I.5 Errances

Par Flammy

Chapitre 5 : Errances

 

~919 jours avant le cataclysme

 

~0~

 

Eoiel, situé à l’est de Consort, est la cité des sorciers et de la sorcellerie. Elle est dirigée par huit Consuls, élus pour huit lune d’or. Ils représentent la haute autorité aussi bien pour tout ce qui concerne le fonctionnement pratique d’Eoiel que pour tous les sorciers du continent. Tous les plus grands sorciers de l’histoire ont au moins étudié une partie de leur vie à Eoiel, connue pour ses divers groupes de sorciers. Le plus célèbre est les Teòiridhs, qui mènent des recherches sur la sorcellerie théorique.

Notes de Max.

 

~0~

 

Lise rentrait de soirée en compagnie de son petit ami, Thomas. Elle était folle de lui depuis des mois. Les mauvaises langues médisaient sur leur couple, trop « déséquilibré », mais Lise s’en fichait. Elle se savait sûre de ses sentiments et elle croyait Thomas quand il lui affirmait ressentir la même chose.

 

Ils avaient quitté leurs camarades trop tard pour attraper le dernier métro et ils devaient parcourir au milieu de la nuit les rues désertes de Lyon. Ils avaient l’habitude d’oublier l’heure et Thomas s’était naturellement invité à dormir chez elle. C’était bien le seul intérêt de partager un appartement avec son frère en plein centre-ville, mais il fallait accepter de marcher un bon moment.

 

D’habitude, Lise était bavarde avec Thomas. Ce soir-là, elle resta silencieuse. Elle observait. La lune, d’un orange pâle, éclairait d’une lueur irréelle chaque détail des ruelles. On ne distinguait aucune étoile et pourtant, on y voyait clair. Une nuit d’été en plein hiver. Sauf qu’il n’y avait personne. Même pas un chat. Pour peu, Lise se serait attendue à déboucher sur Narnia au détour d’un carrefour. Elle s’arrêta pour relacer ses chaussures. Elle jeta distraitement un coup d’œil derrière elle.

 

Elle se figea.

 

Une femme à l’impressionnante crinière rousse se dressait derrière elle. Lise ne l’avait pas entendu. Comment quelqu’un avait-il pu s’approcher si près, sans un seul bruit ? Elle se redressa et prit le bras de Thomas pour l’inciter à marcher plus vite. Ils changèrent plusieurs fois de rues avant que Lise ose regarder de nouveau derrière elle. L’inconnue les suivait.

 

Sans plus aucune considération pour sa dignité, Lise se mit à courir. Thomas ne comprenait pas ce qui se passait mais il laissa rapidement ses doutes de côté. Lise n’était pas du genre à s’effrayer facilement, mais son instinct lui dictait de jouer la carte de la sécurité. La femme bondit en avant et sprinta vers eux. Plus aucun doute possible, ils étaient suivis. Lise lança en arrière son sac, espérant la mettre en difficulté. Raté.

 

Thomas commençait à paniquer. Le souffle court, il peinait à garder la cadence et perdait peu à peu de l’avance. C’était Lise la sportive ; pas lui. Elle le tirait par la main, pour l’aider à fuir plus vite. La suite lui montra que Thomas manquait peut-être d’endurance, mais pas d’ingéniosité. Alors que l’inconnue n’était plus qu’à quelques mètres d’eux, il saisit le bras de Lise et tira dessus pour la déséquilibrer. Complètement prise au dépourvu, Lise chuta sans pouvoir se rattraper. Thomas détala sans se retourner.

 

L’instant d’après, un choc violent.

 

Le noir total.

 

~0~

 

Le réveil sonna.

 

Lise grommela et s’agita avant de réussir à atteindre son portable et l’éteindre. L’idée de s'extirper de sous sa couette, puis de se préparer pour la fac la renfrognait. Elle avait trop mal dormi pour aller en cours. Son dos se résumait à un imbroglio de douleurs qui chassait la douce torpeur de la nuit. Maudit réveil. Et satané lit. Pourquoi le matelas la martyrisait-il à ce point ? Pourquoi cette odeur d’herbe et de terre agressait-elle ses narines ? Et le hululement des chouettes dans ses oreilles ? Où était passé le vrombissement rassurant des voitures ? Elle se retourna péniblement, à la recherche d’un sommeil salvateur.

 

Le vent lui glaçait la peau.

 

Lise ouvrit les yeux, l’esprit d’un coup parfaitement clair. Les souvenirs venaient d’éclater dans sa tête. Son rythme cardiaque accéléra. Autour d’elle, une plaine. Les herbes folles ondulaient à perte de vue, sous un ciel rempli d’étoiles. Lise se redressa, de plus en plus inquiète. Contrairement à ce qu’elle avait espéré la veille, elle ne s’était pas extirpée de son cauchemar. Ses ravisseurs, Maxhirst et Rudy, l’encadraient toujours. Ils dormaient tous les deux, l’un à sa gauche, l’autre à sa droite. Elle tiqua de nouveau en apercevant Maxhirst. Il lui rappelait tellement Manu que cela en devenait gênant. Il l’apaisait, comme le bibliothécaire. Mais il fallait mettre ça de côté. Il l’avait poursuivie, elle ne savait pas ce qu’il lui voulait. Mais en même temps, elle se sentait étrangement en sécurité avec eux. Ils l’avaient protégée du taré de la fac, l’avaient nourrie et ils ne semblaient rien attendre d’elle en retour.

 

Mais pouvait-elle vraiment faire confiance à de joyeux inconnus qui se baladaient avec une épée et l’avait amenée au milieu de nulle part sans qu’elle sache comment ? 

 

Le plus jeune des deux hommes, Rudy, se redressa à moitié. Il entrouvrit les yeux sous ses mèches rousses et, désorienté, il tendit une main tatouée d’arabesques noires vers elle.

 

— Kesskissepass ?

 

Lise se figea. Elle en avait réveillé un, il ne fallait pas tirer l’autre de son sommeil. Même si, d’après ce qu’elle avait vu, la charge d’un troupeau d’éléphants ne l’aurait pas dérangé. Elle… Elle voulait pouvoir réfléchir seule.

 

— Rien, chuchota-t-elle rapidement. Un cauchemar.

— D’accord…

 

Rudy n’avait pas fini de parler qu’il s’était rallongé et s’assoupit aussitôt. Lise attendit, immobile, le cœur étrangement calme.

 

Tous ses doutes et questionnements s’étaient envolés d’un coup.

 

Elle savait parfaitement ce qu’elle devait faire. Elle ne savait pas pourquoi, elle ne savait pas ce qu’elle trouverait, mais elle savait qu’elle devait partir.

 

Quelque chose l’appelait.

 

Elle le sentait au fond de ses tripes. Elle devait le retrouver.

 

Plus rien ne bougeait. Seules quelques ombres de rapaces volaient dans la nuit. Avec des gestes les plus lents et les plus silencieux possible, Lise réunit ses affaires dans son sac et remit ses chaussures. Elle s’éloigna vers la direction qui lui paraissait évidente.

 

Là où elle se sentait attendue.

 

~0~

 

La veille, elle était restée prostrée par terre, incapable de comprendre ce qui lui arrivait.

 

Juste une seconde. Des heures peut-être.

 

Ensuite, un flash lumineux l’avait éblouie et trois hommes avaient surgi de nulle part. Maxhirst, Rudy et Laor, conversant comme de vieux amis.

 

— J’y crois pas que cet enfoiré de Riesz soit parti sans moi ! Il m’aurait laissé moisir là-bas putain ! Merci beaucoup de m’avoir ramené Max ! Et merci aussi pour les soins, Rudy a bien failli m’avoir sur ce coup-là, avait-il fait en ébouriffant la tignasse rousse. T’as vachement progressé depuis la dernière fois ! Bon, je sens que je vais devoir éviter Eoiel quelque temps si je veux pas avoir des commanditaires mécontents sur le dos. Après tout, j’ai tout fait pour que ça foire. Je vais voir si Nélya est pas à Vianum ! Mes amitiés à Leihulm, c’était vraiment une joie de vous revoir !

 

Sur ces paroles prononcées gaiement et une tape sur l'épaule, Laor était parti d’une démarche presque dansante. Les deux hommes s’étaient alors occupés de Lise. Maxhirst avait rapidement sombré dans le sommeil, mais Rudy, après avoir enlevé ses protections, lui avait préparé de quoi manger et un endroit où dormir, comme si tout ça était banal.

 

Lise l’avait observé du coin de l’œil. Son tatouage, en particulier. Il recouvrait ses mains ainsi qu’une partie de ses avant-bras, sous forme d’étranges volutes noires. Elle ne savait pas ce que cela représentait, mais le dessin la mettait mal à l’aise. Pendant toute la soirée, elle était restée stoïque et silencieuse, incapable de trouver la bonne réaction à avoir. Derrière la prévenance de Rudy, elle se sentait surveillée en permanence. Mais en même temps… Elle ne se sentait pas menacée. Surtout gênée à cause d’un détail qu’elle ne parvenait pas à déterminer.

 

Rudy avait essayé d’engager la conversation plusieurs fois, mais il n’avait pas insisté face à son air revêche. Il s’était alors occupé dans son coin, lui jetant juste quelques coups d’œil… Elle n’aurait pas su les définir. Presque perplexes. Curieux. Mais pas du tout hostiles.

 

Après avoir longuement fixé son portable et son absence de réseau, Lise avait senti ses paupières se fermer d’elles-mêmes. Le trop-plein d’émotions, d’action, la nuit blanche… Tout cela lui était tombé dessus d’un coup, une fois la tension et le stress envolés.

 

Étrangement, elle se sentait en sécurité.

 

Le sommeil était venu avec une facilité déconcertante. 

 

~0~

 

Les heures passèrent, monotones.

 

Dans un premier temps, les herbes à perte de vue l’avaient agacée, sans plus. Lise s’était contentée d’avancer sans tenir compte de ce qui l’entourait. Mais, au fur et à mesure que sa soif augmentait, elle sentait la Colère poindre. Elle avait pris à boire dans son sac en partant, mais pas assez. Et la plaine s'étendait sans fin, sans aucun point d’eau à l’horizon ou la moindre trace de civilisation. Elle avait hésité un moment à faire demi-tour. Elle pourrait retrouver Rudy et Max. Ils s’occuperaient d’elle. Elle en avait la certitude. Il s’agissait sans conteste de la solution la plus sûre. Mais elle ressentait toujours cet appel, toujours aussi présent. Et c’était primordial, elle le sentait. Il fallait continuer.

 

Lorsque le soleil frôla le zénith, elle se changea pour enfiler un débardeur et un short court. Entre la chaleur et l’humidité d’un été tardif, elle transpirait beaucoup. Chaque inspiration lui brûlait la gorge. Sa vue se brouillait. Elle avait mal au crâne. Devant elle, le paysage n’évoluait pas : aussi vert et dénué de vie qu'à son départ. Elle n’aurait jamais cru devoir errer autant et subir une telle canicule. La météo des derniers jours annonçait plutôt de la pluie…

 

Quand ses jambes se mirent à trembler, Lise employa ses dernières forces dans la recherche d’ombre. Aucun arbre ne s’élevait dans la plaine. Il s’agissait inlassablement des mêmes herbes et des mêmes fleurs. Parfois un buisson. Mais où l’avaient-ils emmenée ? La veille, elle vagabondait dans les hauteurs de Lyon, à la recherche d’une planque tranquille. Maintenant, elle errait au milieu de nulle part, sans savoir à quelle distance se situait sa ville natale.

 

Ses pieds s’emmêlèrent et elle tomba. Elle n’eut même pas le réflexe de mettre ses bras en avant. Elle se sentait à bout. Pourtant, elle devait continuer. Malgré son crâne qui menaçait d’exploser, Lise restait lucide. Si elle s’évanouissait là, personne ne la trouverait et elle mourrait comme une idiote. Elle ne pouvait pas se le permettre. Quelque chose l’appelait toujours, de plus en plus fort. Au bout de quelques minutes, elle se redressa et reprit sa marche, plus incertaine que jamais. Même si sa vue devenait de plus en plus trouble, elle continuait, mécaniquement.

 

Elle n’était plus capable d’aligner deux pensées cohérentes.

 

La chaleur, la moiteur, la douleur, tout l’obsédait.

 

Jusqu’au noir total.

 

~0~

 

Le blanc.

 

Ce fut la première chose qui avait marqué Lise après son enlèvement. Elle s’était réveillée dans une pièce d’une propreté éclatante. Au début, ils étaient une quinzaine de personnes avec elle. Ils n’avaient aucun contact avec l’extérieur. Des plateaux de nourriture arrivaient par un petit panneau dans la porte ; l’approvisionnement en eau se faisait par un robinet. Ils ne se connaissaient pas. Des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards, des étrangers… Ils ignoraient tous pourquoi ils étaient là. Leur seul point commun était la ville de leur kidnapping : Lyon.

 

Les premiers jours, les plus dynamiques essayèrent d’enfoncer le battant en bois. L’un d'eux se déboîta l’épaule. La porte, elle, resta intacte. Ils tentèrent tous de comprendre la situation, de trouver un début d’explication à leur emprisonnement. Certains criaient à la persécution, mais nul n’en comprenait les raisons. D’autres pensaient être devenus des cobayes de laboratoire, mais après quelques jours, il s’avéra qu’on ne testait rien sur eux. Alors ?

 

Au bout d’une semaine, un enfant montra des signes anormaux de fatigue. Il passait ses journées à dormir sans réussir à récupérer et les adultes avaient de plus en plus de peine à le tenir éveillé suffisamment longtemps pour l’alimenter. Un matin, on le retrouva complètement immobile, la peau gelée. Mort dans son sommeil. Personne ne comprit la cause du décès. Il mangeait et buvait la même chose que les autres. Comment pouvait-on mourir d’épuisement en passant son temps à dormir ? Malgré le cadavre, la porte ne s’ouvrit pas.

 

L’ambiance dans la prison devint plus que pesante.

 

Au fil des jours suivants, plusieurs personnes tombèrent malades. L’une cracha du sang, une deuxième éprouva des difficultés à respirer, une autre vomissait sans fin. Tous présentaient des symptômes différents, qui empiraient à des vitesses variables. Mais l’issue restait toujours la même. La mort. Quand l’état général des captifs dégénéra, la porte s’ouvrit pour la première fois. Des hommes étrangement habillés pénétrèrent à l’intérieur et évacuèrent les corps qui empestaient. Aucun prisonnier ne les agressa ; personne n’essaya de s’enfuir. La terreur régnait en maîtresse absolue.

 

Certains tinrent plus longtemps que les autres. Au début, leur éducation les incita à prendre soin des plus faibles. Rapidement, la peur d’être contaminé poussa l’égoïsme à son paroxysme. Tous finirent par dépérir, à peine capables de s’occuper d’eux-mêmes.

 

Tous sauf Lise.

 

Elle se sentait dans une forme olympique. À garder une trop bonne santé, elle s'était attiré des regards mauvais. Elle avait dû jouer la comédie et simuler une toux pour se protéger des soupçons.

 

Jusqu’au jour où il ne resta plus qu’elle en vie, seule dans la grande salle blanche au milieu des derniers cadavres. Toujours en parfaite santé.

 

L’enfer commença peu après.

 

~0~

 

Il trouva Lise exactement à l’endroit indiqué par le dieu Ludificus. Il n’avait même pas eu besoin de chercher, juste d’attendre que la jeune femme s’écroule d’une insolation à quelques mètres de lui. Les prédictions de l’Oracle étaient décidément d’une incroyable précision.

 

Il s’agenouilla à côté d’elle et sortit une gourde pour humidifier un tissu qu’il glissa entre les lèvres de l’inconsciente qui délirait, se débattant contre des monstres invisibles. Il aurait été idiot et contre productif qu’elle meure maintenant, perdue au milieu de la plaine de Fyh. Il toucha son front, brûlant. Il faudrait qu’il s’occupe d’elle un minimum, pour qu'elle se porte bien. Mais avant…

 

Il chercha dans sa poche une broche, porteuse d’un sortilège très particulier. Unique.

 

— Tu sens les Fragments comme personne, jeune fille. Ta sensibilité est incroyable. C’est d’ailleurs pour ça que tu es venue, attirée par la Rose des Esprits que je porte. Mais pour que tout se passe comme prévu par l’Oracle, nous allons devoir endormir cette capacité.

 

Il posa le bijou sur le front de Lise et il s’illumina l’espace d’un instant. Bien bien. Une bonne chose de faite. La suite des événements se déroulerait comme il se devait. Il ne lui restait plus qu’à s’occuper de la jeune fille et à allumer un feu pour signaler sa présence. Il porta la main à son cou, là où il conservait la Rose des Esprits depuis de nombreuses années, à la demande de l’Oracle. Bientôt, on la lui réclamerait. Il ne lui resterait ensuite qu’à observer et à attendre.

 

Jusqu’à une mort salvatrice.

 

~0~

 

Enfermée dans la grande prison blanche, Lise attendait la mort avec terreur. Elle n’avait pas peur que sa vie s’achève. Elle avait peur que la mort arrive en retard, que de nouvelles horreurs lui soient imposées avant de trouver le repos.

 

Seule survivante parmi tous les prisonniers, des hommes étranges avaient tenté de communiquer avec elle. Sans succès. Leur langue n’évoquait rien pour elle. Ils l’avaient alors traînée hors de la salle et les « expériences » avaient commencé. Ils l’avaient forcée à courir sans fin : dès qu’elle arrêtait, ils la battaient. Ils l’avaient privée de nourriture, d’eau ou de sommeil pour observer ses réactions. Ils l’avaient droguée aussi. À son réveil, une nouvelle cicatrice zébrait son corps, sans qu’elle puisse comprendre comment elle avait pu apparaître et guérir si rapidement. Malgré la douleur et la fatigue, elle ne tombait pas malade. Elle le souhaitait pourtant, parce qu’elle savait qu’il n’y aurait pas d’issue heureuse à son calvaire.

 

À chaque test, il était présent.

 

Son bourreau. Un sadique sans limites.

 

La première fois qu’elle l’avait vu, elle l’avait cru de son côté. Contrairement à tous les autres, il lui souriait toujours. Il chantait même souvent, d’une voix très claire et douce, cristalline. Son expression douce lui donnait un aspect bizarre à cause de ses larges poches violacées sous ses yeux bleus et des longues mèches d’un roux terne qui pendaient pitoyablement de chaque côté de sa tête. Il aurait eu besoin de sommeil et d’un bain plutôt que de passer son temps à l’observer de loin. Ridiculement grand et fin, il évoquait un fétu de paille que n’importe qui aurait pu briser. Pourtant, tous l’évitaient, comme dérangés par sa présence.

 

Lise avait rapidement compris pourquoi.

 

Les autres l’étudiaient comme un rat de laboratoire, sans jamais montrer la moindre émotion. Lui s’épanouissait de la voir souffrir, s’émerveillait à chaque fois qu’elle s’écroulait. Lors des séances de passage à tabac, il levait et abattait son bâton avec une joie non dissimulée et les autres devaient l’écarter de force pour l’arrêter. Cela le faisait rire. Son magnifique chant annonçait inlassablement l’enfer. Parfois, il plantait sans raison un couteau dans la chair de Lise, comme pour vérifier que le sang coulerait bien ou qu’elle ne parviendrait plus à courir avec les tendons d’Achille coupés. Son bourreau. Chaque jour, elle redoutait toujours de le voir derrière la porte, et chaque jour, il l’attendait comme un amoureux éperdu.

 

Quand on la sortait de sa prison aseptisée, Lise découvrait un environnement à la fois étrange et archaïque. Elle fut plusieurs fois témoin de phénomènes extraordinaires. Des objets volaient, des hommes faisaient apparaître du feu au bout de leurs doigts sans se brûler. Elle devenait folle. Il s’agissait de la seule explication possible. Elle n’apercevait jamais aucune trace de technologie, mais elle avait pourtant la nette impression de se trouver dans un laboratoire. En tout cas, ses geôliers se comportaient comme de vrais petits scientifiques. Et elle servait de cobaye. Elle ne savait pas ce qu’on attendait d’elle, ce qu’elle avait de spécial. Pourquoi avait-elle survécu et pas les autres ? Que comptaient-ils apprendre en la poussant à bout ? Qu’est-ce qu’ils espéraient ?

 

Au début, Lise pensait sans cesse à sa famille. Surtout à sa tante. Ils devaient être morts d’inquiétude. La recherchaient-ils toujours ? Et Camille ? Son éternelle amie, si gentille, si sensible ? Elle n’osait pas imaginer dans quel état elle se trouvait. Et Thomas, ce putain d’enfoiré ? Avait-il avoué l’avoir sacrifiée pour se protéger ou s’était-il donné le beau rôle ? Elle l’avait haï. Elle s’était sentie trahie. À présent, elle se sentait juste désespérément seule. En plus de sa liberté, elle avait perdu ses illusions sur celui qu’elle aimait.

 

Maintenant, elle ne voyait plus l’intérêt de réfléchir. Ça ne servait qu’à remuer ses plaies et se faire souffrir. De toute façon, elle n’en était plus capable. Elle se contentait désormais de réagir instinctivement au monde extérieur. De plus en plus animale, de moins en moins humaine, terrorisée par le moindre bruit. Son calvaire la détruisait petit à petit, ne laissant d’elle qu’une enveloppe creuse. Elle voulait mourir.

 

Même ce repos lui était refusé.

 

~0~

 

Le réveil n’avait pas encore sonné.

 

Qu’est-ce qui l’avait sorti du sommeil ? Un soûlard avait dû beugler dans la rue. Quelle heure… ? Peu importe. Lise se retourna dans son lit et essaya de se rendormir. Dire que d’habitude, son frère devait hurler dans l’appartement pour qu’elle daigne émerger. Là, elle se sentait juste de mauvaise humeur. Tout s’alliait contre elle pour l'empêcher de se reposer. Les draps revêches, l’odeur bizarre, les échardes dans ses bras… Lise ouvrit brutalement les yeux. Elle se redressa sur son matelas, complètement perdue. Des murs en bois massif, un mobilier restreint au minimum, un broc et une bassine. Ce n’était pas sa chambre.

 

Lise resta plusieurs minutes sans comprendre. Puis, petit à petit, les souvenirs ressurgirent, péniblement. Encore. L’alarme incendie et le monstre de la fac, la fugue, la basilique. Les combats, l’enlèvement et la plaine. Et des cauchemars brumeux aussi, qui se dissipaient avant qu’elle parvienne à les saisir. Comment s’était-elle retrouvée là ? Elle joua avec sa longue tresse, en partie défaite, tout en réfléchissant. Quelqu’un avait dû la trouver inconsciente et l’amener jusqu’ici. Un bon samaritain désintéressé ou espérait-on quelque chose d’elle en échange ? Lise se leva et se déplaça sans bruit dans la pièce.

 

Elle vit par la fenêtre qu’elle se trouvait à l’étage. Elle ne reconnaissait rien dehors. Elle surplombait quelques habitations rustiques, dignes d’une reconstitution du Moyen-Âge. Dans la rue, quelques enfants aidaient une femme à porter du linge jusqu’à une rivière. Leurs vêtements paraissaient en tissu grossier, cousus plus pour l’aspect pratique qu’esthétique. Lise croisa le reflet de ses yeux verts et s’éloigna de la vitre. Ses traits tirés la dérangeaient. Sans réussir à s’expliquer pourquoi, se voir diminuée la mettait profondément mal à l’aise.

 

Elle s’adossa contre un mur et réfléchit. Dans les environs de Lyon, elle ne connaissait aucun lieu du genre. Comment l’avait-on transporté jusqu’ici ? Combien de temps avait-elle dormi ? Elle pouvait se trouver n’importe où. Sans y faire attention, elle porta la main à son cou pour chercher sa croix. En vain. Elle ne savait pas à qui se fier, à part à elle même. Elle était moralement à bout. Tout s’enchaînait beaucoup trop vite.

 

Et puis l’appel…

 

Elle regarda par la fenêtre. Près de la rivière, un homme vêtu de rouge et or attendait que le temps passe. Oui, elle devait aller le voir, et…

 

Elle se rendit compte qu’elle ne sentait plus rien. Ses tripes ne lui disaient plus rien. Elle avait eu une vague intuition, et puis c’est tout. Est-ce qu’elle avait rêvé un peu plus tôt ? Est-ce qu’elle commençait à devenir folle ? Pourquoi croire que… il fallait qu’elle se change les idées. Tout de suite. Des vêtements locaux étaient posés en évidence sur la commode, s’il y avait de l’eau dans la bassine, elle pourrait se rafraîchir un peu. Et après…

 

Elle ne savait pas.

 

Pas du tout.

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Ysaé
Posté le 01/05/2020
Salut!
Je commence à vraiment me prendre dans la dynamique de ton histoire, mais je m'arrête pour t'écrire un petit commentaire ;)
Tu as un procédé d'écriture unique, où les scènes s'entrecroisent et s'entremêlent avec logique. C'est un exercice difficile et jusqu'ici rien ne m'a gêné, tout se tient.

J'ai particulièrement aimé le passage avec le kidnapping et l'emprisonnement, l'ambiance pesante, terrifiante et incroyable (au sens premier du mot) est vraiment bien retransmise.

Je me pleins de questions, j'ai envie de savoir pourquoi Lise est aussi forte et pourquoi on s'intéresse à elle.
J'ai moins d'empathie pour Calume qui m'agace avec ses préjugés, sa façon de tout ramener à la magie alors quelle n'a pas de pouvoir et son apathie (ce n'est pas une critique, je te dis juste comme je perçois le personnage). J'imagine quelle va évoluer et je me demande comment.

J'ai vu une répétition du mot douce un peu plus haut, sinon vraiment rien à redire.

A+
Flammy
Posté le 03/05/2020
Coucou !

C'est bon signe si tu es prise dans le rythme =D J'ai beaucoup travail sur l'enchaînement des scènes donc c'est vraiment cool si ça fonctionne <3

Pour les questions sur Lise, les réponses vont commencer à apparaître dans le prochaine chapitre sur Lise ^^

Et ne t'inquiète pas pour Callune, je ne le prend pas pour une critique, chacun perçoit/aime les personnages de façon différentes et c'est plutôt cool je trouve ^^ Et pour son évolution, faut voir :p

Merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire <3
Géraud
Posté le 18/04/2020
Le chapitre le plus mystérieux jusqu'ici ! Intrigantes, ces phases de rêves… Ou de souvenirs qu'elle n'a jamais eu. Peut-être une vie antérieur… Un monde parallèle…

il y a un passage que je n'ai pas compris par contre :

'Il trouva Lise exactement à l’endroit indiqué par le dieu Ludificus. Il n’avait même pas eu besoin de chercher, juste d’attendre que la jeune femme s’écroule d’une insolation à quelques mètres de lui.'

Il était vers elle mais elle ne l'a pas vu… ?

Sinon, juste une petite coquille au début je crois ?

' Lise ne l’avait pas entendu(e?). '
Flammy
Posté le 19/04/2020
Coucou !

En effet, c'est mystérieux et ça pourrait être pas mal de choses ^^ Mais il va y avoir des réponses assez rapidement là-dessus, pas d'inquiétude =D

Pour le passage non compris, il était pas loin mais Lise était dans un tel été comateux/pas bien qu'elle ne l'a pas vu ^^ (A ce moment là, elle ne voyait plus grand chose ^^")

Merci beaucoup pour la coquille =D Un très grand merci pour ta lecture et ton commentaire !

Pluchouille zoubouille !
Everjean
Posté le 02/01/2020
Hello again o/

Décidément avec Lise, on ne s'ennuie pas ! Quoi qu'avec la fin du chapitre précédent, on se dit que ça va sans doute bouger également avec Callune !

Ce chapitre m'a vraiment bien plu, il soulève quelques questions. Evidemment, on se demande d'où sort la partie en italique. Est-ce un souvenir ? Probable vu qu'on parle de Thomas. Peut-être alors un souvenir qu'elle aurait occulté ? Peut-être est-ce là qu'elle aurait rencontré pour la première fois Max et Rudy ?

J'ai vraiment hâte d'en savoir plus, décidément. La pauvre va vraiment de déconvenues en déconvenues, le calvaire ne semble jamais s'arrêter.

Ps : "Des vêtements locaux étaient posés en évidence sur la commode, s’il y avait de l’eau dans la bassine, elle pourrait se rafraîchir un peut." => Il y a une faute à peu !

A bientôt
Flammy
Posté le 02/01/2020
Coucou =D

Je suis contente de voir que cela plaît toujours \o/ C'est toujours un peu ma hantise, que cela finisse par lasser ou ne pas plaire ^^

Le début est en effet plus actif avec Lise, mais normalement, parfois cela sera l'inverse, faut bien que tout le monde s'amuse ^^

Pour les parties en italique, je ne dis rien, les réponses viennent rapidement !

Merci pour la faute, je m'en vais corriger ça !

Encore une fois, merci pour les retours !

Pluchouille zoubouille !
tiyphe
Posté le 13/12/2019
Coucou !

Ce chapitre est super intéressant ! Au point que je n'ai pas fait de relevé pendant la lecture, j'étais trop prise dans l'histoire ahah et rien ne m'a choquée.

J'ai juste écrit ça dans mon bloc note xD :

"il saisit le bras de Lise et tira dessus pour la déséquilibrer. Complètement prise au dépourvu, Lise chuta sans pouvoir se rattraper. Thomas détala sans se retourner."
-> Non mais quel connard ce Thomas !

Olala c'est quoi ce passage super glauque dans la pièce avec les gens qui meurent ! :o C'est un rêve ? Ou alors Lise rêve de la prairie verte /o\ (ceci est un bonhomme qui se tient la tête xD)

Bref du coup, je reviens au commentaire, comme dit précédemment, j'étais vraiment paumée avec ce passage en italique par rapport à l'autre, mais dans le bon sens du terme (je viens de lire le com d'Aliv et ta réponse).
A force des scènes j'ai imaginé que si ce n'était pas un rêve c'étaient des souvenirs et donc tu le confirmes effectivement à Aliv.

Personnellement je trouve ça bien amené, si on aime être perdue et surprise par l'auteur.e comme moi, c'est super, tu dévoiles ce qu'il faut.
Pour ceux qui auraient un peu plus de difficultés, peut-être que tu peux insister un peu dans la partie de l'histoire normale (pas en italique) l'aspect cauchemar au réveil. Mais ce n'est qu'un supposition, y a peut-être mieux comme idée ;)

Voilà, je continue ma lecture tranquillement et avec plaisir ;)
Flammy
Posté le 26/12/2019
Coucou !

Contente que ce chapitre t'ai plu =D Surtout au point de ne pas relever les fautes :p

Oui oui, je confirme, Thomas est un connard fini ! Pour le rêve, ça sera normalement explicité un peu dans le chapitre suivant de Lise, faudra me dire si c'est compréhensible ou pas ^^

Pour l'aspect cauchemar à insister, c'est pas bête, je note. Parce que bon, le chapitre suivant, avec l'alternance, c'est "loin" ^^"

Merci beaucoup pour ta lecture et tes retours <3

Pluchouille zoubouille !
Aliv
Posté le 09/10/2019
Ce chapitre est bien écrit, mais j'ai été rapidement perdue par les différentes histoires. Et je ne comprends pas ce double récit.
J'espère que les autres chapitres seront plus simple à suivre.
Flammy
Posté le 18/10/2019
Coucou !

Oh, je suis désolée que le double récit t'ai perdu :/ L'idée, c'est qu'il y a la suite "normale" de l'histoire et qu'en italique, il y a des réminiscences du premier passage de Lise sur Kaea. En espérant que cela t'aide à te repérer un peu ;)

Merci pour ta lecture et ton commentaire !
Aliv
Posté le 18/10/2019
Merci pour les informations. C'est beaucoup plus clair pour moi.
Hinata
Posté le 22/09/2019
Oh là là mais il est tellement puissant ce chapitre !
Des deux histoires de Lise qui se déroulent ici je ne sais pas laquelle est la plus intrigante x)
Les deux réveils où elle se croit dans son lit m'ont un peu dérangé par leur similarité, j'avais l'impression de lire deux fois la même chose, mais en même temps c'est plutôt cohérent, et puis ça donne une impression de "sans-issue" et "d'éternel recommencement" qui n'est pas dénuée d'intérêt je trouve ...

Nan mais Rudy qui se rendort direct x) Il est pas beaucoup décrit mais je l'imagine beaucoup trop chou ce personnage, et puis les tatouages quoi <3

Petite remarque sur les dialogues à l'arrivée du trio : cette réplique du gars-yeux-rouges (ouais, j'ai pas encore TOUS les noms) [ "Cet enfoiré de Riesz est parti sans moi ! Il m’aurait laissé moisir là-bas. Merci beaucoup de m’avoir ramené Max ! Et merci aussi pour les soins !" ] je trouve qu'elle fait trop clairement phrase-qui-explique-la-situation-au-lecteur. Tu peux donner ces infos un peu plus subtilement je pense, parce que là c'est pas naturel DU TOUT x) (des petits "j'arrive pas à croire que..." ou "heureusement que..." pourraient enrober un peu les infos d'une subjectivité propre aux dialogues

J'aime trop la scène où le gars trouve Lise frappée par l'insolation et qu'il a plus qu'à la ramasser x) Un enlèvement tranquille posey comme on les aime ^^ Et le truc qu'il lui fait pour enlever son "instinct", c'est troooop bien ! (et j'adore la façon dont tu montres l'effet de ce "sort" au réveil de Lise ! )

A tout de suite pour le dernier com du Week-end ;)
Flammy
Posté le 22/09/2019
Coucou !

Je suis contente que ce chapitre te plaise <3

Pour les deux réveils, c'est exactement ça ^^ A chaque fois, Lise aimerait être de retour au point de départ, mais bon, ça marche pas trop ^^" Après, si c'est vraiment trop ressemblant, je peux essayer de voir.

Rudy a pas beaucoup dormi ces derniers jours, faut lui pardonner :p Mais on en apprendra plus sur Rudy, pas d'inquiétude ^^

Je note pour l'arrivée du dialogue, faut vraiment rendre ça plus naturel ^^

Merci pour ta lecture et ton commentaire =D

Pluchouille zoubouille !
Keina
Posté le 21/09/2019
(Bon, alors, déjà : j'ai lu jusqu'au chapitre I.6 en croyant que tu avais dit qu'il avait été mis à jour, mais après un bref allez-retour sur ton JdB j'ai un gros doute et je crois que j'ai fait une boulette, en fait. T_T Bon, pas grave, j'essaie de l'effacer de ma mémoire et je le relirai quand tu l'auras vraiment mis à jour.)
Ouah, c'est assez effrayant ces réminiscences sur Lise ! Mais ça lui est arrivé quand ? Il y a pas longtemps, du coup, non ? J'avoue, je ne me souviens plus bien de ce que tu disais au début, mais il me semble qu'il y a une histoire qui a isolé Lise des autres, c'est bien ça ? En tout cas, elle est définitivement "à part", et Thomas est un bel enfoiré ! xD
Dans le présent, elle n'est plus en danger, mais pas pour autant tirée d'affaire j'ai l'impression. Je ne sais pas trop sur quel pied danser avec ses "sauveurs"... d'où viennent-ils ? Et que savent-ils sur elle ? Ils n'ont pas vraiment cherché à la rassurer ou à lui expliquer les choses... Maintenant, je me demande... est-elle dans le même monde que Callune, ou dans le troisième monde (je penche pour la deuxième hypothèse, ceci dit) ? Parce que maintenant je brûle d'envie qu'elles se rencontrent toutes les deux, mais j'imagine que tu n'as pas prévu ça pour tout de suite...
Flammy
Posté le 21/09/2019
Coucou !

Alors, tout dépend de quand tu as lu le I.6, mais de mémoire, je l'ai mis à jour hier soir, ou avant hier soir, je ne sais plus ><" Mais si tu as lu aujourd'hui, c'est bon ^^ Après, ya pas non plus des masses de trucs qui ont changé dans ce chapitre, donc ce n'est pas dramatique =D

Alors, il y a deux choses au début sur le passé de Lise. Ya un an plutôt, du jour au lendemain, elle quitte Thomas et change un peu d'habitude de vie, et ya l'agression quelques semaines plus tôt, qui réveille sa Colère ^^

Et oui, Thomas est un connard xD Et oui, elle est à part, même si bon, c'est délicat de savoir en quoi ^^ Pour ses sauveurs, tu en sauras plus dans le prochain chapitre de Lise =D

Hum, je préfère casser tes espoirs maintenant, la rencontre Lise/Callune, c'est à la fin du tome 2 ='D Ya encore le temps ^^"

Merci pour ta lecture et ton commentaire <3

Pluchouille zoubouille !
Jibdvx
Posté le 19/09/2019
HoHoHooo ! Alors je ne m'attendais pas à ça comme révélations ! Des tests sur des humains ? Lise est-elle vraiment humaine ? Le mystérieux personnage semble en savoir long. Tant de questions et un rythme qui reste fluide malgré tout ! C'est vachement bien tout ça.
Flammy
Posté le 19/09/2019
Coucou =D

Oui, ya eu des trucs pas glop dans le passé x) Lise pas humaine ? Peut-être, peut-être pas ^^ En tout cas, ça fait plaisir de voir que tout ça t'intrigue =D

Merci pour ta lecture et ton commentaire =D Pluchouille zoubouille !
Léthé
Posté le 05/09/2019
De nouvelles informations \o/ Je l’avais encore jamais vu ce mec bizarre qui lui colle un bijou sur le front ! À mon avis, quelqu’un essaye de diriger la destinée de Lise et je pense que ça va pas lui plaire du tout (d’ailleurs, si quelqu’un meurt, ça me plaira pas non plus !). Je me demande si ça a un lien avec Felozis aussi, mais le mec bizarre a parlé de Ludificus donc... On verra bien !

Je trouve ça pas plus mal d’avoir ce nouveau point de vue, ça ajoute beaucoup de tension. On comprend que Lise est attirée par lui, donc ça doit vouloir dire qu’elle peut repérer des choses très spécifiques. Est-ce qu’on en saura plus en lisant ? Ce serait dommage qu’on en apprenne pas davantage, c’est intriguant :o

J’allais dire « allez, je vais continuer sur ma lancée », mais je suis au I.6 donc en fait non XD J’attendrai que tu mettes à jour !
Ah et j’ai lu le chapitre précédent évidemment (sur Caca), mais j’avais déjà laissé anciennement un commentaire (ça fait SI LONGTEMPS) et je voulais le laisser tel quel, donc j’ai rien rajouté. Surtout qu’en général j’ai moins à papoter sur l’arc de Caca (même si elle se faisait choper par les gardes à la fin !!)
Flammy
Posté le 07/09/2019
Le mec bizarre est en effet un ajout qui a eu lieu je sais plus quand ='D J'ai beaucoup trop de versions de ce début, c'est flippant xD Le mec bizarre a aussi parlé des prédictions de l'Oracle, et pour le coup l'Oracle, c'est bien Félozis ^^ Mais oui, quelqu'un se lance dans la manipulation, après, pour savoir si ça va marcher...

Et oui, tu finiras par en savoir plus, notamment sur ce qui attire Lise, mais pas de suite ='D Toute la première partie de CE se concentre vraiment sur la mémoire de Lise, et après, attaquer vraiment les choses sérieuses qui font mal :p

Et en réalité, techniquement, ce chapitre n'était pas à jour quand tu l'as lu ^^ Mais j'ai juste modifié deux trois fautes donc bon. SAVA.

Oui, si longtemps pour le dernier com' ='D On était si jeunes et innocentes à l'époque. Tu as changé, et pas moi ! <3 Je sais bien que tu préfères Lise, mais un jour, tu vas kiffer Caca \o/ Je sais pas quand, mais je ferai en sorte que ça arrive, quitte à la maquer en trouple avec Max et Lei pour que tu finisses par l'accepter :p Comment ça faut pas faire ce genre de choses ? :p
Isapass
Posté le 21/04/2018
Dans ce chapitre, tu joues avec les nerfs du lecteur ! Je pensais qu’on allait en savoir plus sur l’endroit où Lise était arrivée (même si je pense que c’est quelque part en Atlantis), mais en fait, pas tellement. On a envie de lui crier de rester avec Rudy et Maxhirst. Quelle idée d’aller se perdre dans la pampa ! Et cette histoire d’appel… Grrr !
 
Le paragraphe qui commence par « Elle s’adossa contre un mur et réfléchit. » est un peu déconcertant : c’est surprenant qu’elle ne se pose des questions que maintenant. Apparemment ça n’a pas été le cas pendant la soirée avec Rudy. D’ailleurs, elle ne lui a posé aucune question, c’est bizarre. Et elle croit qu’elle devient folle parce que le sentiment d’appel qu’elle a ressenti avant n’est plus là. Par contre, elle ne croit pas qu’elle est devenue folle en étant téléportée dans une plaine et en voyant apparaitre les deux autres à côté d’elle dans un éclair… Ca manque un peu de logique, même dans les conditions très étranges où elle se trouve. Peut-être que tu pourrais rajouter quelques questionnements au début.
Quant à la partie enlèvement/séquestration/laboratoire… alors là tu tortures vraiment le lecteur 😉 ! Au début, j’ai cru que tu racontais l’agression évoquée au chapitre 2, qui a valu à Lise de se faire regarder de travers parce qu’elle a cassé la gueule à son agresseur. Mais en fait, non…
Quelle classe, ce Thomas, quel gentleman ! C’est horrible ce qu’il fait.
Et ensuite, les gens qui meurent petit à petit et les expériences pratiquées sur elle, ça glace le sang !
Ma réaction : viiiiiiiite la suiiiiiite !
 
Détails :
-         « Et le hululement des chouettes ses oreilles ? » : DANS ses oreilles ?
-         « Il chercha de sa poche une broche, enchantée avec un sortilège très particulier. » : DANS sa poche. Et je mettrais plutôt « par un sortilège » ou « porteuse d’un sortilège » (pinaillage 😉 )
-         « Il aurait probablement eu davantage besoin de sommeil et d’un bain plutôt que de passer son temps à l’observer de loin. » : je trouve cette phrase un peu lourde à cause de l’enchaînement des adverbes « probablement », « davantage », « plutôt ». Elle gagnerait à être simplifiée, même si elle reste tout à fait compréhensible. Peut-être « Il semblait avoir besoin de sommeil et d’un bain plutôt que de passer son temps à l’observer » ?
« Des objets voler, des hommes faire apparaître du feu au bout de leurs doigts sans se brûler. » : l’infinitif n’est pas justifié dans cette phrase, même en considérant la précédente. L’imparfait fonctionnerait bien : « Des objets volaient, des hommes faisaient apparaître du feu… »
Flammy
Posté le 19/09/2019
Re coucou !

Ahah, désolée de jouer ainsi avec tes nerfs :p Je pense qu'à la base, ce n'était même pas fait exprès xD Mais si ça fait souffrir un peu le lecteur <3 *sadisme powa*

Hum. Pour les questionnements au mauvais moment, je note ! J'aurai beaucoup souffert sur ce chapitre ='D Mais ce que tu dis est fortement pertinent, donc faudra revoir ^^

Pour les passages en italiques, contente que ça te plaise <3 Même si, clairement, c'est pas trop glop et que Thomas est l'ultime connard xD

Merci beaucoup pour le relevé <3 Et pour le commentaire =D

Pluchouille zoubouille !
Dédé
Posté le 08/12/2016
Que de joie dans ce chapitre ! Ahahaha !  
J'ai été obligé de relire plusieurs fois tellement je n'y croyais pas pour Thomas... Comment a-t-il osé ? J'espère qu'on le reverra et qu'il mourra au moins dans d'atroces souffrances, ou pire encore ! Je compte sur toi pour ça, Flaam !! 
On peut dire que tes personnages en bavent et que Lise ne fait pas exception ! Le fait qu'elle soit l'objet d'expériences sordides, j'ai adoré ! Une sacrée survivante, cette Lise !! 
Et j'ai eu l'impression à un moment qu'on a là une histoire avec plusieurs réalités alternatives. Ou plusieurs réalités, tout court. L'heure matinale m'embrouille légèrement le cerveau... Mais je n'ai pas vraiment su si les passages en italique étaient des retours en arrière, ou des moments d'une réalité autre que Lyon, ou des retours en arrière sur des moments d'une réalité autre que Lyon. Mais à la fin, elle se rappelle encore de Lyon, du psychopathe de la fac...etc. Donc... Donc... AAAAAAAH ! Je ne sais plus... *bobo au cerveau*
Bref, Flaam', sache que j'adore toujours autant et que... et que... I'll come back !! :D 
 
Au cours de ma lecture, voici les quelques coquillettes croquantes sur lesquelles je suis tombé :
Les herbes folles ondulaient à perte de vu, sous un ciel remplit d’étoile. --> rempli
Les yeux rivés à son portable, cherchant du réseau, Lise s’était contentée d’avancer sans tenir compte de ce qui l’entourait. --> sur
Aprésent, elle se sentait juste désespérément seule. --> À présent
Elle ne savait pas à qui se fier, à part à elle même --> elle-même
Flammy
Posté le 08/12/2016
Ba oui, c'est un chapitre joyeux, je vois pas le souci =o Si tu savais, yen a des tellements pires :p Et Thomas est tout mignon par rapport à d'autres personnes :p
Oui, Lise fait partie des persos qui ont pris cher, ça a pas toujours été très drôle pour elle x) Mais bon, ça occupe au moins _o/ 
Houlala, je pense que c'était l'heure matinale, parce que normalement, ça ne doit pas être si compliqué que ça à comprendre ^^" C'est "juste" des souvenir du passé de Lise, des souvenirs dont visiblement, elle ne se souvient pas :p Après, le pourquoi du comment, il va falloir attendre pour le découvrir <3 
Sache que je t'attend de pieds fermes ! 
Et encore une fois, un gros merci pour les coquillettes, ta lecture et le commentaire <3 
Dédé
Posté le 31/12/2019
Lise en bave toujours autant. Ravi que ça n'aie pas changé dans la réécriture ! :P

Je continue de me mettre à jour avant de lire la suite. Doucement, mais sûrement ;)

Coquillette à la fin du chapitre : elle pourrait se rafraîchir un peut. --> peu
GueuleDeLoup
Posté le 18/09/2016
Coucou, je viens faire ma petite béta sur les chapitres 6 et 7 :D
<br />
La prison :
<br />
<br />
« Parfois, de petites taches vertes s’épanouissaient entre deux pierres. »
<br />
Ce n'est pas non plus très important mais cette phrase me laisse perplexe. Je verrai des tâche sur des pierre mais pas entre. Echanger avec la moisissure de la phrase d'avant.
<br />
« Callune se sentait vide de toutes pensées, étrangement déconnectée de la réalité. Le froid, insidieux, la fit frissonner et elle serra machinalement ses bras contre elle. »
<br />
Un moment intéressant pour parler de l'insensibilité de Callune ?
<br />
« Un instant de flottement figea la scène. Visiblement, les dimidius avaient rapidement perdu l’habitude de son… langage de fiottes comme Hawk l’avait appelé » 
<br />
Je mettrais des « » autour du langage de fiote :D.
<br />
« Le froid lui transperça rapidement les os, mais elle se retint bien de se plaindre. »
Même remarque que plus haut, suite à notre conversation ^^.
<br />
« Il montra trop d’entrain, le tissu et la lame se teintèrent de rouge. »
Ca me paraît un peu bizarre. Pour que le tissous ET la lame soit rouge et il faut déjà une bonne blessure et Noélia ne crie même pas ? Ca n'est pas très naturel.
<br />
« Un dimidius aux cheveux mousses » ça sous entend couleur mousse je crois, donc pas d'accord.
<br />
« Aucun sens de l’humour. » Je ne comprend pas ce que tu veux dire par là.
<br />
« Elle n’avait pas entendu Hawk revenir dans la cellule. » Je pense qu'il n'est pars revenu tout seul et vu l'état de la prison, ça m'étonnerai que la porte soit bien huilée. Sois Callune aurait dû l'entendre, soit il faut insister plus sur l'état d'hébétude de Callune.
<br />
« Il continua pendant de longues minutes à s’occuper de ses blessures en l’ignorant.
 -Pas la peine, cracha-t-il. Ça ne sert à rien à part m'énerver, alors tes remords, tu te les gardes. »
Ce long silence avant la réponse contraste avec la violence du « cracha ». C'est un bug de rythme : soit il crache tout de suite, soit il répond plus calmement et froidement plus tard.
« Officiellement, t’es une dimidius. » Pourquoi ? Ca ne pourrait pas les sauver qu'elle soit princesse d'un royaume de mage ? En plus ils ne la connaissent pas alors ils ne peuvent pas savoir qu'elle a été renié ?
« J’aimerais roupiller un peu mais avec toi qui taupine à côté »
Taupiner ? Qu'est ce que ça veut dire ? Faire la taupe ?
« Ça fait des heures qu’t’es réveillée et tu te demandes que maintenant ?! »
Elle lui a posé une question au réveil mais il l'a envoyée balader, donc cette réflexion est bizarre.
<br />
Errance :
<br />
« Elle tiqua de nouveau en apercevant Maxhirst. Il lui rappelait tellement Manue que cela en devenait gênant. »
Pouet ! Sit Manu et Maxwell sont la même personne, soit il y a un lien entre ces trois personnes qui sont toutes dans des mondes différents. Lien lien lien !!!!
« Avec des gestes les plus lents et les plus silencieux possible, Lise réunit ses affaires dans son sac et remit ses chaussures. »
Elle a sortit ses affaires de son sac ? Et la veille, elle s'est endormie sereinement avec eux et là elle se réveille et se dit qu'il faut se barrer ? C'est quand même super louche.
« Il lui suffisait de trouver du réseau et d’appeler la police. Après avoir passé des heures à fuir les forces de l’ordre, c’était ironique, mais elle ne voyait que cette solution. »
C'est un peu trop ironique : Elle avait peur de la police quand sa vie était en danger mais maintenant que ça a l'air d'aller elle veut les appeler ?
« Des hommes étrangement habillés pénétrèrent à l’intérieur »
Tous le passage du laboratoire, je m'étais imaginé que ça se passait dans notre monde. Tu pourrais préciser en quoi les vêtements étaient bizarre pour que le lecteur comprenne dans quel monde Lise se trouve. Je te conseille aussi de décrire l'endroit où Lise est tortué. Lesmurs blancs ne ressemblent pas non plus trop au monde de Rudy et co.
« prison aseptisée »
C'est possible d'avoir un univers aseptisé dans ce monde ?
« Des objets voler, des hommes faire apparaître du feu au bout de leur doigts sans se brûler. »
Tout ça va dans le sens du monde de Rudy mais ce serait cool de préciser que ce sont les geôliers qui pratiquent la magie. C'est relativement clair mais comme il y a beaucoup d'infos, ça permet d'éviter les ambiguïtés.
Et du coup, à la fin de ce chapitre, elle se souvient des flash-back ou pas ? C'est juste le lecteur qui y a accès. Parce que par la suite, on dirait qu'elle ne s'en souvient pas. Ce qui serait pourtant beaucoup plus simple pour qu'elle réussisse a aller de l'avant.
<br />
Voilààààààà ! Bon je suis restée en mode Béta alors je ne fais que grogner :p mais je suis impatiente d'avoir la suite ! Pleins de bisous !
Loulou la mie de pain <3
Flammy
Posté le 18/09/2016
Coucou ma mie \\o/
Encore une fois, un grand merci pour tous tes retours ma mie, tu as bien de la motivatione et du courage pour faire tout ça \\o/
Pour tes commentaires sur le chapitre 6, je suis globalement très d'accord avec toi, surtout en ce qui concerne les moments où il faudrait revoir un peu les réactions de Callune. Mine de rien, ça m'aide que tu les mettes en évidence, j'ai tellement le nez dedans que moi, je ne vois plus les incohérences de ce type ^^" Et tu viens de me faire réaliser que le verbe taupiner n'existait pas. Ca fait juste des années que je l'utilise mais c'est pas grave xD Du coup, je sais pas trop comment expliquer ça, je connais pas de synonyme ='D Mais faudra que je change ça.
Pour Manue/Maxwell/Maxhirst, je ne dirais rien \\o/ Après, je pense qu'il va falloir que je modifie un peu, parce que Manue ressemble à Maxhirst, mais c'est ps du même niveau que la ressemblence Maxhirst/Maxwell (du coup, je te grille un peu la réponse :p).
Tu as soulevé plusieurs soucis dans le comportement de Lise, c'est cool, je m'en étais même pas rendu compte ='D Faudra que je rende tout ça plus cohérent ^^ Et je précisrais dans les passages en italique pour qu'on comprenne bien dans quel monde on est. A la fin, Lise se souvient avoir déliré/fait des cauchemars, donc elle s'en souvient vaguement, mais elle fait pas plus le lien que ça avec un hypothétique passé.
Et ne t'inquiète pas, grogne autant que tu veux ^^ Ca m'aide à améliorer tout ça donc c'est pas plus mal ! Merci pour tout le temps consacré ! Tu es la meilleure mie <3
Pluchouille zoubouille ! 
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