Episode 8 : Interventions et promesse

Par Isapass

Épisode 8 : Interventions

 

42. Présentations

 

 

Céline s’est ruée sur sa fille et, à genoux devant elle, elle la palpe, la caresse, l’embrasse, la serre contre elle une seconde et l’éloigne de nouveau pour la regarder.

– Prune ! Ma chérie ! Est-ce que tout va bien ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Où étais-tu ? Ils t’ont fait du mal ? Tu es blessée ? Comment es-tu rentrée ? 

La fillette, agréablement surprise, se prête aux effusions qui, pour une fois, paraissent sincères et pas sorties d’une pièce de théâtre.

– Céline, laisse-la parler, voyons ! intervient son père.

– Papa ! s’écrie Prune en se jetant dans ses bras.

Elle l’embrasse puis, revenant à l’urgence de la situation :

– Je crois qu’il faudrait appeler la police pour leur dire où se trouve la cachette des bandits.

– Je téléphone à Louis tout de suite ! réagit Madame Ledoux. Très contente de te rencontrer, Prune ! Je suis la grand-mère de Nicéphore.

– Merci, répond Prune. Papa, Maman, avant tout, je voudrais vous présenter Oscar. 

 

Céline et François se tournent ensemble vers la porte du salon, où se tient calmement le petit garçon, arborant son sourire désarmant.

 

 

43. Dans le placard

 

 

Au centre commercial, dans un minuscule local réservé au personnel, tout au fond du couloir du salon de repos.

           

Fred, assis sur un tabouret de camping qu’il a eu la prévoyance d’apporter, masse son dos douloureux. Il commence à trouver le temps vraiment long, enfermé depuis le matin dans cette espèce de placard à balais. Il regarde sa montre. Encore deux heures à tenir jusqu’à la fermeture du magasin.

Bien sûr, le jeu en vaut la chandelle. Plus que quelques jours d’efforts, ensuite il pourra se reposer en attendant sa part du butin. Et quelle part ! Il pourra s’acheter une belle maison pour prendre sa retraite.

 

Il ne pensait pas qu’ils obtiendraient de si bons résultats dès le premier jour. Les appels de Jérôme se sont enchaînés toute la journée pour lui signaler les arrivées successives des « clients ».

 

Ses réflexions sont interrompues par des coups à la porte. Trois longs, quatre courts, deux longs. C’est le code ! Il ouvre prudemment pour laisser entrer son chef.

– Où en sommes-nous ? demande l’Élégant.

– Cinquante-six, patron ! On a dépassé la moitié, dès le premier jour !

– C’est ce que j’avais prévu, répond l’homme sans un sourire. Encore deux heures et tu pourras te reposer. Je vais emporter ceux que tu as déjà.

– Regardez ces merveilles… dit Fred, les yeux brillants, en tendant un minuscule sac en velours.

 

L’Élégant le saisit et verse délicatement une partie de son contenu dans la paume de sa main. La faible lueur, provenant d’une veilleuse installée par Fred pour éclairer la petite pièce, est alors multipliée par les faces parfaitement taillées des somptueux diamants.

Sans un mot, le chef les remet dans le sac qu’il empoche.

– Je sors. Je ne voudrais pas te déranger dans ton travail si quelqu’un arrive.

– Justement, patron, c’est calme depuis trente-cinq bonnes minutes. Pas d’appel de Jérôme et personne n’est venu.

– C’est surprenant, la galerie est pleine ! dit l’homme en montrant pour la première fois une réaction d’inquiétude. Je repasse tout de suite à la boulangerie.

 

 

44. Rayons X

 

 

Dans le magasin d’Annick, Cœur de Chocolat.

 

– Il y a deux systèmes dans ces engins, annonce le technicien de la police scientifique, en descendant de l’échelle disposée sous l’appareil rouge. D’abord, il y a une caméra à rayons X.

– À rayons X ? s’étonne le commissaire Martinès. Mais pour quoi faire, nom d’un petit bonhomme ?

– C’est comme dans les aéroports, au poste de sécurité : ça permet de voir certains objets durs à l’intérieur de quelque chose de plus mou. Comme une radiographie qui montre les os à travers la peau.

– C’est sans doute pour repérer les pierres précieuses à l’intérieur des peluches, intervient Monsieur Ledoux. Est-ce que les rayons X détectent les diamants ?

– Oui, confirme le scientifique.

– Et l’autre système, il sert à quoi ? reprend Martinès, qui ne comprend rien aux discussions techniques.

– Euh… en fait, je ne sais pas exactement, répond son interlocuteur tandis que le téléphone du grand-père de Nic se met à sonner.

– Quoi ?! explose Martinès.

– Je dirais que c’est un émetteur d’ondes, mais je ne parviens pas à comprendre lesquelles ni à quoi ça peut bien servir. Il faudrait que je l’amène au labo pour l’étudier de plus près.

– Pas encore, malheureux ! Pas avant la fermeture…

– Commissaire Martinès ! interrompt Monsieur Ledoux. Les enfants sont revenus chez les Destourel !

– Ouf ! s’écrie Nic. Vite, Bonpa, allons-y, je veux les voir !

 

 

45. Alessandro Gardini

 

 

Peu après, chez Prune.

 

            Assise entre son père et sa mère, Prune fait le récit détaillé des évènements depuis qu’Oscar et elle sont partis de la maison la veille au soir, pour passer la nuit au centre commercial. Outre les parents de Prune, Danièle, Nic, ses grands-parents et le commissaire Martinès écoutent très attentivement son exposé. Ce dernier a d’ores et déjà envoyé des policiers surveiller la boulangerie.

 

– Oscar a été génial ! Rien qu’en regardant Boris, il l’a rendu gentil ! Enfin, je veux dire qu’il l’a fait redevenir gentil. Il a promis de ne plus rien faire de malhonnête et de nous protéger. C’était quelque chose, de voir ce grand bonhomme pleurer…

– Ça alors… souffle Martinès alors que tous les visages se tournent vers le petit Oscar, qui sourit fièrement.

– Ensuite leur chef est venu. Boris l’a appelé, euh, le Charmant… Non, c’est pas ça… L’Élégant ! 

– Gardini ! s’écrie Louis Ledoux en tapant du poing sur sa cuisse. J’aurais dû y penser !

– Vous le connaissez ? demande François Destourel.

– Oh oui ! répondent en cœur l’ancien et l’actuel commissaires.

– Alessandro Gardini, alias l’Élégant. Il nous en fait baver ! C’est un personnage important du grand banditisme en Europe qui a beaucoup de contacts en Russie. Grrrr… ce chacal ! fulmine Martinès.

– Et il ne néglige jamais les moyens techniques hyper modernes pour faire ses coups, dit Monsieur Ledoux. Les appareils rouges le prouvent : même les scientifiques de la police n’ont jamais vu ça.

Le commissaire Martinès s’éloigne pour hurler par téléphone les dernières informations et ses ordres à ses équipes.

 

– Continue, Prune ! lance Nic qui n’en peut plus d’attendre la suite du récit.

– Quand il est parti, Boris nous a dit qu’il fallait qu’on s’évade, parce que le chef lui avait chuchoté à l’oreille : « pas de témoin ».

– Ooooooh ciel… laisse échapper Danièle d’une voix plaintive.

– Boris est sorti de la pièce où on était, il a demandé à Jérôme de lui montrer ce qu’il y avait sur les écrans. Et quand il a été derrière lui, il a attrapé un bout de bois qui traînait par terre et il lui a tapé sur le crâne ! La fouine est tombée d’un coup, la tête sur les ordinateurs, et il n’a plus bougé.

– D’après ce que tu dis de la force de cet homme, dit le père de Prune, ce n’est pas étonnant.

– Ensuite on s’est échappé. Il a bien attendu qu’on soit rentrés dans la maison pour partir.

– Ce Boris se trouvait avec vous quand vous êtes arrivés ? s’écrie Madame Ledoux.

– Oui, il voulait être sûr qu’il ne nous arrive rien.

– Eh bien, bandit ou pas, si je vois cet homme, je l’embrasse ! affirme Céline en serrant une nouvelle fois sa fille dans ses bras.

 

 

46. Repéré

 

 

Dans l’ancienne boulangerie, une demi-heure plus tard.

 

Jérôme-la fouine, menotte aux poignets, essaye de retrouver ses esprits après le coup qu’il a reçu sur la tête. Il ne réalise pas encore bien ce qui lui arrive, il sait seulement qu’il a très mal au crâne.

Des policiers fouillent la boulangerie.

– Pas de trace des diamants, ce serait trop beau ! annonce le commissaire Martinès à Monsieur Ledoux qui suit toujours l’enquête.

– L’Élégant n’est pas du style à laisser traîner son butin, répond ce dernier. S’il sait déjà que les enfants et Boris se sont enfuis, il doit se douter que nous sommes sur sa piste et que son plan est découvert. Or, il n’a pas la réputation d’être tendre. J’ai peur qu’il devienne dangereux.

– Découvert, découvert… pas complètement ! Nous avons encore à mettre la main sur Fred, le dernier complice !

 

– Patron ! Je tiens quelque chose, annonce l’agent Mehdi, qui analyse les ordinateurs. Ils ont piraté les caméras du centre commercial. J’ai examiné toutes celles qui filment les entrepôts, les placards et tous les lieux réservés au personnel. Regardez cette image.

L’un des écrans montre Fred sur son tabouret. Il n’a pas l’air serein : il se lève, se rassoit, jette un œil à sa montre, se relève, tourne en rond…

– On le tient, le bougre ! Où se trouve cette pièce ? demande Martinès, déjà dans les starting-blocks.

– Au fond du couloir qu’ils appellent « Salon de repos », après les toilettes.

 

Martinès regroupe son équipe :

– Tout le monde au centre commercial ! annonce-t-il d’une voix forte. On va cueillir ce gars ! Cormier et Durand, vous amenez notre « ami » Jérôme au poste et vous le placez au chaud, en cellule. Mehdi, vous restez ici pour surveiller les caméras.

Toute l’escouade se met en mouvement comme un seul homme, à la suite du bulldozer Martinès.

 

 

47. Grosse colère

 

     

Chez Prune

 

Dans la cuisine, Prune et Oscar dégustent des petits gâteaux et du chocolat chaud. Nic en a également accepté une tasse. Prune a tenu à ce que lui et sa grand-mère restent un peu.

 

– Prune, ma chérie, commence François avec douceur, tu peux nous dire pourquoi tu as eu l’idée d’aller passer la nuit au centre commercial ? Tu n’as pas réalisé que ça pouvait être très dangereux ?

Nic, qui pense connaître la réponse, plonge le nez dans sa tasse et semble se passionner pour ce qu’il y a tout au fond.

Prune s’éclaircit la gorge et demande :

– Je suis obligée de le dire ?

– Non, mais je voudrais bien le savoir, dit son père.

– Bon, d’accord. Je me doutais que c’était dangereux.

– Pourquoi y es-tu allée quand même ? En emmenant Oscar avec toi ?

– J’étais en colère, marmonne Prune. Mais c’est vrai que je n’aurais pas dû mettre Oscar en danger. Je suis désolée, Oscar. 

Le petit garçon ne semble pas du tout fâché contre elle.

– Mais pourquoi étais-tu en colère ?

– Parce qu’hier soir j’ai voulu parler d’Oscar à Maman. C’était important. Mais elle ne m’a pas écoutée et elle est partie à son dîner de travail.

Céline pose les mains sur ses joues tandis que ses yeux se remplissent de larmes.

– Excuse-moi, ma chérie. C’est vrai, je m’en suis souvenue ce matin, et je me suis dit que j’étais partie un peu trop vite. Mais de là à prendre un tel risque…

Prune se redresse d’un coup, sentant comme la veille la moutarde lui monter au nez.

– Mais c’est toujours pareil ! Tu ne m’écoutes jamais ! À chaque fois, tu as quelque chose de mieux à faire ! Tu ne me demandes pas comment se passe l’école, tu ne m’aides pas pour mes devoirs, tu ne viens pas me faire de bisous quand je me couche… On ne mange même pas ensemble ! Et Papa voyage à l’autre bout du monde, je le vois encore moins ! Je suis toujours toute seule…

Sa voix se brise et de grosses larmes coulent sur son visage crispé de colère, tandis qu’un lourd silence pèse sur la cuisine.

 

Son père et sa mère échangent des regards atterrés.

– Oh, ma puce, tu as raison, dit François d’une voix émue. Nous avons toujours pensé que nous avions une fille si intelligente, si autonome, si responsable, qu’elle savait se débrouiller toute seule. Nous avons même cru que c’est ce que tu préférais. Déjà quand tu étais toute petite, tu jouais dans ton coin. Tu ne nous demandais jamais rien, comme si... tu n’avais pas besoin de nous. Mais nous voyons bien aujourd’hui que nous nous sommes trompés. Peut-être parce que c’était plus pratique pour nous ? Je suis tellement désolé, ma chérie !

– Moi aussi, je te demande pardon, poursuit Céline. On n’a pas pensé à te demander ce que tu voulais, toi. Mais ça va changer, ma Prunette, c’est promis !

Les deux parents enlacent leur fille, jusqu’à ce que François dégage un de ses bras pour soulever Oscar et l’embrasser lui aussi.

 

 

 

48. Opération de police

 

     

Au centre commercial

 

Assis sur son tabouret, la joue posée contre le mur et le menton tombant sur la poitrine, Fred s’endort. Il rêve d’une grande maison, et se voit déjà, vacancier permanent, profiter du soleil sur un transat moelleux au bord de sa piscine.

 

Le couloir du « Salon de Repos » a été discrètement évacué et fermé au public. Une équipe de dix policiers se rapproche à pas feutrés du petit local où il se tient.

 

Quand la porte s’ouvre à la volée sous le coup de pied vigoureux du commissaire Martinès qui pointe son arme sur lui, Fred ouvre les yeux en grand, se lève en sursaut et hurle :

– Non, non, pas dans l’eau ! Je ne sais pas nager ! 

       Puis, réalisant la situation, il lève immédiatement les mains pour se rendre. Martinès lui passe les menottes.

 

Tandis que les policiers rient encore au souvenir de son cri et se félicitent de l’arrestation la plus facile qu’ils aient jamais eu à faire, le téléphone du commissaire reçoit un appel.

Après une très courte conversation, il adresse un signe à ses agents qui redeviennent immédiatement sérieux.

– Mehdi vient de repérer L’Élégant qui approche d’ici. Alors tout le monde en planque et ON NE LE LAISSE PAS FILER !

Monsieur Ledoux chuchote au commissaire :

– J’ai peur qu’il se doute de quelque chose s’il s’aperçoit que le couloir est fermé au public.

– Pétard de pétard ! Vous avez raison !

Son téléphone vibre une nouvelle fois. Il écoute et raccroche :

– Mehdi confirme : sur les caméras, il l’a vu continuer tout droit après avoir lu la pancarte « Zone interdite au public ». Les gars, on le suit ! ordonne Martinès à son équipe. Et restez prudents : il y a des gens partout. Ne vous servez pas de vos armes !

 

 

 

49. Crise

 

 

Sur le trajet entre le domicile des Destourel et celui des Ledoux

 

Prune, ses parents et Oscar ont décidé de raccompagner Nic et sa grand-mère chez eux. Partager une telle journée, ça crée des liens, et les uns et les autres retardent le moment de se séparer.

Il est tard et les promeneurs commencent à se faire rares, même autour du centre commercial. Tout à coup, Oscar s’arrête et attrape la manche de Prune. Sa respiration s’est mise à siffler bruyamment.

– Il fait une crise, s’écrie Nic, il va encore se passer quelque chose !

En face d’eux, un homme apparaît. Il court droit vers eux. Quand il entre dans le halo d’un lampadaire, Prune crie :

– C’est l’Élégant !

Mais il est trop tard : tandis que l’équipe de policiers de Martinès débouche à sa suite dans la ruelle, le bandit parvient à la hauteur des enfants, attrape Oscar et hurle :

– Personne n’approche ou il lui arrivera malheur !

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Liné
Posté le 19/08/2018
Mais... Mais... le pauvre Oscar !
D'ailleurs, je me demandais : maintenant que les "trucs rouges" ont une signification rationnelle, est-ce que les "pouvoirs" d'Oscar en ont ? Est-ce qu'on élucidera bientôt les origines du p'tit bonhomme ?
Tu arrives toujours aussi bien à mêler humour, tendresse et émotion, mais sur ce sujet je me répète de commentaire en commentaire ^^
Et aussi, je viens de réaliser que tu as bien fait de ne plus mentionner les "machins rouges" dans le titre. En effet, ils sont importants pour l'intrigue, et ils sont l'une des principales raisons des actions et interrogations de Prune. Mais en définitive, toute ton histoire ne se centre pas autour d'eux, elle est bien plus riche :-)
A très vite !
Liné
Isapass
Posté le 19/08/2018
Merci pour tous ces compliments qui me vont droit au coeur !
Je suis vraiment contente que tu aies eu envie de reprendre ta lecture après un long intervalle : je me dis que mon histoire tient la route.
Tu auras bientôt les réponses à tes questions : plus que deux épisodes, et ils sont plus courts que les autres.
"Les machins rouges", je crois que je l'ai quand même gardé en titre d'un des petits chapitres, au début. Mais ils n'ont jamais fait partie du titre du roman. Et tu as raison, ils ne sont qu'un prétexte à bien d'autres choses.
Merci pour ta lecture et ton commentaire ! 
 
Jerome
Posté le 13/06/2018
Salut Isa!
Super chapitre une nouvelle fois. Tu déroules bien la fin de l'enquête, et le petit rebondissement de la fin remet un petit pic d'intérêt quand on pensait que tout allait être bouclé. Bien joué! Sur l'écriture en elle même, rien à dire, c'est top!
 Seule petite remarque: Je pense que les parents de Prune ne sont pas assez plombés lorsque celle ci leur déballe ses ressentiments. Si un de mes enfants me dit ce genre de chose un jour, je pense que je serais complètement abasourdi (d'autant plus si c'est justifié, comme là). En plus elle s'est mise en danger de mort indirectement par leur faute, donc tu aurais pu insister un peu plus encore, je pense, d'autant qu'en plus le titre de ton histoire tourne autour de ça. C'est mon avis!
Mais sinon c'est toujours aussi bien... dommage que ca se termine bientôt! snif 
Isapass
Posté le 13/06/2018
Salut Jérôme ! 
Alors, pas trop déçu que ton homonyme ce soit fait coffrer ? ;)
Je note ta remarque. C'est vrai que j'avais toujours en tête l'idée de ne pas faire une ambiance trop lourde et de ne pas m'aventurer trop loin dans la psychologie de bazar, mais je crois que tu as raison : il y a peut-être trop d'écart entre l'égoïsme de la mère affichés dasn les précédents chapitres et sa prise de conscience trop "facile". J'avoue que ce n'est pas l'aspect qui m'intéresse le plus dans cette histoire et que j'ai peut-être eu la flemme de développer :D Mais je reverrai ça.
Ben oui, ça aurait été trop facile sans une petite prise d'otage, quand même ;) Je ne voulais pas enchaîner les trois chapitres de fin sans un peu d'action.
Merci pour ces retours trooooop sympas (je vais prendre la grosse tête à force) 
horizon
Posté le 24/05/2018
L'étau se resserre! Beaucoup de mouvements dans cette partie, de chassés croisés et de courses poursuites. Pas de temps morts les enfants adorent ça!  Je ne sais pas pourquoi j'ai l'intuition que Boris va finir avec Danièle, mais je me trompe peut-être?
Le titre 47 "Grosse colère" ne pourrait-il pas être remplacé par une formule inspirant plus la tristesse? Car Prune est plus triste qu'en colère en fait. 
Isapass
Posté le 24/05/2018
Oui, pas de temps mort, c'était le but. Mais je ne voulais pas non plus que le lecteur ait l'impression de courir un marathon, j'espère que ce n'est pas le cas.
Boris avec Danièle ? Euh, je t'avoue que je n'y avais même pas pensé. Mais j'aurais peut-être dû, en effet ! :D
Pour le titre de chapitre, c'est vrai qu'il n'y a pas que de la colère. Mais je ne voulais surtout pas tomber dans le mélo. Déjà, le chapitre est un peu larmoyant et ce n'est pas le but, mais il fallait bien que je mette un peu d'émotion. Je repenserai peut-êre le titre du chapitre, en effet.
Rachael
Posté le 18/01/2018
Quel retournement de situation ! Ils n’en ont donc pas fini avec l’Elégant !
Pas grand-chose à dire sinon, les choses se dénouent, et on pouvait penser au « happy end » si tu n’avais pas brusquement engagé l’histoire sur un rebondissement.
Détails
 il était l’homme de la situation : Jérome ou Fred ?
Isapass
Posté le 27/08/2019
Super pratique le picto signalant les commentaires auxquels on n'a pas répondu ! Bon, euh, ceci dit, je vais considérer que pour celui-ci, il y a prescription :D
Rachael
Posté le 27/08/2019
Il y a pire, moi j'ai un commentaire de 2015 en souffrance...
aranck
Posté le 15/01/2018
Quel rebondissement ! Tu as l'art de nous emporter où tu veux !
Encore un très bon chapitre, vraiment. Tout est bien montré, les relations entre les uns et les autres qui prennent de l'ampleur, la colère de Prune qui est juste parfaite, les parents aussi, bref, je n'ai rien à redire sur ce chapitre.
Juste une petite question : tous tes bandits sont russes ? Je trouve que ça fait un peu cliché, et que ça stigmatise tout de même une population. (une russe, un américain, ça aurait fait la balance :-))) ). Bon c'est vrai que Boris est vraiment très chouette, alors ça compense. D'ailleurs, je me demande où il est passé ? parce que moi, j'aimerais bien que ça se termine bien pour lui, je me suis attachée.
Une seule remarque, presque inutile d'ailleurs : 
  "Outre les parents de Prune, Danièle, revenue de sa chambre," pas nécessaire d'alourdir la phrase avec cette précision, puisque tu as chnagé d'épisode ?
J'ai d'autres commentaires en retard sur pas mal de fictions, mais je reviens très vite svoir Prune, parce que j'ai hâte de voir le dénouement ! (J'ai à la fois hâte, et à la fois pas envie que ça se termine... :-((  )
Isapass
Posté le 15/01/2018
Merci Aranck ! Je vais prendre la grosse tête...
Non sérieux, je suis très contente que la fin ait l'air d'embarquer autant.
Euh, oui, moi aussi je me pose des questions : comment j'ai pu prendre la Russie comme cible ? C'est pas du tout voulu, en fait, je n'ai rien contre la Russie ! C'est cette histoire de diamants : comme ils viennent de Russie, il fallait qu'il y ait des liens. Or, ils viennent de Russie juste parce que dans l'épisode 1, j'avais dit que le camion de livraison était à Munich, et que du coup, je suis partie plus loin vers l'est. Mais j'avais zappé que j'avais déjà Boris. Ce n'est pas dit explicitement qu'il est russe, au début d'ailleurs. Bon, faut peut-être que je change la nationalité et le nom de l'Elégant, du coup. Ce qui ne sera pas trop compliqué à faire.
Je vais regarder pour cette phrase avec Danièle.
Ca c'est bon signe ! Moi c'est ma jauge :  si je redoute d'arriver à la fin d'un livre mais je ne peux pas m'empêcher de le lire, c'est que c'est un bon ! 
Merci pour ta fidèle lecture et tes commentaires ! 
Olga la Banshee
Posté le 11/01/2018
Aaaaah c'est pas finiii je veux connaître la fiiiin!!! :D
Super, y'a du rythme et tout ! J'adore la scène où Fred se fait arrêter, et celle avec Prune qui ouvre son coeur est très èmouvante. 
 coquille en tout début : Tu es blesséE 
Isapass
Posté le 11/01/2018
Ahah, tu me fous la pression :D
Je suis en train de l'écrire, la fin. J'espérais finir ce soir mais les schtroumfs ne s'endorment pas, grrrr...
Bon, pas tarte, alors, la scène où Prune parle à ses parents ?... Ouf !
Coquille corrigée !
Merci pour ce double-commentaire ! 
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