I - 1) Estelle

Par Rimeko
Notes de l’auteur : Voici donc l'histoire d'Estelle et la première nouvelle de ce... truc ! ^^ (1/9)
Dans cette réalité-ci, les mots les plus significatifs que vous entendrez de la bouche de votre âme soeur sont inscrits sur votre avant-bras, mais seul vous pouvez les lire.
 
 
 

 Assise en tailleur sur mon lit, je fixais pensivement l'écran de l'ordinateur sur lequel s’affichait le logo jaune vif de l’annuaire, surmontant une liste de noms et d’adresses aux quatre coins du pays. Mon reflet me rendait mon regard. Avec un soupir de découragement, je fermai la page, reposai ma tasse de café sur ma table de nuit et me laissai aller sur le dos, reportant mon attention sur les fissures du plafond de mon appartement.

« - Ça sert à rien, n’est-ce pas ? »

Cette question rhétorique s’adressait au perroquet que je voyais dans les craquelures de la peinture, près du mur de droite. Je soupirai à nouveau et levai mon bras droit à hauteur de mes yeux. Là, sur ma peau mate, se dessinaient des lettres que j'étais la seule à voir : il s'agissait de la phrase la plus importante que j'entendrai de la bouche de mon âme-sœur. Je laissai mon regard glisser sur les mots que je connaissais par cœur.

« Je m'appelle Aurore. »

J'enroulai machinalement une mèche de mes longs cheveux noirs autour de mon index. Je savais pertinemment que ce que je faisais – à savoir chercher toutes les Aurore du pays – n'avait pas de sens, puisque je n'aurai jamais la chance de vivre aux côtés de cette fille soi-disant faite pour moi. Sinon, j'aurais retenu autre chose que son prénom, n'est-ce pas ? Et puis bordel, pourquoi une fille ? Je n'avais jamais été attirée physiquement par quelque femme que ce fût. J'avais un peu l'impression que le destin se jouait de moi.

Mon téléphone sonna, me tirant de mes réflexions. Je me redressai à demi puis, une fois que j'eus réussi à mettre la main sur le petit objet qui s'était glissé sous mon oreiller, je le portai à mon oreille sans même prendre le temps de regarder qui m’appelait.

« - Estelle à l'appareil, marmonnai-je d'un ton morne.

- Quel enthousiasme, dis-moi ! protesta une voix familière à l'autre bout du fil. Je te dérange ? »

Un mince sourire étira mes lèvres malgré moi.

« - Mais non, Gwenaëlle, jamais. Qu'est-ce que tu veux ?

- T'inviter à sortir. Ça te..

- … fera du bien, je connais la chanson. Où ça ?

- Je vois que tu as enfin compris que résister ne servait à rien avec moi, plaisanta-t-elle. J'arrive toujours à mes fins ! Bref, on comptait aller tester ce nouveau bar, là, sur la place de la mairie, tu sais, celui avec un trèfle en enseigne...

- Je crois voir, mentis-je. « On », c'est juste toi et ce cher Mathis, ou... ?

- Non, il y aura Alex et Théodora aussi. Tu sais qu'ils sont enfin ensemble, officiellement ? Depuis le temps qu'ils se tournaient autour !

- Génial, je vais encore me retrouver à tenir la chandelle.

- Mais non ! Alex a dit qu'il ramènerait un de ses copains, un certain Élie, il paraît qu'il est sympa mais un peu timide. Je suis sûre que vous allez vous entendre à merveille !

- D'un, je ne savais pas que tu me considérais comme « sympa mais un peu timide », de deux, je n'ai pas du tout l'impression que tu cherches à me caser... relevai-je, hésitant entre amusement et agacement.

- Oh, allez, ça devient urgent non ? Qu'est-ce que tu en sais, peut-être même qu'il sera ton âme sœur, hein ! »

Je reniflai, peu convaincue, et ne pris pas la peine de répondre. Comment dire, Élie et Aurore, cela ne paraissait pas bien proche comme prénoms... Mais je ne pouvais pas le lui dire, cela aurait paru inconvenant – fichu tabou.

« - Donc c'est réglé, conclut-elle. 19h30 devant le bar, je compte sur toi ! À ce soir ! »

Je ne pus ni acquiescer, ni refuser, qu'elle avait déjà raccroché. Putain ! Je levais les yeux au ciel en laissant retomber mon téléphone sur le matelas. J'avais cependant abandonné il y a longtemps l'idée de discuter avec Gwenaëlle ; j'avais bien conscience qu'elle viendrait sonner chez moi jusqu'à ce que j'ouvre si d'aventure j'osais ne pas venir. La seule solution aurait été de déménager dans un immeuble sans ascenseur, puisqu'ainsi son fauteuil roulant l'empêcherait de venir me harceler – quoique, elle serait bien capable d'envoyer son petit ami le faire à sa place, et puis je n'avais pas envie de me taper des escaliers matin et soir juste pour quelques soirées tranquilles.

Et puis elle avait sûrement raison, je devrais arrêter de me morfondre toute seule chez moi – surtout que j'en étais à ma troisième tasse de café et que j'avais l'intention de dormir cette nuit.

* * *

Je n'aurais jamais dû mettre cette robe. Je me fis cette réflexion alors que je tirais dessus pour la énième fois, n'ayant pas remarqué à quel point elle était courte avant de sortir dans la rue et de remarquer quelques regards un peu insistants. En arrivant sur la place de la mairie, je m'étais même fait siffler, ce que je détestais par dessus tout. Je me savais plutôt jolie, avec mon physique antillais et ma silhouette élancée, cependant il me semblait que ce n'était pas une raison valable de me prendre pour un chien. Je ressassais encore mon agacement envers ces connards en entrant dans le bar à la décoration irlandaise – pompes à bière, atmosphère sombre, moquette au sol et lambris de bois sombre – où je repérai bien vite mes amis. Alors que je m'approchais de leur table, un peu excentrée pour que le fauteuil de Gwenaëlle ne soit pas dans le passage, le jeune homme brun placé en face d'Alex et de sa copine leva la tête et nos regards se croisèrent – noir et gris. Je m'arrêtai net, un peu troublée, et c'est alors que les autres se rendirent compte de ma présence.

« - Hey, Estelle ! Ça faisait longtemps ! »

Tout en parlant, Théodora s'était levée et, avant que je n'aie le temps d'esquisser le moindre mouvement, elle me claqua une bise sonore sur les deux joues – et vu le rouge à lèvres écarlate qu'elle arborait, je craignais un peu d'en garder une trace. Les autres me saluèrent à leur tour tandis que je tentais de mon mieux de leur répondre, jusqu'à ce soit le tour du garçon aux yeux gris.

« - Bonjour. Élie.

- Estelle, couinai-je.

- Joli prénom. »

Je lui rendis maladroitement son sourire, tout en maudissant mon embarras évident. Gwenaëlle, en le remarquant, me donna un coup de coude – dans la cuisse – accompagné d'un clin d’œil égrillard. Je me contentai de la foudroyer du regard.

« - Qu'est-ce qu'elle prend la demoiselle ? »

Je sursautai et relevai la tête pour découvrir une barmaid souriante et bien en chair qui attendait ma réponse, un calepin à la main.

« - Un whisky-coca, s'il vous plaît.

- Ça roule ! »

Je m'assis enfin en face d'Alex sur la banquette de velours vert et m’accoudai à la table, me détendant un peu, jusqu'à ce que je découvre que la place à ma droite était celle du dénommé Élie. Je considérai un moment l'idée de me déplacer, avant de décider que ce ne serait pas très poli. Je regrettai un peu mes scrupules lorsqu'un silence gênant s'installa entre nous deux, tandis que les trois autres reprenaient le fil de leur discussion. Apparemment, vu la rougeur de Gwenaëlle par-dessous ses tâches de rousseur et les yeux brillants d'Alex, ils avaient commencé sans moi et je n'étais pas encore dans l'ambiance. Pour tout dire, le brouhaha environnant m'indisposait même un peu. Je fus soulagée de recevoir finalement la boisson que j'avais commandée, parce que cela me permettait de garder un semblant de contenance.

« - Tu viens souvent ici ? »

Je jetais un coup d’œil à mon voisin, qui venait de prendre la parole.

« - Non. »

Il hocha la tête, se mordilla la lèvre et reporta son attention sur son verre d'alcool.

« - Et toi ? me forçai-je à demander.

- Non plus. »

La conversation mourut à nouveau. Je me sentis bête.

« - Je sors pas très souvent par moi-même, ajoutai-je encore, généralement c'est Gwenaëlle qui se charge de l'organisation de ma vie sociale. »

Il esquissa un sourire.

« - Alex joue un peu le même rôle pour moi, admit-il.

- Et qui se ressemble s'assemble ! lança quelqu'un sur ma gauche. »

Je tournai vivement la tête pour découvrir, médusée, nos amis hilares qui paraissaient avoir entendu toute notre dis-... notre absence de discussion. Un coup d’œil à Élie, derrière moi, m'apprit qu'il était aussi gêné que moi, vu son visage écarlate. Cela ne fit que redoubler l'amusement des autres.

« - Il est pas mignon ce p'tit gars, hein ? lança un Alex un peu saoul et goguenard. Il rougit comme une fille ! P'têt qu'il en est une ? »

Je fronçai les sourcils, agacée par la remarque – depuis quand c’était l’apanage des filles de laisser transparaître des émotions ? – et pensant que notre copain avait déjà un peu trop bu. Cependant, la réaction d’Élie me laissa sans voix. Je le vis devenir livide, puis tout alla très vite, je n'eus pas le temps d'esquisser le moindre mouvement. Un glapissement de surprise, suivi d'exclamations indignées, résonnèrent, nous attirant l'attention des autres consommateurs. Élie était maintenant debout, ses prunelles grises lançant des éclairs, son verre vide encore à la main. Il en avait jeté le contenu sur l'autre garçon qui observait d'un air catastrophé la tache qui s'élargissait sur sa chemise jusque là blanche.

« - Mais ça va pas la tête ! s'exclama-t-il, outré. Qu'est-ce qui t'as pris ?!

- Tu le sais très bien, répliqua le brun d'une voix glaciale. Tu m’avais promis de ne jamais en rire, mais apparemment, j'ai eu tort de te faire confiance. Bonne soirée à vous, ajouta-t-il à notre intention. »

Il reposa son verre sur la table d'un geste sec, avant de tourner les talons. Je le suivis du regard, sans un mouvement, interdite. Qu'est-ce qui venait de se passer ?

« - Élie ! Attends ! »

Semblant oublier son vêtement ruiné, Alex s'avança vers son copain. Celui-ci, la main sur la poignée de la porte, s'immobilisa, cependant il ne se retourna pas.

« - Je suis désolée, Élie, crois-moi... Je... Pardon. »

Le jeune homme, cette fois, lui jeta un regard par-dessus son épaule. Je fus saisie à la vue des larmes brillant dans ses yeux, malgré ses efforts pour les refouler. Il sortit précipitamment.

* * *

J'avais revu Élie quelques jours après, totalement par hasard. Nous nous étions croisés à la sortie du supermarché, juste au moment où les anses de mon sac en papier avaient cédé, éparpillant mes emplettes sur le sol. Il m'avait proposé son aide et nous étions rentrés tous les deux, les bras chargés de pommes, de carottes et de bouteilles d'eau. Je lui avais proposé de prendre un café chez moi, cependant il avait refusé, arguant qu'il avait un rendez-vous. Sur le palier devant mon appartement, nous étions restés pendant de longues secondes l'un en face de l'autre, sans un mot, incapable toutefois de se dire au revoir, avant qu'il ne se détourne finalement.

« - Au revoir Estelle.

- Au revoir... À une prochaine fois ? ajoutai-je au moment où les portes de l'ascenseur se refermaient sur lui. »

Je n'étais pas sûre qu'il m'ait entendue. Je restai encore un peu sur le pas de la porte, un peu perdue, mon cœur tambourinant dans ma poitrine.

Et une semaine plus tard, alors que je finissais mes courses, je le retrouvai au même endroit. Je ne pouvais m'empêcher de penser que cela n'était pas une coïncidence, d'autant plus qu'il semblait attendre. Cette fois, par contre, je n'avais pas de sac de courses farceur, il allait donc falloir que j'établisse d’une autre façon un contact. Je croisai son regard, lui adressai un sourire gêné et, à mon grand soulagement, il vint vers moi.

« - Bonjour Estelle. »

Je m'avançai vers lui, hésitante, et finit par lui faire la bise.

« - Bonjour. »

Un temps.

« - Tu m'attendais ? risquai-je. »

Il me regarda un instant, surpris par la vivacité de la question.

« - Oui, répondit-il finalement avec une petite grimace.

- Merci. »

Il sourit enfin, paraissant soulagé par ma réaction.

« - Tu viens ? continuai-je. J'ai des trucs à mettre au congel', il faut donc que je passe chez moi, mais après j'ai rien de prévu pour le reste de l'après-midi.

- Moi non plus. Donc... allons-y ? »

Nous nous mîmes en route, marchant côte à côte, sans un mot d'abord, jusqu'à que le jeune homme entame timidement la conversation. Le temps que nous atteignions mon chez-moi, nous étions tellement plongés dans notre discussion que je faillis manquer la porte grise à la peinture écaillée qui était pourtant celle de mon immeuble depuis des mois.

« - J'en ai pour deux minutes, déclarai-je en entrant dans mon appartement. »

Je me dépêchai de fourrer dans le congélateur ce qui devait y être et laissai en plan par terre le reste de mes courses. J'aurais bien le temps de m'en occuper plus tard. Avant de rejoindre Élie, je jetai un rapide coup d’œil au miroir accroché dans le couloir et passai la main dans mes cheveux noir pour tenter d'y remettre un peu d'ordre. Je souris à mon reflet. Je me sentais pleine d'énergie.

Nous nous installâmes dans un petit café qui faisait l'angle. Assise en terrasse, mon verre de menthalo à la main, je profitais des rayons du soleil printanier tout en écoutant mon interlocuteur. J'en avais aussi profité pour le détailler ; il était plutôt grand et mince, et force m'était d'avouer qu'il était plutôt mignon, avec ses pommettes saillantes, ses traits fins et ses yeux gris en amande. Sa peau pâle contrastait avec ses courtes cheveux châtain. Je lui avais demandé de me parler un peu de lui ; j'avais ainsi appris qu'il avait vingt-trois ans, des parents qu'il n'aimait pas vraiment, un appartement qui surplombait le fleuve, un poste d'ingénieur dans une entreprise du coin et des envies de changement. Si j'avais bien retenu tout ce qu'il me racontait, j'aurais été en revanche bien incapable de dire à quel moment exactement sa main s'était emparée de la mienne, sans que je ne me dégage.

C'est moi qui l'ai, à mon tour, raccompagné chez lui. C'est moi aussi qui, au moment de se quitter, ai passé mes bras autour de son cou et l'ai embrassé.

Aurore, qui qu'elle soit, pouvait aller se faire voir. J'étais heureuse.

* * *

Cela faisait un mois qu’Élie était venu s’installer chez moi lorsque j’osai enfin lui demander pourquoi il avait réagi si violemment à la remarque d’Alex, le soir où nous nous étions rencontrés. Je regrettais un peu ma question quand je le vis pâlir tandis que ses yeux se détournaient de moi.

« - Si tu ne veux pas répondre, hein… me rattrapai-je un peu lâchement.

- Non, c’est bon, je… Enfin non, c’est pas bon, mais je dois t’en parler. Ça fait des jours que je cherche un moyen d’aborder le sujet sans y parvenir, alors j’imagine que maintenant que c’est toi qui en parle je ne peux plus me dérober. »

Il ne me regardait toujours pas. Je ne savais pas comment réagir, inquiétée par le trouble évident de mon compagnon. Celui-ci finit par prendre une grande inspiration avant de se lancer.

« - Je n’en ai jamais parlé qu’à très peu de gens, dont Alex fait partie, mais… euh… Je suis une femme, voilà. Pas d’un point de vue biologique, bien sûr, ajouta-t-il très vite, mais je ne me reconnais pas dans ce corps de garçon. »

Ma seule réaction fut… de ne pas avoir de réaction. Je restai dans la position où j’étais – c’est-à-dire assise en tailleur sur le tapis – sans un mot, sans un geste, totalement immobile. Même mon pouce qui jusque là caressait machinalement le poignet d’Élie avait cessé son mouvement de va-et-vient et percevait maintenant son pouls trop rapide. Ce fut cette constatation qui me poussa à me bouger ; il avait fait un effort pour m’avouer la vérité, et maintenant il attendait anxieusement une réponse de ma part. Je ne pouvais pas le laisser dans l’expectative comme cela.

« - Ah. »

J’avais envie de me gifler. Bordel, je pouvais quand même faire mieux que cela !

« - Je… d’accord, tentai-je piteusement. »

Les yeux gris rencontrèrent enfin les miens et ses lèvres esquissèrent un sourire tremblant.

« - Ça ne te dérange pas ? »

J’ouvrai la bouche pour répondre « non », instinctivement, puis je me rendis compte de ce que la situation impliquait. Ainsi, je pris le temps de réfléchir un peu.

« - Je… je ne crois pas. Je n’ai jamais été attirée par des femmes, mais… Bah, je suis attirée par toi. J’ai toujours pensé qu’on ne tombait pas amoureux d’une fille ou d’un garçon, mais plutôt d’une personne en particulier. Et la personne que j’aime, c’est toi, c’est tout ce dont je suis sûre. »

Le sourire d’Élie se précisa alors que du soulagement se lisait dans ses prunelles.

« - Alors, continuai-je, si tu t’identifies en tant que femme, je ne vois pas ce que j’aurais à y redire. Du moment que tu es heureux… heureuse ?

- Tu peux garder les pronoms masculins pour l’instant. Et sinon… euh… merci ? »

Je souris à mon tour.

« - « Merci » de quoi ? demandai-je doucement.

- De m’accepter comme je suis.

- Je t’aime, déclarai-je comme si cela expliquait tout – ce qui était par ailleurs un peu le cas. Et merci à toi d’avoir été sincère. »

Il acquiesça. Pendant un instant, nous ne parlâmes pas, réfléchissant chacun à ce qui venait de se dire.

« - Dis, Élie ?

- Hum ? »

Tout d’un coup, je n’avais plus du tout envie de poser ma question. Je me mordis les lèvres, avant de finalement me jeter à l’eau.

« - Est-ce que tu comptes un jour… euh… changer ? Enfin…tu vois, te… te faire opérer ? Excuse-moi si je suis indiscrète, ou impolie, ou...

- Ne t’inquiète pas, je crois c’est normal que tu te poses la question. Et oui, je pense me faire opérer. Un jour. Ça serait un soulagement de… d’avoir enfin une apparence de femme, qui soit en accord avec ce que je suis. »

Il détourna le regard.

« - Le problème c’est que… c’est que je n'ose pas, avoua-t-il, si bas que je l'entendis à peine. Je... je n'en ai parlé qu'à quelques personnes, tu sais... En fait, il n'y a que notre groupe d'amis et ma grand-mère à être au courant, même mes parents ne savent pas ce que je ressens. Je pense qu'ils ne comprendraient pas. Quand j'étais enfant et que la question des transsexuels était abordée à la télé, je voyais sur le visage un mélange de dégoût et de moquerie. Je... je ne veux pas que les gens me regardent avec cette même expression. »

Sa voix se brisa sur les derniers mots. Je posai ma main sur sa cuisse en un geste de soutien, sincèrement triste. Personne ne devrait ainsi être jugé pour ce qu'il est.

« - Des fois, reprit-il, je me dis que je devrais la faire, cette fichue opération, puis partir m'installer loin, très loin d'ici, là où personne ne me connaît... mais j'ai peur de devoir recommencer de zéro, seul. Je n'arrive pas à trouver une solution. »

Je tendis la main et effleurai sa joue. Il me refit face à nouveau.

« - Je ne sais pas quoi te dire... seulement, sache que si tu décides de t'installer ailleurs, tu ne seras pas seul. »

Pendant quelques instants, il me regarda sans comprendre. Puis ses prunelles grises s'illuminèrent – rayon de soleil au milieu de la tempête – et je sentis mon cœur fondre. Ce que j'avais dit, ce n'était pas des paroles en l'air ; alors que je le dévorais des yeux, je compris que je serais prête à le suivre jusqu'au bout du monde.

* * *

« - Tu vas changer de prénom, n'est-ce pas ? lançai-je en démarrant la cafetière. »

Élie releva le nez de ses céréales :

« - Oui, je pense.

- Tu n'en es pas sûre ? »

Elle ne répondit pas tout de suite, remuant machinalement sa cuillère dans son bol, les yeux fixés sur son lait parsemé de pétales de maïs.

« - Je n'ai rien contre mon prénom, expliqua-t-elle, et en plus je me sens un peu mal vis-à-vis de mes parents... Je veux dire, ils auront déjà beaucoup de mal à accepter ma transition, alors j'aurais préféré ne pas en rajouter en abandonnant le nom qu'ils ont choisi pour moi. »

Je laissai mon café en plan et vins m'asseoir à la petite table de notre cuisine, étendant le bras pour toucher la main de ma compagne. Je ne savais que dire, et parfois un simple contact valait mieux qu'un long discours.

« - En même temps, continua Élie, je n'ai pas très envie que tout le monde sache que je suis une femme trans. Je n'ai pas honte, mais je préfère ne pas avoir à me justifier, et puis qui sait comment certaines personnes peuvent réagir à la différence...

- Je comprends, acquiesçai-je sans trop savoir si, oui ou non, je comprenais vraiment le dilemme de ma compagne. »

Pendant de longues minutes, nous restâmes silencieuses, elle mâchonnant ses céréales, moi sirotant la tasse de café que je venais de me verser. Alors que j'étendais la main vers le paquet de biscottes, elle reprit la parole :

« - J'y ai déjà pas mal réfléchi, tu sais, et je pense que j'ai trouvé un compromis.

- Ah oui ?

- Hum... Je crois que féminiser mon prénom serait une bonne solution.

- Féminiser ? Tu veux dire que...

- Élie deviendrait Élise, ou peut-être Élia, quelque chose comme ça, tu vois. »

Je la fixai, médusée. Mon cerveau refusait de fonctionner correctement.

« - « Je m'appelle Élise. » Ça sonne bien, à ton avis ? »

Mes doigts se crispèrent au point de casser en deux la biscotte que je tenais. J'en reposai les débris sur la table. Mes mains tremblaient.

« - Ça va Estelle ? s'inquiéta ma compagne. »

Je restai silencieuse, les yeux fixés sur ma tasse de café. Qu'est ce que j'aurais bien pu lui répondre ? J'avais l'impression qu'un étau s'était refermé sur mon cœur. Ainsi... je me serais trompée ? Je me souvenais encore très nettement du moment où Élie m'avait annoncé être une fille, de ce que j'avais pensé à ce moment... Je savais être tombée amoureuse du garçon qu'elle semblait alors être, je savais aussi que mon âme sœur portait un nom féminin ; brutalement ce n'était plus incompatible. C'était peut-être pour cette raison que j'avais accepté si facilement la vérité – et voilà que je remettais tout en cause. Les battements de mon cœur me faisaient mal.

« - Je vais être en retard au boulot, balbutiai-je en me levant précipitamment. »

Le raclement de ma chaise sur le carrelage me vrilla les tympans. J'avais envie de pleurer.

« - Mais il n'est même pas huit heures ! protesta Élie après avoir jeté un coup d'œil à l'horloge murale. »

Je ne lui répondis pas, je ne faisais pas assez confiance à ma voix pour cela. Je me saisis de mon mug de café avec l'intention de le vider dans l'évier, mais je heurtai violemment le bord du plan de travail et la céramique se brisa. Je lâchai un glapissement alors que le liquide brûlant éclaboussait mes mollets dénudés par ma chemise de nuit. Je contemplai stupidement les éclats qui jonchaient maintenant le sol, au milieu de la flaque marronnasse.

« - Estelle... »

Dans son ton se mêlaient le reproche et la sollicitude. J'éclatai en sanglots.

* * *

Quelques mois s'étaient écoulés depuis cette crise. J'avais finalement décidé que je me foutais du destin et d'une hypothétique Aurore qui apparaîtrait dans ma vie, me dirait son prénom que je recevrais avec gratitude comme un cadeau du ciel, et puis qui disparaîtrait comme elle était venue – si c'était cela une âme-sœur, hé bien je passais mon tour. J'aimais Élie, c'était réciproque, et je sentais que nous pouvions connaître le bonheur toutes les deux. Cela me suffisait amplement.

Elle était justement allongée à mes côtés sur le lit, contemplant d’un air pensif la plaquette d’hormones dont elle venait d’avaler le dernier comprimé.

« - C’est quand même incroyable ces petits machins, fit-elle remarquer à haute voix. »

Je me redressai sur mes coudes pour la regarder plus à mon aise. Son jean moulant mettait en valeur ses jambes galbées et ses fesses rebondies, et je sentis mes joues rosir à cette vue. Je laissai mon regard remonter un peu, passer sur ses hanches étroites et sa taille peu marquée, s’attarder un instant sur sa petite poitrine qui tendait le tissu de sa chemise échancrée, puis atteindre son visage. Ses traits fins me paraissaient définitivement féminins maintenant, peut-être en raison du rouge rehaussant ses lèvres fines et du trait d’eyeliner soulignant la courbe de ses yeux gris. Remarquant enfin que je l’observais, elle sourit, dévoilant ses petites dents blanches.

« - Tu es belle, soufflai-je. »

Elle eut un petit rire flatté et passa la main dans ses cheveux bruns, devenus mi-longs. Malgré les épreuves qu’elle avait dû traverser, je ne l’avais jamais vu si rayonnante que depuis son coming-out, quelques mois auparavant. J’avais été à ses côtés pendant toutes les étapes ; je l’avais accompagnée aux rendez-vous avec deux psychotérapeutes, à la pharmacie, chez l’esthéticienne pour une épilation au laser, dans des magasins de vêtements et de maquillage…

« - Je ne saurais jamais comment te remercier d’avoir été là pendant tout ce temps, murmura-t-elle, comme si elle avait pu lire dans mes pensées. Je n’y serais pas arrivée sans toi.

- Mais si, protestai-je. »

Élie ne répondit pas, reportant son regard sur le plafond. Je me souvenais des jours où elle était rentrée en pleurant, quand le « test en vie réelle » avait débuté et qu’elle avait commencé à s’affirmer en tant que femme au quotidien, je me souvenais aussi des regards malveillants et des insultes, à la fois envers elle et envers notre couple homosexuel. Cela n’avait pas été facile, ni pour moi, ni encore moins pour elle, mais nous avions fait front ensemble et j’avais l’impression que notre amour en était sorti renforcé. Et maintenant, c’était presque fini : la semaine prochaine, ma compagne partait pour l’hôpital pour son opération, celle qui visait à transformer ses parties génitales.

Et puis nous mettrons les voiles, direction le Canada.

C’était d’ailleurs cette décision-là, ce départ, que nous devions annoncer à nos amis. Je sentis mon angoisse revenir alors qu’on sonnait à la porte. Qu’allait être leur réaction ?

La réaction en question fut, tout d’abord, trois visages abasourdis.

« - Comment ça vous vous en allez ?! »

La voix haut perchée de Gwenaëlle me vrilla les tympans et je grimaçai.

« - On y a longtemps réfléchi, tu sais, voulut se justifier Élie. Seulement... Je n'arriverai pas à assumer, je pense. Je préfère que, là où je vivrai, les autres pensent que je suis née fille.

- Et en quoi ça implique de nous quitter ? s'entêta-t-elle.

- Hé bien, Gwen, à part si tu as un enchantement pour effacer la mémoire de dizaines de personnes, je ne vois pas comment on se débrouillerait autrement.

- Non, ça j'ai bien compris, tu veux changer de ville, de pays même, apparemment, et je respecte ton choix. Seulement, pourquoi vous exiler, toutes les deux, sans nous ? »

Je la regardai un moment, peinant à comprendre là où elle venait en venir.

« - Tu veux dire que... commençai-je finalement, hésitante. »

La jeune femme écarta les bras, ses prunelles noisette étincelant d'excitation.

« - J'ai toujours eu envie de partir au Québec ! s'exclama-t-elle. Pas vous ? ajouta-t-elle à l'intention d'Alex et de Théodora. »

Après un instant de saisissement, le petit couple acquiesça prudemment. Trois paires d'yeux brillants se tournèrent vers ma compagne et moi.

« - Vous feriez ça ? soufflai-je, pas sûre de vraiment y croire.

- À quoi ça sert des amis sinon ? s'amusa Gwenaëlle, très fière de son idée. Je suis célib' maintenant, je ne supporte plus ma mère qui croit que mon handicap l'autorise à me materner constamment, et je rêve d'indépendance et de nouvelles rencontres. Plein de bonnes raisons pour déménager !

- Ça fait un moment que Théo et moi on a envie de changer un peu d'air, alors pourquoi pas allez voir ce qu'il en est de l'autre côté de l'Atlantique, renchérit Alex. Je ne sais pas si ça se concrétisera, à cause du boulot et tout, mais je crois que ça vaut la peine d'essayer. »

J'ouvris la bouche, cependant pas un mot n'en sortit ; je ne voyais pas comment exprimer ma surprise et, surtout, ma gratitude.

« - Pour moi, c'est tout vu ! reprit Gwenaëlle. Bon, je sais que je devrais pas vous dire ça, que c'est inconvenant, mais j'emmerde les traditions ; j'ai l'intuition que mon âme-sœur est plus américaine qu'européenne, si vous voyez ce que je veux dire.

- Me dis pas que tu as, genre, « tabarnak » inscrit sur le bras ? plaisanta Théodora. »

Les deux filles éclatèrent de rire. Je leur fus reconnaissante de détendre ainsi l’atmosphère ; je me serais sûrement mise à pleurer sinon. Un drôle de bruit mouillé à mes côtés me fit tourner la tête. Élie, la main sur sa bouche, sanglotait silencieusement. Deux grosses larmes débordèrent de ses yeux gris et roulèrent sur ses joues.

« - Merci, vous pouvez pas savoir à quel point... à quel point votre geste compte pour moi, hoqueta-t-elle avant de renifler bruyamment. Vous êtes les meilleurs amis font on puisse rêver. »

Pour seule réponse, Gwenaëlle lui adressa un large sourire.

* * *

Nous avions prévu de partir pour le Québec dans deux mois, le temps qu’Élie se soit tout à fait remise de son opération. Les billets d'avion avaient été achetés, nous commencions même à penser à nos valises – nous ne pourrions emporter que très peu de choses – et nous commencions à prendre contact avec des gens sur place. Bientôt, nous démissionnerons de nos emplois respectifs et annoncerons à nos propriétaires que nous quittions nos logements : il n'y aurait ainsi plus de retour en arrière possible. Élie et moi devions partir les premières, visiter la maison où nous comptions bien nous installer, tous les cinq, puis les autres nous rejoindraient quelques jours après si tout se passait comme nous le souhaitions.

Mais aujourd'hui, je ne pensais plus trop au départ : ma compagne sortait de l'hôpital, son corps enfin en accord avec son esprit. Elle avait dû rester plus d'une semaine alitée, cependant elle m'avait fait promettre de ne pas venir la voir pendant cette période, arguant qu'elle ne voulait pas que j'associe sa nouvelle apparence à l’atmosphère aseptisée et impersonnelle de la clinique. J'avais hâte de la serrer à nouveau dans mes bras. Quand j'arrivai, je la trouvai qui se tenait devant la double porte vitrée de la clinique, bien droite, la main serrée autour de la bandoulière de son sac de cuir, et se mordillait la lèvre, l’air un peu nerveuse.

« - Hey ! »

Elle se tourna vers moi et, presque aussitôt, un sourire étira ses lèvres. Ses prunelles grises brillaient. À la voir si heureuse, je sentis mon cœur faire un bond dans ma poitrine.

« - Je suis tellement content de te revoir, avouai-je. Tout s'est bien passé ?

- Oui, Estelle, tu me l'as déjà demandé au moins vingt fois par texto.

- Que veux-tu, je m'inquiète ! Allez, viens, ajoutai-je. Les médecins ont dit que tu ne devais pas rester longtemps debout, alors plus vite on sera à la maison, mieux ce sera. »

Avant de me mettre en marche, cependant, je m’approchai d’elle, passai un bras autour de sa taille et l’attirai à moi pour l’embrasser, ignorant superbement les quelques passants autour de nous. Quand je rompis notre baiser, à regret, je posai mes mains sur ses épaules et reculai d’un pas pour mieux l’observer. Ses traits tirés et ses cernes trahissaient sa fatigue, seulement elle avait quand même pris le temps de se maquiller avant de quitter sa chambre d’hôpital.

« - J’ai une sale tête, non ? »

Je soutins son regard.

« - Mais non, tu es très bien, mon cœur. »

Le surnom la fit lever les yeux au ciel. Je savais bien qu’elle le disait « trop guimauve », selon ses propres termes, toutefois je la soupçonnais de l’apprécier secrètement.

« - Viens. On va rater le bus. »

Je lui pris son sac et elle ne chercha même pas à protester. Puis je glissai mon bras sous le sien et nous commencèrent lentement à nous diriger vers l'arrêt de bus.

« - Alors, c'est Élise maintenant ? demandai-je en faisant de mon mieux pour garder un ton dégagé.

- Non. »

Je m'arrêtai net, saisie.

« - Quoi ?

- J'ai changé d'avis après la réaction de mes parents lorsque je leur ai annoncé ma transition, m'avoua-t-elle avec un sourire un peu crispé. Ils ont dit qu'ils ne voulaient plus jamais me revoir, que je n'étais plus leur enfant. Alors, très bien, je vais les laisser faire le deuil d’Élie ; quant à moi, j'ai besoin d'un nouveau départ. »

Le crissement des freins du bus m'empêcha de répondre.

J'aidai ma compagne à grimper dans le véhicule et, après avoir validé nos titres de transport, nous allâmes nous installer vers le fond, là où il restait encore des places assises.

« - Ça va aller ?

- Je crois... »

Elle s'assit prudemment sur le siège, une fesse à moitié dans le vide, et ses traits se crispèrent légèrement. Je n'aimais pas la voir comme cela ; j'aurai tant aimé pouvoir la soulager !

« - Alors, ce prénom ? insistai-je alors que le bus redémarrait.

- J'en étais au nouveau départ, c'est ça ? J'ai d'abord pensé à « Eve », j'imagine que tu vois pourquoi, et puis j'ai eu une illumination à l’hôpital. Je crois que je t'ai entendue une fois murmurer ce prénom dans ton sommeil, j'ai voulu y voir un signe. »

Je haussai un sourcil, un peu désarçonnée.

« Alors, voilà, maintenant... (Elle prit une grande inspiration.) Je m'appelle Aurore. »

Mon cœur rata un battement et, l'instant d'après, les larmes me montaient aux yeux. J'avais du mal à en croire mes oreilles. Et donc, après tout... ?

 

Tout cela ressemblait à un conte de fées, de ceux que je trouvais bien trop niais, mais putain, qu'est-ce que c'était agréable quand c'était vous qui obteniez votre fin heureuse.

 

 

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VavaOmete
Posté le 03/09/2018
BON SANG que j'ai adoré cette histoire !
Déjà le postulat de départ était absolument génial, mais en plus la façon dont tu racontes, la douceur et la normalité de cette transition, l'amour qui transparaît entre les deux personnages... c'est juste parfait.
 
Petite remarque en passant (tu en fais ce que tu veux, c'est ton histoire èoé/) mais je trouve que les phrases après "je m'appelle Aurore" à la fin sont de trop. Ca... fat redescendre l'émotion du moment je trouve. On a le coeur qui explose de joie à l'annonce, on imagine sans peine la réaction d'Estelle et son bonheur, je pense qu'il n'est pas nécessaire d'insister dessus, surtout qu'on l'a progressivement vu dire adieu à cette Aurore pour aimer de plus en plus fort Elise.
Enfin c'est mon impression >w<
Merci pour cette histoire !
Rimeko
Posté le 03/09/2018
Oh, bah je suis ravie que ça t'ait plu à ce point ! Surtout que ce n'est pas la nouvelle de ce recueil dont je suis la plus satisfaite...
Et je note ta remarque, c'est intéressant ! J'hésite toujours sur le bon moment de poser le point final, c'est pas facile :P (D'ailleurs, est-ce que tu avais deviné qu'Elise était Aurore... ?)
Merci de ton passage !!
Lyrou
Posté le 02/09/2018
Coucou Rimrim!
Je passais par là plus pour te lire toi que pour l'histoire en elle-même n'étant pas (du tout) le lectorat des histoires d'amour quelqu'elles soient mais eeh j'ai été argréablement surpris c'était tout mimi.
Très honnêtement je n'ai pas grand chose à en redire si ce  n'est que j'ai trouvé qu'Estelle n'était peut-être pas suffisemment introduite avant de passer à la phase lovelove si ce n'est quelques pans de son caractère; et que les durées des ellipses ne m'ont pas parues évidentes (j'ai été pas mal surpris quand Estelle était déjà prête à suivre fururAurore jusqu'au bout du monde alors qu'elles venaient de commencer à se voir jusqu'à tilter que l'ellipse de temps tait sans doute plus longue que je l'imaginais, après je suis peut-être tout aussi bien long à la détente)
Pour l'histoire en elle-même le suspense du prénom et de quiestdoncaurore a été assez rapidement cassé pour moi mais je ne considère pas ça comme étant un soucis ni comme étant le but de base si je ne me trompe pas? En tout cas histoire mims et chouette à lire, et ton style m'est toujours fort agréable à la lecture, je reviendrai dans le coin!
 Lyrou
Rimeko
Posté le 02/09/2018
Hey Lyrou !
Tu vas rire, mais je ne fais pas partie de ce lectorat non plus :P Du cou, j'ai essayé d'y intégrer autre chose que de la guimauve dégoulinante (et normée haha) !
Je crois que cette nouvelle est celle du recueil dont je suis le moins satisfaite... Alors oui, je sais, c'est un peu bête de l'avoir mise en premier XD Mais c'est l'ordre chronologique... Je note pour ta remarque sur le caractère d'Estelle et les ellipses !
Oui, effectivement, le suspens n'était pas le but de base :P (Heureusement d'ailleurs !)
Merci pour ton commentaire à la fois constructif et très gentil, et je file au suivant !
Elia
Posté le 27/06/2018
Heeeeeeeeeeey Rimeko !
Bon, depuis le temps que tu me laisses des commentaires, j'étais très curieuse de découvrir tes autres récits. Je ne suis pas déçue. Cette histoire est très prenante, même si j'avais senti le coup de la fin venir :P
J'aime beaucoup la manière dont tu abordes l'histoire et le thème, c'est très réussi. Je trouve juste que certains points sont devinables facilement (pour Elie qui est transgenre, pour le prénom), même si ça ne gâche pas le plaisir de la lecture.
J'ai hâte de découvrir tes autres histoires ! 
Rimeko
Posté le 27/06/2018
Heeey !
Oui, j'ai abandonné très vite l'idée de garder un semblant de suspens avec cette histoire XD En même temps, ce n'est pas forcément le but premier... (Surtout si tu dis que ça ne gâche pas le plaisir, oui !)
Je suis contente que ça t'ait plu, en tous cas, et ça me ferait très plaisir de te retrouver sur les autres nouvelles de cette bestiole ! <3
Phoebe
Posté le 15/06/2018
Au tour de Khaled maintenant!
Bon, je dois avouer, j'étais contente de retrouver la phrase-devineresse du bras, parce que j'ai été séduite par la belle Estelle. 
Attention au "Matte" de Jihane, il me semble que ça s'écrit "mate", mais je peux me tromper :)
Même si j'ai préféré Estelle et Elie, j'ai bien aimé l'histoire de Khaled et Christina/Célio. 
J'aurais aimé plus d'approfondissement, du café, plus de mystère autour des jumeaux. (enfin, des "jumeaux")
On se doute trop vite la fin, surtout comme Khaled est bisexuel. Malgré cela, ça reste une belle histoire! (et ce qu'ils sont mignons!)
Une question cependant: tu aimes particulièrement les peaux mates? En parcourant la dernière nouvelle, (Ahkfash je crois?) je me rends compte qu'il est lui aussi typé.
Quant aux relations d'Estelle et Khaled, elles sont toutes deux atypiques.   
Ma question finale donc : est-ce que "Ce qui ne change pas" sont des textes engagés?  
En tout cas, hâte de lire la suite. C'est un univers de réalisme magique fascinant que tu as créé :)  
Rimeko
Posté le 15/06/2018
Ah, tiens, tu as sauté la deuxième nouvelle ? :P C'est vrai que comme ça, tu restes sur le même postulat (la phrase-devineresse, comme tu dis)...
"Matte" est un mot que je ne sais pas écrire XD (Et oui, tu as raison, c'est "mate" ; je vais corriger !)
Vraiment, tu te doutais de la fin ? Je sais pas, je m'attendais plus à ce que les lecteurs croient que Khaled allait "choisir", ou même que ça allait finir en relation poly (ou "plan à trois", si tu préfères) lol
Bon, c'est cool si tu as aimé quand même, et si tu les trouves mignons ces deux-là !
Je note pour ta remarque sur l'approfondissement... Du coup, si j'ai bien compris, tu aurais préféré que j'explicite plus le truc qui clochait dans le fait qu'ils soient "jumeaux" (mais en même temps, si tu avais déjà compris qu'il s'agissait d'une seule et même personne... ?), et que je parle un peu plus du côté "magique" (ou pas *clin d'oeil*) du café, c'est ça ?
Et oui, haha, bonne déduction, "Ce qui ne change pas" est effectivement un peu engagé ^^ Je voulais écrire de la romance, mais en tentant de sortir des clichés, parfois en râlant sur les concepts de destin et d'âme-soeurs (oui, je sais, c'est ironique XD) ou sur l'idée que le couple = la seule fin heureuse, mais surtout en ayant des personnages non-normés, aussi bien dans leur sexualité/genre que dans leur origine ethnique (Estelle est antillaise, Alkash (second nouvelle, donc) indien, Khaled arabe, Leslie (la quatrième nouvelle, en cours de corrections) asiatique... enfin, "d'origine") ou leur santé (avec des persos handicapés, comme Jihane ici, ou Gwenaëlle dans l'autre)...("Ce qui ne change pas", c'est donc l'amour, alors que mes personnages sont tous différents, et que je pense que c'est une beauté et une force, même si ça peut parfois être difficile à vivre)
Phoebe
Posté le 14/06/2018
Une jolie nouvelle vent-de-fraîcheur! 
C'est agréable!
C'est quelquefois un peu rapide, malheuresuement, je sais que c'est le rythme de la nouvelle qui l'impose. 
 
Une question : est-ce que ce qui est inscrit sur l'avant-bras d'Elie, c'est "Tu seras pas seul?" (CA ME DEMANGE DE SAVOIR)
 Très belle nouvelle. Qui finit bien. 
Bien sûr, on le voit arriver, mais le coup du prénom... ça ajoute du suspens :D 
 
Bon, en effet, attention à ne pas trop faciliter les choses. Il faudrait peut-être un peu "corser" ton récit. 
 Les amis qui partent... bon, c'est dit sur le ton de la légèreté. Mais allez, why not. 
 Enfin, non, très jolie feel-good-nouvelle! 
Rimeko
Posté le 14/06/2018
Hum, oui, je pense que la phrase sur la peau d'Aurore doit être tirée de cette conversation avec Estelle, au moment où elle lui avoue être une femme trans... ou tout du moins ça doit tourner autour de ça. (Mais je dois bien avouer que j'en sais rien, en fait ! C'est la petite part secrète d'Aurore on va dire :P)
Haha, mais c'est bien les fins heureuses aussi non ? Surtout que ce n'est pas toujours que le cas pour les personnes trans... (J'ai lu il y a quelque mois un article qui déclarait qu'une personne trans sur douze mourrait assassinée, ça m'a vraiment choquée. Bref, pas le sujet.)
Et oui, pour le suspens, je sais qu'il est limité, j'espère juste que le lecteur ne s'ennuie pas trop ;) Quant à "corser le récit", hé bien figure-toi que j'ai déjà amélioré ça par rapport à la première version de cette nouvelle (en rajoutant le "rebondissement" au moment où Aurore pensait s'appeler "Elise", ce qui fait un peu paniquer Estelle et l'amène à douter), donc... je crois que j'aurais du mal à corriger plus cet aspect. Enfin, je note pour les amis, c'est vrai que c'est un peu trop beau pour être vrai !
Merci pour ta lecture et ton commentaire !
itchane
Posté le 11/06/2018
Salut Rimeko !
Mais quel délice cette nouvelle (je viens de lire la première "Estelle"), holala, et c'est le premier texte de toi que je lis en fait ! Non mais qu'est ce que j'ai fait depuis un an sur PA à passer à côté de tes projets...
Si j'ai bien suivi les anciens commentaires, le texte a été pas mal remanié entre sa première version et ce que j'ai lu. Et bien, le résultat est vraiment excellent.
Je n'ai pas grand chose à redire, comme Léthé j'ai d'abord pensé à une personne née femme et qui était devenue homme, donc première surprise de voir les choses s'inverser, et comme les autres j'ai bien vite compris qu'Elie était Aurore, mais cette nouvelle version avec le "mauvais" prénom m'a tenue en haleine jusqu'au bout. Le choix de cet "obstacle" là était clairement le bon, bien joué !
A la limite, seul le départ de toute la troupe d'amis m'a semblé un peu "trop beau", surtout s'ils apprennent en direct que la destination est sur un autre continent... peut-être seulement Gwenaëlle ? Je ne sais pas, je te laisse juge...
Sinon c'est vraiment très joliment écrit et tout, bref, j'ai hâte de découvrir les nouvelles suivantes : D
Rimeko
Posté le 11/06/2018
Mais... mais... mais... Comment ça se fait que je ne t'aie jamais répondu ??
Surtout qu'il était adorable ton commentaire ! Je suis contente que la version actuelle te plaise, et surtout que tu apprécies le choix de l'osbtacle, j'ai mis longtemps avant de trouver une solution à ce problème de linéarité donc j'en suis plutôt fière au final :P
Je note pour les amis ! Tu as raison, ça fait un peu compte de fées... On va voir :
Bref, merci pour ta lecture (et tes compliments aussi lol), et encore désolée pour l'oubli de réponse...
Hinata
Posté le 15/06/2019
 
 C'est le sujet de Léthé sur les Fictions PAennes sur le genre qui m'a appris l'existence de tes nouvelles et comme j'avais depuis longtemps envie de te lire je n'ai pas hésité une seconde à venir ici ^^ Et je ne regrette pas ! Cette histoire d'Estelle et Aurore est à tomber par terre : ta plume est concise, ou plutôt elle va à l'essentiel ! Tes personnages sont très réalistes et chaque passage de l'histoire que tu racontes m'a beaucoup touché. Merci pour ce moment, et à très bientôt au détour des nouvelles suivantes ;)
Rimeko
Posté le 15/06/2019
Oups, comment j'ai fait pour raté ce commentaire moi ? o.O La notification a dû se perdre dans mes spams...
Héhé, elle m'a fait une belle pub avec son dessin, Léthé, hein ? (j'adoooore ce dessin <3) Je suis ravie que ça t'ait plu en tous cas !! Et je le serai encore plus de te retrouver sur les autres nouvelles ;)
Tac
Posté le 29/06/2018
Salut Rim ! Depuis le temps que je voulais te lire, me voici me voilà !
Très jolie nouvelle. Je ne suis pas familière de ton style donc je ne me sens de faire des remarques dès à présent sur tes formulations. Je me suis plutôt apesantie sur le fond et quelques trucs de forme très superficiels. En tout cas j'aime beaucoup l'idée de base (même si j'ai senti venir le truc dès l'apparition d'Ellie, si j'étais tatillonne et que ce n'était pas un format aussi court, j'aurai bien aimé un peu plus de mystère). Ah, et ce qui me chiffonne c'est que je n'aime pas le mécanisme "rho je n'ai pas de petit ami"-invitation à sortir entre amis-rencontre de futur petit ami. Pour le coup, quand ça commence à la première étape et que ça suit avec la deuxième, j'ai rarement vu la troisième étape ne pas avoir lieu et pour moi c'est un mécanisme cheap pour insérer le petit ami dans l'intrigue. Mais c'est un de mes critères de lecture purement perso, ça n'en diminue pas le fait que j'ai bien aimé (j'eus peut-être plus aimé si ça avait été autrement, mais on est quand même sur une bonne base actuellement).
Passons à des détails, qui peut-être auront déjà été relevés, je ne sais point :
- Je vois que tu as enfin compris que résister ne servait à rien avec moi, plaisanta-t-elle. J'arrive toujours à mes fins !--> le j'arrive toujours à mes fins est une redite de la première phrase, tu peux l'enlever
- Qu'est-ce qui venait de se passer ? --> c'est pas très pertinent de la relever, c'était juste pour dire que je n'aime pas cette tournure, je la trouve moche^^
- Bientôt, nous démissionnerons de nos emplois respectifs et annoncerons à nos propriétaires que nous quittions nos logements : il n'y aurait ainsi plus de retour en arrière possible. Élie et moi devions partir les premières, visiter la maison où nous comptions bien nous installer, tous les cinq, puis les autres nous rejoindraient quelques jours après si tout se passait comme nous le souhaitions. --> c'est peut-être mon cerveau qui réfléchit pas de labonne façon, mais j'ai l'impression en lisant cela qu'ils prennent leurs billets le jour pour le lendemain. Sachant qu'li y a un bail d'ua moins un mois avant de quitter un logement, et qu'il y a aussi une période durant laquelle tu dois continuer à travailler après avoir fait ta lettre de démission (le temps qu'on te trouve un remplaçant, c'était l'idée de base de cette loi, ahem), cette impression de "si ça fonctionne, on plaque tout et on s'casse" est assez étrange.
- Je suis tellement content de te revoir -->contentE
- J'ai changé d'avis après la réaction de mes parents lorsque je leur ai annoncé ma transition --> de ce que j'avais compris, elle l'avait annoncé il y a longtemps... Alors pendant des mois elle n'a pas dit à sa ptite amie qu'elle avait changé d'avis ? C'est un choix... pratique pour le scénario ! mais pas très réaliste, je trouve.
J'ai aussi une petite note à faire au sujet du nom Ellie, qui pour moi passe aussi bien pourune fille que pour un mec..
Je suis curieuse de voir tes autres idées, c'est une agréable lecture ! Bisousss <3
Rimeko
Posté le 29/06/2018
Salut Tac ! Ça me fait plaisir de te retrouver par ici :)
Niveau formulations, je sais que j'ai tendance à trop aimer les phrases longues, les "et", les adverbes en -ment, et à alourdir mes phrases :D Et oui, je sais aussi, j'ai pas réussi à garder une once de suspens sur cette affaire :P Je crois que j'ai décidé d'abandonner de changer ça...
Quant à ce schéma, certes assez peu original... en même temps, il me semble que ça se passe ainsi dans beaucoup de cas, non ? Je veux dire, il faut bien rencontrer son futur partenaire quelque part, et lors d'une sortie entre amis, ça me semble une bonne occasion, surtout que des amis communs impliquent souvent des points communs... Et en plus je voulais évoquer la pression de la société sur les jeunes célibataires, particulièrement les jeunes femmes, d'où les remarques de Gwenaëlle notamment sur le célibat d'Estelle. Peut-être que c'est la façon de le présenter (le côté enchaînement logique) que tu critiques... ?
Par rapport aux détails :
- Personnellement, je ne trouve pas qu'il s'agit d'une redite... Plus une explicitation de la précédent affirmation ?
- Haha, je suis d'accord XD Tu penses que "que s'était-il passé ?" sonne mieux ?
- Euh... Je ne savais pas exactement qu'il y avait un délai à respecter avant de quitter à appart', mais je n'avais pas dans l'idée en écrivant cela qu'ils partaient du jour au lendemain... Bon, apparemment, c'est mal passé lors de la rédaction XD Je note ta remarque ; de toutes façons je crois que je vais modifier ce passage en profondeur... (on m'a répété plusieurs fois que c'était un peu bizarre que les amis partent avec eux)
- Corrigé !
- Et non, d'après ce que j'avais en tête, Aurore a annoncé la vérité à ses parents un peu au dernier moment, surtout qu'elle avait peur de leur réaction... qu'est-ce qui t'a amené à penser le contraire (si tu t'en souviens) ? (Parce qu'effectivement, ça serait un peu irréaliste XD Même si elle ne saisit pas l'importance que ça a pour Estelle, je crois qu'elle lui aurait dit assez rapidemment quand même)
Quant au nom "Elie", après avoir vérifié auprès de mon ami Google, je reste persuadée qu'il s'agit d'un nom masculin... Par contre, "Ellie" avec deux -l est féminin, quelle logique XD
Merci de ton passage et de tes remarques pertinentes !! J'espère te retrouver à nouveau par ici <3
Isapass
Posté le 28/11/2017
Un thème original, sensible et moderne ! 
Je trouve que tu le traites très bien : avec juste ce qu'il faut de pudeur et le reste tout en franchise et en simplicité. Ton vocabulaire et bien choisi et tes phrases bien tournées. J'aime ton style : joli et efficace. On sent que tu ne fais pas du beau pour faire du beau mais pour servir le fond.
Il y a des coquilles mais elles t'ont peut-être été signalées dans d'autres commentaires ? Sinon, n'hésite pas à me dire, je te ferai la liste de celles que j'ai vu. Attention quand même : plusieurs fois tu utilises la terminaison de la troisième personne du pluriel alors que ton sujet est "nous". Je sais que c'est moche le passé simple pour les première et deuxième personnes du pluriel, mais quand même je crois qu'on est un peu obligé, à moins d'avoir des relations à l'académie française ! ;) 
Par rapport à la structure de l'histoire, c'est très joli mais je trouve que c'est un peu trop linéaire. En fait, les deux personnages principaux ne rencontrent aucun obstacle, aucune opposition. Dès le début, Estelle rencontre Elie, et ensuite, ça coule tout droit jusqu'au bonheur parfait. On ne peut pas vraiment considérer le changement d'Elie comme un rebondissement, puisque finalement, tout se déroule bien. Et en plus c'est plutôt le sujet de fond, en fait. C'est dommage parce que je pense que ta nouvelle gagnerait énormément en intensité. 
Après il faut savoir choisir des rebondissements/obstacles/oppositions qui permettent de rester dans l'originalité et de ne pas dénaturer la profondeur du sujet qui reste ce que tu veux traiter en priorité.
Ton héroïne est quand même surhumaine ! Je pense qu'il n'y en a pas beaucoup des gens qui accepteraient ça avec autant de facilité ! Mais justement, ça, je ne le changerais pas : je pense que ça constitue un point crucial à l'originalité. Je m'attendais à ce qu'elle bloque, qu'elle soit choquée, au moins temporairement. Mais pas du tout. Donc si tu dois placer des obstacles, je te conseillerais de ne pas choisir celui-ci.  
Je trouve que c'est un très joli texte qui mérite d'être un petit peu retravaillé. Il ne manque pas grand chose ! 
Et par rapport à ta question dans les notes de l'histoire : oui, pas de problème, on se rappelle très bien de l'inscription.
A bientôt !  
Rimeko
Posté le 28/11/2017
Coucou Isa !
Hé bien, je m'attendais à pire quand tu me disais espérer ne pas avoir été trop sévère, je te trouve même plutôt gentille là XD Ça me fait plaisir ce que tu dis sur mon style en tous cas ! Et aussi sur la façon de traiter ce thème ; je déteste cette sorte de curiosité malsaine qu'il y a parfois autour de la question trans, et en même temps je ne voulais pas sembler trop "coincée"...
Euh... non, je crois qu'on ne m'a pas signalé les coquillettes en question, je pense que je les aurais déjà corrigées sinon... si tu t'en souviens, je suis preneuse :) (Mais t'embête pas si c'est pas le cas, hein)
Ha. Ha. Ha. Bon, d'accord, message reçu, tous mes lecteurs pensent la même chose, il va vraiment falloir que je me bouge les fesses et que je corrige enfin cette nouvelle XD J'ai une vague idée de modification, je vais investiger...
Hum, sur le coup, je pense qu'Estelle est inspirée de moi... Pas au niveau de son côté surhumain (lol), mais par rapport au fait que le genre d'Aurore lui importe peu. Je sais pas si tu as déjà croisé cette info sur le fofo, mais je suis pansexuelle, ça veut dire que je me fiche du genre / sexe de mon partenaire, et je crois que j'ai un peu tendance à partir du principe que ça fonctionne comme ça pour tout le monde woops ^^
Merci en tous cas, et pour lecture, et pour ton gentil com' !!
Liné
Posté le 24/01/2018
Hello Rim,
Bon, tu me connais, maintenant, et ça va pas t'étonner : J'ADORE les messages qui transparaissent dans cette nouvelle (quoi, moi, féministe anti-homophobie ? ^^)
Au début, avec ce concept de l'inscription secrète sur le bras, j'ai tout de suite songé à cette obligation sociale qu'on a, aujourd'hui, d'être en couple. Dès que quelqu'un de notre entourage est célibataire, on le chouchoute, on a de la peine pour lui/elle, on le/la pousse vers d'autres gens pour qu'il/elle fasse des rencontres... Alors que le couple n'est pas forcément le but ultime de toute existence terrestre =) On sent cette frustration-là, cette pression, chez Estelle et Elie avant qu'ils ne se mettent ensemble.
Et puis, bon, forcément, je plussoie tout ce que tu laisses transparaître ici : le fait de tomber amoureux d'êtres humains et non de personnes genrées, que l'amour n'est pas censée avoir de genre, que oui les garçons peuvent être doux et pleurer, que la transsexualité est une chose comme une autre et qu'elle ne doit pas être subie... Pour tous ces messages, bravo et merci ! =D
Je dois t'avouer avoir vu le coup venir, dès que j'ai compris qu'Estelle était amoureuse d'Elie. J'ai tout de suite pensé à "un homme dans un corps de femme" (d'ailleurs, sur ce sujet d'homme hétéro souhaitant être femme, tu as vu Laurence Anyways, de Xavier Dolan ?!). 
Toutefois, cette intuition que j'avais quant à la suite de l'histoire n'a en rien gaché ma lecture ! Au contraire, j'avais un sourire jusque-là lorsque cette intuition s'est confirmée. Et puis, j'étais quand même sous le coup du petit suspens "quel prénom féminin Elie va-t-il choisir ?" - donc tout a fonctionné pour moi !
(en bonus : petit moment "morte de rire et mes collègues comprennent pas pourquoi' pour la blague sur "tabarnak" ;-) )
Bon. Après ce commentaire-fleuve, je me repose et je reviens très rapidement pour les deux autres nouvelles. 
Merci pour ce moment de lecture et à très vite !
Liné
Rimeko
Posté le 24/01/2018
Hello Liné !
Hihi, ce qui est sûr, c'est qu'on est au moins deux dans ce club là XD
C'est cool que tu aies relevé ça, sur le début, l'obligation d'être en couple, toussa ; personne ne l'avait encore commenté :P Et - tu vas dire que c'est idiot mais bon - en fait je suis pas vraiment romantique et le concept d'âme-soeur me semble toujours un peu idiot / irréaliste, alors j'imagine que ça transparaît quand même... J'essaie de jouer sur cette idée de départ en fait, avec ici Estelle qui est prête à se mettre avec Elie en pensant qu'elle n'est pas son âme-soeur.
Et je suis très contente que les "messages" passent bien aussi :)
Oui, j'imagine que c'est quand même évident que ça tend vers cette fin... Tant mieux si ça ne gâche pas la lecture du coup ^^ (Et non, je n'ai pas vu Laurence Anyways ! C'est un bon film, j'imagine ? Le seul que j'ai vu à propos de la transsexualité en fait, je crois que c'est Danish Girl...) Oh, et tiens, par ailleurs, j'ai rajouté tout le passage dans la cuisine où Elie annonce qu'elle voudrait s'appeler maintenant Elise ou Elia, parce qu'on m'avait fait remarquer que tout se déroulait trop facilement - est-ce que tu penses que ça fonctionne ?
(Haha, j'avais oublié cette blague, ça m'a fait rire de la retrouver XD)
Merci à toi pour ta lecture et ton super commentaire ! Et au plaisir de te retrouver par ici <3
Rimeko
Kitsune
Posté le 06/08/2017
J'avais vraiment envie de lire une des tes nouvelles (le résumé me faisait de l'oeil) et je peux te dire que je suis trèèèèèèèèèès heureuse de l'avoir fait !
Cette histoire est sublime ! Je suis toute émue maintenant. C'est tout bonnement génial que tu abordes la question de la transexualité de cette façon. Je suis totalement d'accord : on tombe amoureux d'une personne et non d'un genre en particulier.
L'idée de la phrase sur l'avant-bras m'a également énormément plut et l'histoire est très bien menée. 
Enfin, voilà, j'adore et cette histoire est si positive qu'elle va me donner le sourire pour au moins toute la journée !  
Rimeko
Posté le 06/08/2017
Oh, coucou Kit', c'est cool de te retrouver par ici !
C'est d'autant plus cool si ça t'a autant plu, ah, je suis une scribouillarde comblée :D
Bon, par contre, si tu cherches des histoires positives, je te déconseille de lire la nouvelle suivante o:-) (En plus c'est sur un autre truc que les phrases sur l'avant-bras, j'essaye d'écrire la deuxième sur les phrases en ce moment mais arg, ça veut pas... bref) 
Merci pour ta lecture et ton commentaire super enthoutiaste, ça me donne le sourire aussi ^^ (Echange de bons procédés ?) 
 
Elyon
Posté le 07/07/2017
Salut :) !<br />Je viens de lire cette première nouvelle qui est toute en douceur et légéreté et dans un style très agréable. <br /><br />Déjà félicitations pour tes personnages que je trouve très attachants et variés (sauf Alex, mais bon il était saoul ça peut s'excuser :p), un peu de diversité ça fait du bien !<br /><br />J'aime beaucoup le postulat de départ, y aurait moyen de faire pas mal de choses avec cette idée de message de l'âme soeur !<br />D'ailleurs petite remarque, je trouve ça dommage que personne n'en reparle avant la fin, un autre petit clin d'oeil sur cette particularité de ton univers aurait été sympa je pense !<br /><br />Et j'ai noté juste deux petites coquillettes :<br />- "découvrir une barman souriante" : barmaid (ou serveuse :p)
- "qu'il avait vingt-trois ans, des parents qu'ils n'aimaient pas" : il n'aimait
Rimeko
Posté le 07/07/2017
Salut Elyon !
Oui, bon, on ne peut pas avoir que des personnages sympas, ça manque justement de diversité sinon ! Puis pour moi, Alex est pas très finaud, mais il est pas méchant ^^ Je suis contente que tu aies apprécié les autres en tous cas !!
Hum, oui, je pense à re(re)corriger cette histoire, et notamment à rendre le message de l'âme-soeur plus présent... C'est bien, les commentaires que je reçois vont dans le même sens, c'est plus pratique pour savoir ce qu'il faut améliorer XD (Quant aux autres possibilités... disons qu'il me reste deux nouvelles à écrire avec ce postulat ;) )
... J'y ai pas pensé du tout que "barman" c'était le mot masculin x) Merci pour le relevé de coquillettes, et puis surtout pour ta lecture et ton commntaire ! Ça m'a fait plaisir !!
Baella
Posté le 19/06/2017
Cette histoire est trop mignonne <3 Ca va un peu trop vite et il y a parfois plus de dialogues que de narration mais c'est super sympa. 
Pour moi, quand Aurore se présente il n'y a aucun souci à faire le lien avec la phrase sur le bras d'Estelle (notamment parce que j'ai deviné la fin quand Elie est parti(e) fâché(e) ) 
Rimeko
Posté le 19/06/2017
Bonjour Baella !
Boh, qu'est-ce que tu as contre les dialogues ? :D Et après, quant à la rapidité de la bête... j'ai déjà rallongé par rapport à la première version, je suis pas super douée pour les diloagues :/
Oui, c'est sûr, la fin est un peu attendue !
Je suis contente que ça t'ait plu malgré tout, merci pour ton passage !
Léthé
Posté le 16/06/2017
Salut Riri !
Je faisai le tour de tes histoires pour voir quoi me mettre sous la dent (j'avais commencé Amalys mais je voulais autre chose, pour voir l'étendue de ton œuvre), et j'ai vu ce petit résumé, j'ai été tellement intriguée *-*
Honnêtement je trouve l'idée de ces petites nouvelles complètement géniales et incroyables ! Ce qui est cool, c'est que ce soit vraiment centré sur l'amour, sous toutes ses formes (et moi j'aime bien les bisous et les câlinous héhéhéhéhé) !
Concernant l'histoire, j'ai eu un peu de mal avec la première personne, je pense que j'aurais trouvé la troisième plus justifiée car je n'ai pas réussi à vraiment me projeter dans la vie du personnage principal (Estelle). Mis à part ça, j'ai aimé la façon très concise que tu as eu d'amener le moyen de trouver sa moitié, j'ai trouvé ça très clair, comme si ça faisait partie de mon quotidien à moi aussi ! Je trouve cool aussi que ce soit pas la première phrase dite par l'autre, mais une phrase marquante qui restera gravée dans les souvenirs (sinon tout le monde se retrouverait avec "Salut" sur le bras hahahahaha)
Aussi, tu m'as bluffée concernant le revirement de situation ! En fait, je m'attendais à ce qu'Élie soit Aurore, mais je pensais qu'en fait, Élie était un transexuel (dans le sens, il était une femme avant et venait de faire l'opération pour devenir un homme). J'ai trouvé ça drôle de m'être complètement plantée de sens x)
En revanche, je t'avoue que, même si la transformation Élie en Aurore est bien amenée, je ne l'ai sans doute pas trouvée aussi intéressante que le reste. Son comportement, ses actes, ses mots sont tous cohérents et je n'ai rien à redire dessus, en revanche on attend plus vraiment la chute une fois qu'on sait qu'elle va changer de sexe. En fait, pour moi, pour avoir une réelle "chute" à la fin de la nouvelle, il y aurait une alternative : développer davantage la relation entre Estelle et Élie/Aurore et clore le chapitre au moment où elle lui dit qu'elle est un femme (avec "Je m'appelle Aurore", ça fonctionne toujours) OU faire un pied de nez à tous ceux qui attendent ça... Et lui faire dire un autre prénom à la toute fin de la nouvelle.
Beh oui, si elle dit "Je m'appelle Alexandra" et que ça colle pas avec le nom du tatouage, beeeeh x)<br />Avoue que ça fait une fin beaucoup plus drôle (en tout cas inattendue hahaha).
Sinon, j'ai lu les anciens commentaires, et moi je préfère largement cette version à l'ancienne où, apparemment, quelqu'un devait mourir :')<br />Honnêtement je suis un peu fatiguée par les gens qui meurent comme chute de la nouvelle, surtout que dans ce cas-ci je trouve que ça a pas vraiment lieu d'être en fait. Je veux dire, ça n'apporte rien il me semble ?
Moi j'aime beaucoup cette fin-ci.
J'ai relevé des répétitions sur la première scène, je les ai pas notées mais je sais qu'il y en a ^^
Sinon il me tarde de lire la suite ! Vivement !<br />J'espère qu'il y aura beaucoup d'histoires différentes autour de l'amour, avec des touches de fantastiques comme ça, je trouve ça vraiment trop trop cool comme idée.
À très vite Riri <3 
Rimeko
Posté le 16/06/2017
Salut Léthé !
Bah alors, pourquoi je ne reçois plus de mails d'alerte commentaires... si j'étais pas passée par là je t'aurais mis un gros vent XD
Je suis contente que le résumé t'ait donné envie en tous cas, et que les postulats de départ te plaisent ! (J'ai décidé que j'écrivais pas assez de romance et que j'avais besoin de m'entraîner alors vive les câlinous !!)
Ah, je sais pas... moi j'aime bien la première personne... en fait elle s'impose toute seule dès que j'écris quelque chose vraiment centré sur des émotions, alors... Tu penses vraiment que tu te serais mieux représenter la vie d'Estelle avec une troisième personne ? (Ou alors j'ai compris de travers ta remarque, il est tard (ou tôt), donc c'est possible) Par contre, c'est cool que l'explication passe bien, c'est pas vraiment facile à caser ce genre de trucs donc tu me rassures !
Haha, c'est drôle, j'ai jamais pensé que ça aurait pu être dans ce sens-là, c'est pas bête du tout en plus XD
Bon, effectivement, c'était la remarque que me faisait Anna lors de son second passage également ; il manque une chute, ou au moins quelque chose qui perturbe un peu le cours de l'action. Du coup, tu suggèrerai de développer la romance entre Elie et Estelle, et de ne révéler son genre (femme) qu'à la toute fin, c'est ça ? Le truc, c'est que je suis pas sûre de tenir la distance avec "juste" des sentiments, je suis pas très douée pour ça. Quant à la solution "mauvais prénom", je dois bien avouer que ça m'a fait beaucoup rire, mais en même temps ça me gènerait un peu que ça ne marche pas, qu'elles ne soient pas des âmes-soeurs. Donc je sais paaaaaas -.-' Quoi qu'il en soit, il va vraiment falloir que j'y réfléchisse, en espérant avoir un jour l'Illumination (je parie que ce sera sous la douche, à tout hasard) !
En fait, dans la première version la phrase sur le bras, c'était pas la plus importante mais la dernière que prononcera la personne. Du coup, bah, soit Aurore devenait brutalement muette, soit l'une des deux mourrait XD Mais c'était pas génial par rapport à la vision des lgbt qu'on s'ammuse déjà un peu trop à mon goût à trucider dans les fictions. (Après je suis contente que tu sois d'accord avec moi sur ce coup-là, par rapport au fait qu'on peut faire une chute sans tuer quelqu'un, parce qu'Anna disait plus ou moins le contraire...)
Bon, je vais retourner jeter un oeil à cette première scène alors !
La suite arrive, en plus ! C'est sur un autre postulat, celui avec les fleurs. Il me reste une scène qui me donne du fil à retordre et après je posterai ^^ Par contre c'est assez différent de l'histoire d'Estelle, j'espère que ça te plaira quand même ! (Et normalement je prévois neuf histoires (me demande pas pourquoi... 3x3, toussa toussa...), j'ai déjà des idées pour cinq d'entre elles (dont celle que j'ai déjà écrit), le postulat sur l'âge reste encore un peu obscur par contre)
À très vite, j'espère ! Et merci pour ta lecture et ton enthousiasme, ça m'a fait vraiment plaisir !!
Anna
Posté le 17/04/2017
Coucou ! Me revoilà !
Alors, je vois que tu as changé/ajouté pas mal de chose.
Déjà, tu as tenu compte vraiment de nos commentaires, c'est génial ! Je vois que tu as décrit Elie, son changement petit à petit, on rapprochement avec Estelle, et sa sortie de l'hopital qui est plus réaliste. J'ai aussi notté des détails par-ci par-là, comme la fameuse phrase qui n'est plus les derniers mots de l'aimé mais sa phrase la plus importante, comme tu l'avais soulevé il y a quelque temps.
Dans l'ensemble j'aime mieux cette version-ci, car les personnages ont bien plus de caractérisation. Cependant ...
je trouve dommage que tu n'ai pas gardé la chute triste.
Je comprend ton idée : étant donné que la phrase n'est plus liée à la mort de l'aimé, il n'y avait plus de raison pour qu'Estelle meurt. Cependant une fin surprise, qui incite à la compassion, touche à mon avis bien plus qu'un happy ending.
Non pas que je sois contre les happy ending par ce que "la mort c'est trop dark, trop cool tu vois ?", mais plutôt par soucis littéraire.
Le format choisi est celui d'une histoire courte. Une histoire courte se termine par une chute, un retournement de situation, une révélation, une surprise. Pour le coup, ton histoire se déroulle sans aucun accroc, sans "évènement perturbateur" ni "résolution". Dans un sens, cela rend le récit un peu vain.
Je crois que ce récit souffre de son contenu, à savoir un amour "hors-norme". Tu veux tellement respecter cela et le mettre en lumière que ça écrase ton texte (à mon avis.) C'est comme si, sous le poids d'une parole lourde de signification, tu n'osais pas exprimer tout ton potentiel.
Le couple et son histoire sont touchantes, je ne vais pas dire le contraire. mais du coup, cela eclipse ce qui est censé être le fil conducteur, le message sur le bras.
Je pense qu'il est difficile d'allier bonnes intentions et exercice stylistique.
Ne te décourage pas cependant ! Tu as vraiment amélioré ton récit. Peut être que plus tard (et je veux dire par là bien plus tard) tu relira cette histoire et paf, éclair de génie, tu réussira à faire s'unir belle histoire d'amour et récit intriguant, palpitant, comme tu l'as déjà fait dans ta nouvelle fameuse ^^ 
Rimeko
Posté le 17/04/2017
Coucou Anna ! Ça me fait plaisir de te revoir par ici, j'espérais un peu avoir un nouveau retour de mes super-commentatrices ^^
Je suis contente aussi que ça marche un peu mieux... On s'attache plus à ces demoiselles ?
Je ne suis, par contre, pas trop d'accord avec ce que tu dis par rapport à la fin. Je sais qu'une nouvelle fonctionne toujours mieux si la chute est inattendue (mais d'ailleurs je pense que ça peut fonctionner autrement, genre un peu "tranche de vie" tu vois ?), cependant il me semble que la mort ne soit pas forcément la "solution miracle" à chaque fois. Je veux dire, à force que les personnages meurent, ça sera plus attendu qu'autre chose, non ? Bon, par contre, tu as peut-être raison par rapport au manque d'éléments perturbateurs...
Et pour le message sur le bras, en fait, je dois bien avouer que ce n'était pas ce qui m'importait avec cette nouvelle ! Après, c'est vrai que je pourrais en parler un peu plus... Je note, je note ! ^^ Cependant, ça me tient plus à coeur de représenter ce couple non-normé que d'exploiter cette AU, donc...
Je prends note de ton commentaire en tous cas, ne crois surtout pas que je m'en fiche ! Je vais juste laisser reposer un peu tout ça, c'est tout :P 
Jamreo
Posté le 03/04/2017
Coucou Riri,
Déjà je dois dire qu'une nouvelle avec un personnage transgenre central (peut-être pas principal mais presque), ça ne se croise pas à tous les coins de rue. Quasi-jamais en fait ^^ ça, ça m'a vraiment plu. D'autant que c'est un personnge que jai trouvé fouillé - on aurait bien aimé voir plus de certains aspects, par exemple l'évolution de sa relation avec Estelle (qui doit se cacher dans la première ellipse ce qui est un peu dommage), mais Elie/Aurore dit ce qu'elle ressent, ce qu'elle pense, on l'écoute et on a un aperçu de ce qu'elle vit. Bien sûr je m'attendais à ce que son nom soit Aurore, par contre je pensais que ce serait elle qui mourrait et non Estelle. Bien vu ! C'est une fin truste, mais on sait au moins qu'elle a appris à connaître son âme soeur et a vécu un temps avec elle, donc ça adoucit un peu la chose.
Maintenant j'aurais aussi quelques petites remarques concernant le traitement de la transidentité : j'ai cru sentir dans ta nouvelle que tu voulais donner la voix à des personnages qu'on ne rencontre pas souvent dans les fictions : handicapés et transgenres ; tu parles aussi un peu du fait que les femmes se font emmerder dans la rue très facilement et à quel point c'est insupportable, bref c'est pour ça que je me permets de donner mon avis (qui bien sûr reste mon avis) sur le côté "transgenre" et ce qui m'a semblé étrange. 
- quand Elie rougit, un de ses amis a cette phrase : "il rougit comme une fille, à moins qu'il en soit une" et donc ça signifierait qu'être une fille c'est moins bien qu'être un garçon, que les filles sont faibles de nature. Après, c'est très possible que cette vision un peu patriarcale soit propre au personnage qui la dit, ce serait logique même.
- on comprend qu'Elie veut rester Elie et être désigné par les pronoms masculins jusqu'à son opération. Pour lui donc, il n'est pas une femme avant d'avoir changé son corps, et c'est totalement valable ; mais certaines personnes transgenres vont considérer que, voilà, elles sont qui elles sont et leur corps n'a pas besoin d'être changé, ou bien qu'elles sont qui elles sont avant d'avoir changé leur corps, deuis toujours en fait.  
-  avant de faire les opérations (plus que l'opération au singulier d'ailleurs : ça dépend de ce qu'Elie/Aurore change dans son corps : chirurgie de la poitrine, chirurgies génitales, chirurgie du visage parfois... qui souvent (tout le temps ? j'avoue je sais pas) ne se font pas au même moment) il faut suivre un parcours assez long : voire des psys, avoir un diagnostic, suivre une thérapie hormonale... ça peut durer longtemps. Je ne suis pas du tout spécialiste mais je sais au moins que c'est compliqué ^^ du coup, je me demande ce qu'il en a été pour Elie/Aurore ? A-t-elle dû consulter un psychiatre, un endocrinologue ? Bref je me suis demandé ^^
- Aurore me semble en trop bonne forme après l'opération. Elle  bien eu un moment de convalecence ? je sais pas combien de temps on doit rester en récupération après de telles interventions, mais bon, on a l'impression que ce n'était pas longtemps puisqu'Estelle n'a pas pu la voir avant sa sortie, où elle paraît toute fraîche et prend la voiture sans souci ^^
Bref voilà, sorry pour la tartine. Pour le reste, c'était une chouette nouvelle et je suis curieuse de voir les autres :) 
Rimeko
Posté le 03/04/2017
Coucou Jam' !
C'était un peu le but, par rapport au personnage transgenre ^^ Et oui, pour leur relation tu es la troisième à me faire la remarque, donc je pense vraiment que je vais rajouter un passage au niveau de cette ellipse, probablement le moment où Estelle et Elie se "mettent ensemble"... Je suis contente que tu "aimes" la fin par contre !
Vive la différence :P (Par contre, c'est drôle, je n'y avais pas du tout pensé pour le côté "harcèlement de rue", faut croire que mon subconscient est décidément bien féministe !) Et tes remarques sont accueillies avec plaisir ! C'est la première fois que je me risque à écrire sur un personnage au genre non-normé, et... bah, j'ai un peu peur de faire des erreurs. J'ai parlé un peu avec une amie trans (qui s'appelle Elise, tu remarqueras la référence :P), qui m'a expliqué deux-trois trucs sur ça, mais...
- Ha, cette fameuse phrase, elle m'a bien fait hésité. Mais je vois pas ce qui aurait pu faire réagir Elie autrement... Alors déjà, peut-être qu'Alex est pas très ouvert, mais surtout il a un peu trop bu à ce moment-là. Ça aide pas ! Après, je n'ai pas l'impression que ça veuille dire qu'une fille est moins bien qu'un garçon... ça joue sur un cliché, c'est sûr, comme si les garçons pouvaient pas rougir / montrer leurs sentiments, mais...
- Elie veut garder son nom jusqu'à l'opération, oui, par contre dans la scène où ils annoncent à leurs amis qu'ils partent au Canada, je ne sais pas si tu as remarqué mais elle est désignée par des pronoms féminins... Quoi qu'il en soit, je devrais peut-être préciser que c'est son avis à elle, tu as raison !
- ... Oups. J'y ai pas pensé du tout, tu as raison. Pour moi, Elie-Aurore a fait une chirurgie de la poitrine et des parties génitales, mais après... Je vais aller me renseigner un peu et ajouter quelques phrases d'explication ; merci de me l'avoir signalé !
- Euh, si, Aurore est restée plusieurs jours à l'hôpital (j'ai pas précisé combien, mais...), et ce n'est pas qu'Estelle a pas pu venir, c'est qu'elle lui a interdit. Elle voulait pas qu'elle la voit en convalescence, pour pas qu'elle associe son nouveau corps à des images de clinique. C'est peut-être pas assez clair ! (Et bon, je pourrai quand même lui donner l'air fatigué, c'est vrai.)
T'excuse pas pour la tartine, au contraire, c'est très apprécié ! Merci énormément pour ton passage, ta lecture attentive et tes remarques très pertinentes, ça m'est vraiment utile <3
Rachael
Posté le 03/04/2017
Coucou Riri,
Je trouve ton idée de départ intéressante, mais au final, elle me met un peu mal à l'aise. je m'explique:
- D'abord, on sait que ça va mal finir, et ça rend assez difficile l'identification aux personnages. Donc on reste un peu extérieur. Il me semble que le lecteur se protège, inconsciemment ou non, puisqu'il sait que l'une ou l'autre des amoureuses va mourir. Dans une histoire plus longue, où on a plus le temps de développer, ça s'estomperait peut-être mais dans une histoire aussi courte, on a du mal à l'oublier. 
- Ensuite, ça fait un peu "amour maudit" ou "punition divine", dans le sens où à peine Elie a-t-elle changé de sexe, paf, son amoureuse meurt. Alors je sais que bien sûr tu ne l'as pas écrit avec cette idée, mais ça pourrait facilement donner lieu à une telle interprétation, surtout que dans le monde que tu décris, la notion de destin existe d'une maniière très "matérielle" par le tatouage invisible sur le bras.
Voilà, ça ne veut pas dire que je n'ai pas apprécié la lecture : les personnages sont intéressants, même si c'est un peu court pour qu'on s'attache vraiment à eux.
En y réfléchissant, je me demande si le plus intéressant dans l'histoire, ce n'est pas cette idée qu'Estelle s'attache à Elie en tant que personne, quel que soit son sexe. Peut-être que c'est cette partie-là de l'histoire qui mériterait d'être développée plus.
Bises! 
 
 
Rimeko
Posté le 03/04/2017
Coucou Rachael !
Ça me fait plaisir de te voir par ici ! Même si tu n'es pas totalement convaincue par tout ça parce qu'avouons-le, moi non plus :D
- Ha. Ha. Ha. Okay, message reçu, on ne s'attache pas du tout à ces deux demoiselles-là ^^ Non, je blague un peu là, surtout que tu soulèves un point intéressant ; le côté "attendu" de la fin. C'est vrai que c'est pas une grosse surprise... Je me demande si je n'irais pas corriger ça, mais je sais pas encore trop comment. Peut-être que finalement la phrase ne sera pas la dernière prononcée par l'âme-soeur, mais juste une phrase importante... Hum...
- Ouais, j'ai un peu hésité avec ça aussi, parce que c'est pas très positif comme fin pour Aurore... Du coup, je vais voir ce que je pourrais faire avec ça, ça rejoint ma réponse précédente. (C'est qu'elle va finir par survivre avec tout ça cette petite Estelle !)
C'est d'ailleurs cet aspect-là de l'histoire qui m'intéressait le plus, et non pas vraiment le postulat de départ qui faisait un peu prétexte... Je vais essayer de rallonger un peu la nouvelle d'ailleurs, ça devrait permettre de développer un peu plus leur relation ;)
Bises, et merci de ton pasage et de tes remarques pertinentes !
Anna
Posté le 29/03/2017
Coucou Rim' !
Déjà, j'aime vraiment bien le concept, la variation des possibles avec comme fil conducteur 'ce qui ne change pas' qui doit être l'amour, si je ne m'abuse ^^
 Sur cette première histoire, je suis un peu mitigée. Déjà, j'ai l'impression que tu as écrit sur le thème "amour arc-en-ciel" mais que c'était un peu ... trop. Je ne sais pas, on dirait que c'était un peu forcé. Et puis tu ne décrit que très peu Elie avant sa transformation, je trouve ça un peu dommage.
Concernant la relation entre Elie et Estelle, elle est à peine esquissée, et du coup je trouve que c'est un peu étrange de décrire plus le moment où les amis décident de les suivre (je ne comprend pas l'importance de ça d'ailleurs) plutôt que leur mise en couple. 
La chute en revanche est bonne ! Je m'attendais à ce que ce soit Aurore qui meurt, pas Estelle. Du coup ça m'a vraiment surpris !
Par contre tes personnages là sont peu dévellopés, et du coup la chute tombe un peu à plat, pour moi en tout cas.
Il y a beaucoup de bonnes idées la dedans, mais je pense que ça serait vraiment mieux si c'était un peu plus long, 6000-7000 mots. Qu'on soit attaché à ce couple serait plus interressant pour la chute.
Je lirais ce qui viendra ensuite avec attention ^^ 
Rimeko
Posté le 29/03/2017
Coucou Anna !
Hé bien, je ne m'attendais pas à voir quelqu'un par ici si vite XD
Oui, en effet, la devinette était pas trop dure mais c'est bien l'amour "ce qui ne change pas". Contente que le concept te plaise !
Hum, disons que le thème "amour arc-en-ciel" me touche personnellement (ahem), que j'aimerai trouver plus de bouquins qui en parlent et que je me suis rendue compte que moi-même je n'en écrivais pas beaucoup, donc... En plus, je me suis récemment lié d'amitié avec des personnes trans (via Internet), et je trouve que c'est un sujet sensible mais "intéressant". J'ai voulu essayer de le comprendre un peu en écrivant là-dessus... Et par rapport à ce que tu dis, que tu trouves ça un peu forcé, est-ce que ta remarque s'applique seulement à Elie-Aurore (c'est pas bien amené ?) ou aussi aux autres (Gwen handicapée, Estelle d'origine étrangère...) ? En fait, ce n'est pas que je ne comprends pas pourquoi tu dis ça, mais c'est surtout que je ne vois pas trop comment y remédier :/ Pareil pour ta remarque sur sur le manque de description d'Elie avant son opération, tu parlais de physqiue ou plus de "psychologie" ?
Ha. Ha. Ha. Avouons-le, je ne sais pas écrire de la romance XD Ce projet est aussi là pour tenter d'y remédier... Mais je suis assez d'accord avec toi, ça va un peu vite tout d'un coup (disons que j'avais écrit la première scène et la dernière avant de me demander ce que j'allais bien pouvoir mettre entre les deux *sifflote*), j'essaierai de rajouter un passage (sur leur mise en couple, oui, c'est pas bête !). Par contre, je trouve ça important que les amis les suivent, parce que suite à une discution avec Elise (une des personnes trans dont j'ai parlé plus tôt - on ne voit pas du tout d'où vient le prénom d'Elie par ailleurs), je me suis rendue compte que mes personnages n'avaient pas à s'exiler pour accepter leur identité. Elle (Elise) trouvait que c'était trop négatif comme point de vue, même si elle comprenait la volonté d'Elie de partir et sa gêne (elle-même a changé de ville).
C'est la chute qui m'est venue en premier en fait XD À partir de mon idée des derniers mots, je cherchais des trucs originaux (ici le changement de prénom), et... pardon Estelle. C'est cool que ça surprenne quand même !
Message reçu, c'est bien ce que je craignais :P Va falloir que j'essaye de faire en sorte que le lecteur s'attache plus à ce petit couple... Je vais remettre mon nez là-dedans prochainement/
En tous cas, merci pour ta lecture, tes remarques pertinentes et ton intérêt, ça me fait super plaisir ! (Il faut d'ailleurs que je passe par chez toi, moi, j'ai vu qu'il y avait un nouveau chapitre... mais j'ai un peu de mal à me remettre à mes lectures PAennes)
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