Gérard

- Le vieux a pris un chien.

- Mais... il n’aime pas les animaux. Il déteste les chiens.

- Ben il en a pris un.

- Un chien d’aveugle?

- Ouais.

- Tu l’as vu?

- Oui, un labrador. Sympa. Un peu gros.

- Je le vois pas ramasser la merde de son chien dans un sachet.

- Faudrait déjà qu’il la trouve.

- Pignouf! T’es pas drôle.

Elle le regarde rire tout seul

- Il se sentira moins seul je suppose.

- Il va surtout s’énerver et se débarrasser du chien. Il tiendra pas une semaine.

- Et j’imagine que c’est moi qui vais le récupérer.

- Non, les chiens d’aveugles ils les récupère pour d’autres plus souples que lui.

- S’il n’est pas traumatisé d’ici là.

-T’exagères.

- Il aime pas les chiens.

L’animal était assis sur le tapis. Cela faisait quelques jours qu'ils apprenaient à se connaître, l'assistante lui avait appris les ordres, les techniques, les soins à lui apporter. Il avait appris qu'ils se mettait en mode travail dès qu'on lui mettait le harnais mais que la laisse signifiait balade, un moment qui lui appartenait. Il pouvait lui apporter le téléphone quand il sonnait. Il était dressé pour ne jamais resté dans ses pieds. Il le guiderait, le protégerait et ignorerait tous les stimuli irrésistibles auxquels les créatures de son espèce étaient constamment soumises.

Il devait se lécher quelque chose, il l’entendait remuer, slurper. Il éternua puis se remit à slurper. Il l’entendit finalement se laisser tomber avec un soupir. Sûrement sur le tapis. Il devait être en train de lui lancer ce regard de martyr dont les chiens détiennent le secret. Plus rien ne bougeait. Lui-même regardait dans ce qu'il pensait être sa direction, vers le centre de la pièce. Que la pièce était devenue étroite. Que cet animal était envahissant. Il avait longtemps hésité avant de prendre un chien guide, on le lui avait déconseillé d’ailleurs mais une fois qu’il se mettait une idée en tête, il n'en démordait plus. Un chien le guiderait mieux qu’une canne. Il n’allait certainement pas s’avouer à lui-même que c’était surtout la solitude qui avait influencé son choix. Mais maintenant, cette présence animale soumise, curieuse, dans l’expectative le perturbait. Il occupait tout l'espace. Avec son corps volumineux qui trainait toujours alentour, avec ses bruits de grattement, cliquettement de griffes, reniflement et slurps. Et l'odeur. Il sentait. II sentait le chien. Le chien sentait le chien. L’appartement sentait le chien. Lui-même sentait le chien. Il se sentit étouffer. Il se leva. Le chien se leva aussi. « Couché ! », cria-t-il presque. Le chien fit un mouvement, lequel il n’aurait su dire, s’était-il assis? Il ne s’était pas couché, si? Il aurait entendu toute la masse se laisser tomber. Le bruit avait été trop court, trop léger. « Couché, j’ai dit. » Il entendit un frottement. Le chien remuait la queue. Ce n’est pas vrai. Il longea le canapé avec l’impression que sous chacun de ses pas il retrouverait l’animal. Il allait forcément trébucher dessus. Mais ne trouva que le plancher. Il continua de longer le canapé, la table à café, la lampe, le mur, sortit et rejoignit sa chambre, toujours tâtant du pied au cas où l’animal serait dessous. Il entendit ses griffes sur le plancher. Il s’était relevé. Le suivait probablement. Il entra dans sa chambre et ferma la porte. Il était certain d’avoir laissé le chien dehors. Il devait sûrement être derrière la porte à attendre. Les chiens faisaient ce genre de trucs. Ils se collaient derrière la porte où leur maître avait disparu et la fixaient jusqu’à ce qu’elle le leur rende. Animal stupide.

Sur le tapis du salon, le chien se recoucha, soupira et ferma les yeux. Il avait besoin de sortir. L’humain allait devoir apprendre rapidement.

Un grattement le réveilla, puis un aboiement bref. Le chien s’énervait derrière la porte. Il se tourna vers le réveil. Et ne trouva que la nuit. Chercha en tâtonnant son portable, demanda l’heure à Siri. 15h51. Il avait dormi longtemps. Le chien. Il fallait le sortir. Il couinait. Il allait tirer, c’est sûr. Une truffe humide dans la main, une queue qui battait contre le meuble à chaussures. Le chien était content de le voir. L’enthousiasme de cet animal le dépassait. « Il veut sa promenade » se dit-il, tâchant de se cacher le fait qu’il était touché. Il hésita entre la laisse et le harnais. C'était pour le chien mais allait-il le tirer ? Faire comme tous les chiens. Normalement pas. Il se sentait néanmoins plus sûr avec le harnais. Il décrocha finalement la laisse du porte-manteau. Il fallait jouer le jeu. Il chercha ses clés dans le panier sur l’armoire à chaussure et sortit. Malgré son excitation, le chien marchait lentement devant lui, l’attendait, restait loin de ses pieds. Il savait qu'il ne travaillait pas, que la sortie était pour lui, mais il restait attentif. Seule sa queue battait le tempo de son enthousiasme.

Il l'emmena sur la pelouse devant l'immeuble et le lâcha. Le chien reniflait partout, s’arrêtait constamment pour lever la patte. C'était son heure, sa balade. Puis il revint vers lui, se mit à trainer, à danser et finalement s'accroupit. Il fut une époque où la ville fournissait des bacs à sable pour chiens. L’animal se soulageait et on repartait. Quelqu’un d’autre nettoyait. Terminé. On vivait aujourd’hui à l'ère du libre service. On aurait dû se méfier quand le concept était apparu. On allait forcément finir par devoir tout faire soi-même. Et le petit sachet plastique... L’ère du plastique, le produit fini le plus absurde: ressources chères, produit gratuit. Quelqu’un dans l’empire du plastique avait un sens des affaires particulier. Il sortit un sachet de sa poche, plongea la main dedans et en suivant le chien accroupi, repéra sa chaude production. Il frissonna à son contact, se forçat à saisir l’objet offensant tout en regrettant définitivement son choix de prendre un chien. Il retourna le sachet maladroitement, s’en mit sur les mains, jura, pendant une seconde il se tint immobile et attendit que quelqu’un vienne le nettoyer mais se ressaisit aussitôt et referma le sachet, le jeta dans la prochaine poubelle qu’il trouva en tâtonnant et se pressa du mieux qu’il put pour aller prendre une longue douche chez lui.

On sonna à la porte. Il sortit de la douche, mit un peignoir, le serra étroitement et vérifia de la main qu’il couvrait tout avant d'aller ouvrir. « Ce chien est à vous? » demanda sa voisine à la voix trop aiguë, toujours teintée de désapprobation, « il attendait derrière la porte. » Merde, il avait oublié le chien.

Il avait nourri l’animal qui dormait sur le tapis, utilisait-il jamais la corbeille hors de prix qu’il lui avait achetée? Etait-elle à sa taille d’ailleurs? Il s’était ensuite préparé une salade de tomates mozzarelle, avait grignoté quelques olives. Il n’avait pas faim. C’était l’heure où il aimait prendre un verre de vin sur le balcon et regarder finir le jour. Maintenant, il trébuchait pour rejoindre le balcon, renversait le vin et pris de panique avait l’impression qu’il allait passer par-dessus la balustrade. Il avait toujours eu le vertige mais il avait fait avec, appréciant son appartement au 9ème étage d’un bloc de béton qui défigurait le paysage mais dont les appartement confortables jouissaient d’une vue imprenable sur le Léman. Il se forçait donc à rejoindre le balcon, refusant de renoncer à son rituel. Mais en vérité il était terrifié, mortifié. Ce n’était plus un plaisir, c’était un défi. Le chien, intelligent, avait compris qu’il valait mieux ne pas l’accompagner.

Les grillons chantaient quand il rentra dans le salon, levant trop haut les pieds, cherchant le chien aussi, s’accrochant à tout. Il passa la main sur les nombreux livres de sa bibliothèque. Une vie sauvage, instable, à tirer le diable par la queue, à tenter tant de choses. Mais toujours, même aux moments les plus difficiles, il s’était acheté des livres. Souvent d’occasion au marché, parfois offerts (rarement ses préférés), jamais empruntés. Il aimait les posséder, les toucher, en prendre un au hasard, se perdre dedans. Autant de portes qui lui avaient claqué au nez quand il avait perdu la vue. Bien sûr, il pouvait apprendre le braille mais il était dans sa septantaine et se voyait mal réapprendre à lire. Il n’appartenait ni à la catégorie des ambitieux, ni à celle des optimistes. Il avait cherché à apprendre, quelques heures durant et avait trouvé impossible de reconnaître les lettres sous ses doigts. Bien sûr, quelques heures ne suffisaient pas mais il ne se voyait pas réussir. Il était fatigué, las. La vie avait été intéressante mais là, il trouvait qu’elle commençait à peser, à durer un peu trop longtemps. Il avait semé femmes et amis le long de sa route, perdu l’appétit lui qui aimait tant la bonne chaire et voilà que les livres lui étaient devenus inaccessibles. Il ne lui restait que la musique. Sa première passion. Il passa les doigts sur ses disques. Même en connaissant sa façon de trier, il lui était encore impossible de savoir où il était dans sa discothèque. Il avait laissé une ouverture là où il avait pris le dernier cd pour avoir un petit repère. Il avança de 13 cd, sortit celui qui lui tomba sous la main et le plaça dans le lecteur. Sonya Yoncheva, Paris mon Amour. Pourquoi pas ? La musique, voilà tout ce qui lui restait. L’essentiel de sa vie finalement. Il trébucha sur le chien en rejoignant le canapé.

Aveugle. Il était aussi effrayé qu’un nouveau né. En sept décennies il avait appris le monde, s'y était fait sa place. Et voilà que le rideau était tombé... puis s'était relevé sur un monde blanchâtre, gris, flou. Il n'avait pas perdu toute la lumière, mais il avait perdu les formes et les couleurs. Sans être dans le noir, il ne voyait rien. Comme cela lui arrivait souvent le soir, depuis bien longtemps, bien avant l'AVC qui avait lésé le cortex visuel, bien avant la nuit, quand le froid de la solitude s'était installée, il se mit à pleurer en silence. Au bout d'un moment, il entendit l'animal se lever, sentit le poids de sa tête sur sa cuisse, sa truffe humide contre sa main. Il se mit à lui caresser sa longue tête bosselée, à suivre ses oreilles de plus en plus douces à mesure qu'il arrivait au bout. Il posa la main sur la tête et le pouce dans le creux au-dessus des yeux et se mit à le caresser distraitement. C'est pour ça, se rappela-t-il, qu'il avait pris un chien. « Merci, la Truffe » dit-il. Le lendemain il appellerait ses enfants pour leur rappeler qu'il existait. Il essayerait de le leur dire avec diplomatie et subtilité. De les inviter à faire une balade, rencontrer le chien.

«Suis pas mort ! » finit-il par leur écrire par sms.

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Fannie
Posté le 19/04/2020
On passe sans transition du point de vue des deux personnages qui dialoguent on ne sait où à celui de Gérard, apparemment dans son appartement. Je trouve qu’il faudrait indiquer s’il les a entendus, si oui dans quelle situation, et mentionner aussi le lien qui existe entre eux, s’ils sont voisins ou autre chose.
On doit apprivoiser ce nouveau personnage comme lui-même doit apprivoiser son nouveau compagnon. Tu as bien décrit ce début d’adaptation d’un aveugle débutant – si je peux le dire ainsi – à sa nouvelle situation et sa perception d’un environnement qu’il ne peut plus voir. J’aime bien son sens de la diplomatie et de la subtilité.  :-)
Coquilles et remarques :
Dans le dialogue, il faudrait employer des tirets cadratins ou demi-cadratins.
— Elle le regarde rire tout seul [regarda / il manque le point à la fin de la phrase]
— Il se sentira moins seul je suppose. [Virgule après « seul ».]
— les chiens d’aveugles ils les récupère pour d’autres [récupèrent]
— l'assistante lui avait appris les ordres / Il avait appris [Pour éviter la répétition : « l'assistante lui avait enseigné », peut-être ?]
— Il avait appris qu'ils se mettait en mode travail dès qu'on lui mettait le harnais [qu'il se mettait / pour éviter la répétition : « dès qu'on lui passait le harnais », peut-être ?]
— pour ne jamais resté dans ses pieds [rester]
— Il avait longtemps hésité avant de prendre un chien guide, on le lui avait déconseillé d’ailleurs mais une fois qu’il se mettait une idée en tête [Il faudrait ajouter une virgule après « d’ailleurs ».]
— son corps volumineux qui trainait toujours alentour / se mit à trainer, à danser [Le choix de la graphie rectifiée semble se confirmer.]
— Il allait forcément trébucher dessus. Mais ne trouva que le plancher. [Peut-être que je suis trop académique, mais cet enchaînement me dérange ; je propose : Il allait forcément trébucher dessus, mais ne trouva que le plancher. » ou « Il allait forcément trébucher dessus. Mais il ne trouva que le plancher. »]
— Il s’était relevé. Le suivait probablement. [Même remarque ; je propose : « Il s’était relevé. Il le suivait probablement. »]
— Il se tourna vers le réveil. Et ne trouva que la nuit. Chercha en tâtonnant son portable, demanda l’heure à Siri. [Même remarque ; je propose : « Il se tourna vers le réveil et ne trouva que la nuit. Il chercha » / D’ailleurs, « (Il) chercha en tâtonnant son portable » ne me semble pas judicieux, parce qu’il y a une ambiguïté ; je propose « chercha à tâtons son portable » ou « chercha son portable en tâtonnant ».]
— C'était pour le chien mais allait-il le tirer ? Faire comme tous les chiens. [Virgule avant « mais ». / Je mettrais également un point d’interrogation à « Faire comme tous les chiens ».]
— Il décrocha finalement la laisse du porte-manteau. [J’ai encore trouvé le trait d’union dans mon grand Robert de 1969, mais les dictionnaires actuels donnent seulement « portemanteau ».]
— On vivait aujourd’hui à l'ère du libre service [du libre-service]
— produit fini le plus absurde: [Il manque l’espace insécable.]
— Il frissonna à son contact, se forçat à saisir [se força]
— Etait-elle à sa taille d’ailleurs? [Était-elle / virgule avant « d’ailleurs » / il manque l’espace insécable.]
— renversait le vin et pris de panique avait l’impression [Il faudrait placer « pris de panique » entre deux virgules.]
— appréciant son appartement au 9ème étage [Il vaut mieux écrire « neuvième », mais l’abréviation correcte, de nos jours, est « 9e ». / Comme tu emploies le mot « appartement » un peu plus loin, je propose « son logement ».]
— qui défigurait le paysage mais dont les appartement confortables [virgule avant « mais » / les appartements]
— Il avait cherché à apprendre, quelques heures durant et avait trouvé impossible [Il faut enlever la virgule après « apprendre » ou placer « quelques heures durant » entre deux virgules.]
— perdu l’appétit lui qui aimait tant la bonne chaire et voilà que les livres [la bonne chère / il faudrait placer « lui qui aimait tant la bonne chère » entre deux virgules.]
— là où il avait pris le dernier cd / Il avança de 13 cd, [CD (les deux fois) / il vaut mieux écrire « treize » en toutes lettres.]
— L’essentiel de sa vie finalement. [Virgule avant « finalement ».]
— Il était aussi effrayé qu’un nouveau né [qu’un nouveau-né]
— quand le froid de la solitude s'était installée [installé (le froid)]
— finit-il par leur écrire par sms [SMS]
MbuTseTsefly
Posté le 19/04/2020
Merci pour ta lecture Fannie, je vais voir pour le dialogue entre ses enfants au début - en effet, ils ne sont pas avec lui. Peut-être le séparer avec des astérisques. Pour les dialogues en général, il faut que je m'attèle à tout revoir par soucis de cohérence sur la forme entre les chapitres. Pas mal de boulot en vue. J'apporterai tes corrections dès que possible, merci encore.
Liné
Posté le 31/03/2020
Ah, tu as toujours des chutes extra, qui collent aux personnages et "soulèvent" le récit en beauté ! Celle-là est très réussie elle aussi !

Comme avant, également, tu donnes vie à des personnages que l'on n'a pas nécessairement l'habitude de voir en héros/héroïnes de récits, et tu nous invites dans leur quotidien avec beaucoup de délicatesse.

En revanche, si j'ai eu du plaisir à lire ton texte et apprécié ton style (comme pour les deux chapitres précédents), j'étais un peu sur ma faim concernant son handicap. On comprend d'emblée qu'il est aveugle, mais très rapidement le doute plane (pour moi en tout cas) : aveugle, en passe de le devenir, mal-voyant ? J'ai l'impression que tu aurais pu aller plus loin dans l'utilisation narrative des autres sens. Un exemple qui m'a fait trébucher : quand il est question de son appartement avec vue sur le lac Léman, j'ai du relire pour me convaincre qu'il s'agissait d'un passé dans une narration déjà au passé. -- Bref, un LONG commentaire pour pointer du doigt une seule petite frustration de ma part xD

A très vite pour la suite !
MbuTseTsefly
Posté le 01/04/2020
Merci pour ta lecture Liné et oui, tu as parfaitement raison, j'effleure beaucoup, approfondis peu - un grand défaut de ms textes. Même quand j'écris un chapitre qui me plaît beaucoup je suis toujours surprise de sa brièveté. Je vais le retravailler suivant ton commentaire pertinent
PetraOstach - Charlie O'Pitt
Posté le 01/02/2020
Hello,

J'avais lu ce texte dimanche dernier à la suite des deux premiers, mais je n'avais pas compris grand chose. J'ai eu du mal à rentrer dedans, mais comme j'avais aimé les deux textes précédents, il n'y avait pas de raison que celui-ci soit moins bon. Je me suis dit que j'y reviendrai plus tard.

Nous voici plus tard :)
J'ai bien aimé ce récit, notamment la description des sens, du toucher, de l'odorat et de l'ouïe. On se met dans la peau du personnage, on comprend aussi ses inquiétudes sur le fait de trébucher sur le chien, de tomber du balcon ... La fin m'a fait sourire : "diplomatie et subtilité" > "suis pas mort !"

En revanche, il me semble que l'explication du handicap de Gérard arrive un peu trop tard dans le récit.
"Sans être dans le noir, il ne voyait rien. Comme cela lui arrivait souvent le soir, depuis bien longtemps, bien avant l'AVC qui avait lésé le cortex visuel."
En ayant cette partie avant qu'il aille se coucher faire la sieste, je pense que je me serais un peu mieux représentée sa réalité pour chaque situation que tu décris dans le récit.
Attention, dans le paragraphe du balcon, il y a des répétitions avec "Maintenant" et "trébuchait".

Merci pour ce joli récit :)
MbuTseTsefly
Posté le 01/02/2020
Aïe, merci! Mon Dieu j'ai cru un moment que j'avais collé deux fois le même passage. Je vais voir pour la clarté, je voulais qu'on se plonge progressivement dans son handicap. Gérard reste un récit moins inspiré que Louise, c'est sûr. Moins spontané aussi, il est le fruit d'une recherche, un projet alors que Louise et Sixtine se sont racontées d'elles-mêmes. C'est intéressant d'ailleurs comment certains personnages s'installent et d'autres se font désirer.
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