Ien

Par Olek
Notes de l’auteur : Bonsoir !
Voici un extrait de Sioltà, chroniques d'un monde en graine. Ce sera sûrement le premier chapitre, mais bon... 
J'introduis ici un certain nombre de mots propres à ce petit monde, sont-ils tous compréhensibles dans le contexte ?
A bientôt,
Olek
 
 

Ien avait attendu longtemps au bord du Bassin du Monde. Impatient qu'il était, il n'avait pu rester chez lui. Assis sur la margelle, face aux colonnades de la Bibliothèque, il avait contemplé la danse des aiguilles sur le cadran de sa montre jusqu'à l'ouverture des portes. Ne tenant plus en place, il s'était engouffré dans le grand bâtiment, passant de la noirceur du ciel de Kamen à l'ombre du vestibule. Il allait rejoindre la Guilde des Tisseurs, il ne devait pas être en retard.

 

Ien côtoyait la Bibliothèque depuis son plus jeune âge, avant même qu'il ne sache lire, et pourtant, entrer dans le bâtiment l'impressionnait toujours autant. Du sol au plafond, les murs étaient recouverts d'épais volumes et de parchemins en tout genre. En son centre, un immense escalier hexagonal s'enfonçait dans les profondeurs de la Terre. Ici étaient référencés tous les carnets de voyages, là les traités d'anatomie, un peu plus loin, l'Histoire complète de Sioltà, les dictionnaires de langue, la science du calcul et la géographie, tous ces ouvrages regroupés dans la vertigineuse Bibliothèque du Nord. Elle était baignée de lumière ocre dispensée par des globes qui éclairaient faiblement les tables de travail, disposées çà et là, accueillant sans distinctions enfants et adultes, Chevolek, Dva-Khoza et Nevidymm comme lui. Ça sentait le vieux papier et le cuir tanné.

En général, Ien aimait emprunter l'escalier. Il profitait de la descente pour explorer le labyrinthe de ses pensées, réfléchir à son sujet d'études. Ce notus-là cependant, il allait bien plus profond qu'il ne s'était jamais aventuré, et sa tête était bien trop encombrée pour prendre du plaisir à s'abandonner aux méandres de ses idées. Il se dirigea vers une cage d'ascenseur.

Il était seul dans la grande cabine de fer forgé, s'enfonçant doucement dans les entrailles de la terre. La nervosité croissante, Ien descendait vers son avenir.

L'étage où le laissa l'ascenseur, le tout dernier, était plongé dans une obscurité si totale que sa nyctalopie même ne parvenait pas à la percer. Il avança à tâtons, cherchant une irrégularité dans le mur de pierres froides. Privé de tous ses repères dans le règne du noir, il fit plusieurs fois le tour de la pièce, scrutant du bout de ses doigts fins la moindre aspérité de la roche humide avant de se laisser choir sur les dalles du sol, inquiet. L’ascenseur lui-même semblait avoir disparu, ou était-ce ses sens qui le trahissaient. La pièce était on ne peut plus vide.

Ien n'y voyait rien, il avait froid, il avait peur. Et doucement, il sombra dans le sommeil.

« Bienvenu Ien, la Guilde t'attendait. »

Une femme en cape blanche était debout devant lui, dans la lumière de Kamen, la lune. Il n'était plus au dernier sous-sol de la Bibliothèque, mais dehors, au bord du Bassin du Monde. Il n'avait plus sa montre, ni sa cape, mais il n'avait plus froid. Ien s'avança vers la femme, la neige crissait sous ses pieds nus. Il s'agenouilla.

« Tant que tu sauras rêver, plus jamais tu ne connaîtras l'obscurité. » dit-elle.

Puis, tout s'évanouit autour de lui, le laissant seul dans la pièce sombre.

Ien inspira calmement. Si les ténèbres n'étaient qu'une illusion, il devait pouvoir les dissiper. Alors, il ouvrit les yeux, et la salle lui apparu enfin. Elle était semblable aux autres étages de la Bibliothèque, à un détail près. Là où auraient dû se trouver d'épais livres reliés de cuir, s'alignaient des milliers de petites fioles. Curieux, Ien s'avança vers les rayonnages. La majorité des flacons étaient vides, les autres contenaient une substance doucement nacrée. « Du lucéar » comprit-il. Tous étaient étiquetés avec soin. Le jeune kamir s'enfonça dans les allées, et à la lueur des lampes disposées çà et là, il lut quelques inscriptions : « Anor, Voyage en île haubanée, le temps d'une sieste », « Jessamyn, dans la peau d'un Dva-Khoza, pour une nuit poilue », « Yf, la première Guerre du Fer, tout un cadran de tremblements ». Du songe en bouteille… Il en voyait enfin ! De son doigt d'un blanc laiteux, il caressa une bouteille (« Mozes, marché de la douzième ventée sur Ogon, un plein sommeil épicé »), il avait hâte d'apprendre.

« Il n'est pas encore temps pour toi, Ien »

Il se retourna prestement. C'était la femme de son rêve. Vêtue de la cape blanche des Tisseurs, la peau si transparente qu'elle paraissait presque bleue, elle était assise contre une bibliothèque et le regardait.

« Rentre chez toi Ien, n'oublie jamais où se trouve la réalité. »

A cet instant précis, la réalité était à son estomac grondant. Combien de temps avait-il passé sous terre ? La femme lui indiqua la grille de l'ascenseur. S'il avait pu la toucher, il aurait senti, c'était sûr, amusement mêlé à compassion. Il ne se fit pas prier pour entamer la remontée. Sa curiosité attendrait qu'il ait l'estomac plein.

« Que sais-tu de la Guilde Ien ? Que sais-tu des Tisseurs ? »

Cela faisait toute une soufflante que chaque notus, dès son arrivée dans la Bibliothèque des songes, la femme l'attendait et lui posait cette même question. La première fois, pris de court, il avait répondu qu'ils étaient les faiseurs de rêves, réputés pour leur capacité à canaliser leurs émotions dans le lucéar, liquide qu'ils vendaient ensuite à prix d'or aux marchands que le sommeil fuyait.

Alors qu'il s'attendait à apprendre comment produire lui-même de tels songes, elle l'avait renvoyé d'un signe de la main vers les étages peuplés de livres.

Quand le lendemain, elle lui posa la même question, il parla des voyages qu'entreprenaient les Tisseurs pour créer des rêves inédits, traversant tout Sioltà au gré des vents. Il fut cependant congédié de la même manière. Au troisième notus, Ien, agacé, choisit de répéter son récit de la veille. Il n'eut pas plus accès à la Bibliothèque des rêves, et quand la femme lui donna congé, il sentit déception en frôlant son bras. Cette fin de notus-là, Ien la passa à étudier dans les livres tout ce qu'il pouvait trouver sur la fondation de la Guilde. Il fut étonné d'apprendre qu'elle était à l'origine composée de simples conteurs itinérants. Ce n'est que bien plus tard que la Guilde avait commencé à utiliser le lucéar, se fermant définitivement aux Chevolek et aux Dva-Khoza. Mais cela ne suffit pas à la femme qui le renvoya à son étude.

Il consacra intégralement son cinquième notus au lucéar, cette substance qui fait la particularité des Nevidymm. Il parla de sa sécrétion sur la peau des gens de son peuple qui leur donnait ce teint laiteux si reconnaissable. Il expliqua comment un simple contact avec le lucéar d'un Nevidimyy permettait de connaître ses états d'âme, et il lui raconta comment lui-même réussissait à transmettre ses émotions. La femme hocha la tête et lui fit signe de repartir. Le notus suivant, après qu'elle l'eut congédié à la suite de son récit sur Mirzhel, connue comme étant la plus grande Tisseuse de tous les temps, Ien ignora l'ordre intimé en décidant de rester :

"Voici six notus que je viens vous parler. Vous ne m'avez rien appris. Que dois-je faire pour mériter votre enseignement ?

-Tu as déjà beaucoup appris Ien. Et pour cela tu n'avais pas besoin de moi. Les livres sont plus exacts que ma mémoire. Retourne les consulter et reviens demain."

Quelque chose dans l'air le dissuada de poursuivre la discussion. Cela n'aurait servi à rien, il le sentait. De notus en notus, Ien étudiait plus dur, il explorait des étages de plus en plus profonds dans la Bibliothèque. Il découvrait de sombres histoires de Chevolek drogués au lucéar et de Guerre des Songes, il lut les descriptions détaillées des mille et un rêves créés par une femme pour se protéger de son mari jaloux, il chercha à retenir les noms de tous les hommes et toutes les femmes qui s'étaient succédés à la tête de la Guilde. Mais chaque notus, d'un signe de la main, elle le renvoyait à ses livres.

La veille du vingt et unième notus, Ien ne se rendit pas à la Bibliothèque.

"Que sais-tu de la Guilde Ien ? Que sais-tu des Tisseurs ?"

La soufflante se terminait, la femme l'attendait comme toujours, assise contre une étagère emplie de fioles nacrées. Alors, Ien s'agenouilla devant elle et lui prit les poignets entre ses doigts. Il sentit en elle satisfaction et vit ses paupières se fermer, son corps s'affaisser contre le rayonnage, il avait réussi, elle rêvait.

Quand elle rouvrit les yeux, elle lui saisit la main. Fierté.

"Viens Ien, tu es prêt. Je suis Jessamyn, et à partir de maintenant, je te guiderai."

Elle se leva et partit dans une allée, Ien la suivit entre les rayonnages. A chaque pas, Jessamyn égrenait des noms, lus sur les étiquettes des flacons alignés. "Erden, Lylia, Enor, Nhévée" Si Ien en reconnaissait certains, la majorité lui étaient inconnus, absents des épais volumes qu'il avait parcourus. "Mirzhel, Arhsen, Alra, Estève" La litanie continuait, incessante, écho des vies passées de milliers de Tisseurs qui s'étaient succédés entre ces murs. Revenue au centre de la pièce, Jessamyn se tut. Dans la salle flottait encore la mélodie de sa voix. Les pierres elles-même, semblaient chuchoter : "Elisse, Thämar, Manel, Loé". Ien se sentait bien, il ferma les yeux pour profiter de cet instant, perdu au carrefour des histoires. Et c'est à peine s'il la sentit attraper à son tour ses poignets…

 

"Alors Ien, que t'ai-je appris ?"

Ils étaient sur le toit de la plus haute tour de Kamen, presque juste au dessous de l'astre du Nord. Une kyrielle d'étoiles s'étendaient sur leurs têtes. Le jeune homme, enveloppé dans sa lourde cape, parcouru le paysage des yeux. Il aimait le calme de la ville, nimbée de cette immuable lueur céleste. Son regard dériva jusqu'au Bassin du Monde, source du ciel, puis jusqu'aux immenses murailles de la ville, vestiges d'un temps révolu. Ien inspira doucement.

"On ne comprend rien vraiment tant qu'on ne l'a pas vécu.

-C'est juste, répondit Jessamyn., saurais-tu expliquer pourquoi ?"

Ien papillonna des paupières, pensif.

"Il est si difficile de décrire ce que l'on vit... Malgré toute leur bonne volonté, aucun Tisseur n'a jamais su raconter l'alchimie du rêve. C'est comme..."

Le jeune homme soupira, incapable de finir sa phrase. Jessamyn le regarda, lui tendit la main. Amusement. Elle avait longtemps cherché à mettre des mots sur ses sensations lorsqu'elle Tissait. Quand elle avait dit un jour à son propre Guide que cela se rapprochait de croquer dans une tarte aux Jouys bien mûrs, il était parti dans un tel fou rire intérieur, qu'elle n'avait plus jamais tenté de comparaison. Et pourtant, le mélange du sucre et de l'acidité de ce petit fruit du Sud...

"Puis-je ajouter quelque chose ? demanda le jeune homme, pensif.

-Toujours, Ien, je serai heureuse de t'entendre.

-Les meilleurs rêvent naissent de la précision. C'est pour cela que tu m'as tant fait lire.

-En effet. Et la mémoire use l'exactitude. Elle rend les choses trop manichéennes. N'as-tu jamais remarqué que seuls les meilleurs et les moins bons moments restent vifs dans tes souvenirs ? C'est pour cela que les Nevidymm tiennent tant à leur Bibliothèque."

Elle marqua une pause puis ajouta :

"Tu écriras, toi aussi. Tous les détails."

Jessamyn jeta un dernier regard aux étoiles qui s'effaçaient l'une après l'autre. Et dans un souffle, tout disparut.

 

Dans l'ascenseur qui remontait vers la surface, Ien contemplait le petit carnet de cuir sombre et la plume qui l'accompagnait. En lui remettant ces objets, Jessamyn avait dit au jeune homme de ne pas revenir dans la Bibliothèque avant au moins deux soufflantes. Ien avait du mal à en comprendre la raison. Il commençait à peine à apprendre et on le renvoyait. L'enseignement des Tisseurs n'avait rien de commun, et cela l'attirait autant que ça l'inquiétait. Mais confiance, sur les doigts de sa Guide l'encouragea à partir, le cœur léger. Il avait tant à découvrir.

En arrivant dehors, sous le ciel noir du Nord, Ien se sentit un peu perdu. Il erra dans la ville, et tout naturellement, ses pas le menèrent au Bassin. Kamen brillait en son sein, il était rassurant de voir son éclat immuable. Alors, le Tisseur tira de sa poche sa plume et son carnet pour écrire. Il ne savait pas vraiment par quoi commencer, il lui paraissait étrange de décrire un endroit auquel par habitude il faisait si peu attention. Ou plutôt si : il aurait distingué le moindre changement sur cette place tant elle lui était familière.

Au bout de trois notus, il avait entièrement décrit la scène. Le joyau dans le Bassin, la myriade de piécettes en son fond, la margelle de pierre grise et froide, la transparence de l'eau, la noirceur du ciel éclairé par Kamen, les colonnades sur le pourtour de la cour. Il raconta les personnes qui venaient là-bas. Beaucoup de Nevidymm, grands au teint pâle, leurs longs cheveux si blonds et leurs yeux si clairs. Les Chevolek aussi, plus petits, engoncés dans leurs épais manteaux. Il vit aussi quelques Dva-kozha. Les Change-Peaux l'intriguaient tout particulièrement. Ils ne semblaient pas souffrir du froid : ils portaient des tuniques sans manches, très colorées et paraient leurs corps sombres de bijoux, de plumes et de fleurs. Certains maquillaient leur visage de motifs géométriques dans les tons ocre-rouge. Ien observa longtemps Ogaris, et quelquefois, il assista même à des Transformations : il se souvenait d'un petit garçon, il s'était jeté d'un toit en riant, s'était changé en harfang juste avant de toucher le sol enneigé, l'oiseau était remonté en piqué puis s'était posé sur les pavés dans un mélange de plumes et de poils. L'enfant, nouvellement ourson se dressa sur ses pattes arrières avant de reprendre son apparence humaine, nu, rigolant de plus belle.

Au dixième notus, il quitta le centre de Kamen pour faire les tour des points d'arrimage. Il s'éloignait rarement du Bassin du Monde et la vue des îles haubanées était à chaque fois un véritable spectacle. Les grandes plaques de terre et de roches étaient amarrées, leurs immenses voiles bariolées faseyaient dans le vent, calme pour une fois. Il s'avança vers l'une d'elles. De taille plutôt petite, elle abritait quelques habitations de bois et une forêt minuscule. L'île ne devait pas être arrivée au Nord depuis longtemps : la couche de neige sur les arbres verts ne s'était pas encore transformée en glace. Quelques enfants jouaient sur le quai, vêtus de lourdes pelisses, des fils et filles de marchands que les petits Nevidymm regardaient avec intérêt sans oser les approcher.

"Je cherche le capitaine", les interrogea Ien.

L'un des enfants, une rouquine, pointa le doigt en direction du marché, tout en continuant de courir dans la poudreuse, elle lui cria :

"Les fourrures les plus belles !"

Le jeune homme suivit le chemin indiqué. Il aimait se perdre dans le Marché des Vents. Le profusion d'odeurs, de couleurs et de sons lui brouillait les sens, lui procurant une sensation de dépaysement des plus totales. Il se laissait guider dans la foule, hélé par les bonimenteurs, achalandé par les vendeurs d'oiseaux rares, d'épices et de soies du Sud.

C'est entre un marchand de fruits exotiques et un orfèvre qu'il trouva le capitaine. Même pour un Chevolek, c'était une force de la nature. Très grand, large d'épaules, le teint basané, les cheveux longs sombres et bouclés, il marchandait ses peaux d'une voix ferme mais amicale. Derrière lui, une femme, plutôt petite, s'activait à réapprovisionner l'étal. Ien s'approcha et s'adressa à l'homme :

"C'est vous le capitaine ?

-Non mon p'tit ! répondit le marchand amusé, Ici c'est elle la patronne."

Il désigna la femme qui lui sourit. Elle paraissait si frêle à côté de son compagnon.

"Que veux-tu ? demanda-t-elle à Ien.

-Une place sur votre île pour le prochain départ, avança le jeune homme.

-Eh bien ! Qu'il en soit ainsi ! Je m'appelle Essia et voilà mon mari, Taral. Nous appareillons demain. Tu veilleras à aider durant la traversée, c'est tout ce qui m'importe."

Elle lui tendit la main. Il marqua une hésitation. Il n'aimait pas toucher Chevolek et Dva-Khoza, l'absence d'émotion sur leur peau le mettait mal à l'aise. Il accepta cependant sa main tendue et la serra brièvement avant de la retirer, soulagé. Leur accord était scellé. Les nomades étaient réputés pour leur grand cœur, ils avaient plaisir à rencontrer du monde, mais Ien ne s'était pas attendu à être accueilli si vite. Il s'acheta une part de tarte aux Jouys, et, pensif, remonta le marché vers le centre de la ville en croquant dans la pâtisserie.Il s'apprêtait à vivre quelque chose de si nouveau pour lui ! Il avait hâte de sentir les grands vents de la Grande Mer sur sa peau, de quitter un peu le Nord qui l'avait vu naître.

Il avait tant de choses nouvelles à voir.

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Emejie
Posté le 13/12/2019
Salut Olek,
je viens de relire cette "bribe" après avoir lu l'autre "Ien" publié dans ton roman. L'un et l'autre me plaisent et me frustrent !
J'aime bien dans celui-ci la quête de savoir traduite par ce renvoi incessant aux livres et la référence aux Contes des Mille et unes nuits. J'aime bien dans l'autre la façon moins conventionnelle de mesurer le temps. Je préfère les "noctus" aux "zef" mais ce mot aura peut-être une étymologie importante dans ton monde.
En tout cas, je me régale et je trouve que toi aussi, tu sais fort bien tisser les rêves !
Olek
Posté le 14/12/2019
Merci de ton passage ici. Certains morceaux d'ici (notamment la référence aux Mille et une nuits) seront réutilisés plus tard dans la nouvelle version (la dernière version en date n'étant pas encore publiée ici...). J'espère que ça te plaira !
ClaireDeLune
Posté le 08/02/2018
J'aime beaucoup ce début d'histoire ! C'est très intriguant et poétique à la fois ! Quelque fautes, dans l'ordre :
Pierre froide : pas plutôt "pierres froides ?" 
S'étaient succédées : étant donné qu'il y a à la fois des hommes et des femmes, ce devrait être "succédés"? 
"snetait" : faute de frappe, ça m'arrive tout le temps ^^'
Renvoyait.L'enseignement : espace après le point 
En piquet : en piqué
Le vent,calme : espace après la virgule
Et quelque fois où ça manque de virgule ou de points.
Si tu te décide à publier la suite, je lirai avec plaisir !  
Olek
Posté le 08/02/2018
Merci beaucoup d'être passée ! J'ai apporté les corrections dans mon document texte, je ne sais pas si j'ai tout de suite le courage de les faire ici... le ctrl+F ne fonctionne pas :)
J'écris un peu les chapitres dans le désordre, donc soit je les publierai en vrac ici avant de tout mettre dans l'ordre dans un truc à part, soit... ben je publierai pas avant un moment ! Je te tiens au courant par le JdB !
A bientôt etmerci encore,
Olek
Fannie
Posté le 10/05/2018
Effectivement, ce n’est pas une nouvelle, mais c’est manifestement le début d’un récit plus long. As-tu conservé ce texte comme premier chapitre d’une histoire ?<br /> Ces rêves dans des fioles, c’est une belle idée. Je dois avouer que j’ai senti poindre un léger agacement, probablement par sympathie avec Ien, quand la dame au nom à coucher dehors l’a renvoyé pour la énième fois…<br /> Concernant les mots propres à ton univers, il me semble que je comprends la plupart d’entre eux. Le « notus », j’ai dû le rencontrer plusieurs fois avant de le comprendre et j’ai encore un doute quant à la « soufflante ». Je suppose que les noms bizarres au début désignent des ethnies ou des clans.
Coquilles et remarques :
Ien côtoyait la Bibliothèque depuis son plus jeune âge, avant même qu'il ne sache lire [Je dirais « avant même de savoir lire ».]
Ici étaient référencés tous les carnets de voyages [de voyage]
Elle était baignée de lumière ocre dispensée par des globes [Ici, je mettrais un déterminant : « de la lumière ocre » ou « d’une lumière ocre dispensée par des globes ».]
accueillant sans distinctions enfants et adultes [sans distinction]
La nervosité croissante, Ien descendait vers son avenir. [Je propose « Avec une nervosité croissante ».]
Bienvenu Ien [Bienvenue ; ce n’est pas un adjectif mais un substantif]
dans une obscurité si totale [« total » a une valeur absolue; « si dense », peut-être ?]
L’ascenseur lui-même semblait avoir disparu, ou était-ce ses sens qui le trahissaient [Je mettrais un point d’interrogation et j’écrirais « étaient-ce ses sens ».]
Puis, tout s'évanouit autour de lui [Dans ce cas de figure, il n’y a pas de raison de mettre une virgule après « Puis ».]
et la salle lui apparu enfin [ apparut]
et quand la femme lui donna congé, il sentit déception en frôlant son bras [L’expression « il sentit déception » me laisse dubitative.]
les hommes et toutes les femmes qui s'étaient succédés à la tête de la Guilde / de milliers de Tisseurs qui s'étaient succédés [s'étaient succédé ; le participe passé du verbe « se succéder » est invariable parce que le pronom réfléchi « s’ » est COI et non COD.]
"Mirzhel, Arhsen, Alra, Estève" La litanie continuait [Il manque un point.]
presque juste au dessous de l'astre du Nord [au-dessous de]
Le jeune homme, enveloppé dans sa lourde cape, parcouru le paysage des yeux [ parcourut]
que cela se rapprochait de croquer dans une tarte aux Jouys bien mûrs [jouys ; un nom de fruit ne prend pas de majuscule / la tournure « cela se rapprochait de croquer » n’est pas géniale...]
Mais confiance, sur les doigts de sa Guide l'encouragea à partir, le cœur léger. [La tournure est étrange ; il faut mettre « sur les doigts de sa Guide » entre deux virgules.]
se dressa sur ses pattes arrières [« arrière » est invariable en tant qu’adjectif]
pour faire les tour des points d'arrimage [le tour]
lui procurant une sensation de dépaysement des plus totales [« total » a une valeur absolue : ce qui est total ne saurait l’être plus ou moins]
Le profusion d'odeurs [La]
achalandé par les vendeurs d'oiseaux rares [le chaland, c’est le client, pas la marchandise ; « achalandé » veut dire qui a de nombreux clients]
Il accepta cependant sa main tendue et la serra brièvement avant de la retirer, soulagé [Là, on comprend qu’il retire sa main à elle...]
en croquant dans la pâtisserie.Il s'apprêtait à vivre quelque chose [Il manque l’espace après le point.]
Olek
Posté le 10/05/2018
Bonjour Fannie !
J'ai mis beaucoup de temps à trouver le courage de faire toutes ses corrections mais elles sont maintenant effectuées (sur mon document perso au mois). Ton travail de correction est toujours aussi impressionnant et gratifiant !  Merci encore pour tout ton travail !
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