II.

Par Sorryf

Samedi 1er mai 2027

Ma chambre n’avait pas changé. Mon lit, mon bureau, mes livres, mes maquettes en lego, mes affaires du lycée, mon grand panneau en liège ou j’avais punaisé des souvenirs accumulés au fil des ans, des dessins d’Aria, des photos, des mots de Liam. Tout était là, familier, mais je me sentais comme étranger pourtant. La personne que je voyais sur le miroir de mon placard, c’était pas moi. C’était quelqu’un que je reconnaissais pas.

On m’avait enlevé mes bandages pour de bon. Je guérissais bien, il paraît, assez bien pour pouvoir rentrer chez moi et me confronter au monde. Mon visage resterait encore caché, puisqu’on m’avait donné une orthèse que je devrai porter 24h/24 pendant deux ans. Ça se présente comme une cagoule de la même couleur que ma peau, très serrée, avec seulement des trous pour mes yeux, mon nez qui n’avait pas été brûlé, et ma bouche. Comme un masque de catcheur, m’avait dit Yasmine. Mais couleur peau, couleur rien, ce qui donnait un résultat sinistre. Je ne devais l’enlever que pour hydrater. Ça servait à ce que ma peau cicatrise sans rétraction, sans relief chelou qui pourrait m’empêcher de bouger certains muscles du visage.

C’était une chance pour moi, cette orthèse. Je pourrais cacher mon affreux visage à Liam pendant encore deux ans. Mais une chose m’embêtait quand même, c’était qu’on voyait mes yeux. On voyait même qu’eux, au milieu de ce tissu uniforme. J’avais beau essayer tout plein d’expressions, ils restaient tristes comme ceux d’un chien battu, j’avais l’air prêt à exploser en larmes à tout instant.

Je devais aller voir Liam tout à l’heure, je voulais pas qu’il voie ça. Je sais que c’est idiot, il voyait bien mes yeux quand j’avais tous mes pansements. Mais c’était différent, j’y pouvais rien. Je ne supportais pas mon regard trop vivant dans ce vissage de tissu.

J’ai fouillé dans mon placard. Il y a deux ans,  on a eu un pic de pollution terrible en Île de France, et le gouvernement avait préconisé de porter des masques à gaz en extérieur et dans les lieux publics. Tout le monde sortait masqué, on ne voyait plus de visages humains qu’à la télé. Ça s’était calmé depuis, mais les masques à gaz étaient rentrés dans les mœurs. En cas de pic de pollution, tout le monde ressort le sien. On s’étonnait plus de voir des gens en porter, c’était comme une casquette à l’époque du soleil.

J’ai retrouvé le mien et je l’ai enfilé par-dessus mon orthèse. Mieux, me suis-je dit en regardant l’inconnu dans le miroir. Il avait l’air badass. Plus d’yeux tristes. Plus de visage de fantôme. Plus de moyen d’estimer son âge compliqué de clone rappelé. Il était anonyme. C’était personne.

__

Après la nuit ou j’étais tombé dans les pommes sous le nez de Liam, j’étais retourné le voir dès le lendemain, en journée pendant les heures autorisées, mais il était au block en train de se faire opérer encore une fois. Quand je l’avais revu, ses bras étaient encore un peu plus petits. Il restait encore un peu moins de mon copain.

Mais ça le perturbait pas, au contraire, il était fasciné par la nécrose de son corps et les amputations qui s’en suivaient. Il avait beaucoup changé. Il riait encore, mais d’une façon horrible, comme s’il se forçait à rester la personne qu’il était avant, le Liam si charmant et souriant, mais ça fonctionnait plus. Comment ça aurait pu ? Il perdait progressivement ses bras et ses jambes ! Il y avait de quoi devenir fou. Moi-même, la seule chose qui m’empêchait de sombrer, c’était de me dire que Liam avait été cloné, ces amputations ne seraient pas définitives. Quand la nécrose s’arrêtera, on lui greffera les membres de son clone Santorga. Il fallait juste… attendre. Espérer que la nécrose s’arrête avant d’atteindre des organes plus importants. J’ai toujours été anti-clonage, je trouve que créer des êtres vivants comme ça, c’est d’une laideur et d’un cynisme qu’on devrait pas tolérer. Je sais que Liam aussi est contre, plutôt pour les inégalités que le clonage humain soulève, et le fait que les clones soient enfermés et traités comme du matériel. Il est amoureux d’un clone rappelé, pour lui forcément, les clones ont une âme. Moi je suis moins catégorique. Sous mon masque à gaz, mon visage factice. L’orthèse anonyme reflétait peut-être qui j’étais vraiment. C’était peut-être pour ça que j’en avais si peur.

Ma mère m’a déposé devant l’hôpital, elle reviendrait me chercher à la fin des visites. Au troisième étage, on pouvait trouver la chambre de mon copain en se laissant guider à la voix : la femme de la chambre voisine était encore en train de crier sur son pauvre visiteur, son fiancé d’après ce que j’avais compris. C’était comme ça presqu’à chaque fois. Comment il supportait ça ?

J’ai inspiré un grand coup avant de frapper à la porte de la chambre 302, silencieuse comme la mort. Au fond, j’aurais donné tout ce que j’avais pour que mon copain me parle de front, avec la même franchise que la folle de la 304, qu’il pleure et me dise qu’il me déteste, tout plutôt que ce silence.

- Salut Liam !

J’essayais d’avoir l’air enjoué.

- Salut.

Plus d’un mois après son arrivée ici, la chambre d’hôpital de mon copain débordait encore de fleurs, de ballons, de peluches. Le lycée lui avait envoyé au moins une dizaine de cartes. Au milieu de toutes ces couleurs, de tous ces symboles d’amour et de joie, Liam avait l’air si petit et si pâle. Son bras droit s’arrêtait maintenant juste après son coude, son bras gauche juste avant. Ses jambes, je les voyais pas sous les couvertures mais à leur forme il devait être amputé au niveau de genoux. C’est provisoire, me suis-je encore répété. On va lui greffer son clone. Tout ira bien. Il faut juste que la nécrose s’arrête.

Liam m’avait jeté un bref regard quand je suis entré, puis ses yeux sont revenus se perdre dans le vague comme il faisait maintenant. Mais cette fois-ci, il s’est ensuite de nouveau tourné vers moi, comme intrigué :

- T’as mis un masque ? m’a-t-il demandé avec la petite voix qu’il avait maintenant.

- Ouais…

J’ai cherché une excuse, une raison à pourquoi j’avais fait ça, mais rien ne m’est venu.

- Tu… tu vas pas l’enlever ?

Liam savait qu’on allait me retirer mes bandages, je lui avais dit à ma visite précédente, ça ne lui avait suscité qu’un vague : « cool ». Je pensais qu’il s’en foutait. Et là… est-ce qu’il voulait voir mon visage ? C’était la première fois qu’il me demandait quelque chose, mais il l’avait fait avec si peu de conviction. J’ai revu l’homme dans le miroir de ma chambre, sa cagoule qui transformait son visage en néant. J’ai répondu :

- Nan, je suis plus à l’aise avec. Ça t’ennuie ?

- N…non. Tu fais comme tu veux.

Je n’étais pas habitué à ce nouveau Liam. Celui du passé, celui que j’avais toujours connu, quand il voulait quelque chose il le demandait, avec son air charmeur. Si j’étais pas d’accord, il négociait, et je finissais toujours par céder. J’ai pensé que si me voir sans le masque à gaz était vraiment important pour lui, il aurait répondu « s’il te plait », « pour me faire plaisir ». Il aurait trouvé plein d’arguments imparables pour me faire changer d’avis, et sans doute que j’aurais fini par accepter. C’était presque comme un jeu. Mais ce jour-là, Liam n’a pas insisté, alors j’en ai déduit que ça l’intéressait pas. J’ignorais encore, à l’époque, que plus jamais, dans toutes les années qui ont suivi Liam n’allait essayer de négocier avec moi. Je serai désormais seul face à mes décisions. Et malheureusement je ne prendrai pas toujours les meilleures.

J’ai gardé le masque. De toute façon j’avais la cagoule en-dessous, et un visage brûlé sous la cagoule. Pourquoi Liam voudrait voir ça ?

- Alors, m’a-t-il demandé. C’était bien de rentrer chez toi ?

Il regardait de nouveau par terre. Il avait demandé par politesse, par convention, mais je sentais bien qu’il écouterait pas ma réponse. Il avait au moins fait l’effort de poser la question, alors j’ai répondu, je lui ai raconté tout et n’importe quoi pour briser le silence. Je suis quelqu’un qui parle pas trop, d’habitude. Un peu trop réservé, disent les profs. Ça avait jamais posé de problème avec Liam. Il parlait pour deux, il savait aussi toujours comment s’y prendre, avec quelles questions, avec quel sourire encourageant me donner envie de m’exprimer. Devant son silence morne, j’ai dû apprendre à prendre le relais. À être celui qui parle et qui encourage, être une personne positive devant cette coquille fermée, comme il l’avait été pour moi toute ma vie. Ça m’épuisait, mais je pouvais pas le laisser tomber. Lui ne m’avait jamais laissé tomber. Encore aujourd’hui, alors qu’il était si peu lui-même, il continuait à me dire machinalement « je t’aime » quand je me levais pour partir, à me faire des sourires auxquels il n’avait pas la force de mettre un peu d’amour, mais qui n’étaient pas des mensonges. Je savais que s’il était encore en état d’aimer, il m’aimerait encore. Ça me faisait mal. Tu devrais me détester, Liam. Je t’ai pas protégé, je t’ai laissé entre leurs griffes, et maintenant cette horreur, le choc septique. Et moi comme si de rien n’était il faut que je te parle de mon retour à la vie normale, de comme j’allais terminer l’année à domicile et chercher un autre lycée pour l’an prochain, reprendre les révisions du bac de français. Tout sonnait vide, tout tapait à côté. J’étais qu’un clone rappelé, j’avais plus de visage, Liam m’écoutait pas, j’étais personne.

De l’autre côté de la cloison, la femme s’est mise à hurler encore plus fort, elle avait l’air d’une hystérique. Elle a éclaté en sanglots, ce qui ne l’empêchait pas de continuer à copieusement insulter son pauvre fiancé. Je me suis dit que cette personne avait trop d’énergie pour être dans un hôpital, ils attendaient quoi pour la renvoyer chez elle ? C’était difficile pour moi de garder le fil de mon monologue avec ses hurlements. Liam a alors croisé mon regard. Comme ça, sans raison. C’était assez rare pour que, de surprise, je me taise au milieu de ma phrase. Il avait l’air presque… alerte.

- Attends, m’a-t-il murmuré.

Puis soudain, il s’est mis à crier :

- Oh la cancéreuse ! Tu peux pas faire moins de bruit, on entends que toi ! Encore heureux que tu puisses pas avoir de gosses, j’imagine pas les décibels !

La femme s’est d’abord tue, et j’ai pensé qu’elle était peut-être aussi choquée que moi, mais non. Elle a crié à mon copain :

- T’inquiètes pas, l’amputé ! Tu m’entendras plus quand la gangrène aura atteint tes oreilles !

Une note de rire, très brève, a échappé des lèvres de mon copain. Il s’est tourné vers moi, son sourire un peu timide, ses yeux fuyants :

- Elle est marrante, m’a-t-il commenté.

Je savais pas comment réagir. Depuis des semaines, Liam réagissait à peine à ma présence, à mes paroles, mais insulter et se faire insulter par la voisine de chambre arrivait à lui arracher un bout de rire ? Pourquoi moi j’y étais pas arrivé ? Je faisais de mon mieux pourtant !

- Je… euh… je vais prendre l’air, c’est okay ?

Les yeux de Liam se sont de nouveau ternis.

- D’acc.

J’ai passé la porte. Ma mère viendrait pas me chercher avant une bonne heure, qu’est-ce que je faisais ? J’étais venu pour voir mon copain, pas pour me balader dans les couloirs. J’avais l’intention de trouver un infirmier ou une infirmière avec qui discuter juste cinq minutes pour me rassurer, pour me rappeler que je suis bien réel, que j’existe. Passer dire bonjour à Yasmine, avec qui je m’entendais bien et qui s’était occupée de moi et de Liam en réa. Ou monter voir l’équipe des grands brûlés. Je connaissais tout le monde ici.

Mais j’avais à peine refermé la porte de la chambre de mon copain que j’ai vu assis sur un siège du couloir un homme qui avait l’air à bout. C’était le fiancé de la folle de la 304, je l’avais croisé une fois ou deux. Je connaissais son prénom, aussi, c’était Julien. Julien-je-te-déteste, Julien-sors-d’ici, Qu’est-ce-qu’il-faut-que-je-fasse-pour-que-tu-comprennes-que-c’est-fini-Julien. Il était en train de pleurer. À le voir effondré comme ça, j’ai eu envie de m’asseoir à côté de lui et de pleurer aussi. J’ai pas trop osé, parce que je le connaissais pas, mais alors que j’hésitais devant lui il a levé l’a tête, et m’a regardé avec une telle détresse, un tel besoin de soutien, que ça a appelé un truc en moi. On entendait toujours sa fiancée pleurer derrière la porte, je me suis dit que ça ne pouvait lui faire que du mal. Je lui ai dit :

- Je, euh… je vais me prendre un truc à boire au distributeur, vous voulez venir ?

Il a eu l’air un peu surpris, il a reniflé, puis s’est levé.

- Avec plaisir.

Il m’a emboité le pas jusqu’à la zone de repos à l’entrée de l’étage. Je me suis pris un chocolat chaud, ça l’a fait sourire et il a pris la même chose. On s’est assis.

- Soledad et moi, on avait tellement envie d’avoir des enfants, m’expliquait-il. Mais… de mon côté, je… j’accepte. Je me dis qu’il y a d’autres moyens, l’adoption. Mais Sol, elle arrive pas à le surmonter et… je sais plus quoi faire. On devait se marier cet été. Est-ce qu’il faut que j’arrête de venir la voir, qu’on se sépare comme elle le veut ? Je peux pas la laisser toute seule comme ça… Je pense qu’elle a plus besoin de moi que jamais… mais je sais pas comment m’y prendre, j’espère que j’empire pas les choses. Je sais plus si je m’accroche égoïstement, parce que je l’aime, ou si je reste parce que j’aurais honte de l’abandonner.

Je ne savais pas quoi répondre. J’aurais bien aimé avoir la réponse.

- T’as tellement de chance, s’est brusquement écrié Julien. Le gamin de la 302 est tout calme, il crie jamais, il accepte. Ma fiancée, tout ça la rend dingue.

- Je sais pas si c’est une chance qu’il soit tout calme alors qu’il se fait couper les bras. La folie, ça se mesure pas à la puissance de voix, Julien.

- Excuse-moi. c’est débile ce que je dis.

- C’est pas grave.

Il avait l’air si triste et épuisé, j’allais pas le blâmer par-dessus.

- Et donc, ce garçon que tu viens voir tous les jours, c’est, euh… un ami à toi ? de la famille ?

- C’est mon copain.

Il a eu l’air super étonné, évidemment.

- Mais tu… Pardon si c’est indiscret, mais je n’ai aucune idée de ton âge.

Encore cette question. Je lui ai répondu avec la formulation qu’avait inventé Liam pour moi quand on était encore en primaire :

- 20-mais-14. Je suis un clone rappelé.

- Oh.

Est-ce qu’il allait faire partie de ceux que mon histoire avec Liam allait choquer, alors qu’il nous connaissait même pas ?

- 14 ans, a-t-il alors commenté. C’est tellement jeune.

Sa sympathie m’a touché. C’est rare qu’on me considère comme un ado de 14 ans, les gens ont tendance à plutôt m’appliquer mon âge juridique, sans doute à cause de mon apparence physique qui est de plus en plus adulte. Personnellement, je me situe à 16, comme Liam. Comme tous les enfants de 2010 avec qui j’ai passé ma scolarité. J’oublie que j’ai seulement 14 ans de conscience. Et comme l’a dit Julien, c’est jeune. Trop jeune pour ce qui m’était arrivé. J’ai eu envie de lui raconter ce qui s’était passé, comment je me retrouvais avec ce masque et comment mon copain avait atterri ici. Je me suis dit que ça me ferait du bien d’en parler, ça m’enlèverai peut-être un peu de ce poids que je sentais depuis ce jour. Mais j’ai p jas trouvé les mots. J’ai eu peur de dévoiler quelque chose que Liam voudrait pas. Alors je suis resté silencieux. Julien m’a touché le bras avec compassion. On est restés là, plongés dans nos pensées. Liam devait se demander où j’étais passé. Il pouvait pas lire, sans ses mains. Il pouvait pas regarder son téléphone ni allumer la télé. Il devait m’attendre sans rien faire, en écoutant les pleurs de sa voisine.

- Je vais y retourner, ai-je décidé au bout d’un moment. Ma mère va bientôt venir me chercher.

Julien s’est levé aussi. Retourner voir sa fiancée ne l’enchantait pas. Je dois avouer que je ne hurlais pas de joie moi non plus.

- Ça m’a fait du bien de parler avec toi, m’a dit Julien alors qu’on revenait vers les chambres 302 et 304.

- Moi aussi.

- Tu seras là demain ? Je te dois un chocolat chaud.

J’ai hoché la tête, ému. Je n’avais pas de visage, mais je m’étais fait un ami. J’existais.

 

 

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tiyphe
Posté le 22/10/2020
Beuh ! T_T

L'amitié Rahim x Julien ! Je suis trop contente de les retrouver tous, à leurs débuts ! C'est hyper touchant et émouvant !!!
Voilà mes commentaires sont pas hyper constructifs, mais je continue, parce que j'en veux toujours plus de ces personnages <3
Sorryf
Posté le 23/10/2020
je rigole trop de tous tes "beuh" xD
Ce cher Julien... je trouve rien à dire sur lui lol c'est vraiment mon perso random le pauvre xD mais j'ai bien aimé écrire son amitié avec Rahim, en parallèle avec celle entre Kiwi et Litchi !
Hinata
Posté le 30/04/2020
C'est trop émouvant de rencontrer "en personne" le Julien d'avant Noisette !
Et super fort aussi de voir le début de cette grande histoire d'amour entre Rahim et son masque heh
Les punchlines de Liam et Sol à travers la cloison sont géniales, sur le coup je me suis demandé comment Rahim trouvait pas ça drôle, et puis je me suis rappelé qu'il avait un tas de raisons de pas être sensible à cet humour un décalé hum XD

C'est trop bien (et horrible à la fois, bien sûr, comme tout ce prequel finalement XD) que t'ait rappelé l'âge de Rahim, ça fait reconsidérer toute l'histoire

Des bisous ^3^
Sorryf
Posté le 02/05/2020
Ouiii le masque c'est un truc que j'avais trop envie d'écrire aussi, comment Rahim en est arrivé là !
J'avais un peu peur avec les punchlines de Liam et Soledad, qu'elles soient trop hardcore xDD mais bon, comme c'est eux, ça va, on sait qu'ils s'aiment bien !
Merci beaucoup pour ces coms !!
Rimeko
Posté le 27/04/2020
Coucou Sorryf,
La notif' dans mes mails a été la parfaite excuse pour ne pas réviser :P

Coquillettes et suggestions (bon, nan, cette fois, c'est surtout un relevé de belles phrases xD):
"J’ai toujours été anti-clonage, je trouve que créer des êtres vivants comme ça, c’est d’une laideur et d’un cynisme qu’on devrait pas tolérer." C'est très juste...
"J’ignorais encore, à l’époque, que plus jamais, dans toutes les années qui ont suivi Liam n’allait essayer de négocier avec moi. Je serai désormais seul face à mes décisions. Et malheureusement je ne prendrai pas toujours les meilleures." Ouille. Ça revoit tellement à leur relation dans KEM, ça la rend rétrospectivement encore plus triste en sachant que Liam n'était pas comme ça avnt...
"J’étais qu’un clone rappelé, j’avais plus de visage, Liam m’écoutait pas, j’étais personne." ToT
"on entends (entend) que toi !"
" ça m’enlèverai(t) peut-être un peu de ce poids que je sentais depuis ce jour. Mais j’ai p jas (pas) trouvé les mots" (bon, j'ai vu que Ludivine te l'avait déjà relevé celle du "pas", mais...)

Ah, euh, et tant que j'en suis au chipotage, Rahim il a finalement dû enlever son masque pour boire le chocolat, non ?
Et wah, c'était vraiment cool de lire ce chapitre, ça permet de mieux cerner le personnage de Grenade dans le roman je trouve ; comme on avait jamais eu son point de vue, et qu'il est froid avec Kiwi en général, j'avais un peu plus de mal à m'attacher à lui je crois. Là c'est chose faite ToT
J'aime beaucoup le passage avec Noisette/Julien aussi, et Litchi me fait rire malgré tout :P C'est drôle comment tu arrives à insérer cette relation un peu décalée entre elle et Liam (ils se sont déjà croisés à ce moment au fait ?), sans que ça paraisse décalé dans l'histoire. Est-ce que ça a du sens ce que je raconte ?
Sorryf
Posté le 28/04/2020
Toujours un plaisir d'empecher les gens de réviser :p !
Haha, je préfère les relevés de belles phrases aux coquillettes, étonnamment xDD

"Ah, euh, et tant que j'en suis au chipotage, Rahim il a finalement dû enlever son masque pour boire le chocolat, non ?" -> ...
T'avais pas des partiels a aller réviser ? Qu'est-ce que tu fous encore là, hop hop hop, au boulot, et plus vite que ça!
Tu m'as terrassée avec cette remarque purée xD là ça va je m'en suis remise, mais bordel ce genre d'erreurs insupportables xDDDD
j'ai réfléchi, et je me demande ce qu'il serait le mieux :
1. Rahim enlève son masque et boit. On verrait comme ça que le masque est avant tout contre Liam, et aussi qu'il n'était pas aussi psychorigide là-dessus au début (mais dans les prochains chapitres il l'enlève alors on verra tout ça)
2. Rahim se retrouve comme un con avec son masque et son chocolat parce qu'IL Y AVAIT PAS PENSAY, CE DEBILE, IL ETAIT TROP CONCENTRAY SUR LE DRAMA ET IL A RIEN VU ! et du coup il le boit pas, et c'est triste.

En tout cas, merci d'avoir remarqué cette vilaine incohérence !

Est-ce que Litchi et Liam se sont déjà croisés a ce moment de l'histoire, je sais pas (et Rahim non plus) mais en tout cas ils ont pas mal parlé a travers le mur et s'échangent des insultes régulièrement, j'imagine !

Bien sur que ça a du sens ! Merci beaucoup !
Rimeko
Posté le 30/04/2020
Haha tu m'as tuée avec ta réponse xD Et euh, par rapport à ton hésitation, je sais pas trop ? D'un côté oui c'est la première fois qu'il le met donc, surtout hors de vue de Liam, ça me paraît logique qu'il ait pas trop d'hésitation à le retirer, et de l'autre je vois bien la panique de l'option 2 :P
Joke
Posté le 27/04/2020
Un chapitre magnifique.

Mes moments préférés: tout ce qui tourne autour du miroir, de l’orthèse, du choix du masque de Rahim, de son visage, sa sensation de n'être personne, sa question sur l'âme, tout ça, c'est impressionnant.
Je trouve que c'est un de tes plus beaux chapitres, dans toutes tes fictions confondues.

La rencontre de Rahim avec Julien (enfin on connait son nom!) j'ai beaucoup aimé aussi, elle sonne très juste et elle est émouvante.

J'ai aussi trouvé très forts les moments où l'on voit comme Liam a changé, comme il dérive et à la fois comme il combat intérieurement.

Je suis pas une spécialiste en concordance des temps mais j'ai noté deux moments où ça m'a semblé sonner "décalé":
"Quand la nécrose s’arrêtera, on lui greffera les membres de son clone Santorga. "
Vu le reste de ton paragraphe, j'aurais plutôt entendu "s"arrêterait, grefferait".

Et pareil ici:
"J’avais l’intention de trouver un infirmier ou une infirmière avec qui discuter juste cinq minutes pour me rassurer, pour me rappeler que je suis bien réel, que j’existe. " : j'aurais entendu plutôt "que j'étais bien réel, que j'existais."

Enfin tu verras les autres retours, c'est peut-être un faux ressenti.

Bravo encore pour ce texte!
Sorryf
Posté le 28/04/2020
Meilleur chapitre ? Woaa, j'ai bien fait de me lancer dans ce spin off alors !
C'est vrai que le nom de Noisette apparait nulle part dans KEM, le pauvre.

pour la concordance des temps (ololol) dans le premier cas il me semble que la règle c'est : quand = futur simple, si = subjonctif, non ?
dans le 2eme cas tu as complètement raison !
ludivinecrtx
Posté le 27/04/2020
Coucou !!

Ah putain, Grenade. Tu comprends tellement comment il est devenu comme ça.
J'ai adoré ce passage : J’ignorais encore, à l’époque, que plus jamais, dans toutes les années qui ont suivi Liam n’allait essayer de négocier avec moi. Je serai désormais seul face à mes décisions. Et malheureusement je ne prendrai pas toujours les meilleures.

C'est tellement ce qu'il va se passer, j'ai eu la chaire de poule ^^.


Pour finir petite coquille , « Mais j’ai p jas trouvé les mots. J’ai eu peur de dévoiler quelque chose que Liam voudrait pas. »

J’ai pas trouvé*


Et j'adore ta conclusion...
J’ai hoché la tête, ému. Je n’avais pas de visage, mais je m’étais fait un ami. J’existais.
Sorryf
Posté le 28/04/2020
Ah oui, ce spin off m'a été utile pour expliquer comment Grenade en est arrivé aux décisions tordues qu'il s'inflige dans KEM !

Oups, quelle coquille bizarre ! C'est pas moi, c'est Grenade qui galère parce qu'il est ému xD

Merci beaucoup pour ce com !!
Vous lisez