I - Scène IX - L'Oubli

Notes de l’auteur : Voici le brouillon de la fin de la première partie. Merci à celles et ceux qui s'arrêtent encore ici après tout ce temps, pour votre patience (immense), vos encouragements (précieux), et votre soutien (indispensable).

Le printemps cueillit Lazare le nez en l’air.
De temps à autre, Binocle l’autorisait à sortir, juste entre deux soupirs. En plus des livraisons de Loupiote, il avait ainsi eu la mission de livrer d’autres fioles à quelques habitués. Pas à pas, il avait étendu ses jambes dans de plus larges recoins de la ville, sans toutefois pouvoir pleinement en profiter : il fallait toujours rentrer vite.
Ces livraisons – toutes hâtives qu’elles étaient – lui permettaient cependant de toucher du bout du doigt une certitude qu’il n’avait encore pu qu’effleurer d’un œil lointain ces derniers mois : le jour, le jour plein et lumineux, le dehors bruissait.
Ça avait commencé dans la fin de l’hiver, lorsque le soleil avait enfin osé vivre de façon moins chétive. Le bruit des gens, comme la brume basse de la rue du Chas-sans-T, avait commencé à se faufiler au ras du sol. Il ne s’agissait plus d’un rire à l’occasion ou d’une protestation tapageuse, non : il s’agissait d’un bruit vivant, tissé, constant entre deux éclats. Personne n’avait semblé y faire attention mais Lazare, lui, tout habitué au silence unique de la boutique, l’avait un jour entendu bourdonner depuis sa lucarne. Depuis, il ne l’avait plus quitté. Certains jours de foule, même, le bruit du dehors grimpait sur la façade pour venir lui effleurer les joues. Cette perception grisante le chatouillait.
Depuis, l’alentour lui était devenu aussi familier que son corps dans ses plus si nouvelles chemises de lin. Le dehors s’était comme assoupli pour lui, les emmanchures pareilles à chaque coin de rue. Il y respirait avec aisance.

La livraison qu’il préférait en dehors de Loupiote était celle qu’il faisait chez Violette. Il n’aurait su dire comment s’appelait vraiment Violette ni s’il aurait dû l’appeler Madame Violette – elle était muette – mais son sourire pour lui avait des airs qui voulaient dire que Violette, oui, c'était très bien.
A chaque fois, elle le faisait patienter dans un hall gigantesque, l’œil perdu sur tout ce que son chez-elle pouvait avoir de violet : les murs violets, le plafond violet, les guéridons violets, le grand escalier violet… Tout ici, jusqu’à la robe trop austère de Violette, était violet.
Après quelques minutes, elle revenait les mains chargées de petits gâteaux briochés et d’une boîte au couvercle de fer blanc trop gonflé de pastilles – tout au goût de violette. Il refusait toujours, par politesse, mais ses sourires pour lui avalaient tout. Alors il acceptait, bredouillant toujours avec cette même gratitude étrange des premières fois qui ne s’en vont jamais, puis partait, la bouche pleine de brioche et de gros grains de sucre. Dehors et dedans, alors, conservaient pendant des heures un parfait goût de fleur.
En mâchant avec soin pour ne pas laisser filer la moindre miette, il traînassait ainsi dans ce dehors tout doux, à l’affût des nouveautés que les gens, eux, laissaient traîner en parlant fort ou en oubliant de ne pas être seuls.

Ce jour-là, en revenant de chez Violette, l’excitation faisait néanmoins bruisser la rue plus fort que d’ordinaire. En voyant apparaître une silhouette au milieu du trottoir, Lazare manqua d’avaler tout rond sa dernière bouchée briochée : les cheveux hirsutes et le sourire jusqu’aux yeux, la silhouette avait le bras recouvert de grands feuillets encore chauds.
— Le Rossignol, mesdames et messieurs ! Cinq collets le Rossignol, cinq collets seulement ! Tirage unique à cent exemplaires, il n’y en aura pas pour tout le monde !
Le temps d'un moment minuscule, personne ne bougea. Tous, en revanche, se regardèrent. Puis ce fut à qui s’emparerait le plus vite d’un exemplaire, entre deux tintements de piécettes tombées au fond de la besace du crieur. Deux minutes plus tard à peine et malgré les tentatives de Lazare pour s’en approcher, tous les Rossignol avaient changé de mains : à présent camouflés sous les pans de capes ou les revers de vestons, ils se tenaient, d’une chaleur à l’autre, entre deux univers. La silhouette, elle, avait déjà disparu.
Le Rossignol était un feuillet mystérieux. Signé par on ne savait qui, fabriqué on ne savait comment, paraissant on ne savait quand et distribué on ne savait où, la seule identité immuable qu’on lui reconnaissait était celle-ci : le Rossignol s’appelait le Rossignol, il coûtait cinq collets, et il n’était toujours tiré qu’à cent exemplaires. Tout le reste appartenait à la fois à personne et à tous.
Car ce qu’il y avait de plus mystérieux dans le Rossignol, c’était son contenu. Là, étalés en quelques colonnes égales et imprimés dans une police minuscule, se tenaient en effet les secrets des habitants de la Capitale tout entière. Que l’on soit riche ou pauvre ou que l’on ne sache pas vraiment bien sur quel pied danser, chacun pouvait un jour se reconnaître dans le Rossignol, pour le meilleur ou pour le pire. Les rumeurs, en effet, s’y éteignaient toutes : quiconque lisait quelque information que ce soit dans le Rossignol savait que cette information, dès lors, était vraie.
Nul ne se risquait ainsi à lire le Rossignol en public – c’eut été prendre le risque de faire tomber son nom et ses sombres secrets là, sur un bord de trottoir.

Lazare demeura un moment dans la rue subitement vidée de cette centaine de lecteurs et lectrices encore engourdis, un goût de violette sur la langue. Sa curiosité, elle, faisait vibrer les grains de sucre qui venaient à peine d’arriver dans son ventre. Il n’avait encore jamais pu mettre la main ni même poser son œil sur un Rossignol – quand bien même aurait-il été plus rapide que les autres, il n’avait jamais possédé cinq collets – et sa frustration était grande. Plus grande que lui, assurément.
Il rentra ainsi au magasin en traînant le pied, tout le visage pincé. Sur la porte, l'écriteau Fermé l'arrêta net. Quelque chose, alors, s’immisça d’un coup juste derrière ses oreilles.
Près d'une heure plus tôt, en lui remettant la fiole de Violette sur le seuil, Binocle avait évoqué un rendez-vous. Oui. La parole, cependant, avait été rapidement engloutie par le bruit de ce dehors plein de printemps et qui n’attendait que lui. Lazare en avait à peine entendu l’écho et ne l’avait pas laissé s’accrocher suffisamment à ses chevilles. Quelques secondes plus tard, il fuyait déjà en direction de la Grande Avenue, la fiole de Violette à l’abri dans son poing et les recommandations de Binocle abandonnées tout au fond de la rue du Chas-sans-T.
Lazare hésita. Il lui semblait irrespectueux de ne pas respecter la confidentialité du rendez-vous de Binocle, mais le reste de lui ne parvenait pas à se souvenir que Binocle ait un jour eu rendez-vous, depuis son arrivée. La rareté de cette rencontre conférait assurément à cette histoire une aura d’importance.
Sa curiosité encore frustrée de ne pas avoir pu, cette fois encore, se pencher sur un Rossignol décida pour lui. En tâchant de ne pas faire le moindre bruit, il fit le tour par la ruelle et passa le nez par la porte de derrière, son bon œil aux aguets.
Dans son atelier, Binocle paraissait en grande discussion avec un homme dont Lazare n’aperçut que le profil. De taille et de stature moyennes, il ne se distinguait que par sa mise luxueuse, entièrement constituée d’une même étoffe mordorée, juste assez satinée. Mais sa voix, elle, ne brillait pas du tout.
— Ce montant est grotesque.
Binocle, hors de vue, paraissait quant à lui imperturbable.
— Je crains que ce soit le seul que la maison ait à vous proposer.
— Ah oui ? Et peut-on savoir ce qui le justifie ?
— Le poids.
Un silence se fit, puis l’homme éclata d’un rire incrédule, dénué d’humour.
— Le poids ?
— Absolument.
En constatant que Binocle demeurait sérieux, l’homme s’assombrit et se recula juste à peine. La dentelle de son poignet tressauta.
— Je crains de ne pas vous suivre, mon brave.
— Et c’est bien naturel.
Une pause infime poussa Lazare à se demander s’il s’agissait là d’une constatation ou d’une insulte. Binocle, déjà, reprenait d’un ton neutre :
— Nous estimons que tout client souhaitant s’affranchir d’un souvenir le fait parce que le poids de ce dernier est devenu trop conséquent à porter. Si les raisons sont multiples – douleur, regret, remord, honte – aucune ne nous concerne, croyez-le bien. Chacune d’entre elles, cependant, rend la manipulation pour y parvenir particulièrement délicate.
Lazare se tendit, bouche ouverte comme pour mieux voir jusqu’à l’intérieur de lui. L’homme demeura un moment silencieux puis lâcha enfin d’un ton pincé mais déjà considérablement fléchi :
— Et qui me dit que vous saurez convenablement vous y prendre ? Il s’agit ici d’une histoire du Haut-Monde, pas d’un cancan de femme de chambre.
— L'accès que nous possédons au souvenir à ôter est infime, monsieur. Il ne nous appartient pas d'en juger la teneur. 
L’homme grogna d’une façon assez cavalière puis consentit enfin à sortir une pile de couronnes qu’après un léger instant d’hésitation, il déposa nonchalamment dans la paume de Binocle.
— J’ose espérer que je ne me rappellerai pas non plus de cette transaction… ni de vous.
— Cette condition est bien évidemment incluse.
C’est à cet instant précis que Boussole décida de s’approcher de Lazare, le nez en l’air. Parvenu à ses pieds, il lui fit face et s’assit comme pour attendre que le spectacle commence.
Le spectacle, hélas, commença assez vite.
Alerté par le comportement inhabituel du félin, Binocle s’approcha à son tour et découvrit Lazare, camouflé sur le seuil. Son regard s’agrandit sans que l’enfant puisse seulement avoir le temps de fermer la bouche. La colère que ce dernier y vit naître alors, grande à en faire vaciller la monture, acheva d’emporter avec elle la douceur de cet après-midi ensoleillé. En l’espace de quelques secondes minuscules, elle rendit Binocle livide.
— Qui est-ce ?
L’inconnu s’était approché à son tour, et Lazare en conçut une forme de peur étrange, qu’il ne comprit pas. Appuyée par la réaction inédite de Binocle, elle s’avançait, sinueuse, entre ses brioches et ses gros grains de sucre. Il eut la sensation, pour la toute première fois, que sa curiosité avait un prix – un prix trop cher.
Il ne trouva tout à coup rien à dire. Les grands yeux clairs de Binocle s’étaient tant assombris qu’ils paraissaient creux. Sa voix de Monsieur, elle, se fit basse.
— Ne t’avais-je pas dit de ne pas rentrer avant la fin de mon rendez-vous ?
— Je…
Lazare ne s’en souvenait pas. Il secoua la tête comme pour la remettre en place, retrouver jusque dans un recoin l’ordre que pouvait lui avoir donné Binocle et qui serait resté camouflé sous le reste. Seul l’écho de la voix lointaine, noyé dans sa curiosité et les bruits de la foule, lui parvenait.
— Monte dans ta chambre. Et n’en descends pas.
Lazare ne songea pas à protester. Il s’exécuta en ne conservant son dernier regard que pour Boussole qui, toujours assis, lui parût afficher en retour un air étonnamment satisfait.
La dernière chose qu’il entendit alors lui vola un petit quelque chose qu’il avait entretenu ces dernières semaines, juste à côté de la jeune pousse plantée dans son poumon droit. Balayé, le petit quelque chose fut malencontreusement écrasé par sa semelle tandis qu’il montait l’escalier.
— J’ignorais que vous aviez un apprenti ?
— Je n’ai pas d’apprenti.
— Voyons… Et qu’était-ce donc alors que cette petite créature ?
Binocle attendit mais sa voix, neutre à nouveau, parvint tout de même à grimper l’escalier. Humiliant, ce bourdonnement-là cueillit jusqu’aux joues de Lazare, parvenu sur l’avant-dernière marche.
— Rien, monsieur. Rien qui vaille vraiment la peine de nous y arrêter.

 

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MaxPic
Posté le 12/07/2022
La tristesse de voir qu'il ne reste qu'un chapitre à lire
celui ci était du même niveau que les autres c'est à dire parfait ;)
Es-tu en phase de construction de la suite ? ou bien prend-tu beaucoup de temps pour construire tes chapitres ?
hâte de lire la suite
Elodie
Posté le 02/04/2022
Ho! Ça s’accélère! Pleins de nouvelles informations sur ton univers et plus d’action! Tout en gardant énormément de poésie et de belles images… Je trouve ce chapitre vraiment super!! Il me tarde de découvrir la suite…
Fauchelevent
Posté le 04/04/2022
Merci beaucoup d'avoir poursuivi ta lecture, Elodie ! <3
Jowie
Posté le 10/01/2022
Cette histoire de Haut-Monde et de souvenirs super-confidentiles ont retenu toute mon attention ! Avec la glaçante remarque de Binocle à l'égard de Lazare, j'ai l'impression que la dernière scène de ce chapitre a amené un tournant à l'histoire qui est le bienvenu: il annonce qu'on va sortir de la routine et semble promettre que des choses vont se passer ! Je me réjouis de découvrir toutes ces cachotteries :D
Fauchelevent
Posté le 04/04/2022
Oui, des choses vont se passer ! J'espère pouvoir vous livrer la suite bientôt, mais promis, cette histoire n'est pas qu'un long fleuve tranquille. :)
Alice_Lath
Posté le 27/12/2021
Eh bien, que d'aventures en un seul chapitre dis-moi : Violette, le Rossignol et maintenant cette histoire du Haut-Monde et les transactions de Binocle. D'un coup, le récit prend un élan nouveau.
Simplement un petit point tant que j'y pense : "La dernière chose qu’il entendit alors lui vola un petit quelque chose qu’il avait entretenu ces dernières semaines, juste à côté de la jeune pousse plantée dans son poumon droit. Balayé, le petit quelque chose fut malencontreusement écrasé par sa semelle tandis qu’il montait l’escalier." -> J'ai trouvé ce passage drôlement positionné par rapport à la réplique finale, comme elle intervient plus loin. Je l'aurais calée juste avant, là j'ai un peu buggé, mais c'est du détail.
Sinon, c'est vraiment très chouette, cet élan narratif que ça prend, moi qui le lisais avec un côté un peu poésie/histoire d'ambiance, voici que l'aventure pourrait bien s'immiscer <3 Je suis très très curieuse de voir là où tu vas nous mener
Fauchelevent
Posté le 04/04/2022
Merci Alice ! Je prends note pour le petit moment qui t'a gênée, il faudra que je teste un autre positionnement pour cette phrase...
Et non, ce n'est pas qu'une histoire d'ambiance (je ne crois pas, du moins). Parfois je me rends compte de ce qu'il y a ici, sur PA, du reste sur lequel je travaille, de tous ces personnages que vous ne connaissez pas encore et que j'espère vous faire découvrir un jour... Je ne sais pas si l'on peut qualifier cette histoire d'aventure, mais je tente du moins de la rendre initiatique. :)
SometimesIwrite
Posté le 23/07/2021
Oh mais non, ce chapitre commençait si bien, il a fallut que la fin me rende toute tristoune pour le pauvre petit Lazare !
On a juste un seul paragraphe sur Madame Violette, et pourtant, je l'aime bien cette dame !
Fauchelevent
Posté le 04/04/2022
Merci Sometimes, je suis égoïstement (et sadiquement) assez heureuse de constater que la fin peut rendre tristoune, c'est signe que des gens s'accrochent à Lazare... :)
Rachael
Posté le 02/06/2021
C’est très chouette, toute cette partie sur le bruit du dehors, j’ai vraiment bien aimé cette poésie auditive.
La suite m’a paru un peu moins au point formellement, mais c’est attendu puisque tu l’as signalé. J’ai été surprise de l’intérêt de Lazare pour le rossignol, je ne le voyais pas amateur de ragots. Mais peut-être au-je mal compris l’intérêt du journal.
La fin est très poignante, avec la remarque de binocle, qui atteint Lazare en plein cœur ! Un joli chapitre, une fois de plus !

Détails
à l’affût des nouveautés que les gens, eux, laissaient traîner en parlant fort ou en oubliant de ne pas être seuls : je n’ai pas vraiment compris la fin de la phrase.
Il lui semblait irrespectueux de ne pas respecter : repetition
lui parût afficher : parut
Fauchelevent
Posté le 04/04/2022
Merci beaucoup pour ton oeil et tes remarques, Rachael, je les prends toujours bien en compte pour la réécriture !
Eryn
Posté le 02/05/2021
Tellement contente de retrouver Lazare ! J'ai vraiment beaucoup de plaisir à suivre cette histoire ! Pauvre Lazare, entendre ça c'est triste ! je me demande ce qu'il va faire dans le prochain chapitre !
Fauchelevent
Posté le 04/04/2022
Je suis très, très en retard, mais merci beaucoup Eryn ! <3
Eryn
Posté le 06/04/2022
Hum, en effet ! Mdr !
Eryn
Posté le 06/04/2022
Hum, en effet ! Mdr !
Eryn
Posté le 06/04/2022
Hum, en effet ! Mdr !
Fauchelevent
Posté le 06/04/2022
Haha, je sais, c'est absolument honteux. J'ai la chance de recevoir beaucoup de commentaires, je les lis toujours attentivement, puis le temps passe et quand il faut répondre... il faut répondre à tou-te-s. Donc je m'en occupe généralement d'un coup, et ça me donne une telle bouffée de tendresse que le plus souvent, j'enchaîne sur l'écriture. <3
Pétrichor
Posté le 12/04/2021
Salut Fauchelevent !

Franchement je ne pensais pas être aussi heureux de retrouver Lazare, mais c'est le cas ! J'aime toujours autant cette façon que tu as de décrire comme si tu esquissait un croquis, en procédant par petites touches, par petits détails... C'est assez magique, plein de poésie et de charme.
(Dis moi si je complimente trop, j'arrêterais ;D)
Mais j'aime vraiment beaucoup beaucoup te lire !

Intriguant, cette histoire de Rossignol, tout comme celle du Haut-Monde.
Je me demande quelle place tout cela va prendre dans l'intrigue... Intrigue que j'ai hâte de voir exposée.

Et cette dernière remarque... j'ai eu si mal pour le petit Lazare...

Comme tu nous as gâté avec deux chapitres à la fois, je m'empresse d'aller lire le suivant.

À très vite !

Pétrichor.
Fauchelevent
Posté le 04/04/2022
Je suis affreusement en retard pour répondre (comme d'habitude), mais merci de continuer à t'arrêter ici, Petrichor. <3
Jamais trop de compliments, j'ai toujours un peu de mal à y croire, et la comparaison avec le croquis me plaît beaucoup (pour des raisons que vous découvrirez je l'espère dans la suite). En attendant, je ne peux que promettre qu'il y a bien une intrigue, même si elle est encore à peine visible...
PetraOstach - Charlie O'Pitt
Posté le 26/03/2021
Hello Fauchelevent !
Je n'ai pas commenté tous les chapitres, mais je continue à te lire. Il y a toujours ces petites phrases pleines de vérité que j'aime tant. Et Lazare est toujours aussi attachant comme personnage. Mais alors, cette dernière remarque...j'en ai le coeur brisé avec Lazare. J'ai presque envie de pleurer.
Voyons la suite... :)
Fauchelevent
Posté le 08/04/2021
Merci beaucoup de ta fidélité, Petra ! <3
Shangaï
Posté le 21/03/2021
Hé bien dis donc voilà un chapitre riche en mystère et en rebondissement. La fin m'a vraiment fendu le cœur, pauvre petit bonhomme...

J'avoue que le Rossignol a en tout cas vraiment piquer ma curiosité au plus haut point !

J'ai trouvé tes descriptions et paragraphes un peu plus qu'à l'accoutumé, et même si cela reste parfaitement bien écrit, cela avait un petit peu moins le charme habituelle, le côté aéré en moins je dirai. Toutefois comme il s'agit d'un brouillon pas de panique, je me permet de le dire mais sache que j'ai comme toujours adoré ma lecture ! <3

Cette remarque vaut principalement pour le début du chapitre qui faisait plus bloc que d'habitude :)

Sinon je trouve les réplique de Binocle toujours aussi piquante sans qu'on ne veuille vraiment savoir ou il veut en venir ! Ce personnage peut-être aussi attendrissant que déplaisant !

Quant à Lazare, bon sang il est toujours aussi fondant de douceur et de délicatesse. Je trouve que tu arrives parfaitement à retranscrire la naïveté qui fait le charme des enfants. C'est tellement logique qu'il n'ai pas entendu ce que lui disait Binocle avec toutes cette excitation qui bouillonnait en lui !
Shangaï
Posté le 21/03/2021
Un peu plus longue*

Quelle Andouille je fais à oublier des mots...
Fauchelevent
Posté le 24/03/2021
Merci Shangaï ! Je prends note pour le côté bloc du début, je tâcherai de m'attarder là-dessus lors de la réécriture. Pour le reste, tes encouragements sont toujours aussi précieux. <3
dodoreve
Posté le 20/03/2021
Coucou Fauchelevent ! Oh la la, quelle belle petite surprise de retrouver Lazare aujourd'hui.
C'est un passage tout aussi savoureux que ceux qui le précèdent : d'abord "entre deux soupirs", j'aime tant, et ta description du bruit des gens est si douce, si vraie, si proche de ce qu'on peut ressentir en ce moment d'ailleurs. Violette a aussi le goût des souvenirs d'un enfant (j'ai l'impression d'avoir déjà été chez elle, pas à cause des couleurs mais à cause de la brioche) et puis le Rossignol aussi, ça évoque un peu ces mystères qu'on ne saisit pas toujours.
La fin sur le rendez-vous elle nous pince un peu le cœur ("Rien, monsieur. Rien qui vaille vraiment la peine de nous y arrêter."), mais c'est si intrigant d'apercevoir une transaction de souvenirs !
"La dernière chose qu’il entendit alors lui vola un petit quelque chose qu’il avait entretenu ces dernières semaines, juste à côté de la jeune pousse plantée dans son poumon droit. Balayé, le petit quelque chose fut malencontreusement écrasé par sa semelle tandis qu’il montait l’escalier." Je. Han. :<
Tu l'auras deviné : j'aime beaucoup, et puis retrouver ta plume ça fait forcément un bien fou. Ça vaut bien le coup de faire preuve d'un peu de patience !
Soutien incommensurable et encouragements illimités <3 !
Fauchelevent
Posté le 21/03/2021
La rapidité de ce commentaire m'a collé un gigantesque sourire, merci de continuer à être là, à prendre le temps de m'écrire, d'accompagner Lazare avec autant d'affection. :)
Je suis heureuse de savoir que cette scène t'a plu, je vais tâcher d'accélérer un peu mon rythme de publication habituel - vu ma lenteur, la notion d'accélération demeure cependant toute relative - mais je ne promets rien. J'aimerais pouvoir, déjà. Je crois que Lazare commence à vouloir voir le jour par ici, plus sérieusement. :)
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