jamais failli à sa tâche, plus efficace dans sa gestion quotidienne des crises que n’importe qui d’autre. Il avait gagné le respect de ses hommes et même de Vianum.

La présence de Téthys aidait énormément.

Malgré les blessures impressionnantes, la fillette avait guéri rapidement. Il ne lui restait que des cicatrices et une cécité, peut-être de naissance. Elle ne se souvenait de rien avant son arrivée au Sanctuaire. Impossible de savoir. Les débuts avaient été compliqués, notamment à cause de la garde d’Astée du Temple de Lumière. Les Ephëws avait réclamé sa vie, arguant que les métisses se révélaient toujours trop puissants et dangereux, qu’il fallait les éliminer de manière préventive. La Haute-Prêtresse Ambroise avait dû intervenir en personne pour calmer la situation et trouver un compromis. Téthys avait le droit de vivre, recluse au Sanctuaire. Mais le jour où elle essaierait d’en sortir…

Elle avait grandi et elle était devenue une jeune femme pleine de vie, pétillante et gaie. Un véritable rayon de soleil dans l'existence de Neruda. Un rayon de soleil capable de prédire, à partir d’une sensation de forte chaleur, un incendie ou, avec des paroles captées, un complot visant le Sanctuaire.

Grâce à elle, ils avaient pu anticiper et gérer les graves situations de tension du Sanctuaire. Il avait accompli ce pour quoi il était né.

Et pourtant, il s’apprêtait à affronter la plus grande épreuve de sa vie. Les muscles plus crispés que jamais, il transpirait. Il avait demandé conseil à Ambroise. Elle lui avait dit d’être honnête, que quelle que soit la réponse, tout se passerait bien. Cela n’empêchait pas l’anxiété de lui broyer le ventre alors qu’il déambulait dans les hauteurs du Sanctuaire en compagnie de Téthys. Les rafales de vent les fouettaient et, pourtant, cela ne réussissait pas à rafraîchir Neruda.

Il avait enfin décidé de se lancer. D’exprimer ses sentiments réels à Téthys. Il ne souhaitait plus se contenter du rôle d’ami, de protecteur. Il voulait plus. Téthys lui avait déjà apporté tellement de joie, de réconfort. Elle avait paré ses jours de couleurs merveilleuses. Et il espérait sincèrement que cela ne s’arrêterait jamais, que sa vie ne se limiterait pas à sa mission. C’était un besoin viscéral, animal. Il fallait qu’elle reste avec lui. Il ne s’en remettrait pas sinon.

Heureuse, Téthys babillait en lui tenant le bras. Depuis les lunes d’or, elle connaissait les chemins par cœur et elle pouvait évoluer seule, mais il s’agissait d’une vieille habitude entre eux. Téthys commentait une recette qu’elle mettait au point avec l’un des cuisiniers. Elle adorait goûter de nouveaux plats.

— Qu’est-ce qu’il y a Neruda ? Je te sens tendu. Un problème ? Je peux t’aider pour quelque chose ?

Neruda se crispa. Téthys était beaucoup trop sensible à ses changements d’humeur. Il aurait aimé avoir un peu plus de temps pour se préparer. Il allait se lancer lorsque Téthys porta sa main à ses lèvres, un air surpris sur le visage.

— Oh ? J’ai une sensation étrange dans la bouche. Hum. Je n’arrive pas à trouver ce que c’est comme goût. C’est bizarre.

La capacité de sentir des goûts qu’elle ne rencontrerait que dans l’avenir. C’était vraiment l’aspect de son pouvoir le moins utile. Même si cela créait parfois des situations cocasses, lorsque Téthys souffrait d’un plat épicé qu’elle n’avait pas encore mangé. Elle n’eut pas le temps de commenter plus qu’elle rougit violemment et plaça ses mains sur sa poitrine.

— Il y a quelqu’un qui… Oh Ludificus !

Affreusement gênée, Téthys s’éloigna de quelques pas, comme si elle espérait fuir sa vision. Neruda la regarda sans comprendre, avant de piquer un fard. Est-ce qu’il arrivait bien ce qu’il croyait ? Téthys allait reprendre, ayant l’habitude de décrire ses visions au fur et à mesure, lorsqu’elle devint plus écarlate que jamais. Elle se plia en deux, les yeux fermement fermés, une main sur son entrejambe.

— Oh Ludificus ! C’est… Oh ! Si gênant ! Je… Qu’est-ce qui se passe ?

Complètement figé, le moindre de ses muscles contractés au maximum, Neruda regarda la scène, le souffle coupé. Est-ce que Téthys était vraiment en train de sentir son futur dépucelage ? Cela y ressemblait en tout cas, vu ses réactions. Et surtout, question déplaisante… Avec qui ? Est-ce que quelqu’un allait lui prendre Téthys ? Est-ce qu’il pourrait seulement l’en empêcher ? Changer l’avenir ? Il ne savait pas qu’en penser. Il aurait tout donné pour se trouver ailleurs et ne pas assister à cette scène.

Téthys s’était laissée tomber à genoux, les mains plaquées sur le visage. Elle paraissait tellement gênée et mal à l’aise. Il aurait donné n’importe quoi pour la soulager. Mais en même temps, que pouvait-il faire ? À part dénicher et tuer son futur amant ? Au bout d’un long moment empli de malaise, aussi bien pour elle que pour lui, Téthys se redressa, surprise.

— Oh ?

Un silence flotta. Elle tourna ses yeux aveugles vers Neruda.

— Tu as parlé Neruda ?

— Non.

Il avait l’habitude de cette question, quand elle entendait des paroles dont elle n’était pas sûre de la provenance. Téthys resta coite, puis un sourire rayonnant éclaira tout son visage. Neruda eut le souffle coupé devant sa joie.

— Moi aussi je t’aime !

Neruda eut un instant d’absence, le temps de réaliser. La seconde suivante, il serrait fermement Téthys dans ses bras, incroyablement heureux.

 

~0~

 

Kaea - Quelques jours plus tôt

 

Neruda se frotta les yeux, fatigué. Par la fenêtre de son bureau, il pouvait voir la lune de bronze culminer haut dans le ciel. La nuit était bien avancée. Il aurait dû aller se coucher depuis longtemps. Il savait que Téthys devait l’attendre, combattre le sommeil suffisamment pour l’accueillir à son retour. Mais c’était justement ce qu’il espérait éviter.

Il ne voulait pas parler avec Téthys.

Depuis plusieurs lunes d’argent, les choses étaient devenues compliquées entre eux. Il avait toujours cru que Téthys le comprenait, lui et sa position vis-à-vis du Sanctuaire. Il n’avait pas le droit d’abandonner son rôle d’intendant ou d’être moins qu’excellent. Pas avec l’annonce de Ludificus avant sa naissance. Le moindre fléchissement, le moindre doute… Il risquait sa tête et pire, la destruction du Sanctuaire. Il ne pouvait pas se le permettre. Même pour Téthys.

Pendant des lunes d’or elle avait été un soutien sans faille, acceptant qu’il prenne plus de temps à gérer le Sanctuaire qu’à s’occuper d’elle. Ils ne s’étaient jamais mariés, ils n’avaient jamais envisagé de fonder une famille. Pas le temps. Plus urgent. Et il savait qu’il aurait fait un très mauvais père. Autant ne pas infliger cela à un enfant. Téthys n’avait jamais insisté.

 

Alors pourquoi ce comportement ? Pourquoi toutes ces crises de larmes, ces cris, ces discussions désespérées ? À une époque, Téthys était la joie de vivre incarnée, le soleil de sa vie. Maintenant… Il ne restait qu’une triste âme en peine, toujours malheureuse et pessimiste. Peu à peu, elle s’enfonçait de plus en plus dans sa détresse.

 

Il avait tenté de tout faire pour lui remonter le moral, de la sortir de la mélancolie. Et voyant que ses efforts ne menaient à rien…

Petit à petit, il avait fini par abandonner. Par préférer la fuite. Les rares fois où il passait du temps avec Téthys, cela se terminait en crise de larmes ou en dispute. Parfois, il essayait de la secouer. En vain. Il assistait au spectacle de ce qu’il avait de plus cher au monde en train de s’écrouler. Et il n’avait aucune idée de quoi faire, de comment aider Téthys. Cette situation le rendait fou. Mais à part s’enfermer dans le travail, il ne savait pas comment réagir.

Téthys s'était toujours gérée toute seule. Pourquoi pas maintenant ?

Le regard de Neruda se perdit sur les trois lunes dans le ciel. Téthys devait dormir à présent. Demain. Demain il essaierait de passer plus de temps avec elle et de comprendre ce changement de comportement. Pas parce que Ludificus lui avait demandé de s’occuper d’elle. Mais parce que, malgré son incapacité à le montrer de manière expressive, il l’aimait. Il devait prendre sur lui pour elle.

Le lendemain matin, Téthys disparut.

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Jibdvx
Posté le 01/01/2021
Ça c'est encore un très bon développement de personnage ! Tu sais vraiment nous faire aimer tes personnages secondaires. Surtout Neruda qui passe pour quelqu'un d'assez obtus au premiers abords. J'adore ce genre de retournement. Ça rend tout ça très tangible grâce à ce genre de soucis de la vie par lequel tout le monde passe, même les héros choisis des dieux visiblement :)
Djina
Posté le 03/04/2020
Oh mon dieu !!! Bah elle faisait une dépression parcequ'elle le perd, au lieu de se préoccuper de ce Ludificus, il devrai tfonder une famille et vivre heureux avec sa chère et tendre !!!

C'est quoi cette pression, je vais lui parler à ce dieu de pacotille !! Bon le livre est fini, je veux lire la suite... Le tome 2 est paru... Il en reste 5 je penses attendre que le tome 3 soit là pour entamer le 2 pour pouvoir finir les 2 derniers d'une traite !!! Du coup tu penses que je l'aurai fini d'ici mes 40 ans ? :) Trop bien merci pour ce monde <3
Flammy
Posté le 04/04/2020
Ah ba c'est pas si simple que ça malheureusement ^^" SI Neruda fait de la merde, ya quand même une prophétie qui dit qu'il va détruire le Sanctuaire, donc il risque sa peau au moindre faux pas.

Mais oui, Ludificus aide pas beaucoup ses serviteurs x) C'est ce qui fait son charme :p

Alors, le tome 2 n'est pas encore entièrement publié sur FPA, même s'il est fini ^^ Et le livre 3 est fini aussi, mais c'est du premier jet tout moche ='D Et après il m'en reste encore pleins à écrire, ouch ='D

En tout cas, un très gros merci pour tes retours qui me font chaud au coeur <3

Pluchouille zoubouille !
Slyth
Posté le 02/02/2020
Coucou ! ^_^

Finalement, je n'ai pas réussi à m'arrêter ! xD
C'est qu'il se passe tellement de choses et, à la fin de chaque chapitre, j'avais vraiment BESOIN de savoir ce qui allait arriver ensuite... bref, comme j'ai pu le mentionner auparavant, j'étais vraiment bien embarquée !

J'avoue que je ne m'attendais pas du tout à ce que Callune se retrouve séparée des autres de cette manière. C'était une vraie surprise !
Tout comme cette révélation à son sujet d'ailleurs : un collier en Yggdrasil qui empêche la magie. Cela sous-entend donc qu'elle est en fait capable de magie ! Mais, du coup, pourquoi la priver volontairement de ce don ? C'est comme si, jusqu'à présent, toute son existence n'avait été qu'un mensonge. Quel retournement de situation ! La suite de ses aventures promet d'être vraiment intéressante (encore plus qu'elle ne l'était déjà hi hi).

Le chapitre qui m'a posé souci à son sujet c'est le III.7 Réflexions, la deuxième moitié en tout cas. Il faudrait probablement que je le relise avec davantage d'attention, mais je me rappelle que j'ai vraiment eu du mal à suivre les réflexions de Callune et à les comprendre, de même que cette histoire de dagues. Bon, c'était peut-être voulu que je ne pige pas bien, je ne sais pas ? ^^''

Quant à Lise, je n'ai qu'une chose à dire : je le savais ! Je SAVAIS qu'elle et Rudy devaient partager quelque chose de fort, je le sentais ! Et il faut dire que c'était assez jouissif de voir cela confirmé ! XD
Bon, même si je dois dire que je n'avais pas vu venir le coup de la cérémonie du Lien... mais c'était vraiment très drôle à lire en tout cas !
C'est aussi vraiment intéressant de comprendre que ce sont les alliés de Lise qui sont finalement à l'origine de sa perte de mémoire et de son retour sur Terre. Même si on n'en connait pas les circonstances à ce stade, je peux comprendre qu'elle ait vécu cela comme une trahison. Et, avec le retour si soudain de ses souvenirs, le réveil risque d'être rude... Mais tout comme pour Callune, cela promet d'être terriblement intéressant !

Il m'a fallu beaucoup de temps pour tilter mais... Lise et Hawk partagent une marque de naissance similaire non ?
Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ? Ma lecture avance mais toujours plus de questions se posent ! ><

Bref voilà, je me suis très bien laissée emmener dans cette histoire, ces deux histoires je devrais presque dire, avec tes personnages haut en couleur auxquels on s'attache très vite et j'ai vraiment passé de bons moments devant mon écran ! Merci pour tout cela !
Je ne sais pas encore quand je pourrai le faire, mais je me réjouis de découvrir la suite des aventures de tout ce petit monde !
Flammy
Posté le 02/02/2020
Coucou !

C'est plus que flatteur que tu n'aies pas réussi à t'arrêter à ce point <3 Et puis bon, il faut avouer qu'avec mes fin de chapitres, je n'aide pas ^^"

Pour Callune, en effet, pas mal de choses jusqu'à maintenant dans sa vie ont été un mensonge, et c'est un peu violent pour elle ^^" Mais oui, ça a été une volonté de la priver de ses pouvoirs, après, pourquoi et qu'est-ce que ça va changer... Mystère, il va falloir lire :p

Pour le chapitre 7 Réflexions, je voulais en effet que ça soit confus (Callune saute rapidement d'une idée à l'autre, et avec la fièvre, ça a tendance à faire n'importe quoi), mais si c'est trop confus, il va en effet falloir reprendre ça :/ Après, c'est voulu que ça fasse un peu n'importe quoi, mais pas trop quoi. Je suis super claire, hein ?

Eh oui, yavait anguille sous roche pour Lise et Rudy ^^ En même temps, il la supportait pas pour rien le pauvre ='D (Oui, je suis horrible avec mes propres personnages <3 ) Et j'aime bien l'idée du Lien où ils retrouvent marié alors que bon, yavait encore rien entre eux ='D

Eh oui, "l'accident" qui l'a rendu amnésique n'en était pas un, et ça va pas faciliter les choses pour la suite ^^" Et en effet, le réveil va être... compliqué ='D

En effet, bonne observation, Lise et Hawk ont la même marque de naissance ;) Et pour la signification... Mystère ! :p

Un très grand merci pour tes retours et tes lectures, ça me fait vraiment super plaisir <3 Prend ton temps sur la suite, ya encore pas grand chose de posté pour le moment et ça ne risque pas de s'envoler, pas de panique :p

Pluchouille zoubouille !
Slyth
Posté le 09/02/2020
Coucou Flammy,

Non effectivement, tes fins de chapitres n'ont pas aidé du tout ! xD

Alors oui, l'effet "je saute rapidement d'une idée à l'autre à cause de la fièvre" était tout à fait réussi ! C'est peut-être simplement ça qui m'a perturbée. Tiens, je devrais peut-être essayer de relire ce chapitre quand je suis malade pour voir... XD

Oui, je vais peut-être attendre un peu avant de me lancer dans le tome 2. Ayant appris à te connaître à travers ces fins de chapitres, je pourrais finir terriblement frustrée !

Un grand merci en tout cas et toute belle continuation à toi !
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