I - Scène I - Le Berceau

Cette nuit d’hiver là, il n'y avait que la pluie claire et lourde pour redonner à la ville un peu de son relief, pour se laisser mollement glisser le long des toits glacés. Du dessus, rien ne vivait, rien ne bruissait : les carillons ne cochaient plus les heures, les cheminées vapotaient à peine parmi les gouttes et les félins s'étaient lovés dans les recoins. Tout était d'un noir bleuté, sans fond, le noir parfait d'une ardoise neuve.
Mais en remontant la Grande Avenue et en levant le nez comme pour sentir, on pouvait distinguer du bout des yeux un petit halo, jaune comme du miel de mimosa — le halo d'une bougie volée par un tout jeune garçon tentant de garder les yeux ouverts sur un grand cahier rouge. La nuit, la nuit froide, tout était à lui. Parce que le dehors n'appartenait plus à personne, parce que chaque quelqu'un avait su retrouver son chemin, son esprit pouvait à loisir traverser la fenêtre la plus haute et se glisser partout.

Il était un peu né au-dehors, d'ailleurs. Six ans plus tôt, alors qu'il était à peine plus grand qu'une main, des ramoneurs l'avaient découvert dans une gouttière sur les toits de la Royale Chocolaterie. « Lazare », c'était le nom que les joues bien rondes de Miche avait fait rebondir à son arrivée, entre deux nuages de farine. « Un miracle, ce gamin. » avait-elle dit en penchant loin son nez sur ce bébé presque tout bleu. Ils s'étaient regardés avec la prunelle claire des gens qui apprennent à se connaître, longtemps, puis le nourrisson avait fini par s'endormir. Elle avait caressé son visage minuscule du bout d'un doigt poudreux, un peu émue derrière ses non-manières et sous sa grosse poitrine. « Pas seulement un miracle. Une résurrection. »
Mais c'était quoi, une résurrection ? Plus tard, il avait cherché, demandé, tiré la manche des grandes personnes, pleuré un peu, mais tous avaient fait cette moue étrange des gens qui ne souhaitent pas parler, pour ne pas trop en dire. Pour ne pas trop montrer qu'ils ne savent pas, peut-être. Seuls Miche et Perce-Mur s'étaient un jour laissé aller à lui livrer comme un secret un bout de cette histoire particulière : les toits, les ramoneurs et la chocolaterie. Ce n'était pas beaucoup. Après avoir un temps froissé les petits poils drus de son menton, Perce-Mur avait toqué son front à lui, entre deux mèches.
– Sois pas déçu, gamin. Ce qu'on s'écrit tous là, à l'intérieur du caisson, c'est ça qui compte. Le corps et tout ce qu'il y a autour, c'est rien qu'une enveloppe et une grande boîte aux lettres. Ça va, ça vient, ça prend l'eau, des fois... On peut rien contre ça. Ce qui compte vraiment, c'est ce qui s'écrit à l'intérieur, bien au chaud dans l'enveloppe. Ça, ça vient de nulle part ailleurs, gamin. Personne écrit pour toi.
Lazare avait hoché la tête bravement, avec en lui la certitude d'avoir un peu grandi. Qu'importe qu'il n'ait pas encore su écrire à l'époque, il s'en était retourné au dortoir le dos bien droit, investi, solennel jusqu'aux orteils — ses orteils en hameçons dans ses chaussures bien trop étroites.
Lazare n'était pas commun. Il n'était pas excentrique, non, pas fantaisiste, pas saugrenu. Simplement, il avait en lui assez de bon sens pour constater que les autres évitaient soigneusement ses abords, le posant à l'écart comme un bibelot fragile. A l’écart dans les angles des murs.
Lorsque, enfin, il avait appris à écrire, Miche et Perce-Mur lui avaient offert un grand cahier à la couverture tissée, bien épaisse, rouge comme le rideau des vrais théâtres qu'il ne verrait jamais. Camouflé sous la trente-sixième marche de l'Escalier Nord, il contenait depuis bien plus de monde que tous les orphelinats de la capitale : du petit monde, du grand monde, du monde à bretelles, à gibus, à bedaine, du monde à piquants et à plumes, du monde comme autant de petites gouttes dans la Grande Mare, au fond du parc. Du monde imaginaire, qui savait lui tenir plus chaud encore que les recoins lors des moments patraques. Il n'avait pas vraiment besoin des Autres. Il avait les siens.

Un jour, un nouveau s'était approché, pourtant, et l'avait regardé un moment en silence. Il avait des yeux sombres, petits et brillants comme des boutons de bottines, et les cheveux qui moussent.
– Ils te l'ont volé ?
Volé ? Volé quoi ?
– Ils te l'ont volé, ton œil ?
Lazare avait hésité un instant entre rire et pleurer, tout balancé d'avoir presque – encore – oublié ce détail. Comme si, à force, il s'effaçait aux yeux des autres. Comme si, au fond, c'était aux autres qu'il manquait un œil. Car Lazare n'avait pas d’œil droit. Ou plutôt si, il avait un globe oculaire droit, rond et bien présent, mais blanc, tout blanc comme un œuf dur dont on aurait pris soin de froisser et d'émietter la coque. Si blanc que certains inconnus arrêtaient un temps les leurs, d'yeux, dessus, comme pour admirer leur reflet sur sa surface bien polie ou pour voir au travers, pour creuser l'intérieur de sa tête et comprendre pourquoi. Comme s'il y avait un pourquoi, finalement. Lui ne l'avait pas trouvé, en tout cas.
– Je l'ai échangé. Contre un trésor...
Ce jour encore, Lazare s'était forcé à sourire, un peu, le temps que l'empreinte toute fraîche prenne bien la peau et devienne un vrai et beau sourire, là dans le coin. Lorsqu'il s'était enfin fermement accroché à sa joue, le garçon l'avait savouré avec soin, comme n'importe quel autre — après tout, eux aussi avaient bon goût, les bonheurs fabriqués dans les plis.
– ... mais il valait le coup.
Il lui avait alors adressé un clin d’œil qui avait fait palpiter sa paupière sur son globe blanc, et inévitablement, le nouveau s'était enfui.

 

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Elisadèle
Posté le 28/07/2021
On se laisse envoûter par Lazarre, j’ai envie de le connaître, d’en savoir plus ! Je n’ai pas l’impression de lire, on me raconte une histoire et mon imagination fait le reste… bravo !
SometimesIwrite
Posté le 17/07/2021
Il y a vraiment quelque chose d'envoutant dans ta plume. Une grande beauté qui me touche particulièrement. Jusque-là (oui, bon, je suis pas très loin mais quand même), je trouvais que ta force était dans la narration, car les dialogues du préambule étaient plus courts. Ici, tu montres que même les dialogues sont écrits avec grande poésie et je m'attache de plus en plus à ce Lazare.
Livia Tournois
Posté le 22/06/2021
Toujours avec cette plume poétique qui m'évoque également des images à la Boris Vian. On plonge la tête dans un autre univers le temps de la lecture et s'est très agréable. Le petit Lazare se dévoile peu à peu, j'ai hâte d'en apprendre plus sur son monde !
CielOrage
Posté le 07/06/2021
Bonjour !
Pour une raison que j'ignore, je n'ai pas pu commenter sur le préambule !
J'adore ta plume, je la trouve vraiment fluide et singulière.
L'univers que tu nous présente est vraiment riche enppromesses et Lazare est à la fois touchant et intrigant, j'ai hâte de le découvrir !
Amusile
Posté le 21/03/2021
Un deuxième chapitre agréable, bien écrit, qui nous en apprend plus sur Lazare. On comprend mieux ce qui attire le regard, maintenant, et j'ai bien envie de découvrir l'histoire de cet œil. La répartie du petit Lazare, en fin de chapitre, est absolument adorable.
Fauchelevent
Posté le 24/03/2021
Merci beaucoup de poursuivre ta lecture, Amusile. <3
Taranee
Posté le 21/03/2021
C'est donc cet œil qui attire le regard des clients !
Cette histoire est fascinante ! Tu mets en place un certain mystère autour de l'existence de Lazare... En revanche, je n'ai pas trop compris le cadre spatio-temporel... Il n'est pas encore dans la boutique à souvenirs si ? C'est avant qu'il rencontre Binocle il me semble ?
Fauchelevent
Posté le 24/03/2021
Merci, une fois encore. <3 J'aime beaucoup quand les lecteurices s'interrogent en commentaire, ça me permet d'appréhender ce qui pourrait / devrait être retouché lors de la réécriture... Mais tu as tout compris par toi-même, ici : Lazare n'est pas encore arrivé chez Binocle, la première partie de l'histoire se concentrant sur son enfance. :)
dcelian
Posté le 09/03/2021
Coucou Fauchelevent !

Bon ben voilà, mieux vaut tard que jamais, j'imagine, je me lance dans la suite de Lazare avec une intrigue grandissante.
J'ai dû relire le préambule au préalable, parce que je me rappelais plus exactement de tout, et puis, au fur et à mesure, je me suis souvenu de mon engouement et de la raison pour laquelle j'étais aussi pressé d'avancer.
Ta plume est vibrante, elle touche les cordes sensibles de l'âme, elle délie les nœuds et embellit tout, au moins un peu. C'est d'une délicatesse absolue, c'est fin, élégant, bref je suis tout à fait fasciné, je pense pouvoir le dire.
J'ajoute que je trouve ta façon de tourner les phrases ou de présenter les choses vraiment intéressante, parce que c'est totalement inhabituel ! Tu sembles te loger dans les détails minuscules, même quand tu racontes le plus grand, et ça donne une perspective totalement unique. Mais surtout : en tant que lecteur, ça implique aussi un vrai travail d'analyse et de réflexion, tu nous lâches un peu dans le grand bain (ou plutôt dans la petite flaque, en l'occurrence !), et c'est à nous de nous orienter, à nous de prendre nos marques et de nous positionner correctement. Réussir à tenir en haleine tout en employant ce style, moi je dis : chapeau, c'est fort, c'est très très fort.
Je dois aussi dire que j'aime beaucoup les noms de tes personnages ! C'est plus anecdotique, mais je peux pas trop m'épandre sur leur caractère vu que je les connais pas encore (vivement, vivement !!).
Lazare m'a tout l'air d'un petit être très intrigant, et j'ai vraiment hâte de voir ce que tu vas en faire par la suite. Est-ce que tu vas continuer à nous raconter ses souvenirs ? Est-ce que tu vas nous introduire plus en détail à ton mystérieux univers ? Je verrai bien, me diras-tu x)
J'ai noté les phrases que j'ai préférées à mesure que je lisais, je pense que je vais les ajouter dans mon commentaire. Ça présente pas un grand intérêt, c'est surtout des phrases qui me touchent à titre personnel sans que je puisse trop te dire pourquoi. Je sais pas, elles font bouger les choses en moi, elles m'émeuvent tout particulièrement par leur rythme ou par leur douceur, bref, je pense faire ça a la fin de tous mes commentaires parce que je trouve que c'est une idée plutôt chouette, dis-moi ce que t'en penses !!

Je te laisse là-dessus, du coup :

"Tout était d'un noir bleuté, sans fond, le noir parfait d'une ardoise neuve."

"Pas seulement un miracle. Une résurrection."

"Personne écrit pour toi."

"les autres évitaient soigneusement ses abords, le posant à l'écart comme un bibelot fragile. A l’écart dans les angles des murs."

"du petit monde, du grand monde, du monde à bretelles, à gibus, à bedaine, du monde à piquants et à plumes, du monde comme autant de petites gouttes dans la Grande Mare, au fond du parc. Du monde imaginaire, qui savait lui tenir plus chaud encore que les recoins lors des moments patraques. Il n'avait pas vraiment besoin des Autres. Il avait les siens."

"après tout, eux aussi avaient bon goût, les bonheurs fabriqués dans les plis."
Fauchelevent
Posté le 21/03/2021
Pardonne mon retard de réponse, dcelian ! C'est une fois de plus un très joli commentaire que tu m'as laissé là, merci infiniment. <3
Je suis ravie que tu prennes le temps de me laisser à chaque fois les petites bribes que tu préfères, je trouve ça très enrichissant et très éclairant pour la suite, lorsqu'il s'agira pour moi de passer à l'étape de la réécriture... Découvrir ce qui peut plaire, en particulier, constitue un super aiguillage pour la suite.
J'espère en tout cas que la suite de l'histoire ne vous décevra pas, toi et ton enthousiasme !
dcelian
Posté le 22/03/2021
Pas de soucis pour le "retard", tu fais bien comme ça t'arrange, finalement, c'est ton histoire !
J'ai vu que t'avais réussi à terminer le "I" pour passer au "II", c'est génial, bravo !!
C'est noté pour les jolies phrases, je continuerai à faire comme ça.
A très vite :)
Pétrichor
Posté le 04/02/2021
J'aime tellement ! C'est si agréable à lire !
Ton univers et ton style sont vraiment originaux, très nouveaux... Et passionnants.
Ça me fait de plus en plus penser à La Passe-Miroir, au niveau de l'ambiance, du style, du personnage... Et c'est fort plaisant.

Je continue !
Fauchelevent
Posté le 20/02/2021
Un deuxième merci, et la comparaison avec la Passe-Miroir me touche beaucoup, vraiment ! (Bien que je n'atteigne pas l'imagination de Christelle, hélas...)
marbraille
Posté le 15/01/2021
Encore une fois, le style est vraiment très beau, je trouve que la manière de décrire évoque à la fois un regard enfantin (celui de Lazare, sûrement ?) et clairvoyant. Je trouve ça très beau, quand la simplicité du regard et des description soulève des questions qu'on se pose jamais. Bref, je prends beaucoup de plaisir à lire cette histoire, qui donne très envie de rentrer plus loin dans cet univers !
Fauchelevent
Posté le 15/01/2021
Merci pour ton enthousiasme ! Ce n'est pas la première fois que l'on me parle du regard que Lazare porte sur les choses, et ce sont toujours des mots qui me vont droit au cœur. :)
dodoreve
Posté le 04/01/2021
Je poursuis ma lecture, et j'y prends beaucoup de plaisir. Je ne vais pas dire que je m'en fiche presque de l'histoire, parce qu'en plus c'est loin d'être vrai (quel est ce monde ? qui est ce Lazare exactement ? quels sont ces souvenirs ?), mais les phrases sont tout simplement super agréables à lire. Je trouve qu'avec quelques mots, et ta façon de les associer, tu renvoies instantanément à des sensations très précises (qui font ding comme une petite clochette au fond de moi). J'ai hâte de lire la suite, et de prendre un peu de recul pour écrire des commentaires plus intéressants pour toi !
Fauchelevent
Posté le 08/01/2021
Tous les commentaires sont intéressants pour moi ! Je n'imaginais pas vraiment en recevoir lorsque je suis arrivée ici, et voir des inconnu-e-s s'arrêter sur mon histoire et prendre le temps de déposer quelques mots, des ressentis, des conseils, c'est précieux.
J. ROBIN
Posté le 21/11/2020
C’est un extrait court. Il n’y a pas grand chose à dire.
C.est intéressant de revenir sur le passé de Lazare. Ça nous donne plus de liens avec lui, ça lui donne plus de profondeur, même si le tout début du texte, on se demande où tu nous emmènes.
Mais l’information sur l’œil de Lazare remet d’un coup un intérêt, on comprend aussi ses difficultés et c’est intriguant.
Pas grand chose à dire ici. Je continue
Fauchelevent
Posté le 08/01/2021
Merci de poursuivre cette lecture, ça me touche beaucoup. :)
Raph
Posté le 20/11/2020
Je pense que ce n'est pas la première fois qu'on te le dit, mais tu as un style et un univers incroyable. On accroche très vite et on n'en sort plus, bravo, j'ai hâte de lire la suite !!
Fauchelevent
Posté le 08/01/2021
Merci beaucoup, cet enthousiasme fait chaud au cœur. :)
Raza
Posté le 15/11/2020
On découvre ici l'infirmité du pauvre Lazare, c'est un peu triste tout ça... J'ai du mal à voir pourquoi on lui cache ses origines, mais j'imagine que ça sera dévoilé par la suite (disons que ça titille plus ma curiosité que mon imagination). Je n'ai pas eu de difficultés à suivre (par rapport aux autres commentaires), mais je me suis assez laissé porté par ta plume, je dois avouer... :)
Fauchelevent
Posté le 20/11/2020
Merci beaucoup, j'espère que la suite te titillera autant ! <3
Hylla
Posté le 15/11/2020
Je découvre avec grand plaisir une histoire que j'étais curieuse de découvrir depuis longtemps. Tu as une très belle plume Fauchelevent, c'est un plaisir de te lire ! Je rejoins ce qu'a dit Isapass sur les détails, cela rend tes scènes si vivantes ! Pour ne rien te cacher, en lisant tes deux chapitres, il y a eu à chaque fois un moment où tu m'as inspirée et ça m'a aidé à débloquer un court passage par-ci ou là de mon histoire que je n'arrivais pas à rendre assez "vivant". C'est si fort qu'une lecture m'ait compulsivement poussé à écrire comme cela ! Ce n'est peut-être pas ce à quoi l'on pense quand on écrit une histoire, mais je te remercie pour ces bonnes ondes que te lire me véhicule :)
Fauchelevent
Posté le 20/11/2020
Ton commentaire m'a beaucoup touchée, Hylla. :) Je suis évidemment toujours heureuse quand on prend la peine de m'écrire que mon histoire plaît, mais je ne m'attends jamais à ce qu'elle puisse "aider" qui que ce soit dans son chemin vers l'écriture. J'espère que la suite ne te décevra pas. <3
Isapass
Posté le 12/11/2020
Je note que tu as un talent particulier pour tisser tes scènes autour de détails ! C'est intéressant parce que c'est un angle original qui fonctionne très bien. La plupart des auteur.e.s ont tendance à donner une vue d'ensemble, puis à zoomer vers les détails, alors que toi, tu composes la vue d'ensemble en allant de détail en détail ou de petites particularités en courts instants. Bien sûr, ça demande au lecteur un peu d'exercice, mais qui a dit qu'on devait prémâcher le travail XD ?
Je ne sais pas si tu as lu Liné, mais elle aussi, elle a cet oeil particulier, dans un style différent.
J'ai une petite remarque très subjective : j'ai vu que tu aimais beaucoup les répétitions volontaires. Celles où tu démarres une phrase avec la fin de la précédente. L'effet est très sympa pour mettre la focale sur un aspect important tout en tenant le lecteur en haleine, et ça s'adapte bien au ton de conte que tu as choisi pour ton texte. Mais je pense que c'est comme tout, il faut être vigilant et ne pas le faire trop souvent, au risque de faire perdre sa force à cette forme.
En tout cas, Lazare promet d'être un personnage très intéressant et inhabituel !
Fauchelevent
Posté le 13/11/2020
Merci une fois encore, Isapass. :) Ce que tu dis concernant le focus sur les détails me touche beaucoup, parce que c'est vraiment ainsi que je vois les choses. Et la comparaison avec Liné me va droit au cœur, nous nous suivons l'une l'autre et j'apprécie énormément son travail... <3
Pour le petit bémol, je comprends tout à fait et je tâcherai d'être vigilante à ce sujet pour la suite !
Alice_Lath
Posté le 06/11/2020
J'ai beaucoup aimé ce nouveau chapitre moi aussi haha. Je rejoins simplement Tac ci-dessous au sujet de Miche. Il m'a fallu un moment pour comprendre qu'il était dans un orphelinat, avec la farine, je pensais à une boulangerie ou à une adoption haha Sinon, je n'ai pas grand chose d'autre à dire, les éléments sont posés avec douceur et élégance, je suis curieuse de voir où tout cela va mener le petit Lazare. J'aime beaucoup aussi son défaut physique qui le rend spécial à mes yeux de lectrices, et touchant
Fauchelevent
Posté le 13/11/2020
Comme pour Tac juste en-dessous, je prends note des remarques et les garde bien au chaud pour le moment de la grande réécriture... Merci encore ! <3
Tac
Posté le 11/08/2020
Recoucou Fauch !
Le style reste constamment élégant, c’est chouette qu’il n’y ait pas de creux. J’ai été un peu déstabilisée par certains passages, où je crois que l’onirisme dessert la clarté.
Par exemple le passage avec Miche, j’ai mis un temps à comprendre que nous n’étions plus avec les ramoneurs. Ça dure une phrase, mais je crois qu’il faut quand même faire la transition et ici j’ai un peu coincé. Aussi, sur le carnet, comparé à la couleur des rideaux de théâtre : j’ai cru un instant que le monde décrit était celui qui se rendait au théâtre, et non étaient des personnages du carnet rouge.
Je trouve que la relation avec Miche et Perce-Mur manque un peu de clarté. Ou peut-être est-ce moins la relation que leur identité qui m’apparaît totalement floue. J’imagine que, même en étant à l’orphelinat, Lazare a toujours des contacts avec eux ? Ou ce sont des gens qui travaillent à l’orphelinat ?
Tu distilles tranquillou des petits mystères qui, j’espère, trouveront réponse (la résurrection, par exemple). J’aime beaucoup ton texte mais je te recommanderais de veiller à ce que la poésie ne détache pas totalement ton texte de la tangibilité de ton univers. (Bon dis comme ça ça fait horrible mais ce n’est pas le cas, ton texte se lit très bien dans l’ensemble, et mes remarques ne sont rien que des petites corrections ne pourront arranger (si tu souhaites aller dans mon sens ;) ))
« parce que chaque quelqu'un » chacun ?
« en levant le nez comme pour sentir » il me semble que sentir réclame un complément
Plein de bisous !
Fauchelevent
Posté le 13/11/2020
Merci pour ce commentaire précieux, Tac ! Je prends bonne note de tes remarques, toutes très justes. Il m'est parfois difficile de considérer les lieux et l'intrigue avec un regard extérieur, j'en oublie souvent que ce qui me semble tout à fait évident ne l'est pas, en-dehors de moi. Les retours comme le tien me permettent d'y voir plus clair, alors encore merci ! <3
Envoleelo
Posté le 02/08/2020
Me revoilà déjà !
J'aime vraiment énormément la poésie de ton style. C'est parfois "lourd", mais jamais indigeste. C'est une patte qu'on n'oublie pas, une voix qui transmet énormément de choses. De ce point de vue, c'est bien que tes chapitres soient courts : comme ils sont denses, cela nous laisse le temps de les savourer.

J'aime la malice du petit Lazare, sa bizarrerie tendre et rassurante, tout le mystère que tu construis autour de lui. C'est très habile d'avoir posé des questions dans le préambule, et d'enchaîner sur autre chose pour nous ramener, j'imagine, à la thématique des souvenirs.

Bref, pour le moment, très intriguée ! :)
Fauchelevent
Posté le 13/11/2020
Je suis désolée du temps que j'ai mis à répondre à ton commentaire, Envoleelo... Merci d'avoir pris la peine de me faire part de ton ressenti, et j'espère que la suite te plaira au moins autant ! :)
Pluma Atramenta
Posté le 17/07/2020
Coucou ! Ton texte est vraiment impressionnant, et comme le dit Eryn, l'entrée en matière de ton chapitre est magnifique. Tes chapitres sont rédigés dans une forme presque poétique, un style "lourd-léger" qui me plaît bien. J'aime beaucoup toutes les métaphores que tu fais et tu écris avec une certaine douceur en décrivant Lazare. D'ailleurs, dans son imperfection, ce jeune garçon biscornu provoque rapidement l'attachement. Je lirai avec plaisir la suite !
Puisse ton imagination s'étirer jusqu'aux étoiles !
Pluma.
Fauchelevent
Posté le 22/07/2020
Merci pour ce joli commentaire Pluma (et désolée de ce long temps de réponse) ! <3
J'ai souri à l'évocation du style "lourd-léger" parce que c'est à la fois l'une de mes craintes (d'écrire de façon indigeste) et l'une des choses que je tente le plus de travailler... Même si je sais que toutes ces métaphores ne contribuent pas toujours à rendre la lecture très fluide. Je suis au moins heureuse de savoir que de ton côté, tu as pu y distinguer aussi une forme de légèreté !
<3
Eryn
Posté le 09/05/2020
Je trouve l’entrée en matière de ton chapitre très belle, la description de la ville et les « images » que tu crées, c’est vraiment très bien écrit et visuellement beau !
//Il y a juste le tout début « cette nuit d’hiver là » qui fait bizarre (formulation)/ Cette nuit là, au coeur de l’hiver ? Sinon « cette nuit là » et plus loin, tu parles d’un froid glacial…

Super aussi la métaphore de la lettre et les explications de Perce mur!

C'est vraiment très bien écrit je trouve, et j'aime bien l'ambiance qui se dégage de ton univers. L'histoire est prenante, même sans avoir une action de dingue dès le départ, on ne s'ennuie pas. ça me donne envie d'aller voir la suite !
Fauchelevent
Posté le 17/06/2020
Merci beaucoup pour ces nouveaux mots Eryn ! Je prends bonne note de tes remarques concernant la formulation qui t'a fait tiquer, je tenterai d'arranger ça lors de la réécriture. :)
Prudence
Posté le 03/04/2020
Bon, là, j'en suis sûre, Lazare n'est pas parfait ! Nous voilà plongés dans son enfance. Avant Binocle, je suppose. J'ai hâte d'en savoir plus ! Toujours aussi bien écrit. On sent le travail derrière !
Ah, et j'aime beaucoup les images et les figures de style utilisées !
Fauchelevent
Posté le 04/04/2020
Merci, merci, merci ! <3
Arabella
Posté le 31/03/2020
Recoucou,

Toujours un délice cette lecture. On se laisse prendre à cette découverte avec beaucoup de joie et de douceur. Ce chapitre est très joli et j’aime beaucoup le rythme. J’aime surtout ta façon d’amener cette fin (sur l’œil). Pauvre Lazare, il n’a pas été gâté par la nature à priori. <3 On a très envie de découvrir le lien entre le préambule (beau et glaçant) et ce chapitre. Voir comment ce Lazare en est arrivé là. En tout cas, c’est un garçon plein de poésie.

Un micro (mais pas vraiment) bémol, mais c’est mon côté fan d’histoire, on a du mal à se situer dans le temps. Mais ça, j’imagine que c’est fait exprès et c’est ce qui fait le charme de ton histoire. On imagine un XIXème, début XXème siècle, mais je n’en suis pas sûre.

Bravo pour ce bel univers, vraiment !

PS : ouiiii je continue !!!
Fauchelevent
Posté le 31/03/2020
Re-merci pour les encouragements et les beaux compliments ! <3
Je comprends tout à fait ton micro-bémol même si je ne tiens pas vraiment à dater cette histoire (le monde dans lequel elle se déroule n'a pas vocation à être rattaché au réel...). En revanche tu as vu tout à fait juste, je me suis inspirée du XIXe - tout à fait librement, car certains détails sont d'un anachronisme monstrueux. La faute à Dickens, je crois, qui est l'un des auteur.ice.s avec lesquel.le.s j'ai le plus grandi !
J'espère que la suite te plaira toujours, en tout cas. :)
Arabella
Posté le 01/04/2020
Voui, je m'en doutais pour la datation. et comme je disais dans mon commentaire, cela ne me dérange pas, cela fait partie de ton univers onirique. C'était juste au cas où, Mais comme on perçoit l'influence XIX° siècle, c'est nickel pour moi ! Et les anachronismes perso ne me dérangent pas (sauf certains un peu too much). C'est de la littérature jeunesse donc du coup, je préfère cela à trop de rigueur dans le texte. Bravo en tout cas, je me jette sur la suite. :)
Shangaï
Posté le 30/03/2020
Re-bonjour !
Je suis heureuse d'en apprendre plus sur Lazare.
Son début dans la vie n'est pas facile comme le laissais entendre le préambule. Pourtant on sens de grande resources chez ce personnage à l'oeil blanc :)
Fauchelevent
Posté le 30/03/2020
Merci (une fois encore) ! <3<
J'essaye effectivement de faire en sorte que Lazare demeure un petit garçon un peu inattendu, avec quelques petites choses cachées... C'est ainsi qu'il m'est apparu, et j'espère lui rendre un peu justice en le restituant au mieux !
Stardust
Posté le 23/03/2020
Rebonjour,
Un chapitre très prometteur, tout comme ton préambule. Je ne sais pas quoi dire d’autre... à part Waouh.
Une vie ne me suffirait pas pour savoir écrire aussi bien... Désolée si ma question est bête, mais, écris-tu tes chapitres aussi naturellement que le laisse supposer la qualité de ton texte, où passes-tu des heures et des heures à les retravailler ?
Ça m’intrigue ^^ Je suis du genre à remanier mon texte si souvent que j’ai arrêté de compter !
Très bonne continuation,
Elo
Fauchelevent
Posté le 24/03/2020
Merci Stardust, pour ces jolis compliments ! <3
Ta question n'est pas bête du tout, et je risque de te décevoir en disant que non, l'écriture n'est pas un travail facile, chez moi... Je travaille beaucoup au son, au rythme, et malheureusement, cela prend un temps fou. Je suis capable de passer plusieurs heures sur une portion de phrase minuscule, une miette, juste parce que je ne trouve pas qu'elle sonne "juste". Je suis heureuse, cependant, que ça ait l'air plus naturel que ça ne l'est, en réalité. C'est sans doute le signe que je ne m'égare pas trop. :)
(Si tu souhaites imaginer ce que donnent mes brouillons, tu peux comparer ce début avec les trois dernières scènes publiées sur PA, qui sont beaucoup moins travaillées... Je tente d'avancer un peu en lâchant prise, en ce moment.)
J'espère que la suite de cette histoire te plaira, en tout cas, quelle qu'en soit la forme !
Stardust
Posté le 24/03/2020
Merci pour ta réponse :) En vérité, ça me rassure de savoir que tu passes, toi aussi, beaucoup de temps pour trouver une formulation correcte. Tu as raison, il faut que les mots s'enchaînent et sonnent justes. Mais ce n'est pas toujours facile... Je vais aller voir les dernières scènes en question, mais je doute qu'elles soient si mauvaises que tu le suggères ^^
Bonne continuation à toi !
Elo
peneplop
Posté le 22/03/2020
Coucou !

J'ai beaucoup aimé ta manière d'écrire ce chapitre introductif. Tout d'abord, les descriptions sont charmantes. Ensuite, c'était assez cinématographique au sens où je me suis vraiment vue arriver du ciel et, peu à peu, j'ai pénétré l'univers de Lazare. C'est un garçon pour le moins énigmatique !

Ton narrateur externe et le plus que parfait donne une impression de "conte". On pourrait très bien imaginer une mamie, au coin du feu, en train de faire la lecture de ton histoire à sa marmaille.

A bientôt ;)
Fauchelevent
Posté le 24/03/2020
Merci (à nouveau), Peneplop !
Je suis heureuse de lire ton ressenti au sujet de ce changement de temps et de narrateur, l'impression que cela t'a donnée (cette atmosphère de conte) est précisément ce que je recherchais à transmettre pour ce début.
En espérant que la suite te plaise aussi !
Gwenifaere
Posté le 20/03/2020
Salut salut !

J'aime toujours autant tes descriptions, ta prose, le choix des mots surprend et en même temps s'impose, c'est vraiment joli. J'aime bien aussi ce personnage, même si pour l'instant j'ai encore un peu de mal à m'y attacher, sur la fin du chapitre je sens que ça vient !

Un bémol : au début, j'ai eu un peu de mal à comprendre certaines choses. La mention de résurrection notamment, ainsi que toute la tirade de Perce-Mur ; d'ailleurs cette tirade-là, je l'ai trouvée très belle, mais à ce stade-là de l'histoire, quand on en sait encore si peu sur ce qui est arrivé à Lazare, et adressée à un enfant qui ne sait pas encore écrire, elle me surprend un peu.

Gros gros coup de coeur sur le dernier paragraphe sur le sourire, très bien trouvé cette métaphore, j'ai adoré !
Fauchelevent
Posté le 24/03/2020
Merci beaucoup Gwenifaere !
Je suis heureuse de savoir que l'attachement pour Lazare vient peu à peu, c'est un petit garçon assez particulier mais qui a beaucoup de caractère, il peut décontenancer.
Concernant cette histoire de résurrection, elle fait référence au prénom de Lazare, emprunté au personnage du Nouveau Testament ayant été ressuscité par le Christ. J'ai toujours été fascinée par les analyses théologiques et philosophiques ayant gravité autour de cet épisode. :)
Et pour ce qui est enfin de ta remarque concernant l'âge de Lazare et son rapport à la tirade de Perce-Mur, j'en prends bonne note. J'ai conscience que cela puisse sembler étrange, mais j'ai jusqu'ici pris le parti de ne pas trop m'attacher à son âge, ou plutôt, à ce qu'il est censé savoir ou ne pas savoir à tel ou tel âge... Je verrai néanmoins si cela pose des soucis de compréhension pour la suite !
J'espère que l'histoire continuera de te plaire malgré tout. <3
Ursule
Posté le 28/02/2020
aaaah ouiiii!! <3
J'adore tes descriptions , c'est si beau et VIVANT. On sent bien que les mots sont heureux quand tu les utilisent, ils frétiiiiillent. Merci beaucoup Fauchelevent de partager ces pépites avec nous.
(j'ai particulièrement appréciée ça : "Le corps et tout ce qu'il y a autour, c'est rien qu'une enveloppe et une grande boîte aux lettres" <3 <3, les orteils en hameçons et le passage descriptif sur l'oeil.)
Merci de faire voyager mon cerveau <3
Fauchelevent
Posté le 10/03/2020
"On sent bien que les mots sont heureux quand tu les utilises...". Merci mille fois, c'est honnêtement l'un des plus jolis compliments qu'on m'ait jamais fait. Je ne saurais dire si c'est vrai, mais ce qui est sûr, c'est que moi, ça me rend heureuse et complète, d'écrire. :)
Merci Ursule. <3
Liné
Posté le 05/11/2018
Hello Fauchelevent,
Je passe ici rapidement pour te dire que j'avais relu ces deux premières pépites de Lazare, et que je me suis régalée comme la première fois. Tes images sont toutes en couleurs et en douceurs, et elles coulent sous mes yeux curieux :-) Je guette la suite et, en attendant, tu m'as donné envie d'une petite séance d'écriture - alors je m'y jette !
À très vite
Linė 
Fauchelevent
Posté le 08/01/2021
Plus d'un an plus tard (c'est honteux), mais toujours avec la même reconnaissance : <3
Fauchelevent
Posté le 08/01/2021
Deux ans, en plus ! Toujours aussi forte en calcul (et doublement honteuse, du coup). :D
Liné
Posté le 09/01/2021
Je te pardonnerai toujours tout ❤
Vylma
Posté le 12/04/2019
Pareil, je trouve le premier paragraphe particulièrement cisellé, même s'il ne s'agit que d'une description. On imagine bien l'ambiance. Ça donne à la fois une impression désagréable, avec les mots pluie lourde, toits glaçés, rien de vivait, le noir sans fond, et à la fois une impression agréable avec la pluie claire, la mention des carillons et les félins lovés.
Je n'ai pas non plus bien compris cette phrase : « Je l'ai échangé. Contre un trésor... » et les paragraphes qui suivent. Ça doit être moi qui ne comprends rien XD
J'aime bien l'idée du globe complètement blanc, ça fait un peu Tim Burton je trouve. Enfin c'est avec cette esthétique que j'imagine Lazard, vu qu'il est décrit comme maigre et noueux, si j'ai bien suivi.
Fauchelevent
Posté le 17/06/2020
Sincèrement désolée pour le temps mis pour répondre à ce commentaire, Vylma (tes mots se sont perdus parmi les autres, j'étais pourtant persuadée d'avoir répondu à tout le monde) !
Il n'y a aucun mal à ne pas comprendre certaines choses, c'est peut-être aussi le signe que je ne suis pas suffisamment claire...
Lazare est donc un petit garçon borgne, mais quand on le lui fait remarquer - ou plutôt, quand on le lui rappelle, parce qu'il lui arrive parfois d'oublier - il préfère ici inventer une histoire un peu fantaisiste de pirate qui justifierait son handicap. C'est sa façon à lui de le rendre plus facile à porter, presque léger à assumer. :)
J'espère que cette petite explication t'aura un peu éclairée ! :)
Yvaine
Posté le 29/12/2017
Il plane du mystère autour de Lazare, mais on en apprend plus sur lui. Les descriptions sont fantastiques! J'aime beaucoup!
Fauchelevent
Posté le 29/12/2017
Merci beaucoup pour ton enthousiasme, Kathreptis ! 
Fauchelevent. 
Liné
Posté le 15/09/2017
Hello Fauchevelent,
Vraiment, c'est un très grand bonheur de lire ta plume ! C'est court, mais qu'est-ce que c'est bon =D
On n'en sait pas beaucoup plus sur l'intrigue mais qu'importe, je me laisse aller à toutes tes images hautes en couleurs, et au son très fluide des phrases =)
Pour des remarques plus dans les détails, tu as gagné mon admiration A VIE en évoquant une "Royale Chocolaterie" !
ses orteils en hameçons dans ses chaussures bien trop étroites. -> Je suis amoureuse de cette image !
Le grand cahier comme un théâtre, l'oeil-oeuf, qui cligne... C'est très, très riche, vraiment agréable à l'oreille comme à l'oeil !
Je reviens rapidement sur ta réponse à mon précédent commentaire. Déjà, prépare-toi à accepter les compliments, parce que ce ne sont pas les derniers ;-) Ensuite, je serais très ravie d'échanger plus avec toi, parce que j'ai l'impression que, à travers ton style et tes images, tu "m'alimentes" en quelque sorte... Et j'aime beaucoup cette émulation ! (quoi, moi, intéressée ? Noooon)
Quant à l'idée que j'avais, que ton personnage principal pouvait réellement être un batracien... Aucune décéption s'il est humain ! Le plus important reste les impressions qui ressortent de ma lecture : tu m'as fait voyager suffisamment loin pour que je visualise un personnage humain sous forme de grenouille (entre autres visualisations)
A quand un 3e chapitre... ? =D
A très vite 
Liné
Fauchelevent
Posté le 15/09/2017
Je n'ai rien d'autre à te dire que : coeur sur toi pour un million d'années. Merci pour tes encouragements, toujours. <3 
Fauchelevent. 
Ciel
Posté le 31/08/2017
Bonjour Fauchelevent ! Whaaa j'adore ton histoire. Je trouve que ton écriture est un concentré touchant de poésie et de violence. 
Tes personnages sont vraiment atypiques tout comme ton récit. J'ai vraiment hâte d'en connaitre la suite. Quelle merveilleuse (et atroce) idée de mettre les souvenirs en flacons pour les commercialiser ! Et puis pourquoi les gens s’intéressent-ils aux souvenirs de parfaits inconnus ? Quel suspense !
Par contre je ne comprends pas trop ton usage de l'italique. Je devine que c'est parce qu'il s'agit d'un souvenir mais comme le souvenir fait l'objet d'un chapitre entier ce n'est peut-être pas évident pour le lecteur de le repérer de suite.
Encore bravo ! 
Fauchelevent
Posté le 31/08/2017
Merci Ciel ! J'espère ne pas décevoir par la suite (que ce soit pour une question d'écriture, d'intrigue, ou de personnage)... Concernant la mise en forme du texte, je l'ai modifiée il y a quelques temps en espérant que vous puissiez y voir plus clair. ;)
Fauchelevent. 
Rachael
Posté le 22/08/2017
Hello Fauhelevent,
Je ne vais pas faire dans l'original : comme les autres, j'ai trouvé ton écriture très jolie, et ton début d'histoire intriguant.
Ton écriture est très imagée et musicale à la fois, les phrases ont un rythme harmonieux et sonnent bien. Ton héros a tout de suite une voix, une façon de s'exprimer enfantine mais comme quelqu'un qui a déjà saisi beaucoup de choses de la vie. Et puis tu le places tout de suite dans une situation qui nous permet de développer beaucoup d'empathie pour lui. (lui arracher son plus beau souvenir, quelle horreur !). 
je m'interroge aussi un peu sur tes choix typographiques (dialogues, passages en italique), mais ça reste du détail. Attention aux longs passages en italique, c'est généralement moins confortable pour les lecteurs. 
Bon courage pour la suite. 
 
 
Fauchelevent
Posté le 22/08/2017
Merci beaucoup Rachael, ton analyse me fait plaisir car elle me montre que je n'ai pas débuté dans une trop mauvaise direction... J'espère que la suite saura te plaire au moins autant, sinon plus. :) 
Fauchelevent. 
Rachael
Posté le 17/08/2020
Hello fauchelevent,
Je repasse par ici et je vois que tu as tout changé. J'aime beaucoup cette nouvelle entrée en matière, avec Lazare au premier plan.
Ton écriture est toujours aussi belle sans être "intrusive", elle reste fluide et cela montre que la poésie n'empêche pas la facilité de lecture.
J'ai beaucoup aimé le passage : "pour se laisser mollement glisser le long des toits glacés"
Une seule mini remarque, je tique sur l'emploi du verbe "balancer" dans : "tout balancé d'avoir presque – encore – oublié ce détail." Il peut être chamboulé, retourné, mais balancé ?
Patbingsu
Posté le 22/08/2017
C'est un joli interlude sur les origines de Lazare (je ne me souvenais pas qu'il lui manquait un oeil, d'ailleurs ?)
Très poétique, parfois même peut-être un peu trop. J'ai peur d'être passée à côté de certaines métaphores, en particulier celle-ci : "Ce qu'on s'écrit tous là, à l'intérieur du caisson, c'est ça qui compte." S'agit-il du coeur ?
Il y a également quelques expressions qui m'ont paru étrange comme "les carillons ne COCHAIENT plus les heures" (sonnaient ?) ou "un peu émue derrière ses non-manières" (son manque de manière ?) Rien de bien grave, mais cela m'a demandé de faire preuve de concentration et d'imagination.
Ce n'est que mon ressenti, bien sûr. Tu as tout de même réussi à créer une ambiance assez froide et mystérieuse, on sent bien le désarroi du petit Lazare face à ses origines. Je serai là pour le chapitre suivant ^^ 
Fauchelevent
Posté le 22/08/2017
 
 
Merci beaucoup, Patbingsu !
Le manque d'oeil de Lazare n'est volontairement pas précisé lors de la première scène (qui est un préambule)... La focalisation passant de l'interne à l'omniscient d'une scène à l'autre, il faut attendre le second narrateur pour posséder un aperçu de ce à quoi ce petit personnage ressemble. :) 
Pour ce qui est du "caisson", j'appréciais cette analogie justement parce qu'elle fait référence au coeur ou à la tête, selon les lecteurs. Comme ces deux éléments sont très souvent mis en opposition, je trouvais intéressant que chacun puisse décider que "ce qu'on s'écrit à l'intérieur" soit écrit par l'intellect, par raisonnement (pour la tête) ou par l'émotion, et par l'instinct (pour le coeur). Mais peut-être devrais-je la modifier, car tu n'es pas la seule à m'en avoir fait la remarque. :) 
Pour les "carillons qui cochent", c'était un petit clin d'oeil à toutes ces cloches qui rythmaient, régulaient soigneusement les vies de l'époque, comme un rituel ou un pointage obligatoire. 
Merci, en tout cas, pour tes conseils et tes encouragements !
Fauchelevent. 
GueuleDeLoup
Posté le 22/08/2017
C'est un très très beau début d'histoire Fauchelevent (il va falloir te trouver un surnom, ce psudo est très beau mais trop long :p).
Comme les autres, j'ai été émerveillée par la qualité de ton écriture et par ta façon d'utiliser des figures de style. Tes comparaisons sont très savoureuses.
Je critique quand même un peu: il y a plusieurs phrases qui m'ont parut tout de même un peu trop alambiquées et j'ai du les relire 2-3 fois pour finalement me dire "Mouais, je comprend mais ce n'est pas parfait". D'autres égalment, sont un peu imperméables pour le lecteur (ex:  "Ce qu'on s'écrit tous là, à l'intérieur du caisson, c'est ça qui compte." le mot caisson n'est pas habituel pour parler de la tête, même si contexte aide à rendre ce dialogue plus limpide) surtout que comme tu mets pas mal de comparaisons et métaphores, il suffit de relâcher son attention légèrement pour parfois se sentir perdu.
(J'avoue que je suis très fatiguée, donc ce genre de choses me saute particulièrement aux yeux).
En tout cas, rien qui ne se corrige facilement de mon point de vue. Je n'ai pas relevé les différents moments qui m'ont parut "fatiguants" en tant que lectrice, mais si ça t'intéresse, je pourrais te faire une béta.
Concernant l'histoire elle-même, on est dans un univers très poétique et la langue sert admirablementl'ambiance.
J'ai très hâte d'en savoir plus sur Lazar et les autres personnages. Et surtout, j'ai hâte de savoir pourquoi son oeil est tout blanc (je suis orthoptiqte alors il y a de la déformation professionnelle là-dedans :p).
En tout cas à très bientôt parce que cette histoire en vaut vraiment la peine.
De gros bisous, 
Gueule-de-Loup
Fauchelevent
Posté le 22/08/2017
Merci beaucoup pour tous tes encouragements, Gueule-de-Loup ! Je te laisse libre de me choisir un pseudonyme digne de ce nom, si tu t'en sens l'envie (et la mission). :D 
Concernant les tournures très retorses, je sais que c'est l'un de mes nombreux défauts, et j'ai des difficultés monstres à travailler là-dessus. Lorsque je m'attache à une image, à une analogie, je tâche toujours de la décrire de la façon la plus précise et la plus fidèle possible : fidèle à l'atmosphère, fidèle au(x) personnage(s), fidèle à l'intrigue (et aussi un peu fidèle à moi, cachée tout derrière). Dans la vraie vie, on me dit souvent aussi que ma vision des choses est compliquée (la faute à des particularités neurologiques, en grande partie). Pour autant, je tâche et vais tâcher de prendre en compte ce qui ne va pas, parce que je comprends que ça puisse être un peu (beaucoup) ennuyeux / fatiguant / agaçant. Donc merci de ce retour très riche.<3 
Bisous aussi,
Fauchelevent. 
Jowie
Posté le 22/08/2017
Intéressant, ce petit chapitre !
Ton style nous emporte avec douceur et délicatesse dans le passé de Lazare, qui a pourtant des notes tragiques. Lazare était aussi petit qu'une main quand on l'a retrouvé tout bleu, abandonné dans une gouttière. Le pauvre... et c'est très mystérieux qui ait survécu dans ses conditions alors qu'il était prématuré. Peut-être qu'il n'est pas humain ou détient des pouvoirs ? Ou peut-être que quelque chose/ quelqu'un le protège ?
Ensuite, tu mêles le passé et le présent avec poésie et tu introduis un autre mystère, celui de son œil « manquant ». Tout cela est fort énigmatique. Il y a un petit côté conte de fée sombre quand il dit qu'il l'a échangé contre un trésor, j'ai bien aimé :) Je trouve ça cool aussi que Lazare, bien que les nouveaux observe cette particularité au milieu de son visage, ne s'en complexe pas du tout et a tendance à l'oublier. Maintenant, je comprends mieux pourquoi la femme du chapitre passé le reluquait autant. Moi, j'ai très très envie d'en savoir plus sur Lazare, surtout que je le trouve déjà attachant.
Evidemment, je serai au rendez-vous lorsque tu posteras la suite :)
Bonne scribouille et à bientôt !
Jowie
Fauchelevent
Posté le 22/08/2017
Merci pour tous ces encouragements, Jowie ! Je suis heureuse de voir que tu as su t'attacher un peu à Lazare, et comprendre déjà si bien comment il fonctionne... J'espère qu'il saura te surprendre par la suite, tout en demeurant fidèle à lui-même. :) 
Fauchelevent. 
Vous lisez